La leçon de français (30)

L’ACCORD DU VERBE : CAS PARTICULIERS

Règles

Le sujet est parfois placé après le verbe; il y a inversion du sujet. Nous visitons un parc animalier où vivent des rhinocéros blancs.

Dans la tournure impersonnelle, le pronom « il » ne représente rien de particulier et le verbe est souvent suivi d’un groupe nominal à l’origine de l’action. Néanmoins, le verbe s’accorde avec « il », même si le sujet logique est au pluriel : En cette matinée hivernale, il tombe de gros flocons.

Cas de plusieurs verbes et plusieurs sujets :

– plusieurs verbes peuvent avoir le même sujet :

Les routiers arrêtent leur camion et observent une pause.

– un même verbe peut avoir plusieurs sujets :

Les camions et les voitures n’utilisent pas le même stationnement.

Si deux sujets sont au singulier, le verbe se met au pluriel :

Le brochet et la tanche vivent dans les eaux douces.

Attention ! Lorsque le sujet du verbe est un verbe à l’infinitif, le verbe s’accorde toujours à la 3e personne du singulier : Faire des grimaces n’amuse personne.

Exercices

1- Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?

Sur le clavier courent les doigts du pianiste de l’orchestre.

A) le clavier – B) les doigts – C) du pianiste – D) l’orchestre

2- Quelle écriture complète la forme verbale en gras ?

Séchées, la datte et la figue se consomm… toute l’année.

A) erons – B) erait – C) ent – D) e

3- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Quelques brins de persil, fraîchement coupés, … du goût aux plats.

A) donne – B) donnera – C) donnerons – D) donneront

4- Quels pronoms sujets complètent cette phrase ?

… qui parle, … sollicite son accord avant de me décider.

A) Toi / tu – B) Moi / je – C) Ceux / elle – D) Eux / ils

5- Quelle écriture complète le verbe en gras ?

La hyène et le vautour se disput… la carcasse d’un impala.

A) ait – B) erons – C) e – D) èrent

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … parfois la publicité que … les chaînes de télévision.

A) regardes / diffuses – B) regardent / diffuse

C) regarde / diffusent – D) regardait / diffusait

7- Quel couple de terminaisons complète les verbes en gras de cette phrase ?

Ta flèche tomb… à terre; celles de ton concurrent atteign… la cible.

A) era / eront – B) ait / ait – C) a / it – D) e / ent

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C** – 3) D*** – 4) B**** – 5) D***** – 6) C****** – 7) D*******
* Il y a inversion du sujet que l’on retrouve facilement en posant la question : « Qu’est-ce qui court ? »
** Deux sujets singuliers entraînent un accord du verbe au pluriel.
*** Au futur simple, ne pas confondre la terminaison de la 1ère personne du pluriel avec celle de la 3e personne du pluriel.
**** Les verbes « parler » et « solliciter » sont conjugués à la 1ère ou à la 3e personne du singulier du présent : seuls pronoms possibles : « moi » pour « parle » et « je » pour « sollicite ».
***** Deux sujets au singulier entraînent un accord du verbe au pluriel.
****** Le 1er verbe est à accorder à la 1ère personne du singulier et le second à la 3e personne du pluriel (sujet inversé).
******* Si, pour le 1er verbe, les quatre terminaisons proposées conviennent (à des temps différents), le second est à accorder à la 3e personne du pluriel. La forme « atteigneront » est incorrecte. Les deux verbes sont donc conjugués au présent de l’indicatif.

Second tournoi de pétanque sous le soleil

Initialement prévu lundi dernier, c’est hier que se tenait le deuxième tournoi de pétanque de la présente saison. Dame nature y avait mis du sien avec une pluie plus qu’abondante, mais elle s’est reprise de belle façon avec du soleil mur-à-mur et un mercure très confortable.

Inutile de vous dire que les adeptes étaient en liesse, pour ne pas dire en manque, et dès 12h30, ils faisaient la file pour les inscriptions qui ont battu un record en permettant à deux équipes supplémentaires de participer à l’amicale compétition, portant le total d’équipes à 26 pour 78 joueurs.

