Sports
Le Canadien de Montréal débutait sa saison mercredi soir en affrontant les Maple Leafs de Toronto, à Toronto. La partie s’est soldée par une défaite crève-cœur de 5-2.

Crève-cœur parce qu’ils ont joué de malchance alors qu’ils ont été les meilleurs sur la glace et que sur le résultat final, deux buts ont été comptés dans un filet désert. Quels commentaires ont entend et lit sur les différents médias et réseaux sociaux ?
Départ raté ! Défaite pénible ! Victoire échappée !
Cependant, il y a les connaisseurs qui ne paniquent pas et font une analyse plus réaliste de cette première défaite.
Pour moi, le seul point d’interrogation c’est qu’ils devraient tirer plus souvent vers le gardien lors d’une supériorité numérique et augmenter ainsi nos chances de marquer. Point !
IRRÉALISTE
Voyez-vous, c’est ça Montréal. Les fans ne seraient satisfaits qu’avec une saison de 82 victoires. Après une défaite on devrait changer les joueurs.
« Le gardien de but n’est pas bon. »
« Martin St-Louis devrait être limogé. »
« On devrait échanger untel. »
Wô les moteurs ! Nous en sommes seulement qu’au PREMIER match de la saison. Il en reste 81. C’est ça la réalité de Montréal. Il faudrait gagner la coupe chaque année et être supérieur aux 32 équipes, tout le temps.
On revient sur terre les amis ! On relaxe !
Hier, les Canadiens ont été les meilleurs sur la glace et méritaient de gagner. Au cours de la saison, ils vont gagner des parties alors qu’ils ne le méritaient pas, et en perdre par malchance. C’est la réalité du sport.
C’est d’abord un jeu, un divertissement, simonac !
Alors appréciez donc le spectacle et dites-vous bien que dans la LNH, il n’y a pas de parties nulles, donc, ça se solde toujours par une victoire ou une défaite, point final.
On a une jeune équipe talentueuse, avec une direction dynamique et et l’avenir est rempli d’espoir.
Restons positifs et on « prend son gaz égal » comme on dit !
DERNIÈRE HEURE
Pour les pessimistes, hier soir, le Canadien a rossé les Red Wings 5-1. Le gardien des Wings a donné les 5 buts sur 13 lancers. Bravo !
Politique
Les dépassements de coûts dans les projets gouvernementaux sont aussi normaux que le jour et la nuit.
À chaque fois que le gouvernement du Québec présente un projet, il est assez hypocrite pour mentir la population sur évaluation. À coup sûr, le montant prévu sera doublé, triplé, voire quadruplé.

Pourquoi ?
Pour faire avaler la pilule parce qu’il gèrent l’argent des autres. De plus, dans presque tous les cas, le début du projet est toujours reporté. Des années plus tard. Est-ce que vous êtes capable de dire avec certitude, le coût de votre loyer dans cinq ans ? C’est la même chose.
On nous bourre de mensonges.
On le voit avec SAAQClic, et le dossier de santé Québec (DSQ). Des projets qui s’éternisent. Pourquoi le gouvernement n’en tient pas compte et qu’il n’oblige pas les exécutants à donner une évaluation juste et au final ?
Tu soumissionnes sur un appel d’offre pour 50 millions $ aujourd’hui, sachant qu’à échéance, quelques années plus tard, le montant triplera. Donc, 150 millions $. Ces pseudos experts « professionnels » lancent des chiffres, comme ça, pour décrocher le contrat, et pour la suite c’est le bon citoyen qui fouille dans ses poches pour régler la note finale.
Lors d’une soumission, on devrait exiger de connaître le coût final du projet et tout dépassement de coût devrait être payé par le soumissionnaire.
Simple non ? Trop simple parce qu’en bout de ligne ils vont s’en tirer alors que le citoyen aura obligatoirement à régler la facture parce que mot imputabilité n’apparaît pas dans le dictionnaire gouvernemental.
Si on avait appliqué ce principe pour SAAQclic et le DSQ, on n’aurait pas de surprises. Parce que, jusqu’à preuve du contraire, ces « chanceux qui décrochent ces contrats » sont sensés être des experts en la matière, donc imputables.
