Santé Québec : Le gouvernement a choisi une bande d’incompétent

Politique

Quelle nouvelle vient de nous tomber en plein visage ? L’incompétence des gestionnaires de Santé Québec, payés à gros salaires qui ne sont même pas capable de faire la job. À preuve, cet article de Gabriel Côté et Charles Mathieu, publié dans le Journal de Montréal le lundi dernier, qui fait état également de dépassements de coûts très importants.

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SANTÉ QUÉBEC EMBAUCHE DES CONSULTANTS POUR AIDER SES CADRES

SANTÉ Québec a embauché des consultants pour aider ses sept cadres responsables de l’informatique à échafauder le plan de sa transformation numérique… alors que celle-ci nous a coûté des centaines de millions de dollars !

Un contrat de gré à gré de 114 602 $ a été octroyé au début du mois de novembre à la firme CIM Conseil pour aider Santé Québec à élaborer un plan directeur qui servira à « établir une vision claire, cohérente et intégrée de la transformation numérique de l’organisation ».

La préparation de ce plan de gestion est une obligation légale, et la société d’État a jusqu’en juin prochain pour le présenter au gouvernement.

Le recours à des consultants ne découle d’aucune obligation. Le département des technologies de l’information de Santé Québec compte dans ses rangs sept cadres très bien rémunérés, épaulés dans leur travail par pas moins de 18 directeurs.

VISION EMBROUILLÉE

Avaient-ils la vision trop « embrouillée » pour faire le travail ?

« La question peut se poser », convient Sylvain Goyette, qui est professeur au Département d’analytique, opérations et technologies de l’information de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

« Quand on regarde les projets gouvernementaux, on voit beaucoup de gens qui ont été nommés à des postes sans avoir toutes les compétences et toute l’expérience pour faire le travail, comme l’a d’ailleurs montré la commission Galant [sur la gestion de la modernisation des systèmes informatiques de la SAAQ]. »

« Engager des consultants n’est pas problématique en tant que tel. L’enjeu, c’est qu’on dépend d’eux », ajoute-t-il.

UN PEU TARD…

La rédaction de ce plan directeur arrive sur le tard. Des centaines de millions de dollars ont déjà été dépensés dans le Dossier santé numérique (DSN) et la refonte des systèmes administratifs du réseau de la santé (SIFA).

Aux prises avec des dépassements de coûts monstrueux, ces deux projets ont d’ailleurs été suspendus cet automne. Le DSN a ensuite été relancé.

Interrogée à ce propos, Santé Québec a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un « retour en arrière » et que la « pertinence et les fondements sur lesquels reposent les projets stratégiques déjà en déploiement » n’étaient pas remis en question.

Pourtant, la grande patronne de l’organisation, Geneviève Biron, plaidait dans une entrevue avec Le Journal en octobre que ces projets avaient été mal planifiés par le ministère et lancés bien avant la création de Santé Québec.

DES CENTAINES DE MILLIONS DÉJÀ DÉPENSÉS

Dossier santé numérique (Projet pilote)

Budget initial 268 M$

Budget Révisé 402 M$

Sommes déjà dépensées 266,6 M$

Système d’information des finances, de l’approvisionnement et des ressources humaines (Suspendu)

Budget initial 202 M$

Budget révisé 430 M$

Sommes déjà dépensées 65 M$


La médecine du futur

Santé & bien-être

Je vous propose la lecture pleine d’espoir d’un dossier du Journal de Montréal qui a publié six pages sur la médecine du futur qui arrive à faire des miracles jusqu’ici impensables. (Le lien se trouve au bas de cet article)

C’est tout simplement extraordinaire avec l’assistance de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies de plus en plus présentes dans nos vies.

Des cas de guérisons et de miracles sont dévoilés au grand jour. Des rémissions constatées et des maladies incurables il n’y a pas si longtemps, sont de plus en plus vaincues.

Plusieurs cas sont répertoriés et racontés au point où les émotions prennent le dessus. Des bébés, âgés de seulement quelques jours sont littéralement ressuscités.

Une révolution médicale qui annonce des jours et des années meilleures. Avec l’intelligence artificielle qu’on vient à peine découvrir, l’avenir s’annonce prolifique et qui sait, nous permettre de vivre en santé plus longtemps.

Jadis, on nous prévoyait la disparition de beaucoup de maladie, il faut croire qu’on pourrait s’en approcher rapidement.

Tout est possible maintenant !

QUELQUES CAS

Dans ce reportage, on rapporte les cas suivants :

Un adolescent qui a retrouvé une vie normale et peut faire de la motoneige après une opération chirurgicale à la fine pointe de la technologie à l’aide d’un laser au CHU de Québec, qui a mis fin à ses crises d’épilepsie.

Un autre cas où un jeune adulte né avec une malformation à la jambe droite, qui était plus courte de 15 cm. Sa jambe a été rallongée grâce à une tige électronique télécommandée. Depuis l’opération en juin, sa jambe droite s’est allongée de 4,5 cm.

Aussi, un nouveau traitement d’immunothérapie donne enfin espoir de guérir les enfants atteints d’une leucémie résistante à la chimiothérapie traditionnelle.

Cet autre cas d’un bébé de 11 mois qui bénéficie d’un nouveau traitement prometteur pour guérir son cancer du sang. Diagnostiquée à seulement 7 mois, elle fait partie des enfants plus à risque de récidive étant donné son jeune âge. Elle vient de recevoir une bonne nouvelle : les premiers résultats ne montraient plus aucune trace de cancer dans son petit corps, en octobre.

Un enfant de 3 ans qui souffrait d’insuffisance rénale a reçu un rein de sa propre mère. Il devra peut-être subir une autre greffe plus tard mais il existe des histoires où des gens ont vécu avec le même rein très longtemps. C’est encourageant.

Finalement, un bébé sauvé à 9 jours de vie. Atteint d’une maladie génétique rare, il peut courir, manger et respirer de façon autonome grâce à un traitement révolutionnaire qu’il a reçu. Avec 23 autres patients, depuis 5 ans déjà, les enfants se voient administrer un médicament et obtiennent les meilleures chances de se développer sans séquelles.