Contrairement au premier tournoi, celui d’hier s’est déroulé rapidement. Vers 16h00 les allées étaient désertes et les chaises de jardin ont changé de côté pour la suite des événements; les remises de prix et… les succulents hotdogs de la bande du chef Marcel. Si bien qu’à 17h30 la place était déserte. C’est ce qui se passe avec une organisation bien rodée. Charles A. Morier peut dormir sur ses deux oreilles parce que la relève est très compétente. Pierre, Jacques et toute l’équipe de bénévoles veillent au grain.

Mais pour revenir au tournoi comme tel, voici les équipes qui se sont méritées les honneurs.

La médaille de bronze est allée à l’équipe du capitaine Jean-Guy Therrien, flanqué de Jean Martine et Louiselle Quimper. Avec des pointages de 13-9, 13-10 et 13-11 ils n’ont pas connu la défaite pour s’emparer de cette troisième place.

La médaille d’argent a été remise à l’équipe du capitaine Marcel Tassé et ses comparses Gilles Rochefort et Jean-Claude St-Arnaud, qui remettaient des cartes de 13-9, 13-11 et 13-6 pour se sauver avec la seconde place au classement. Eux aussi n’ont pas connu la défaite.

Finalement, l’équipe du capitaine Pierre Destrempes, accompagné de Ghislain Beaulé et Solange Lebel, se couvraient d’or avec des victoires écrasantes et sans équivoques de 13-4, 13-3 et 13-5, pour mettre la main sur le précieux trophée emblématique et perpétuel de cette discipline ici à Pioneer Village.

Évidemment, Pierre, qui est aussi l’organisateur et annonceur a dû céder le micro à Jacques, notre statisticien, pour divulguer le nom des vainqueurs… gloire oblige, et ce n’était pas arrangé avec le gars des vues.

Au niveau des prix de participation, il faut souligner 7 prix, gracieusement offert par la direction du complexe et il faut aussi mentionner la générosité de certains campeurs qui confectionnent de leurs mains, bon an mal an, des cadeaux pour les participants et bénévoles lors de ces tournois. Je ne mentionne pas de noms, de peur d’en oublier.

Finalement, un gros merci aux bénévoles qui s’impliquent pour faire de ces journées culturelles, un succès assuré. Je n’ai pas tous les noms mais je veux parler des gens aux inscriptions et aux statistiques, de même que les autres à la bouffe. Ceux qui fournissent les barbecues et les personnes qui s’impliquent sans réserve pour installer et désinstaller les équipements. Finalement un immense merci aux participants qui ont à cœur leur environnement afin de laisser les lieux dans un état impeccable, lorsque nous quittons le site.

Ces gestes sont à souligner et c’est une excellente impression à laisser à toute la communauté. Pour visionner les photos de l’événement, voici le lien à cliquer.

Prochain rendez-vous : le 18 février.

Quel formidable ado tu es devenu

Salut Pierre-Olivier. Quinze ans déjà, et le 4 février 2004, tu arrivais comme le plus beau des présents. Comme le temps passe… et nous aussi on a vieilli de 15 ans mais à t’observer, ça nous rajeuni. Le petit bonhomme a grandi pour devenir un bel ado fier et déterminé. Mordre dans la vie c’est ce qu’il y a de plus enivrant.

Comme grands-parents, des petits-enfants c’est le plus beau et le plus stimulant des cadeaux qu’on puisse recevoir. Nous te souhaitons que du bonheur et de beaux moments. L’âge n’est rien, la jeunesse est dans le cœur et dans la douceur des sentiments.

La vie s’ouvre à toi pour que tu puisses réaliser tes rêves les plus fous et à la mesure de tes ambitions. Nous, grand-maman et grand-papa, on le sait ça, parce que tu es unique et que tu fais notre fierté sans aucune réserve.

Pour cette quinzième occasion de souffler les bougies, nous te souhaitons une belle journée comme tu les aimes, entouré d’amour, de joie et de belles surprises. Mais par-dessus tout ça, sois assuré de notre amour inconditionnel, encore plus gros que ce qu’il y a de plus gros.

Bon anniversaire P.O.!

