Le miracle ne se produira pas

Opinion

François Legault veut accomplir en une seule année, ce qu’il n’a pu réaliser en 7 ans de gouvernance du Québec. Mission impossible !

À moins d’un miracle comme les libéraux fédéraux, la Coalition avenir Québec subira la pire raclée de son histoire. Legault lui-même n’est pas assuré d’être élu dans son propre comté… à moins qu’il ne démissionne avant. Ce ne sera pas une surprise.

Tenant pour acquis que la campagne électorale débutera quelque part au début de septembre, il reste 11 mois avant le grand jour.

300 jours pour tout faire et sans compter les congés, vacances et autres absences ? Une bonne blague !

UN EXEMPLE PARMI TANT D’AUTRES

Ce gouvernement a déjà abandonné divers projets dont l’élargissement de la route 104 sur une distance de 6 km, à La Prairie, mon patelin. Une annonce qui date de 2021 avec le début des travaux pour 2027. Eh bien, le projet vient de tomber à l’eau et se résumera à réaménager certaines intersections et y ajoutant des feux de circulation.

Pourtant, cette portion est, depuis longtemps, surutilisée et fortement congestionnée aux heures de pointe. La CAQ a abandonné ! Pas de fric ! Les caisses sont à sec !

Ce même gouvernement qui a lapidé 470 millions de nos impôts dans les trous sans fonds de Northvolt et Lion. Vous vous souvenez de Pierre Fitzgibbon qui s’est volatilisé rapidement ?

Et ils vont renverser la vapeur d’ici l’automne prochain ? Permettez-moi d’en douter fortement.

En bon québécois… son chien est mort !


Ygreck, et ses perles de septembre

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.


Histoire : Monsieur le président Trump, l’ONU n’oubliera pas

Politique internationale

Aujourd’hui, je veux vous partager un excellent article de l’historien Martin Landry, publié dans le cahier weekend du Journal de Montréal du 27 septembre dernier, et qui exprime son opinion sur le passage de Donald Trump à l’ONU récemment. Le narcissique orange en prend pour son rhume. Ce sans-génie, ce pas de classe, ce hautain despote qui ne se gêne pas pour défier le monde.

***

Monsieur le président Trump, vous avez réussi en moins d’un an à transformer la Maison-Blanche en concessionnaire automobile (Tesla), vous avez nommé un politicien (RFK Jr) qui a bâti sa notoriété en s’opposant aux vaccins à la tête de la santé publique de votre pays et vous avez transformé le Bureau ovale en arène de boxe.

Puis, le mardi 23 septembre dernier, comme si ce n’était pas suffisant, voilà que vous vous présentez devant l’ONU et déclarez que l’institution est corrompue…

Vraiment ? Vous affirmez que l’Europe est en train de « perdre son patrimoine » à cause de l’immigration et vous encouragez l’Occident à fermer ses frontières aux migrants. Vous vous servez de votre tribune pour présenter les efforts climatiques comme une « vaste arnaque (con job) ».

Puis, en réponse à vos alliés qui reconnaissent enfin l’État palestinien, vous dites que ce qu’ils font, ce n’est que de « récompenser le terrorisme ».

MÉPRISANTE RUPTURE

En fait, votre discours d’hier n’est ni plus ni moins qu’une rupture historique avec l’esprit fondateur de l’institution devant laquelle vous avez fait ces déclarations simplistes.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’ONU est née en 1945 sous l’impulsion directe des présidents Roosevelt puis Truman. Ces politiciens américains souhaitaient que l’humanité se dote d’un espace de dialogue pour éviter que l’on sombre à nouveau dans une guerre mondiale.

En vous attaquant frontalement à la légitimité de l’ONU, M. Trump, vous niez en quelque sorte l’héritage américain dans la création même de cette institution.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’ONU incarne le multilatéralisme, c’est-à-dire la coopération entre les États pour régler des problèmes de sécurité, de santé, de climat ou de migration. En ridiculisant ces missions climatiques ou d’aide aux réfugiés, vous ne faites que réaffirmer votre « America First », qui s’oppose frontalement à l’idée que les États doivent se partager certaines responsabilités collectives.

Depuis les années 1970, certains présidents ou courants politiques américains ont critiqué l’ONU (ex. : Reagan sur les votes anti-Israël, George W. Bush sur l’Irak). Mais votre discours d’aujourd’hui franchit un pas supplémentaire. Vous ne vous limitez pas à dénoncer certaines décisions onusiennes, vous attaquez de front l’institution et vous la présentez à des milliards de personnes comme « corrompue et inefficace ».

LEADERS ET DISCOURS

Sachez que d’autres, avant vous, se sont servis de cette tribune pour faire avancer la paix dans le monde.

Par exemple, Dwight D. Eisenhower en 1953. C’était le début de la guerre froide et la course à l’arme nucléaire faisait trembler le monde. Eisenhower propose que l’énergie atomique soit mise au service de la paix plutôt qu’à celui de la guerre. Ce discours mène à la création de l’Agence internationale de l’énergie atomique et devient un symbole de la volonté de contrôler la prolification nucléaire.

