Le sujet de conversation à la mode aux États Unis et surtout en Floride, c’est la météo. La température ! Ici, on ne parle pas de facteur éolien, on évoque plutôt la température ressentie ou feel. Le vent est là et rarement en provenance du sud. C’est le glacial vent du nord quotidien qui nous met dans tous ces états par les temps qui courent. Ah ! Bien sûr on se répète que ça ne peut pas durer éternellement, mais on ne fait que l’espérer. Espérons que nos vœux seront exaucés avant le 27 mars.
Prenez hier par exemple, dès le saut du lit, le soleil radieux est là mais sur un fond d’air froid. On est bien mais quand le vent souffle un peu, c’est carrément froid. Il fait 12-13°C. Louise et moi, enfourchons nos bécanes pour un petit cinq kilomètres aux alentours. Toujours sous le vent du nord. Il faut un coupe-vent.
Après le dîner, c’est la pétanque. Le vent s’est calmé et on attrape même un léger coup de soleil. C’est confortable et au retour à la maison, il fait bon s’assoir sur la terrasse et se faire caresser par le chaud soleil. Il fait 20°C. Claude et Jacques nous invitent pour l’apéro sur leur terrasse.
On arrive avec le vent glacial qui a repris. On a les mains gelées et Claude et Estelle s’enveloppent dans une chaude couverture. Le mercure chute drastiquement. Il est 16h45 et le thermomètre indique à peine 12°C… Feel à 9°C. On est en Floride, à 2600 kilomètres au sud de Brossard et seulement cinq ou six tous petits degrés nous séparent. On quitte, complètement transis, pour rentrer dans nos chaumières.
On bouffe quoi pour souper ? Un bon steak sur le gril. Wow ! Le timing est excellent ! J’enfile mon polar et je fait griller mes steaks (la photo a été prise à ce moment précis). Comme vous pouvez le constater, j’ai même déplacé le barbecue pour le couper du vent vif. Non mais c’est-ti possible ? Faire 2600 kilomètres pour se faire griller un steak à l’extérieur et en plein hiver…
À l’heure où je mets la touche finale à ce billet, il fait 7,3°C… En regardant à la fenêtre, je constate que la neige n’a pas encore débuté… C’est une blague…, pour la neige ! N’hésitez pas à ajouter votre commentaire d’encouragement. Ça fera au moins chaud au cœur.
C’est aujourd’hui la St-Valentin. Si à l’origine elle s’adressait aux couples, on peut dire qu’elle a évolué. Au fil des ans elle est devenue la fête de l’amour dans son sens large. L’amour qu’on porte à quelqu’un et l’amour qu’on reçoit des autres. Pour l’occasion, j’ai pensé publier et vous faire partager cette candide et belle histoire, avec tout mon amour. Joyeuse St-Valentin à vous, chers lecteurs et lectrices…
Le mois dernier, Abbey, notre chienne de 14 ans, est décédée. Le lendemain de sa mort, ma petite fille de 4 ans, Meredith, ne cessait de pleurer et de nous dire à quel point elle s’ennuyait d’Abbey. Elle nous demanda si elle pouvait écrire une lettre à Dieu, pour lui dire qu’Abbey était montée au ciel, pour qu’il puisse la reconnaître. Je lui ai dit que c’était possible. Et voilà ce qu’elle lui a écrit :
Cher Dieu,
Voulez-vous S.V.P. prendre soin de mon chien Abbey ? Elle est morte hier, et elle est maintenant près de vous, au ciel. Elle me manque beaucoup.
Je vous remercie de m’avoir donné ce chien à aimer, même si elle est tombée malade. J’espère que vous allez jouer avec elle. Elle aime jouer à la balle et elle aime nager. Je vous envoie sa photo. Ainsi, lorsque vous la verrez, vous saurez que c’est elle. Je m’ennuie beaucoup d’elle.
Avec amour,
Meredith
Nous avons placé la lettre, ainsi qu’une photo d’Abbey et de Meredith, dans une enveloppe, et nous l’avons adressée :
À Dieu, au ciel.
Nous avons placé notre adresse de retour sur l’enveloppe. Puis, Meredith a collé plusieurs timbres sur l’enveloppe, car elle s’est dit que ça prendrait beaucoup de timbres pour livrer la lettre au ciel. Cet après-midi là, nous avons déposé la lettre au Bureau de poste.
