Vous vous souvenez des recettes de grand-mère ? Les festins qu’on nous servait lors des rencontres de familles. Des victuailles à profusion, des repas copieux et réconfortants au point où il fallait desserrer les ceintures d’un cran. Oui. La cuisine était délicieuse et chaque fois qu’on en avait l’occasion on ne s’en privait pas. Et ils cuisinaient pour une armée.
Pourtant beaucoup de ces vieux sont devenus centenaires. Ils sont de cette époque où se nourrir était un plaisir sans égards aux calories, aux glucides, aux lipides. Du moment que c’était bon… et ça l’était ! Tout le monde profitait du moment. Et on n’a qu’une seule vie à vivre, alors…
Les temps ont bien changé et dans ce monde de nutritionnistes, on tente de faire avaler à nos ainés des repas avec du tofu et toutes sortes de composantes nouvelle mode dans les CHSLD. Nous ne sommes pas des oiseaux pour se nourrir de graines. Pour les années qui restent à nos « bons vieux », ils ne veulent pas de ces repas dit « santé ». Ils veulent bouffer la nourriture qu’ils adorent, celles de leur bon vieux temps et au diable le reste. Celle qu’ils ont préparés jadis avec amour.
Même nous, les baby-boomers, on en parle encore; le bon vieux ragoût de pattes, la graisse de rôtis sur des tranches de pain, de la tête à fromage et vous pouvez ajouter les vôtres… On salive, rien que d’y penser. La bonne soupe aux légumes et ses petites bulles de gras flottantes. Miammm !
Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai beaucoup apprécié le texte de Mathieu Bock-Côté, publié dans le Journal de Montréal du 8 mai dernier. Je veux maintenant le partager avec vous aujourd’hui.
FOUTRE LA PAIX AUX VIEUX Mathieu Bock-Côté
On dirait une nouvelle anecdotique, mais en fait, elle est terriblement révélatrice. Elle se passe au Lac-Saint-Jean.
Radio-Canada nous apprenait dimanche que le « nouveau cadre de référence provincial » en matière d’alimentation a poussé à changer les menus servis en CHSLD, où l’on trouve essentiellement une « clientèle » composée de personnes âgées.
En gros, on change les recettes, on les modernise. Mais cela ne fait pas l’affaire de tous.
Je me permets de citer l’épouse d’un pensionnaire qui s’en désole. Elle dit les choses simplement et éloquemment.
« Ce monde-là, c’est du vieux manger qu’ils aiment manger, comme anciennement, Là, ils ont essayé de mettre du chia dans les puddings au chocolat et faire des menus avec du tofu. Ils ne connaissent pas ça ! »
Les petits mondains qui auraient une réaction condescendante devant une telle préoccupation témoigneraient surtout de leur propre petitesse et de leur manque d’égards pour les aînés.
Il y a là tout l’esprit hygiéniste de notre temps. Personne ne conteste la nécessité de bien se nourrir. Mais il y a quelque chose d’un peu cruel à vouloir rééduquer des hommes et des femmes qui, au soir de leur vie, n’ont pas particulièrement envie de se faire bousculer dans leurs habitudes.
Notre époque aime se moquer des habitudes. Elle cultive le goût immodéré de la nouveauté. Elle ne comprend pas qu’on fait sa demeure dans le monde en se créant ses petits rituels, qui rendent la vie plus douce, plus agréable.
Quoi qu’en disent ceux qui croient à l’éternelle jeunesse, chaque âge de la vie répond à sa propre loi. La jeunesse est un âge d’exploration. L’âge adulte en est un de consolidation. Le vieil âge, de conservation.
Plus le temps passe, plus on s’accroche à son monde, et il n’y a rien de mal à ça.
Les habitudes rassurent, les traditions réconfortent, et dans une société qui change de plus en plus vite, elles permettent de garder des repères. Et les habitudes à table en relèvent.
Je n’ai rien contre les nutritionnistes, j’en ai contre le puritanisme alimentaire. Il y a dans la vie un plaisir à manger, tout simplement. C’est le plaisir de se mettre à table, c’en est de savourer mentalement à l’avance un plat qu’on aime particulièrement.
SERMONS
Bien franchement, quand j’ai lu cette nouvelle, je me suis simplement dit : est-ce qu’on ne pourrait pas sacrer patience aux vieux ? Est-ce qu’on ne pourrait pas leur foutre la paix ?
Leur permettre de manger du pâté chinois, des vol-au-vent, des soupes à l’ancienne et des galettes au sirop ?
Est-ce qu’on pourrait, lorsqu’ils le demandent, leur servir une boisson gazeuse, ou comme on disait autrefois, une petite liqueur, sans leur faire la morale, sans les sermonner ? Est-ce qu’on pourrait, en fait, leur permettre de vivre leurs dernières années en paix, sans sermons alimentaires ?
D’ailleurs, si nous pouvions tous nous délivrer un peu de la tutelle des donneurs de leçons et autres missionnaires de la vie parfaite, tout le monde irait mieux.
LA PLEINE LUNE : MOINS INFLUENTE QU’ON PENSE
Contrairement à la croyance populaire, la pleine lune n’altère pas nos comportements. En réalité, elle n’a aucun effet sur nous. C’est ce que révèle une étude internationale menée par des chercheurs de 13 pays et publiée dans la revue Frontiers in Pediatrics.
Pour le bien de l’exercice, ils ont observé les réactions de près de 6 000 enfants – provenant d’un peu partout dans le monde – aux changements de phases lunaires. Résultats : ces dernières n’avaient pas du tout ou très peu d’influence sur l’humeur et sur la qualité du sommeil des enfants. Comme quoi seuls les loups-garous réagissent vraiment à la pleine lune !
Source : Revue Coup de Pouce, janvier-février 2019
LA SALIVE AIDERAIT À DÉPISTER LE CANCER DU SEIN
Une étude internationale à laquelle ont participé des chercheurs de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec affirme qu’un test de salive pourrait aider les médecins à évaluer le risque qu’une patiente développe un cancer du sein.
Grâce aux information fournies par le test, les femmes pourraient ensuite recevoir des suivis plus personnalisés. Cette découverte est présentement testée ce printemps auprès de 10 000 femmes au Québec et en Ontario. Les données recueillies alors permettront de déterminer si le test de salive peut être intégré au système de santé.