Grand-maman et grand-papa XXX

Cancer : Un diagnostic précoce, et ne rien négliger

Le cancer ! La maladie qui tue ! Rien qu’à entendre ce mot, tout bascule. C’est bien le dernier diagnostic qu’on veut entendre et pourtant, avec l’évolution de la médecine, on n’arrête pas d’en trouver. Bien sûr, en 2019, le taux de rémission a beaucoup progressé et il est permis d’espérer. Mais il y a toujours des cas. Des cas d’exception qui remettent tout en question. Les médecins poussent-ils au maximum les recherches et analyses pour en arriver à un verdict sans équivoque ?

Un médecin est un humain. Mais l’erreur étant aussi humaine, il faut tout faire pour l’éviter; fouiller, examiner plus à fond, analyser, recommencer jusqu’à l’obtention d’un diagnostic hors de tout doute. Un mal persistant devrait toujours être un point de départ, une cloche, une alarme, propice à toute dramatique éventualité. C’est le moins qu’un patient peut espérer. Hélas, ça demeure une réalité et tous n’ont pas cette chance.

Voici un article révélant un témoignage bouleversant sur cette terrible maladie souvent mal diagnostiquée ou, hélas trop tard. Il a été publié dans La Presse+ du 12 janvier dernier, sous la plume de Diane Lamarre. À vous d’en tirer vos propres conclusions.

POUR CEUX QUI VONT SUIVRE Diane Lamarre

En 2012, le mari de mon amie est un homme costaud de 58 ans profitant, depuis quelques années, d’une retraite bien méritée après une longue carrière comme policier.

Des douleurs au dos apparaissent sournoisement. Probablement dues à son nouveau vélo stationnaire… Il les tolère un moment, mais elles sont tenaces, récurrentes. Consultation avec son médecin, ordonnance d’anti-inflammatoires : la douleur persiste. Nouvelles consultations, toujours pas de diagnostic précis, sauf probablement des douleurs musculo-squelettiques dues aux exercices.

Cinq mois plus tard, malgré quelques consultations médicales, cette douleur intermittente, mais vive qui se manifeste comme des « crises aiguës » perdure. Toujours pas plus de précisions. Jusqu’à ce jeudi du mois de février où il a du sang dans ses urines.

Ce fut son cadeau de Saint-Valentin. Il revoit son médecin et enfin, les choses bougent. Quelques jours plus tard, le diagnostic irréversible et foudroyant tombe. Cancer du rein avec métastases. Intraitable, incurable.

Quelques semaines plus tard, le 6 mai 2013, en écoutant les Beatles qu’il adorait, avec ses proches près de lui, il meurt. Pour sa conjointe, douleur, révolte, colère, tristesse. La vie bascule.

VIDÉE ET ÉPUISÉE

Quelques mois plus tard, un diagnostic de cancer du sein frappe mon amie à la suite de sa mammographie de routine. Lésion de quelques millimètres. Tout se contrôle bien. Le pronostic est bon. Chirurgie, radiothérapie et suivi serré pour les cinq prochaines années. Les mammographies suivantes sont normales. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

En mai 2018, par contre, ça ne va pas : elle fait, en pleine nuit, ce qui a toutes les allures d’une crise de foie. Consultation chez le même médecin, qui ne s’alarme pas. En juin, la douleur du côté droit du thorax est toujours là. Elle a maigri. Nouvelle consultation. On accuse sa nouvelle activité, la pétanque, de lui irriter le cartilage entre les côtes. « Appliquez du Voltaren » sera le seul conseil qu’on lui prodiguera.

En juillet, une toux sèche s’installe et perdure. Nouvelle consultation en août. Prescription de pompes. La toux persiste. Début septembre, nouvelle consultation. On soupçonne un effet secondaire de ses médicaments pour la pression, sans plus. Fin septembre, sa pression est basse, elle se sent faible et tousse sans arrêt. Non, elle n’est pas dépressive. Elle se sent vidée, épuisée. Elle sait que quelque chose ne va pas. Elle croise une amie infirmière qui la trouve bien pâle. Anémie ?

Un autre médecin est consulté, et seulement à la voir, il comprend la gravité de la situation.

Elle a perdu beaucoup de poids. C’est visible. Elle a le ventre gonflé. Ascite. On lui retirera huit litres de liquide abdominal en trois ponctions rapprochées. Elle recevra deux transfusions sanguines. Puis, un scan confirme la récidive du cancer du sein et la présence de métastases partout dans son abdomen.

