Le voyage du retour a été long et pénible et on ne souhaite à personne ce qui nous est arrivé. Les deux dernières journées ont été longue en ce sens qu’on était toujours sur le qui-vive, à anticiper une autre calamité. Ça s’est finalement bien déroulé et sous un beau soleil, si on fait exception des Adirondacks, couverts de nuages.
Hier soir, nous nous sommes arrêtés au Plattekill Service Center, sur le New York State Thruway, pour le dodo et ce matin, dès huit heures quinze, c’était direction Brossard sans aucune espèce d’hésitation. Pour ne pas faire exception au reste du retour, la batterie de l’autocaravane refusait de démarrer, le froid de la nuit et l’utilisation du chauffage l’avait drainée. Heureusement, j’ai toujours avec moi mon booster pack qui m’a rapidement donné le jus qu’il nous fallait.
Cent quatre-vingt milles à travers les Adirondacks, c’est long quand tu as hâte d’arriver. Encore plus quand on y rencontre des affiches qui nous signalent qu’il n’y a pas de services et de liaison cellulaire pour les 90 prochains milles. On est en pleine région sauvage et on espère que la mécanique tienne le coup.
Une fois cette zone passée, nous avons traversé la région de Plattsburgh, puis passé en coup de vent à la douane canadienne qui était déserte. L’agent du poste frontalier s’est limité à quelques brèves questions d’usage; quelques secondes à peine. On devait avoir l’air de deux bons citoyens honnêtes fatigués et les traits tirés. Quoi qu’il en soit. On était bien heureux de rentrer dans un Québec raboteux mais combien chaleureux.
Si ces vacances ont été merveilleuses, le chemin du retour aura été assez démoralisant. Il faut croire qu’on est fait fort et qu’on oublie vite, parce qu’on recommencera l’hiver prochain, mais cette fois, sans la diabolique machine. Et à tous ceux et celles qui on suivi notre voyage via ce blogue, merci de votre assiduité et de vos commentaires. Ce fut un plaisir de nous raconter. Continuez cependant de garder cette bonne habitude, parce même si ce voyage est terminé, j’ai encore plein de choses à vous gribouiller.
On a repris possession de l’autocaravane samedi après-midi et dès 15h30, nous quittions le garage pour enfin rentrer à la maison. Soixante douze heures de perdues à attendre cette satané réparation. Nous avons traversé la Géorgie sous un ciel très menaçant et sombre. Des nuages d’encre à faire peur, couvraient une bonne partie de l’Interstate 95, résultat des mauvaises conditions météo qui sévissaient depuis quelques jours, dans le centre des États-Unis. En arrivant à Savannah, c’était le déluge accompagné d’orages électriques assez tonitruants. Nous nous sommes arrêtés pour la nuit, au Wal-Mart du coin. Déjà une bonne vingtaine de véhicules récréatifs étaient garés, pour la même raison. Côté sécurité, rien à craindre. Une patrouille de sécurité, avec gyrophares actionnés, a patrouillé le stationnement toute la soirée et toute la nuit. On s’est endormi au son du tonnerre et aux flash des éclairs, sous une pluie torrentielle.
Des sept heures en ce dimanche 29 mars, nous reprenons notre route. En traversant les Carolines, nous constatons la reprise des fuites d’antigel, au même endroit. Un appel a été logé au garagiste de Jacksonville, sans succès. Le radiateur était plein, le réservoir également. Donc pas de problèmes selon lui. Il nous suggérait de se rendre dans un atelier mécanique des environs pour voir de plus près. On est dimanche ! On est assez écœuré comme ça, pas question de se faire encore facturer mer et monde. Le CAA, oubliez ça ! Service horrible. On est laissé à nous même. On doit répéter notre histoire en français, en anglais, et pourquoi pas en espagnol. Ils ne savent même pas ce qu’est une autocaravane. Je vous épargne les détails. On avait assez dépensé.
Toujours est-il que j’ai téléphoné à Monsieur Breton, mon mécano attitré au Québec. Il m’a suggéré de rentrer, de faire en sorte que le radiateur ne manque pas d’antigel, de le vérifier régulièrement et de voir à ce que le moteur ne chauffe pas. Dès lors, ce fut une journée longue, pénible et combien stressante, où à chacune des rest area rencontrées, on s’arrêtait pour vérifier le tout. On est finalement arrivé au Camping KOA de Fredericksburg en Virginie, à 20h30. épuisés, fourbus, et royalement écœurés de toute cette saga. Ah j’oubliais ! Le moteur a aussi des ratées en montant les côtes et on n’est même pas rendus aux Adirondacks. Ne nous parlez plus jamais de motorisé. On a fait notre large part et on passera définitivement à un autre véhicule. Mais il faudra du temps pour avaler la pilule et s’en remettre.
