Notre Poutine national…

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Les plus jeunes ne connaissent pas Pierre Elliott Trudeau, mais envers les Québécois, en plus d’être le premier ministre du Canada de 1968 à 1979 puis de 1980 à 1984, il était un genre de Poutine, comploteur hypocrite et aussi débile que le fou furieux de Russie, avec une aversion sans borne pour les maudits séparatistes du Québec. L’odieux, l’injure ultime du fédéral fut de nommer l’aéroport de Montréal en son nom. Il n’y a jamais eu pire affront.

C’est pourquoi, je vous propose l’article de Joseph Facal, publié dans le Journal de Montréal du 2 septembre dernier, pour en apprendre un peu plus.

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IL FAUDRAIT DÉBAPTISER L’AÉROPORT TRUDEAU

Un article publié dans la revue Intelligence and National Security confirme ce que l’on savait déjà, mais y ajoute des éléments nouveaux.

Dans les années 70, Trudeau père avait ordonné que l’on espionne le mouvement souverainiste québécois, pourtant parfaitement légal et démocratique. Voilà ce qu’on savait.

On savait aussi qu’une partie de ce travail fut menée par la GRC, en violation des lois canadiennes.

INFÂME

Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui avait envoyé l’armée au Québec en 1970 pour terrifier toute la population et fait emprisonner des innocents, alors qu’il savait parfaitement que le FLQ se limitait à quelques individus.

Ce qu’on apprend maintenant, et qui n’est pas une grande surprise, c’est qu’une autre partie du sale boulot fut mené par une cellule ultra-secrète nichée au cabinet même du premier ministre, qu’elle fonctionnait à l’extérieur du système de renseignement officiel du gouvernement, et qu’elle utilisait aussi la machine du Parti libéral du Canada pour collecter des informations.

Évidemment, ça ne s’est pas arrêté là. Le rapport du juge à la retraite Bernard Grenier et les enquêtes de Robin Philpot et Normand Lester ont aussi levé le voile sur une partie des tricheries massives commises par le gouvernement fédéral et ses alliés lors du référendum de 1995.

Et ça va recommencer si les souverainistes reprenaient du poil de la bête.

Mais revenons à Trudeau père et à ce régime fédéral qui aime tant donner des leçons de morale à la planète entière.

Je pose une question toute simple. Quand on voit ce que cet homme a fait, quand on voit comment il a foulé aux pieds les principes de droit les plus élémentaires, est-il encore acceptable, est-il moralement justifiable que le principal aéroport du Québec l’honore en portant son nom ?

Un ami me faisait une remarque qui me trotte dans la tête.

Supposons qu’on apprenne qu’un premier ministre canadien aurait ordonné que l’on espionne des chefs autochtones.

Supposons qu’il aurait ordonné que l’on vole des listes de militants autochtones.

Supposons qu’il aurait ordonné que l’on emprisonne des centaines d’autochtones innocents. Aurait-il droit à son aéroport ?

MOTION

Rappelons pour mémoire qu’à Ottawa, l’édifice dans lequel se trouve le bureau du premier ministre, longtemps appelé « édifice Langevin », pour souligner la mémoire du surintendant des « Affaires indiennes » dans le gouvernement de John A. Macdonald, a perdu son nom.

Langevin fut l’un des architectes du système des pensionnats autochtones au XIXe siècle.

Et on continuerait à donner le nom de Pierre Elliott Trudeau à l’aéroport de la métropole du Québec ?

Le Bloc devrait s’emparer de cette affaire. L’Assemblée nationale devrait adopter une motion demandant le retrait de son nom et exposant les raisons.

Il y a des limites à l’indignité.


250e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU BRÉSIL


Pensée et citation du jour

Rien ne s’est fait de grand qui ne soit né d’une espérance exagérée.

Jules Verne


Ça s’est passé un 7 septembre…

(1986) Le réseau Quatre-Saisons entre en ondes. La chaîne a été lancée par le câblodistributeur CF Cable TV, propriétaire à l’époque de la station de télévision anglophone CFCF de Montréal. Sa première mission était d’offrir une programmation qui serait la même tout au long de l’année (sans que des émissions, séries dramatiques ou magazines ne soient interrompus pour la saison estivale), d’où le nom « Quatre Saisons », maintenant appelée NOOVO.

(1995) La question référendaire voit le jour, quand Jacques Parizeau la dévoile à l’Assemblée nationale. De toute évidence, il s’agit d’un grand moment pour le chef souverainiste, qui est fort ému. Dévoilement de la question référendaire : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec, et de l’entente signée le 12 juin 1995, oui ou non ? »

(1998) Larry Page et Sergey Brin, deux étudiants de l’Université Stanford, inventent un moteur de recherche. Les deux étudiants recherchent des fonds pour créer leur entreprise. Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, leur offre 100 000 dollars, après avoir vu ce dont était capable leur moteur de recherche. Grâce notamment à leurs familles et amis, ils arriveront à réunir un million de dollars et pourront lancer la société Google Inc.


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