Quelques années plus tard, en 1961, John F. Kennedy se présente devant l’Assemblée générale. Les tensions nucléaires sont encore plus fortes entre l’Occident et l’URSS. Le président prononce un grand discours et plaide pour une « nouvelle ère de négociations ».

Il invite tous les décideurs à se lancer dans une stratégie de réduction des stocks d’armes nucléaires. Son appel est entendu et suivi de négociations qui vont déboucher sur le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963.

Il ne faut pas oublier le « Plus jamais la guerre » du pape Paul VI en 1965. C’était la première visite d’un pontife à l’ONU, et on était en pleine guerre du Vietnam. Le Saint-Père, devant les représentants du monde, a lancé un véritable cri du cœur en disant : « Plus jamais la guerre, plus jamais la guerre ! C’est la paix, la paix qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité. »

Ce discours est resté comme l’un des plus marquants de l’histoire de l’ONU et a, selon de nombreux historiens, mobilisé la conscience morale universelle.

Un de mes préférés, c’est celui de Nelson Mandela. C’était son premier discours à l’ONU comme président. C’est la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et Mandela prend la parole pour remercier les leaders qui ont soutenu son peuple.

Il insiste habilement sur la réconciliation, la démocratie et la lutte contre les inégalités. Son discours incarne la victoire de l’approche pacifique et inspire les luttes pour la paix et la justice ailleurs dans le monde.

« RESPONSABILITÉ MORALE »

Parmi les plus récents, il y a assurément Barack Obama, qui nous parle de désarmement nucléaire en 2009. C’est le début de sa présidence et il veut rompre avec l’ère du président Bush.

Dans ce discours, il appelle à un monde sans arme nucléaire et affirme que son pays a une « responsabilité morale » en tant que seule nation à avoir utilisé l’arme atomique. Son discours contribue à relancer les négociations sur le désarmement et à renforcer le Traité de non-prolifération nucléaire.

IGNOBLE RENIEMENT

À travers l’histoire, la tribune de l’ONU a servi de caisse de résonance à des appels vibrants pour la paix, la coopération et la dignité humaine. D’Eisenhower à Obama, des voix courageuses ont tracé des chemins d’espérance pour l’humanité.

Votre discours restera assurément comme une tache sombre, une diatribe cynique qui insulte la mémoire des bâtisseurs de l’ONU et piétine l’idéal même de solidarité internationale.

Ce 23 septembre 2025, plutôt que de hisser les États-Unis à la hauteur de leur rôle historique, vous avez choisi de les abaisser au rang des fossoyeurs. Et l’Histoire retiendra votre intervention non pas comme un appel à la paix, mais comme l’un des plus ignobles reniements jamais prononcés à cette tribune.


À la croisée des chemins

Lettre ouverte

Est-ce le dernier tour de piste pour l’existence de ce blogue ? Ça dépendra des prochaines semaines de réflexion avant de prendre une décision définitive.

J’ai lancé ce blogue en novembre 2007 et au fil des années, tout près de 5000 articles ont été publiés. Pendant ce temps, j’ai sollicité mes lecteurs pour qu’ils laissent des commentaires pour approuver, désapprouver ou simplement exprimer leur point de vue. À cet égard, les commentaires n’ont pas été à la hauteur de mes attentes.

Est-ce que le sujet n’était pas intéressant ? Est-ce que les gens étaient d’accord avec mon propos ? Afin de joindre beaucoup de visiteurs, j’annonçais la publication de mes articles via Facebook. Certes, beaucoup de « j’aime » étaient laissés sur ce réseau social, mais encore là, je me demandais souvent si c’était un automatisme.

Récemment, j’ai fait un test. Mon dernier article a été publié le 14 septembre et depuis, plus rien. J’attendais une question demandant la raison de cette absence de publication. J’ai attendu jusqu’au 28 septembre, deux semaines plus tard, alors qu’un membre de ma famille s’est manifesté.

Cette expérience a alimenté ma question quant au désir de poursuivre. Pourtant, chacun de mes articles vous invite à laisser facilement un commentaire directement sur le blogue. Cette intervention me permet de prendre le pouls de mes articles. Suis-je dans le champ ? Avez-vous des opinions différentes ? Vos opinions sont importantes pour moi, ce sont mes instruments de mesure et une forme d’appréciation de votre part, en même temps, une raison de continuer.

Vous n’êtes pas d’accord ? Écrivez-le ! Ça démontre votre intérêt parce que tout le monde a son opinion sur tout. C’est ce qui alimente le débat. Soyez sans crainte ! Je respecte votre opinion, qu’elle soit favorable ou non, pourvu qu’elle ne soit pas déplacée, diffamatoire, ou de mauvais goût.