Source : Revue Coup de Pouce, mars 2019
ENTREPOSER SES PRODUITS CORROSIFS EN TOUTE SÉCURITÉ
Saviez-vous que certains dégâts d’eau peuvent être causés par des produits nettoyants et mal entreposés ? La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) et la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) affirment que les émanations des produits nettoyants peuvent nuire aux appareils et aux accessoires de plomberie, au point de les briser et de causer des fuites… On n’ose imaginer leurs effets sur notre organisme quand on les respire ! Il faut donc éviter de les ranger près de la tuyauterie, notamment sous l’évier, comme on a l’habitude de le faire.
Source : Revue Coup de Pouce, mars 2019
COMME VIRE-CAPOT, IL BAT TOUS LES RECORDS
Charles Taylor, lors de son de son passage en commission parlementaire sur le projet de loi 21 sur la laïcité, a effrontément renié la rédaction de son rapport de 2008. Pourtant, il a encaissé une mirobolante somme d’argent pour cette commission Bouchard Taylor. Il divague ou est atteint de sénilité ?
Quoi qu’il en soit, aurait-il la décence de rembourser ses honoraires que nous, les CONtribuables, avons déboursés pour son horrible menterie. Comme vire-capot, il mérite tous les honneurs et il aurait intérêt à fermer sa grande gueule. Pour moi, ce monsieur n’a plus aucune crédibilité.
LA GRANDE COMÉDIE… OU LE DRAME, C’EST JUSTE ICI QU’ON PEUT OBSERVER ÇA
Pour demeurer dans l’actualité sur le sujet de la laïcité, la grande comédie à laquelle on assiste en commission parlementaire me fait penser aux dernières semaines avant l’accession au pouvoir par le Parti québécois de René Lévesque, le 15 novembre 1976. Le meilleur gouvernement des cinquante dernières années. Les épouvantails étaient sortis et les opposants à la souveraineté menaçaient de quitter le Québec en masse, pour l’Ontario. On nous promettait l’anarchie, bref, nous allions regretter notre geste.
Les Québécois ont finalement balayé le Parti libéral pour faire élire 71 députés. Un balayage. Le lendemain, j’ai offert à un compagnon de travail de l’époque de le déménager gratuitement et selon sa convenance. Il n’a jamais posé le geste, et la vie a continué son bonhomme de chemin sans grands bouleversements.
Et puisque les épouvantails à moineaux sont encore sortis, je suis tombé sur une affirmation de Stéphanie Landry qui a attiré mon attention. Est-ce véridique ? Je n’ai pas vérifié mais je serais porté le croire. Voici ce texte : « Après 13 jours de voyagement, près de 3 000 km parcourus, plus de 40 heures de route à travers le Maroc, un pays où 90% des habitants sont de religion musulmane, voici trois faits très surprenants que nous avons observés…
Au Maroc, tous les policiers sans exception portent le costume de policier… Aucun voile, turban ou signe religieux n’est visible. Au Maroc, les gens qui ont des emplois (que ce soit guide dans les montagnes, chamelier, chauffeur, serveur…) cumulent leurs prières de la journée pour les faire après le travail, et cela s’ils ont le temps. Ce moment est entre Allah et eux.
Au Maroc, dans la grande ville universitaire et touristique d’Agadir, toutes les femmes qui veulent travailler dans l’hôtellerie doivent enlever leur voile. Aucun signe religieux n’est permis pour tous les employés, qu’ils soient homme ou femme.
Hum ! Ça porte à réfléchir… Pourquoi dans notre pays aux origines chrétiennes, qui se veut principalement laïc, devons-nous composer avec ces enjeux qui ne sont même pas permis dans ce pays musulman ? »
C’est juste ici, qu’on peut endurer cela !
Je roule une Volt depuis 2013 et j’en suis toujours plus que satisfait depuis le premier jour. Six ans de cette technologie, c’est comparable aux ordinateurs, c’est le jour et la nuit. L’industrie fait des bons de géant pour toujours pousser plus loin l’autonomie.
Les bornes de recharges ne cessent de meubler le territoire et les temps de recharge sont de plus en plus rapides. L’objectif du gouvernement du Québec est toujours d’atteindre les 100 000 véhicules électriques en circulation pour 2020, alors où en sommes-nous dans ce dossier.
Coup de Pouce, sous la plume d’Édith Vallières, en a traité dans un article paru dans le numéro de mars 2019 et qui fait le point sur la situation. C’est cet article que je veux partager avec vous aujourd’hui.
ROULER VERT, L’AVENIR Édith Vallières
On souhaite prendre un virage vert à la vitesse grand V et se joindre aux 30 000 électromobilistes québécois ? Pour faire un achat éclairé, voici un portrait de la voiture électrique en 8 questions.
1- QUEL TYPE DE VOITURES ÉLECTRIQUES CHOISIR ?
Les plus populaires sur le marché, la 100% électrique et l’hybride rechargeable, ont chacune leurs avantages et leurs petits inconvénients. La première ne consomme pas une goutte de carburant. En revanche, on doit impérativement la brancher après avoir roulé 200 kilomètres environ. La seconde nous permet « d’aller où l’on veut sans penser à la recharge ».
Par contre, on ne fait que 50 kilomètres en moyenne en mode électrique. Après, c’est le moteur à essence qui prend la relève. « Peu importe le véhicule de nos rêves, il vaut mieux le réserver, car la demande est plus forte que l’offre chez les concessionnaires. Les délais d’attente peuvent aller jusqu’à plusieurs semaines », avoue Marilène Bergeron, chargée de projet en transport écologique chez Équiterre.
2- EST LE COÛT MOYEN À L’ACHAT ?
Selon Pierre Langlois, physicien et auteur de Rouler sans pétrole, on peut dénicher un bon modèle de base pour environ 36 000 $. « C’est plus cher qu’un véhicule à essence de même calibre, notamment en raison des coûts de production de la batterie, admet-il, mais on rentabilise vite notre achat. » En moyenne, on économise cinq fois plus en roulant à l’électricité et on peut obtenir des rabais de 15 à 20% chez les assureurs.
3- EST-CE FACILE DE RECHARGER L’AUTO ?
Pour environ 1500 $, on peut avoir notre propre « station-service électrique » de 240 volts dans notre garage ou sur le côté de notre maison, et ce, en faisant appel à un maître-électricien certifié. On recharge la batterie pendant la nuit. Le lendemain matin, on a normalement assez d’énergie pour nous rendre au travail, faire nos courses, conduire nos enfants au soccer et revenir au bercail.
