Le vaccin et le Québécois

Oups ! la troisième vague de COVID-19 est à nos portes et il devient urgent d’être vaccinés. Ici, au Québec, quelques têtes dures refusent les vaccins. Mais il y a une façon ingénieuse de leur faire changer d’idée…

Le médecin dit à l’Anglais :

– C’est par ici votre vaccin s’il vous plaît.

– Je ne veux pas!

– Allez ! Un gentleman se ferait vacciner.

Et l’Anglais s’est fait vacciner.

Le médecin s’adresse à l’Allemand :

– Maintenant c’est votre tour.

– Non merci !

– C’est un ordre !

Et l’allemand s’est fait vacciner.

Le médecin s’adresse à l’Américain :

– Maintenant, c’est à vous!

– En aucun cas !

– Mais vous savez, votre voisin s’est fait vacciner.

Et l’américain se fait vacciner.

Le médecin s’adresse au Québécois :

– A vous maintenant !

– Je ne me ferai pas vacciner !

– Allez, un gentleman se ferait vacciner.

– En aucune façon

– C’est un ordre !

– Non !

– Vous savez, votre voisin s’est fait vacciner…

– Je m’en fous !

– Écoutez… qui êtes-vous exactement ?

– Un Québécois.

– Ah, un Québécois ! De toute façon, vous n’avez pas droit au vaccin.

– COMMENT ÇA, J’AI PAS DROIT Tabarnak ?

… et le Québécois se fit vacciner.

Joyeuses Pâques

Chers lecteurs et lectrices,

Joyeuses Pâques à vous et à tous ceux et celles qui aiment le chocolat.

Ne le laissez surtout pas fondre dans les mains.

Faites-vous plaisir et à bas le régime !

Le jour Saint de Pâques est un jour où nous sommes autorisés à prendre 5 kilos !!!

Profitez-en… même en confinement.

Gros câlins de loin !

Pratiques écoresponsables

5 CONSEILS POUR RÉDUIRE SES DÉCHETS

Chaque jour, au Québec, 17 000 tonnes de déchets sont enfouies. Comment, individuellement, rectifier le tir ? Il faut savoir que le déchet qui pollue le moins est celui qu’on ne produit pas. Voici donc cinq conseils pour réduire à la source la quantité de vos déchets.

1- ÉVITER LE GASPILLAGE

En 2017, une étude réalisée par le Conseil National Zéro Déchet indiquait que près de 2,2 millions de tonnes d’aliments comestibles sont jetées chaque année au Canada. Pour le ménage canadien moyen, cela représente 140 kilogrammes de nourriture jetée par année, soit une perte annuelle de 1100 $ ! Les légumes et les fruits représentent une forte proportion (45 %) de ce gaspillage.

Pour y remédier, il est conseillé de planifier ses repas à l’avance. Faites une liste d’épicerie et n’achetez que la quantité d’aliments nécessaire pour cuisiner vos plats. Apprenez à bien ranger vos aliments pour qu’ils se conservent plus longtemps et n’hésitez pas à congeler les surplus.

2- RECYCLER SES DÉCHETS ORGANIQUES

Une majorité de Québécois continuent d’envoyer leurs déchets de table dans les sites d’enfouissement plutôt que dans les bacs bruns. Il faut dire que seule la moitié des municipalités de la province offrent actuellement ce type de collecte. Cependant, il existe de nombreuses alternatives au bac brun ! En premier lieu, le compost conventionnel, sous l’action de micro-organismes, ou de vermicompostage, à l’aide des vers de terre.

Si ces procédés organiques ne vous attirent pas pour une raison ou pour une autre, sachez qu’il existe des petits électro-ménagers, tel que le FoodCycler de Vitamix, qui permettent de transformer vos déchets organiques en fertilisant.

Cette machine déshydrate, puis moud les déchets organiques en quelques heures, réduisant ainsi leur volume de près de 90 %. L’engrais peut ensuite être utilisé pour les plantes et potagers.