Alors, la balle est dans votre camp. Exprimez-vous ! Faites bénéficier mes lecteurs de vos points de vue. Il y a assez de sujets de discussion dans notre société pour susciter des débats. Moi, je veux bien continuer… et vous, de votre côté ?


10 astuces pour maximiser l’espace dans une petite cuisine

Trucs et astuces

Comment gagner de l’espace quand tout semble serré dans la cuisine. Madame Chasse-Tache nous donne quelques trucs pour maximiser l’espace et garder la cuisine bien organisée.

  1. Trop de meubles peuvent devenir encombrants. Si vous avez besoin d’un meuble d’appoint et de rangement supplémentaire, optez pour une desserte sur roues que vous pourrez déplacer selon vos besoins.
  2. Pour une cuisine propre et ordonnée, dégagez au maximum les comptoirs. Plusieurs appareils ne servent qu’occasionnellement. Il est donc préférable de les ranger dans une armoire facile d’accès. Allez hop ! Camouflez les petits électros, les accessoires que vous n’utilisez pas au quotidien et même la planche à découper facile à ranger à la verticale dans l’armoire.
  3. Suspendez les linges à vaisselle à un crochet à l’intérieur des armoires. Ne les laissez pas traîner, bien étalés sur la poignée du four de la cuisinière.
  4. La poubelle escamotable, le bac à recyclage et à compost doivent être logés dans une armoire à proximité du plan de travail. Organisez l’armoire sous l’évier de la cuisine avec des étagères ou des tiroirs empilables. Vous pourrez ainsi récupérer de l’espace perdu et tout ranger en bon ordre.
  5. Si l’espace le permet, les plaques à biscuits et les moules à gâteaux se range sur le frigo. Sous les armoires supérieures.
  6. Un dosseret aimanté tout comme une étagère murale désencombre les comptoirs tout en offrant un rangement à portée de main.
  7. Il y a peut-être possibilité d’ajouter des étagères dans les armoires ou une étagère tournante (Lazy Susan) qui permet d’optimiser l’espace.
  8. Les paniers suspendus sont pratiques pour ranger les fruits et les légumes qui ne vont pas au frigo et que vous aviez l’habitude de conserver sur le comptoir.
  9. Une peinture magnétique sur un mur de la cuisine le transformera en tableau d’affichage. Avec de petits aimants, vous pourrez y afficher les notes, les recettes, la liste des courses qui ne traîneront plus sur le comptoir.
  10. Faites un bon tri dans vos armoires. Donnez la vaisselle que vous n’utilisez jamais, les ustensiles et les accessoires inutiles ou achetés en double. En réduisant la quantité de vaisselle, de tasses et de verres que vous conservez « au cas où », vous libérerez un espace précieux.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 6 septembre 2025, p9


Un pan de notre histoire : Quand la terre se dérobe dans la région de Portneuf

Histoire

Dans la nuit du 15 au 16 juillet dernier, un important glissement de terrain est survenu dans le village de Saint-Thuribe, dans la région de Portneuf. Si l’ampleur du cratère a surpris bien des gens, la situation a surtout rappelé des événements similaires et meurtriers survenus en 1898, et en 1894, dans le village de Saint-Alban. Cet éboulis est d’ailleurs une des plus anciennes catastrophes naturelles québécoise immortalisées en photos.

L’histoire de Saint-Alban commence avec sa colonisation dans les années 1830, avant de devenir une paroisse catholique officielle en 1856.

De nos jours, beaucoup d’amateurs de grand air et de randonnée pédestre connaissent ce village qui est la porte d’entrée aux sentiers du parc régional de Portneuf, qui permet de longer la longue et remarquable rivière Sainte-Anne.

CATASTROPHE ÉCLAIR

La rivière Sainte-Anne est une rivière à fort courant qui, à cause d’importantes crues printanières provoquées par une fonte rapide des neiges en avril 1894, est gonflée au point de sortir de son lit.

Le 27 avril, le plateau sablonneux d’une section du village ne résiste pas à cette crue puissante et s’effondre dans un spectaculaire glissement de terrain, qui, selon les archives de l’époque, n’aurait duré que quelques minutes.

L’événement laisse un trou de 36 m de profondeur et le rapide éboulis emporte des maisons, des granges, une centaine de têtes de bétail, une cinquantaine d’arpents de terre cultivées et les ponts de Saint-Alban et du village voisin de Saint-Casimir !

Le glissement de terrain est si rapide qu’une partie des membres de la famille de Samuel Gauthier a péri, engloutie sous les débris de leur maison.

Cet événement géologique a aussi fait dévier le cours de la rivière a aussi fait dévier le cours de la rivière, ce qui a eu des conséquences négatives pour la pêche au saumon et l’industrie du flottage de bois et des scieries de la région.

IMMORTALISÉE

Bien que les daguerréotypes existent depuis quelques décennies déjà et que la photographie est un art en plein essor depuis la moitié du XIXe siècle, le temps d’exposition et le développement des images sont encore un processus lent.

