Les belles histoires; de la détermination pour devenir policier

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. C’est souvent par une détermination sans limite qui nous fait réaliser nos rêves.

Voici l’histoire d’un décrocheur à 15 ans, rapportée à la page 10 de l’édition du Journal de Montréal d’hier sous la plume de Claudia Berthiaume, qui y a mis toute sa détermination pour atteindre son objectif de devenir policier. Dans le cadre des belles histoires, je veux la partager avec vous.

Bonne lecture!

Un patrouilleur en skateboard

Lorsqu’il a lâché l’école à 15 ans, Thierry Hinse-Fillion ne se doutait jamais qu’il réaliserait un jour son rêve de devenir policier. En poste à Longueuil depuis trois ans, le jeune homme réunira cet été son travail et sa plus grande passion en patrouillant en skateboard.

«J’ai toujours voulu être policier, mais je n’y croyais pas parce que je n’étais pas bon à l’école», lance le patrouilleur de 32 ans. De son propre aveu, Thierry Hinse-Fillion était même «un peu marginal, sur la limite du rebelle».

Il passait jusqu’à 15 heures par semaine à faire de la planche à roulettes ans les escaliers de l’église de son village. «C’est avec le skate que je me suis fait des amis», raconte le natif de Lyster, un petit village près de Victoriaville, au Centre-du-Québec,

Rien pour partir du bon pied, lorsqu’il était en troisième secondaire, il a tout perdu dans l’incendie de sa résidence. «Le lendemain, ma prof de français m’a demandé où était mon devoir. Je lui ai dit que ma maison avait brûlé. Elle ne m’a pas cru. Je lui dit la vérité et je passais encore pour le rebelle», relate-t-il.

L’année suivante, il abandonnait l’école. Le jeune homme a alors suivi un cours pour devenir machiniste, comme son père. Il a travaillé dans ce domaine pendant 10 ans. «J’ai détesté ça du début à la fin», résume l’agent.

Pendant tout ce temps, Thierry Hinse-Fillion nourrissait toujours son rêve de devenir policier. Et il a continué à faire du skateboard, allant même jusqu’à participer à des compétitions amateurs. «Je me défonçais là-dedans», illustre le policier.

RETOUR À L’ÉCOLE

Encouragé par sa conjointe, Véronique Gamache, Thierry Hinse-Fillion est retourné sur les bancs d’école en 2008 pour terminer son secondaire. «Pour entrer en techniques policières il fallait que je performe, mais je détestais l’école. Je partais de loin», se rappelle-t-il.

Il a finalement obtenu son diplôme avec une moyenne de 90%. «Je n’abandonne jamais», dit-il. Il a ensuite enchaîné ses trois ans de techniques policières au Cégep de Trois-Rivières, tout en travaillant comme pompier à Plessisville.

PERSÉVÉRANCE

Plus rien ne pouvait l’arrêter. Pas même son appendice, qui a explosé en pleine formation à l’École nationale de police, en 2013. «Je ne lâche jamais» réitère-t-il.

Le jeune homme a par la suite été embauché par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en 2014. «Après un an, j’ai dit à mon sergent que ce serait le fun d’avoir un policier en skate», se rappelle l’agent.

Pendant les deux années qui ont suivi, Thierry Hinse-Fillion a bâti son projet pendant son temps libre. Pour prouver à ses patrons que le jeu en valait la chandelle, il leur a montré l’exemple du Skateboard Cop Joel Zwicky de la police de Green Bay, au Wisconsin.

«J’avais beaucoup de motivation, mais ça n’aboutissait pas. L’élément déclencheur a été l’arrivée de notre nouveau directeur [Fadi Dagher]. Quand je lui ai parlé de mon projet, ça a déboulé», résume l’agent.

Le SPAL lui a donc procuré une planche à roulettes, des souliers et un casque. Dès cette semaine, le policier patrouillera jour et soir dans tous les skateparcs de l’agglomération dans le cadre d’un projet-pilote jusqu’à la mi-septembre.

MONTRER L’EXEMPLE

Le travail de Thierry Hinse-Fillion sera de s’assurer qu’il n’y a pas de consommation et de vente de drogue en ces lieux, en plus de montrer l’exemple aux jeunes. «J’étais comme eux il y a 20 ans. Des fois, ils ont juste besoin d’une tape dans le dos pour croire en leurs rêves. La police ce n’est pas juste le côté répression», soutient-il.

Le patrouilleur croit aussi que sa présence dans les skateparcs sera rassurante pour les citoyens. «J’aimerais que les gens soient en confiance d’y aller», note Thierry Hinse-Fillion.

La FQCC célèbre son cinquantenaire (4 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la quatrième que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1997-2007

Une croissance fulgurante

En 1997, la Fédération québécoise de camping et de caravaning fête ses 30 ans et compte une douzaine d’employés à temps plein. Les administrateurs, sous la présidence de Clarence Boutin (1993-1999), rêvent d’atteindre les 25 000 familles membres.

C’est en 2000, sous la présidence de Lise Pelletier (1999-2003), première femme à occuper le poste de présidente, que cet objectif est atteint. Le nombre de membres continuera d’augmenter à un rythme fou pendant toute la décennie.

Parmi ces 25 000 familles membres se trouvent plusieurs jeunes. La FQCC met donc sur pied, au début des années 2000, la Commission Jeunesse qui s’intéresse spécifiquement aux intérêts des jeunes campeurs. Toutes ces familles qui découvrent le camping et le caravaning sont friandes d’information spécialisée. Cette soif d’information fait en sorte que le magazine Camping Caravaning, qui accueille Paul Laquerre comme rédacteur en chef en 2005, s’impose de plus en plus et devient le plus important périodique francophone sur la pratique du camping et du caravaning en Amérique du Nord. Année après année, il gagne en volume, en contenu et en crédibilité. La volonté de Lise Pelletier de faire de chaque numéro un produit « qualité totale » y joue un grand rôle. Par sa rigueur, elle amène la publication à un niveau supérieur, particulièrement en ce qui a trait à la qualité du français. Elle en distingue le contenu éditorial du contenu publicitaire et établit des règles strictes toujours observées aujourd’hui.

Le souci du détail et de la précision de Mme Pelletier se reflète également dans le fonctionnement de la fédération. Les politiques, normes et critères qui régissent l’organisme sont revus et appliqués de façon juste, ce qui assure une uniformisation des pratiques. Parlant de fonctionnement, c’est à partir de 2002 que l’assemblée générale de la FQCC se tient en septembre (Fête du Travail). Auparavant, cette assemblée se tenait en juin (Saint-Jean-Baptiste). Ce changement entraîne une modification des règlements généraux faisant passer la fin d’année financière de décembre à mars.

Tout comme Camping Caravaning, Service Voyages FQCC s’impose en maintenant la popularité de ses circuits-caravanes et ajoute à son offre des produits exclusifs (location de maisonnettes et nuitées de camping prépayées en Europe). Le premier Guide SoloVR Terre-Neuve, élaboré par Service Voyages FQCC, paraît en 2003. Les membres sont aussi fidèles à Service Voyages FQCC qu’à la fédération. De nombreux caravaniers réservent année après année les circuits-caravanes que l’agence propose. L’équipe de Service Voyages n’a d’autre choix que d’offrir régulièrement des circuits-caravanes sortant des sentiers battus. L’originalité sera gage de succès pour Services Voyages FQCC, au grand plaisir de Mme Pelletier, qui a un vif intérêt pour le tourisme.

De la formation spécialisée

Convaincue de la valeur de son expertise, la fédération met sur pied en 2002 L’École FQCC. Ce faisant, elle poursuit sa démarche de transmettre de l’information spécialisée qui, cette fois-ci, se veut plus technique. En premier lieu, L’École FQCC offre des cours de conduite de VR qui comprennent un volet théorique et pratique. Aux « étudiants » qui suivent les deux volets, Aviva accorde un rabais sur leur prime d’assurance. Au fil des ans, L’École FQCC offre des ateliers sur l’électricité, le propane, l’entretien général et les sources alternatives d’énergie. Elle peut compter sur des formateurs chevronnés qui savent transmettre leurs connaissances. Les milliers de caravaniers qui ont suivi l’une ou l’autre des formations de L’École FQCC prennent le volant en toute confiance et ont l’esprit tranquille lorsqu’ils séjournent à bord de leur véhicule récréatif.