3- LIMITER L’UTILISATION DE PLASTIQUE À USAGE UNIQUE

Au Québec, on estime à environ 500 000 tonnes la quantité de plastique enfouie annuellement. D’ici la fin de l’année, le gouvernement fédéral interdira six types d’objets de plastique à usage unique, dont les sacs, les pailles ou encore les ustensiles. Pourquoi ne pas adopter dès aujourd’hui des pratiques durables ? On pense notamment aux pailles en bambou ou en inox, aux sacs réutilisables en coton, en toile ou en polyester ou encore aux bouteilles d’eau réutilisables.

Les repas à emporter ont gagné en popularité durant la pandémie. N’hésitez pas à laver et à réutiliser ces contenants en plastique. Ils sont parfaits pour stocker des aliments ou encore pour partager des biscuits avec famille et amis !

4- ACHETER SES ALIMENTS EN VRAC

Le mouvement zéro déchets prend de l’ampleur et il existe désormais de nombreuses épiceries et boutiques qui offrent leurs produits en vrac, aux quatre coins de la province. Comment cela fonctionne ? Vous devez apporter vos contenants réutilisables (sacs en tissus, bocaux, etc.). Les contenants hermétiques seront pesés avant de magasiner.

Une vaste sélection de produits frais (fruits, légumes, viandes), secs (légumineuses, épices, farines, cafés), mais aussi non alimentaires (produits ménagers et hygiéniques) sont disponibles en vrac, sans emballage, film plastique et barquette. Autant de superflus qui ne se retrouvent plus dans vos déchets ménagers.

5- UTILISER UN AUTOCOLLANT « PAS DE CIRCULAIRES »

Selon l’organisme à but non lucratif Ville en vert, 900 000 sacs publicitaires sont distribués chaque semaine à Montréal. Combien se retrouvent directement, sans avoir été lus, dans le bac de recyclage ? Pour réduire le papier qui se retrouve au recyclage, vous pouvez apposer un autocollant « Pas de circulaires » sur votre boîte aux lettres. Sachez également que ces circulaires sont disponibles numériquement, sur www.publisac.ca.

Note : Pour plus d’informations et de ressources sur la réduction des déchets, visitez Recyc-Québec (recyc-quebec.gouv.qc.ca) et Èquiterre (equiterre.org).

Source : Cahier CASA, Journal de Montréal, 27 mars 2021, p14

Le poisson d’avril !

UNE HISTOIRE VRAIE… MAIS TRAGIQUE.
Ça se passe au tribunal…

La vieille : J’ai 86 ans.

Le juge : À la date du 1er avril de l’année dernière, racontez-nous, avec vos propres mots, ce qui vous est arrivé.

La vieille : J’étais assise sur la balancelle de mon balcon. C’était en fin d’après-midi, il faisait bon et doux. Un jeune homme est venu s’asseoir à côté de moi.

Le juge : Vous le connaissiez ???

La vieille : Non, mais il était très amical.

Le juge : Que s’est-il passé ensuite ?

La vieille : Après une petite conversation délicieuse, il a commencé à me caresser la cuisse.

Le juge : Vous l’en avez empêché ?

La vieille : Non !

Le juge : Pourquoi ?

La vieille : C’était agréable. Plus personne ne m’avait jamais fait ça depuis que mon Albert est mort, il y a 30 ans.

Le juge : Que s’est-il passé ensuite ?

La vieille : Je suppose que, comme je ne lui ai rien dit, il a continué et a commencé à me caresser les seins.

Le juge : Vous l’en avez empêché alors ?

La vieille : Bien sûr que non.

Le juge : Pourquoi ?

La vieille : Parce que, votre honneur, il m’a fait me sentir vivante et excitée. Je ne m’étais pas sentie… aussi mouillée et pleine de désir depuis des années !

Le juge : Que s’est-il passé ensuite ?

La vieille : Eh bien, Monsieur le juge, que pouvait véritablement faire une femme chaude comme la braise, à la tombée de la nuit, devant un jeune homme avide d’amour ? Nous étions seuls… écartant mes jambes en douceur, je lui ai dit : Prends-moi maintenant !’