Je vous invite à lire ces touchantes histoires qui sont annonciatrices d’espoir et de jours meilleurs pour ceux qui souffrent. Voici le lien.

https://www.journaldemontreal.com/2025/12/20/il-y-a-une-revolution-qui-sen-vient–la-medecine-du-futur-arrive-a-grands-pas


Le mystère de Noël

Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange

C’était un matin frais du mois de décembre, la neige recouvrait le sol et les arbres étincelaient de mille cristaux blancs. Dans un petit village paisible, vivait une petite fille de 8 ans prénommée Léa. Léa était une enfant curieuse et pleine de vie. Depuis plusieurs jours, elle entendait parler d’un mystère qui planait sur le village. Les habitants murmuraient que des choses étranges se produisaient pendant la nuit.

Intriguée, Léa décida de mener l’enquête. Elle enfila son manteau rouge, mit ses gants et son bonnet, et se rendit au marché du village. Là-bas, elle trouva une vieille dame nommée Mme Dupont, qui vendait des gâteaux faits maison.

– Mme Dupont, avez-vous entendu parler des événements étranges qui se déroulent dans notre village ? demanda Léa, les yeux remplis de curiosité.

La vieille dame lui sourit et lui répondit :

– Oh oui, ma chère Léa ! On raconte que le père Noël en personne est venu visiter notre village la nuit dernière. Certains disent même l’avoir vu voler dans le ciel sur son traîneau magique !

Léa était à la fois étonnée et excitée par cette nouvelle. Elle décida alors de rassembler toutes les informations sur cette visite mystérieuse du père Noël. Elle interrogea les commerçants, les voisins et même les animaux du village ! Mais personne ne semblait avoir de preuve concrète de cette visite nocturne.

Déterminée à élucider ce mystère, Léa décida de passer une nuit entière à guetter la venue du père Noël. Elle prépara une tasse de chocolat chaud, s’emmitoufla dans une couverture douillette et s’installa près de sa fenêtre qui donnait sur la rue principale du village.

L’horloge sonna minuit quand Léa commença à entendre des bruits de pas feutrés dans la neige. Elle prit son courage à deux mains, ouvrit discrètement la fenêtre et regarda dehors. Et là, elle vit une silhouette vêtue de rouge et de blanc marcher avec précaution vers la maison d’à côté. C’était le père Noël !

Sans réfléchir, Léa sortit de chez elle en courant et se posta devant le père Noël.

– Bonjour Père Noël ! Je suis Léa, une petite fille du village. Est-ce que vous pouvez m’expliquer pourquoi vous êtes ici ? demanda-t-elle, les yeux brillants d’excitation.

Le père Noël sourit chaleureusement et lui répondit :

– Bonjour Léa ! Je suis venu vérifier si tous les enfants du village étaient sages avant Noël. Je fais ça chaque année pour m’assurer que tous les cadeaux trouveront leur chemin jusqu’à eux.

Léa était émerveillée. Elle ne s’attendait pas à une réponse aussi simple et belle. Elle comprit alors que le père Noël était un être magique, rempli d’amour et de bonté.

Léa invita le père Noël à prendre un verre de lait et à manger quelques biscuits qu’elle avait préparés spécialement pour lui. Ils discutèrent pendant des heures, partageant des histoires et des rires.

Le père Noël raconta à Léa que la magie de Noël était avant tout une magie de partage, de générosité et d’amour envers les autres. Il lui expliqua que chaque année, il voyageait dans le monde entier pour apporter des cadeaux aux enfants, mais que le plus important était l’esprit de Noël qui régnait dans les cœurs.

Léa était émerveillée par les paroles du père Noël. Elle comprenait maintenant pourquoi les habitants du village parlaient de cette ambiance spéciale qui régnait pendant les fêtes de fin d’année.

Avec un sourire radieux, le père Noël se leva et dit :

– Il est temps pour moi de continuer mon voyage, Léa. Mais avant de partir, j’aimerais te donner un petit cadeau pour te remercier de ta gentillesse.

Il sortit de sa hotte un livre merveilleux rempli d’histoires magiques et le tendit à Léa. Elle le prit avec gratitude et remercia le père Noël du fond du cœur.

Le lendemain matin, Léa se réveilla avec le sourire aux lèvres, sachant qu’elle avait vécu une aventure extraordinaire la veille. Elle s’empressa de raconter son histoire à ses parents qui l’écoutèrent avec étonnement.

Noël arriva enfin, le village était décoré de guirlandes lumineuses et les maisons étaient remplies de rires et de joie. Léa partagea son livre magique avec ses amis et sa famille, et ensemble, ils passèrent une journée remplie de chaleur et de bonheur.

Depuis ce jour-là, Léa savait que la magie de Noël ne se trouvait pas seulement dans les cadeaux, mais dans les gestes de générosité, d’amour et de partage envers les autres.

Et ainsi, chaque année, Léa se rappelait de cette nuit où elle avait rencontré le père Noël et elle transmettait à son tour cette magie aux personnes qui l’entouraient. Car après tout, Noël était avant tout une fête de partage et d’amour, et cela, Léa le savait mieux que personne.


Dubé démissionne !

Politique

Un geste obligatoire devant le désaveu du premier ministre François Legault, qui n’en est pas à une démission d’un autre ministre.

Il a des couilles, Christian Dubé, après que son chef eu décidé de passer par-dessus et de piloter lui-même le dossier de la négociation avec les médecins. Après Fitzgibbon, Carmant et maintenant Dubé, des piliers, le bateau de la CAQ et son chef gouvernent sur du temps emprunté avant le naufrage final et fatal prévu l’automne prochain.

Legault, s’il pense pouvoir remonter la pente en vue de la prochaine élection, il se met un doigt dans l’œil. Il devrait lui aussi déserter au plus sacrant.