De plus en plus d’avantages pour les membres

Comme les réductions demeurent une des principales raisons d’adhérer à la FQCC, la direction continue de concentrer ses efforts sur la recherche de nouveaux avantages qui sauront répondre aux besoins des caravaniers. Citons, entre autres, l’entente avec le réseau de terrains de camping américains Encore (2000) et celle conclue en 1997 avec Mondial Assistance, aujourd’hui Assistenza, pour du dépannage routier (Sur, SurPlus) et les 3A ([assistance médicale, juridique et de tracé routier]).

Consciente que le prix de l’essence est au cœur des préoccupations de ses membres, la FQCC multiplie depuis longtemps les démarches auprès des pétrolières pour que ses membres puissent bénéficier d’un rabais sur l’essence et ce, sur l’ensemble de son territoire. Ainsi, en 2003, l’entente initiale avec Alimentation Couche-Tard qui accorde un rabais sur l’essence est signée. Au grand réseau de dépanneurs avec essence de Couche-Tard du Québec s’ajoutent les Circle K des Maritimes. Une autre mission accomplie !

Les ententes avec Couche-Tard et Assistenza sont renouvelées au fil des ans et se transforment rapidement en des partenariats solides. Ces deux entreprises rejoignent donc Leclerc Assurances parmi les partenaires les plus fidèles de l’histoire de la FQCC.

Autant d’avantages se doivent d’être répertoriés. Les membres peuvent se référer au Bottin de services (2002), à l’Agenda de services (2003 et 2004) et depuis 2005 au Guide Ressources VR pour trouver ce dont ils ont besoin au meilleur prix possible et ce, peu importe la saison ou la région. La majorité des membres conservent précieusement cette publication dans le coffre à gants de leur VR. Ainsi, ils ne partent pas sans elle.

Une question de visibilité et de mentalité

Les membres de la FQCC sont de plus en plus présents sur les routes du Québec. Fiers de faire partie de la grande famille de la FQCC, ils affichent leur sentiment d’appartenance sur leur équipage en y apposant leurs numéros de membre et d’ARCC et le logo de la FQCC, ce qui attire le regard du grand public. Un autre élément qui attire l’attention est la plaque fidélité. Cette plaque automobile est remise pour la première fois en 1997 aux membres comptant 20 ans consécutifs d’adhésion. Même si la FQCC a, à ce moment 30 ans, sa base de données des membres, elle, n’a que 20 ans, car elle date de 1977.

La visibilité de la FQCC et de ses membres s’accroît, ce qui contribue à réformer certains clichés qui circulent concernant le camping et le caravaning. L’équipement se modernise. On est loin de la tente difficile à monter des années 60 ! Et les campeurs sont dorénavant considérés comme des voyageurs curieux de découvrir les attraits touristiques du Québec et d’ailleurs et férus de nouvelles technologies leur facilitant la vie sur la route ou à destination.

Au printemps 1999, la FQCC gagne encore en visibilité en faisant son apparition sur la Toile. Ses débuts modestes sur le site du Conseil de Développement du Camping au Québec (CDCQ) ne l’empêcheront pas de prendre sa place sur le Web à la fin 2007, année où elle lancera fièrement son propre site, le fqcc.ca. L’apport de Martin Healey, président (2003-2009 et 2012 à 2014) et spécialiste de l’informatique, a été considérable dans la réalisation de ce projet. Dès la première heure, M. Healey croit fermement aux projets reliés à internet. Il en priorise la création et revendique la mise à jour régulière du fqcc.ca. Il comprend mieux que quiconque le rythme accéléré imposé par les nouvelles technologies.

La FQCC mise sur la promotion

C’est aussi en 1999, que la FQCC lance le concours « Mon camping préféré » qui couronne, par un vote populaire des campeurs, le meilleur camping de l’année. À cela s’ajoute la participation financière de la FQCC à plusieurs séries télévisées sur le camping et le caravaning. Citons, entre autres, Alaska en VR (2002), Aventure Caravaning (2004), Fou du camping (2006) et Voyage en VR (2008) diffusées sur les ondes de RDS, Canal Évasion et TVA.

La campagne promotionnelle Le camping fait fureur!, en partenariat avec Leclerc Assurances et Aviva, se déroule à l’été 2005 (visite de 5 terrains de camping, kiosque d’information, recrutement, dîner hot-dogs, jeux pour les enfants, spectacles).

D’avril à octobre 2006, c’est la promotion Gagnez une Toyota Prius hybride qui est en cours. Cette promotion, organisée encore une fois avec Leclerc Assurances, fait tirer cette voiture parmi tous les membres et les assurés Leclerc. Le grand tirage a lieu au congrès de la FQCC qui se tient à Saint-Hyacinthe.

Une nouvelle carte et un congrès annuel

En 2004, la FQCC change sa carte de membre à laquelle un système de vignettes autocollantes indiquant les années de validité de l’adhésion a été associé.

À partir de 2005, la commission des délégués d’automne est rebaptisée « Congrès annuel ». Devant l’ampleur qu’a prise cette rencontre au fil des ans de par son contenu et le nombre de délégués qui y participent, il va de soi de lui donner un nom qui reflète mieux son importance. La séance de cette commission devient une activité dans la cadre du congrès qui offre des ateliers de formation, une sortie pour les conjoints, un banquet, un spectacle et des soirées de reconnaissance et dansante.

Ça bouge aussi dans les ARCC

Bien outillées avec les programmes informatiques élaborés par Martin Healey, les ARCC gèrent de plus en plus facilement leur région et leurs activités. Soulignons que les ARCC utilisent encore aujourd’hui ces programmes. Les rassemblements de fin de semaine affichent la plupart du temps complet et les rassemblements d’ouverture de saison, qui se tiennent le long weekend de mai, présentent une programmation de plus en plus étoffée et attirent de plus en plus de campeurs et caravaniers.

Pour soutenir les ARCC dans la promotion de leurs rassemblements, la FQCC publie annuellement le Répertoire des activités et services (jusqu’en 2001), qui devient le Répertoire des activités (2002, 2003 et 2004), qui se transforme en Programme des rassemblements jusqu’en 2016 pour finalement devenir le Programme des activités en 2017.

En décembre 2001, l’ARCC Beauce/Appalaches demande que les délimitations territoriales de son ARCC et de celles de Québec métropolitain soient révisées. Les deux ARCC s’entendent pour que six municipalités de la rive sud de Québec soient transférées dans l’ARCC Beauce/Appalaches. Les membres concernés choisissent à quelle ARCC ils préfèrent appartenir (droit acquis). Finalement, les membres se répartissent de façon équilibrée entre ces deux ARCC.

En 2006, le traditionnel envoi du mois transmis aux ARCC est converti en un bulletin d’information Le messager. Ce bulletin, plus agréable et intéressant à lire, contient une foule d’informations qui les concerne en provenance de tous les secteurs de la FQCC.

En 2014, le Trophée Lucien-Rhéaume, annuellement décerné à une seule ARCC selon une grille de pointage et un tirage au sort parmi les ARCC participantes, devient les Prix Rhéaume-Boivin décernés dans quatre catégories : Activités promotionnelles ou de communication, Rassemblement provincial (Prix Lucien- Rhéaume), Activité sociale et Gestion de l’ARCC (Prix Marc-Boivin).

Un autre rallye international

La FQCC invite à nouveau les campeurs et les caravaniers du monde entier à venir faire un tour au Canada. Et c’est en juillet 2002, à Saint-Jean-sur-Richelieu, que le rendez-vous se tient. La FQCC et ses fidèles bénévoles reçoivent encore une fois tout ce beau monde de façon magistrale. Il a fallu beaucoup de travail pour transformer un ancien terrain d’aéroport en un site pouvant accueillir adéquatement des milliers de campeurs et pour concevoir une programmation hors du commun. Tout avait été prévu, sauf le soleil de plomb qui brille durant toute la durée du 65e Rallye international de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC). Les quelque 5 000 campeurs et caravaniers venus de 15 pays et la FICC qualifient cet évènement de grande réussite. Bravo aux organisateurs ! Encore une fois, la FQCC a su relever le défi !