Pour nos « besoins d’appoint », on utilise les bornes de recharge publiques dans les stationnements de certains supermarchés et centres de rénovation ainsi que le long des principaux axes autoroutiers. Selon CAA-Québec, on refait généralement le plein d’énergie en 5 heures avec une borne rapide de 400 volts (qui n’est cependant pas compatible avec tous les types de véhicules). On s’informe de l’emplacement, des tarifs et de la disponibilité des bornes via une application mobile, comme ChargeHub, ou sur le web. « Bien préparé et motivé, on peut faire le trajet Montréal-Gaspésie sans souci », garantit Marilène Bergeron qui roule électrique depuis plusieurs années.
4- QUELLE EST LA DURÉE DE VIE D’UNE BATTERIE ?
« D’ordinaire, la batterie a une garantie de base de huit ans ou 160 000 kilomètres. Au fil du temps. Elle perdra lentement et progressivement de l’autonomie. La carrosserie risque de lâcher bien avant elle ! » affirme Daniel Breton, coauteur de L’auto électrique… et plus ! En fin de vie, la batterie peut servir au stockage d’énergie pour chauffer et éclairer des bâtiments ou encore être recyclée dans une usine en Colombie-Britannique.
5- LE VÉHICULE BRANCHABLE EST-IL VRAIMENT ÉCOLO ?
À la sortie de l’usine, il a une plus grande empreinte écologique que la voiture à essence. L’une des raisons ? Pour confectionner sa batterie, on doit extraire plusieurs métaux, comme le lithium et le nickel. « Mais, sur l’ensemble de son cycle de vie, le véhicule obtient un meilleur bilan environnemental, car il n’émet pas (ou presque pas) de gaz à effet de serre en roulant. Mieux encore, il est alimenté par une énergie propre, renouvelable et bien de chez nous : l’hydroélectricité », explique Louis-Olivier Batty, porte-parole d’Hydro-Québec.
6- QUELS SONT LES INCITATIFS POUR ROULER VERT ?
Le gouvernement du Québec offre des rabais électrisants allant jusqu’à 8000 $ à l’achat d’un véhicule neuf et 600 $ pour l’acquisition et l’installation d’une borne de recharge résidentielle. « Ces incitatifs seront en vigueur tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas atteint l’objectif de 100 000 véhicules, fixé pour 2020 », croit Martin Archambault, porte-parole de l’Association des véhicules électriques du Québec. Profitons-en donc pour faire le plein d’économies !
7- À QUOI RESSEMBLE LA CONDUITE EN HIVER ?
« La voiture électrique offre une conduite stable sur la chaussée enneigée et démarre en tout temps, atteste Daniel Breton. En plus, elle ne pollue pas lorsqu’on réchauffe son habitacle. » Seuls bémols : en période de très grand froid, sa batterie perd presque la moitié de son autonomie et prend plus de temps à se recharger qu’à l’accoutumée.
8- Y A-T-IL DES AVANTAGES À DÉTENIR LA PLAQUE D’IMMATRICULATION VERTE ?
On peut emprunter les voies réservées de plusieurs autoroutes comme la 20 Est et la 740 Nord, accéder gratuitement à divers ponts de péage, puis avoir une place VIP dans les stationnements de certaines municipalités. « Le prochain défi sera de développer l’électrification des transports collectifs car, sur ce point, il nous reste encore beaucoup de… chemin à parcourir ! » déclare Pierre Langlois.
PROFIL DU PROPRIÉTAIRE MOYEN D’UN VÉHICULE ÉLECTRIQUE…
Il a 45 ans, est un homme (87% de tous les propriétaires en 2017). Il a un salaire annuel médian de 65 000 $.
Source : Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ).
NE PAS CONFONDRE : tout – tous – toute – toutes
TOUT : déterminant indéfini, généralement suivi d’un second déterminant, s’accorde avec le nom auquel il se rapporte.
tout le jour, toute cette journée, tous les mois, toutes ces semaines
TOUT : pronom indéfini quand il remplace un nom. Il est alors sujet ou complément du verbe.
Astuce ! Il Au pluriel, tout devient tous ou toutes (on entend alors la différence) : Tout est terminé. / Ces chansons, je les connais toutes.
TOUT : adverbe, le plus souvent invariable, quand il est placé devant un adjectif ou un autre adverbe. On peut le remplacer par « tout à fait ».
Les spectateurs sont tout étonnés. Les spectateurs sont tout à fait étonnés.
Astuce ! « Tout », adverbe, s’accorde quand il est placé devant un adjectif féminin commençant par une consonne, pour que la prononciation soit plus facile.
– on aura : Les pains sont tout chauds. / Les brioches sont toutes chaudes.
– mais : Les portes sont tout ouvertes.
Exercices
1- Complétez la phrase avec le mot qui convient ?
Depuis 1945, … les femmes françaises ont le droit de voter.
A) tout – B) tous – C) toute – D) toutes
2- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Je le répète une fois pour toutes : je ne renoncerai jamais à ce projet !
A) adjectif – B) déterminant indéfini – C) pronom indéfini – D) adverbe
3- Quel adjectif complète cette phrase ?
Sandra est tout … ; le professeur la félicite pour son travail.
A) satisfaite – B) émue – C) contente – D) radieuse
4- Quel mot permet de compléter cette phrase ?
Sur ce présentoir, … est à un prix dérisoire : deux euros.
A) tout – B) tous – C) toute – D) toutes
5- Par quels mots peut-on remplacer le mot en gras ?
Plusieurs stalactites sont sur le point de fondre.
A) Tout les – B) Tous les – C) Toute les – D) Toutes les
6- Quels mots permettent de compléter cette phrase ?
… les autoroutes sont saturées; … les vacanciers sont partis en même temps.
A) Toutes / tous – B) Tous / tous – C) Toutes / toutes – D) Tous / toutes
7- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Soyez tous à huit heures devant l’entrée du collège : le car n’attendra pas !
A) déterminant indéfini – B) adverbe – C) pronom indéfini – D) nom commun
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) D – 2) C* – 3) B** – 4) A – 5) D*** – 6) A – 7) C
* « toutes » remplace « les fois ».
** « tout » est ici un adverbe (« Sandra est tout à fait émue »); comme il n’est pas accordé par euphonie, il est obligatoirement placé devant le seul adjectif débutant par une voyelle.