Histoire
Le 4 octobre 1975, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa et le maire de Montréal, Jean Drapeau, procédaient à l’inauguration de l’aéroport de Mirabel, qui avait pour vocation de devenir le plus grand aéroport du monde.
Retour sur les faits marquants de ce défunt aéroport controversé, qui n’accueille plus de vols de passagers depuis 2004.
À la fin des années 1960, Montréal connaît une période de prospérité économique importante. L’Expo 67, le métro, les grands travaux d’infrastructures et les Jeux olympiques à venir contribuent tous à faire de Montréal une ville en ébullition et une plaque tournante en Amérique du Nord.
À cette époque, la métropole québécoise est toujours le centre financier et économique du Canada, avant d’être progressivement délogée par Toronto dans les années 1970-1980.

Sur le plan aéroportuaire, la ville est desservie par Dorval, qui est alors le plus gros aéroport au Canada, mais qui n’est toutefois plus adéquat pour répondre à la croissance anticipée des voyageurs.
De plus, « les gens autour de Dorval se plaignaient du bruit des appareils », précise Jacques Roy, professeur à HEC Montréal et auteur du livre La saga des aéroports de Mirabel et Dorval (JFD éditions; 2023). Il ajoute que « l’aéroport enclavé de Dorval n’avait pas l’espace requis, ni la capacité d’atterrissage pour des avions supersoniques comme le Concorde, qui était en développement à l’époque. […] Il fallait donc rapidement un nouvel aéroport pour desservir les besoins grandissants de Montréal ».
« ABSENCE DE LIAISON »
Le choix du site de Mirabel ne s’est pas imposé dès le départ et d’autres sites ont été envisagés. Mais, finalement, c’est le projet défendu par un économiste, Benjamin Higgins, qui l’emporte en 1969 auprès du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau.
Le projet d’Higgins prévoyait également de relier le nouvel aéroport au centre-ville de Montréal et à L’aéroport de Dorval grâce à la construction d’un train rapide et d’une nouvelle autoroute, deux infrastructures qui ne verront toutefois jamais le jour.
Avec le recul, « cette absence de liaison avec le centre de Montréal sera l’un des principaux facteurs qui contribueront à l’échec du nouvel aéroport », observe M. Roy.
HABITANTS EXPROPRIÉS
L’ampleur du projet voulu par Ottawa et les retombées économiques attendues ont justifié, à l’époque, l’expropriation par le gouvernement fédéral de milliers d’habitants de la région agricole de Sainte-Scholastique, qui va devenir Mirabel en 1971.
Au total, ce sont 97 000 acres de terres fertiles qui sont saisies par Ottawa. Pour les habitants expropriés, la construction de Mirabel va donc laisser un goût amer qui perdure de nos jours, malgré la rétrocession progressive, à partir des années 1980, environ 91 000 acres des terres expropriées.
EN GRANDE POMPE
Afin d’être prêt pour les Jeux olympiques de 1976, l’aéroport se construit en un temps record et accueille ses premiers vols dès 1975. Le 4 octobre 1975, alors qu’environ 200 expropriés manifestent tout près, le gratin politique, les médias et les gens d’affaires sont présents à Mirabel pour inaugurer cette nouvelle infrastructure qui a coûté 500 millions de dollars.
Pour ajouter au faste de l’événement, le pilote français André Turcat se pose vers les 15 h sur la piste de Mirabel à bord du Concorde 01-WTSA.
L’enthousiasme est d’ailleurs palpable parmi les dignitaires. Pour le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, le nouvel aéroport est un « témoignage éloquent de la valeur du fédéralisme canadien », rapporte un article du Devoir de l’époque.
Pour sa part, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, ne cache pas les immenses espoirs qu’il caresse à l’égard du projet initié sous sa gouverne : « On a peine à imaginer le fourmillement énorme, mais ordonné qu’elle abritera bientôt lorsque les voyageurs y afflueront au rythme de quatre, puis de six, puis de dix millions par année […]. Le projet entier déborde sur le 21e siècle, qu’il prépare et anticipe. »
Ironiquement, moins de 30 ans plus tard, Mirabel accueillera son dernier vol de passagers et les vols internationaux retourneront à Dorval, qui porte désormais le nom de Pierre Elliott Trudeau !