PRIVATISER LA RAMQ

Les médecins se pètent les bretelles de leur victoire face au gouvernement sensé gouverner, mais cette fois-ci, devant le chantage généralisé des médecins, il a foutu à la poubelle la loi 2 et a perdu toute crédibilité.

Un seul choix s’impose; privatiser la RAMQ.

Cette société doit se gérer comme on gère une assurance collective. Toute la médecine est privatisée et le gouvernement paye une large partie des coûts des patients.

Il n’a plus à négocier avec les médecins, qu’ils se débrouillent. La balle est dans leur camp. Eux qui détestent la paperasse, ils n’auront pas le choix.

Conventions collectives échues, négociations avec leurs employés et tout ce que ça implique de bordélique devient leur problème. L’État devient un payeur de soins vis-à-vis ses concitoyens.

On vient subitement de supprimer des milliers d’emplois.

On est rendu là ! Même pas besoin de changer de nom de Régie de l’Assurance Maladie du Québec… c’est aussi significatif qu’une compagnie d’assurance collective.

Merci monsieur Dubé pour votre parcours. Votre démission de ce gouvernement était la chose à faire. Comme on dit, la politique, c’est sale. On vient d’en avoir la preuve. Ce sont les lobbys qui mènent.


Farfadou le petit elfe malicieux

Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange

Le petit elfe Farfadou jouait avec son ami Gadouille et sa sœur Gadelle, dans les alentours de la maison de M. et Mme Noël. Il était très malicieux et il collectionnait les bêtises. Il avait décidé qu’il était capable de conduire le traîneau du Père Noël. Gadouille et Gadelle qui étaient plus raisonnables avaient bien essayé de le dissuader, mais rien à faire.

Le lendemain, Farfadou se dirigea vers l’écurie des rennes. Il en prit un au hasard, l’accrocha au traîneau et monta dedans. Il prit les lanières, fit « Ha Ho ! Envole-toi », mais rien ne se passa.

En baissant la tête, il aperçut un petit sac. Il l’ouvrit, il y avait de la poudre scintillante dedans. Il en prit une bonne poignée qu’il lança sur le petit renne. Celui-ci éternua, puis décolla à une telle vitesse que Farfadou faillit tomber du traîneau.

Niky le petit renne qui était un apprenti se mit à faire des cabrioles, un coup à droite, un coup à gauche et hop un saut périlleux en arrière. Farfadou se retrouva la tête en bas, il se retenait comme il le pouvait aux harnais. Malheureusement Niky se mit à se cabrer et le petit elfe ne put se retenir plus longtemps et se mit à tomber… tomber….. tomber….

Le petit renne, ne sentant plus de tension pour le guider, repartit tranquillement vers la maison du Père Noël.

Quant à Farfadou, il atterrit lourdement sur terre. Il entendit un « Aïe ». Il se retourna et aperçut une petite souris qui se tenait la queue en soufflant dessus.

– Excusez-moi ! dit Farfadou

– Tu aurais pu faire attention tout de même. Regarde ma queue, elle est toute tordue.

Elle le dévisagea.

– Mais tu es un elfe du Père Noël ? Que fais-tu ici, à quelques jours de Noël.

Farfadou voulut répondre, mais il se mit à bégayer. Ses joues étaient rouges de honte.

– Ha ! Je comprends, tu as voulu jouer avec le traîneau et tu es tombé.

Le petit elfe se tordait les mains dans tous les sens.

– Oui. Dit-il timidement.

– Et bien, quand le Père Noël l’apprendra, tu pourras être sûr que la punition sera de taille. Mais… il te manque une chaussure ?

Farfadou regarda ses pieds.

– J’ai dû la perdre pendant ma chute.

– Je m’appelle Souricette, et toi ?

– Farfadou, répondit-il.

Bon, il te faut rentrer chez toi, je vais t’emmener voir Melchyor, lui seul pourra t’aider. C’est un hibou grincheux, mais il connaît bien le Père Noël.

Farfadou suivit Souricette vers la forêt, en espérant que Melchyor sera de bonne humeur et qu’il acceptera de l’aider.

Pendant ce temps-là, dans la maison du Père Noël, les lutins étaient affairés à fabriquer des jouets. Gadouille et Gadelle se regardaient, inquiets, car il n’avait pas de nouvelles de Farfadou. Un grand « HO HO HO ! » retentit dans la pièce.

– Bonjour mes petits lutins. Un de vous pourrait-il m’accompagner dans l’écurie, j’aimerais inspecter le traîneau et voir si mes rennes sont en bonne santé.

Gadouille se présenta devant lui en essayant de faire bonne figure.

Arrivé à l’écurie, le Père Noël aperçut une porte d’un box qui était ouverte. Puis, il s’approcha de son traîneau.

– Que fait Niky attelé ? Qui a touché au traîneau ? Dit-il visiblement en colère.

Il inspecta l’attelage, il n’avait rien de grave, hormis de la poussière magique un peu partout sur le traîneau. Il détacha le petit renne et demanda à Gadouille de le ramener dans son box et de le nettoyer. Puis, il referma le sac. Il commença à essuyer quand il remarqua quelque chose sous le siège. C’était une petite chaussure d’elfe.

– Mmmhh ! Dit le Père Noël, je crois que je tiens le petit chenapan.

Il convoqua tous ses lutins dans la grande salle. Il leur demanda de se mettre en ligne et de tendre les mains. Il inspecta leur pied, pas de chaussure manquante, et aucune main ne brillait. Il prit la petite chaussure et la présenta aux lutins.

– À qui appartient cette chaussure ?

Il les regarda les uns après les autres.

– Où est Farfadou ?

Il observa Gadelle. Elle baissait la tête et regardait ses chaussures.

– Gadelle, où est ton frère ? Demanda-t-il ?

– Je ne sais pas Père Noël, il voulait essayer le traîneau, mais il n’est pas rentré.

– Bon et bien tant pis pour lui. Dit-il en colère, je n’ai pas le temps, à l’approche de Noël, de m’occuper de lui. Je verrai ça après.