Le juge: Et il vous a prise ?

La vieille: Non. Il a crié: « Poisson d’avriiiiiiiiiiLLLL !!!!! »

Et c’est à ce moment-là que je l’ai étouffé, le Tabarnak !!!

Ajoutez un sourire à votre joli visage, c’est le poisson d’avril !

Communautés culturelles : tout est raciste

De plus en plus, je suis de ceux et celles qui croient que le racisme est le fer de lance des communautés culturelles. Elles se sentent exagérément persécutées. Bizarrement au Québec, on ne parlait pas de racisme avant leur arrivée massive et force est de constater qu’ils ne cessent de provoquer l’opinion publique. Beaucoup n’apprécient pas leur terre d’accueil au point ou la langue française, pour eux, est raciste.

À Montréal, on manifeste en anglais contre des événements survenus aux États-Unis, comme si notre société était identique.

C’est ce qui m’amène à vous proposer l’article qui suit, de Mathieu Bock-Côté, paru dans le Journal de Montréal du 24 mars dernier. Je partage et endosse entièrement son propos parce que j’en fait le même constat. Tirez-en vos conclusions.

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Photo: Journal de Montréal

MANIFESTER EN ANGLAIS À MONTRÉAL, C’EST UNE MANIÈRE DE REJETER LE QUÉBEC

Dimanche, à Montréal s’est tenue une manifestation contre le racisme anti-asiatique. En toile de fond, une effrayante tuerie à Atlanta, que certains croient animée par des motifs racistes.

Je laisse de côté cette manie qui consiste à manifester à Montréal contre une tuerie américaine. Faut-il rappeler que l’actualité américaine n’est pas la nôtre ?

Nous vivons dans une époque où l’identité ethnique des différentes diasporas est souvent plus forte que leur attachement à leur société d’accueil. C’est d’abord en tant que membres d’un groupe ethnique ou racial transnational que plusieurs tendent à se définir, plutôt qu’en tant que membre de la nation du pays où ils se sont installés.

AMÉRICANISATION

Contrairement à ce que répètent les tenants du dogme multiculturaliste, ce n’est pas nécessairement la société d’accueil qui rejette les nouveaux arrivants. Il arrive malheureusement que certains, parmi ceux-ci, ne souhaitent pas s’intégrer.

Oui, c’est une étrange époque où chacun cherche à s’inscrire dans l’espace public en se disant victime de racisme, quitte à toujours élargir la définition de ce terme, qui ne recoupe plus en rien sa signification véritable.

Celui qui sera le plus victime portera alors l’auréole de la Sainte-Victime, et jamais ses revendications ne devront être critiquées.

Je note d’ailleurs que le groupe organisateur de la manifestation, les Chinois progressistes du Québec, signait quelques jours auparavant avec d’autres signataires une lettre ouverte dénonçant la loi 21, en l’associant à la discrimination raciale. Comment ne pas y voir une manipulation du langage qui pousse à voir du racisme là où il n’y en a pas, comme le notait récemment le ministre Benoit Charrette.

Autre chose à noter : lors de cette manifestation, les pancartes brandies étaient généralement en anglais. Autrement dit, ces militants ne sont même pas capables de manifester un respect minimal pour la langue nationale du Québec. Savent-ils même que le français est notre langue commune ? L’acceptent-ils ?

Étrange paradoxe : ils prétendent lutter contre le racisme, mais se montrent incapables de respecter le cœur de l’identité du peuple québécois.

Il faudra bien un jour rappeler qu’au Québec, quelle que soit la couleur de votre peau, quand vous vous anglicisez, vous ne faites plus partie des « minorités », vous rejoignez la majorité continentale dominante, et plus particulièrement, la majorité anglo-canadienne.

ANGLICISATION

Le vrai pouvoir, au Canada, n’est pas racial mais linguistique. Ceux qui s’imaginent que le Québec vit sous le règne de la suprématie blanche habitent un monde fantasmé et parallèle.