MALCHANCES RÉPÉTÉES ?

Peut-être. Mais peut-être aussi qu’en 2018, quand il y a une perte de poids significative chez une patiente qui a eu un cancer du sein depuis moins de cinq ans, une enquête plus poussée aurait été indiquée. Peut-être qu’un ventre gonflé par l’ascite aurait pu être détecté si on l’avait au moins palpé.

Peut-être qu’un patient de 58 ans qui a des douleurs au dos depuis cinq mois mérite une enquête plus poussée que la prescription à répétition d’anti-inflammatoires ?

En 2018, le cancer frappe une personne sur trois… mais parfois deux sur deux.

Le médecin est le seul à pouvoir poser ce diagnostic. C’est pourquoi nous avons besoin d’un accès rapide et d’une enquête qui tient compte de ce niveau de risque élevé et croissant face à une maladie sournoise qu’il faut débusquer avec perspicacité et rapidité. Chaque journée compte.

BESOIN DE SAVOIR ET DE FAIRE MIEUX ENSEMBLE

Depuis novembre 2018, mon amie est dans une maison de soins palliatifs. Quelques semaines à vivre, tout au plus.

Je suis allée la voir. Elle m’a tout raconté en détail. Elle en avait besoin. Elle décrit chaque étape avec calme et lucidité, mais je sens toute sa douleur. Elle n’a pas besoin d’analgésiques pour l’instant, mais elle a mal. Mal d’injustice, mal du doute sur un diagnostic potentiellement trop tardif qui a bouleversé sa vie deux fois, dont une lui sera fatale.

Si les deux situations étaient inéluctables, il faudrait que quelqu’un lui explique qu’il n’y avait rien d’autre à faire plus tôt. Mais si c’était évitable, il faudrait que quelqu’un fasse mieux la prochaine fois.

Savoir permet d’atténuer la douleur. La douleur intérieure.

Est-ce qu’un travail en interdisciplinarité aurait pu aider à un diagnostic plus précoce ?

Dans le cas de mon amie, est-ce qu’un suivi par un membre d’une équipe spécialisée en oncologie aurait repéré plus tôt les symptômes ?

Et si c’est trop tard pour elle, elle voudrait donner une meilleure chance au suivant. On ne cherche pas de coupable, on veut le meilleur pour l’avenir.

Je lui ai dit : « Aimerais-tu que je parle publiquement de ce que tu as vécu ? » Sans une seconde d’hésitation, son regard allumé, elle m’a dit : « Oui ! »

NDLR. :
Demain, 4 février, c’est la Journée mondiale contre le cancer, ayons une pensée et une profonde réflexion pour celles et ceux qui doivent lutter pour leur survie, ainsi que celles et ceux qui sont en rémission.

Rapport de « Snowbird »

De retour pour un autre compte-rendu de notre hibernation. Janvier, c’est définitivement un mois imprévisible en Floride. Si on a de la chance, il fera beau et chaud… exceptionnellement. Mais de plus en plus, l’hiver qu’on vit cette année, ressemble étrangement à celui de 2010, alors que dès 16h00, les snowbirds regagnaient leurs confortables chaumières. On gèle ! Les 5 à 7 sur les terrasses se font rares et la semaine dernière, même les chiens boudaient leur promenade de début de soirée. Mais bon, nous voilà en février et le meilleur est à venir.

Cependant, janvier apporte aussi une obligation importante pour nous; remplir notre formulaire 8840. Si, par un calcul savant, on dépasse les 182 jours de visite sur 3 ans, on doit obligatoirement compléter ce formulaire et l’envoyer par la poste, avant le 15 juin, au Revenu américain, pour rendre compte de notre nationalité et le fait qu’on n’a pas de revenus d’ici. La villégiature doit être notre seule raison de séjourner de longs mois aux États-Unis, durant la saison froide. Un questionnaire simple et rapide à remplir et qui évite un paquet de questions gênantes qu’on pourrait se faire poser. Nous, on a pris l’habitude de le compléter tôt pour ne pas l’oublier, puisqu’il couvre une année complète de calendrier.