*** « stalactites » est de genre féminin.
Je n’ai pas la prétention, à chaque jour, de composer chacun des articles que je vous livre. Évidemment, lorsque j’utilise des textes d’autres personnes, le préambule est de moi et est presque toujours en caractères gras.
Je me fais un devoir de toujours mentionner mes sources. Rendons à César ce qui lui appartient. Je feuillette toutes sortes d’écrits pour trouver ceux qui pourraient vous intéresser. Ma conjointe étant abonnée à certaines revues, les sources ne manquent pas, et j’en profite.
Bon, maintenant que vous connaissez une bonne partie de mes secrets, je suis tombé sur le numéro du 35e anniversaire de la revue Coup de Pouce (1984-2019) et j’y ai trouvé un texte de la rédactrice en chef Véronique Leblanc, qui m’a fait sourire et qui compare 1984 à 2019.
Deux époques pas si lointaines entre elles mais qui révèlent des changements d’habitudes dans l’évolution rapide de notre quotidien… en tout cas du mien. L’épisode se passe à la cuisine et c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
LES TEMPS CHANGENT Véronique Leblanc
Le 35e anniversaire de Coup de Pouce m’a amené à redécouvrir de vieux numéros et, donc, à me plonger dans un passé qui témoigne de l’ampleur des changements survenus dans la société québécoise durant toutes ces années.
1984
C’est l’heure du souper. La mère s’affaire dans la cuisine alors que tous les membres de la famille, affamés, s’apprêtent à se réunir autour de la table.
– Où est le petit ? demande la mère.
– Il joue dehors. Je vais le chercher.
– Qu’est-ce qu’on mange ? demande le petit Sébastien, dès qu’il met les pieds dans la maison.
– Du macaroni à la viande.
Celui-ci fait suite au pâté chinois de lundi et au duo poulet-patates de dimanche. Déjà, la table s’anime.
– Je dois faire un exposé sur mon repas préféré à l’école. Qui a inventé le macaroni, au juste ?
– Bien, les Italiens, je pense ! Il faudra que tu vérifies à la bibliothèque. Chéri, éteins ta cigarette quand tu es à table, s’il te plaît.
– Ta journée s’est bien passée, maman ?
– Oui, on a enfin reçu l’ordinateur qu’on attendait. Il a 256 K de RAM. C’est merveilleux ce qu’on peut faire comme traitement de texte avec ça.
– Qu’est-ce qu’on a comme dessert ?
– Un pouding chômeur !
Et la mère, souriante et fière de sa nouvelle expérience de cuisson, s’empresse de le sortir du micro-ondes.
– N’oubliez pas la crème glacée !
2019
C’est le lundi sans viande. Papa (ou le parent no. 2) a essayé une nouvelle recette de soupe aux lentilles avec un soufflé aux épinards, sauce thaïlandaise.
– On range nos cellulaires et on vient s’asseoir !
– Une seconde, je finis ma partie de Fortnite, rouspète Loïc.
– Ça fait 5 minutes qu’on est à table ! s’exclame la mère.
– Papa a son « cel » dans les mains, lui.
– Oui, mais c’est pour son travail.
– J’ai fini ! dit la petite Léa en se levant.
– On ne se lève pas de table avant que tout le monde ait fini. Ça fait 30 secondes que tu manges. Et tu as oublié tes légumes !
– Ils ont dit que c’était plein de microbes, les légumes, affirme le garçon.
– Qui ça « ils » ?
– Je l’ai lu sur mon fil Facebook.
La mère se tourne vers l’assistant personnel de la maison :
– Ok Google, quel légume est le meilleur pur la santé ?
« L’ail est un atout pour le cœur. La carotte prévient les maladies cardiovasculaires. Le chou est un détoxifiant… »
La voix monocorde de l’ordinateur continue son énumération alors que plus personne ne l’écoute. Les enfants ont déjà quitté la table.
– Il y a un dessert ? demande le père.
– Oui, il reste du yogourt.
– Sans lactose ?
– Sans lactose, sans OGM, sans gluten.
– Il y a vraiment du gluten dans le yogourt ?
– Je suppose que oui, sinon pourquoi ce serait écrit sur le pot ?
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Oui, l’époque a bien changé. Le temps où l’on se souciait davantage des gens qui partageaient nos repas que de ce qui se trouvait dans notre assiette est-il révolu ? J’espère bien que non. À méditer !
On n’en reviendra définitivement pas du drame de la fillette de Granby. On ne compte plus le nombre de textes pondus et reliés à ce terrible événement. Depuis l’assassinat des deux jeunes enfants du cardiologue Guy Turcotte le 20 février 2009, c’est le crime qui a bouleversé le plus de Québécois et d’étrangers au fait de ce dossier.
Richard Martineau, dans son article d’hier dans les pages du Journal de Montréal, se posait la question; pourquoi avoir des enfants ? C’est bizarre mais je me suis posé la même question pour arriver au même résultat que son analyse. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui et ne ratez pas les deux derniers paragraphes, parce qu’il résume tout ce qui devrait être fait en matière de contraception.
Si enfanter procure un bonheur incommensurable chez certains, il est un dramatique prélude au malheur pour d’autres.
POURQUOI CERTAINES PERSONNES ONT DES ENFANTS ? Richard Martineau
Deux jours après que l’on eut appris le décès de la « petite martyre de Granby », je suis allé voir le film Capharnaüm, de la cinéaste libanaise Nadine Labaki.
Si vous avez le cœur solide, je vous conseille fortement d’aller le voir. C’est un véritable chef-d’œuvre.
LE DROIT DE NE PAS ÊTRE NÉ
La cinéaste nous raconte la vie tragique d’un petit garçon de Beyrouth, mal aimé et maltraité par ses parents. Laissé à lui-même, abandonné à son sort, obligé de prendre soin d’un poupon dont la mère, immigrante sans-papiers, a été arrêtée, cet enfant tente de survivre dans la jungle urbaine.
Après avoir été mis en contact avec une avocate, il décide de poursuivre ses parents pour l’avoir mis au monde. « Quand on n’est pas capable de s’occuper de soi-même, dit-il au juge dans une scène déchirante, on ne fait pas d’enfants ! »
À l’émission culturelle Le Masque et la plume, que j’écoute religieusement sur les ondes de France Culture depuis des années, un critique (Jean-Marc Lalanne) a descendu ce long métrage justement à cause de cette phrase, qu’il trouvait impardonnable.