Il n’en demeure pas moins que dans les années 1890 au Québec, les studios de photographie se multiplient et permettent enfin de garder en mémoire nos paysages du passé.

À cet égard, il existe plusieurs photographies du célèbre glissement de terrain de Saint-Alban, qui témoignent de l’ampleur de la catastrophe et des dommages subis.

Il s’agit en effet d’une des toutes premières catastrophes naturelles documentées par la photographie dans l’histoire du Québec !

QUELQUES ANNÉES PLUS TARD

En 1898, un événement similaire se produit cette fois dans un autre village à proximité de Saint-Alban, soit la petite localité de Saint-Thuribe. Celui-ci survient au petit matin du 9 mai, alors que les humeurs de la rivière Blanche provoquent un glissement de terrain qui emporte trois maisons et même une petite école de rang. Il coûte aussi la vie à une fillette de six ans, Régina Douville, engloutie avec sa maison.

Contrairement à l’éboulis de Saint-Alban, il n’existe pas de photos de cet événement, qui est rapporté par les journaux comme Le Soleil à l’époque.

L’environnement, les changements climatiques et les humeurs de la nature ont aussi une histoire qui mérite d’être préservée, afin de garder entres autres en mémoire nos anciens paysages et les conséquences de certaines catastrophes sur le développement des villages de notre province.

Source : Évelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 septembre 2025, p74


Une autre sentence bonbon

Opinion

Allez ! Nous sommes permissifs. On va vous donner la chance que votre victime n’aura pas pour le reste de ses jours, pendant que vous… vous, allez purger votre peine de vingt mois, dans le confort de votre foyer, avec, en plus, 200 heures de travaux communautaires à effectuer.

C’est pas beau ça ? C’est dissuasif ? Permettez-moi d’en douter.

C’est malheureusement notre justice depuis un bon moment et dans plusieurs cas.

Le gars, Éric Goupil, selon des témoins, avait multiplié les dépassements gauche-droite, brûlé un feu rouge et utilisé son téléphone cellulaire à plusieurs reprises. Surtout, il ne s’était pas arrêté à une traverse piétonne alors que le père et son enfant étaient en train de traverser, avec les feux intermittents en fonction.

Un épisode de Rapide et dangereux !

Le bébé qui se trouvait dans la poussette devrait développer une déficience intellectuelle, selon l’experte qui l’a évalué. Alors qu’elle se développait tout à fait normalement avant la collision. « Les conséquences pour cette enfant maintenant âgée de 3 ans sont manifestes et, selon toute probabilité, malheureusement permanente », a déploré le juge Gagnon.

Le père de famille qui tenait la poussette avait aussi été blessé sérieusement lors de l’accident et n’est toujours pas retourné au travail. Il a aussi vécu un épisode dépressif « qu’il semble porter encore aujourd’hui », a souligné le juge.

Ça, monsieur le juge, c’est une sentence à vie pour les victimes. Pour le père, ça fait déjà 3 ans qu’il ne travaille plus. Et que reçoit le coupable de cette folie ? 22 mois, bien assis dans son fauteuil, chez lui, pour son manque total de maturité. Un petit congé sécurisé et pas trop contraignant.

Un coup de baguette sur les doigts !

Révoltant ! Je ne trouve pas d’autres qualificatifs !

Ce genre de peine est rendu tellement à la mode, que beaucoup d’accusés l’invoquent et le demandent. Une vraie justice de merde qui oublie encore complètement le sort des victimes qui survivent avec des séquelles importantes.


Le bonheur en hausse chez les 55 ans et plus

Démographie

Bonne nouvelle : les 55 ans et plus se sentent plus un peu plus heureux ces jours-ci au Québec.

Selon le plus récent sondage Léger, leur indice du bonheur atteint 76,1 sur 100, une hausse marquée par rapport à 2021, et la plus élevée de tous les groupes d’âge.

Ils sont 27 % à se dire « très heureux », soit près du double des 18-34 ans, et à peine 19 % rapportent une détérioration de leur bien-être dans la dernière année.

Résilience, sécurité financière, liberté retrouvée après la retraite ? Quelles qu’en soit les raisons, ce niveau de bonheur contraste avec les reculs observés chez les 35-54 ans, plus affectés par les pressions de la vie active.

Ce regain reste toutefois en deçà des niveaux prépandémiques. De 2008 à 2020, l’indice oscillait entre 77,9 et 79,8, puis la pandémie a provoqué une chute à 73,2 en 2021. La récente embellie est donc prometteuse, sans marquer un plein retour aux sommets d’autrefois.

Source : Revue Virage, FADOQ, automne 2025, p11


Un pan de notre histoire : Montréal « ville ouverte » sous le règne de la pègre

Histoire

Dans une série de reportages publiés par Le Devoir en 1949-1950, l’avocat Pacifique Plante, ancien directeur adjoint de la police de Montréal, congédié pour insubordination, accuse des policiers de corruption et de complicité avec le monde interlope. Un comité de moralité publique se forme pour réclamer une enquête sur la police. Il retient les services de Pax Plante et d’un jeune avocat, Jean Drapeau.

