Le Bye Bye a fait son temps

Maintenant que la poussière est retombée et que tout le monde y est allé de son évaluation du dernier Bye Bye, une opinion vient me rejoindre totalement; celle de Guy Fournier publiée dans l’édition du 14 janvier dernier du Journal de Montréal, et que je partage avec vous aujourd’hui.

Le traditionnel Bye Bye a largement fait son temps et doit mourir de sa belle mort. Le 31 décembre dernier, à Radio-Canada, En direct de l’univers était l’émission la plus évocatrice du passage à la nouvelle année. Elle devrait dorénavant prendre la place du Bye Bye avec cette formule festive plus représentative de ce temps de réjouissances qui émerge partout dans le monde aux sons et lumières des feux d’artifice.

POUR EN FINIR AVEC LE BYE BYE Guy Fournier

Même si Radio-Canada ne manquera pas de faire grand état des cotes d’écoute de son Bye Bye 2019, il n’en reste pas moins que le concept de cette émission de fin d’année me semble révolu.

À l’appui de mon argument, je pourrais invoquer que le Bye Bye 2019 a perdu presque un demi-million de spectateurs par rapport à l’an dernier, alors que l’audience d’Infoman et d’En direct de l’univers s’est à peu près maintenue.

Je préfère me référer aux nombreux lecteurs qui ont pris la peine de m’écrire à la suite du Bye Bye. Tous sans exception ont écrit qu’ils verraient d’un bon œil qu’on le remplace par En direct de l’univers.

Après avoir visionné attentivement l’émission de France Beaudoin, je ne peux qu’abonder dans leur sens. J’encourage la direction du réseau français à visionner froidement ses trois émissions spéciales du 31 décembre et je ne serais pas surpris qu’elle arrive à la même conclusion.

FINIR L’ANNÉE DANS LA JOIE

Mes lecteurs semblent en avoir assez des blagues bêtes et méchantes du Bye Bye sur des artistes et des personnalités qu’ils aiment bien. Ils s’interrogent aussi sur cette façon de terminer l’année dans un rire cinglant plutôt que dans la bonne humeur. La plupart n’ont pas digéré le sort réservé à Desjardins, qui reste la société de choix de millions de Québécois malgré le mauvais sort dont elle a été victime.

Je ne suis pas un fanatique d’En direct de l’univers, mais j’avoue que cette édition du 31 décembre était exceptionnelle. Réalisée avec maestria, réunissant un nombre impressionnant d’artistes, l’émission était joyeuse, enlevée et très émouvante sans tomber dans la sensiblerie, un travers dont souffrent souvent les émissions « ordinaires » d’En direct de l’univers.

Moins « groupie » qu’à son habitude, moins doucereuse et moins exaltée, France Beaudoin a fait preuve d’une belle sobriété tout au long des 90 minutes. Elle a accordé à chaque invité une attention égale, ce qui n’est pas si facile lorsqu’ils sont aussi différents les uns des autres que Maripier Morin et Luc Dionne ou Jay Du Temple et Patrice Michaud.

UNE TRÊVE DU JOUR DE L’AN

Les concepteurs de l’émission avaient décrété une « trêve du jour de l’An » dans la guéguerre que se livrent nos réseaux de télévision. C’est ainsi qu’on retrouvait parmi les invités Maripier Morin, nouvelle reine de TVA, et Jay Du Temple, l’animateur d’Occupation double, l’émission de l’année à V.

Mine de rien, sans appuyer outre mesure, l’émission a constitué une véritable revue de l’année de notre show-business. C’est une piste qu’on pourrait élargir, l’an prochain, à d’autres univers.

On a vu apparaître sur le plateau du 31 décembre la famille Groulx, tête d’affiche du Canal Vie, Alexandra Streliski, l’indiscutable révélation de 2019, l’étonnante chorale africaine d’Occupation double, un trio spectaculaire composé de Sylvie Desgroseilliers, Kim Richardson et Bonnie Pointer ainsi que des « vedettes » aussi improbables que Jeannine Dionne, pianiste et mère de Luc Dionne, les tantes d’Alex Perron et même Maka Kotto, qui pourrait bien faire une carrière de chanteur s’il le voulait !

