La vitamine D réduit le risque de récidive des cancers digestifs

La Une

La prise quotidienne de suppléments de vitamine D est associée à une réduction spectaculaire du risque de récidive des cancers digestifs exprimant une version inactivée d’un important gène suppresseur de tumeurs.

Contrairement aux autres vitamines qui peuvent être facilement obtenues par l’alimentation, la vitamine D est plutôt rare dans la nature et est en majeure partie produite à la suite de l’exposition de la peau au soleil.

Cette particularité a des répercussions importantes en termes de cancer, car un grand nombre d’études ont noté que la carence en vitamine D pouvait favoriser le développement de certains types de cancers, notamment ceux du système digestif.

Par exemple, on a observé que la mortalité associée au cancer du côlon était la plus élevée chez les personnes qui étaient le moins exposées à la lumière du soleil, comme les habitants des grandes villes ou ceux des régions situées à des latitudes élevées.

Cet effet est vraisemblablement dû à une carence en vitamine D, car les études épidémiologiques subséquentes ont noté que des taux sanguins élevés de cette vitamine (supérieurs à 25 ng/mL) étaient associés à un risque beaucoup plus faible de cancer colorectal.

VARIATIONS INTERINDIVIDUELLES

Ces observations ont pavé la voie à plusieurs études cliniques visant à déterminer si une supplémentation en vitamine D pouvait être associée à une diminution de l’incidence de cancer.

Globalement, les résultats de ces études sont plutôt mitigés, dans la mesure où on n’a pas pu mettre en évidence d’effet préventif majeur de la vitamine D lorsqu’on examine l’incidence de cancer à l’échelle de l’ensemble de la population à l’étude.

Cependant, une analyse plus détaillée montre que certaines personnes sont beaucoup plus susceptibles de bénéficier des effets anticancer de cette vitamine.

Par exemple, une étude a montré que les personnes minces (IMC ≤ 25) qui avaient pris un supplément de 2000 UI de vitamine D pendant 5 ans avaient moins de risque de développer un cancer de stade avancé, avec une réduction de 38 % comparativement au placebo, tandis que cette protection était non significative chez les personnes en embonpoint et disparaissait complètement chez celles qui étaient obèses.

SOUS-TYPES DE CANCERS

Une étude récente apporte un autre exemple de cette variation de l’efficacité de l’action anticancer de la vitamine D selon les individus.

Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l’effet d’un supplément de 2000 UI sur la récidive et la mortalité liée au cancer colorectal en fonction de la présence d’une forme anormale de la protéine p53 dans les cellules cancéreuses.

Le gène p53, appelé gardien du génome en raison de ses propriétés de maintien de l’intégrité de l’ADN, est très souvent muté lors du développement d’un cancer et la protéine qui en résulte est inactive et incapable de freiner la croissance anormale des tumeurs.

Les chercheurs ont recruté 392 patients atteints d’un cancer digestif, principalement du côlon (47 %), de l’estomac (43 %) et de l’œsophage (9 %), incluant 142 d’entre eux qui avaient un cancer ayant une p53 inactive. Les patients ont été séparés au hasard dans un groupe contrôle (placebo) et un groupe vitamine D (2000 UI par jour) et ont été par la suite suivis pendant une période de 5 ans.

Les résultats sont réellement spectaculaires : pour les patients ayant un cancer contenant la protéine p53 inactive, la supplémentation avec 2000 UI était associée à une survie à 5 ans sans récidive du cancer de 81 % comparativement à seulement 31 % pour le placebo.

Étant donné la très forte proportion de cancers qui contiennent un p53 défectueux, ces résultats indiquent donc que les patients qui combattent un cancer peuvent grandement bénéficier d’une normalisation de leurs taux sanguins de vitamine D à l’aide de suppléments.

On considère généralement qu’une dose quotidienne de 2000 UI est requise pour obtenir des taux optimaux de vitamine D, aux environs de 30 ng/mL.

Source : Richard Béliveau, Docteur en biochimie, Journal de Montréal, 18 septembre 2023, p37


265e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE « EN VILLE SANS MA VOITURE »

LA FÊTE NATIONALE DU MALI

LES NOCES D’OR DE JOHNNY ET GINETTE FRÉCHETTE (50 ANS)


Pensée et citation du jour

Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement.

Gilbert Keith Chesterton


Ça s’est passé un 22 septembre…

(1929) Le pont de Québec ouvert à la circulation automobile. Le pont a été conçu et construit principalement pour servir de pont ferroviaire, mais les voies de tramway et l’une de deux voies ferroviaires furent transformées en voies pour l’automobile et en voies pédestre et cyclable durant les années subséquentes. Les premières voitures purent traverser le pont le 22 septembre 1929 sur une voie de Modèle : 4.27 de large.

Cette largeur n’étant pas suffisante cependant pour que des véhicules lourds comme des camions ou des autobus puissent se rencontrer sur le pont ; des gardiens communiquant par téléphone devaient stopper la circulation à une extrémité du pont lorsqu’un véhicule lourd s’engageait à partir de l’autre rive. La vitesse sur le pont était alors limitée à 15 milles à l’heure, soit environ 24 kilomètres/heure.

(1967) Le Théâtre des variétés de Gilles Latulippe ouvre ses portes. Il est aménagé dans un vieux cinéma de la rue Papineau à Montréal. Gilles Latulippe y fera renaître le burlesque et le vaudeville. Il gardera ce théâtre jusqu’en mai 2000.

(2003) Montréal a tenu sa première journée « En ville, sans ma voiture ! », tout comme 1 300 autres villes dans le monde. Organisé par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), l’événement fut un succès, faisant de Montréal la deuxième ville en importance après Paris à participer à cette journée. « En ville, sans ma voiture! » visait à sensibiliser la population aux effets de l’utilisation abusive de l’automobile sur la qualité urbaine et à présenter les différents modes de transports alternatifs à l’auto en solo.


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