En 1950, une commission d’enquête présidée par le juge François Caron ouvre ses audiences. Son rapport, publié en 1954, comporte près de 5000 accusations mettant en cause une soixantaine d’individus, dont plusieurs policiers et deux chefs de police, Fernand Dufresne et Albert Langlois.

Chef depuis 1947, Langlois est destitué par le nouveau maire Jean Drapeau, qui vient d’être élu sur la promesse d’en finir avec le « vice commercialisé ». Aussitôt, Pacifique Plante, surnommé Pax Plante, est réinstallé dans ses fonctions.

Le prédécesseur de Drapeau, Camilien Houde, avait des accointances avec la pègre. Coauteur d’une biographie de Houde, Robert Migner écrit que Montréal était, sous son administration, un immense lupanar.

PROSTITUTION, TOURISME ET PROSPÉRITÉ

La prohibition aux États-Unis et dans le reste du Canada donne à Montréal, dans les années 1920, la réputation d’être la ville de tous les plaisirs, la plus ouverte d’Amérique du Nord.

Ses lupanars attirent les touristes, qui découvrent le smoked meat et les bagels.

Le « vice commercialisé » contribue à la prospérité de la ville.

« Il y a beaucoup de gens qui viennent à Montréal et c’est pas toujours pour aller prier à l’oratoire Saint-Joseph ! » avait raillé le premier ministre Maurice Duplessis

En 1944, une épidémie de maladies vénériennes qui ravage les militaires stationnés dans le région de Montréal amène l’armée à obtenir la fermeture – temporaire – des bordels. Entre 1940 et 1943, plus de 4000 soldats ont dû être hospitalisés pour avoir contracté des maladies vénériennes.

Mais la prostitution continue de fleurir. On estime que le fameux quartier Red Light de Montréal (autour des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine) comptait encore, dans les années 1940-1950, une centaine de bordels.

Originaire de la Calabre, dans le sud de l’Italie, la famille Cotroni immigre au Québec en 1924.

Charpentier-menuisier, Vincent Cotroni entame une carrière de lutteur, Dans les années 1940, il acquiert plusieurs cabarets, dont le célèbre Au Faisan doré.

Il s’acoquine avec l’influente famille mafieuse new-yorkaise Bonanno, dont l’homme de main, Carmine Galante, domine le monde interlope montréalais avec l’appui des Cotroni.

Au milieu des années 1950, ils prennent le contrôle de la pègre. Galante sera plus tard assassiné. Vic Cotroni dominera la mafia pendant une trentaine d’années, mourra d’un cancer en 1984, cédant la place aux Rizzuto.

En 1957, dans des élections entachées d’irrégularités, jean Drapeau est remplacé par Sarto Fournier avant de reprendre la mairie trois ans plus tard.

Des menaces de mort forcent Pax Plante en 1958, à s’exiler au Mexique jusqu’à son décès en 1977.

LES CHAUDES NUITS DE MONTRÉAL

Dans les années 1940-1950, le crime organisé s’infiltre partout, des maisons de jeux à la prostitution et aux élections truquées : blind pigs (ventes illégales d’alcool), « barbottes » (jeux de hasard illégaux) bookies (paris illégaux), bordels et trafic de drogue.

« J’aime les nuits de Montréal, ça me rappelle la place Pigalle », chantait Jacques Normand au Faisan doré, le cabaret de Vic Cotroni.

De célèbres artistes français s’y produisent, dont Charles Aznavour, Luis Mariano, Tino Rossi, Bourvil, Charles Trenet, Georges Guétary, Line Renaud, Henri Salvador, Yves Montand, Guy Béart et des artistes d’ici : Aglaé, Estelle Caron, Monique Leyrac, Denise Filiatrault.

Deux jeunes y feront leurs débuts dans le monde de la chanson : Fernand Gignac et un gentil serveur du nom de Raymond Lévesque.

Dans leurs téléromans Montréal PQ et Montréal, ville ouverte, qui ont soulevé la polémique entre eux, Victor Lévy Beaulieu et Lise Payette ont raconté l’époque du Red Light.

L’arrivée de la télévision entraînera le déclin des cabarets et des boîtes de nuit.

LA FORTUNE : PROSTITUTION ET SPAGHETTIS

Membre influent du clan Cotroni, Angelo Bizante possède, rue Sainte-Catherine, l’American Spaghetti House, qui se présente comme le plus grand restaurant de spaghettis au monde, ouvert jour et nuit tous les jours de l’année.

Les clients des boîtes de nuit, dont ceux de son cabaret Casa Loma (où Ginette Reno et Les Jérolas ont commencé leur carrière), viennent y manger à la fin des spectacles.