En continuant sur la même lancée, En direct de l’univers pourrait réunir le 31 décembre prochain, à l’heure habituelle du Bye Bye, un auditoire sans doute aussi considérable. Sans susciter de malaises et de controverses, ce qui constituerait un heureux changement.

Vent d’espoir pour la maladie d’Alzheimer

Lentement mais sûrement, les recherches sur cette sournoise maladie progressent à l’échelle planétaire. Selon la Société canadienne de l’Alzheimer, plus de 560 000 Canadiens doivent affronter une maladie cognitive, incluant l’Alzheimer.

Aux États-Unis, environ 5,8 millions d’Américains souffrent de l’Alzheimer, dont la plupart ont 65 ans ou plus, estime l’Association américaine de l’Alzheimer.

AGENCE QMI | Des chercheurs américains et australiens sont parvenus à développer un vaccin permettant de faire reculer une possible cause de l’Alzheimer, générant ainsi un vent d’espoir pour les millions de personnes aux prises avec cette maladie neurodégénérative.

Le vaccin a été développé à l’Université de Californie à Irvine avec l’Université Flinders, à Adelaïde en Australie.

« Nos données démontre que la vaccination pourrait potentiellement générer une forte réponse immunitaire contre les deux principales pathologies de la maladie d’Alzheimer », ont écrit les chercheurs en guise de conclusion de leur étude parue à la mi-décembre dans la publication spécialisée Alzheimer’s Research and Therapy.

CRÉATION D’ANTICORPS

L’Alzheimer est, selon toute vraisemblance, causée et aggravée par la formation d’agrégats de protéines bêta amyloïdes et de protéines tau dans le cerveau.

Le premier type de protéine forme des plaques entre les neurones, nuisant à l’échange de signaux entre les cellules, tandis que le second crée des enchevêtrements dans les neurones, empêchant les nutriments de se rendre aux cellules.

Le vaccin est composé de deux agents actifs qui génèrent la création d’anticorps capables de s’attaquer aux plaques amyloïdes et aux enchevêtrements de protéines tau.

Testé sur des souris doublement transgéniques développant autant des agrégats de protéines bêta amyloïdes que tau, le vaccin a permis de réduire l’importance des plaques et des enchevêtrements dans les cerveaux des rongeurs.

En plus d’être efficace chez les souris, le vaccin a été élaboré avec un adjuvant développé à l’Université Flinders, en Australie, qui est reconnu comme étant sécuritaire et efficace chez les humains.

Les chercheurs estiment qu’ils seront prêts à amorcer des essais cliniques chez les humains d’ici deux ans, a souligné l’Université Flinders dans un communiqué paru mardi.

D’AUTRES AVANCÉES

Ces scientifiques ne sont pas les seuls à tenter de trouver une façon de lutter contre la démence.

Plus tôt cette année, l’entreprise NeuroEM Therapeutics a annoncé avoir développé un casque émettant des ondes électromagnétiques qui peuvent détruire les amoncellements de protéines bêta amyloïdes et tau.

Un premier essai clinique mené pendant deux mois sur huit patients a permis de voir une amélioration des fonctions cognitives chez sept d’entre eux.

La leçon de français (77)

LE PARTICIPE PASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE AVOIR (CAS PARTICULIERS)

Règles

En règle générale, le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si celui-ci est placé avant le participe passé. Cependant, il existe un certain nombre de cas particuliers.

Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir est invariable dans les cas suivants :

– Lorsque le complément d’objet direct du verbe est le pronom « en ».

Les spaghettis étaient délicieux, Ivan en a mangé une pleine assiette.

– Lorsque le pronom neutre « le » (« l’ » ) est complément d’objet direct.

Déguster des spaghettis, Ivan l’a espéré durant toute la semaine !

– Lorsque le complément d’objet direct est le pronom démonstratif « ce ».

