L’assimilation progresse : Go Habs Go !

Opinion

Eh oui, un Québec anglophone continu d’avancer et de reléguer la langue française vers l’oubli. À petite dose, la langue anglaise prend du galon. Go Habs Go !

C’est un slogan, j’en conviens mais quand le ministre de la Langue française Jean-François Roberge y ajoute son grain de sel et sa bénédiction, c’est un signe de faiblesse alors que ce même gouvernement prône la défense du français. C’est une blague.

Ce slogan, principalement affiché sur les autobus, a suscité la controverse parce que l’Office québécois de la langue française (OQLF), à la suite d’une plainte, a demandé de se conformer à la loi parce que cet écrit affiche des anglicismes. Et la Société de transport de Montréal (STM) s’y était conformée.

Selon l’opinion générale, on s’enfarge dans les fleurs du tapis. Une perte de temps !

Résultat : Roberge a demandé à remettre le Go Habs Go. Pourtant, Loco Locass chantait à pleine voix « Allez allez allez, allez Montréal ». Ça c’était accrocheur… et en français.

Le Québécois francophone lui-même veut s’angliciser, il a baissé les bras.

Les oppositions, les libéraux entre autres, en rajoutent, ramenant l’événement à une grosse niaiserie. On trouve ça tellement niaiseux, qu’on ne s’en offusque même plus.

Mettons que ce n’est pas la fin du monde, mais il reste que les anglicismes prennent de plus en plus de place au Québec. Chaque jour ont voit apparaître un petit mot anglais dans une phrase. Ça passe bien parce que le peuple l’approuve sans rien dire. C’est comme une situation normale. L’objectif, c’est l’assimilation totale qui nous guette.

Partout, je dis bien partout, l’anglais s’installe confortablement dans nos vie. La télé est en anglais dans beaucoup de foyers. Les radios diffusent de plus en plus de contenu anglophone et leurs animateurs utilisent couramment des anglicismes dans leurs communications.

Avez-vous remarqué que le nom MONTRÉAL perd de plus en plus son accent aigüe… On le voit sur les casquettes et les professionnels qui les portent, francophones comme anglophones, sans gêne aucune.

Bof ! On s’en fout !

C’est prouvé; dès que tu es bilingue, ta vie est consacrée à l’anglais. Télé, radio, séries, amis, s’impose comme des premiers choix logiques. Et l’affichage public…? Il suffit simplement de circuler dans le centre-ville de Montréal pour s’imaginer déambuler à Toronto. L’affichage a reculé de cent ans.

Vous connaissez l’histoire de Michael Rousseau, le PDG d’Air Canada ? Alors pourquoi sont-ils encore ici ? Parce qu’on est des mollassons, des édentés qui ne mordent pas, on laisse tout passer. On continue de les servir dans LEUR langue. La loi du moindre effort. Pourquoi en serait-il autrement ? Nous n’opposons aucune résistance. On abdique !

Dans toutes les autre provinces du Canada, la question ne se pose même pas. Leurs francophones ont pris leur trou. On est mort !

Selon les sondages, le Canada s’apprête à élire Mark Carney, comme premier ministre. Un autre pavé dans la mare parce qu’il continuera de mettre ses énergies à démolir la loi 96, preuve tangible de notre agonie.

Les Québécois de ma génération sont sur le déclin. Lorsque nous serons tous parti, l’assimilation ne sera plus qu’un mauvais souvenir et le Québec français aura disparu. On parlera maintenant du Quebec.

Go Habs Go c’est une niaiserie ? Non ! C’est un tout petit poison, mais qui nous achèvera lentement… à petit feu.


Un commentaire sur “L’assimilation progresse : Go Habs Go !

  1. C’est exactement ce que je m’évertue à dire dans mon entourage. Je croyais que j’étais RENDU le seul à dire tout haut ce que vous écrivez ici tout HAUT également.

    Quand je vois la génération des 18-35 ans, on est des morts vivants. De ce coté également on a reculé de 100 ans! Il ne savent plus écrire, lobotomisé, assimilé en totalité par les médias tout en anglais. Ne savent plus lire un texte. Ne savent plus écrire une phrase de 4 mots sans faute. ON EST MORT!

    Puis maintenant, lorsque regarde le résultat du vote aux élections. On est pas juste mort, on est rendu un peuple de molasses, de couillons, de peureux, de pas de colonne et ne méritons plus d’exister. Nos livres d’histoire diront de nous (ceux ayant une certaine vision éclairée) que des racistes, des séparatistes, des destructeurs de pays ont été la dernière poche de résistance. Les nouveau Québécois assimilés au coton (dépressif, sans éducation, sans instruction à plus de 50% analphabètes, TDAH, TDA, allergiques à tout et pas trop de cœur à l’ouvrage, surendetté, ou l’apparence est plus important que d’élever un enfant comme il se doit et j’en oubli). Vive le Québec, vive le Québec soumis aux mépriseur et continuez à prendre vos anti-dépresseurs et soyez heureux. Gang d’épais!

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