Source: Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier weekend, 4 octobre 2025, p52
Trucs et astuces
Il est maintenant l’heure de ranger tous les vêtements que vous avez portés cet été. Déposez-les dans un bac plastifié sur roulettes, à glisser sous le lit. N’hésitez pas à faire un bon tri et à donner ceux que vous n’avez pas portés au cours des deux derniers étés. Oubliez-les, car assurément, vous n’aurez pas envie de les porter l’été prochain… Parole de madame Chasse-Tache.

Le bac sous le lit s’avère très pratique, puisqu’il permet de garder les vêtements à portée de main en prévision des vacances d’hiver au soleil. Avant de les ranger, assurez-vous qu’ils sont bien secs. L’humidité pourrait causer des taches jaunâtres sur les vêtements blancs.
Si vous optez pour des bacs plastifiés à ranger dans une penderie ou au sous-sol, prenez le temps de bien identifier le contenu ou réservez une boîte pour chaque type de vêtement (pantalons, jupes, maillots, vêtements pour la plage, etc.). Les robes peuvent être regroupées sous une housse suspendue à l’écart, pour les prochains mois.
ORGANISEZ VOTRE PENDERIE AUTOMNALE
Avant de suspendre vos vêtements pour les prochains mois, prenez le temps de bien nettoyer le placard. Lavez l’intérieur avec 125 ml (1/2 tasse) d’eau de Javel dilué dans 4 L (16 tasses) d’eau chaude. En plus de la nettoyer, vous la désinfecterez et il n’y aura pas d’insectes et de mites à l’intérieur. Asséchez complètement avant de ranger les vêtements.
Diviser le placard par sections permet de repérer plus facilement les vêtements. Vous pouvez organiser votre placard en genres (pantalons, jupes, chemisiers, etc.) ou par couleur, ce qui permet d’assembler rapidement la tenue désirée et de créer de nouvelles combinaisons.
Évitez de comprimer les vêtements dans un petit espace. Ils se froisseront rapidement et vous aurez de la difficulté à les repérer. Placez seulement un vêtement par cintre, à moins d’utiliser un cintre multi-usage permettant de suspendre plusieurs vêtements et de gagner de l’espace sans créer de confusion.
Sur une tablette, créez de belles piles avec les lainages en rangeant les tricots légers sur le dessus et les plus lourds, sous la pile. Vous éviterez ainsi qu’ils ne se froissent.
Et voilà… le temps frais peut s’installer !
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 20 septembre 2025, p10
Histoire vécue
Tous se souviennent du 21 septembre dernier, alors qu’un adolescent de 15 ans était abattu par un policier du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Un dramatique événement qui a apporté son lot de commentaires disgracieux et vindicatif envers la police.
Six jours après l’événement, une policière du SPAL et son équipier ont vécu une expérience imprévisible alors qu’ils étaient en devoir. Voici l’histoire…
***
« Le 27 septembre 2025, moi et mon collègue allons nous stationner au coin des rues Saint-Charles et Saint-Sylvestre, à Longueuil, pour écrire un rapport… On voulait juste voir de quoi avait l’air le Festival Lumifest…

5 minutes stationnés… Une maman vient nous voir avec ses deux jeunes enfants.
– Excusez-moi ! Est-ce que mes enfants pourraient prendre une photo avec vous et la voiture de police ?
Je vais vous avouer qu’après l’événement que nous connaissons tous, je n’étais pas certaine…
Mon cœur était divisé entre méfiance, doutes, peur et envie de faire plaisir aux enfants… puis, je ne vous le cacherai pas, j’ai eu peur de me faire garrocher des roches, de nous faire encercler, de tomber sur des personnes mal intentionnées… parce qu’il y avait des centaines de personnes autour de nous.
Je ne me souviens pas d’avoir eu un sentiment de peur viscéral en étant entourée d’une foule, en 22 ans de police… puis je l’ai eu quelques minutes.
J’ai dit à mon partenaire : – Envoye… juste une ! Et lui, bien sûr, de dire OUI ! (gros nounours!)
– Une photo. Juste une !
La file que vous voyez sur cette photo n’est rien…
Au moins 25 personnes faisaient la file quelques secondes plus tard.