Brisons les tabous : les Québécois francophones sont traités comme s’ils y étaient de trop chez eux, à la manière d’une population résiduelle. Et s’ils refusent ce destin, s’ils refusent de se laisser américaniser, on les accusera de ne pas s’ouvrir à l’autre.

Être traité chez soi comme un bibelot folklorique encombrant qui impose une langue qui n’est pas celle de l’empire, en plus de se faire accuser de mal la parler, être traité comme un étranger dans son propre pays : c’est ce qu’on appellera le triste privilège québécois.

Des paroles creuses

Montréal durant les années 50

Ainsi donc, la mairesse sourire de Montréal veut valoriser la langue française dans sa ville.

Curieusement, c’est une année électorale et elle est omniprésente sur toutes les tribunes pour promouvoir ses actions. Elle sent venir une opposition de Denis Coderre, qui vient de dévoiler ses intentions.

Et comment va-t-elle si prendre pour prioriser la langue française ? Elle va nommer un comité directeur pour en assurer le suivi, avec évidemment des dépenses supplémentaires pour ces nouveaux acteurs.

Pourquoi, soudainement le français devient son cheval de bataille, elle qui a déjà prononcé un discours entièrement en anglais ?

Dans son mandat qui achève, elle a fait enrager les marchands du centre-ville, l’été dernier, et les automobilistes pour laisser toute la place aux vélos. Vous vous souvenez ?

Vous voulez faire mieux pour Montréal ? Au lieu d’y aller de paroles creuses, madame la mairesse Plante, attaquez-vous donc à l’affichage unilingue anglophone de votre ville. L’image qu’elle projette ressemble étrangement aux années avant la Révolution Tranquille avec ses airs de Toronto. Et ce, même si la loi 101 charcutée, autorise les raisons sociales anglaises.

Ce serait un départ significatif pour donner à votre ville, qui est aussi la métropole du Québec, le visage français qu’elle devrait avoir. Çà c’est de l’action ! Pas vos paroles vides pour séduire les électeurs francophones devenus minoritaires chez vous.

Paroles creuses et ambitions toutes aussi éphémères à la veille de séduire l’électorat.

Je ne suis pas un pot de yogourt !

Le texte qui suit est de l’actrice et metteuse en scène Louise Latraverse, qui fêtera ses 81 ans le jour de la Fête nationale. Je l’ai reçu par courriel. Un texte plein de sagesse ainsi qu’une réflexion sur l’âge vénérable.

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Je n’ai pas de date de péremption imprimée sur le front.

Avez-vous perdu la tête ?

Vous déplorez qu’une personne soit trop vieille pour faire ce qu’elle aime ou entend faire ?

Avez-vous perdu le nord pour vous croire pour toujours jeunes, prémunis contre le temps qui passe ?

Êtes-vous aveugle à ce point ?

Votre tendance à croire que vous êtes meilleurs – meilleurs parce que vous n’avez pas encore de rides – tient de l’ignorance. Feuilletez le dictionnaire, vous y apprendrez du nouveau sur vous. Du nouveau qui vous avait échappé. Oui, à tout âge on peut avoir besoin de lunettes.

Les propos que j’entends au sujet de l’âge – de l’âge honorable, qui traverse les décennies – me stupéfient.

Un jour, j’ai cessé de teindre mes cheveux. J’ai assumé mes cheveux blancs. J’étais la même personne que la veille. Rien n’avait changé, sinon le regard des autres.

Du jour au lendemain, avant de prendre de mes nouvelles, on voulait connaître mon âge.

Ah bon, comme c’est intéressant.

Pourquoi cette question ?

Pour vous rassurer ?

Pour me donner un prix d’endurance ?

Pour me féliciter de vivre ?

– Je n’ai aucun mérite. Je fais comme tout l’monde. Je continue. Tous les jours. Comme je faisais à 4 ans, à 20 ans, à 40 ans et à 80 ans. Jusqu’à la fin.

Oui, parce qu’il y en aura une.

Comment vous faites pour être belle de même, à votre âge ?

Vous êtes bien conservée.