Des spaghettis à la bolognaise, voilà ce qu’Ivan a mangé.

– Lorsque le participe passé « fait » est suivi d’un infinitif.

Comme les spaghettis étaient froids, Ivan les a fait réchauffer.

– Lorsque le participe passé est celui d’un verbe impersonnel.

Ces spaghettis, il les aurait fallu bien moins épicés.

Exercices

1- Quel participe passé complète cette phrase ?

Quelle direction avez-vous … pour vous rendre à Perpignan ?

A) choisi – B) choisie – C) choisis – D) choisies

2- Quelle est la réponse correcte à cette question ?

Comme ta veste était tachée, qu’en as-tu fait ?

A) Je l’ai fait dégraisser – B) Je l’ai faite dégraisser.

3- Complétez la phrase comme il convient.

Comme on effectue des travaux sur cette passerelle, on en a … l’accès.

A) fermés – B) fermée – C) fermé – D) fermées

4- Quels participes passés complètent cette phrase ?

Je t’ai … les documents que tu m’avais … la semaine dernière.

A) rendu / prêté – B) rendu / prêtés – C) rendu / prêtée – D) rendue / prêté

5- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Comme les trottoirs étaient enneigés, il a … les saler.

A) fallu – B) fallait – C) fallut

6- Complétez la phrase comme il convient.

Des histoires invraisemblables, Mélanie en a … tellement qu’on ne la croit plus.

A) racontées – B) racontée – C) racontés – D) raconté

7- Quels participes passés complètent cette phrase ?

Les premiers textes qu’Arnaud a … à traduire lui ont … faciles.

A) eu / paru – B) eus / parus – C) eu / parus – D) eus / paru

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) A** – 3) C*** – 4) B**** – 5) A***** – 6) D****** – 7) A*******
* Le COD « quelle direction » est placé avant le participe passé. Pour trouver le COD, on peut transformer la phrase « Vous avez choisi cette direction. »
** Le participe passé « fait » suivi d’un infinitif est invariable.
*** RAPPEL : Le COD est « l’accès » et non le pronom personnel « en ».
**** Le premier COD « les documents » est post-placé; le second « que » (mis pour « les documents ») est placé avant le verbe, donc accord.
***** « Falloir » est un verbe impersonnel, donc pas d’accord.
****** RAPPEL : lorsque le COD du verbe est le pronom « en », le participe passé est invariable.
******* Les deux verbes n’ont pas de COD; les participes passés sont invariables.

Un premier tournoi par une température idéale

Les champions, ex-aequo

Quelle belle journée pour tenir le premier tournoi de pétanque de la saison, ici à Pioneer Village. Toute la communauté des « pétanqueux » était en liesse pour l’événement qui a attiré 84 joueurs sur 28 équipes pour l’occasion.

Une légère et douce brise sous un ciel tantôt nuageux, tantôt éclatant de soleil, la température idéale en fait, et il n’en fallait pas plus pour en disputer les honneurs à 13h00 sur des allées fraichement râtelées.

Médaillés d’argent

Un tournoi de pétanque ici, c’est un événement à ne pas manquer et à voir les sportifs s’entraîner tous les jours, il ne faut pas se surprendre de la popularité de cette activité.

Après trois heures de compétition, les lauréats étaient connus.

La médaille de bronze est allée à l’équipe du capitaine Gilles Boudreault, flanqué de Jean Martine et de Nicole Pelletier, qui ont remporté 3 victoires (13-9, 13-10 et 13-2) pour un différentiel de 18.

Médaillés de bronze

En seconde position, l’argent est allé à l’équipe du capitaine Charles Morier, un vétéran en la matière, assisté de Bob Ansaldi et Linda Vachon, qui, également, n’ont pas connu la défaite (13-1, 13-10 et 13-5), avec un différentiel de 23.