On a eu de la visite. Nos amis Lise et Serge, stationnés au Lac Okeechobee dans le centre de la Floride, sont passés chez-nous, mercredi de la semaine dernière. Serge est un bassiste qui joue avec moi dans l’orchestre LCDC et qui, pour l’occasion, a apporté avec lui son instrument. Maniaque de musique comme il est, il a suivi mon conseil d’apporter sa « base » en Floride pour nous accompagner durant le jam hebdomadaire que nous tenons chaque mercredi sous le tiki. Il fallait le voir aller; en pleine forme et enthousiasme au point ou son douloureux pouce, bourré d’arthrite, a survécu après une petite vaporisation d’un produit miracle. Pas une seule douleur, mais un plaisir certain qui émanait de sa binette. Lise et Louise ont assisté à nos performances. L’amigo Sergio en a rajouté en revenant avec son copain Léo, mercredi dernier, pour un autre trois heures de musique.

Le 26 janvier, c’était l’anniversaire de Jean-Guy, alias « Boum-Boum », le frère de Louise. Son 71e et on a sauté sur l’occasion de la soirée hawaïenne pour célébrer l’événement. Du gâteau pour tout notre groupe, après un copieux repas, et de la danse pour se dégourdir et digérer tout ça. Le lendemain, c’était le déluge ici; 100 mm de pluie et des vents violents qui ont atteint les 70 km/h. Un dimanche vraiment moche et froid. Mais en regardant les bulletins de météo du Québec, on se considérait somme toute, chanceux. Inutile de vous dire que le tournoi de pétanque du lendemain a dû être annulé et il sera repris ce lundi.

En terminant, si je vous fais rapport de notre séjour en Floride toutes les deux semaines, c’est parce que vous y avez montré de l’intérêt. J’adore lire vos commentaires et soyez assurés que ça augmente mon plaisir de vous en informer. Alors, je vous dis à la prochaine…

Le guide alimentaire canadien fait finalement des heureux

Tout le monde s’accorde pour dire que le nouveau guide alimentaire canadien connaît une refonte en profondeur. Ce qui était suggéré avant, ne l’est plus maintenant.

Alors si le guide fait des malheureux, il fait aussi des heureux. Et la caricature qui suit en est une belle et drôle réalisation. Mon ami Gilles me l’a fait parvenir et je ne voulais pas la garder pour moi. Alors c’est ce que je partage avec vous aujourd’hui. Merci également à Côté pour son idée brillante.

On dit qu’une image vaut mille mots… cette parodie en vaut tout autant.

La leçon de français (29)

L’ACCORD DES ADJECTIFS : CAS PARTICULIERS

Règles

Rappel ! Les adjectifs et les participes passés employés comme adjectifs s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils apportent une précision.

Quelques formes particulières d’adjectifs au féminin

La plupart des adjectifs terminés par « -et » au masculin prennent un accent grave au féminin : complète, discrète, concrète, inquiète.

Principales exceptions qui doublent le « t » : nette, muette, violette, coquette.

Quelques formes particulières d’adjectifs au pluriel

La plupart des adjectifs masculins terminés pas « -al » forment leur pluriel en « -aux » : local – locaux.

Principales exceptions qui prennent un « s » : finals,
navals, natals, fatals.

Attention ! Il existe d’autres modifications au féminin.

Bon – bonne, précieux – précieuse, sec – sèche, blanc – blanche,

neuf – neuve, gros – grosse, frais – fraîche, doux – douce,

nul – nulle, amer – amère, joueur – joueuse, réducteur – réductrice.

Exercices

1- Quelle terminaison complète l’adjectif en gras ?

Indis…, Cécile et Damien écoutent parfois aux portes !

A) crèts – B) crettes – C) crètes – D) crets

2- Quel nom complète cette phrase ?

Les … sont essentielles pour notre santé.

A) concombres – B) vitamines – C) légumes – D) agrumes

3- Quel couple d’adjectifs complète cette phrase ?

Entre ces deux chefs d’État, les discussions furent … et … .

A) franches / cordiales – B) franches / cordial

C) francs / cordiaux – D) franche / cordiaux

4- Quel est le seul adjectif qui ne peut pas être au masculin singulier ?

A) sérieux – B) hébreux – C) fougueux – D) anxieux

5- Quels adjectifs complètent cette phrase ?

Les établissements … sont des lieux hautement … .