Pour lui, cette réplique pue l’extrême droite à plein nez. « On ne peut pas dire aux pauvres de ne pas se reproduire, c’est l’eugénisme ! », s’est-il indigné.
Ah oui ?
Ce journaliste culturel (qui appose toujours une grille idéologique gauchisante sur chaque film qu’il critique, en bon militant bien-pensant de la bobosphère) n’a pas vu le même film que moi. La réalisatrice ne dit pas que seuls les riches devraient avoir le droit d’avoir des enfants !
Elle dit que certaines personnes sont tellement « fuckées » qu’elles ne devraient pas se reproduire. Indépendamment de leur milieu social. Et vous savez quoi ? Je suis totalement d’accord.
LES ENFANTS ACCENTUENT TES PROBLÈMES
Je ne dis pas que l’État devrait délivrer des « permis de reproduction ». Ni qu’on devrait stériliser ou avorter de force les toxicomanes.
Je ne suis pas Hitler, quoi qu’en pense Louis T. qui, comme tous les idiots à court d’arguments, m’a récemment comparé au moustachu préféré de la petite gogauche du Plateau.
On ne peut empêcher qui que ce soit d’avoir des enfants ! Mais on est en droit de se scandaliser quand on voit des personnes totalement indigentes avoir des enfants à la queue leu leu.
Les travailleuses sociales peuvent-elles conseiller à certaines de leurs « clientes » de mettre un terme à leur grossesse ? Peuvent-elles les référer à certaines cliniques ? J’espère que oui.
Car contrairement à ce que certaines personnes pensent, un enfant ne règle pas tes problèmes, au contraire. Il les accentue.
Ton couple va mal ? Il va aller encore plus mal si vous décidez d’avoir un enfant.
Tu es incapable de te prendre en main ? Ça va être pire quand tu auras un poupon à la maison. Il va te réveiller trois fois par nuit, et tu vas perdre les pédales après deux semaines…
CONTRACEPTION GRATUITE
Savez-vous ce que je pense ? Les moyens de contraception devraient être gratuits. Et distribués dans les écoles secondaires.
Après tout, on aide bien les toxicomanes à se piquer de façon sécuritaire…
On n’a qu’à fureter sur les différents réseaux sociaux pour constater combien le langage est diffamatoire, violent, intimidant et vulgaire.
Les pseudonymes affluent et certains s’en servent pour abuser d’un tel langage. Que dire aussi du respect; n’importe qui dit n’importe quoi et ça peut mener à des désastres psychologiques importants et dangereux.
Isabelle Bergeron a publié un article intéressant sur le sujet, dans le numéro de janvier-février 2019 de la revue Coup de Pouce. C’est ce reportage que je veux partager avec vous aujourd’hui.
TOURNER SEPT FOIS SON CLAVIER AVANT D’ÉCRIRE Isabelle Bergeron
Facebook, Twitter, Instagram… Autant de porte-voix qui nous permettent de communiquer, de partager, de commenter. Malheureusement, les dérapages causent parfois bien du tort. Peut-on les éviter ?
Près de 90% des Canadiens circulent sur internet, et 64% ont un profil sur au moins un réseau social, le plus populaire étant Facebook (suivi de YouTube et d’Instagram). Cette puissante marée de communication publie des messages de toutes sortes, dont certains comprennent des écarts de langage, des commentaires virulents, des sautes d’humeur en direct, des insultes et même des menaces. Toutes des choses que l’on peut observer dans la « vraie vie », non ? Oui, mais multipliées par 10 !
« Il arrive que des gens y disent des choses qu’ils ne diraient pas nécessairement en personne, admet Marie-Anne Sergerie, une psychologue qui s’intéresse depuis longtemps aux médias sociaux et plus particulièrement à la cyberdépendance. Derrière leur écran, ces personnes deviennent désinhibées et peuvent écrire des choses qui dépassent leur pensée. » Pourquoi ? La psychologue montre notamment du doigt la rapidité avec laquelle on peut s’exprimer sur les réseaux sociaux. Ainsi, si une personne est en colère à la suite d’un propos ou d’un commentaire qu’elle vient de lire, elle est plus susceptible de répondre sous le coup de l’émotion.
« Lorsqu’on communique avec les gens que l’on connaît, les mésententes qui surviennent relèvent le plus souvent de malentendus, de mauvaises interprétations ou d’un manque de tact passager », explique Madeleine Pastinelli, une professeure au Département de sociologie de l’Université Laval qui s’est spécialisée dans l’usage de l’internet et des médias sociaux. « Le fait de ne pas voir le visage de l’autre et de ne pas entendre le ton qu’il utilise favorise les méprises. »
DES MOTS QUI DÉPASSENT LA PENSÉE ? PAS TOUJOURS…
Oui, on peut malencontreusement « s’échapper » sous le coup de la colère et dire des choses que l’on regrettera par la suite. Ça arrive à tout le monde. « Lorsqu’un message suscite chez nous beaucoup d’émotions, il est préférable de se calmer et de prendre du recul avant de répondre… si l’on doit le faire, suggère Marie-Anne Sergerie. Il vaut la peine de se demander si l’on assumerait vraiment les propos que l’on s’apprête à partager si on les tenait devant une foule, dans une salle. On peut ainsi prendre conscience de l’impact, de la portée de ses écrits. »
« Dans les médias sociaux, on entre parfois en contact avec des gens complètement différents de nous, avec qui l’on n’a aucune affinité. Des gens qu’on ne côtoierait jamais dans la vie réelle, dit Madeleine Pastinelli. Et si l’on est amené à le faire dans la vie, des contraintes sociales nous retiennent souvent de nous exprimer, de répondre ce qu’on pense vraiment… » Si on le fait quand même, on devra encaisser la réaction de l’autre. Sur les réseaux, quand on a des divergences d’opinions, les filtres disparaissent parfois. Des dérapages sont donc plus susceptibles de se produire.
