L’histoire de la Première Guerre Mondiale

En condensé bien sûr, voici l’histoire de la Première Grande Guerre Mondiale 1914-1918, du moins ses grandes étapes, dont on célèbre le centenaire cette année. Cent ans se sont écoulés depuis ce premier conflit qui a fait 18,6 millions de morts dont près de 9 millions de civils.

Il ne reste plus de survivants de ce conflit, mais pour les férus d’histoire, c’est un article rempli d’intérêt pour un événement qu’on a qualifié de « boucherie », et qu’il faut se rappeler.

Source: Journal de Montréal, 10 novembre 2018.

COMMENT TOUT A DÉBUTÉ

L’Autriche-Hongrie, avec son allié allemand, pose un ultimatum au Royaume de Serbie. Ses exigences incluent de laisser l’Autriche enquêter en Serbie, et supprimer toute association serbe faisant de la propagande contre l’Autriche-Hongrie. Les Serbes refusent.

Et ce qui a commencé comme une guerre locale se transforme en conflit mondial par le jeu des alliances entre les différents pays. Le conflit finit par s’étendre sur une grande partie du globe pendant cinq ans, sur terre, dans les airs et en mer.

LES CANADIENS À VIMY

Les Canadiens y sont automatiquement impliqués, en tant que dominion de l’Empire britannique. Ils s’y font remarquer lors de la bataille de Vimy en avril 1917. Au nord de la France, les quatre divisions canadiennes contraignent les Allemands à battre en retraite, sur une crête jugée imprenable.

Un an plus tard, l’Autriche-Hongrie rend les armes le 4 novembre 1918, et l’Allemagne signe elle aussi un armistice le 11 novembre. On espère alors que cette grande guerre mondiale sera la dernière, « la Der des Ders ».

1914

28 juin : Assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche Hongrie à Sarajevo.

5-10 septembre : Première bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). L’invasion de la France par les Allemands est repoussée.

15 septembre : Premières tranchées creusées sur le front de l’Ouest.

25 décembre : Trêve de Noël non officielle déclarée par des soldats dans les tranchées du front de l’Ouest. Soldats allemands et britanniques jouent au soccer dans le No Man’s Land, la bande de terre entre les tranchées des deux camps.

1915

4 février : Blocus sous-marin de l’Angleterre par l’Allemagne. Le 7 mai, un U-boat coule le paquebot RMS Lusitania, tuant 1198 civils.

21 avril – 25 mai : Deuxième bataille d’Ypres (Belgique, front de l’Ouest). Première utilisation massive de gaz toxique (le dichlore) par l’Allemagne.

25 avril : Début de la bataille des Dardanelles. Les Alliés tenteront pendant neuf mois de ravir la péninsule turque de Gallipoli. Les Ottomans les repoussent à 300 000 contre 500 000.

1916

21 février – 18 décembre : La bataille de Verdun (France, front de l’Ouest), la plus longue de la guerre, aboutit à une impasse. Un million de morts français et allemands.

31 mai : Bataille du Jutland en mer du Nord. Les Britanniques, au prix de lourdes pertes, frappent durement les forces navales des Allemands, qui garderont leur flotte à quai pour le reste de la guerre.

1er juillet – 18 novembre : La bataille de Somme (France, front de l’Ouest) fait un million de victimes, sans aucune percée alliée, malgré les chars d’assaut britanniques (une nouveauté).

1917

19 janvier : L’Angleterre intercepte et décrypte un télégramme où l’Allemagne demande au Mexique d’entrer en guerre contre les États-Unis (ce qui n’arrivera pas).

6 avril : Les États-Unis entrent en guerre, ce qui inquiète l’Allemagne.

9 – 12 avril : Les Canadiens prennent la crête de Vimy en France.

19 décembre : L’Empire britannique et les troupes arabes capturent Jérusalem, après 400 ans de régime ottoman.

1918

3 mars : 5 mois après le coup d’État de Lénine en Russie, le nouveau régime bolchévique signe un traité de paix avec les empires centraux. Trois millions de Russes sont morts pendant la guerre. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie n’ont plus besoin de combattre sur le front de l’Est.

27 mai – 6 août : Deuxième bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). Les Allemands, pressés d’en finir depuis l’entrée en guerre des Américains, concentrent leurs troupes en France et attaquent. Mais ils sont pris au piège par une contre-offensive française impliquant des centaines de chars et avions, qui leur inflige un revers sans précédent et décisif.

11 novembre : Signature de l’armistice, la 11e heure du 11e jour du 11e mois. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 détermine les sanctions de l’Allemagne et de ses alliés, un traité qui nourrira la frustration d’un certain Adolf Hitler.

Source : « En 5 minutes », Journal de Montréal du 10 novembre 2018

Bouillon de culture…

BON ANNIVERSAIRE MONTRÉAL

Aujourd’hui, en ce 17 mai nous célébrons la Fondation de Montréal par Paul Chomedey, Sieur de Maisonneuve, en 1642. En ce 376e anniversaire de cette grande métropole, et déniché sur le Web, je vous offre l’apport des personnages qui suivent, dans le décor montréalais, depuis sa fondation, et que le Métro de Montréal a honoré en baptisant de leurs noms, plusieurs stations du réseau souterrain.

Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626-1685)
Militaire, commerçant et seigneur français. Maîtrisant les langues amérindiennes, il devient interprète à la garnison de Trois-Rivières. En 1646, il s’établit à Ville-Marie, dont il est l’un des chefs militaires. Jusqu’à sa mort, il participe activement aux guerres franco-iroquoises. En 1657, il reçoit un fief, sur la rive sud de Montréal, qui deviendra la seigneurie de Longueuil. Il est le père de d’Iberville, fondateur de la Louisiane.

Jean Drapeau (1916-1999)
Avocat et homme politique, il est maire de Montréal de 1954 à 1957, puis, sans interruption, de 1960 à 1986. Ses projets grandioses, qu’il défend avec une volonté opiniâtre, le rendent populaire auprès des Québécois. On lui doit le métro, l’Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976. Durant cette période, il est l’incarnation de Montréal sur les scènes nationale et internationale.

René-Robert Cavelier de LaSalle (1643-1687)
Explorateur, fondateur de Lachine, figure controversée du régime français, il est, en 1682, le premier Européen à descendre le Mississippi jusqu’à son embouchure ; il revendique alors la « Louisiane » au nom du roi de France. En 1684, il dirige une nouvelle expédition afin d’atteindre par la mer les bouches du fleuve, mais est assassiné par son équipage avant d’y parvenir.

Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761)
Jésuite, voyageur et historien français, il explore, entre 1720 et 1722, l’intérieur du continent nord-américain et atteint la Louisiane et l’embouchure du Mississippi. Auteur d’une monumentale Histoire et description générale de la Nouvelle-France (1744), qui puise notamment dans ses observations, il est souvent présenté comme le premier véritable historien de la Nouvelle-France. Son œuvre, marquante en son siècle, influence les générations ultérieures d’historiens québécois.

Lionel Groulx (1878-1967)
Prêtre, éducateur, historien, écrivain, maître à penser du nationalisme québécois au XXe siècle. Professeur à l’Université de Montréal, il y instaure l’enseignement de l’histoire nationale. En 1946, il fonde l’Institut d’histoire de l’Amérique française, et sa revue l’année suivante. Afin de soutenir ses recherches, des amis de l’historien créent, en 1956, la Fondation Lionel-Groulx. Son œuvre, monumentale, lui vaut le qualificatif d’« historien national », cent ans après François-Xavier Garneau.

Georges Vanier (1888-1967)
Avocat, militaire, diplomate, premier Québécois à assumer la fonction de gouverneur général du Canada (1959-1967). Il participe avec distinction à la Première Guerre mondiale au sein du Royal 22e Régiment, dont il est l’un des fondateurs, et qu’il commande plus tard (1925-1928). Sa nomination comme premier ambassadeur canadien en France (1944-1953) vient couronner sa carrière diplomatique.

Edwin Atwater (1808-1874)
Homme d’affaires et politicien, il est une figure marquante de la vie publique montréalaise au XIXe siècle. Il participe à la fondation de la Compagnie du télégraphe et de la Banque d’épargne de la cité et du district de Montréal. Il est aussi échevin du quartier Saint-Antoine et dirige la Commission de l’aqueduc et le Bureau de commerce de la ville.

Lucien L’Allier (1909-1978)
Ingénieur et fonctionnaire, il supervise, à partir de 1961, à titre de directeur du Service des travaux publics de Montréal, la construction du réseau initial du métro, puis l’aménagement des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène en vue de l’Expo 67. De 1964 à sa retraite en 1974, il est président de la Commission de transport de Montréal.

James McGill (1744-1813)
Marchand, propriétaire foncier, homme politique et philanthrope écossais, qui fait fortune grâce au commerce des fourrures. Intéressé à la vie publique, il assume plusieurs fonctions importantes à Montréal et est député (1792 et 1800) à la Chambre d’assemblée. Préoccupé d’éducation, il lègue à sa mort une somme d’argent et une terre afin qu’y soit fondée l’université qui porte aujourd’hui son nom.