Bizante, philanthrope, accueille à son restaurant, chaque année, 300 orphelins qui repartent avec des cadeaux-souvenirs. Sa femme, Lucie Delicato, une ex-prostituée, était la « madame » la plus en vue de Montréal, exploitant plusieurs lupanars de luxe.

Elle fut acquittée, en 1944, d’une accusation de proxénétisme en contestant avec succès la validité de mandats de perquisition obtenus contre elle.

Le couple Bizante vivait dans une splendide demeure du Haut-Outremont.

Source : Normand Lester, Journal de Montréal, cahier weekend, 30 août 2025, p72


Le cœur en miettes et une montagne de dettes

Histoire vécue

Après 42 ans de mariage, Sylvie Côté a redécouvert l’amour sur les réseaux sociaux lorsqu’elle a rencontré Richard, un homme séduisant, charmeur, bienveillant et… fabriqué de toutes pièces. Prise dans un piège financier, la sexagénaire a fini par tout perdre, même sa vie.

L’histoire qui suit vous paraîtra peut-être saugrenue. Vous vous direz sans doute : « Moi, je ne tomberai jamais dans un tel piège. » Mais détrompez-vous : personne n’est réellement à l’abri. Le broutage, nom donné à cette stratégie où l’arnaqueur tisse lentement sa toile autour de sa victime, est une mécanique bien huilée qui fait chaque année des milliers de victimes à travers l’Occident.

Ces malfaiteurs, généralement établis en Afrique de l’Ouest ou en Asie du Sud-Est, déploient une panoplie de stratégies pour vous faire croire au grand amour. Pour bien des victimes de broutage, lorsqu’elles réalisent avoir été dupées, il est déjà trop tard.

Sylvie Côté fait partie du lot. Récemment divorcée, cette résidente de Granby est abordée par un certain Richard sur Facebook Rencontres. L’homme affirme habiter à Saint-Jean-sur-Richelieu, mais se trouve actuellement à l’étranger pour un voyage d’affaires. Leur relation reste épistolaire, mais la dame de 68 ans tombe néanmoins rapidement amoureuse.

« Tout ce que mon père ne lui avait jamais dit, parce qu’il était d’une autre génération, Richard le lui disait : « Tu es belle », « Tu es capable », « Tu es forte »… Elle est tombée dans le panneau tout de suite », raconte sa fille Sophie Lacroix, en entrevue avec Virage.

Pourtant, « il n’y avait aucune chance que ce soit un vrai compte », poursuit celle qui a flairé tout de suite le pot aux roses en voyant la photo et le profil de Richard.

DE « MALCHANCE » EN « MALCHANCE »

Tout aussi rapidement que la flamme s’est attisée entre la Granbyenne et son correspondant, les « malchances » de ce dernier ont commencé.

« Un jour, ma mère m’a appelée pendant que j’étais au travail pour me demander comment acheter un billet d’avion en ligne, raconte Sophie Lacroix. Je ne comprenais pas pourquoi, et comme je n’étais pas disponible pour l’aider immédiatement, elle m’a dit qu’elle allait s’arranger. »

Richard se trouvait alors au Brésil et avait « perdu » son billet d’avion. Il a demandé à Mme Côté de lui envoyer l’argent nécessaire pour en acheter un autre.

« Une autre fois, il avait perdu son passeport. Ensuite, il a été hospitalisé et avait besoin d’aide pour payer ses frais médicaux, relate Mme Lacroix. Il était tout le temps mal pris et demandait à ma mère de le dépanner en lui promettant de la rembourser. »

« Et ma mère, avec son grand cœur, n’arrivait pas à voir le mal chez quelqu’un d’autre. Pour elle, c’était impensable de laisser quelqu’un dans le pétrin », renchérit-elle.

Éventuellement, Richard est « décédé ». Des proches de l’homme ont envoyé un faux testament à Mme Côté, désignée comme héritière. « Pourtant, même la notaire de la caisse et moi tentions de lui démontrer qu’il s’agissait d’un faux, mais elle refusait de nous croire, témoigne Sophie Lacroix. Elle était complètement endoctrinée. »

Richard est ensuite « revenu d’entre les morts » pour finalement se retrouver en prison, en Malaisie. Pour l’aider, il a demandé à Sylvie Côté de lui envoyer 5000 $ par jour sous forme de cartes-cadeaux variées. Un rythme insoutenable, qui a mené la femme à se départir de sa résidence et à verser les fruits de la vente à son brouteur, qui lui promettait sans cesse qu’ils seraient un jour réunis.

UN STRATÈGE BIEN ORGANISÉ

« C’est comme s’il [Richard] avait trois coups d’avance sur nous : il savait ce qu’on allait dire à ma mère, ce que la conseillère financière allait lui dire, et il lui soufflait exactement ce qu’elle devait répondre pour obtenir ce qu’il voulait », déplore Sophie Lacroix.