A) pénitentiaire / sécurisé – B) pénitenciers / sécurisés

C) pénitentiaires / sécurisés – D) pénitencier / sécurisé

6- Quel adjectif ne forme pas son pluriel comme les autres ?

A) trivial – B) bancal – C) génial – D) jovial

7- Quels adjectifs complètent cette phrase ?

Jules Ferry a mis en place l’école …, …, … et … .

A) publique / laïc / gratuite / obligatoire

B) publique / laïque / gratuite / obligatoire

C) public / laïc / gratuite / obligatoire

D) public / laic / gratuit / obligatoire

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D* – 2) B** – 3) A*** – 4) B**** – 5) C***** – 6) B****** – 7) B*******
* Lorsqu’on a un nom féminin et un nom masculin, l’accord se fait au masculin.
** Seule difficulté, le nom « agrume » ; on croit souvent que c’est un nom féminin.
*** Seul couple où les deux adjectifs sont accordés au féminin pluriel.
**** L’adjectif « hébreu » ne s’emploie qu’au masculin ; au féminin, on utilise « israélite » ou « juive ». L’adjectif « hébraïque » (masculin ou féminin) sert de féminin à « hébreu » lorsqu’il s’agit de choses : « la langue hébraïque, des inscriptions hébraïques ».
***** Ne pas confondre le nom « pénitencier » et l’adjectif « pénitentiaire ».
****** « bancal » fait partie (avec « fatal, final, naval, tribal, natal ») des quelques adjectifs qui ne forment pas leur pluriel en « -aux ».
******* Les quatre adjectifs doivent être accordés au féminin singulier.

Dans ce temps-là…

ES-TU VRAIMENT VIEUX OU VIEILLE…?

L’autre jour, un jeune me demande quelle était ma malbouffe préférée quand j’étais plus jeune.

– Nous n’avions pas de malbouffe quand j’ai grandi, lui dis-je. Tous les repas étaient bons pour la santé.

– Non, mais sérieusement, où mangeais-tu ?

– C’était une place appelée « la maison » que je lui expliqua. Ma mère cuisinait tous les jours et quand papa revenait du travail, on s’asseyait ensemble à la table de la salle à manger et si je n’aimais pas ce qu’il y avait au menu, je devais rester assis jusqu’à ce que j’aime ça.

Le jeune à qui je parlais éclata de rire au point que je pensais qu’il allait s’étouffer. Je ne lui raconta donc pas comment j’arrivais à quitter la table. Mais il y a plusieurs choses que j’aurais aimé lui dire au sujet de mon enfance si j’avais cru les parents d’aujourd’hui capables de passer au travers.

Surtout nous n’avions pas peur des islamistes, il n’y en avait pas. Plusieurs parents n’ont jamais possédé leur propre maison, porté des jeans Levis, mis les pieds sur un terrain de golf, voyagé en dehors du pays. Les cartes de crédit n’existaient pas. L’épicier du coin leur faisait crédit jusqu’au vendredi pour les achats de la semaine.

Mes parents ne m’ont jamais conduit à une pratique de soccer ou de baseball ou de hockey. J’avais une bicyclette qui pesait probablement 50 livres et qui n’avait qu’une seule vitesse… lent. J’avais 11 ans quand nous avons eu notre premier appareil de télévision. Évidemment, c’était en noir et blanc et le poste fermait à minuit tapant l’hymne national; il reprenait en ondes le lendemain matin à six heures.

J’avais 15 ans quand j’ai goûté à ma première pizza. Je n’ai jamais eu le téléphone dans ma chambre. Le seul téléphone de la maison était dans la cuisine et c’était une ligne commune. Avant de composer le numéro, il fallait écouter pour être certain qu’il n’y avait personne sur la ligne. Les pizzas n’étaient pas livrées à la maison, mais on faisait la livraison du lait.

Tous les journaux étaient distribués par des jeunes garçons comme moi et tous les jeunes garçons distribuaient les journaux. Je passais la grosse Presse six jours par semaine ainsi que Télé-Radio-Monde, Allo Police et La Patrie, chaque semaine.