– J’dors dans l’formol.

Travaillez-vous encore ?

– Non, j’me pogne le beigne, taouin. Du matin au soir et du soir au matin.

Vous êtes encore souple ?

– Oui, chus faite en rubber. Mes parents m’ont achetée chez Canadian Tire.

Conduisez-vous toujours ?

– Non, mon ch’fal m’attend dans l’garage.

On vous voit plus ?

– Ben, chus là. Voulez-vous une loupe ?

Êtes-vous à la retraite ?

– Non, chus à la pige. La piges-tu ?

Qu’est-ce vous faites pour être si en forme ?

– La même chose que je fais depuis toujours.

Je marche. Sans marchette. Ben oui ! Chose !

Un mélange de choses que j’ai apprises au cours de ma vie et que vous apprendrez à votre tour si vous êtes moins fendant. Si vous êtes curieux. Si vous écoutez. Si vous regardez autre chose que votre nombril.

Je pourrais continuer. Je ne donne pas la moindre entrevue sans qu’on me parle de mon âge.

Juste au cas où vous ne le sauriez pas, je m’intéresse à l’art sous toutes ses formes, à la politique locale et internationale, à la science et ses découvertes, à la cuisine du monde et aux habitants de notre planète nonobstant leur âge, leur couleur et leur race.

Paraphrasant Arletty, j’ose dire : « Mon cœur est international ! » Google vous renseignera sur cette très vieille actrice française. Toujours si moderne.

J’oubliais de vous dire que je mange trois repas par jour. Que je ne mange pas encore mou et lorsque ça viendra, j’aurai une pensée pour le jour où ça vous arrivera.

Je ne pensais pas écrire sur l’âgisme si tôt. Janette m’avait avertie. Janette avait raison.

J’ai des p’tites nouvelles pour vous autres. Accrochez-vous, le meilleur est à venir.

Ma vie n’a jamais été aussi belle. Je suis une femme libre, fière, indépendante. Riche de ma vie. Riche de mes voyages. Riche de mes rencontres, de mes passions, de mes amitiés, de mes amours, de mes angoisses, de mes peines. Riche de nos folies, de nos rires, de nos fêtes. Riche de ma famille et de mon merveilleux fils. Riche de mes épreuves, de mes erreurs, de nos différends. Riche de nos chicanes et de nos réconciliations. Riche de mes échecs et de mes succès. Riche de mes lectures. Riche de mon métier. Riche de mon pays. Riche de ma liberté. Une quête qui ne m’a jamais quittée. Que l’argent ne peut acheter.

Quand j’étais enfant, j’aimais les belles dames aux cheveux blancs. Je voulais toujours me coller sur elles. Elles me rassuraient, me berçaient, me consolaient.

Si vous avez le cœur grand et l’esprit ouvert, vous pouvez vous coller sur moi, je vous accueillerai. Ça sert aussi à ça, vieillir.

À aimer.

Trois gouttes de lumières…

L’HISTOIRE DES 4 BOUGIES

Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit :

-Je suis la Paix ! Personne n’arrive à me maintenir allumée… Je crois bien que je vais m’éteindre.

Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit :

– Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable… Ça n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps !

Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit.

La troisième bougie se manifesta à son tour :

– Je suis l’Amour ! Mais je n’ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux…

Et sans bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.

– Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin !

Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors, la quatrième bougie murmura :

– N’aies pas peur… Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies, car je suis l’Espérance !

Alors, les yeux brillants, l’enfant pris la bougie de l’Espérance et ralluma les trois autres.

Que l’espoir ne s’éteigne jamais à l’intérieur de NOUS. Et que chacun de nous sache être de temps en temps un enfant, pour raviver l’Espoir, la Foi, la Paix et l’Amour.

Merci Gaston.

Inacceptable !

Une manchette dans le Journal de Montréal du 20 mars dernier, sous la plume d’Étienne Paré, vient ajouter du poids au déclin du français au Québec.

L’épilogue est renversant !