Certaines personnes semblent toutefois abonnées aux commentaires déplacés et avoir l’air de prendre plaisir à brasser, disons, beaucoup d’air. On les appelle des trolls. « Certains estiment que le fait de ne pas voir l’autre réduit notre capacité d’empathie, ce qui expliquerait parfois notre manque de tact, voire notre agressivité, affirme Madeleine Pastinelli. Je n’en suis pas convaincue. On a juste à penser aux mouvements de soutien qu’on voit partout sur les réseaux sociaux ou les messages empathiques adressés à des inconnus. » La sociologue en convient, les gens qui sont odieux sur les réseaux sociaux ne sont certainement pas bien différents dans la vie réelle. « On ne change pas de personnalité juste parce qu’on est sur les réseaux. À moins que ce soit un jeu, qu’on se crée un personnage, mais c’est extrêmement rare. »
Il faut aussi savoir que si 73% des femmes ont déjà été victimes de violence sur les réseaux sociaux, ce n’est pas uniquement à cause des trolls. Le sexisme et la misogynie
sont encore profondément ancrés dans nos sociétés.
D’aucuns estiment que la meilleure réponse aux agressions des trolls est… la non-réponse. Pourquoi ? Parce que ces gens s’alimentent de nos réactions, qui agissent comme de l’huile sur leur propre feu. Dans le documentaire d’Hugo Latulippe Troller les trolls, l’animatrice Pénélope McQuade va à la rencontre de certains d’entre eux. Pour découvrir que, dans certains cas, il s’agit de personnes qui réagissent sans réfléchir, qui se servent des médias sociaux comme d’un exutoire ou qui suivent tout simplement le groupe… Si l’on décide de répondre calmement et en faisant preuve d’une certaine ouverture, on pourrait sûrement en déstabiliser certains, qui réaliseraient alors l’impact de leurs propos sur les réseaux. D’autres, cependant, ne feraient qu’en rajouter et se montrer encore plus méprisants. Il faut s’y attendre.
TRAITER LE PROBLÈME EN AMONT
Les réseaux sociaux sont rentrés dans les écoles, d’abord par la porte d’en arrière, puis par la grande porte depuis que certains professeurs s’en servent comme outils d’apprentissage. Ils sont de plus en plus souvent intégrés dans des programmes ou des ateliers d’habiletés sociales… Par exemple, au cours des trois dernières années, ce sont des milliers de jeunes du Centre-du-Québec qui ont participé au programme Penses-y avant de publier !, auquel les professeurs d’éthique et culture religieuse ont collaboré et qui avait surtout pour objectif d’améliorer l’emploi des médias sociaux. Le site du Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique – Habilo Médias (habilomedias.ca) – contient une foule d’informations pratiques, notamment sur la façon de bien communiquer en ligne.
« Il est important de réfléchir aux moyens de parvenir à une utilisation responsable, croit Marie-Anne Sergerie. Les enfants ont besoin d’être accompagnés dans leur usage des technologies pour qu’ils puissent adopter des façons de communiquer respectueuses, pour que les réseaux ne prennent pas toute la place dans leur vie. Il leur faut avoir d’autres loisirs, découvrir différentes façons de se divertir, afin que leur niveau d’estime de soi ne fluctue pas en fonction de l’opinion des autres sur les réseaux sociaux. »
ON SE SENT MENACÉ… ON FAIT QUOI ?
Bien entendu, on peut avoir recours au système de blocage et de dénonciation propre à chaque réseau social, mais si cela ne fonctionne pas ou qu’on se sent réellement menacé, on rentre en rapport avec la police. On garde les preuves de nos échanges et des messages que l’on reçoit. Les menaces, le harcèlement, l’intimidation, la diffamation… tous ces comportements sont susceptibles de faire l’objet d’une poursuite au civil ou au criminel.
Le gouvernement du Canada a mis en ligne des informations sur différentes façons de sécuriser nos profils sur les réseaux sociaux. pensezcybersecurite.gc.ca
Je n’ai pas trouvé un autre mot pour décrire la fin atroce de cet ange de Granby. Depuis mardi, les journaux et bulletins de nouvelles sont inondés de cette triste fin épouvantable pour cette fillette oubliée de tous et laissée à elle-même.
La délivrance est ce qu’il pouvait lui arriver de mieux dans les circonstances. Mon cœur est bouleversé et je ne la connais même pas. On ne peut rester insensible pour un petit être qui n’a pas demandé à venir au monde mais qui a vécu toute cette cruauté.
Toutes les questions ont été posées. Des dizaines de questions, sans réponses. On promet des enquêtes pour faire toute la lumière sur le pourquoi de l’abandon de cet enfant par la DPJ, mais on ne connaîtra la vérité que dans plusieurs années et ce, même si on nous a raconté les atrocités abominables qu’elle a subi. Ainsi va la « justice » des hommes.
Au fait, vous avez pris connaissance de l’organigramme de la Santé et des Services Sociaux, publié dans les pages du Journal de Montréal d’hier? Monstrueux comme structure. C’est rempli de chefs et pas beaucoup d’indiens. Des sous-ministres, des adjoints d’autres adjoints et des titres placés dans des boîtes difficiles à définir.
Mais où sont les enfants dans cette tour de Babel ? Nulle part ! Pas de place ! C’est trop gros ! Laissés quelque part en bas de page, invisibles. Pas important ! Des ronds de cuir bien en évidence et pour le pourquoi de leurs fonctions, on repassera.
Et après, on se surprend qu’on mette tant de temps pour simplement évaluer les enfants. Le point d’entrée dans le système, son point de départ.
Dans le triste et révoltant cas de cette martyre, ses problèmes datent de sa première seconde de vie, de son premier souffle, et personne ayant autorité n’a répondu à sa détresse. Pire encore, on raconte que sa mère biologique, déficiente mentalement, frappait son fœtus à grands coups de poing durant sa grossesse. Pouvez-vous imaginer ?
Quand un enfant de 7 ans est obligé de fouiller dans des poubelles pour se nourrir, ou voler les lunchs de ses camarades de classe, c’est un comportement anormal qui réclame une intervention immédiate et soutenue. Tout le système en a décidé autrement, malheureusement.
Jamais, de mémoire, un événement n’a suscité autant d’indignation de la population et même au-delà des frontières du Québec. Le choc est brutal et inexplicable. À un point tel, qu’on refuse de la nommer ainsi que ses bourreaux indignes d’être des humains. Pourquoi on ne les identifie pas au grand jour ? Pour les protéger ? Protéger de qui, de quoi ? Il est trop tard pour parler de protection, le drame horrible est survenu ! Qu’on dénonce et qu’on dévoile. Ils auront probablement leur châtiment corporel en prison.