John Coape Sherbrooke (1764-1830)
Militaire et administrateur colonial. Il est désigné (1811) au poste de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Les qualités dont il fait preuve lui valent d’être nommé, en 1816, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique, fonction qu’il occupe jusqu’en 1818. Fin diplomate, il sait se ménager l’appui de chefs canadiens-français comme Louis-Joseph Papineau, ce qui vaut à la colonie une période d’accalmie.

Joseph Papineau (1752-1841)
Arpenteur, notaire, seigneur et homme politique, père du célèbre patriote Louis-Joseph Papineau. Bourgeois fortuné, il acquiert en 1803 la seigneurie de la Petite-Nation (Outaouais). Député de Montréal à l’Assemblée législative, ardent défenseur de la langue française, il joue un rôle déterminant, en 1793, lors du débat sur la langue de la législation et des délibérations parlementaires.

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698)
Militaire, gouverneur de la Nouvelle-France (1672-1682 ; 1689-1698). Personnage controversé, Frontenac donne une impulsion décisive à la création d’un empire français en Amérique et s’affirme comme un rempart efficace contre les attaques des Iroquois et des colonies anglaises. Son attitude héroïque face aux troupes de l’amiral Phips, lors de la bataille de Québec en 1690, le fait entrer dans la légende.

Raymond Préfontaine (1850-1905)
Avocat et homme politique, maire de Montréal (1898-1902) qui a le souci de la modernisation de la ville. Président du Comité des chemins (1889-1898), il améliore les infrastructures urbaines, introduit l’éclairage électrique et le tramway. Maire, il adopte un mode de gouvernance plus efficace. Député libéral fédéral depuis 1886, il termine sa carrière comme ministre de la Marine et des Pêcheries de Wilfrid Laurier.

Barthélemy Joliette (1789-1850)
Notaire, seigneur, entrepreneur et homme politique. Député à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada, il est ensuite membre du Conseil législatif, où il siège jusqu’à sa mort. Il épouse Marie-Charlotte de Lanaudière, dont la famille possède la seigneurie de Lavaltrie ; il en devient l’administrateur, puis le coseigneur, et assure son développement grâce à l’industrie du bois. Il y fonde, au milieu des années 1820, le village d’Industrie, aujourd’hui Joliette.

Charles-Théodore Viau (1843-1898)
Homme d’affaires montréalais, dont le patronyme évoque une marque populaire de biscuits. En 1867, il ouvre une boulangerie, qui devient rapidement florissante, et crée le biscuit Village qui fera sa renommée. Propriétaire foncier à Maisonneuve et à Longue-Pointe, il conçoit le projet d’y bâtir une ville modèle. Les façades de pierre grise (une condition imposée par lui) de l’actuel quartier Viauville rappellent ce rêve inabouti.

Antoine Laumet, dit de Lamothe Cadillac (1658-1730)
Militaire et explorateur français, il est l’un des personnages les plus colorés et controversés de la Nouvelle-France. Commandant de Michillimakinac en 1694, il fonde en 1701 le fort Pontchartrain, où est édifiée aujourd’hui la ville de Détroit, Michigan. Rentré en France après avoir été gouverneur de la Louisiane (1713-1716), il est, jusqu’à son décès, gouverneur de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

François-Charles-Stanislas Langelier (1838-1915)
Avocat, professeur, journaliste et homme politique, il est commissaire des Terres et trésorier provincial, maire de Québec (1882-1890), juge en chef et lieutenant-gouverneur de la province (1911-1915). Il enseigne à la Faculté de droit de l’Université Laval (1863-1915), dont il est aussi le doyen. En 1908, il préside les fêtes du tricentenaire de la ville de Québec.

Pierre-Esprit Radisson (1636-1710)
Explorateur, coureur des bois, trafiquant, interprète, personnage controversé de la Nouvelle-France, plus grand que nature, opportuniste et sans scrupule, changeant fréquemment d’allégeance, mais aussi habile et courageux. De 1657 à 1687, il organise, avec Médard Chouart Des Groseilliers, d’innombrables expéditions aux Grands Lacs et à la baie d’Hudson pour la France et l’Angleterre. Les deux compagnons participent à la fondation de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Honoré Beaugrand (1848-1906)
Militaire, journaliste, propriétaire de journaux, homme politique et écrivain, il est maire de Montréal (1885-1887) au moment de l’affaire Riel et d’une grave épidémie de variole. Tout jeune, il combat au Mexique dans l’armée de l’empereur Maximilien. À son retour, il fonde le journal La Patrie (1879). Reconnu avant tout comme écrivain, il reste, pour la postérité, l’auteur de La Chasse galerie : légendes canadiennes.

Édouard Montpetit (1881-1954)
Avocat, économiste et universitaire, il fonde, en 1920, l’École des sciences sociales, économiques et politiques, qui devient en 1942 une faculté de l’Université de Montréal. Il occupe plusieurs postes au sein de cette institution, dont celui de secrétaire général. En 1930, il préside une commission d’enquête gouvernementale visant à poser les jalons d’un système québécois de sécurité sociale.

Wilfrid Laurier (1841-1919)
Avocat, journaliste et homme politique, chef du Parti libéral du Canada (1887-1919), il est le premier Québécois à accéder au poste de premier ministre fédéral (1896-1911). Figure qui transcende son époque, Laurier fait entrer le Canada dans le XXe siècle. Partisan de la « bonne entente » entre francophones et anglophones, il a, selon ses adversaires nationalistes, trop souvent sacrifié les intérêts des premiers au nom de l’unité nationale.

Jean Talon (1626-1694)
Administrateur français, premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1668 ; 1670-1672) chargé de mettre en place le gouvernement royal et de développer la colonie. Il met tout en œuvre pour diversifier l’économie, réorganiser la justice, accroître la population et faciliter les communications. Avisé et énergique tout autant que visionnaire, il transforme la Nouvelle-France : jusqu’alors colonie-comptoir dirigée par une compagnie, elle devient une véritable colonie de peuplement.

Édouard-Charles Fabre (1827-1896)
Troisième évêque et premier archevêque de Montréal (1886). Succédant à Ignace Bourget, il met bon ordre aux finances du diocèse, ce qui lui permet de compléter l’imposante cathédrale Saint-Jacques, devenue Marie-Reine-du-Monde. Durant son épiscopat, il développe le réseau éducatif, accueille plusieurs communautés religieuses européennes et fonde de nombreuses paroisses. En 1889, il persuade Rome d’accorder à l’Université de Montréal, alors rattachée à l’Université Laval, une autonomie accrue.

Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville (1661-1706)
Navigateur, militaire et explorateur, d’Iberville est l’homme de guerre le plus illustre de l’histoire québécoise. Ses exploits les plus fameux contre les Anglais ont pour théâtres la baie d’Hudson et Terre-Neuve. Il fonde la Louisiane (1700), dont il est le premier gouverneur. Surnommé le « Cid canadien », il est le premier véritable héros de la Nouvelle-France.

Octave Crémazie (1827-1879)
Libraire et poète, il est l’un des fondateurs de l’Institut canadien de Québec. En 1858, la publication de son poème Le drapeau de Carillon, évoquant la victoire éclatante de Montcalm sur les Anglais un siècle plus tôt, le consacre « poète national » du Canada français. Après la faillite de sa librairie, en 1862, il s’exile en France et y meurt quelques années plus tard.

Henri Bourassa (1868-1952)
Homme politique et journaliste, tribun célèbre, il fonde le quotidien nationaliste montréalais Le Devoir, qu’il dirige de 1910 à 1932. Esprit libre, il rompt avec le Parti libéral de Wilfrid Laurier au moment de la guerre des Boers. Son nationalisme est basé sur la promotion de la dualité culturelle du Canada et la défense de l’autonomie de ce dernier face à la Grande-Bretagne.

George-Étienne Cartier (1814-1873)
Avocat et homme politique qui domine la scène publique québécoise pendant toute une génération. Il participe, dans sa jeunesse, à la Rébellion de 1837-1838. Sa carrière prend par la suite une tournure moins radicale. Chef du Parti conservateur pendant 25 ans, co-premier ministre du Canada-Uni avec John A. Macdonald (1857-1862), il est l’un des Pères de la Confédération canadienne.

François-Xavier de Montmorency-Laval (1623-1708)
Vicaire apostolique en Nouvelle-France, premier évêque de Québec (1674–1688). Louis XIV lui confie en 1658 le diocèse de Québec qui couvre alors presque toute l’Amérique du Nord. Il y organise la vie religieuse, favorisant grandement l’essor de l’Église. Retiré à Québec, il se consacre à la prière et au Séminaire qu’il a fondé. Il est canonisé par le pape François en 2014.

24 faits, sur Montréal

Connaissez-vous vraiment Montréal? Voici 24 fait sur cette belle ville qui vous la feront redécouvrir et dévoilant quelques révélations… jusqu’en 2015.

1- Quel est le record de froid pour Montréal?
Le 15 janvier 1957, Montréal a connu une journée glaciale, à -37,8°C.

2- Quel est le record de chaleur ressenti à Montréal?
La température la plus élevée qu’ont connu les Montréalais a été de 37,6°C, le 1er août 1975.