UNE HEURE
Une heure de photos, poignées de mains, de questions-réponses sur notre travail, d’échanges, d’histoires vécues par des citoyens avec la police (positives et négatives). Des petits enfants qui nous donnent la main… qui me prennent dans leurs bras.
Des enfants avec des étoiles dans les yeux, des parents qui leur disaient de faire confiance aux policiers, des gens qui nous donnaient la main en nous disant merci et de ne pas lâcher. Des bons mots pour notre collègue impliqué et aussi pour ce jeune et sa famille.
Je n’en reviens pas encore !
Notre douleur était partagée et sincère.
C’est dans ces petits moments, que nous sentons que la grande majorité des citoyens sont capables de discernement, de jugement et de gros bon sens.
Oui, cet événement est tragique. Mais, tous ces citoyens ont été capable de comprendre qu’une enquête est en cours, et surtout… qu’ils n’étaient pas là !
Merci. »
Opinion
François Legault veut accomplir en une seule année, ce qu’il n’a pu réaliser en 7 ans de gouvernance du Québec. Mission impossible !

À moins d’un miracle comme les libéraux fédéraux, la Coalition avenir Québec subira la pire raclée de son histoire. Legault lui-même n’est pas assuré d’être élu dans son propre comté… à moins qu’il ne démissionne avant. Ce ne sera pas une surprise.
Tenant pour acquis que la campagne électorale débutera quelque part au début de septembre, il reste 11 mois avant le grand jour.
300 jours pour tout faire et sans compter les congés, vacances et autres absences ? Une bonne blague !
UN EXEMPLE PARMI TANT D’AUTRES
Ce gouvernement a déjà abandonné divers projets dont l’élargissement de la route 104 sur une distance de 6 km, à La Prairie, mon patelin. Une annonce qui date de 2021 avec le début des travaux pour 2027. Eh bien, le projet vient de tomber à l’eau et se résumera à réaménager certaines intersections et y ajoutant des feux de circulation.
Pourtant, cette portion est, depuis longtemps, surutilisée et fortement congestionnée aux heures de pointe. La CAQ a abandonné ! Pas de fric ! Les caisses sont à sec !
Ce même gouvernement qui a lapidé 470 millions de nos impôts dans les trous sans fonds de Northvolt et Lion. Vous vous souvenez de Pierre Fitzgibbon qui s’est volatilisé rapidement ?
Et ils vont renverser la vapeur d’ici l’automne prochain ? Permettez-moi d’en douter fortement.
En bon québécois… son chien est mort !
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.

























Politique internationale
Aujourd’hui, je veux vous partager un excellent article de l’historien Martin Landry, publié dans le cahier weekend du Journal de Montréal du 27 septembre dernier, et qui exprime son opinion sur le passage de Donald Trump à l’ONU récemment. Le narcissique orange en prend pour son rhume. Ce sans-génie, ce pas de classe, ce hautain despote qui ne se gêne pas pour défier le monde.
***
Monsieur le président Trump, vous avez réussi en moins d’un an à transformer la Maison-Blanche en concessionnaire automobile (Tesla), vous avez nommé un politicien (RFK Jr) qui a bâti sa notoriété en s’opposant aux vaccins à la tête de la santé publique de votre pays et vous avez transformé le Bureau ovale en arène de boxe.

Puis, le mardi 23 septembre dernier, comme si ce n’était pas suffisant, voilà que vous vous présentez devant l’ONU et déclarez que l’institution est corrompue…
Vraiment ? Vous affirmez que l’Europe est en train de « perdre son patrimoine » à cause de l’immigration et vous encouragez l’Occident à fermer ses frontières aux migrants. Vous vous servez de votre tribune pour présenter les efforts climatiques comme une « vaste arnaque (con job) ».
Puis, en réponse à vos alliés qui reconnaissent enfin l’État palestinien, vous dites que ce qu’ils font, ce n’est que de « récompenser le terrorisme ».
MÉPRISANTE RUPTURE
En fait, votre discours d’hier n’est ni plus ni moins qu’une rupture historique avec l’esprit fondateur de l’institution devant laquelle vous avez fait ces déclarations simplistes.