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UN FRANCOPHONE DE GATINEAU EXPULSÉ D’UN COMMERCE

Un homme de Gatineau s’est fait montrer la porte d’une brûlerie du secteur Aylmer, en début de semaine, après avoir insisté pour être servi en français.

Christian Lafleur ne remettra pas les pieds de sitôt à la Brûlerie artisanale Brown Bag Coffee Roasters, qui a un nom de commerce déjà plus bilingue que certains de ses employés.

« Le seul employé qui était là ne parlait pas un mot de français. Il a fini par comprendre que je voulais du café en lui pointant ce que je voulais », dénonce M. Lafleur, qui baragouine à peine la langue de Shakespeare,

Il tenait tout de même à l’informer que la loi 101 garantit le droit d’avoir une réponse en français au Québec.

« Son attitude, c’était : je ne parle pas français, donc c’est à toi de parler en anglais. Pour lui, c’était normal qu’au Canada, la langue de travail soit l’anglais », relate le jeune retraité de l’enseignement, qui assure être resté poli, même s’il était profondément contrarié.

Le ton a rapidement monté entre le client et l’employé. Ce dernier aurait fini par tirer les sacs de café au bout de ses bras, avant d’expulser M. Lafleur de la brûlerie.

« Il a paniqué », excuse Benjamin Lefebvre, responsable du marketing en ligne de l’entreprise.

« C’est un employé qui vient d’Afrique du Sud et c’est vrai que le français n’est pas sa force, reconnaît-il. D’habitude, il y a toujours des employés bilingues, sauf que ce jour-là. Personne n’a pu venir. »

FRANÇAIS ÉCORCHÉ SUR INTERNET

Ce commerce agit dans la vie de tous les comme s’il avait pignon sur rue moyens de l’autre côté de la rivière des Outaouais, au mépris de la Charte de la langue française.

Sur la page Facebook de l’entreprise, les communications se font d’abord en anglais, parfois uniquement. Le français est également malmené sur le site internet de la brûlerie, qui a pourtant ouvert en 2017.

« C’est une petite business, créée par deux anglophones qui n’ont pas beaucoup de moyens », défend M. Lefebvre, avant d’ajouter que les propriétaires travaillent depuis février à traduire leur site pour se conformer à la loi.

D’ici-là, l’Office québécois de la langue française analyse les plaintes qui lui ont été adressées à ce sujet dans les derniers jours.

« Nous avons communiqué aujourd’hui avec la Brûlerie artisane Brown Bag afin de l’informer des plaintes reçues. Les vérifications nécessaires seront réalisées et, le cas échéant, des demandes de corrections seront faites à l’entreprise », a-t-on précisé par courriel hier.

ANGLICISATION

Selon M. Lafleur, le fait français est de plus en plus menacé en Outaouais.

« À Ottawa, on va toujours nous répondre en anglais, ce qui est correct parce qu’on est en Ontario. Mais ici, on peut très bien être unilingue anglophone, car de toute façon, tout le monde finit par s’adapter et parler en anglais », déplore-t-il.

Les impôts en temps de COVID-19

Avril, c’est le mois des impôts. Pandémie oblige, on doit démêler tout le côté fiscal que ça implique, tant du côté des dépenses que des revenus exceptionnels; PCU, PCRS, assurance emploi et télétravail.

Comment s’y retrouver si, pour nous, l’impôt c’est du « chinois ». Voici, sous forme de questions-réponses, une façon d’y voir plus clair.

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En 2020, la pandémie a forcé des milliers d’employés à transformer un coin de leur demeure en bureau. De quelle façon ce changement se traduira-t-il dans nos impôts ? Une fiscaliste* nous aide à y voir plus clair.

1- Quel montant peut-on réclamer pour le télétravail ?

On peut réclamer 2 $ par jour travaillé à son domicile, et ce, jusqu’à un montant maximal de 400 $ pour l’année. Pour ce faire, on doit remplir le formulaire Dépenses relatives au télétravail engagées en raison de la crise liée à la COVID-19 (TP-59S), de même que l’équivalent fédéral (T777S) et les joindre à notre déclaration de revenus 2020.