3- Où se trouve le plus ancien club de golf en Amérique du Nord?
Fondé en 1873, le Royal Montréal est le plus ancien club de golf en Amérique du Nord. C’est un groupe de huit hommes d’affaires qui se réunirent dans un bureau situé sur les rives du fleuve pour former Le Club de Golf Montréal. En 1884, ayant obtenu la permission de la Reine Victoria, le préfixe Royal fut ajouté au nom.

4- Qui a fondé la mafia montréalaise?
Vincent Cotroni, dit Vic l’œuf, est considéré comme le fondateur de la mafia montréalaise. Né à Calabre, il a immigré au Canada en 1924 et est devenu lutteur professionnel, avant de se lancer en affaires. Proche du parti Libéral, il était également propriétaire du Café Royal, un endroit prisé du Red Light de Montréal.

5- Combien d’îles composent le territoire de Montréal?
Le territoire de Montréal est composé de 83 îles. La plus grande est l’Île de Montréal, suivie des Îles Bizard, des Sœurs, Sainte-Hélène et Notre-Dame. Certaines des plus petites îles peuvent disparaître lors de la saison des crues printanières.

6- Quel édifice montréalais a reçu l’autorisation de dépasser le mont Royal?
L’Oratoire Saint-Joseph domine la ville de son imposante silhouette. Le dôme peut être vu de l’extérieur de l’île. Il est le troisième plus grand au monde après celui de la basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro et de la basilique Saint-Pierre de Rome. C’est aussi la plus grande église du Québec et du Canada.

7- Quelle fut la première femme blanche à fouler le sol de Ville-Marie?
Jeanne Mance arriva pour la première fois à Montréal le 17 mai 1642. Dès son arrivée, elle fonda avec Maisonneuve la société de Notre-Dame de Montréal. Ses restes reposent dans la crypte de la chapelle de l’actuel Hôtel-Dieu de Montréal.

8- Quelle est la plus grande ville souterraine au monde?
La ville intérieure de Montréal couvre 20 kilomètres de tunnels sous la terre. Ce réseau de galeries, le plus vaste au monde, contiendrait près de 12% de tous les commerces du centre-ville.

9- Quelle est la plus longue rue à Montréal?
Long de 50 kilomètres, le boulevard Gouin est la plus grande artère parmi les 7700 rues de Montréal et l’une des plus anciennes de la ville. Elle traverse l’ensemble de l’île, de la pointe jusqu’au Parc-nature du Cap Saint-Jacques (Pierrefonds).

10- Qui a réalisé la première œuvre d’art dans le métro de Montréal?
Recouvrant entièrement le mur de la mezzanine de la station de métro Place-des-Arts, le vitrail de Frédéric Back retrace l’histoire de la musique à Montréal. La fresque met en vedette les figures marquantes de la vie musicale canadienne entre le 16e et le 20e siècle.

11- À quelles occasions le métro a-t-il déjà roulé toute la nuit?
Le 3 mars 1971, le métro a fonctionné toute la nuit, en raison d’une forte tempête de neige connue du nom de « la tempête du siècle ». Le 31 décembre 1999, dans le cadre des célébrations du passage à l’an 2000, le métro a roulé toute la nuit et l’accès y était gratuit.

12- Que représente le drapeau de Montréal?
Le drapeau de la ville, inauguré en 1939, porte quatre fleurs emblématiques. La fleur de lys représente l’élément français, la rose symbolise l’élément anglais, le chardon est d’origine écossaise et le trèfle de l’Irlande.

13- En quelle année Paul de Chomedey a-t-il planté la première croix au sommet du Mont-Royal?
C’est le 6 janvier 1643 que le sieur de Maisonneuve porta la première croix érigée sur la montagne au sommet du mont Royal. La croix actuelle date de 1924.

14- Quelle est la ville sœur de Montréal?
La ville sœur de Montréal est Hiroshima, Le jumelage des deux villes est une pratique vieille de 2000 ans. Aujourd’hui, la relation de villes de pays différents se concrétise par des échanges socio-culturels.

15- Qui a conçu le parc du mont Royal?
Frederick Law Olmsted est un architecte et paysagiste américain à qui l’on doit la création du parc du mont Royal et du Central Park à New York.

16- Quel titre l’UNESCO a-t-elle donné à Montréal en 2006?
La ville de Montréal a été désignée Ville UNESCO du design le 12 mai 2006. Montréal manifeste un grand potentiel de développement social et économique grâce au dynamisme du design.

17- Qui fut le premier homme pendu dans la Prison du Pied-du-Courant?
Le Pied-du-Courant, situé sur la rue De Lorimier, fut construit entre 1830 et 1836 sous le régime britannique. C’est à cet endroit que furent pendus les patriotes condamnés de 1837 et 1838. Le dernier homme à y être pendu est Francesco Grevola, en 1911. L’ancienne prison est aujourd’hui occupée par la Société des alcools du Québec.

18- Quel est le nom du premier gratte-ciel construit au Canada et érigé à Montréal?
C’est l’édifice New York Life. Il compte huit étages au moment de son inauguration, en 1889. Sa façade principale donne sur la place d’Armes.

19- Quel hôtel accueilli le bed-in de John Lennon et Yoko Ono?
Du 26 mai au 2 juin 1969, John Lennon et Yoko Ono revendiquent la paix en pyjama à Montréal. Dans leur suite de l’hôtel Reine Elizabeth, le chanteur des Beatles et sa femme reçoivent des centaines de journalistes pour faire connaître leur point de vue sur la guerre du Vietnam. Le bed-in pour la paix des deux artistes se conclut par l’enregistrement de la chanson « Give Peace a Chance ».

20- Quel maire de Montréal a été confiné dans un camp de concentration pendant 4 ans?
Camilien Houde, dit « Monsieur Montréal », fut suspendu de son poste en 1940 et interné dans le camp de Petawawa pour avoir fait campagne publiquement contre l’enregistrement national.

21- Quel est l’immeuble le plus ancien de Montréal?
Selon le Centre d’histoire de Montréal, le Séminaire de Saint-Sulpice, situé juste à côté de la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, est l’immeuble le plus ancien de Montréal. Il occupe cet espace depuis 1684.

22- Comment s’appelait la mascotte des Jeux olympiques de 1976?
La mascotte des jeux de Montréal se nommait « Amik », terme tiré de la langue algonquine et qui signifie castor. Reconnu pour sa patience et son ardeur au travail, l’animal est également un grand symbole national qu’on retrouve sur les pièces de monnaie et des timbres-poste.

23- Quelle est la première rue de Montréal à être asphaltée?
C’est la rue Saint-Jacques en 1886. Cette rue est le centre névralgique de la finance canadienne à la fin du 19e siècle.

24- Quelle est l’origine du nom du lac des Castors, sur le mont Royal?
En 1937, au moment de creuser l’étang artificiel, on découvre les vestiges de barrages de castor. Des traces révèlent que le site a déjà été naturellement recouvert par de l’eau.

Source : Production M. D. Février 2015

C’est aujourd’hui la journée mondiale de la maladie de Parkinson

Photo: Michel Chartrand

Pour l’occasion et afin de sensibiliser les gens à ce mal incurable, voici l’histoire de Jean-Marie Charbonneau, un parkinsonien ayant bénéficié de la chirurgie, la stimulation cérébrale profonde.

« En septembre 2008, j’entreprends la Grande Randonnée à Sainte-Thérèse (aujourd’hui le Parcours Parkinson), accompagné… d’un fauteuil roulant. Je ne peux marcher tout le trajet, mes pieds refusent souvent d’avancer et restent collés au sol. Après 15 ans de cohabitation, le tremblement et la rigidité ont pris le dessus dans ma vie de tous les jours. La médication ne suffit plus à contrôler ou atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson. Je suis devenu solitaire, renfermé, angoissé et anxieux devant une simple sortie.

Peu après, mon neurologue Dr Michel Panisset accepte que je sois évalué pour la stimulation cérébrale profonde. Après une série de tests et de rencontres avec des spécialistes, je suis opéré au cerveau, en mars 2009, à l’Institut Neurologique de Montréal, par le neurochirurgien, Dr Abbas Sadikot.

L’implantation de deux électrodes au cerveau n’est pas une partie de plaisir, mais ses bienfaits sont considérables. Sans compter que ma médication a diminué de moitié! L’opération me donne un sursis de 10 ans! J’en suis à ma sixième année. De ma qualité de vie monastique d’avant, j’en suis rendu à défier mes frères au golf!

Plus précisément, mardi matin vers 6h30, c’est l’admission et la paperasse hospitalière. J’entre en salle de travail vers 8h30. Une infirmière me rassure et me réconforte. On anesthésie la peau autour de ma tête à des endroits spécifiques. On m’installe un cadre métallique sur la tête en le vissant jusqu’à la surface du crâne. Ce cadre sera aussi fixé à la table d’intervention, afin que je ne puisse pas bouger la tête pendant les deux chirurgies au cerveau.

Ces interventions se font sous anesthésie locale seulement. Je dois demeurer conscient, car le neurochirurgien doit surveiller mon état neurologique. Il anesthésie le site d’incision et pratique une ouverture dans l’os de la grosseur d’un vingt-cinq sous. J’entends le bruit de la perceuse et je sens des vibrations, mais je n’ai pas de douleur. Le chirurgien m’informe du déroulement de l’opération et me demande de collaborer afin de bien positionner la première électrode dans un des hémisphères du cerveau, insensible à la douleur.

