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Histoire vécue
Il n’y a pas que des nouvelles négatives en ce bas monde. Il y a aussi des vies sauvées par des médecins avec des doigts de fée qui peuvent transformer une tragédie annoncée en miracle.
C’est l’histoire touchante du petit Florent qui, après seulement quelques heures de vie a dû être opéré à cœur ouvert. Rien que d’y penser, ça me bouleverse. De peur de trouver les mots, je partage avec vous l’article émouvant du journaliste Hugo Duchaine, publié dans le Journal de Montréal du 3 août dernier.
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OPÉRÉ À CŒUR OUVERT APRÈS QUELQUES HEURES DE VIE, LE NOUVEAU-NÉ A SUBI UNE DEUXIÈME OPÉRATION ENCORE PLUS COMPLEXE QUELQUES JOURS PLUS TARD
Un bébé né avec trois malformations au cœur a subi avec succès une complexe opération de 12 heures quelques jours après sa naissance et il peut désormais espérer une vie normale.
Guillaume Rivest n’a touché son petit Florent qu’une quinzaine de secondes après sa naissance, avant que le garçon ne file d’urgence au bloc opératoire.
La famille de Rouyn-Noranda s’était rendue à Montréal pour l’accouchement en janvier dernier, sachant que leur garçon aurait besoin d’une chirurgie urgente pour survivre.

Cette première intervention visait à « acheter du temps », explique le papa de 37 ans. Elle devait donner trois semaines de sursis au petit cœur du garçon avant une chirurgie beaucoup plus complexe.
REFAIRE L’AUTOROUTE
« C’était comme si deux voies de l’autoroute 40 étaient complètement inversées et avec une obstruction à la fin, qui cause un embouteillage », illustre le chirurgien cardiaque Ismail Bouhout, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, pour expliquer le difficile travail qui l’attendait.
Florent avait une transposition des gros vaisseaux sanguins. L’artère pulmonaire et l’aorte étaient inversées, ce qui empêchait le cœur de fonctionner normalement.
« Au lieu de deux circuits, un à la suite de l’autre, les vaisseaux étaient en parallèle et isolés », poursuit le Dr Bouhout.
De plus, le bébé avait aussi une valve obstruée, ce qui compliquait la tâche des médecins. Ils devaient aussi fermer « un trou » dans le cœur du bambin.
SUSPENSE DE 14 JOURS
L’opération risquée pouvait faire en sorte que le garçon doive conserver avec un stimulateur cardiaque (pacemaker) à vie. La famille devait alors attendre 14 jours pour voir si l’activité électrique du cœur reprendrait normalement.
« J’étais stressé », admet Guillaume Rivest. Impuissant, il regardait son garçon qui avait des fils lui sortant du thorax afin qu’un stimulateur cardiaque externe le garde en vie.
Mais après 12 jours d’angoisse, l’activité électrique a repris.
« Ça m’a fait pleurer […] C’était une explosion de joie, tout le monde était content quand c’est reparti », lance son papa, qui ne tarit pas d’éloges pour l’équipe médicale et les soins reçus.
LONGS SOINS INTENSIFS
Par la suite, la famille a passé deux mois aux soins intensifs avant de rentrer en Abitibi-Témiscamingue.
« On a l’impression d’avoir vécu une autre vie. C’était tellement intense à tous les jours, un feu roulant », souffle M. Rivest, un guide d’expédition en canot et chroniqueur en environnement.
Six mois plus tard, Florent se porte à merveille.
« On ne dirait pas que c’est un bébé qui a traversé tout ce qu’il a traversé », dit son père avec fierté.
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Photo: Journal de Montréal
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