Finalement l’or a été remporté par deux équipes ex-aequo, avec deux différentiels identiques de 26. Celle du capitaine André Laliberté, flanqué de Jacques Roy et Johanne Gauthier (13-5, 13-3 et 13-5). L’autre équipe, pilotée par la capitaine Michelle Taschereau, et ses équipiers Luc Perrier et Jean-Louis Lebel s’assurait des victoires de 13-8, 13-3 et 13-2. Fait à noter, c’était la première fois, dans l’histoire des tournois de pétanque à Pioneer Village, qu’une équipe championne était dirigée par UNE capitaine, au grand bonheur des organisateurs.

Les récipiendaires du prix coco

Innovation cette année : l’attribution d’un prix coco pour la pire performance de la journée. Et pourquoi pas… faut bien en rire. Le capitaine Pierre Proulx, Jacques Brisson et Chantale Pilote, (différentiel de -33), se sont mérités cet honneur peu enviable, mais loufoque.

Pour terminer la journée en beauté, l’équipe de bénévoles de Marcel s’est appliquée à faire griller les succulents hotdogs, comme le veut la tradition pour nourrir toutes ces bouches affamées, après que tous les prix de présence et contribution volontaire eurent été tirés.

Encore une fois, l’organisation de Pierre Destrempes a été à la hauteur pour contribuer pleinement au succès de cette compétition amicale, dont on ne se lasse pas à Pioneer Village. Bravo à toute l’équipe et on remet ça pour le second tournoi du 3 février… même heure, même endroit !

Une autre mort atroce

La publicité des résidences pour personnes âgées insiste sur la sécurité de ces résidents. Aux mensualités que ces personnes âgées paient, c’est la moindre des choses que leur sécurité soit assurée. Alors pourquoi, malgré les nouvelles technologies, des résidents meurent d’avoir été oubliées à l’extérieur ?

Les caméras de surveillance ne sont là que pour créer un faux sentiment de sécurité ? Nous sommes supposés appendre de nos erreurs… ça prend du temps à aboutir, pendant que des personnes vulnérables en paient le prix de leur sacrifice.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article, qui suit, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, suite au récent décès de monsieur Jean-Guy Pronovost, trouvé mort gelé, à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées de Saint-Jean-sur Richelieu.

Une phrase a retenue toute mon attention, parce qu’elle est criante de vérité : « On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables… ». Il serait temps qu’on s’y attarde.

ENCORE ? Richard Martineau

Quand la mère de Gilles Duceppe, madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, est morte à 93 ans le 20 janvier dernier après avoir agonisé pendant six heures dans un froid sibérien, on s’est dit qu’au moins, son décès nous aura sensibilisés à l’importance de mieux surveiller les allées et venues des locataires des résidences pour personnes âgées.

« Sa mort, bien que tragique, aura servi à quelque chose… »

Or, 11 mois plus tard, la même chose s’est passée – cette fois, dans une résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu.

DES GENS VULNÉRABLES

Cette fois, c’est un homme de 88 ans souffrant d’Alzheimer, monsieur Jean-Guy Pronovost, qui serait demeuré à l’extérieur pendant quatre heures, alors que le mercure était à -25 Celsius.

Pour l’instant, on ne sait pas trop comment cet homme s’est retrouvé seul dehors dans un tel froid, pendant aussi longtemps.

Mais on est en droit de se poser des questions…

À quoi ça sert d’avoir des caméras de surveillance si personne ne les regarde ?

Le rôle de ces résidences n’est pas seulement d’offrir un environnement confortable et stimulant à leurs résidents.

C’est aussi d’assurer leur sécurité.

On parle ici d’une clientèle hyper vulnérable. Beaucoup de ces résidents éprouvent des problèmes de mémoire ou n’ont pas toute leur tête…

Comment certains peuvent-ils se retrouver dehors, sans que personne ne le sache ?

Accepterait-on qu’un enfant de cinq ans échappe à la surveillance des éducateurs d’un CPE et se retrouve tout seul dans la rue ?

Voyons !

C’est bien beau, permettre aux vieux de mourir dans la dignité.