De plus en plus expérimentée avec la planification de grands évènements, la FQCC organise le premier rendez-vous de la saison de camping en 2005 (Québec) et en 2007 (Saint-Hyacinthe). Martin Healey s’implique très activement dans la réalisation de ces deux grands projets qui remportent un immense succès.

40 ans plus tard

En 2007, 40 ans se sont écoulés depuis la création de la FQCC. Pour l’occasion, la FQCC crée la Fondation Camping Jeunesse (FCJ) avec le soutien financier de l’Association des commerçants de véhicules récréatifs (ACVRQ) et d’Aviva. Cette œuvre philanthropique a pour mission d’initier des jeunes au contact avec la nature, tout en contribuant au développement de l’esprit d’entraide et de camaraderie. La FCJ déploie son action auprès des jeunes de 12 à 16 ans issus de milieux défavorisés.

La FQCC s’offre aussi un gros cadeau pour ses 40 ans. Elle acquiert son propre immeuble et déménage au 1560, rue Eiffel, bureau 100 à Boucherville, adresse située à proximité de la sortie 95 Boulevard de Montarville de l’Autoroute 20. En quittant le Stade olympique de Montréal, elle donne à ses membres un meilleur accès à son bureau qui est doté d’un vaste stationnement et offre à ses 26 employés un environnement de travail beaucoup plus agréable. Dès les premiers mois, la FQCC y accueille un nombre accru de visiteurs et, depuis, la tendance se maintient.

Bien que toutes ces réalisations soient remarquables, la bougie la plus étincelante sur son gâteau d’anniversaire est sans contredit le fait qu’elle atteint un nombre record de membres. La FQCC n’est pas peu fière en 2007 de compter dans ses rangs plus de 45 000 familles membres.

Les belles histoires; une famille comblée

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. Souvent, un simple geste de générosité peut chambouler une vie au point de la rendre belle et agréable, apportant du réconfort. Donner au suivant est le geste le plus gratifiant pour le cœur, un bonheur incommensurable.

Voici la belle histoire d’une famille de la Montérégie, rapportée à la page 2 de l’édition du Journal de Montréal d’hier, que je veux partager avec vous. Bonne lecture|

Un sourire heureux

Noël à l’avance pour une famille de neuf enfants

Plusieurs donateurs leur ont offert des cadeaux après un reportage du Journal

SAINT PIE | Une famille de neuf enfants de la Montérégie a reçu beaucoup de cadeaux après que leur histoire eut touché les lecteurs du Journal le jour de la fête des Mères.

Natacha Lépine et Benoît Bates réussissent à élever leurs 9 enfants âgés de 2 à 13 ans avec un revenu annuel de 65 000$, incluant les allocations familiales. Ils ne s’en plaignent pas, mais les enfants n’ont pas souvent la chance d’avoir des jouets neufs.

Or, après un article publié dans Le Journal qui racontait leur extraordinaire histoire, plusieurs lecteurs touchés leur ont offert différents cadeaux, dont des vélos usagés, une semaine de rêve dans Portneuf et 1 000$ pour acheter des jouets.

Un des donateurs vit seul près de la Ville de Québec et n’a jamais eu d’enfants. Il a avoué avoir lu l’article à trois reprises pour finalement décider d’envoyer un chèque de 1 000$ aux parents, afin qu’ils puissent gâter leurs enfants.

«Je ne suis pas riche, mais j’ai reçu mon retour d’impôt et je souhaite le partager avec cette famille. Je n’ai jamais eu d’enfants et cet article m’a vraiment touché», a dit l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

NOËL

Dimanche soir après souper, les parents ont demandé aux enfants d’aller jouer dehors. Natacha Lépine a barré la porte-fenêtre, le temps d’apporter tous les cadeaux sur la table de cuisine. Elle n’avait pas eu le temps de les emballer. Des serviettes de bain ont donc servi de papier d’emballage.

Les parents étaient fébriles et heureux de pouvoir offrir un cadeau à leurs enfants. Ce sont les jumeaux qui ont vu leur vélo en premier. Dès qu’il a aperçu son vélo d’équilibre, Emerick Bates s’est promené partout dans la maison et sur le terrain extérieur. «Je suis contente, je le savais que je ne me tromperais pas», a dit la mère de famille en voyant le garçon sur sa bicyclette.

Puis, tout le monde a reçu un cadeau d’une valeur approximative de 100$. «La semaine dernière, je leur ai demandé ce qu’ils aimeraient recevoir si nous avions un gros montant d’argent au Noël des campeurs. C’est de cette façon que je me suis inspirée pour acheter le cadeau de chaque enfant», a expliqué Natacha Lépine.

MERCI

«J’aimerais dire merci beaucoup au monsieur qui a envoyé l’argent», a dit Lory Ann, 12 ans, qui avait hâte d’envoyer un message texte à sa marraine avec son nouveau téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Une semaine de rêve en juillet prochain est aussi en train de s’organiser du côté de Portneuf, au Domaine Peligos. Le propriétaire, Gérald Gosselin, a lui aussi été touché par l’article et souhaite faire vivre à toute la famille une semaine remplie d’activités.

Un moment marquant de l’histoire de Montréal

Hier, cette caricature d’YGRECK dans les pages du Journal de Montréal m’a beaucoup fait sourire. Elle représentait mon ami PK, un ex-Glorieux, et la coupe Stanley. Une image qui risque de nous hanter advenant une conquête possible des Predators de Nashville d’ici la mi-juin. Sur la page précédente, Gilles Proulx y allait d’un article sur le Canadien de Montréal qui quittait le mythique Forum en 1996… on connaît la suite. Son article s’inscrivait dans la description d’événements marquants dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal et je ne pouvais m’empêcher de faire un parallèle avec cette caricature. Étant du même avis que Monsieur Proulx, j’en profite pour vous la partager dans son intégralité.

Le Canadien quitte le Forum (1996)

L’Église a perdu son emprise. Il reste le hockey, mais pour combien de temps encore? La décadence du Canadien de Montréal, sa désacralisation, son anglicisation, bref la mort de cette institution bien-aimée a commencé le 11 mars 1996, le jour où le Canadien a dit adieu au Forum de Montréal.

Ce temple du sport, ce haut lieu symbolique de la nation, est bientôt devenu un vulgaire lieu de distraction qui s’est affublé du ridicule sobriquet de «Forum Pepsi». Mais, ne l’oublions pas, des lieux aussi glorieux que le Comiskey Park de Chicago ont fini sous le pic des démolisseurs parce qu’ils étaient devenus vétustes. Ce qui n’a pas empêché les White Sox de demeurer une grande équipe.

Au lendemain du référendum de 1995, que le Canada a dû truquer pour gagner, dilapider l’identité québécoise est devenu une obsession, et toutes les occasions étaient bonnes pour ostraciser le désir de vivre en français. Une guerre des drapeaux a été engagée par Ottawa, qui a multiplié les unifoliés.

Les Nordiques de Québec avaient déménagé au Colorado l’année précédente et le Canadien avait de nouveau le monopole du hockey… Il va en profiter pour se dénationaliser. Graduellement. Chaque fois que l’équipe se vide de ses Québécois, des ti-counes s’emparent du micro pour dire : «L’important, c’est qu’ils gagnent! Moi, s’ils gagnent, ça me dérange pas, la langue qu’ils parlent.» Pourquoi nos Glorieux demeureraient-ils glorieux pour un public de provinciaux attardée sans fierté? Pourquoi respecteraient-ils des Québécois qui ne se respectent pas eux-mêmes?

Bientôt, en la personne de Saku Koivu, le Canadien s’est donné un capitaine qui ne parlait pas un mot de français, qui se foutait éperdument du Québec et pour qui nous étions une vache à traire contente de se laisser faire.