Salut mon ancien voisin, maintenant exilé à Rawdon. On se téléphone bien au moins une fois par année pour garder le contact, ou par courriel assez régulièrement avec vos blagues, Jacqueline et toi. Mais aujourd’hui, on est le 29 mars et tu vieilli encore d’un an. Alors fini les blagues et on passe aux choses sérieuses. Tu espérais bien que j’allais atteindre ton âge vénérable en même temps que toi, mais vois-tu, c’est mathématiquement et physiquement impossible et tu devras t’y faire. Tu peux cependant te consoler à l’effet que tu recevra tes chèques des gouvernements bien avant moi. Si bien que qu’and j’aurai rejoint ton âge, tu seras déjà très riche.
Trêve de plaisanteries, Louise et moi, on veux te souhaiter beaucoup de belles choses en cette journée de ton …nième anniversaire. Qu’il te comble de joie, de bonheur et d’amour et qu’il te rappelle les bons moments qu’on a vécu comme voisins, à Brossard Beach. Au plaisir de se revoir…
BON ANNIVERSAIRE ERNEST
Bonjour Caroline. On a appris la bonne nouvelle à l’effet que la cigogne vous livrera un beau cadeau pour l’été qui vient. Mais aujourd’hui 28 mars, c’est une autre journée spéciale dans ta vie. À chaque jour de fête, on aime se rappeler le chemin et les étapes qu’on a parcouru. On apprécie que les gens s’en rappelle et n’oublient pas cette journée particulière.
Alors, Louise se joint à moi pour te souhaiter une belle journée d’anniversaire remplie de joie, de bonheur, d’amour et de belles surprises. Si le passé est garant de l’avenir, il devrait être merveilleux, avec toutes les joies d’une belle famille à découvrir et le succès tant attendu au niveau professionnel.
BON ANNIVERSAIRE CAROLINE XXX
L’autocaravane est toujours au garage. Cet après-midi, j’ai discuté avec le mécanicien affecté à la réparation et le travail va bon train. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est tout un travail, dû au fait qu’il faut tout démonter et travailler très à l’étroit et c’est ce qui fait qu’il faut y mettre le temps. Ce que j’ai pu observé me semble bien fait et selon les règles de l’art. On nous l’a promise pour demain après-midi.
On a loué un second motel ce soir. Celui d’hier était assez miteux et il n’était pas question de renouveler l’expérience. On a plutôt choisi le motel La Quinta, juste en face. Beaucoup plus propre et de bon goût, il fera très bien l’affaire pour notre dernière nuit. De plus, pour 66$ on a un buffet-déjeuner gratuit, demain matin.
Cet après-midi, nous sommes allé faire un tour au centre commercial Simon Mall, tout près d’ici. On observait les gens, comme ça, pour constater comment les américains sont dépendants de leur cellulaire. Ils l’ont toujours à la main et le consultent sans cesse. Ce centre d’achats est comparable aux Promenades Saint Bruno, pour ce qui est de la section fermée, et on y compte plus de 8 compagnies de cellulaires qui y exploitent un emplacement commercial. Qui plus est, on a même vu une femme qui allaitait son bébé sur un fauteuil du parc pour enfants devant tout le monde. Elle présentait le sein gauche au bébé, tous deux recouverts (le sein et le bébé), en tenant l’appareil entre son épaule gauche et son oreille. Toute une gymnastique. En sortant dans le stationnement, une conductrice nous fait un grand sourire. Je pensais bien que c’était pour nous, mais non… Elle parlait au cellulaire tout en conduisant. Et c’est comme ça partout. Je me suis mis à penser ce qu’ils faisaient avant que les cellulaires existent. Il faut dire qu’en observant bien autour de nous, presque tous les téléphones publics ont disparu du décor urbain.
Alors, pour revenir à nos moutons, c’est demain qu’on reprendra la route. La météo sera exécrable, selon les bulletins diffusés sur le Weather Channel. Même que ce soir, des tornades sévissent en Caroline du Nord, précisément sur le chemin que nous emprunterons. Soyez sans crainte nous serons très prudent et il n’est pas question de précipiter notre retour même si nous accusons du retard. Louise a pu obtenir une prolongation de son congé jusqu’à la prochaine fin de semaine. Comme le dit l’adage; Vaut mieux arriver cinq minutes en retard, qu’en corbillard.