Mais peut-on aussi faire en sorte qu’ils vivent dans la dignité ?

CASSER MAISON

En 1977, un film à sketches italien est sorti en salles : Les nouveaux monstres.

Dans un des sketches (intitulé « Comme une reine »), un homme qui vit avec sa vieille mère propose à celle-ci de faire une balade en auto avec lui.

Après une heure de route, il l’amène « visiter » une jolie maison.

« Oh, regarde maman, toutes les personnes âgées qui vivent ici ! Regarde comme c’est beau ! Tu pourrais te faire plein d’amies, ici ! Justement, j’ai apporté des vêtements dans une valise ! »

On se rend compte que le bonhomme a décidé de « placer » sa vieille mère, car sa femme ne peut plus la supporter.

À la fin du sketch, l’homme dit à sa mère qu’il viendra la voir « peut-être la semaine prochaine », puis il retourne dans son auto en pleurant…

La décision de « placer » un de ses parents est l’une des plus difficiles et des plus déchirantes qu’une personne peut prendre dans sa vie.

On sent qu’on abandonne la personne qui nous a donné la vie, qui a pris soin de nous…

Mais on se dit que c’est pour son bien, pour sa sécurité.

Elle sera prise en charge, surveillée.

Traitée, justement, comme une reine, comme un roi.

DES MORTS ATROCES

Vous imaginez la peine qu’une personne peut ressentir lorsqu’elle apprend que sa mère ou son père a perdu la vie dans des conditions atroces, à cause d’un manque de surveillance ?

On juge du degré de civilisation d’ne société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables…

Ça grouille chez les retraités en forme

Le temps des Fêtes n’est plus, les décorations ont disparu, voilà que la vraie haute saison touristique débute en Floride, du moins à Pioneer Village.

Et nous, on a remplacé notre auvent qui en avait vraiment besoin après onze années de loyaux services. Vous pouvez apprécier le changement radical, sur la photo qui accompagne cet article. Nous sommes passés du gris au bourgogne. Un travail de pro entre Jacques, Marcel et moi.

Les nouveaux venus s’intègrent rapidement aux différentes activités et ça grouille de mouvements. Les tournois de pétanque s’amorceront ce lundi avec la première de quatre compétitions amicales bien sûr. Le complexe affiche complet et on voit bien que la fermeture de certains terrains de camping sur la côte est a provoqué une migration qui tente sa chance à l’ouest.

Et il y a aussi l’effort collectif pour ajouter à notre confort. La machine à popcorn a rendu l’âme au bingo ? Pas de problème, on a organisé une vente de desserts lors du repas communautaire d’hier, dont les recettes serviront à se doter d’une nouvelle machine. Il est à souhaiter qu’elle produise du popcorn à la mesure de l’ancienne. Parole de l’expert que je suis, c’était le meilleur mais soufflé que j’ai eu à me mettre sous la dent. C’est pas compliqué, l’objectif toujours atteint était de vider le sac. Mission accomplie !

On veut s’équiper d’un grand téléviseur pour la salle communautaire, un monstre de 80 pouces. Devant servir à plusieurs activités ? Qu’à cela ne tienne… mardi prochain, le 14 janvier, place à la musique rétro à la salle communautaire pour une autre levée de fonds afin d’acquérir le « monstre ». Les coûts seront partagés entre les instances du complexe, tant administratives que sociales. Ce ne sont pas les initiatives qui manquent ici. La volonté et l’action sont là… pas de niaisage !

Je vous annonçais que le premier tournoi de pétanque se tiendra demain… seulement à voir les allées, on se doute bien que quelque chose de grandiose se prépare. Les fanatiques amateurs se pratiquent et on croirait que tout le parc est à la pétanque. D’autres y seront pour déguster les succulents hotdogs, à la québécoise, pour bien terminer l’activité. Ah, si Jean Rafa était encore de ce monde… il en jouirait assurément. C’est populaire la pétanque à Pioneer Village. C’est même une religion, comme le poker Texas Hold-Em… la nouvelle folie furieuse ! On s’en reparlera.