Sur ces paroles, il repartit dans les ateliers avec les lutins.

Dans la forêt de Tibois, Souricette et Farfadou arrivèrent au pied d’un arbre magnifique. La petite souris grimpa pour arriver à la hauteur d’un trou énorme.

– Melchyor ? Dit-elle doucement.

– Qui me dérange dans ma sieste. Répondit-il d’un ton énervé.

– C’est Souricette, Nous avons un problème assez urgent, si vous voulez bien venir voir.

Le hibou grommela, s’étira et s’envola sur le bord du trou de l’arbre. Il regarda et écarquilla les yeux en voyant le petit elfe.

– Et bien, en voilà une histoire, mais que fait un lutin du Père Noël ici, tu ne devrais pas être en train de travailler dans les ateliers ?

– Si Melchyor, répondit Souricette, mais il est tombé du traîneau.

– Tombé du traîneau ? Répéta-t-il ? Ho ! Et mon ami le Père Noël, où était-il ?

En voyant l’air gêné de Farfadou, le hibou comprit ce qui s’était passé.

– Tu n’aurais pas joué avec le traîneau par hasard ? Et bien, je ne voudrais pas être à ta place quand le Père Noël saura ce qui s’est passé. Bon, je veux bien t’aider. Attendez-moi ici.

Melchyor étendit ses grandes ailes et s’envola vers le ciel. Farfadou et Souricette ne le quittaient pas des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse dans les nuages.

Quelques heures plus tard, qui leur parurent une éternité, le grand hibou réapparut.

– Tu as de la chance Farfadou, le Père Noël veut bien t’aider à rentrer, mais il ne faudra pas que tu loupes le rendez-vous, car tu seras obligé de rester ici jusqu’à Noël prochain.

Le soir de Noël arriva. Melchyor dit à Farfadou de monter sur son dos et de s’accrocher.

– Je vais monter le plus haut possible. Quand tu apercevras l’échelle magique, il faudra que tu sautes pour t’y accrocher. Ne la lâche pas, sinon tu sais ce qui t’attend.

Le petit lutin se retourna pour dire au revoir à Souricette et la remercier. Triste malgré tout de quitter son amie. Melchyor déplia ses grandes ailes et s’envola le plus haut qu’il le pouvait. Ils entendirent des clochettes et aperçurent quelque chose qui descendait. C’était l’échelle magique. Farfadou se mit debout, Melchyor l’envoya en l’air le plus fort qu’il le pouvait. Le petit elfe attrapa de justesse le bout de l’échelle et s’y cramponna. Il commença à grimper, puis se retourna pour saluer le grand Hibou. Arrivé en haut de l’échelle, il fut accueilli par le Père Noël qui lui tendit sa petite chaussure qui avait laissé dans le traîneau.

– Installe-toi sur le siège, nous verrons pour la punition plus tard. Pour le moment, puisque tu es là, tu vas m’aider à distribuer les jouets aux enfants.

Farfadou était aux anges. Il avait fait une grosse bêtise, mais il avait maintenant de nouveaux amis sur terre, et il aidait le Père Noël dans sa distribution de cadeaux. Que demander de plus.

Revenu de sa tournée, il dit à Farfadou qu’il devra s’occuper des écuries, des rennes, et nettoyer le traîneau pendant le reste de l’année. Le petit elfe était content, la punition n’était pas trop dure pour lui. Il avait des nouveaux amis et il avait fait la distribution dans le traîneau avec le Père Noël.

La vie s’écoulait doucement dans le village de M. et Mme Noël. Gadelle et Gadouille venaient aider Farfadou dans les écuries, pour qu’ils puissent aller jouer tous ensemble. Il pensait souvent à ses nouveaux amis. Il les reverrait peut-être un jour.

Autrice : Jozye Maillard


La stupidité de l’hiver

Opinion

Depuis que la neige existe, et au plus loin que je peux me rappeler dans ma propre vie, c’était l’activité normale de mon enfance; la glissade et les jeux sur les montagnes de neige. C’était le plaisir incommensurable pour jouer dehors, jusqu’à ce que les parents nous appellent pour rentrer dîner.

Maintenant, en 2025, le gouvernement dans sa grande sagesse, met des balises à son existence. Il met des normes. Certains penseurs à cravate n’ont pas grand-chose à faire de leur journée pour penser et conclure à des niaiseries du genre.

Il faut vraiment être un idiot pour se qualifier à agir de la sorte et il est plus qu’urgent que des élections viennent foutre dehors les incompétents qui ont imaginé pareil scénario.

Des cons !!!

Moi, je n’attendrais pas les élections…

Comme les employeurs disaient à l’époque; « Tu es viré ! V’là ton 4 % ».

C’ÉTAIT LE BON TEMPS

De la neige, on n’en avait jamais assez. On se faisait des forts et c’était le bonheur pur. Certes, certains enfants ont été ensevelis tragiquement, mais c’était loin d’être l’hécatombe. Malgré tout on s’amusait avec un rien sans s’occuper du danger. On avait du plaisir sans se poser de questions. C’était la belle époque des joues écarlates et des pieds gelés.

Et après, on se demande pourquoi les enfants d’aujourd’hui souffrent d’anxiété.

EST-CE QU’ON PEUT SIMPLEMENT LES LAISSER JOUER ET S’AMUSER SANS SE POSER DE QUESTIONS ?


Le Noël psychédélique des Beatles

Conte de Noël pour les grands au cœur d’enfant

Il était une fois, dans un Londres enneigé de décembre 1967, quatre garçons dans le vent qui s’apprêtaient à vivre un Noël pas comme les autres. John, Paul, George et Ringo venaient de terminer l’enregistrement de Magical Mystery Tour et s’étaient retirés dans une vieille maison victorienne prêtée par un ami de George, au cœur de la campagne anglaise.

La maison, entourée de bois givrés et de collines blanches, semblait tout droit sortie d’un conte. À l’intérieur, les Beatles s’étaient installés avec leurs guitares, quelques bouteilles de vin chaud, et une pile de disques de Noël. Mais ce qu’ils ignoraient, c’est que cette maison avait un secret : elle était enchantée.