UN DERNIER AU REVOIR

En 1996, au moment du déménagement du Canadien, une procession symbolique a été organisée pour permettre aux fantômes du Forum de rejoindre le «Centre Molson»… Sans succès. L’ovation rendant hommage à Maurice Richard – qui a duré 16 minutes! – à l’occasion du dernier match dans l’ancien Forum s’est avéré un au revoir non seulement au Rocket, mais aux vrais Canadiens de Montréal.

Depuis qu’il était directeur général du Canadien, Bob Gainey battait tous les records de francophobies. Il est allé jusqu’à dire qu’il préférait les joueurs anglophones parce que, étant incapables de parler aux médias francophones, ils se faisaient moins déconcentrer.

Alors la perspective d’un retour des Nordiques revient dans l’actualité, le Canadien a soudainement des volontés de «québécisation». Mais ce n’est que du vent! Son rôle est de liquider la nation. En février 2016, pour la toute première fois de son histoire, le Canadien a présenté un alignement intégralement composé de non-francophones. C’est le rêve de Lord Durham qui se concrétise dans la LNH.

Le déménagement des Canadiens au centre-ville, une idée chère à Ronald Corey, le dernier grand DG du Canadien (après lui, ce fut le déluge…), a stimulé la construction d’une sorte de petit Manhattan au cœur de Montréal.

La fête des patriotes

Aujourd’hui, ce lundi 22 mai, le Québec célèbre la journée nationale des patriotes pour « honorer la mémoire des hommes et des femmes qui, depuis l’implantation des institutions parlementaires en 1791, ont milité pour les droits de la majorité, dont celui du peuple à se gouverner lui-même. » Cette fête en est une de l’histoire et de la mémoire pour se rappeler notre devoir de vigilance pour protéger nos droits juridiques et nationaux.

Cette année, le Mouvement national des Québécoises et Québécois publie une brochure pédagogique gratuite permettant de comprendre en quoi les rébellions de 1837-1838 constituent un moment charnière de l’histoire du Québec.

Le Québec dans l’Âge des révolutions

La lutte patriote pour la démocratie se déroule durant une période particulièrement troublée de l’histoire occidentale. Cette période s’ouvre sur la Révolution américaine de 1775 et se conclut avec le Printemps des peuples de 1848, quand plusieurs nations européennes entrent simultanément en révolution. L’affrontement entre les monarchies absolues, qui se réclament un droit divin des rois, et les républicains, qui revendiquent la souveraineté du peuple, domine cet âge des révolutions. On pense bien sûr à la Révolution française de 1789, qui s’étend ensuite à travers l’Europe par les conquêtes de Napoléon. On pense aussi aux révolutions qui, partout en Amérique latine et dans les Caraïbes, font subitement chavirer tout un continent dans les régimes républicains, ne laissant guère, et jusqu’à nos jours, que l’Amérique britannique sous la coupe d’une monarchie européenne.

Si l’Âge des révolutions est aussi ponctué par des crises sociales et des grèves ouvrières en France et en Angleterre, il demeure surtout marqué par des luttes nationales contre des empires despotiques. Ces révolutions nationales sont pour la plupart animées par les milieux libéraux et progressistes, qui trouvent dans l’histoire de leur patrie et dans l’esprit romantique du temps, les motifs pour nourrir leurs rêves d’indépendance.

L’actualité internationale des années 1830 est donc dominée par la lutte du peuple grec qui se défait peu à peu de l’emprise de l’Empire ottoman, par la Belgique qui se détache des Pays-Bas, par l’Italie, secouée par des révoltes contre la domination de l’Autriche, et où on parle d’unir tous ces petits royaumes italiens en une grande république. Le sort de la malheureuse Pologne émeut alors beaucoup la communauté internationale. Le peuple polonais mène en 1830 une révolte désespérée contre l’Empire russe. Qui l’écrase brutalement sans qu’aucun autre pays ne se porte à son secours. De son côté, le peuple irlandais a entrepris une longue requête de ses droits, suite à une révolte sauvagement réprimée par le Royaume-Uni en 1798 (avec des moyens qu’on retrouvera plus tard appliqués au Bas-Canada). L’abolition du Serment du test en 1829 permet désormais aux députés catholiques irlandais de siéger au Parlement de Westminster. Partisan du compromis face à Londres, le leader irlandais Daniel O’Connell est alors sûr de faire abroger l’humiliant Acte d’Union de 1801.

Les grands empires continuent néanmoins de dominer l’échiquier mondial. Lors du congrès de Vienne en 1815, le Royaume-Uni, la Russie et l’Autriche s’entendent pour maintenir solidement les nations sous la domination de monarchies conservatrices. De son côté, la France a perdu beaucoup de son influence, elle-même secouée par une révolution en 1830 et de plus en plus à la remorque de son allié anglais. Elle tente bien de se redonner une gloire coloniale en Algérie, mais ne compte nullement se mêler des affaires du Canada, en dépit des appels pressants de Papineau.

La puissance du Royaume-Uni n’a alors pas d’égale dans le monde. Déjà carrefour international du commerce des produits coloniaux, il est aussi en passe de devenir «l’atelier du Monde», grâce à sa formidable révolution industrielle. La suprématie navale du Royaume-Uni est alors telle qu’elle lui permet d’intervenir sur n’importe quel point du globe, partout en somme où les intérêts commerciaux britanniques pourraient être menacés : dans l’Atlantique Sud (Falkland, 1833), au Proche-Orient (Aden, 1839; Beyrouth, 1840), en Extrême-Orient (Hong Kong, 1841), en Afghanistan (Gandamak, 1842) ou en mer Noire (guerre de Crimée, 1853).

C’est dire combien nos patriotes s’en prenaient à plus fort qu’eux en 1837…

Bonne fête des patriotes.

Source : Journal de Montréal, 20 mai 2017, p. 14

La FQCC célèbre son cinquantenaire (3 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la troisième que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1987-1997

Le virage « service aux membres »

Sous la présidence de Renald Ouellet (1987-1989), la FQCC entreprend la troisième décennie de son histoire, stimulée par la création d’ententes de partenariat importantes. La FQCC enregistre en 1988 son 1000e membre et compte cinq employés à temps plein.

La FQCC rêvait depuis longtemps d’offrir à ses membres des avantages financiers attrayants. Portée par l’exceptionnel coup d’envoi donné par l’entente conclue en novembre 1985 avec CGU, Compagnie d’assurance du Canada, aujourd’hui Aviva, la FQCC continue de bonifier son offre de produits et services, ce qui devient un élément déterminant pour fidéliser ses membres. La FQCC s’oriente donc vers un nouveau créneau qui fait toujours sa force aujourd’hui : le service aux membres.

Toutefois, tout ne se passe pas sans embûches et certaines sont menaçantes. En 1990, la FQCC subit un coup dur. Elle perd 30 % de ses revenus à la suite de la décision du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche de couper une partie des subventions accordées aux fédérations sportives et de loisir, dont celle de la FQCC. Le président de l’époque, Jean Taillon (1989-1993), manifeste ouvertement son désaccord et se fait le porte-parole de l’insatisfaction de toutes les fédérations de loisir auprès du gouvernement. Recevant peu d’écoute de ce dernier et après mûre réflexion, M. Taillon et son conseil d’administration mettent tout en œuvre pour que l’organisme devienne financièrement indépendant. Il faut souligner que le soutien financier de Jean-Claude Leclerc Assurances, aujourd’hui Leclerc Assurances, a grandement aidé la FQCC à poursuivre sa mission. La sagesse et la prévoyance du conseil d’administration associées au soutien d’un partenaire fidèle ont permis d’atténuer considérablement l’impact de cette crise.

Bien sûr, cette crise entraîne aussi l’application de mesures de redressement, dont la hausse de 12 % du tarif d’adhésion. Mais les membres restent quand même fidèles à la FQCC. Tout le monde se retrousse les manches et la fédération oriente son développement en mode entrepreneuriat en multipliant les projets.

Création de nouveaux services

Déterminée à constamment ajouter une plus-value à sa carte de membre en y incluant davantage de rabais et en améliorant de plus en plus l’accès à l’information sur le camping et le caravaning, la FQCC décide en 1988 de compartimenter ses activités et de revoir ses façons de faire. Afin de gagner en efficacité, elle crée différents services sous la responsabilité de la direction générale. Évidemment, le premier service à être créé est le Service aux membres qui gère les adhésions et les renouvellements. Vient ensuite la création du service du tourisme et des communications. La mise en place de ces deux services permet à la direction générale de se concentrer sur le développement et la vie démocratique.