J’espère que les personnes en autorité et qui ont eu à intervenir auprès de la petite ont de la difficulté à trouver un sommeil réparateur, et je pense principalement au juge qui l’a remise, il n’y a pas si longtemps, dans les griffes de ses assassins, au personnel de son école et des autres témoins qui n’ont pas pris leurs responsabilités.
Quand vous êtes témoins de gestes anormaux ou de sévices corporels subis par des enfants, vous vous devez d’AGIR et DÉNONCER promptement et de brasser la cage d’un système embourbé à l’os. C’est maintenant trop tard dans ce cas ! Le mal est fait ! Il risque d’en avoir d’autres si rien n’est fait !
Ce qui est révoltant et désolant c’est qu’encore une fois, il aura fallu qu’un enfant innocent paie de sa vie, l’incompréhension et l’inaction des personnes devant la protéger. Espérons que le gouvernement actuel fera le grand ménage dans son organisation pour que plus jamais¸ un tel drame ne se reproduise. Leurs récentes interventions médiatiques semblent pointer dans cette direction.
Pour cet ange, son calvaire est terminé. La mort l’a délivrée de la cruauté de ses tortionnaires et elle peut enfin profiter d’une vie éternelle sans souffrances et sans tourments, auprès de son Créateur.
C’est prouvé, les enfants apprennent mieux sur un livre que sur une tablette.
Un texte de Frédéric Bernard, Maître de conférences en neuropsychologie, Université de Strasbourg publié initialement sur The Conversation.
Les écrans de téléphones mobiles, de tablettes et d’ordinateurs envahissent notre quotidien, et voilà dictionnaires, fiches de cours ou même classiques de la littérature à portée de clic. Faut-il inciter les élèves à profiter à 100% de ces facilités d’accès inédites au savoir, et renvoyer le papier au passé ? Rien n’est moins sûr si l’on se penche sur les derniers résultats de la recherche.
Depuis le début de ce siècle, plusieurs dizaines d’études ont été menées pour évaluer les effets du support de lecture sur les performances de compréhension de textes qui pouvaient être soit documentaires – manuels scolaires, ouvrages universitaires – soit narratifs – fictions, romans…
Les résultats de ces études ont été repris dans deux méta-analyses publiées en 2018 ; celle de Kong, Seo et Zhai, portant sur 17 études, publiée dans le journal Computers & Education, et celle de Delgado et de ses collègues, portant sur 54 études effectuées auprès d’un total d’environ 170 000 lecteurs, et publiée dans Educational Research Review. Il en ressort que la compréhension de textes est significativement meilleure lorsque la lecture s’effectue sur papier que sur écran.
HABITUDES DE LECTURE
Si Kong, Seo et Zhai (2018) n’ont pas pris en compte la nature des textes (documentaires ou narratifs) comme critère, Delgado et ses collègues ont en revanche constaté que la différence entre papier et écran se manifestait dans le cas des textes documentaires, des textes à la fois documentaires et narratifs, mais pas des textes uniquement narratifs. Les auteurs apportent deux éléments d’interprétation à ce résultat :
– les textes documentaires font appel à des traitements cognitifs plus complexes impliquant par exemple l’utilisation d’un vocabulaire académique très spécifique
– ils sont moins connectés aux connaissances que possèdent les lecteurs sur le monde réel, tout cela rendant la compréhension à la fois plus difficile pour ce type de textes et en même temps plus sensible à la nature du support de lecture
Pour expliquer cette plus grande facilité de compréhension sur un support papier, le premier facteur que l’on pourrait invoquer serait celui de l’expérience. Les technologies numériques étant relativement nouvelles, les habitudes de lecture sur écran seraient moins ancrées que celles sur papier. Une façon de tester ce facteur serait de vérifier si, dans les publications les plus récentes, où les participants affichent donc une familiarité plus grande avec les écrans, les écarts de compréhension s’atténuent entre les supports.
Or, comme Delgado et ses collègues l’ont constaté, c’est exactement l’inverse qui se produit : la différence de performances de compréhension entre écran et papier s’accroît dans les études les plus récentes par rapport aux plus anciennes. Le manque relatif d’expérience par rapport à la technologie n’explique donc pas les avantages du papier en matière de lecture.
EXPÉRIENCE SENSORIELLE
La matérialité du livre imprimé serait-elle alors le facteur décisif ? En effet, la lecture d’un livre implique non seulement l’analyse et le traitement de ce qui y est écrit mais aussi l’association entre un contenu et un objet riche d’un point de vue sensoriel. Forme, couverture du livre, odeur, nombre et épaisseur des pages aident notre cerveau à intégrer les informations qui lui parviennent et à mieux les retenir dans la durée.
En stockant des milliers d’ouvrages, tablettes et liseuses permettent certes d’alléger les cartables, mais, lus sur un même support, manuels scolaires et romans seront associés à une expérience sensorielle moins spécifique et seront par conséquent moins bien traités et mémorisés. Les résultats d’une étude qui vient d’être publiée par Mangen, Olivier et Velay (2019) vont dans ce sens.
Les auteurs ont demandé aux participants de l’étude de lire un long texte narratif en utilisant soit un livre soit une liseuse. Si les performances générales de compréhension mesurées étaient globalement les mêmes, quel que soit le support, la lecture sur papier permettait de mieux se rappeler où les phrases sont apparues précisément et dans quel ordre les événements se sont déroulés.
Les auteurs considèrent ainsi que la manipulation d’un vrai livre pendant la lecture apporte des informations sensorielles et motrices plus riches, ce qui permet de mieux traiter et de mieux mémoriser le texte et l’organisation temporelle des événements décrits. Ainsi, les données scientifiques actuelles nous amènent à continuer de privilégier la lecture de livres imprimés si l’on souhaite favoriser la compréhension et la mémorisation de ce qui est lu.
Source : Psychologies.com
Jusqu’à mon dernier souffle, je continuerai de défendre ardemment la langue française au Québec. Mais, malheureusement les constatations négatives du fait français chez nous se multiplient.
Le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui est de la plume de Josée Legault, paru récemment dans le Journal de Montréal qui en dresse une réalité que je partage entièrement. Il faut se réveiller maintenant, pour préserver ce qui en reste, même s’il semble déjà trop tard.
QUI A PEUR DE LA LOI 101 ? Josée Legault
Qui a peur de renforcer la loi 101 ? Cette question, malheureusement rhétorique, je la pose depuis longtemps.