« Il avait une équipe : lui, sa sœur, sa nièce, un ami, un comptable… Chaque fois que j’essayais de la sortir de là, ils l’attiraient un peu plus vers le fond, et c’est moi qui passait pour la méchante. Ce n’était plus ma mère », ajoute-t-elle. 

Ce constat n’a rien de surprenant pour Alvin, un résident de la Côte-d’Ivoire qui a été brouteur pendant quelques années avant de se repentir.

« On trouve les faiblesses de la personne, on lui dit ce qu’elle veut entendre et on fait tout pour la convaincre que c’est vrai », raconte-t-il.

Pour gagner en crédibilité, les brouteurs utilisent des vidéos et des images publiées par de véritables personnes, qui ignorent tout de cette usurpation.

« Ensuite, ils découpent la vidéo en petites séquences : elle se passe la main dans les cheveux, elle se gratte le nez… Comme ça, lorsqu’on leur demande une preuve, ils n’ont qu’à faire jouer la bonne séquence. »

UN SENTIMENT DE HONTE ET DE DÉTRESSE

Après avoir envoyé près de 800 000 $ à Richard, Sylvie Côté s’est rendu compte qu’il ne lui restait plus de quoi vivre bien longtemps avant de devoir recourir à l’aide sociale. Financièrement ruinée, elle a commis l’irréparable en mars 2024. Elle avait 71 ans.

Beaucoup d’histoires de broutage connaissent une fin tragique comme celle-ci. En avril dernier, plusieurs médias québécois ont fait état d’au moins 25 personnes qui se sont enlevé la vie après avoir été victimes d’une arnaque amoureuse au cours des dix dernières années.

« Malheureusement, [l’arnaque sentimentale] est un phénomène grandissant dans notre société, suscitant un sentiment de détresse et de honte chez les victimes », écrivait récemment la coroner Me Nathalie Lefebvre, dans la foulée du suicide d’un homme de 67 ans.

Dans son rapport d’investigation, la coroner souligne l’importance de la prévention, recommandant aux sites de rencontres et autres réseaux sociaux d’avertir leurs utilisateurs et utilisatrices quant aux risques liés aux arnaques amoureuses, de les sensibiliser aux effets potentiellement dévastateurs de ces escroqueries et de les inciter à demander de l’aide.

En 2023, le Centre antifraude du Canada (CFAC) a géré 1135 plaintes liées à ce type d’arnaque, dont les pertes cumulées par les victimes totalisaient 50,3 M$. Cela vous semble énorme ? En fait, ils ne seraient qu’un pâle reflet de la réalité, car moins de 5 % des victimes font appel aux autorités. La honte et la culpabilité expliquent partiellement ce faible taux.

POUR QUE SA MORT NE SOIT PAS VAINE

À la suite du décès de sa mère, Sophie Lacroix a retrouvé des copies imprimées de tous les messages échangés entre elle et Richard au cours des trois dernières années. Le dossier a ensuite été transmis à Interpol.

Depuis, la Granbyenne attend toujours des nouvelles, mais elle garde espoir.

« Je me suis sentie tellement seule et démunie dans cette histoire-là. Je ne voudrais pas que quelqu’un d’autre vive la même chose, confie-t-elle. Si je peux aider ne serait-ce qu’une personne, une famille, au moins, ma mère ne sera pas morte en vain.

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Si vous pensez au suicide ou si vous ressentez de l’inquiétude pour un proche, composez le numéro sans frais 1 866 APPELLE (277-3553). Vous pouvez obtenir de l’aide psychologique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

VOUS ÊTES VICTIME ? QUE FAIRE ?

Si vous croyez être victime d’une arnaque amoureuse, ou si c’est le cas pour l’un de vos proches, il est important de réagir rapidement et de dénoncer la situation.

  • Rassemblez les preuves : faites des captures d’écran ou imprimez vos échanges avec la personne que vous soupçonnez. Conservez les relevés de virement bancaire ou toute preuve de paiement;
  • Communiquez avec votre service de police local;
  • Communiquez avec le Centre antifraude du Canada : antifraudcentre-centreantifraude.ca ou au 1 888 495-8501;
  • Vous pouvez également avoir recours aux services du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) : cavac.qc.ca ou 1 866 532-2822;
  • Vous pouvez communiquer avec la Ligne Abus Aînés : 1 888 489-2287.

La FADOQ, en collaboration avec la Sûreté du Québec et le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, offre le programme Aîné-Avisé. Celui-ci propose des séances d’information portant sur la fraude envers les personnes aînées. Pour en savoir plus : aineavise.ca.

Source : Marie-Ève Martel, Revue Virage, FADOQ, automne 2025, p26, photo Alain Dion


Les pistes cyclables

Loisirs

Majoritairement pour les adultes, on conduit son vélo comme son auto. Les règles les plus élémentaires ne sont pas observées, notamment la vitesse et la mauvaise conduite.