Quelques jours plus tard, elle me demanda si je croyais que Dieu avait reçu notre lettre. Je lui ai dit que probablement il l’avait reçue. Hier, nous avons trouvé un colis devant notre porte, adressé à Meredith. L’écriture nous était étrangère. Meredith ouvrit le colis. À l’intérieur, il y avait un livre de Mr. Rogers intitulé : Quand un animal de compagnie meurt.
Collée à l’intérieur de la couverture, il y avait la lettre que Meredith avait écrite pour Dieu. Sur l’autre page, la photo de Abbey et de Meredith, accompagnée d’un petit mot :
Chère Meredith,
Abbey est arrivée saine et sauve au Paradis. Grâce à la photo, je l’ai immédiatement reconnue. Abbey n’est plus malade. Son esprit est avec moi, tout comme elle est dans ton coeur. Elle fut très heureuse et a beaucoup aimé être ton chien. Comme nous n’avons plus besoin de notre corps au Paradis, je n’ai pas de poche pour conserver ta photo. Alors, je te la retourne dans ce petit livre, pour que tu puisses toujours te souvenir d’Abbey.
Je te remercie pour la très belle lettre, et Je remercie ta maman pour l’aide qu’elle t’a apportée pour l’écrire et me la poster. C’est une maman merveilleuse que tu as. Je l’avais choisie spécialement pour toi.
Je t’envoie mes bénédictions et souviens-toi que je t’aime beaucoup. En passant, je ne suis pas difficile à trouver. Je suis partout où il y a de l’Amour.
Avec Amour,
Dieu
S’il est une activité que j’adore ici en Floride, c’est bien les courses de chiens. Nous sommes bien servis puisque les principales villes de l’état exploitent ces courses toute l’année durant pour certaines et quelques périodes ciblées pour d’autres. Au fil du temps, elles ont étendu leur champs d’activités en y greffant des casinos ou des salons de poker. Avec les paris multipistes, il est facile de parier sur des courses qui ont court partout au pays, même sur les courses de chevaux.
À une trentaine de milles au sud de Fort Myers, plus précisément à Bonita, se trouve la piste Naples-Fort Myers qui célèbre son jubilé d’or cette année. J’y fait deux ou trois visites à chaque hiver et c’est précisément ce que j’ai fait hier, avec Jean-Guy, Jean-Eudes, Roseline, Hélène et Yves, pour le programme quotidien de 16 courses. Il y a beaucoup d’action et de vitesse. Imaginez, ces lévriers franchissent les 550 verges en moins de 32 secondes… Vous avez intérêt à les observer si vous ne voulez rien manquer. Il suffit d’une bousculade dans une courbe et vos chances de remporter votre pari, diminuent instantanément.
N’ayant pas été choyé par la chance, au cours des deux dernières années, j’étais en forme pour briser la glace et espérer grossir mes goussets. Rien pour s’enrichir, mais pour au moins payer ma soirée. Et bien j’avais vu juste ! C’était mon soir de chance ! J’ai gagné trois courses pour des gains cumulatifs de 65$. Ça paraît minime comme ça, mais ça représente le double de ce que ça m’a couté pour parier. C’est acceptable et ça me satisfait amplement, dans les circonstances. Il faut aussi que je vous dise qu’ici, les favoris l’emportent régulièrement. Jean-Eudes a été plus chanceux avec une quiniella gagnante qui lui a rapporté plus de 96$.
Louise aussi est chanceuse au bingo du camping. Les cagnottes ne sont pas faramineuses mais ça permet de passer une soirée intéressante et économique. Elle a déjà 26$ de gains, en plus d’un coupon pour un délicieux petit cornet de crème glacée molle, au bar laitier du voisinage. Wow !!! Son divertissement ne lui coûte rien jusqu’à maintenant. Aucun danger de risquer notre maison au jeu. C’est sécuritaire au boutte !
Il reste le casino séminole d’Immokalee et nous y feront un saut un certain après-midi pluvieux. Ce n’est pas ça qui manque par les temps qui courent, mais ça c’est une autre histoire. Si les floridiens n’ont pas connu pareil hiver depuis plusieurs décennies, autant le vivre cette année pour qu’on n’en parle plus avant le prochain demi-siècle.
Hier, sur le coup de midi trente, 72 joueurs et joueuses, réparties en 24 équipes, se sont disputés la victoire par une température fraîche mais sous un soleil radieux. Il s’agissait du deuxième tournoi de la saison. Un événement très couru et populaire.