Après plusieurs heures, il termine en refermant la plaie près du fil qui sort de ma tête pour quelques jours. On met des pansements autour de ma tête pour protéger le fil et la plaie. Je conserve le cadre fixé à ma tête pour l’implantation de la deuxième électrode sur l’autre hémisphère du cerveau, le lendemain. Je suis conduit aux soins intensifs vers 17h30, après 9 heures de travail. Le neurochirurgien me prescrit un peu de morphine et des antibiotiques. Ma conjointe me rejoint. Elle remarque que je ne tremble plus. En effet, du seul fait que l’électrode implantée touche la zone sensible au mouvement, cela provoque déjà une stimulation, car le fil au-dessus de ma tête n’est pas encore branché au neurostimulateur électrique! Je suis très fatigué et je ne peux bouger la tête à cause du cadre. J’ai mal au cou et j’essaie de dormir.

Mercredi matin, 8h00, on se prépare pour la deuxième opération. Sachant ce qui m’attend, c’est avec résignation que je coopère à cette deuxième phase interminable. Dans le but de rejoindre le point à stimuler, le neurochirurgien m’oblige à exercer ma patience jusqu’à sa limite. J’en viens même à regretter d’avoir accepté cette chirurgie. Je n’en vois pas la fin, je sens que je vais craquer, je me sens dépendant et dépassé par la situation, mais le neurochirurgien me ramène à l’ordre, afin de terminer la chirurgie adéquatement. Finalement, il enlève le cadre fixé à ma tête.

Quel soulagement. Je retourne aux soins intensifs, vers 14h30, après une intervention ayant duré 6.5 heures. J’ai toujours la tête enrubannée, je suis très épuisé et confus. Mon cerveau est en réaction à l’intrusion des électrodes. Je délire et ne reconnais pas mon épouse. Dans les jours qui suivent, je fais des cauchemars et je ne suis plus dans un monde réel. Je ne me souviens pas de la visite de ma fille. J’ai un langage confus et je suis agité dans mon sommeil. Je suis dans un autre monde, j’hallucine, mais tout ça est temporaire.

Le vendredi matin, vers 8h45, je retourne en salle d’opération pour une troisième intervention, mais cette fois-ci sous anesthésie générale. Le neurochirurgien installe un neurostimulateur muni d’une batterie, sous chacune de mes clavicules. Ensuite, il relie les fils des électrodes sortant de ma tête aux neurostimulateurs, en les passant sous la peau, derrière l’oreille, de chaque côté. Il n’active aucune stimulation électrique, pour l’instant. Je suis conduit en salle de réveil vers 12h30 et aux soins intensifs, par la suite. La fatigue semble avoir pris le dessus, je suis exténué. Le chirurgien vient me rencontrer et mentionne que tout s’est bien déroulé.

Dans les jours qui suivent, je récupère et je fais quelques pas. J’ai une faim de loup à chaque repas, ce qui me causera un surplus de poids. Cela semble normal étant donné la zone stimulée au cerveau.

Le jour précédant mon départ, le chirurgien active la stimulation électrique à une très basse puissance. Ma médication est aussi révisée et diminuée de moitié. Mon temps d’hospitalisation à l’Institut neurologique de Montréal aura été de dix jours. Je rentre à la maison avec le sentiment d’avoir fait le bon choix, malgré l’épreuve que j’ai affrontée.

Il faut environ six mois pour adapter le degré de stimulation selon les besoins de mon corps, afin d’obtenir le meilleur contrôle des symptômes avec le moins d’effets secondaires. On m’informe d’éviter ou de ne pas me tenir trop près des champs électromagnétiques, tels que les détecteurs de vol des magasins, les dispositifs de sécurité des aéroports ou les résonances magnétiques. Ils peuvent arrêter le neurostimulateur ou interférer dans la stimulation. C’est pourquoi, je possède une carte mentionnant que je suis porteur de neurostimulateurs et je détiens un contrôleur à distance pouvant tester l’état de mes neurostimulateurs et les redémarrer, si nécessaire.

Avant la stimulation cérébrale profonde, je devais prendre des médicaments reliés à la maladie de Parkinson, six fois par jour, totalisant 14 pilules. Actuellement, après cinq années, je prends ma médication seulement quatre fois par jour, pour un total de 7 pilules. Donc, une diminution de médicaments de moitié, même après 5 ans, ainsi qu’une baisse considérable de leurs effets secondaires!

Récemment, j’effectuais un voyage de golf en Arizona où j’ai pu jouer avec trois autres golfeurs, chaque jour, sur des parcours renommés. Aussi, je suis inscrit au gym où je m’y rends trois fois par semaine, pour y faire une heure d’exercices, du vélo stationnaire et de la marche sur tapis roulant. De plus, comme à chaque année, je participe à la Grande Randonnée pour la maladie de Parkinson et je suis fier de marcher maintenant pendant tout le trajet.

Pour conclure, selon le neurochirurgien, cette opération est bénéfique pour environ une dizaine d’années, ensuite cette maladie neurologique chronique dégénérative semble prendre le dessus. Effectivement, je dois toujours lutter contre la festination, cette démarche rapide à petits pas qui provoque souvent une perte d’équilibre. Je n’ai plus les réflexes aussi rapides qu’avant. Toutefois, j’en suis à ma sixième année et j’apprécie chaque journée qui m’est offerte.

Je ne peux imaginer ce qu’aurait été mon état réel sans la chirurgie, mais ce dont je suis certain, c’est que cette stimulation cérébrale profonde en vaut la peine et a beaucoup amélioré ma qualité de vie et celle de mon entourage. Enfin, que ce soit par une intervention chirurgicale ou par la découverte de nouveaux médicaments, la recherche nous permet d’avancer plus loin.

Je suis très reconnaissant envers la recherche, merci de l’encourager. »

Source : Parkinson Québec, 2014

Poil de carotte… ou le prétexte à se faire niaiser

Définitivement, hier matin, Michel Beaudry a réveillé en moi des souvenirs de jeunesse, enfouies mais bien vivants; les conséquences d’être roux et tous les quolibets qu’une telle pigmentation peut déclencher. Ce que Beaudry racontait, n’était que la pointe de l’iceberg à un point tel qu’on pourrait en raconter pendant des heures. Autour d’un feu de camp, après toutes ces années, ce serait tout un spectacle d’humour à rassembler les voisins.

On subissait une forme de racisme, parce ce qu’on était différent des autres. Encore pire à la puberté! Le gag était de vouloir te déshabiller pour voir si tu étais un roux naturel… vous devinez la suite. L’enfer! Et oui, j’étais et je suis toujours roux.

Quoi qu’il en soit, je partage avec vous le texte de Michel Beaudry que voici…

ALLO LES ROUX

Êtes-vous roux? Moi, oui. Aujourd’hui et depuis une cinquantaine d’années, je suis blond, mais avant, j’étais roux. On se fait écœurer à fond mon Léon. À Sainte-Émilie, dans mon enfance, j’étais prêt à me battre lorsqu’on m’appelait « carotte ». L’insulte suprême qui s’ajoutait aux points de rousseur. Aujourd’hui, j’adore les rousses, surtout quand elles ont ces petites tâches si sensuelles.

Quand on n’est pas roux, on ne sait pas, mais quand on l’est, on subit une certaine forme de racisme. La population rousse de la planète se chiffre à 2% seulement et elle vit surtout en Écosse et en Irlande. Souvent, dans nos écoles, des enfants aux cheveux roux sont victimes d’intimidation. On n’en parle jamais.

Et il y a aussi le mythe de la femme qui serait plus sexuelle parce qu’elle est rousse. Est-ce vrai? Dur à vérifier, mais le professeur allemand Werner Habermehl qui a publié les résultats d’une analyse auprès d’une centaine de femmes révèle que les rousses font plus souvent l’amour et ont plus de partenaires. Il existe d’ailleurs une expression anglaise qui dit : « Red on the head, fire in the bed. »

LES 2%

Protégeons-nous, les roux, la catégorie qui a le moins de chance d’avoir des cheveux gris. Et saviez-vous que les roux produiraient deux fois plus de vitamine D que les autres? Si jamais ça vous tente, il existe un festival annuel des roux qui a lieu à Breda, aux Pays-Bas.

Des roux de 80 pays se donnent rendez-vous début septembre et on fête la différence. On est distinct… L’histoire ne dit cependant pas comment ça se passe dans les chambres d’hôtel des roux. Christophe Colomb, Van Gogh, Winston Churchill, Isabelle Boulay, Rusty Staub, Kate Winslet, Bill Gates, Obélix et Youppi sont ou étaient des roux…

La FQCC fête son cinquantenaire (5 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la cinquième et dernière, que je me permets de partager avec vous.

La décennie 2007-2017

Le grand virage technologique

Ses 50 ans pointant à l’horizon, la FQCC trouve à l’aube de cette décennie une certaine stabilité. Toutefois, un vent de changement s’installe rapidement. La FQCC doit ajuster sa stratégie de développement et, comme la plupart des entreprises, amorce son grand virage technologique.