LE VISITEUR INATENDU

Le soir du 24 décembre, alors que les garçons improvisaient une version jazzy de Silent Night, une étrange lumière verte jaillit de la cheminée. Un petit homme vêtu d’un costume de velours violet, avec des lunettes rondes et une barbe argentée, apparut dans un nuage de fumée parfumée à la cannelle.

— Bonsoir, messieurs, dit-il d’une voix chantante. Je suis le Gardien des Noëls oubliés. Et vous avez été choisis pour sauver l’esprit de Noël.

Les Beatles échangèrent des regards incrédules. John, toujours prompt à l’ironie, lança :

— On est déjà les sauveurs du rock, maintenant faut sauver Noël ?

Mais le petit homme ne plaisantait pas. Il leur expliqua que quelque chose de terrible s’était produit : dans un monde parallèle, le Père Noël avait disparu. Et sans lui, les rêves des enfants s’effaçaient, les sapins perdaient leurs aiguilles, et les chansons de Noël devenaient tristes.

— Vous êtes les seuls à pouvoir le retrouver. Votre musique est la clé.

LE VOYAGE INTERDIMENSIONEL

Sans vraiment comprendre comment, les Beatles se retrouvèrent embarqués dans un traîneau volant, tiré non pas par des rennes, mais par des instruments de musique enchantés : une basse qui groovait dans les airs, une batterie qui battait le rythme du vent, et une guitare électrique qui lançait des éclairs pour fendre les nuages.

Ils traversèrent des paysages féériques : des forêts de sucre d’orge, des rivières de chocolat chaud, des montagnes de cadeaux. Finalement, ils arrivèrent dans un monde étrange, où tout semblait figé dans le temps. Les sapins étaient gris, les guirlandes ternes, et les enfants marchaient sans sourire.

— C’est ici que Noël est en train de mourir, murmura George.

Ils furent accueillis par une créature étrange : un bonhomme de neige géant nommé Frostington, qui leur expliqua que le Père Noël avait été emprisonné par une entité appelée le Désaccordeur — un esprit maléfique qui détestait la musique et la joie.

— Il vit dans la Forteresse du Silence, au sommet de la Montagne du Non-Sens.

LA BATAILLE MUSICALE

Les Beatles décidèrent de partir à l’assaut de la forteresse. Mais pour y entrer, ils devaient traverser trois épreuves musicales.

Première épreuve : Le Labyrinthe des Notes Perdues. Ils durent reconstituer une mélodie disparue en retrouvant des notes éparpillées dans un dédale sonore. Paul, avec son oreille parfaite, guida le groupe en chantant des harmonies qui faisaient apparaître les passages secrets.

Deuxième épreuve : Le Chœur des Ombres. Des voix fantomatiques tentaient de les faire douter, chantant des versions tristes de leurs propres chansons. John, avec sa verve et son esprit, leur répondit en improvisant une chanson pleine d’espoir : All You Need Is Christmas. Les ombres s’évaporèrent.

Troisième épreuve : Le Duel du Tempo. Ringo affronta un métronome géant dans un combat de batterie. Chaque coup de baguette faisait trembler la montagne. Finalement, avec un solo digne de A Day in the Life, il brisa le rythme imposé et libéra l’accès à la forteresse.

Dans la salle du trône, ils trouvèrent le Père Noël enfermé dans une cage de silence. Le Désaccordeur, une créature faite d’ennui et de grisaille, les attendait.

— Vous ne pouvez rien contre moi. Je suis le silence, l’oubli, la fin des refrains.

Mais les Beatles, unis, commencèrent à jouer. Une version psychédélique de Here Comes the Sun résonna dans la forteresse. Les murs se mirent à vibrer, les chaînes du Père Noël se brisèrent, et le Désaccordeur fondit dans une pluie de confettis.

Le Père Noël, reconnaissant, leur offrit chacun un cadeau magique : une plume qui écrivait des chansons toute seule, une tasse qui ne se vidait jamais de thé, une montre qui ralentissait le temps pendant les solos, et une étoile qui brillait à chaque sourire.

De retour dans leur maison victorienne, les Beatles se réveillèrent le matin de Noël, se demandant si tout cela n’avait été qu’un rêve. Mais sur la cheminée, les quatre cadeaux magiques les attendaient.

Ils passèrent la journée à jouer, rire, et écrire une chanson qu’ils n’enregistrèrent jamais, mais qui résonna dans les cœurs de ceux qui croient encore à la magie : Christmas Is All You Need.

Et quelque part, dans un monde parallèle, le Père Noël souriait en écoutant leur musique, prêt à repartir pour une nouvelle tournée.


Un pan de notre histoire : Un carnet révèle la naissance de Molson

Histoire

Amusons-nous à nous imaginer dans l’atelier de Thomas Molson, puis à revisiter l’histoire de la brasserie la plus ancienne au Canada à travers la lunette d’un magnifique carnet de notes.

Sur une table en bois du département des archives du Musée McCord, on peut retrouver le carnet de notes de Thomas Molson. Ses pages, couvertes de schémas, de calculs et d’observations techniques, témoignent de l’obsession d’un homme convaincu qu’il parviendrait à brasser une bière si maîtrisée qu’elle surpasserait toutes celles de Montréal.

Ce document exceptionnel, issu des archives de la famille Molson, constitue la meilleure porte d’entrée pour comprendre comment la plus vieille brasserie encore en activité en Amérique du Nord a bâti sa réputation sur l’innovation, l’audace technique et une rigueur quasi scientifique.