Depuis deux ans, je me suis remis au vélo. Mieux encore au vélo électrique. La nouvelle mode des cyclistes qui sont des familiers des pistes cyclables et, croyez-moi, ils sont légion. J’ajouterais même que les aînés ont emboîté le pas ou la pédale.

Le Québec est à l’avant-garde avec ses belles pistes cyclables qui ont poussé comme des champignons au cours de la dernière décennie. Et Dieu sait qu’elles sont agréables.

Cependant, la densité de cyclistes augmente les risques d’accident et les règles les plus élémentaires de sécurité prennent le bord.

LA VITESSE

Du moins sur la route verte, qui fait le tour du Québec, la signalisation des limites de vitesse est bien en évidence. Limitée à 20 km/h, elle est rarement observée et principalement par les cyclistes qui se croient au Tour de France. Ils dépassent la limite de beaucoup et font montre d’intolérance lorsqu’ils doivent ralentir devant des usagers moins aguerris.

Généralement, la vitesse observée pour une bonne majorité, tourne entre 15 et 22 km/h. Évidemment, en descendant une côte, si on ne freine pas graduellement durant la descente, on peut atteindre facilement les 30 km/h et plus. Une simple distraction peut vous faire perdre le contrôle et provoquer un accident assez spectaculaire.

LA FILE INDIENNE

En général, les pistes sont multidirectionnelles et dépassent rarement les 2 mètres de largeur. Le partage de la route devient alors un incontournable. Pour se faire, l’idéal est de circuler à la file indienne lorsqu’on se déplace en groupe et qu’on rencontre d’autres cyclistes. C’est une règle élémentaire qui n’est pas beaucoup observée. Les cyclistes qui se présentent côte-à-côte, forcent les autres, en sens inverse, à se déplacer vers la droite et créer de l’instabilité.

LES VÉHICULES INTERDITS

Malgré les consignes, on voit encore circuler des véhicules interdits par la loi, sur les pistes cyclables. Récemment, j’observais les mini-motos qui peuvent atteindre des vitesses supérieures à 32 km/h, circuler rapidement sur les pistes. Même constats pour les scooters.

Quand, en plus des cyclistes, on retrouve des trottinettes, trotinettes électriques, quadriporteurs, monoroues électriques, patins à roulettes et tout autre invention pour se déplacer, la vigilance est de rigueur. Malheureusement, la surveillance est déficiente.

LES AVERTISSEURS

Ou les sonnettes si vous préférez, n’équipent pas beaucoup l’équipement des usagers des pistes cyclables. Offertes partout à des prix dérisoires, elles devraient être obligatoires, comme le sont les casques sur les trottinettes électriques et les vélos. Simple question de sécurité parce que des marcheurs utilisent également les pistes cyclables à certains endroits. Il est toujours prudent de signaler notre présente à l’approche de marcheurs ou autres cyclistes plus lents.

À ce niveau, et par expérience, les plus délinquants à ce chapitre sont les cyclistes « Tour de France », qui vous arrivent dans le dos sans crier gare. Depuis le temps que je fais du vélo, pas un seul cycliste de cet acabit, n’a osé me signaler sa présence. Cependant, j’ai remarqué leur impatience qu’ils soient forcés de ralentir. Je regrette, mais les pistes cyclables ne sont pas des pistes de course.

De bons comportements sécuritaires de tout le monde doivent faire en sorte qu’il soit agréable d’enfourcher son vélo pour faire une randonnée agréable et souvent en pleine nature.


États-Unis : Une société malade

Société

UN COURS OBLIGATOIRE SUR LES ARMES À FEU DÈS CINQ ANS

AFP | Dès leur première rentrée à cinq ans, des élèves américains voient s’ajouter un nouvel enseignement à leur année scolaire : un modèle de sécurité face aux armes à feu, que le Tennessee est le premier à instaurer.

La rentrée scolaire marque l’entrée en vigueur dans les écoles de cet État du sud-est du pays d’une loi adoptée en 2024 par les parlementaires locaux.

Selon une étude pédagogique du département de l’Éducation du Tennessee, les plus jeunes enfants scolarisés, ceux âgés de cinq à huit ans, devront apprendre à « identifier la différence entre des armes à feu réelles et des jouets » ou encore « montrer un comportement responsable face aux armes à feu ».

Outre les règles de sécurité à adopter, il doit aussi leur être enseigné ce qu’est la détente, le canon et la bouche de ce type d’arme.

Obligatoire, ce nouvel enseignement se veut une réponse aux violences liées aux armes à feu, dans un pays tiraillé entre le fléau récurrent des tueries et son attachement profond à ces armes.

Le Tennessee a été le premier État américain à adopter une telle législation. Deux autres, l’Utah et l’Arkansas, ont depuis voté des textes similaires.

NDLR : C’est ce pays qui, il n’y a pas si longtemps, demandait aux professeurs de s’armer pour faire face aux tueries dans les écoles. Mentalité d’attardés !