Pour ceux qui ne le savent pas, l’ONU est née en 1945 sous l’impulsion directe des présidents Roosevelt puis Truman. Ces politiciens américains souhaitaient que l’humanité se dote d’un espace de dialogue pour éviter que l’on sombre à nouveau dans une guerre mondiale.
En vous attaquant frontalement à la légitimité de l’ONU, M. Trump, vous niez en quelque sorte l’héritage américain dans la création même de cette institution.
Vous n’êtes pas sans savoir que l’ONU incarne le multilatéralisme, c’est-à-dire la coopération entre les États pour régler des problèmes de sécurité, de santé, de climat ou de migration. En ridiculisant ces missions climatiques ou d’aide aux réfugiés, vous ne faites que réaffirmer votre « America First », qui s’oppose frontalement à l’idée que les États doivent se partager certaines responsabilités collectives.
Depuis les années 1970, certains présidents ou courants politiques américains ont critiqué l’ONU (ex. : Reagan sur les votes anti-Israël, George W. Bush sur l’Irak). Mais votre discours d’aujourd’hui franchit un pas supplémentaire. Vous ne vous limitez pas à dénoncer certaines décisions onusiennes, vous attaquez de front l’institution et vous la présentez à des milliards de personnes comme « corrompue et inefficace ».
LEADERS ET DISCOURS
Sachez que d’autres, avant vous, se sont servis de cette tribune pour faire avancer la paix dans le monde.
Par exemple, Dwight D. Eisenhower en 1953. C’était le début de la guerre froide et la course à l’arme nucléaire faisait trembler le monde. Eisenhower propose que l’énergie atomique soit mise au service de la paix plutôt qu’à celui de la guerre. Ce discours mène à la création de l’Agence internationale de l’énergie atomique et devient un symbole de la volonté de contrôler la prolification nucléaire.
Quelques années plus tard, en 1961, John F. Kennedy se présente devant l’Assemblée générale. Les tensions nucléaires sont encore plus fortes entre l’Occident et l’URSS. Le président prononce un grand discours et plaide pour une « nouvelle ère de négociations ».
Il invite tous les décideurs à se lancer dans une stratégie de réduction des stocks d’armes nucléaires. Son appel est entendu et suivi de négociations qui vont déboucher sur le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963.
Il ne faut pas oublier le « Plus jamais la guerre » du pape Paul VI en 1965. C’était la première visite d’un pontife à l’ONU, et on était en pleine guerre du Vietnam. Le Saint-Père, devant les représentants du monde, a lancé un véritable cri du cœur en disant : « Plus jamais la guerre, plus jamais la guerre ! C’est la paix, la paix qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité. »
Ce discours est resté comme l’un des plus marquants de l’histoire de l’ONU et a, selon de nombreux historiens, mobilisé la conscience morale universelle.
Un de mes préférés, c’est celui de Nelson Mandela. C’était son premier discours à l’ONU comme président. C’est la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et Mandela prend la parole pour remercier les leaders qui ont soutenu son peuple.
Il insiste habilement sur la réconciliation, la démocratie et la lutte contre les inégalités. Son discours incarne la victoire de l’approche pacifique et inspire les luttes pour la paix et la justice ailleurs dans le monde.
« RESPONSABILITÉ MORALE »
Parmi les plus récents, il y a assurément Barack Obama, qui nous parle de désarmement nucléaire en 2009. C’est le début de sa présidence et il veut rompre avec l’ère du président Bush.
Dans ce discours, il appelle à un monde sans arme nucléaire et affirme que son pays a une « responsabilité morale » en tant que seule nation à avoir utilisé l’arme atomique. Son discours contribue à relancer les négociations sur le désarmement et à renforcer le Traité de non-prolifération nucléaire.
IGNOBLE RENIEMENT
À travers l’histoire, la tribune de l’ONU a servi de caisse de résonance à des appels vibrants pour la paix, la coopération et la dignité humaine. D’Eisenhower à Obama, des voix courageuses ont tracé des chemins d’espérance pour l’humanité.
Votre discours restera assurément comme une tache sombre, une diatribe cynique qui insulte la mémoire des bâtisseurs de l’ONU et piétine l’idéal même de solidarité internationale.