Le service du tourisme et des communications a rapidement été scindé. Le service du tourisme devient alors Service Voyages et offre en 1988 un nouveau produit touristique appelé forfait voyage. Dans le sillon de ces forfaits, sept familles partent en 1992 pour le Mexique, accompagnées d’un chef de caravane. C’est le premier circuit-voyage à se rendre à cette destination.

Vers la fin des années 1990, la direction générale transforme le poste de directeur général adjoint en Service aux membres et développement régional, aujourd’hui le service de la Vie associative. Avec ces trois services bien dirigés, la direction générale consacre désormais tous ses efforts à la gestion et au développement des affaires.

Un élan de transformation et de créativité

La FQCC rajeunit considérablement sa signature visuelle en 1992 en adoptant un nouveau logo. Elle se dote d’une pochette d’information, informatise sa comptabilité et le Programme des découvertes devient Activités et Services. Elle met également sur pied le Club des gouverneurs qui regroupe tous les anciens présidents de la FQCC.

En 1990, l’Association des terrains de camping du Québec (Camping Québec) et la FQCC unissent leur savoir-faire et mettent sur pied du Conseil de Développement du Camping au Québec (CDCQ). En 1996, le gouvernement du Québec mandate ce nouvel organisme pour procéder à la classification des terrains de camping. Le CDCQ a également comme objectif de produire le Guide du camping au Québec. Le tirage de ce guide atteint les 150 000 exemplaires.

Quatre ans plus tard, Communications Camping Caravaning, organisme à but lucratif, est créé. Cette maison d’édition a pour principal mandat de publier, en français, un magazine spécialisé sur la pratique du camping et du caravaning. Le projet d’éditer un magazine est porté à bout de bras par Robert Aubin, vice-président de la FQCC et par André V. Langevin, dont les conseils ont été très précieux. Ce dernier est nommé rédacteur en chef du futur magazine et occupe ce poste jusqu’en 2004.

C’est en 1995 que paraît le premier numéro du magazine Camping Caravaning. Publié par la maison d’édition créée l’année précédente et inclus dans l’adhésion à la FQCC, il succède avec brio au bulletin d’information Bonjour Campeur. « À ses débuts, Camping Caravaning comptait 48 pages », se rappelle la directrice de la publication, Louise Gagnon. Aujourd’hui, il compte en moyenne 100 pages et chacun de ses huit numéros par année est tiré en moyenne à 40 000 exemplaires. Depuis toujours, Camping Caravaning présente des essais routiers de véhicules récréatifs, des destinations, des portraits de terrains de camping, des dossiers d’actualité et une foule de renseignements sur les VR et la pratique du camping et du caravaning.

De longues représentations

En 1990, débutent les représentations de la FQCC après de la SAAQ pour abolir la vérification mécanique pour les véhicules récréatifs et pour que les coûts d’immatriculation de ces véhicules soient révisés. La SAAQ fait marche arrière à la fin 1993 et abolit la vérification mécanique pour les VR. Quant au coût d’immatriculation, la saga se poursuit dans la décennie suivante.

À ces deux dossiers importants, s’ajoute celui de l’implantation d’un terrain de camping sur l’île de Montréal. Malgré tout le travail investi dans ce projet, il ne se concrétise pas.

C’est également en 1990 que la FQCC collabore avec l’Office de la langue française pour établir une terminologie propre au camping et au caravaning, particulièrement en ce qui a trait aux types de véhicules récréatifs.

Objectif : le monde

Cette décennie est également marquée par l’ouverture sur le monde. Les présidents Ouellet et Taillon y voyaient un potentiel de développement intéressant et ils suivent de près les activités de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC). Cet organisme, fondé en 1933, rassemble des fédérations et des clubs de camping d’une trentaine de pays. Chaque année, la FICC invite les campeurs et les caravaniers du monde entier à participer à un rallye international, un évènement très couru.

Afin de prendre le pouls de l’organisation d’un rallye international, le directeur général, Irman Bolduc, est délégué en 1986 à prendre part à un tel rallye qui se tient en Hongrie. Il y est chaleureusement accueilli et les organisateurs lui permettent même d’assister à l’assemblée générale annuelle de la FICC à titre d’observateur. Il revient de Hongrie avec une longue liste de contacts et une foule d’informations recueillies au fil de ses rencontres avec les organisateurs. De plus, sa rencontre avec le président de la FICC confirme la pertinence de se tourner vers l’international pour que la FQCC puisse rayonner dans le monde entier. Et c’est en 1987 que la FQCC devient officiellement membre de la FICC à titre de représentant du Canada et qu’elle participe au rallye qui se tient au Danemark.

Depuis longtemps, germe dans la tête des dirigeants de la FQCC le grand projet d’organiser un rallye international de camping et de caravaning en territoire nord-américain, ce qui serait une première pour la FICC. Lors de sa participation au rallye international de 1988 en Irlande, la FQCC met la FICC au courant de son projet. La candidature du Canada est accueillie favorablement, mais l’Espagne fait aussi son entrée dans la course. Motivés, le conseil d’administration et la direction générale se mettent aussitôt au boulot et montent un dossier très bien documenté. À Bromont, ils trouvent un site pouvant recevoir des milliers de véhicules récréatifs et sollicitent le soutien financier de plusieurs instances, dont celui de la ville hôte du rallye. Au rallye international de 1989 à Taïwan, la FQCC pose officiellement sa candidature qui est acceptée, au grand soulagement du président Jean Taillon qui avait consacré énormément de temps et d’énergie à ce projet. Un beau travail d’équipe et une saga qui se termine bien !

Organisation d’un premier rassemblement international

C’est en 1992 que la FQCC organise le 53e Rallye international de camping et de caravaning qui se tient à Bromont. Ce grand rassemblement accueille 4 500 campeurs venus de 26 pays, tous prêts à découvrir le mode de camping nord-américain, le Québec et la programmation sans pareille élaborée par la FQCC. Le tout se passe sous une pluie torrentielle ! Ce rallye est qualifié de « rallye de la solidarité » par les Européens qui y ont participé. Les délégués de la FQCC aux rallyes internationaux des années suivantes ont entendu une foule de commentaires de la part des campeurs qui avaient participé au rallye à Bromont. Ils se souviennent d’avoir été très touchés par l’accueil chaleureux qu’ils ont reçu. Ils ont oublié la pluie, mais n’oublieront jamais le caractère amical et le sens de l’entraide des Québécois.

Le succès de ce rallye a sûrement grandement contribué à l’élection du Canada au conseil d’administration de la FICC en 1996. En siégeant à ce conseil, la FQCC devient une voix importante sur la scène internationale et observe comment le camping est pratiqué, encadré, promu et soutenu dans d’autres pays, plus particulièrement en Europe.

Deux autres grands projets

En 1993, la FQCC franchit le cap des 10 000 familles membres grâce, entre autres, au succès remporté par un avantage exclusif aux membres, en l’occurrence la réduction sur la prime d’assurance de véhicule récréatif. Sous la présidence de Clarence Boutin (1993-1999) et encouragée par la croissance de son nombre de membres, la fédération va de l’avant avec deux autres grands projets qui lui tiennent à cœur : la création d’une agence de voyages spécialisée en tourisme caravanier et l’organisation d’un grand rassemblement d’ouverture de saison.

Ayant pris goût à l’organisation d’évènements d’envergure et grâce au soutien du président Clarence Boutin qui croit fermement au projet, la FQCC propose à ses membres en 1996 de participer à un grand rassemblement d’ouverture de saison à Saint-Jean-sur-Richelieu. Plus de 1 000 familles membres acceptent le rendez-vous.

En 1997, le Service Voyages est converti en agence de voyages accréditée par l’Office de la protection du consommateur, portant le nom de Service Voyages FQCC. L’agence propose aux membres une offre touristique diversifiée. Les itinéraires empruntés par les circuits-caravanes se multiplient sur tout le continent nord-américain. Les caravaniers se déplacent du nord au sud rassurés par la formule de groupe unique qui laisse beaucoup de place aux temps libres. Dès sa première année, Service Voyages FQCC organise et offre vingt circuits-caravanes aux campeurs.