Le journal coûtait sept sous et je pouvais en garder deux que je recevais à la fin de la semaine. C’est après l’école, vers 17h. avant de souper que je passais mes journaux. Le dimanche, après la grand-messe où j’agissais comme servant de messe, il fallait collecter 42 sous de chacun de mes clients. Mes clients favoris étaient ceux qui me donnaient 50 sous et me disaient de garder la monnaie. Les mauvais clients étaient ceux qui n’étaient jamais à la maison le jour de la collecte.

Les étoiles du cinéma s’embrassaient la bouche fermée… du moins dans les films. Il n’y avait pas de classement, car on produisait les films pour que tous puissent les voir, sans violence, sans pornographie ou quoi que ce soit d’offensant. Si tu as grandi dans une génération d’avant la restauration rapide, tu vas peut-être vouloir partager ces souvenirs avec tes enfants et petits-enfants.

Ne viens pas me blâmer s’ils s’esclaffent en t’entendant ou en te lisant. Nous n’avons pas grandi comme ceux d’aujourd’hui. Un ami m’a raconté qu’en faisant le grand ménage dans la maison de sa grand-mère, décédée il y a quelques mois, il a trouvé une vieille bouteille de Cream Soda et de Kik Cola.

La capsule de métal sur le goulot, était pleine de petits trous. J’ai su immédiatement ce que c’était, mais sa fille n’en avait aucune idée. Elle pensait qu’ils avaient peut-être essayé d’en faire une salière ou quelque chose du genre. Mais je me souvenais précisément de la bouteille placée au bout de la planche à repasser pour humecter le linge à l’époque où il n’y avait pas de fers à la vapeur.

Je pense que je suis pas mal vieux.

Vous souvenez-vous de beaucoup de choses de ce genre?

Le bouton de contrôle des lumières au plancher de l’auto.

Les glacières.

Les « clips » pour retenir le bas des pantalons en vélo.

Les fers à souder chauffés sur un brûleur à gaz.

Les signaux à bras par les conducteurs d’automobiles.

La télégraphie.

SIMPLEMENT POUR LE PLAISIR

Je vous propose un petit jeu. Dans la liste ci-dessous, notez le nombre d’objets dont vous vous souvenez pour les avoir vues à la maison ou chez vos grands-parents. Vous irez voir ensuite votre classement plus bas.

1- Les p’tits bonhommes en réglisse.

2- La p’tite bouteille de Coca-Cola en cire contenant de l’eau sucrée et colorée.

3- Les cigarettes en bonbon.

4- Les distributrices de boissons gazeuses avec des bouteilles en vitre.

5- Les « juke-box » aux tables des restaurants.

6- Les pintes de lait avec le bouchon en carton.

7- Le téléphone avec ligne commune.

8- Les nouvelles avant le film au cinéma.

9- Le Petit Journal ou La Patrie.

10- Le savon Barsalou.

11- La tête de l’indien sur la mire d’ajustement à la télé.

12- Les tire-pois.

13- Pépino et Capucine.

14- Les 45 tours.

15- Les timbres Gold-Star.

16- Le tourne-disque haute-fidélité.

17- Le bac à glaçons en acier avec un levier.

18- Les copies miméographiées en bleu pâle.

19- Les lampes pour le « flash ».

20- La voiture Ford Edsel.

21- La clé pour les patins à roulettes.

22- La carabine à bouchon de liège.

23- Les ciné-parcs.

24- Les voitures Hudson, Nash et Studebaker.

25- La laveuse à tordeur.

26- Les chips à 1 cent

27- Se couvrir la tête était obligatoire pour les femmes et filles à l’église.

Voici votre classement selon vos souvenirs :

0 à 5: Vous êtes encore jeune.

6 à 10: Vous commencez à vieillir.

11 à 15: Ne dites pas votre âge.

15 à 20: Bienvenue dans le quatrième âge. Vous avez bien des années derrière vous mais ces souvenirs sont sans doute de bons moments dans votre vie et vous ont fait sourire rien qu’à y penser.

Bonne journée.

La triste et malheureuse réalité

La tendance des sans-abris à Montréal prend de plus en plus d’ampleur. Une triste réalité qui nous dépasse tous. Certains les évitent alors que d’autres leur viennent en aide. Pour pourvoir leur donner un lit, principalement en hiver, les églises devraient transformer leur sous-sol pour leur donner un gîte convenable où se reposer.