Dès midi, les premiers participants s’inscrivaient et les équipes étaient formées au hasard d’un tirage au sort. Dans la mesure du possible, chacune des équipes est composée d’une femme. Une fois inscrit officiellement, on vous appose une étiquette collée sur votre chandail, affichant votre numéro d’équipe. Dès lors, on voit les gens partir à la recherche des coéquipiers, ce
qui donne lieu à des rencontres enthousiasmes et chaleureuses. Les plus mordus préparent amicalement leur stratégies et lentement les équipes se regroupent.
La fébrilité s’empare des participants dès que Michel, l’annonceur maison, assigne les allées aux équipes concurrentes. On entendrait voler une mouche… Puis Charles, l’organisateur en chef, explique quelques règles à suivre dans le déroulement du jeu et le coup d’envoi est
donné. Chaque équipe dispute trois parties contre les autres équipes pigées au préalable et par hasard, au terme duquel le plus haut différentiel entre les points comptés et alloués désigne l’équipe gagnante. Et ce qui est superbe dans l’aventure, c’est que tout se déroule dans le respect et la franche camaraderie entre les participants. Bon ! Il y a bien quelques tirages de pipes, mais ça fait partie des bonne relations
entre camarades et amis.
Et ça ne s’arrête pas là. Une fois la compétition terminée et les gagnants déclarés, place aux tirages de prix de présence et de contribution volontaire. Puis les conjointes
et conjoints grossissent le groupe pour un festin aux hot-dogs. Encore là, les conversations vont bon train et ça évite à tout le monde d’avoir un souper à préparer.
Mais la réussite de tout ça repose sur une formidable équipe de bénévoles, sans qui des événements de cette envergure n’auraient pas lieu. Travailleurs dans l’ombre, on ne dira jamais assez combien leur contribution est essentielle. On les voit partout; aux inscriptions, aux statistiques, à la compilation des résultats, à la vente de billets et à toute la logistique du souper. Le tout bien orchestré par un trio d’organisateurs hors pair composé
de Charles, Michel et Rosaire. D’ailleurs, je vous invite à visionner l’album de photos Floride 2010, tout en bas de cette page et les découvrir. Les photos prises au tournoi s’y trouvent également. Une belle organisation.
Non, on ne s’ennuie pas à Pioneer Village. On a toujours quelque chose à faire et tout est prétexte aux rencontres amicales. Les tournois de pétanque en sont un exemple fort éloquent.
L’hiver ici est bizarre cette année. Les fronts froids se succèdent depuis notre arrivée. Nous entamons février et les prévisions ne sont guère reluisantes. Les vents sont toujours là et les nuits fraîches ou carrément froides ne se comptent plus.
Je ne sais pas ce que nous réserve l’année 2010 mais je dois vous avouer qu’elle a débuté très mal. C’est notre premier séjour de trois mois et il nous fallait connaître des froids exceptionnels en Floride, réputée pour ses hivers chauds, du moins dans la région où nous nous trouvons, le sud-ouest de l’état.
La seule véritable journée pour aller à la plage, ce fut le 29 janvier dernier, à ce qu’on nous a dit. Malheureusement, nous étions au Québec pour les funérailles. Alors on magasine et on passe nos soirées à l’intérieur. Dès le crépuscule venu, les rues sont désertes. Certains snowbirds m’ont même affirmés qu’ils songeaient au Mexique comme prochaine destination et ce dès l’hiver prochain. Du soleil assuré et en abondance.
Remarquez que ce n’est pas désagréable. On trouve ça inhabituel, si on le compare aux années précédentes mais aucune trace de neige. On est loin du Québec et surtout de Washington, récemment ensevelie. Comme partout sur la planète, la météo se fait capricieuse et imprévisible. J’en profite pour cirer la caravane et écouter la télévision du Québec. On économise aussi sur la crème solaire. Avant hier, nous avons fait un peu de magasinage au marché aux puces de Fort Myers. Un bon trois heures à arpenter les allées, à la découverte de l’aubaine du siècle. J’ai pu me dénicher une montre à 5$, taxe incluse et une pile de rechange. Pas si mal !
Tant qu’à se promener, nous nous sommes dirigés vers Naples, plus au sud, visiter le camping Lake San Marino RV Resort. Un joli terrain de camping que nous mettons sur notre liste d’endroits où séjourner dans le futur. Un joli camping où on y a rencontré deux bonnes douzaines de québécois. Supermarchés et centres commerciaux sont à deux pas et, chose non négligeable, les plages se situent à moins de 10 kilomètres. Si on y séjourne en novembre ou décembre, le tarif mensuel est en bas des 200$.