On est toujours à Jacksonville en ce jeudi 26 mars et le verdict est finalement tombé. Comme une claque en plein visage. Le radiateur est à remplacer de même que la pompe à eau, toute la quincaillerie qui vient avec, ainsi qu’un beigne d’échappement. La facture est très très salée, pour ne pas dire exorbitante. Vos dons en argent sont acceptés. On est rendu au motel, parce que l’autocaravane est dans le garage jusqu’à demain en fin d’après-midi, ou samedi. Comme Monsieur Breton le disait, c’est une tab… de job à sortir ça de là un radiateur de motorisé.
Alors ce matin, c’était le branle bas de combat pour apporter nos effets personnels essentiels pour un séjour au motel. On a évidemment laissé le système de propane fonctionner, pour ne pas perdre ce qu’il y a dans le frigo.
Mince consolation, s’il en est une, j’ai logé un appel au CAA pour savoir si mon plan couvrait les frais d’hébergement, suite à une panne mécanique. Nous sommes effectivement couvert jusqu’à concurrence de 200$. C’est déjà ça de gagné !
Vous devez bien vous demander comment est le moral. Et bien il est bon malgré tout, quoique on est extrêmement déçu de la tournure des événements. Hélas, on ne peut rien y changer et cela ne servirait à rien de m’arracher les cheveux sur la tête, avec le peu qu’il me reste. Le séjour en Floride sera finalement plus long que prévu, mais on se serait volontiers passé de cette raison.
Tout a pourtant bien commencé en ce mercredi 25 mars, si on fait exception de la goupille de sécurité qui sert à verrouiller l’attache sur la boule, que Gervais nous a remis, en désespoir de cause. Il fait un soleil radieux et nous quittons Pioneer Village sous les regards de notre comité de l’au revoir. Il est 9h30. Après un arrêt pour dîner, au FlyingJ de Seffner, à l’entrée de l’Interstate 4, nous reprenons la route pour respecter notre objectif d’atteindre la Georgie pour le dodo.
Vers seize heures quinze, nous nous arrêtons à une halte routière juste avant d’arriver à Jacksonville, pour une pause pipi et se dégourdir un peu les jambes. En revenant à l’autocaravane, Louise remarque une coulée d’antigel suspecte. En y regardant de plus près, effectivement, ça coule sous le radiateur, mais le moteur n’a même pas surchauffé. Sommairement, je
soupçonne une durite, un collet de serrage, la pompe à eau ou carrément le radiateur. On ne peut continuer et, après un appel logé au CAA, au bout d’ une bonne heure et demi, la remorque arrive. Il doivent remorquer l’autocaravane au garage certifié le plus près et apte à réparer ce genre de véhicule.
Je décroche le youyou et on les suit pour une dizaine de milles jusqu’à Jacksonville, au Mobicare Auto And Truck Service. Un garage accrédité, de la chaine Delco. Paul, le patron, nous reçoit amicalement et nous informe que son mécanicien fera l’estimation visuelle des réparations à effectuer. Si c’est majeur, le travail sera fait demain. Il nous indique un endroit où garer l’autocaravane, nous permet de se brancher sur du 30 ampères, puis nous attendons.
Nous sommes là depuis 18h30 et à 19h00, le mécanicien se pointe et examine le “malade”. Le verdict tombe; le radiateur est fichu ainsi que le beigne d’exhaust gauche. Et on ne sait pas combien il faudra de temps pour faire le travail, parce qu’il faut d’abord trouver un radiateur pour autocaravane… On s’attend à une facture très salée. Je dis ça sous toute réserve parce que on doit payer en US et avec un taux de change frisant les 30%. De plus, Monsieur Breton m’avait déjà dit que le remplacement d’un radiateur, sur un motorisé, est assez onéreux. Pas en pièces mais en temps. Parce qu’il faut démonter pas mal de choses. Alors on s’attend au pire.
Finalement, on fait dodo, cette nuit, dans le terrain de stationnement du garage sur Phillips Highway, à Jacksonville. Et pour ceux et celles qui connaissent notre histoire de campeur. Le train siffle et passe tout à côté d’où nous sommes. Vraiment, le malheur continue de s’acharner sur nous.
En terminant sur une note positive, je peux vous raconter mon histoire grâce à un accès sans-fil à l’internet, disponible aux alentours, que j’ai pu capter.