Effervescence dans les régions

La vie régionale se développe au même rythme que la fédération. L’association régionale de camping et de caravaning (ARCC) Côte-Nord reprend du service, car elle peut dorénavant compter sur un nombre suffisant de membres pour former un conseil d’administration. Les ARCC Beauce-Appalaches et Outaouais sont créées et l’ARCC Rive-Sud métropolitaine est scindée pour former les ARCC Montérégie-Nord et Montérégie-Sud. Pour soutenir tout ce mouvement, la FQCC fournit et tient à jour plusieurs outils de gestion destinés aux administrateurs régionaux.

Au cours de toute la décennie, la popularité de Lotomatique, programme d’abonnement par dépliant à différentes loteries de Loto Québec ne cesse de s’accroître. Ce programme est une source de financement efficace pour la FQCC qui en redistribue annuellement la ristourne aux ARCC. L’intérêt des membres est si grand que la FQCC se classe parmi les meilleurs organismes vendeurs de Lotomatique.

C’est un peu étourdie par toutes ses réalisations que la FQCC termine la décennie 1987-1997. Elle compte à ce moment 16 000 familles membres, ce qui donne du poids à ses actions et ce qui incite les principaux intervenants du camping et du caravaning à écouter ce qu’elle a dire.

La FQCC célèbre son cinquantenaire (2 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la seconde que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1977-1987

Le défi d’une nouvelle structure

Avec la modification en profondeur de la structure de la FQCC, entrée en vigueur en 1976 sous la direction du « président du renouveau », Marc Boivin, le travail à abattre est colossal. Heureusement, bien que le budget d’opération soit toujours très modeste, les choses vont mieux financièrement, la FQCC pouvant à nouveau compter sur des subventions du Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports pour soutenir ses efforts. Ayant en main, le tout premier plan de développement de la fédération, le nouveau directeur exécutif, Irman Bolduc se donne les moyens de hausser le nombre d’adhésions, qui oscille encore autour de 600 familles. Il travaille sous la présidence de Réjean Michaud de 1977 à 1979.

Pour une première fois, les membres se retrouvent à Saint-Hyacinthe en mai 1977 pour un grand rassemblement d’ouverture. L’ambiance est décidément festive et on voit grand pour la FQCC !

Mission information

Au fil des ans, la FQCC continue de s’affirmer et de s’organiser. Ainsi, elle participe au tout premier sommet économique sur le tourisme tenu au Québec les 30 et 31 octobre 1978, y présentant un mémoire sur le développement du camping et du caravaning au Québec.

L’année suivante, sous la présidence de Gilles Dion (1979-1981), elle réalise, en collaboration avec Télé-câble Vidéotron (le premier réseau de câblodistribution dans la région de Montréal), une série de 13 émissions télévisées sur le camping. Rien de surprenant à cela puisque, dès ses débuts, l’information a été au cœur de la mission de la FQCC.

Informer ses membres, la fédération le fait de plusieurs façons : par l’intermédiaire de documents techniques sur divers aspects du camping qu’elle produits sur papier de façon régulière et de diaporamas que les membres peuvent emprunter, mais surtout à l’aide du bulletin Bonjour Campeur, qu’elle publie depuis 1976. Même si le document est modeste, on y traite avec rigueur de bien des sujets encore au cœur des champs d’intérêt et des préoccupations des campeurs d’aujourd’hui : présentation des dernières tendances en matière d’équipement, analyse des combinaisons véhicule tracteur/véhicule tracté, suggestions de campings et de destinations vacances, analyse des dossiers chauds du moment, etc. On choisit également d’approfondir certains thèmes de façon récurrente. Par exemple, le « camping blanc », soit le camping d’hiver pratiqué sous la tente, a fait l’objet de nombreux articles dans les publications de l’organisme jusqu’au début des années 1980.

Dans le numéro de décembre 1982-janvier 1983 de Bonjour Campeur, on présente le programme « J’apprivoise l’hiver ». « Camper l’hiver n’est pas aussi difficile et beaucoup moins froid qu’on le pense, je dirais même que c’est chaud », écrit-on à l’époque, avant d’y aller d’une description détaillée de la meilleure façon de se vêtir pour éviter de geler. Le système de « pelures » était déjà conseillé ! Même si on le traite avec moins d’insistance, le sujet demeure toujours fascinant, car en 2010 (18 ans plus tard !), dans le magazine Camping Caravaning, dont l’abonnement est inclus dans l’adhésion à la FQCC, on trace un portrait de caravaniers qui « osent braver la froidure » pour profiter pleinement de l’hiver.

On réalise de grands projets

À partir de 1981, sous la présidence de Fernand Lapalme (1981-1983), puis de Dollard Parent (1983-1984) et d’André Lalonde (1984-1985), trois employés travaillent de façon permanente à structurer et à concrétiser la vision des administrateurs. Ils ont du pain sur la planche, car la situation économique difficile que vit alors le Québec rend ardue la promotion des loisirs (certains d’entre vous se rappelleront que les taux d’intérêt de l’époque oscillaient entre 12 et 20 %). Malgré la force des vents contraires, leurs efforts portent fruit. Leur travail de fond se traduit rapidement en plusieurs réalisations pour les campeurs. Plusieurs d’entre elles sont toujours d’actualité aujourd’hui. Voyons un peu.

• En 1981, le premier circuit-caravane « officiel » de la FQCC est organisé. Cette forme de voyage est devenue le fleuron de l’agence Voyages FQCC, grâce à l’expertise qu’elle a développée au fil des années.

• En 1983, la FQCC publie son premier répertoire de terrains de camping, Hébergement Camping.

• En 1984, la fédération organise un grand rassemblement de caravaniers lors des Fêtes de Québec 1534-1984.

• En 1985, la FQCC tient un grand bal des campeurs à l’hôtel Sheraton de Montréal.

Un grand changement

L’arrivée en poste à la présidence de Raymond St-Amour (1985-1987) coïncide avec une période de grands changements administratifs pour la FQCC. Jusqu’alors, le conseil d’administration de la fédération était composé de 25 représentants des associations régionales (ARCC), qui se réunissent deux fois par année. Il existe également un conseil exécutif, de taille beaucoup plus restreinte, dont les rencontres sont à l’agenda plusieurs fois par année. Cette lourde structure à deux paliers rend la gestion de l’organisme inutilement compliquée. On propose de faire table rase de cette formule et d’adopter une structure plus simple, composée d’un seul conseil d’administration de sept personnes. La question est débattue ; elle soulève des passions dans les deux camps. Après des mois de délibération, le nouveau mode de fonctionnement est accepté. Peu après, la Commission des délégués régionaux et le Congrès FQCC – deux réunions annuelles de formation pour les administrateurs des ARCC – sont créés afin que le point de vue des représentants des associations régionales soit entendu et pris en compte et que la fédération continue de profiter de leur expérience de la pratique du loisir. Ces événements sont toujours au programme en 2017.

La FQCC déménage

En 1985, le personnel de la FQCC doit faire ses boites puisque le bureau quitte le 1415, rue Jarry pour s’installer au Stade olympique, avec des dizaines d’autres organismes de sports et de loisirs. Les membres et bénévoles actifs à cette époque se souviennent surement de l’interminable dédale de corridors qu’ils devaient parcourir avant d’apercevoir la porte du bureau de la fédération ! Ce sera le port d’attache de la FQCC pendant 22 ans.

On prépare l’avenir

À l’aube d’une nouvelle décennie, la FQCC se met activement à la recherche d’avantages financiers à offrir à ses membres. Elle regarde particulièrement du côté des assureurs, puisqu’à cette époque, les caravaniers payaient le prix fort pour faire assurer leur véhicule récréatif, car il n’existait pas de courtiers spécialisés dans le domaine.