Je ne sais pas si vous étiez de fervents téléspectateurs de la série « Face à la rue », animée par Jean-Marie Lapointe, la saison dernière, mais c’était quelque chose à voir pour découvrir ce monde de misère, de désespoir et d’entraide malgré tout. Une poignante série sans jugement, mais dévoilant le triste sort des itinérants et itinérantes, parce que oui, beaucoup de femmes en font aussi partie.

Mais pourquoi en sommes-nous arriver là ? Qu’est-ce qui fait que leur nombre ne cesse de croître. Richard Martineau a décrit cette triste et malheureuse réalité dans son article quotidien émouvant, publié hier dans le Journal de Montréal d’hier. Un article révélateur sur ces démunis et itinérants qui survivent encore aujourd’hui en 2019. C’est ce texte poignant et révélateur que je partage avec vous aujourd’hui.

LE PARC DE LA MISÈRE Richard Martineau

Je ne savais même pas si c’était un homme ou une femme.

Cette personne se tenait devant moi, squelettique, trois ou quatre dents dans la bouche, broyée par la drogue.

Elle aurait pu avoir 20 ou 60 ans. On aurait dit un zombie.

LES FANTÔMES

Depuis quelques mois, je travaille près d’un parc qui sert de refuge aux miséreux de la ville. Je savais que ce lieu était fréquenté par des crève-la-faim, mais jamais à ce point.

Ils sont partout. Dormant entre des sacs de poubelle, tirant sur des restants de mégots dans des entrées de commerces, demandant la charité, assis sur la glace.

Et, parfois, hurlant à pleins poumons au beau milieu de la rue pour chasser les démons qui les hantent.

Dutrizac, qui passe par là pour aller animer son émission matinale, à QUB radio, dit que c’est pire la nuit. Des sans-abris se battent pour un fond de bouteille. Des ombres grouillant devant des hôtels de passe minables.

Et puis la racaille, tout autour. On les voit, faisant leur deal entre deux autos, chuchotant à l’oreille de « leurs » filles, profitant de la misère ambiante pour remplir leurs poches.

Des vautours. Tournant autour de leurs proies, flairant les clients, un cellulaire collé à l’oreille. Des crapules, de la vermine.

SANS FAMILLE

L’autre jour, devant la porte d’un café, deux jeunes policiers écoutaient avec une patience infinie une jeune fille en larmes. Ils lui touchaient doucement l’épaule.

Que tous ceux qui ne cessent de cracher sur les flics aillent faire un tour près de ce parc, au petit matin, ils y croiseront des policiers avec un cœur gros comme ça.

Ce n’est pas parce qu’on a un revolver à la ceinture qu’on est insensible à la misère humaine. Ce n’est pas parce qu’on représente l’ordre et l’autorité qu’on est incapable de compassion, d’attendrissement, de bonté.

Cette misère, je ne la confronte que dix minutes par jour, et ça me vire à l’envers. Eux la côtoient tous les jours.

Jour après jour, nuit après nuit, les mêmes fantômes perdus, les mêmes silhouettes squelettiques ravagées par la poudre, l’alcool. Le manque d’amour.

D’où viennent ces miséreux ? Qu’est-ce qui les a amenés là ? Dans l’un de ses documentaires, Paul Arcand discute avec une douzaine de jeunes qui passent leurs journées dans ce parc.

« Qui parmi vous est passé par la DPJ ? » demande-t-il. Ils lèvent presque tous la main. Abandonnés par leur famille, par le système. Seuls.

UNE DÉCHARGE HUMAINE

Vous avez déjà vu une décharge à déchets ? Ces terrains vagues où les camions de vidange vomissent leur contenu ? Eh bien, c’est ce parc. La société, notre société y jette ses rebuts.

Les individus dont on ne veut plus. Ceux qu’on juge trop brisés, trop cassés, irrécupérables.

On les laisse sur le bord du chemin, et puis ils se retrouvent là. Terminus, tout le monde descend. Le bout de la route. Une fourrière pour animaux à deux pattes. Chiens perdus sans collier.

Quand le soleil se couche, et que les travailleurs retournent chez eux, la racaille sort d’entre les ordures pour leur sucer le sang.

C’est fou comme je dors mal depuis que je travaille près de ce parc.