Ce 23 septembre 2025, plutôt que de hisser les États-Unis à la hauteur de leur rôle historique, vous avez choisi de les abaisser au rang des fossoyeurs. Et l’Histoire retiendra votre intervention non pas comme un appel à la paix, mais comme l’un des plus ignobles reniements jamais prononcés à cette tribune.
Lettre ouverte
Est-ce le dernier tour de piste pour l’existence de ce blogue ? Ça dépendra des prochaines semaines de réflexion avant de prendre une décision définitive.

J’ai lancé ce blogue en novembre 2007 et au fil des années, tout près de 5000 articles ont été publiés. Pendant ce temps, j’ai sollicité mes lecteurs pour qu’ils laissent des commentaires pour approuver, désapprouver ou simplement exprimer leur point de vue. À cet égard, les commentaires n’ont pas été à la hauteur de mes attentes.
Est-ce que le sujet n’était pas intéressant ? Est-ce que les gens étaient d’accord avec mon propos ? Afin de joindre beaucoup de visiteurs, j’annonçais la publication de mes articles via Facebook. Certes, beaucoup de « j’aime » étaient laissés sur ce réseau social, mais encore là, je me demandais souvent si c’était un automatisme.
Récemment, j’ai fait un test. Mon dernier article a été publié le 14 septembre et depuis, plus rien. J’attendais une question demandant la raison de cette absence de publication. J’ai attendu jusqu’au 28 septembre, deux semaines plus tard, alors qu’un membre de ma famille s’est manifesté.
Cette expérience a alimenté ma question quant au désir de poursuivre. Pourtant, chacun de mes articles vous invite à laisser facilement un commentaire directement sur le blogue. Cette intervention me permet de prendre le pouls de mes articles. Suis-je dans le champ ? Avez-vous des opinions différentes ? Vos opinions sont importantes pour moi, ce sont mes instruments de mesure et une forme d’appréciation de votre part, en même temps, une raison de continuer.
Vous n’êtes pas d’accord ? Écrivez-le ! Ça démontre votre intérêt parce que tout le monde a son opinion sur tout. C’est ce qui alimente le débat. Soyez sans crainte ! Je respecte votre opinion, qu’elle soit favorable ou non, pourvu qu’elle ne soit pas déplacée, diffamatoire, ou de mauvais goût.
Alors, la balle est dans votre camp. Exprimez-vous ! Faites bénéficier mes lecteurs de vos points de vue. Il y a assez de sujets de discussion dans notre société pour susciter des débats. Moi, je veux bien continuer… et vous, de votre côté ?
Trucs et astuces
Comment gagner de l’espace quand tout semble serré dans la cuisine. Madame Chasse-Tache nous donne quelques trucs pour maximiser l’espace et garder la cuisine bien organisée.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 6 septembre 2025, p9
Histoire
Dans la nuit du 15 au 16 juillet dernier, un important glissement de terrain est survenu dans le village de Saint-Thuribe, dans la région de Portneuf. Si l’ampleur du cratère a surpris bien des gens, la situation a surtout rappelé des événements similaires et meurtriers survenus en 1898, et en 1894, dans le village de Saint-Alban. Cet éboulis est d’ailleurs une des plus anciennes catastrophes naturelles québécoise immortalisées en photos.
L’histoire de Saint-Alban commence avec sa colonisation dans les années 1830, avant de devenir une paroisse catholique officielle en 1856.
De nos jours, beaucoup d’amateurs de grand air et de randonnée pédestre connaissent ce village qui est la porte d’entrée aux sentiers du parc régional de Portneuf, qui permet de longer la longue et remarquable rivière Sainte-Anne.

CATASTROPHE ÉCLAIR
La rivière Sainte-Anne est une rivière à fort courant qui, à cause d’importantes crues printanières provoquées par une fonte rapide des neiges en avril 1894, est gonflée au point de sortir de son lit.
Le 27 avril, le plateau sablonneux d’une section du village ne résiste pas à cette crue puissante et s’effondre dans un spectaculaire glissement de terrain, qui, selon les archives de l’époque, n’aurait duré que quelques minutes.
