Hommage aux patriotes pendus en 1839

Histoire

En ce 18 mai, la Journée nationale des Patriotes prend tout son sens : c’est un moment pour honorer ceux qui ont donné leur vie afin que le peuple du Bas‑Canada — nos ancêtres québécois francophones — puisse aspirer à la liberté politique, à la reconnaissance nationale et à un gouvernement démocratique.

Après les rébellions de 1837‑1838, la répression britannique fut brutale. Des procès expéditifs sous loi martiale menèrent à la condamnation à mort de 99 patriotes, dont plusieurs furent pendus publiquement à la prison du Pied‑du‑Courant, à Montréal, le 15 février 1839. Ces exécutions sont aujourd’hui reconnues officiellement comme un événement historique majeur par le gouvernement du Québec, qui souligne leur rôle dans la lutte pour des institutions plus justes et démocratiques.

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Ces hommes — artisans, cultivateurs, médecins, notaires, instituteurs — n’étaient pas des criminels : ils étaient des citoyens qui réclamaient ce que nous tenons aujourd’hui pour acquis. Leur sacrifice demeure un pilier de notre mémoire collective.

Cinq des patriotes exécutés ce 15 février 1839

  • Marie‑Thomas Chevalier de Lorimiernotaire Figure emblématique du mouvement patriote, condamné après la bataille d’Odelltown. Il termine son testament par « Vive la liberté, vive l’indépendance ».
  • Charles Hindenlangmilitaire français. Officier venu appuyer les patriotes. Il crie « Vive la liberté! » jusqu’aux derniers instants.
  • Pierre‑Rémi Narbonnehuissier. Blessé auparavant (un bras amputé), il tente de s’agripper à la corde lors de l’exécution, ce qui force le bourreau à s’y reprendre.
  • Amable Daunaiscultivateur. Condamné pour le meurtre de Joseph Chartrand, un espion loyaliste.
  • François Nicolasinstituteur. Condamné dans la même affaire que Daunais.

Ces cinq hommes font partie des 12 patriotes exécutés au total durant la répression de 1838‑1839, sur 99 condamnés à mort. Leur sacrifice est aujourd’hui reconnu comme un moment fondateur de la lutte démocratique au Québec.

Pour ceux et celles qui voudraient poursuivre la réflexion sur ce triste événement, je vous invite à visionner le film de Pierre Falardeau « 15 février 1839 », disponible sur internet.

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