Oui, elles ont été belles et évidemment trop courtes. Depuis quelques jours, les sites se désertent rapidement. Les Snowbirds regagnent le nord. Les impôts, la règle du 183 jours, l’envie de revoir les proches… Probablement un peu de tout ça. Le paysage se métamorphose et la tranquillité reprend sa place. C’est maintenant notre tour. Ce 24 mars marque notre dernière journée à Pioneer Village. Demain matin, nous reprenons la route pour rentrer à la maison. Fini les bermudas et les gougounes. La froidure du nord nous rattrapera assez rapidement.
La dernière fin de semaine fut plutôt calme. On a regardé nos Glorieux se faire rosser royalement par Toronto, et poursuivre leur débandade. Feront-ils les séries ? Je commence à avoir de sérieux doutes. Quoique, au moment ou j’écris ces lignes, ils s’en donnent à cœur joie contre les Trashers d’Atlanta. On verra !
Dimanche, on a passé la journée en compagnie des parents et amis. Francine et Jean-Guy nous ont invité à déjeuner et en après-midi, après l’apéro, on s’est commandé du chinois, pour un repas de groupe avec Claude, Jacques, Estelle, Gervais, Francine et Jean-Guy. On a terminé notre journée en jouant au Mexican Train. Un jeu de dominos très intéressant, avec sa bruyante locomotive, qui fait changement par rapport aux traditionnels jeux de cartes. On a tellement aimé ce jeu, qu’on s’est empressé d’aller s’en procurer un.
Hier et aujourd’hui ont été consacrés à rassembler nos affaires et se préparer pour le retour. Nous devrions quitter entre 9 et 10 heures, pour arriver chez-nous samedi ou dimanche, à la limite. Il me reste à vérifier la météo qui nous attend tout au long de notre route, et le tour sera joué. Si nous pouvons profiter d’une connexion à l’internet, je continuerai de vous informer. Dans la négative on se reparlera au retour. D’ici là, continuez de venir nous visiter… On ne sait jamais.
S’il y a une certitude dans la vie, c’est qu’on ne peut arrêter le temps. Quelques fois on aimerait que ça aille plus vite, d’autres fois qu’il s’arrête. Aujourd’hui cependant, en ce 24 mars, c’est le temps de prendre le temps de te souhaiter un heureux anniversaire. Même si tu avances dans la vie et que les années s’accumulent, tu ne fais pas ton âge et avoir l’air jeune, c’est très certainement un gage de longévité.
Alors Louise et moi, on souhaite que cette journée spéciale te rende heureuse et que tu reçoives plein d’amour, de joie, de bonheur et de moments tendres, avec parents et amis.
BON ANNIVERSAIRE ESTELLE XXX
Comme toute bonne chose à une fin, nous en sommes rendus à notre dernière semaine à Pioneer Village. Lentement, on égrène les derniers jours à s’organiser. Élément nouveau également, nous venons de vivre nos premiers jours de pluie. Enfin, les pelouses ont recommencé à verdir. On parle d’averses dispersées depuis mardi, mais ça ne nous empêche pas de vaquer à nos occupations.
Justement mardi et mercredi ont été consacrés à installer la nouvelle acquisition du beau-frère ; une dinette, annexée à l’autocaravane, qui permet d’ajouter une pièce de bonne dimension, à l’abri des intempéries et de la froidure occasionnelle de janvier. Enfin, ils pourront prendre leur repas bien au chaud et confortablement installés. On l’a d’abord démonté chez Claude et Jacques, pour la ré-installer chez Francine et Jean-Guy. L’opération a demandé quelques heures, mais le résultat est à la hauteur.
Jeudi soir, nous nous sommes retrouvés, cinq couples, autour d’un bon repas chez Olive Garden. Tout le monde profitait de l’occasion pour célébrer quelque chose de particulier ; Estelle qui fêtera son anniversaire mardi prochain, Francine et Jean-Guy, leur nouvelle dinette, Claude, Jacques Yves et Lise pour l’acquisition de leur nouvelle propriété secondaire et pour nous, notre dernière semaine à Pioneer. Comme toujours, on s’est régalé à s’en desserrer les ceintures.