Malgré les reculs du français, la réponse est tristement simple : les gouvernements du Québec, tous partis confondus. Et le blocage continue.
Le 12 avril, l’Office québécois de la langue française (OQLF) publiait des études confirmant à nouveau le prix à payer pour ce refus d’agir. Dans les milieux de travail, l’usage exclusif du français n’est plus que de 56%. Moins de 60% des allophones optent pour un cégep francophone. Etc. Or, ces tendances ne sont pas nouvelles.
Les raisons sont multiples, mais les plus toxiques ont été celles-ci. 1) L’affaiblissement répété de la loi 101 par les tribunaux et, sauf exception, le refus des gouvernements de la renforcer. 2) La politisation de l’OQLF. Son patron ou sa patronne devant son emploi au bureau du premier ministre, l’OQLF n’est plus qu’une courroie de transmission des préférences du gouvernement du jour.
L’OQLF est devenu aussi inutile qu’une chaloupe pour traverser le Sahara. Elle temporise de manière chronique. Impossible de la voir monter au front face aux gouvernements alors qu’il faut pourtant solidifier la protection du français dans les grandes régions de Montréal et de l’Outaouais.
LOI TROUÉE
C’est pourquoi, en tout respect pour la ministre responsable de la Langue française, son idée de mieux appliquer la loi 101 est un coup d’épée dans l’eau. Cette loi est déjà trouée comme un gruyère. Il faut plutôt lui redonner du tonus.
Quant à l’OQLF, si j’avais reçu 10$ toutes les fois où j’ai proposé qu’on la dépolitise en soumettant le choix de son patron au vote de l’Assemblée nationale, je pourrais me payer une année à Paris. Voici d’ailleurs que cette semaine, les Partenaires pour un Québec français demandent la création d’un commissaire à la langue française, nommé par l’Assemblée nationale.
Leur but est le même : éviter « tout soupçon de partialité dans la mise en portrait de l’état du français au Québec ». Bingo. Ces Partenaires ne sont pas des hurluberlus. On y retrouve entre autres Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes, Jacques Létourneau, président de la CSN, Maxime Laporte, président de la SSJB et Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement.
PRENDRE ACTE
Il est tentant pour nos gouvernements de garder l’OQLF à leur main, mais c’est une grave erreur. Ce choix nourrit un laisser-faire désastreux. En 1996, je cosignais le premier bilan détaillé sur la situation du français depuis l’adoption de la loi 101 en 1977. Il avait été commandé par le premier ministre Jacques Parizeau, qui souhaitait obtenir l’heure juste et factuelle.
Tristement, notre conclusion n’a pas pris une ride : « Il n’y a pas de vie française en Amérique à moins de le vouloir, de vouloir résolument et de façon continue, et de prendre les moyens qui s’imposent. Cette volonté doit être individuelle et collective. Elle doit être gouvernementale et constitutionnelle.
Si le Québec doit demeurer une province, il est urgent d’en prendre acte.
QUELQUES PARTICULARITÉS DE VERBES DU 1ER GROUPE COMME LEVER ET CÉDER
Si l’un de ces verbes a un « e » muet dans l’avant-dernière syllabe de l’infinitif, on met un accent grave sur ce « e » muet.
– présent de l’indicatif : lever
Je lève les bras. Tu lèves les bras. Elle lève les bras. Nous levons les bras. Vous levez les bras. Ils lèvent les bras.
– futur simple : lever
Je lèverai les bras. Tu lèveras les bras. Elle lèvera les bras. Nous lèverons les bras. Vous lèverez les bras. Ils lèveront les bras.
Si l’un de ces verbes a un « é » dans l’avant-dernière syllabe de l’infinitif, l’accent aigu devient grave devant une terminaison contenant un « e » muet.
– présent de l’indicatif : aérer
J’aère la pièce. Tu aères la pièce. Elle aère la pièce. Nous aérons la pièce. Vous aérez la pièce. Ils aèrent la pièce.
– futur simple : aérer
J’aèrerai la pièce. Tu aèreras la pièce. Elle aèrera la pièce. Nous aèrerons la pièce. Vous aèrerez la pièce. Ils aèreront la pièce.
Au futur simple, il est toléré de conserver le « é » devant la terminaison. Mais il est préférable d’appliquer la même règle qu’au présent de l’indicatif.
Exercices
1- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?
Vous com… toutes les cases de la grille de mots fléchés.
A) plétez – B) plètez – C) pléterait
2- Quel accent a été oublié sur la lettre en gras ?
Avant le départ, le caravanier emmene les dromadaires boire au puits.
A) accent grave – B) accent aigu – C) pas d’oubli
3- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
En tête du cortège, les majorettes … la fanfare.
A) précédait – B) précèdent – C) précéderons – D) précèdera
4- À quel temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?
J’espérais que l’attente au guichet ne serait pas longue.
A) Présent du conditionnel / imparfait de l’indicatif
B) Imparfait de l’indicatif / présent du conditionnel
C) imparfait de l’indicatif / imparfait de l’indicatif
5- Quelle proposition complète la phrase ?
L’exercice était long, mais je me mis au travail et je …
A) l’achève en une heure. – B) l’achèverait en une heure.
C) l’achevai en une heure. – D) l’achèveras en une heure.
6- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
Si vous ne vous calmez pas, la discussion … .
A) dégénèreras – B) dégénèrera – C) dégénérais – D) dégénérai
7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Si tu n’… pas de tes nouvelles, je m’… .
A) envoyait / inquièterait – B) envoie / inquièterais
C) envoies / inquièterai – D) envoyait / inquièterai
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) A* – 2) A – 3) B** – 4) B – 5) C*** – 6) B**** – 7) C*****
* Pour ce type de verbe, l’accent aigu de l’infinitif ne se transforme en accent grave que devant une syllabe muette.
** Le verbe est conjugué à la 3e personne du pluriel; une seule réponse possible.
*** Le verbe est conjugué à la 1re personne du singulier; une seule réponse possible.
**** Le verbe est conjugué à la 3e personne du singulier; une seule réponse possible. De plus, le verbe de la subordonnée est au présent de l’indicatif, donc le verbe de la principale doit être au futur simple.
***** La concordance des temps (présent dans la subordonnée, futur simple dans la principale) permet d’écarter les trois autres propositions de réponse.