Vous connaissez mon besoin d’information et chaque matin, je me fais un devoir de parcourir le Journal de Montréal en version électronique. Et chaque matin, je bougonne ! À lire les actualités, je me rends bien compte que rien ne change. Le gouvernement continu de se pogner le cul avec ses ministres sans envergures et les profiteurs du systèmes continuent de dépenser sans compter, quand ce n’est pas la police qui vend ou loue ses services. C’est le monde à l’envers… Et personne ne fait rien ! Personne ne dit rien ! Voulez-vous bien me dire ce qu’une directrice d’un quelconque CEGEP régional fait à se promener un peu partout sur la planète avec MON argent ? Hey ! Du balai ! Foutez-moi ça dehors à coup de pied au cul !
Vous allez peut être penser que ce billet est négatif ? Pas du tout ! Il est objectif ! J’aimerais vous raconter de belles histoires mais c’est la réalité des choses. Je n’en ai pas pour le moment. Cependant, étant un éternel optimiste et croyant que tout fini par s’arranger, je passe mes énergies, mes frustrations et mes émotions sur mon tampon de Nu-Finish et ma guenille à polir… J’vous dis que la caravane commence à briller, pas à peu près. Elle paraît plus neuve que neuve, c’est tout dire.
Il est minuit trente. Il fait exactement 7,4°C et les oranges ont mis leurs tuques !
C’est une histoire qui se passe dans un bar.
– Pardon Mademoiselle, je peux vous offrir un verre ?
– Non merci Monsieur, l’alcool n’est pas bon pour mes jambes.
– Oh!? C’est regrettable, est-ce qu’elles enflent ?
– Non !? Elles s’ouvrent !!!
—————————————————————–
Un petit garçon traverse la rue et voit son grand-père assis sur le balcon, sans pantalon !
– Grand-papa mais qu’est-ce qui t’arrive ?
Le grand-père se retourne lentement… le regarde et lui dit :
– Ah… La semaine passée, je me suis assis dehors sans chemise et j’ai eu le cou raide pendant 2 jours. Aujourd’hui, ça… ben… c’est l’idée de ta grand-mère.
—————————————————————–
Une mère travaillant dans sa cuisine entendait son jeune fils jouer dans le salon avec son nouveau train électrique. Elle entend le train s’arrêter et son jeune fils s’exclamer :
– Tous les fils de pute qui veulent débarquer, décrissez maintenant parce que c’est le dernier arrêt et tous ceux qui veulent embarquer, grouillez-vous le cul, parce qu’on décrisse maintenant.
La mère révoltée va voir son fils et lui dit :
– On n’utilise pas ce genre de langage dans cette maison ! Tu vas tout de suite monter dans ta chambre pour au moins DEUX HEURES. Quand tu ressortiras, tu pourras continuer à jouer avec ton train et je veux que tu utilises un langage civilisé.
Deux heures plus tard, le jeune garçon sort de sa chambre et retourne jouer avec son train. Sa mère, toujours dans la cuisine, entend le train s’arrêter et son fils déclarer :
– Tous les passagers qui descendent du train, s’il vous plaît, assurez-vous de ne pas oublier vos bagages à main et effets personnels. Nous vous remercions d’avoir voyagé avec nous aujourd’hui en espérant que votre voyage a été des plus agréables. Nous espérons que vous voyagerez encore avec nous bientôt !
Et le jeune garçon continue :
– Pour tous ceux qui veulent procéder à l’embarquement, nous vous demandons s’il vous plaît de placer vos bagages à main sous votre siège. Souvenez vous qu’il est interdit de fumer à bord. Nous espérons que vous aurez un voyage plaisant et relaxant avec nous aujourd’hui.
La mère entendant son fils, se mit à sourire très heureuse de son attitude et l’entendit ajouter :
– Pour tous ceux qui sont en tabarnak à cause du retard de DEUX HEURES, s’il vous plaît, allez vous plaindre à la maudite folle dans la cuisine.
———————————————————–
Une vieille petite dame marche sur le trottoir tirant deux sacs de vidange. Tout à coup, un des sacs se déchire et laisse sortir des billets de 20$. Remarquant cela, un policier l’arrête et lui dit :
– Madame, il y a des billets de 20$ qui sortent de votre sac.
– Ho , vraiment ? Je dois retourner et voir si je peux retrouver les autres que j’ai perdus. Merci de me l’avoir dit, dit la petite vieille dame.