Bien installée dans sa nouvelle place d’affaires à Boucherville, la FQCC débute cette décennie confiante face à l’avenir. Sous la présidence de Martin Healey (2003-2009 et 2012-2014) et de Louise Saindon (2009-2012) et jouissant d’une stabilité financière et d’un nombre de membres relativement constant, la FQCC veut s’assurer qu’elle réponde adéquatement aux besoins et aux attentes de ses membres. Les résultats de l’évaluation entraînent des mises au point et des changements concrets dans ses façons de faire.

Consciente du rôle essentiel que jouent les associations régionales de camping et de caravaning (ARCC) dans la visibilité et la vitalité de la fédération sur tout le territoire québécois, la FQCC travaille à renforcir le lien qui unit ces instances et à maintenir un dialogue constructif et ouvert avec les ARCC. Au début des années 2010, alors que Louise Saindon agit à titre de présidente, une relation de plus en plus conviviale s’installe entre les ARCC et la FQCC, ce qui ouvre la voie à la modernisation des activités que les ARCC proposent.

Louise Saindon porte également une attention particulière au protocole. Elle tient à ce que les règles en matière d’étiquette et de préséance soient observées tant par le conseil d’administration que par les ARCC. Pour Mme Saindon, il est important que la FQCC projette en tout temps une image professionnelle. Parlant d’image, soulignons que le logo de la FQCC est légèrement rafraîchi en 2009 pour devenir le logo actuel.

En 2011, la Commission Jeunesse n’échappe pas non plus à la modernité. Cette commission devient le Conseil Action Jeunes et Familles (CAJF) qui a pour mandat de voir aux intérêts de ces deux clientèles. Ce conseil participe et subventionne deux activités dès sa première année et met en place un programme de certification. La certification « Action Jeunes et Familles » assure aux participants que le rassemblement réponde aux besoins et aux attentes des jeunes familles.

C’est aussi à la suggestion de Mme Saindon que Campi, le castor mascotte de la FQCC, verra le jour en 2011. Tous les enfants l’adoptent instantanément et les moins jeunes se font un plaisir de le saluer aux activités et évènements d’envergure regroupant des campeurs. Un autre moyen pour la FQCC d’améliorer sa visibilité et d’attirer les jeunes au sein de son organisme.

Sécurité routière

Comme les membres parcourent des milliers de kilomètres sur les routes, la FQCC est soucieuse de les sensibiliser à la sécurité routière. Elle organise ou est le promoteur de la Journée de sécurité routière de 2009 à 2013 (information technique, conférences, interprétation de la masse [pesée], conduite économique et préventive, etc.).

Et comme de bons pneus contribuent à la sécurité routière, la FQCC conclut en 2009 une entente avec Michelin, chef de file en matière de pneu tourisme et qui se distingue également pour ses pneus de VR et de poids lourds. Initialement, ce partenaire accorde aux membres un rabais de 28 % qui atteint aujourd’hui 33 %.

Nouvelles directions générales

En 2009, après une carrière de plus de 32 ans à la direction générale de la FQCC, Irman Bolduc, part à la retraite. Pour souligner son départ, une grande fête est organisée dans le cadre du congrès annuel de la FQCC qui se tient à la fin octobre à Victoriaville. Jean Lessard, œuvrant à la FQCC depuis 2003 et occupant le poste de directeur général adjoint depuis 2007, prend la relève pendant trois ans et décide de quitter la FQCC en 2012. Depuis, c’est André Rivest qui occupe le poste de directeur général. Il connaît très bien la FQCC, car il y travaille depuis 2001, d’abord à la direction du Service aux membres et développement régional. Cette direction est scindée en 2004 et André Rivest prend alors la direction du Service du développement régional et du marketing.

Présence médiatique

Sa quête de visibilité demeurant au cœur de ses préoccupations, la FQCC continue d’investir dans des productions télé. Elle participe sur les ondes de Télé-Mag à l’émission AMS VR (2009 à 2011), sur Évasion à Virée en VR (2009) et à VR en déroute (2013) et sur TVA à VR Québec (2011 et 2013) et à Le monde en VR (2012 et 2013).

La FQCC défend également de nombreux dossiers d’intérêt public : loi sur les véhicules lourds, stationnement de VR dans les municipalités, loi sur l’obligation des pneus d’hiver, projet de taxation sur l’hébergement de camping, transport de matières dangereuses, durée de séjour aux États-Unis, etc. De plus, la télé et la radio se réfèrent à la FQCC pour connaître les développements de plusieurs dossiers d’actualité touchant le camping et le caravaning (propane dans les tunnels, caravanier nomade à temps plein, etc.).

La présence télévisuelle de la FQCC associée à ses efforts de relations publiques et à la défense de nombreux dossiers auprès de diverses instances vient appuyer le fait que la FQCC est la référence numéro 1 dans ces domaines.

Jamais deux sans trois

Un autre projet très cher au cœur de Louise Saindon est la tenue d’un troisième rallye international en sol nord-américain. La FQCC s’associe à la Ville de Montmagny pour mener à bien ce projet. Le 78e Rallye international de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC) accueille 2 325 campeurs provenant de 20 pays. Pour la première fois, l’Assemblée générale de la FICC se tient en Amérique du Nord. Malgré l’immense succès de l’évènement, le rallye se solde par un déficit important, principalement dû à l’absence de participation des membres des pays étrangers.

Malheureusement, Louise Saindon ne savourera pas ce grand succès. Elle décède d’un cancer en début juillet, quelques semaines avant le rallye. Pour perpétuer sa mémoire, la FQCC crée le Prix Louise-Saindon qui vient souligner la contribution exceptionnelle des bénévoles. En 2013, ce prix est décerné pour la première fois et il est remis à Louise Saindon à titre posthume.

Des mesures préventives s’imposent

En plus du déficit engendré par le rallye, le nombre de membres connaît une lente et constante décroissance à partir de 2012. La situation est suivie de près, mais sa persistance finit par inquiéter les administrateurs. Cette baisse du nombre de membres a un impact significatif sur les revenus de la FQCC. Des mesures de redressement sont immédiatement prises. Le budget serré doit être scrupuleusement respecté et des coupures dans toutes les dépenses sont effectuées (conseil d’administration, ARCC, direction et membres du personnel). Malgré tout, la FQCC réussit à maintenir intacte son offre de produits et services.

Par la suite, sous la présidence d’Yvan Lafontaine (2014-2016) et de Michel Quintal (2016-…), la même rigueur budgétaire est observée, mais une grande remise en question s’impose. Monsieur Lafontaine amorce une révision en profondeur du fonctionnement et de la structure de la FQCC afin de lui assurer un avenir prometteur. Le conseil d’administration adopte une gestion basée sur une gouvernance stratégique et le Service aux membres et le Service des ventes et marketing sont fusionnés en avril 2016.

Certaines décisions d’affaires sont difficiles à prendre, mais la FQCC doit réagir. La fédération met fin aux activités de la Fondation Camping Jeunesse (novembre 2014) et se retire de la FICC (janvier 2016). À la fin juin 2013, une entente est conclue entre les deux organismes fondateurs du Conseil du Développement du Camping au Québec (CDCQ), en l’occurrence Camping Québec et la FQCC. La FQCC renonce à ses droits sur ce conseil, mais assure la distribution du Guide du camping à ses membres pour une période de cinq ans.

La Fondation Camping Jeunesse, c’était le bonheur grandeur nature

Il est important de souligner qu’au terme de ses sept années d’existence, la Fondation Camping Jeunesse a injecté plus de 540 000 $ dans son Programme des camps de vacances, permettant ainsi à plus de 525 jeunes répartis dans toutes les régions du Québec de profiter d’un séjour dans un camp certifié. Dans le long processus de dissolution (2014 à 2016), la FCJ distribue plus de 125 000 $ à trois camps de vacances, soit le camp Le P’tit Bonheur (Laurentides), le camp École Kéno (Québec) et le camp Richelieu-Vive la joie (Bas-Saint-Laurent). Ces camps s’engagent à consacrer les fonds reçus à des jeunes répondant aux critères qui ont toujours guidé la fondation.

Virage virtuel et technologique

C’est en 2014 que fqcc.ca de style portail est mis en ligne. Le nombre de transactions qui y sont effectuées (adhésions, renouvellements, Boutique FQCC, inscriptions à L’École FQCC, etc.) est constamment en hausse. De plus, les administrateurs de la FQCC et des ARCC ainsi que les gouverneurs (anciens présidents de la FQCC) y ont un espace réservé où ils trouvent de la documentation et de l’information qui s’adressent spécifiquement à eux.

Ce site devient le lien de communication privilégié entre la FQCC, ses membres et ses ARCC. En visitant régulièrement fqcc.ca, les membres obtiennent rapidement l’information qu’ils cherchent sur le camping et le caravaning et ils sont toujours au courant de ce qui se passe à la FQCC (activités, concours, promotions, etc.). La FQCC franchit une autre étape de son virage virtuel en décembre 2015 en mettant fin à l’impression de son bulletin La FQCC vous informe. Le module Actualités et les blogues des ARCC du fqcc.ca prennent la relève.