THOMAS MOLSON, LE FILS INGÉNIEUR DU GOÛT

Deuxième fils de John Molson l’Ancien, Thomas naît à Montréal en 1791. Très jeune, il participe aux travaux de la brasserie familiale. En 1816, après un séjour en Angleterre où il épouse sa cousine, Martha Molson, il revient à Montréal pour prendre en charge la production de bière au sein de la société John Molson & Sons. Dès son retour, il consigne dans son carnet une affirmation qui résume toute son ambition :

On pourrait voir de la vantardise, mais c’est surtout l’expression d’un brasseur entièrement dévoué à perfectionner chaque étape du processus. Dans les pages du carnet, on retrouve dessins, alambics et idées neuves.

Thomas esquisse les composantes de la brasserie, les cuves, les chaudières, les conduits de refroidissement. Ses dessins révèlent sa fascination pour la mécanique du brassage, notamment la distillation, discipline qu’il explore avec minutie dès 1822.

Ces schémas témoignent de la passion d’un brasseur qui veut constamment comprendre, tester et améliorer ses processus. Dans les marges, il note les températures optimales de fermentation, les ratios orge-eau, les variations d’acidité, les effets du refroidissement rapide et ses essais sur la conservation du moût.

L’INNOVATION COMME HÉRITAGE FAMILIAL

Bref, si John Molson, le père, est l’entrepreneur visionnaire, Thomas en est l’ingénieur, l’homme de laboratoire.

Dès 1786, John Molson fonde sa brasserie au pied du courant, emplacement stratégique aujourd’hui situé près du pont Jacques-Cartier. Le site offre une eau souterraine de grande qualité et un accès privilégié aux céréales transportées par bateau.

Thomas, héritant de cet atelier idéal, en fait un terrain expérimental. Son carnet montre qu’il reconfigure les installations pour augmenter la capacité, améliorer la qualité et surtout uniformiser les brassins, un défi colossal avant l’arrivée de la vapeur et de la réfrigération.

LES PREMIERS JALONS D’UNE MODERNISATION

Les documents familiaux permettent d’identifier plusieurs innovations liées directement à Thomas, comme le contrôle de la fermentation. Ses notes révèlent une volonté de stabiliser les températures, clé d’une fermentation régulière.

On constate dans l’inventaire de 1816 que la brasserie possède déjà un alambic, mais Thomas pousse plus loin les expérimentations, notamment en distillation de whisky et dans le contrôle précis des arômes.

On découvre aussi qu’au début des années 1820, Thomas tente même d’exporter du whisky vers l’Angleterre, preuve qu’il croit à une production suffisamment uniforme pour traverser l’océan. Bref, ses séjours en Angleterre permettent à la famille de brasseurs d’importer du matériel plus performant pour leurs installations de Kingston et Montréal.

UNE ARME CONTRE LA CONCURRENCE

Au début du XIXe siècle, Montréal compte déjà plusieurs brasseurs, comme la Miles Williams, celle des frères Chapman ou de James Stevenson… Thomas les connaît tous, et il sait que, pour dominer le marché, il doit offrir une bière plus stable, plus claire et plus recherchée. Dans une note de l’hiver 1816, il affirme que sa bière est « de beaucoup supérieure » à celles de ses rivaux.

Son carnet lui sert de tableau de bord, il y compile les commentaires des clients, les variations de goût, la qualité des récoltes d’orge et la performance de chaque installation.

L’ÂGE D’OR DE LA BRASSERIE

De retour de Kingston en 1834, Thomas contribue à une période d’expansion marquée par d’importants sauts technologiques. Les archives montrent que les frères Thomas et William investissent continuellement dans les équipements et les bâtiments.

Thomas supervise la distillation, la brasserie et même une meunerie et une scierie à Port Hope, ce qui lui permet de contrôler la qualité des céréales de la récolte à la transformation.

À la fin du XIXe siècle, bien après sa mort, la brasserie adopte la vapeur, puis l’électricité en 1890, permettant enfin une production annuelle et uniforme. Ces avancées prolongent en quelque sorte l’esprit d’innovation que Thomas a inculqué.

CE QUE NOUS RÉVÈLE CE CARNET

À la lecture attentive de ce carnet, on découvre un homme obsédé par les procédés, peu attiré par la politique (contrairement à ses frères), exigeant envers ses employés et convaincu que la qualité représente un avantage stratégique.

Les historiens Alfred Dubuc et Gilles Laporte souligne à quel point Thomas façonne durablement la culture Molson, en faisant de l’entreprise un lieu où : « La technique, la précision et la qualité du produit priment sur tout. »

Aujourd’hui, Molson demeure l’un des plus grands brasseurs du pays. On oublie souvent que derrière ce géant mondial se cache une longue tradition. Ce petit carnet écrit de la main d’un homme méthodique, qui notait chaque détail d’un brassin comme s’il défendait un honneur familial, est un artéfact précieux pour nous aider à comprendre un morceau de notre passé.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 décembre 2025, p52


La boule de neige magique

Conte de Noël pour les petits au cœur d’ange

Dans une ville scintillante de lumières de Noël, où chaque rue était ornée de guirlandes étincelantes et où les vitrines des magasins brillaient de mille feux, vivait une petite fille de six ans nommée Lila. Lila avait de longs cheveux bouclés et des yeux pétillants comme deux étoiles. Elle adorait la période de Noël, car tout semblait plus joyeux et plus magique.

Un matin de décembre, alors que la neige tombait doucement, Lila et sa maman décidaient de décorer la maison pour Noël. Elles sortaient de grandes boîtes remplies de décorations brillantes. Il y avait des boules colorées, des guirlandes lumineuses, et une étoile dorée pour le sommet du sapin.

En fouillant dans une vieille boîte poussiéreuse, Lila trouva un objet étrange et magnifique. C’était une petite boule de neige, mais pas comme les autres. À l’intérieur, il y avait une scène miniature d’un village de Noël, avec de minuscules maisons, un sapin scintillant et même un petit bonhomme de neige qui semblait agiter ses bras.

– Regarde, maman ! C’est magique ! s’exclama Lila, les yeux grands ouverts.

Sa maman sourit et dit :

– Oh, cette boule de neige appartenait à ta grand-mère. Elle disait toujours qu’elle était spéciale.