Vendredi matin, nous sommes le 20 mars et le printemps fait son apparition sous un ciel splendide. Avec Francine et Jean-Guy, nous mettons le cap vers la ville de Homestead, visiter Roseline et Jean-Eudes, qui y séjournent pour les deux prochaines semaines. En même temps, ça nous permet de visiter cette ville, dévastée par l’ouragan Andrews, de force 5, en 1992. Située à 35 milles au sud de Miami, elle est délimitée à l’est par le Biscayne National Park et à l’ouest par le parc national des Everglades. Depuis 2002, cette ville est en plein essor de reconstruction.
Nos amis gaspésiens séjournent au Bord Walk RV Community, en plein cœur de la ville, un parc avec une clientèle hivernale typiquement québécoise. 180 milles nous séparent de Pionner Village et nous mettons trois heures à franchir la distance. Arrivés à destination, nous retrouvons Marc-André et Armande en plus de faire connaissance avec Rodolphe, le frère de Jean-Eudes, et sa charmante épouse Mariette. On a passé l’après-midi à bavarder, explorer les recoins de ce parc et constater combien les sites sont bien aménagés et surtout paysagés. La piscine est cependant de faibles dimensions et les terrains sont quelque peu exigus. Par ailleurs, tous les centres d’achats, restaurants et lieux de divertissements sont à proximité, pour ne pas dire à deux pas.
En début de soirée, sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à un site d’observation de la faune et la flore des Everglades, sur un tronçon de l’Interstate 75, aussi appelée Alligator Alley. On a pu observer un alligator nager à fleur d’eau, probablement à la recherche d’une proie. Également, on a pu voir des hérons bleus et des aigrettes toutes blanches. Cette région marécageuse, sert de refuge aux animaux sauvages durant la saison des pluies en plus d’être propice à la nidification des espèces. Une belle région que j’aimerais explorer l’hiver prochain, à l’aide d’un bateau de type aéro-glisseur. Des excursions sont organisées quotidiennement et je crois bien que je vais y donner suite. Jean-Guy m’accompagnerait probablement, selon ses dires.
Pour le moment, on commence à se préparer au retour à la maison. C’est dur, mais ça s’endure, comme dirait mon ami Clément. On a tout de même hâte de retrouver notre monde et particulièrement nos deux adorables petits amours, Pierre-Olivier et Audrey-Anne.
Jean Charest voulait avoir les deux mains sur le volant avant l’élection du 8 décembre, afin de faire face à la terrible crise économique qui nous frappe en pleine face présentement. La population du Québec, lui a donné le volant désiré mais sans savoir que le “poodle” n’avait pas de permis pour conduire le “char”. À le voir aller, il est pire qu’un apprenti et ne sait vraiment pas s’en servir.
Cette semaine, il a accouché du fameux permis de conduire plus qui est plein d’avantages selon lui. C’est bizarre, mais moi je les cherche encore. À part de coûter plus cher annuellement et plus cher que le passeport canadien, je ne vois vraiment pas. Ah oui, j’oubliais… Le premier ministre a dit qu’il serait pratique, puisqu’il pourrait s’insérer facilement dans notre portefeuille. Pas fort ! Et dire qu’on l’a élu Premier ministre. Cette niaiserie coûtera 123$ pour 4 ans seulement pour traverser la frontière américaine, alors que le passeport canadien coûte autour de 90$ pour 5 ans et qu’il permet de voir le monde.
Puis aujourd’hui, dépôt du budget avec son co-pilote Monique. Le chat est enfin sorti du sac. Ce formidable duo qui nous prédisait un budget équilibré pour se faire élire, nous arrive avec un déficit de 4 milliards et des hausses de taxes de vente, des hausses de permis, des hausses d’électricité et toutes les autres à venir, qu’ils cachent soigneusement. Des hypocrites ! Ils veulent définitivement notre “bien”… Surtout celui des moins bien nantis.
Vraiment pas fort… Nous sommes prêts, nous disait Jean Charest. Permettez-moi d’en douter.
Douze années se sont écoulées avant qu’on arrive à ce 17 mars pour souligner, à nouveau, ton anniversaire. Même si tu as vieilli, comme tout le monde, tu es restée la jeune fille qu’on a connu. Tu n’as pas changé d’un poil et ton énergie est toujours débordante.
Louise et moi, on veut te souhaiter une belle journée d’anniversaire avec beaucoup d’amour et de joie avec tes amours. Qu’elle soit la plus belle et qu’à l’approche de tes trente ans, tu puisses réaliser tes rêves. Passe de bons moments en Chine avec ton amoureux et que le voyage soit des plus agréables. Au plaisir de te revoir à ton retour.
BON ANNIVERSAIRE ISABELLE XXX