En novembre 2015, l’appli Le Campeur et sa carte interactive sont mis à la disposition des membres et du grand public. Mentionnons également qu’en 2008 le magazine Camping Caravaning se dote d’une vitrine virtuelle campingcaravaningmag.ca qui subira une refonte majeure en 2012 et que moncampingprefere.ca, un site 100 % campeur, est mis en ligne au printemps 2011. La présence intensive de la FQCC et de ses composantes sur la Toile vient renforcer le statut de la FQCC de référence en information sur le camping et le caravaning.

La FQCC continue d’aller de l’avant

La situation financière ayant été stabilisée, la FQCC continue de mettre de l’avant une foule de projets. Afin de se conformer aux exigences de l’Office de la protection du consommateur (OPC) pour obtenir son permis d’agence, elle transforme le 1er avril 2012 le Service Voyages FQCC en Voyages FQCC, un nouvel organisme sans but lucratif distinct de la FQCC. Voyages FQCC met en ligne son propre site internet en 2014, voyagesfqcc.ca.

Une autre grande première survient en 2014. Le rassemblement d’ouverture de la saison, organisé par la FQCC en collaboration avec le Festival de St-Tite, est ouvert à tous les campeurs et caravaniers du Québec, membres ou non-membres, grâce à la grande capacité d’accueil du site du festival. La FQCC y accueille 1 669 équipages (3 705 personnes). Un record ! L’évènement augmente d’un cran la visibilité de la FQCC auprès du grand public. Notons également qu’en 2008, la FQCC a aussi organisé le rassemblement d’ouverture à Montmagny. L’organisation de ces rassemblements est toujours soutenue par l’énergie et le dynamisme du président Martin Healey. À partir de 2017, l’organisation des rassemblements d’ouverture et de fermeture repose sur les épaules d’un comité organisateur permanent créé par la FQCC et sur lequel siège un membre du conseil d’administration.

Du 23 au 29 mai 2016 se tient la première édition de la Semaine québécoise du camping, projet d’envergure organisé conjointement avec Camping Québec et soutenu financièrement par Leclerc Assurances et Aviva. La mission de cet évènement est de promouvoir, favoriser et perpétuer la pratique du camping au Québec. La deuxième édition se tient du 22 au 28 mai 2017 et les organisateurs souhaitent en faire un évènement annuel attendu et couru.

En 2016, la FQCC modifie à nouveau la tenue de son assemblée générale. L’assemblée qui se tenait en septembre (Fête du Travail) dans le cadre d’un rassemblement devient une activité du congrès annuel tenu à la fin octobre. Par conséquent, la fin d’année financière de la FQCC passe de mars à juin. Le système de votation et la façon de désigner les délégués votants sont revus et mis en place dès 2016.

Et les ARCC suivent le pas

Le dynamisme est toujours présent dans les ARCC. Elles continuent de s’affairer à organiser des rassemblements de fin de semaine et des activités sociales. Leurs membres répondent favorablement à ces invitations, mais au terme de la décennie l’engouement pour les rassemblements s’essouffle. Les ARCC réalisent qu’il faut changer le cap. Afin de les soutenir dans ce changement d’orientation, la FQCC leur propose en avril 2016 un plan de relance de leurs activités. Ce plan est accueilli positivement et les ARCC acceptent de participer à sa mise en place dès la saison 2017. Les ARCC font preuve de créativité et une belle variété d’activités de camping s’inscrit dans leur programmation. Le traditionnel Programme des rassemblements devient le Programme des activités dans lequel tous les rassemblements, évènements et activités des ARCC et de la FQCC sont répertoriés.

Vers la fin de la décennie, certaines ARCC plus urbaines font face à un problème de relève et de recrutement. Ainsi, à l’été 2016 et à la suite de la demande de l’ARCC Montréal/Lac St-Louis, s’enclenche un projet de fusion de trois ARCC, en l’occurrence les ARCC Laval, Montréal/Bourassa et Montréal/Lac St-Louis. Chacune de ces trois ARCC convoquent leurs membres en assemblée générale extraordinaire au début octobre 2016. Les trois assemblées acceptent majoritairement la fusion. C’est le 22 novembre 2016 que l’ARCC Montréal/Laval/Les Trois Lacs voit le jour et devient la plus imposante sur le plan du nombre de membres. Tous ses administrateurs œuvraient auparavant dans l’une ou l’autre des trois ARCC fusionnées.

50 ans : hier, aujourd’hui et demain avec vous

2017 est une grande année festive ! Le lancement des festivités se fait dans le cadre du congrès annuel d’octobre 2016 et c’est au congrès de 2017 que la fête se termine. Entretemps, des concours, des promotions et des surprises sont au programme.

La première invitation que la FQCC lance à tous ses membres pour fêter ses 50 ans est le rassemblement d’ouverture de saison au Village Vacances Valcartier. C’est au rassemblement d’ouverture 2016 que la FQCC dévoile le logo de l’évènement et annonce le début de la période de préinscription. Une première à la FQCC ! La préinscription garantit aux membres une place au rassemblement et ces derniers reçoivent en primeur des informations privilégiées au fil des mois menant à cette grande fête. Le succès de la préinscription laisse présager que l’évènement affichera complet. La programmation sans pareille qui a été élaborée y est sans doute pour quelque chose aussi.

Pour ses 50 ans, la FQCC met en circulation une nouvelle carte de membre et crée la carte privilège qui est offerte à titre honorifique ou qui se veut un outil promotionnel ou de recrutement.

En conclusion

La diminution du nombre de membres des dernières années s’explique en partie par des facteurs externes, dont la concurrence de plus en plus présente quant aux avantages membres qui constituent la force de l’adhésion à la FQCC (rabais sur les assurances, l’essence, accès à l’information, etc.).

Malgré tout, la FQCC demeure le seul organisme au Québec regroupant des membres qui soutiennent financièrement l’organisme année après année, le seul à produire un magazine spécialisé, le seul à offrir autant de produits et services à ses membres et la voix qui s’élève pour les représenter auprès des différentes instances.

La FQCC peut affirmer fièrement que son travail acharné des 50 dernières années a fait évoluer la pratique du camping et du caravaning et ses adeptes jouissent aujourd’hui de conditions optimales pour s’adonner à leur loisir préféré.

La FQCC compte présentement près de 35 000 familles membres et embauche 32 employés répartis dans cinq services.

Les belles histoires; de la détermination pour devenir policier

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. C’est souvent par une détermination sans limite qui nous fait réaliser nos rêves.

Voici l’histoire d’un décrocheur à 15 ans, rapportée à la page 10 de l’édition du Journal de Montréal d’hier sous la plume de Claudia Berthiaume, qui y a mis toute sa détermination pour atteindre son objectif de devenir policier. Dans le cadre des belles histoires, je veux la partager avec vous.

Bonne lecture!

Un patrouilleur en skateboard

Lorsqu’il a lâché l’école à 15 ans, Thierry Hinse-Fillion ne se doutait jamais qu’il réaliserait un jour son rêve de devenir policier. En poste à Longueuil depuis trois ans, le jeune homme réunira cet été son travail et sa plus grande passion en patrouillant en skateboard.

«J’ai toujours voulu être policier, mais je n’y croyais pas parce que je n’étais pas bon à l’école», lance le patrouilleur de 32 ans. De son propre aveu, Thierry Hinse-Fillion était même «un peu marginal, sur la limite du rebelle».

Il passait jusqu’à 15 heures par semaine à faire de la planche à roulettes ans les escaliers de l’église de son village. «C’est avec le skate que je me suis fait des amis», raconte le natif de Lyster, un petit village près de Victoriaville, au Centre-du-Québec,

Rien pour partir du bon pied, lorsqu’il était en troisième secondaire, il a tout perdu dans l’incendie de sa résidence. «Le lendemain, ma prof de français m’a demandé où était mon devoir. Je lui ai dit que ma maison avait brûlé. Elle ne m’a pas cru. Je lui dit la vérité et je passais encore pour le rebelle», relate-t-il.

L’année suivante, il abandonnait l’école. Le jeune homme a alors suivi un cours pour devenir machiniste, comme son père. Il a travaillé dans ce domaine pendant 10 ans. «J’ai détesté ça du début à la fin», résume l’agent.

Pendant tout ce temps, Thierry Hinse-Fillion nourrissait toujours son rêve de devenir policier. Et il a continué à faire du skateboard, allant même jusqu’à participer à des compétitions amateurs. «Je me défonçais là-dedans», illustre le policier.

RETOUR À L’ÉCOLE

Encouragé par sa conjointe, Véronique Gamache, Thierry Hinse-Fillion est retourné sur les bancs d’école en 2008 pour terminer son secondaire. «Pour entrer en techniques policières il fallait que je performe, mais je détestais l’école. Je partais de loin», se rappelle-t-il.

Il a finalement obtenu son diplôme avec une moyenne de 90%. «Je n’abandonne jamais», dit-il. Il a ensuite enchaîné ses trois ans de techniques policières au Cégep de Trois-Rivières, tout en travaillant comme pompier à Plessisville.

PERSÉVÉRANCE

Plus rien ne pouvait l’arrêter. Pas même son appendice, qui a explosé en pleine formation à l’École nationale de police, en 2013. «Je ne lâche jamais» réitère-t-il.

Le jeune homme a par la suite été embauché par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en 2014. «Après un an, j’ai dit à mon sergent que ce serait le fun d’avoir un policier en skate», se rappelle l’agent.