Lila, intriguée, secoua doucement la boule de neige. À sa grande surprise, des flocons brillants se mirent à tourbillonner à l’intérieur, et une douce musique commença à jouer. C’était comme si la boule de neige chantait une chanson de Noël.

« Peut-être qu’elle est vraiment magique ! » pensa Lila en la serrant contre elle.

Ce soir-là, alors que Lila allait se coucher, elle posa la boule de neige sur sa table de chevet. Elle était impatiente de rêver à ce village de Noël magique. Elle s’endormit rapidement, bercée par la douce mélodie de la boule de neige.

Soudain, elle se réveilla au milieu de la nuit. Mais, elle n’était plus dans sa chambre. Elle se trouvait dans un village tout à fait semblable à celui de la boule de neige ! Les maisons brillaient de mille couleurs, et les sapins étaient couverts de lumières scintillantes.

– Bienvenue, Lila ! dit une petite voix.

Lila regarda autour d’elle et vit le petit bonhomme de neige de la boule.

– C’est toi qui me parles ? demanda-t-elle, émerveillée.

– Oui, c’est moi, Flocon ! Je suis très heureux de te rencontrer. Veux-tu découvrir notre village magique ? proposa Flocon avec un sourire.

– Oh oui, j’aimerais beaucoup ! répondit Lila en sautillant de joie.

Ils se mirent à marcher dans les rues du village, rencontrant des lutins joyeux qui préparaient des cadeaux, des enfants qui patinaient sur un étang gelé, et même le Père Noël qui saluait tout le monde avec un grand « Ho, ho, ho ! »

Chaque coin du village était rempli de musique et de rires. Lila se sentait si heureuse et légère, comme si elle flottait sur un nuage de bonheur.

Flocon emmena Lila vers le grand sapin de Noël du village. Sous l’arbre, il y avait une montagne de cadeaux.

– Ces cadeaux sont pour toutes les familles du monde, expliqua Flocon. Mais nous avons besoin de ton aide pour les distribuer.

– Moi ? Mais comment puis-je aider ? demanda Lila, un peu inquiète.

– Tu as un cœur plein de gentillesse et d’amour. C’est le plus beau cadeau que tu puisses offrir, répondit Flocon.

Lila sourit. Elle se sentait tellement chanceuse d’être ici. Elle décida d’écrire de petits messages d’amour et de joie, qu’elle glissa dans chaque paquet. Elle savait que ses mots apporteraient de la chaleur et du bonheur à ceux qui les recevraient.

Une fois les cadeaux prêts, Lila et Flocon les chargèrent dans un traîneau magique. Ensemble, ils parcoururent le monde, laissant derrière eux des traces de bonheur et d’émerveillement.

Après une nuit remplie d’aventures, Lila se retrouva de nouveau dans son lit, la boule de neige posée sur sa table de chevet. Elle se frotta les yeux, se demandant si tout cela n’avait été qu’un rêve.

Mais en regardant la boule de neige, elle vit une petite note brillante à l’intérieur. Elle disait : « Merci, Lila, pour ta générosité. Joyeux Noël ! »

Lila sourit, sachant que le village magique et Flocon seraient toujours là, dans son cœur. Elle se leva et courut raconter son aventure à sa maman, son cœur débordant de joie et d’amour.

Et à chaque Noël, Lila n’oubliait jamais de secouer doucement la boule de neige, espérant que, quelque part, Flocon et ses amis du village magique continuaient de répandre la magie et la chaleur de Noël dans le monde entier.


Un pan de notre histoire : Neat Pitch, plan d’occupation militaire du Québec

Histoire

Les 18 et 19 avril 1972, des hauts gradés de l’armée canadienne se réunissent dans le plus grand secret à l’hôtel Laurentien à Montréal pour discuter d’un plan d’invasion et d’occupation du Québec advenant une situation insurrectionnelle.

Une soixantaine de militaires canadiens, dont huit généraux et quatorze colonels, assistent à cette simulation de conflit armé.

Dans ce wargame à la canadienne, on élabore un scénario se déroulant dans la province inventée de Regina et dans sa capitale, Queenstown.

« Malgré ces noms fictifs, il faut bien peu de temps, même au profane, pour constater que la géographie du territoire imaginaire ainsi que son contexte sociopolitique s’apparente fortement à la province de Québec », explique le journaliste Pierre Duchesne dans la biographie du premier ministre Jacques Parizeau.

Le matin du 18 avril, dans l’une des salles de réunion de l’hôtel montréalais. les hauts gradés assistent à un séminaire sur la contre-insurrection donné par deux militaires britanniques venus témoigner de leur expérience en Irlande du Nord.

En cas de « désordre sociaux », ces derniers préconisent une intervention « rapide et massive », l’apport de matériel lourd et l’utilisation de balles de caoutchouc face aux « civils récalcitrants ».

UN OFFICIER RÉVÈLE L’AFFAIRE

Dans l’assistance se trouve un jeune officier québécois, Joseph-René-Marcel Sauvé, révolté par l’exposé auquel il vient d’assister. Il décide de révéler le plan d’invasion Neat Pitch et de couler les documents.

Le capitaine Sauvé donne rendez-vous, dans le lobby de l’hôtel, à un collaborateur de Jacques Parizeau, à cette époque numéro deux du Parti Québécois.

En septembre 1972, Parizeau est déterminé à rendre public le plan de cette opération militaire », mais c’est René Lévesque, trouvant cela « trop gros », qui l’en empêche.

Ce n’est que deux ans plus tard, le 9 avril 1974 dans les pages du journal Le jour, et sous la plume de Gil Courtemanche, que l’histoire est enfin révélée.

On y apprend notamment que les militaires réunis à l’hôtel Laurentien ont tenté « de trouver des solutions nouvelles et efficaces aux problèmes que posent durent les périodes de crises la protection des notables (VIP), la surveillance des bâtiments et des lieux stratégiques » ou que, basée sur ces théories contre-insurrectionnelles, l’armée canadienne a répété des manœuvres militaires comme celles tenues en 1971 à Gagetown au Nouveau-Brunswick.