Le volet musical est très populaire également. Le tiki s’anime tous le mercredis après-midi et nous avons une belle brochette de danseurs et de spectateurs qui nous soutiennent. J’arrive avec mon clavier dès 12h30 pour m’installer et mes comparses musiciens suivent pour y mettre toute notre énergie à ce divertissement populaire. Madame Rose et son support à saveur de houblon n’en manque pas une. Cette octogénaire adore ces mercredis et ne se gêne pas pour en faire la promotion. C’est notre « fan » numéro un !

Même phénomène pour les soirées dansantes. Le 25 janvier, c’est le Luau Party, le 6 février c’est le Potluck canadien, sans oublier la fête du beau-frère Jean-Guy au resto le 26 janvier. Il vieillit le beau-frère mais son appétit n’a pas perdu de sa vigueur. Fettucine-crevettes mon Jean-Guy ? Mets-en !

C’est ça le Pioneer Village de North Fort Myers… Ça grouille comme une « canne » de vers bien dodus… parole de pêcheurs ! Le cholestérol est à son plus bas. Si on s’ennuie, c’est qu’on le désire !

On s’en recause…

Et si la chance vous souriait…

Gagner à la loterie ! C’est le souhait de tout le monde. On a qu’à regarder la folie qui s’est emparée des Québécois pour mettre la main sur le gros lot du Lotto Max évalué à 70 millions $ ainsi que 25 maxmillions. Ça change une vie ! Une chance sur 33 millions ! Vous imaginez ? Surtout, et contrairement à d’autres endroits sur la planète, on sait qu’ici, les gagnants doivent consentir à ce que leur photo soit publiée et leur nom connu.

Certains se contenteraient d’une cagnotte moins importante, disons 200 000 $. La publicité l’a déjà dit : gagner à la loterie, « ça change pas le monde, sauf que… »

C’est justement sur ce « sauf que… » que s’est penchée Stéphanie Grammond, dans La Presse+ du 7 janvier dernier et que je partage avec vous aujourd’hui.

L’ENVERS DU GROS LOT

Il y a des hasards comme ça dans la vie… Alors qu’on s’apprête à tirer le plus gros lot de toute l’histoire du Canada, je suis tombée sur la comédienne Marie-Chantal Perron qui a porté sur les planches du Théâtre du Rideau Vert le roman La liste de mes envies que j’avais vu en 2016.

La pièce montre l’envers du gros lot. Elle met en lumière tout ce qu’on risque de perdre lorsqu’on a la chance de gagner une somme astronomique… comme le présent lot record de 70 millions du Lotto Max, qui est assorti d’au moins 25 Maxmillions.

LES GAINS LES PLUS IMPORTANTS AU LOTTO MAX AU QUÉBEC

65 millions : juin 2019

60 millions : 6 janvier, 10 février et 22 décembre 2017 et 8 juin 2018

55 millions : 17 juillet 2015, 21 avril et 2 juin 2017

Source : Loto-Québec

La pièce ne pourrait pas être plus d’actualité. « C’est une belle fable sur notre société qui prône que l’argent règle tout », explique Marie-Chantal Perron, qui est tombée amoureuse du personnage principal du roman de Grégoire Delacourt.

Comme elle, la Jocelyne du roman se passionne pour les textiles, les boutons, les vêtements uniques faits à la main. Jocelyne mène une petite vie heureuse dans sa boutique. Pour la première fois de sa vie, elle achète un billet de loterie, mais seulement pour faire plaisir à ses copines qui passent leur vie à gratter des billets en dressant la liste de tout ce qu’elles désirent.

Mais ce que Jocelyne désire ne s’achète pas. Elle voudrait redonner vie à sa mère dont elle s’ennuie tellement. Elle voudrait ramener la mémoire de son père qui est atteint d’Alzheimer. Elle voudrait se trouver belle.