Pendant les deux années qui ont suivi, Thierry Hinse-Fillion a bâti son projet pendant son temps libre. Pour prouver à ses patrons que le jeu en valait la chandelle, il leur a montré l’exemple du Skateboard Cop Joel Zwicky de la police de Green Bay, au Wisconsin.

«J’avais beaucoup de motivation, mais ça n’aboutissait pas. L’élément déclencheur a été l’arrivée de notre nouveau directeur [Fadi Dagher]. Quand je lui ai parlé de mon projet, ça a déboulé», résume l’agent.

Le SPAL lui a donc procuré une planche à roulettes, des souliers et un casque. Dès cette semaine, le policier patrouillera jour et soir dans tous les skateparcs de l’agglomération dans le cadre d’un projet-pilote jusqu’à la mi-septembre.

MONTRER L’EXEMPLE

Le travail de Thierry Hinse-Fillion sera de s’assurer qu’il n’y a pas de consommation et de vente de drogue en ces lieux, en plus de montrer l’exemple aux jeunes. «J’étais comme eux il y a 20 ans. Des fois, ils ont juste besoin d’une tape dans le dos pour croire en leurs rêves. La police ce n’est pas juste le côté répression», soutient-il.

Le patrouilleur croit aussi que sa présence dans les skateparcs sera rassurante pour les citoyens. «J’aimerais que les gens soient en confiance d’y aller», note Thierry Hinse-Fillion.

La FQCC célèbre son cinquantenaire (4 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la quatrième que je me permets de partager avec vous.

La décennie 1997-2007

Une croissance fulgurante

En 1997, la Fédération québécoise de camping et de caravaning fête ses 30 ans et compte une douzaine d’employés à temps plein. Les administrateurs, sous la présidence de Clarence Boutin (1993-1999), rêvent d’atteindre les 25 000 familles membres.

C’est en 2000, sous la présidence de Lise Pelletier (1999-2003), première femme à occuper le poste de présidente, que cet objectif est atteint. Le nombre de membres continuera d’augmenter à un rythme fou pendant toute la décennie.

Parmi ces 25 000 familles membres se trouvent plusieurs jeunes. La FQCC met donc sur pied, au début des années 2000, la Commission Jeunesse qui s’intéresse spécifiquement aux intérêts des jeunes campeurs. Toutes ces familles qui découvrent le camping et le caravaning sont friandes d’information spécialisée. Cette soif d’information fait en sorte que le magazine Camping Caravaning, qui accueille Paul Laquerre comme rédacteur en chef en 2005, s’impose de plus en plus et devient le plus important périodique francophone sur la pratique du camping et du caravaning en Amérique du Nord. Année après année, il gagne en volume, en contenu et en crédibilité. La volonté de Lise Pelletier de faire de chaque numéro un produit « qualité totale » y joue un grand rôle. Par sa rigueur, elle amène la publication à un niveau supérieur, particulièrement en ce qui a trait à la qualité du français. Elle en distingue le contenu éditorial du contenu publicitaire et établit des règles strictes toujours observées aujourd’hui.

Le souci du détail et de la précision de Mme Pelletier se reflète également dans le fonctionnement de la fédération. Les politiques, normes et critères qui régissent l’organisme sont revus et appliqués de façon juste, ce qui assure une uniformisation des pratiques. Parlant de fonctionnement, c’est à partir de 2002 que l’assemblée générale de la FQCC se tient en septembre (Fête du Travail). Auparavant, cette assemblée se tenait en juin (Saint-Jean-Baptiste). Ce changement entraîne une modification des règlements généraux faisant passer la fin d’année financière de décembre à mars.

Tout comme Camping Caravaning, Service Voyages FQCC s’impose en maintenant la popularité de ses circuits-caravanes et ajoute à son offre des produits exclusifs (location de maisonnettes et nuitées de camping prépayées en Europe). Le premier Guide SoloVR Terre-Neuve, élaboré par Service Voyages FQCC, paraît en 2003. Les membres sont aussi fidèles à Service Voyages FQCC qu’à la fédération. De nombreux caravaniers réservent année après année les circuits-caravanes que l’agence propose. L’équipe de Service Voyages n’a d’autre choix que d’offrir régulièrement des circuits-caravanes sortant des sentiers battus. L’originalité sera gage de succès pour Services Voyages FQCC, au grand plaisir de Mme Pelletier, qui a un vif intérêt pour le tourisme.

De la formation spécialisée

Convaincue de la valeur de son expertise, la fédération met sur pied en 2002 L’École FQCC. Ce faisant, elle poursuit sa démarche de transmettre de l’information spécialisée qui, cette fois-ci, se veut plus technique. En premier lieu, L’École FQCC offre des cours de conduite de VR qui comprennent un volet théorique et pratique. Aux « étudiants » qui suivent les deux volets, Aviva accorde un rabais sur leur prime d’assurance. Au fil des ans, L’École FQCC offre des ateliers sur l’électricité, le propane, l’entretien général et les sources alternatives d’énergie. Elle peut compter sur des formateurs chevronnés qui savent transmettre leurs connaissances. Les milliers de caravaniers qui ont suivi l’une ou l’autre des formations de L’École FQCC prennent le volant en toute confiance et ont l’esprit tranquille lorsqu’ils séjournent à bord de leur véhicule récréatif.

De plus en plus d’avantages pour les membres

Comme les réductions demeurent une des principales raisons d’adhérer à la FQCC, la direction continue de concentrer ses efforts sur la recherche de nouveaux avantages qui sauront répondre aux besoins des caravaniers. Citons, entre autres, l’entente avec le réseau de terrains de camping américains Encore (2000) et celle conclue en 1997 avec Mondial Assistance, aujourd’hui Assistenza, pour du dépannage routier (Sur, SurPlus) et les 3A ([assistance médicale, juridique et de tracé routier]).

Consciente que le prix de l’essence est au cœur des préoccupations de ses membres, la FQCC multiplie depuis longtemps les démarches auprès des pétrolières pour que ses membres puissent bénéficier d’un rabais sur l’essence et ce, sur l’ensemble de son territoire. Ainsi, en 2003, l’entente initiale avec Alimentation Couche-Tard qui accorde un rabais sur l’essence est signée. Au grand réseau de dépanneurs avec essence de Couche-Tard du Québec s’ajoutent les Circle K des Maritimes. Une autre mission accomplie !

Les ententes avec Couche-Tard et Assistenza sont renouvelées au fil des ans et se transforment rapidement en des partenariats solides. Ces deux entreprises rejoignent donc Leclerc Assurances parmi les partenaires les plus fidèles de l’histoire de la FQCC.

Autant d’avantages se doivent d’être répertoriés. Les membres peuvent se référer au Bottin de services (2002), à l’Agenda de services (2003 et 2004) et depuis 2005 au Guide Ressources VR pour trouver ce dont ils ont besoin au meilleur prix possible et ce, peu importe la saison ou la région. La majorité des membres conservent précieusement cette publication dans le coffre à gants de leur VR. Ainsi, ils ne partent pas sans elle.

Une question de visibilité et de mentalité

Les membres de la FQCC sont de plus en plus présents sur les routes du Québec. Fiers de faire partie de la grande famille de la FQCC, ils affichent leur sentiment d’appartenance sur leur équipage en y apposant leurs numéros de membre et d’ARCC et le logo de la FQCC, ce qui attire le regard du grand public. Un autre élément qui attire l’attention est la plaque fidélité. Cette plaque automobile est remise pour la première fois en 1997 aux membres comptant 20 ans consécutifs d’adhésion. Même si la FQCC a, à ce moment 30 ans, sa base de données des membres, elle, n’a que 20 ans, car elle date de 1977.

La visibilité de la FQCC et de ses membres s’accroît, ce qui contribue à réformer certains clichés qui circulent concernant le camping et le caravaning. L’équipement se modernise. On est loin de la tente difficile à monter des années 60 ! Et les campeurs sont dorénavant considérés comme des voyageurs curieux de découvrir les attraits touristiques du Québec et d’ailleurs et férus de nouvelles technologies leur facilitant la vie sur la route ou à destination.

Au printemps 1999, la FQCC gagne encore en visibilité en faisant son apparition sur la Toile. Ses débuts modestes sur le site du Conseil de Développement du Camping au Québec (CDCQ) ne l’empêcheront pas de prendre sa place sur le Web à la fin 2007, année où elle lancera fièrement son propre site, le fqcc.ca. L’apport de Martin Healey, président (2003-2009 et 2012 à 2014) et spécialiste de l’informatique, a été considérable dans la réalisation de ce projet. Dès la première heure, M. Healey croit fermement aux projets reliés à internet. Il en priorise la création et revendique la mise à jour régulière du fqcc.ca. Il comprend mieux que quiconque le rythme accéléré imposé par les nouvelles technologies.

La FQCC mise sur la promotion

C’est aussi en 1999, que la FQCC lance le concours « Mon camping préféré » qui couronne, par un vote populaire des campeurs, le meilleur camping de l’année. À cela s’ajoute la participation financière de la FQCC à plusieurs séries télévisées sur le camping et le caravaning. Citons, entre autres, Alaska en VR (2002), Aventure Caravaning (2004), Fou du camping (2006) et Voyage en VR (2008) diffusées sur les ondes de RDS, Canal Évasion et TVA.