En collaboration avec Canadienne Générale – devenue CGU Assurances par la suite, puis Aviva – elle met sur pied, en novembre 1985, un produit d’assurance correspondant aux attentes et aux besoins des campeurs. Il sera offert par le courtier Assurances Jean-Claude Leclerc. Des années plus tard, on réalisera pleinement l’impact de cette entente qui a contribué de façon substantielle au développement de l’organisme, à l’augmentation du nombre d’adhésions et à la fidélisation des membres.

Toujours en 1985, la FQCC entreprend sérieusement de cultiver la relève : « Le camping est aussi l’affaire des jeunes et à la fédération, on y voit de plus en plus ! » titre-t-on à la une du numéro de mars-avril 1985 de Bonjour Campeur, pour souligner l’Année internationale de la jeunesse. Au fil des ans, les initiatives pour joindre les jeunes – les familles en particulier – se multiplieront. Il suffit de penser, entre autres, au Conseil Action Jeunes Familles (CAJF), un comité créé en 2011 qui a pour mission de voir aux intérêts des jeunes et des familles au sein de la FQCC. Une des premières actions de la CAJF a été d’implanter un programme de certification des activités des ARCC et de la FQCC. Cette certification assure aux jeunes et aux familles que le rassemblement auquel ils participent répond à leurs besoins et leurs attentes.

Une première réduction sur le carburant

En 1986, une première entente de réduction sur le prix de l’essence est signée avec les stations-service Le Plein (que l’on trouvait seulement au Saguenay–Lac-Saint-Jean à l’époque). Les membres de la FQCC l’accueillent avec enthousiasme. Elle sera suivie d’une entente avec les stations Crevier, dont la présence sur le territoire québécois est plus importante. Les réductions sur l’essence sont toujours un important motif d’adhésion pour les voyageurs, grands consommateurs de carburant durant certaines périodes clés de l’année. Aujourd’hui, c’est l’entreprise Couche-Tard qui a pris la relève et offre aux membres 2 ¢ / litre de réduction sur leur achat.

La FQCC célèbre son cinquantenaire (1 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la première que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1967-1977

Engouement, crise et renaissance

La fin des années 1960 foisonne d’évènements importants au Québec. Outre la création de la FQCC, il y a Expo 67, les Canadiens de Montréal qui remportent à nouveau la coupe Stanley, les Expos qui jouent leur première partie de baseball et, au Théâtre du Rideau Vert à Montréal, voilà qu’on joue pour la première fois la désormais célèbre pièce Les belles-sœurs de Michel Tremblay. Lever de rideau sur la naissance de la Fédération québécoise de camping et de caravaning !

À cette époque, dans un élan de modernisation, le gouvernement du Québec met en place le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, l’ancêtre, en quelque sorte, de l’actuel ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Dans cette foulée, des clubs de camping du Québec se concertent et décident de former, le 24 aout 1967, la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC).

Comme les années 1960 sont propices à tout remettre en question, on ne réfléchit pas seulement à « comment camper », à la FQCC, mais aussi à « pourquoi camper » et aux impacts de l’activité sur la société et l’environnement. « Le camping, ce mode d’hébergement vieux comme le monde, a subi bien des transformations […] depuis les quinze dernières années. Ce phénomène est né d’un besoin qu’ont les hommes de se récréer pour se calmer d’une vie de plus en plus trépidante. Le camping est un moyen par excellence pour se reposer, voyager et connaitre des horizons nouveaux […] », dira Lucien Rhéaume, le premier président de la FQCC (1967-1968), dans le magazine Camping Caravaning Plein Air de l’été 1973.

Il dira aussi : « on vient de découvrir que l’industrie touristique est génératrice d’emplois, on peut créer 57 emplois nouveaux par milliers de visiteurs […]. Aux États-Unis, en 1960, les parcs nationaux recevaient 26 millions de visiteurs tandis qu’en 1971, ces mêmes parcs en accueillaient 171 millions, soit un accroissement de 570 % en 10 ans seulement. […] Par contre, cela a quelquefois ébranlé l’écologie de certains coins de la nature ».

On est petits, mais on voit grand

Après le passage de Lucien Rhéaume à la présidence, la jeune fédération sera dirigée par Jean Boudreau (1968-1969), puis par Pierre-Marc Paquette (1969-1972) et Lionel Beaucage (1972-1974). Soutenus par leurs équipes respectives, ces derniers voient grand pour le petit organisme : ils multiplient les projets… et les dépenses pour les réaliser. Ainsi, entre 1969 et 1972, le magazine Camping Caravaning Plein Air est lancé, 35 clubs de camping deviennent membres de la FQCC et les activités de camping se multiplient. En 1974, la fédération acquiert même un camion pour transporter les équipements sur les lieux des activités, afin de bien servir ses membres.

En 1974 et 1975, sous la présidence de Claude Gagné, la FQCC atteint le nombre record de 75 clubs affiliés, ce qui représente plus de 6 000 familles membres, mais des difficultés financières commencent à miner l’organisme. En effet, une mauvaise gestion du magazine Camping Caravaning Plein Air et de la direction de la FQCC entrainent des résultats financiers désastreux et tous les postes permanents ainsi que les subventions gouvernementales sont coupés. En pleine crise, les bénévoles de la FQCC doivent assurer la gestion de l’organisme. On frôle la catastrophe, d’autant plus que le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et au sport exige une restructuration complète de l’organisation afin de rendre son mode de fonctionnement plus démocratique. Une réflexion s’impose donc, et sans tarder…

Un nouvel élan

À la fin de l’année 1976, sous la présidence du grand responsable de la relance de la FQCC, Marc Boivin, la dette contractée pour maintenir la fédération à flot est remise sur 5 ans et on est enfin prêt à faire bouger les choses. Afin de permettre à la FQCC de renaitre, les membres de la fédération adoptent en assemblée générale de nouveaux règlements qui satisferont aux exigences du Haut-Commissariat : dorénavant, les campeurs deviendront membres de façon individuelle et seront ensuite répartis selon leur lieu de résidence dans l’une des 16 associations régionales de camping et de caravaning, les ARCC. Certains clubs protestent vigoureusement, mais ils finissent par accepter de coopérer.

Après cette restructuration majeure, la FQCC peut se permettre d’engager un directeur exécutif, Irman Bolduc, qui entrera en fonction en décembre 1976 avec un mandat très clair. Il doit aider à mettre en place la restructuration et élaborer un plan de développement pour la fédération. « Je suis entré en poste en ayant à ma disposition un budget de fonctionnement d’à peine 55 000 $ et une secrétaire travaillant à mi-temps », se rappelle M. Bolduc.

Une fois la FQCC stabilisée, le retour d’activités variées témoigne de sa vitalité renouvelée. Ainsi, le concours de la Famille provinciale du camping, commandité par la Banque provinciale, met en valeur un mode de vie sain tandis que l’organisation de « rallyes voyages » et de « rallyes vacances » laisse présager la création des circuits-caravanes actuellement offerts par Voyages FQCC. « Ces rallyes, offerts à un prix très accessible, regroupaient pas moins de 30 véhicules récréatifs, encadrés par un chef de caravane et un serre-file bénévoles. Tous ces campeurs partaient en même temps à la découverte d’une région du Québec. En formule « voyage », les participants se déplaçaient tous les jours alors qu’en formule vacances, une fois à destination, ils restaient au même camping pendant une semaine et ils rayonnaient dans les environs à partir de là », explique Irman Bolduc.

Une autre réalisation atteste de ce renouveau en 1976 : le début de la publication Bonjour Campeur, un bulletin d’information modeste (plus question de se lancer dans les grandes dépenses !), mais sérieux et bien fait, qui s’étoffera continuellement au fil des ans. Au terme de cette première décennie, la FQCC compte 600 familles membres.

La petite histoire du camping

Bien avant que des personnes aient la bonne idée de se regrouper afin de former des clubs de camping et créent finalement la FQCC, comment le camping, lui, a-t-il vu le jour ?

Le camping existe depuis que l’humanité a fait ses premiers pas sur Terre. On n’a qu’à penser aux peuples migratoires de la préhistoire ou encore à la marche des armées à la conquête de nouveaux territoires. Quelle qu’ait été la raison de leurs déplacements, ces gens devaient bivouaquer le soir venu, histoire de se sustenter et de se reposer afin d’attaquer la journée du lendemain. Cette première forme de camping n’était pas une question de plaisir, mais de survie.