VOLONTÉ POLITIQUE, OPTIMISATION MILITAIRE

Dans le contexte sociopolitique de 1972, avec la montée du Parti Québécois et la grève générale de 200 000 employés des services publics lors du Front commun syndical, il est logique de voir dans le Neat Pitch une volonté militaire (et politique) de tenter d’être encore plus efficace que lors du déploiement armé pendant la crise d’Octobre 1970.

« Lors de son témoignage à la Commission Keable (1978), l’agent Robert Potvin de la section G du SSGRC décrit le document Neat Pitch comme un plan de contingentement dans l’éventualité de l’indépendance du Québec ».

Véritable lanceur d’alerte, l’officier Joseph-René-Marcel Sauvé a été poussé à la retraite par l’armée canadienne en 1976. Il est devenu membre du Parti Québécois et a travaillé dans le comté où se présentait René Lévesque.

Par la suite, le spécialiste en géopolitique s’est tourné vers l’enseignement au niveau collégial et a publié plusieurs ouvrages dont son plus célèbre, en 1994, Géopolitique et avenir du Québec.

Source : Jules Falardeau, Journal de Montréal, cahier weekend, 29 novembre 2025, p53


Le vœu magique de Pollen

Conte de Noël pour les enfants au cœur d’ange

Dans un monde magique où les nuages étaient en barbe à papa et les rivières coulaient de chocolat chaud, vivait un petit papillon nommé Pollen. Pollen était un papillon joyeux aux ailes scintillantes comme des étoiles. Ses couleurs étaient un mélange de bleu ciel, de rose bonbon et de jaune éclatant. Chaque jour, il virevoltait à travers la forêt de Gélatine, jouant avec ses amis, les coccinelles et les abeilles.

Mais voilà, l’hiver approchait à grands pas et le grand jour de Noël se rapprochait. Dans la forêt, tout le monde se préparait pour la fête la plus merveilleuse de l’année. Les arbres, couverts de neige sucrée, étaient décorés de guirlandes en bonbons, et les rivières brillantes étaient remplies de biscuits en pain d’épice.

Un soir, alors que la lune brillait comme un énorme sucre d’orge dans le ciel, Pollen se posa sur une branche, le cœur plein de rêves. « Oh, si seulement je pouvais faire un vœu pour passer un Noël encore plus merveilleux ! » murmura-t-il, les yeux pleins d’étincelles. « J’aimerais que chaque créature ici puisse vivre un Noël magique, avec des étoiles filantes et des surprises incroyables ! »

Juste au moment où il terminait son vœu, une étoile filante traversa le ciel et scintilla autour de lui. « Peut-être que mon vœu se réalisera ! » pensa-t-il en frémissant d’excitation.

Le lendemain matin, Pollen se réveilla avec un frisson d’excitation. Des sons de rire et de joie résonnaient à travers la forêt. En sortant de son cocon de feuilles, il découvrit un spectacle incroyable ! La forêt de Gélatine avait complètement changé. Les arbres dansaient au rythme de la musique des flocons de neige, et des lumières étincelantes brillaient partout comme des feux d’artifice.

« Regarde, Pollen ! » s’écria Miel, la coccinelle, en enroulant ses petites pattes. « Il y a des bonbons géants qui se balancent des branches ! »

« Et des flocons de neige qui tombent en chansons ! » ajouta Buzz, l’abeille, tournant en rond avec joie.

Pollen observa avec émerveillement. Les rivières de chocolat chaud s’étaient transformées en rivières de lait et de miel, et des bonhommes de pain d’épice dansaient au bord, riant et chantant des chants de Noël.

« Mais c’est incroyable ! Ça doit être mon vœu qui s’est réalisé ! » s’exclama Pollen, ses ailes battant d’excitation. « Allons fêter Noël ensemble ! »

Les créatures de la forêt se rassemblèrent autour d’un grand sapin, décoré de boules en sucre et de guirlandes scintillantes. Pollen invita tout le monde à s’asseoir et à partager des histoires de Noël.

« Une fois, j’ai vu un renard qui avait volé une étoile pour faire un vœu ! » raconta Miel en riant.

« Et moi, j’ai entendu dire qu’un ours polaire avait essayé de construire un bonhomme de neige et qu’il a fini par s’y perdre ! » ajouta Buzz, en se repliant de rire.

Les éclats de rire résonnaient dans la forêt, et Pollen se sentait heureux. Il avait réussi à apporter la magie de Noël à tous ses amis.

Mais alors que tout le monde profitait de cette fête merveilleuse, Pollen se souvint de son vœu. Il avait souhaité que chaque créature ait un Noël magique, mais il voulait aussi préparer une surprise spéciale.

« Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour rendre ce Noël encore plus spécial ? » se demanda-t-il.

« Que dirais-tu de préparer des cadeaux pour chacun ? » proposa Miel, en battant des ailes. « Ça serait un super moyen de partager la magie ! »

Les amis se mirent au travail. Pollen et Buzz collectèrent des éclats de neige pour faire des boules de Noël. Miel et les autres coccinelles confectionnèrent des cartes en forme de cœur. Ils avaient même réussi à dénicher des petites clochettes en chocolat pour les suspendre aux branches.

Quand toutes les surprises furent prêtes, ils se regroupèrent autour du grand sapin. « Allez, chacun son tour ! » s’écria Pollen. « Nous allons offrir nos cadeaux en chantant une chanson de Noël. »

Les amis se mirent alors à chanter ! Leurs voix résonnaient comme une mélodie douce et réconfortante, emplissant la forêt de chaleur et de joie.

Quand ce fut au tour de Pollen, il leur offrit un petit ciel étoilé en papier qu’il avait fabriqué. « C’est pour vous rappeler que la magie de Noël est dans nos cœurs, et que nous pouvons toujours partager des moments joyeux ! »

Les yeux de ses amis s’illuminèrent. « Merci, Pollen ! » dirent-ils en chœur, émus par sa générosité.