La campagne promotionnelle Le camping fait fureur!, en partenariat avec Leclerc Assurances et Aviva, se déroule à l’été 2005 (visite de 5 terrains de camping, kiosque d’information, recrutement, dîner hot-dogs, jeux pour les enfants, spectacles).

D’avril à octobre 2006, c’est la promotion Gagnez une Toyota Prius hybride qui est en cours. Cette promotion, organisée encore une fois avec Leclerc Assurances, fait tirer cette voiture parmi tous les membres et les assurés Leclerc. Le grand tirage a lieu au congrès de la FQCC qui se tient à Saint-Hyacinthe.

Une nouvelle carte et un congrès annuel

En 2004, la FQCC change sa carte de membre à laquelle un système de vignettes autocollantes indiquant les années de validité de l’adhésion a été associé.

À partir de 2005, la commission des délégués d’automne est rebaptisée « Congrès annuel ». Devant l’ampleur qu’a prise cette rencontre au fil des ans de par son contenu et le nombre de délégués qui y participent, il va de soi de lui donner un nom qui reflète mieux son importance. La séance de cette commission devient une activité dans la cadre du congrès qui offre des ateliers de formation, une sortie pour les conjoints, un banquet, un spectacle et des soirées de reconnaissance et dansante.

Ça bouge aussi dans les ARCC

Bien outillées avec les programmes informatiques élaborés par Martin Healey, les ARCC gèrent de plus en plus facilement leur région et leurs activités. Soulignons que les ARCC utilisent encore aujourd’hui ces programmes. Les rassemblements de fin de semaine affichent la plupart du temps complet et les rassemblements d’ouverture de saison, qui se tiennent le long weekend de mai, présentent une programmation de plus en plus étoffée et attirent de plus en plus de campeurs et caravaniers.

Pour soutenir les ARCC dans la promotion de leurs rassemblements, la FQCC publie annuellement le Répertoire des activités et services (jusqu’en 2001), qui devient le Répertoire des activités (2002, 2003 et 2004), qui se transforme en Programme des rassemblements jusqu’en 2016 pour finalement devenir le Programme des activités en 2017.

En décembre 2001, l’ARCC Beauce/Appalaches demande que les délimitations territoriales de son ARCC et de celles de Québec métropolitain soient révisées. Les deux ARCC s’entendent pour que six municipalités de la rive sud de Québec soient transférées dans l’ARCC Beauce/Appalaches. Les membres concernés choisissent à quelle ARCC ils préfèrent appartenir (droit acquis). Finalement, les membres se répartissent de façon équilibrée entre ces deux ARCC.

En 2006, le traditionnel envoi du mois transmis aux ARCC est converti en un bulletin d’information Le messager. Ce bulletin, plus agréable et intéressant à lire, contient une foule d’informations qui les concerne en provenance de tous les secteurs de la FQCC.

En 2014, le Trophée Lucien-Rhéaume, annuellement décerné à une seule ARCC selon une grille de pointage et un tirage au sort parmi les ARCC participantes, devient les Prix Rhéaume-Boivin décernés dans quatre catégories : Activités promotionnelles ou de communication, Rassemblement provincial (Prix Lucien- Rhéaume), Activité sociale et Gestion de l’ARCC (Prix Marc-Boivin).

Un autre rallye international

La FQCC invite à nouveau les campeurs et les caravaniers du monde entier à venir faire un tour au Canada. Et c’est en juillet 2002, à Saint-Jean-sur-Richelieu, que le rendez-vous se tient. La FQCC et ses fidèles bénévoles reçoivent encore une fois tout ce beau monde de façon magistrale. Il a fallu beaucoup de travail pour transformer un ancien terrain d’aéroport en un site pouvant accueillir adéquatement des milliers de campeurs et pour concevoir une programmation hors du commun. Tout avait été prévu, sauf le soleil de plomb qui brille durant toute la durée du 65e Rallye international de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC). Les quelque 5 000 campeurs et caravaniers venus de 15 pays et la FICC qualifient cet évènement de grande réussite. Bravo aux organisateurs ! Encore une fois, la FQCC a su relever le défi !

De plus en plus expérimentée avec la planification de grands évènements, la FQCC organise le premier rendez-vous de la saison de camping en 2005 (Québec) et en 2007 (Saint-Hyacinthe). Martin Healey s’implique très activement dans la réalisation de ces deux grands projets qui remportent un immense succès.

40 ans plus tard

En 2007, 40 ans se sont écoulés depuis la création de la FQCC. Pour l’occasion, la FQCC crée la Fondation Camping Jeunesse (FCJ) avec le soutien financier de l’Association des commerçants de véhicules récréatifs (ACVRQ) et d’Aviva. Cette œuvre philanthropique a pour mission d’initier des jeunes au contact avec la nature, tout en contribuant au développement de l’esprit d’entraide et de camaraderie. La FCJ déploie son action auprès des jeunes de 12 à 16 ans issus de milieux défavorisés.

La FQCC s’offre aussi un gros cadeau pour ses 40 ans. Elle acquiert son propre immeuble et déménage au 1560, rue Eiffel, bureau 100 à Boucherville, adresse située à proximité de la sortie 95 Boulevard de Montarville de l’Autoroute 20. En quittant le Stade olympique de Montréal, elle donne à ses membres un meilleur accès à son bureau qui est doté d’un vaste stationnement et offre à ses 26 employés un environnement de travail beaucoup plus agréable. Dès les premiers mois, la FQCC y accueille un nombre accru de visiteurs et, depuis, la tendance se maintient.

Bien que toutes ces réalisations soient remarquables, la bougie la plus étincelante sur son gâteau d’anniversaire est sans contredit le fait qu’elle atteint un nombre record de membres. La FQCC n’est pas peu fière en 2007 de compter dans ses rangs plus de 45 000 familles membres.

Les belles histoires; une famille comblée

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. Souvent, un simple geste de générosité peut chambouler une vie au point de la rendre belle et agréable, apportant du réconfort. Donner au suivant est le geste le plus gratifiant pour le cœur, un bonheur incommensurable.

Voici la belle histoire d’une famille de la Montérégie, rapportée à la page 2 de l’édition du Journal de Montréal d’hier, que je veux partager avec vous. Bonne lecture|

Un sourire heureux

Noël à l’avance pour une famille de neuf enfants

Plusieurs donateurs leur ont offert des cadeaux après un reportage du Journal

SAINT PIE | Une famille de neuf enfants de la Montérégie a reçu beaucoup de cadeaux après que leur histoire eut touché les lecteurs du Journal le jour de la fête des Mères.

Natacha Lépine et Benoît Bates réussissent à élever leurs 9 enfants âgés de 2 à 13 ans avec un revenu annuel de 65 000$, incluant les allocations familiales. Ils ne s’en plaignent pas, mais les enfants n’ont pas souvent la chance d’avoir des jouets neufs.

Or, après un article publié dans Le Journal qui racontait leur extraordinaire histoire, plusieurs lecteurs touchés leur ont offert différents cadeaux, dont des vélos usagés, une semaine de rêve dans Portneuf et 1 000$ pour acheter des jouets.

Un des donateurs vit seul près de la Ville de Québec et n’a jamais eu d’enfants. Il a avoué avoir lu l’article à trois reprises pour finalement décider d’envoyer un chèque de 1 000$ aux parents, afin qu’ils puissent gâter leurs enfants.

«Je ne suis pas riche, mais j’ai reçu mon retour d’impôt et je souhaite le partager avec cette famille. Je n’ai jamais eu d’enfants et cet article m’a vraiment touché», a dit l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

NOËL

Dimanche soir après souper, les parents ont demandé aux enfants d’aller jouer dehors. Natacha Lépine a barré la porte-fenêtre, le temps d’apporter tous les cadeaux sur la table de cuisine. Elle n’avait pas eu le temps de les emballer. Des serviettes de bain ont donc servi de papier d’emballage.

Les parents étaient fébriles et heureux de pouvoir offrir un cadeau à leurs enfants. Ce sont les jumeaux qui ont vu leur vélo en premier. Dès qu’il a aperçu son vélo d’équilibre, Emerick Bates s’est promené partout dans la maison et sur le terrain extérieur. «Je suis contente, je le savais que je ne me tromperais pas», a dit la mère de famille en voyant le garçon sur sa bicyclette.

Puis, tout le monde a reçu un cadeau d’une valeur approximative de 100$. «La semaine dernière, je leur ai demandé ce qu’ils aimeraient recevoir si nous avions un gros montant d’argent au Noël des campeurs. C’est de cette façon que je me suis inspirée pour acheter le cadeau de chaque enfant», a expliqué Natacha Lépine.

MERCI

«J’aimerais dire merci beaucoup au monsieur qui a envoyé l’argent», a dit Lory Ann, 12 ans, qui avait hâte d’envoyer un message texte à sa marraine avec son nouveau téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Une semaine de rêve en juillet prochain est aussi en train de s’organiser du côté de Portneuf, au Domaine Peligos. Le propriétaire, Gérald Gosselin, a lui aussi été touché par l’article et souhaite faire vivre à toute la famille une semaine remplie d’activités.