Alors, quand elle remporte le gros lot de 18 millions d’euros, elle n’en parle à personne et cache son chèque sans l’encaisser. Oubliez ça chez nous. Loto-Québec diffuse systématiquement le nom et la photo des grands gagnants, par souci de transparence envers le grand public. Mais cette soudaine notoriété peut transformer les relations interpersonnelles. Certains amis s’éloignent par jalousie. D’autres s’attendent à des cadeaux.

Or, dans la pièce de théâtre, Jocelyne reste anonyme. Elle craint que la manne ne bouleverse son petit bonheur calme. Sa vie n’est pas grandiose, mais elle est authentique. Avec le prix, elle se demande : « Est-ce que les gens vont m’aimer pour moi ou pour ce que je peux leur apporter ? », demande Marie-Chantal Perron.

Et Jocelyne a raison de s’en faire. Sautez les prochaines lignes si vous souhaitez lire le roman, mais l’amoureux de Jocelyne finira par découvrir le chèque et s’enfuir avec la cagnotte.

Un vrai gâchis.

Vous croyez que c’est tiré par les cheveux ? Pas tant que ça. Parfois, la réalité dépasse la fiction.

Pensez seulement à la célèbre histoire des Lavigueur qui ont remporté plus de 7 millions en 1986.

L’affaire a marqué la culture populaire parce que le billet non signé qui avait été perdu par le père lui a été rapporté par un étranger.

Puis, une de ses filles qui n’avait pas participé à l’achat du billet gagnant, contrairement à son habitude, l’a poursuivi pour obtenir sa part du gâteau. Elle est finalement morte à 22 ans d’insuffisance cardiaque. D’autres membres de la famille sont aussi décédés, dont un qui s’est pendu.

Bref, l’exemple parfait d’un gros lot qui vire au cauchemar.

Et que dire du Dr Joseph Roncaioli qui a été condamné à sept ans de prison en 2008 pour avoir empoisonné sa femme ? La dame avait gagné 5 millions de dollars en 1991. Mais il ne restait presque plus rien au couple qui menait la grande vie dans une maison avec piscine intérieure. Il faut dire que la femme qui tenait les cordons de la bourse avait secrètement donné 2 millions à un enfant d’un premier mariage, au grand dam de ses deux autres enfants.

Ce drame quasi shakespearien a de quoi vous décourager des jeux de hasard qui sont ni plus ni moins qu’une forme de taxe volontaire. Il me semble qu’on paie déjà assez d’impôts au Québec. Pas besoin d’en ajouter !

Si vous avez quelques dollars à perdre à la loterie chaque semaine, il vaudrait mieux utiliser cet argent pour de l’épargne systématique. Voilà une façon de s’enrichir à coup sûr. Par exemple, si vous investissez 20 $ par semaine, vous accumulerez plus de 130 000 $ après 40 ans, avec un rendement annuel de 5 %. Qui dit mieux ?

Bien sûr, ça ne fait pas rêver autant. Mais vos chances de gagner 70 millions sont presque aussi minces que celles de vous faire croquer le gros orteil par un requin en prenant votre bain.

Et si vous gagnez à la loterie, la vie ne sera pas nécessairement plus simple. Il n’est pas aisé de gérer une grosse somme d’argent qui tombe du ciel. Le nouveau millionnaire n’a pas eu l’occasion de bâtir, petit à petit, une relation de confiance avec un conseiller financier. Il n’a pas pu faire ses armes en commençant par de petites sommes.

La richesse lui tombe dessus sans avertissement. Les gros chiffres peuvent être étourdissants. Mais l’argent s’évapore plus vite qu’on pense.

En 2020, il n’y a pas de quoi crier « Bye Bye Boss » quand on remporte 1 million de dollars. Une telle somme vous permettra de rembourser vos dettes, de vous payer quelques douceurs et d’arrêter de vous soucier de votre retraite. Pour vous donner une idée, une somme de 1 million permettrait à un homme de 65 ans de recevoir une rente d’environ 58 000 $ par année jusqu’à la fin de ses jours.

Si vous ne gagnez pas le million, commencez tout de suite à économiser.