En adoptant cette démarche simplifiée, appelée « Méthode à taux fixe temporaire », l’employeur n’a pas à fournir quoi que ce soit et le travailleur n’a pas à conserver de pièces justificatives. Comme condition à remplir, l’Agence du revenu du Canada (ARC) et Revenu Québec demandent que le contribuable ait travaillé principalement de chez lui sur une période de quatre semaines sans interruption, en raison de la pandémie.

Dans les deux cas, l’employé doit avoir acquitté ses propres dépenses, sans remboursement.

2- Que faire si l’on estime avoir droit à plus de 400 $ ?

Il faut, dans ce cas, utiliser la méthode détaillée et calculer toutes nos dépenses admissibles. Des outils se trouvant sur les sites du ministère des Finances du Québec et de l’ARC peuvent nous aider à déterminer si cette avenue est réellement avantageuse pour nous. Dans le doute, il est préférable de demander conseil à un expert (comptable, fiscaliste, etc.).

3- Quelles sont les dépenses admissibles dans la méthode détaillée ?

Un pourcentage des factures de loyer, d’électricité, d’Internet, de téléphone de bureau, ainsi que des petits frais d’entretien résidentiel, comme les produits de nettoyage, de réparation, d’éclairage. Ce qui est important à retenir, c’est que ces dépenses sont déductibles en proportion de l’usage qui en est fait pour le travail.

Prenons l’exemple d’un bureau qui occupe 25 % de la superficie totale du domicile et dont l’espace est utilisé à 100 % pour remplir ses tâches d’employé. Dans ce cas, on peut déduire 25 % des frais des fournitures et services consommés dans ce lieu. On parle ici d’objets de nature épuisable comme des cartouches d’encre, du papier, des crayons, etc.

Le coût d’achat du matériel informatique et de l’ameublement du bureau n’est pas déductible. En ce qui concerne l’accès au réseau Internet et au téléphone personnel, il faut établir un pourcentage d’utilisation consacré au travail.

Les conjoints en télétravail ne peuvent pas faire la même déduction deux fois. Chaque membre du couple doit ainsi calculer sa proportion des dépenses et ensuite la réduire de moitié.

4- Quelles sont les conditions à remplir pour avoir droit à la méthode détaillée ?

Il faut avoir passé plus de 50 % de son temps de travail è la maison en 2020. Outre le formulaire présenté à la question 1, on doit aussi joindre à notre déclaration de revenus le formulaire Conditions générales d’emploi (TP-64.3) pour le provincial, de même que le document Déclaration des conditions de travail (T2200) pour le fédéral, tous deux remplis et signée par l’employeur.

On doit également conserver toutes nos factures en cas de vérification fiscale.

5- Et si l’employeur a remboursé certaines dépenses au bureau comme une chaise ou un ordinateur ?

En temps normal, ces montants alloués par l’employeur s’ajouteraient aux revenus imposables. Exceptionnellement, on peut avoir droit à un avantage non imposable jusqu’à concurrence de 500 $ de la part de l’ARC et de Revenu Québec.

6- Le propriétaire qui travaille à domicile peut-il déduire certaines dépenses immobilières ?

Un propriétaire en télétravail ne peut pas, contrairement à un travailleur autonome, déduire ses taxes foncières, primes d’assurance habitation, ainsi que ses intérêts hypothécaires et ses frais d’amortissement de l’immeuble.

7- Que doit-on savoir sur la PCU et les autres programmes d’aide ?

Ces prestations du gouvernement fédéral sont ajoutées aux revenus des contribuables qui les ont reçues. En conséquence, cela augmente l’impôt à payer. Les revenus provenant de la PCU et de la PCRE sont inscrits sur un feuillet T4A ou T4E. Les prestations d’assurance emploi sont aussi des revenus imposables.

* Sarah Phaneuf, associée en fiscalité au cabinet Raymond Chabot Grant Thornton, bureau de Sherbrooke.
Source : Paul Therrien, Revue Coup de Pouce, avril 2021, p64