L’événement laisse un trou de 36 m de profondeur et le rapide éboulis emporte des maisons, des granges, une centaine de têtes de bétail, une cinquantaine d’arpents de terre cultivées et les ponts de Saint-Alban et du village voisin de Saint-Casimir !
Le glissement de terrain est si rapide qu’une partie des membres de la famille de Samuel Gauthier a péri, engloutie sous les débris de leur maison.
Cet événement géologique a aussi fait dévier le cours de la rivière a aussi fait dévier le cours de la rivière, ce qui a eu des conséquences négatives pour la pêche au saumon et l’industrie du flottage de bois et des scieries de la région.
IMMORTALISÉE
Bien que les daguerréotypes existent depuis quelques décennies déjà et que la photographie est un art en plein essor depuis la moitié du XIXe siècle, le temps d’exposition et le développement des images sont encore un processus lent.
Il n’en demeure pas moins que dans les années 1890 au Québec, les studios de photographie se multiplient et permettent enfin de garder en mémoire nos paysages du passé.
À cet égard, il existe plusieurs photographies du célèbre glissement de terrain de Saint-Alban, qui témoignent de l’ampleur de la catastrophe et des dommages subis.
Il s’agit en effet d’une des toutes premières catastrophes naturelles documentées par la photographie dans l’histoire du Québec !
QUELQUES ANNÉES PLUS TARD
En 1898, un événement similaire se produit cette fois dans un autre village à proximité de Saint-Alban, soit la petite localité de Saint-Thuribe. Celui-ci survient au petit matin du 9 mai, alors que les humeurs de la rivière Blanche provoquent un glissement de terrain qui emporte trois maisons et même une petite école de rang. Il coûte aussi la vie à une fillette de six ans, Régina Douville, engloutie avec sa maison.
Contrairement à l’éboulis de Saint-Alban, il n’existe pas de photos de cet événement, qui est rapporté par les journaux comme Le Soleil à l’époque.
L’environnement, les changements climatiques et les humeurs de la nature ont aussi une histoire qui mérite d’être préservée, afin de garder entres autres en mémoire nos anciens paysages et les conséquences de certaines catastrophes sur le développement des villages de notre province.
Source : Évelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 septembre 2025, p74
Opinion
Allez ! Nous sommes permissifs. On va vous donner la chance que votre victime n’aura pas pour le reste de ses jours, pendant que vous… vous, allez purger votre peine de vingt mois, dans le confort de votre foyer, avec, en plus, 200 heures de travaux communautaires à effectuer.

C’est pas beau ça ? C’est dissuasif ? Permettez-moi d’en douter.
C’est malheureusement notre justice depuis un bon moment et dans plusieurs cas.
Le gars, Éric Goupil, selon des témoins, avait multiplié les dépassements gauche-droite, brûlé un feu rouge et utilisé son téléphone cellulaire à plusieurs reprises. Surtout, il ne s’était pas arrêté à une traverse piétonne alors que le père et son enfant étaient en train de traverser, avec les feux intermittents en fonction.
Un épisode de Rapide et dangereux !
Le bébé qui se trouvait dans la poussette devrait développer une déficience intellectuelle, selon l’experte qui l’a évalué. Alors qu’elle se développait tout à fait normalement avant la collision. « Les conséquences pour cette enfant maintenant âgée de 3 ans sont manifestes et, selon toute probabilité, malheureusement permanente », a déploré le juge Gagnon.
Le père de famille qui tenait la poussette avait aussi été blessé sérieusement lors de l’accident et n’est toujours pas retourné au travail. Il a aussi vécu un épisode dépressif « qu’il semble porter encore aujourd’hui », a souligné le juge.
Ça, monsieur le juge, c’est une sentence à vie pour les victimes. Pour le père, ça fait déjà 3 ans qu’il ne travaille plus. Et que reçoit le coupable de cette folie ? 22 mois, bien assis dans son fauteuil, chez lui, pour son manque total de maturité. Un petit congé sécurisé et pas trop contraignant.
Un coup de baguette sur les doigts !
Révoltant ! Je ne trouve pas d’autres qualificatifs !
Ce genre de peine est rendu tellement à la mode, que beaucoup d’accusés l’invoquent et le demandent. Une vraie justice de merde qui oublie encore complètement le sort des victimes qui survivent avec des séquelles importantes.