Le camping tel qu’on le connait aujourd’hui – un loisir où le plaisir prend toute la place – a vu le jour vers la fin du 19e siècle. Un consensus attribue aux Britanniques d’être les « pères » du camping, suivis de près par les Français et les Américains. Le mot camping trouve d’ailleurs son origine dans l’expression anglaise to camp, que l’on peut traduire par « établir son camp ».

Le Britannique Thomas Hiram Holding est le premier à avoir rédigé, en 1908, le Camper’s Handbook (le guide du campeur) qui exposait les rudiments du camping. On suppose que l’avide campeur a acquis son expertise lors de ses nombreux voyages, notamment celui effectué en 1853 avec sa famille, alors qu’il n’était âgé que de 9 ans, dans les prairies de l’ouest des États-Unis. Un périple de près de 2 000 kilomètres, en chariot ! Plus tard, il poursuivra ses explorations en Irlande, en Écosse et en Grande-Bretagne, tantôt en canot, tantôt en vélo, quand ce n’était pas à dos de cheval !

La pratique du camping apparait dans les sociétés industrielles vers 1940. Les congés payés et la fin de l’année scolaire des enfants contribuent à l’engouement. Les premiers campeurs cherchent à fuir la pollution des villes (n’oublions pas qu’à cette époque, le charbon et d’autres polluants fournissaient les villes en énergie, avant l’avènement de l’électricité) pour retrouver un lien avec la nature et respirer – littéralement ! – un « bon air frais ».

Grâce à la démocratisation de la voiture, les campeurs peuvent parcourir de plus grandes distances avant de planter leurs piquets de tente. Ils peuvent même tracter une « roulotte » qui logera toute la famille durant un séjour en plein air. Toutefois, ces joyeuses migrations familiales ont un impact sur l’environnement et les villages qui se trouvent à proximité des lieux de camping privilégiés par les campeurs. Le premier décret sur le camping parait en France en 1959 ; il permet de limiter le camping « sauvage », notamment sur les côtes prises d’assaut par d’avides campeurs et baigneurs.

Dans les décennies suivantes, en Europe et en Amérique du Nord, le développement des terrains de camping connait une croissance soutenue – à ce jour, au Québec seulement, on dénombre plus de 900 terrains de camping ! – qui permet de populariser le camping, car au début, seuls les riches aristocrates pouvaient se permettent ce loisir. Qui l’eut cru ? Le camping a d’abord été aristocratique !

La légende du sirop d’érable

Un ami m’a fait parvenir ce texte de circonstance. On est en pleine saison des sucres au Québec et j’avais envie de le partager avec vous. Voici donc la légende du sirop d’érable.

Une légende raconte qu’un petit écureuil grimpa le long d’un tronc d’arbre. Il mordit une branche et il se mit à boire. Un Amérindien, au bas de l’arbre, le regardait. Il se demandait pourquoi, puisqu’une source coulait tout près. Il imita l’écureuil en faisant une fente avec son couteau. Quelle surprise!

Jusqu’à aujourd’hui, la tribu amérindienne ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut, dont les siens souffraient souvent au printemps.

Le frère Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore Laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l’écureuil roux, l’existence du sirop et de la tire d’érable. En effet, lorsqu’une branche d’érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, le chaud soleil printanier évapore l’eau, et il ne reste finalement qu’une traînée de tire d’érable que les écureuils lèchent. Autant de tribus, autant de légendes amérindiennes, expliquent comment cela a pu se passer…

Les Micmacs

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables. Comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu’elle plaça au-dessus de son feu. Fatiguée, elle alla s’étendre pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Les Algonquins

Le chef retira son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit pour cuire la viande, ce qui lui évita d’aller à la source pour chercher de l’eau. Le goût sucré et l’odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop, dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire « Tiré des Arbres ».

Les Iroquois

Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu’il devait aller à la chasse, il retira son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l’arbre mais Woksis n’y fit pas attention. Il partit chasser. Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l’érable. Goutte à goutte, la sève, qui ressemblait à de l’eau, s’écoula de l’entaille faite dans le tronc de l’érable et remplit le récipient. Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l’eau, elle s’en servit pour faire un ragoût de gibier. Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme:

– Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré.

N’y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l’après-midi. Woksis avait raison. Le ragoût était sucré. On venait de découvrir le sirop d’érable!

Un climat bénéfique

Ce climat, qui passe du chaud au froid et du froid au chaud au gré des saisons, nous fait bénéficier d’une richesse naturelle. Une eau sucrée provenant de nos érables qui subissent ces changements climatiques. Au Québec, et ailleurs en Amérique du Nord, il y a beaucoup d’érables, et certains produisent une eau sucrée qui, grâce à l’imagination de l’homme est transformée en sirop et autres produits dérivés. Quarante litres d’eau font un litre de sirop d’érable. Donc, pour produire ce sirop, on doit posséder une érablière et une cabane à sucre qu’on appelle aussi au Québec : La sucrerie.

Chaque printemps, c’est une fête pour ceux qui aiment les produits de l’érable. Il y a, un peu partout au Canada, de nombreuses parties de sucre. Ils peuvent donc savourer, à leur goût, les nombreux plats préparés avec du sirop d’érable. Les adultes et les enfants s’en donnent à cœur joie, et profitent de cette saison magnifique. Le sirop d’érable et ses dérivés font partie intégrante de la culture québécoise. Plus qu’un simple produit issu de la tradition, le sirop d’érable est l’un des éléments culturels associés aux Québécois et aux Canadiens partout dans le monde.

La trêve de Noël de 1914

Très peu d’anciens combattants de la guerre 1914-18 sont encore vivants. Mais grâce à Facebook, j’ai mis la main sur cette histoire fantastique de la trêve de Noël, survenue en 1914. Elle vaut la peine d’être racontée, ne serait-ce que pour la perpétuer.

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Représentation de soldats allemands approchant des lignes britanniques à Noël 1914

La Première Guerre mondiale faisait rage depuis seulement quatre mois. Cette année-là, décembre était froid et humide. Beaucoup de tranchées étaient inondées en permanence. Les soldats étaient couverts de boue et exposés aux engelures et à l’affection du « pied des tranchées », dont il semblait impossible de se débarrasser. Ils craignaient de devoir passer Noël loin de leur famille. Puis, une chose incroyable survint le 24 décembre 1914. Les soldats des deux côtés ont déposé les armes, ils sont sortis de leurs tranchées et les ennemis se sont réellement rencontrés entre les tranchées. Pendant un bref laps de temps, la paix a régné.

Ce jour de Noël a été marqué par de nombreuses trêves sur le front de l’Ouest, mais pas partout. Les tirs d’artillerie et de fusil ont continué à certains endroits et on a déploré des décès en cette fête de Noël. Certaines trêves ont été négociées la veille de Noël, d’autres le jour même. On avait même convenu, pour certains des arrangements, du moment où la trêve prendrait fin. En beaucoup de points du front, on a annoncé la trêve par l’arrivée d’arbres de Noël miniatures dans les tranchées allemandes. Des voix joviales se faisaient entendre dans les tranchées amies et ennemies, suivies de demandes de ne pas tirer. On voyait ensuite des ombres de soldats qui se rencontraient dans la zone neutre, riant et s’échangeant des plaisanteries et des cadeaux. Cette joie était assombrie de tristesse, car les militaires des deux camps essayaient de profiter de la trêve pour rechercher les corps de leurs camarades tombés au combat pour leur donner une sépulture convenable.

La trêve de Noël de 1914 n’a pas été une occasion unique dans l’histoire militaire. C’était le retour d’une tradition établie depuis longtemps. Il est fréquent, dans les conflits rapprochés marqués par de longues périodes de combat, que des trêves informelles et des gestes généreux se produisent entre ennemis. On rapporte des événements semblables dans toute l’histoire, et il s’en produit encore.

Bien que la trêve de Noël de 1914 n’ait concerné aucun bataillon ou régiment canadien, nous trouvions cette histoire digne d’être partagée. Beaucoup de membres de notre personnel militaire ont des histoires semblables à raconter.