– Un instant madame, pas si vite, dit le policier. D’où vient cet argent… Vous ne l’avez pas volé ?
– Ho, non ! répond la petite vieille. Ma cour arrière est près d’un stadium de football et durant les parties, quelques fans viennent pisser à travers la clôture de mon jardin de fleurs. Alors ce que je fais, je me tiens près de la clôture avec une paire de sécateurs et à chaque fois qu’un gars sort son attirail pour pisser, je lui dis que c’est 20$ ou je coupe.
Le policier ajoute en riant :
– C’est bien normal, et lui souhaite bonne chance.
Et puis il demande :
– Qu’est-ce qu’il y a dans l’autre sac ?
– Vous comprendrez… dit la petite vieille, ce n’est pas tout le monde qui paie…
———————————————————-
C’est trois filles (dont une blonde) qui travaillaient dans un bureau. Leur patronne était une femme. À tous les jours depuis quelques semaines, la patronne partait à 15h et les employées elles, partaient à 17 h. Une bonne journée, la plus délurée des trois dit :
– Pourquoi on partirait pas à 15h15 nous autres, elle ne revient jamais avant le lendemain, elle ne saurait pas. Alors, elles décident d’essayer ça.
La première arrive chez elle, se verse une bière et relaxe. Elle adore ça !
La deuxième va magasiner jusqu’à 17 h. Super ! se dit-elle.
La troisième (la blonde) arrive chez elle et entend des bruits étranges provenant de sa chambre. Elle s’y dirige, entrouvre la porte lentement et surprend sa patronne au lit avec son mari… Elle referme la porte et disparaît sans bruit. Le lendemain, la patronne quitte à 15 h. Les autres filles, disent :
– OK, c’est bon pour nous à 15h15 aujourd’hui.
La blonde répond :
– Pas moi ! J’ai failli me faire prendre hier !
La dernière semaine a été tellement occupée que j’étais dans l’impossibilité de publier un seul billet. Le voyage éclair à Montréal ne m’a pas laissé le temps et surtout la possibilité de me connecter à l’Internet. Le marathon débutait mardi dernier, 26 janvier, jour de l’anniversaire du beau-frère Jean-Guy.
Avec des amis, nous avons célébré l’événement autour d’une bonne table du Sam Seltzer Steakhouse de Fort Myers, un restaurant populaire de l’endroit, adjacent à l’hôtel Clarion. Il faisait froid comme au début du mois de janvier et, curieusement, identique à notre visite de l’hiver dernier. L’important est qu’on ait passé une agréable soirée en excellente compagnie.
Le lendemain, direction Tampa Bay, pour assister à la rencontre entre les Canadiens et le Lightning, au St. Pete Times Forum de l’endroit, accompagné d’un groupe de 28 partisans de la sainte flanelle qui s’était formé au camping, pour l’occasion. On a pu visiter les alentours et apprécier les affiches géantes des Lecavalier et Saint-Louis qui ornent les murs.
En attendant le match, nous avons passé l’après-midi avec les jolies filles du restaurant Hooters, à siroter quelques bières en fût et bouffer des burgers. Nous étions en feu sur la terrasse. Dès que des partisans s’approchaient de nous avec leur chandails des Glorieux bien en évidence, nous levions nos verres d’un trait en chantonnant en cœurs le Oh-hé oh-hé oh-hé oh-hé… Les visages souriants apparaissaient aussitôt. L’enthousiasme s’est vite apaisé en début de match ! Nos Canadiens n’étaient pas dans le coup et se sont inclinés 3-0. Seule consolation, nos illustres québécois Martin Saint-Louis et Vincent Lecavalier ont marqué pour le Lightning. À voir les gradins à moitié remplis, force est de constater la fragilité de cette franchise qui, en 2004, remportait la Coupe Stanley. Leur départ de Tampa Bay semble imminent à
court terme. Ils ont de sérieux problèmes financiers.
Nous sommes rentrés vers minuit et la nuit a été courte puisqu’au matin, Gervais et Estelle nous conduisaient à l’aéroport pour notre voyage éclair de trois jours au Québec afin d’assister aux funérailles de Marcel et Nicole, frère et sœur de Louise et Jean-Guy. Un court séjour des plus émotifs mais réconfortant par le nombre de visiteurs, parents et amis, venus nous soutenir au salon funéraire. Perdre un être cher est toujours une épreuve difficile. Imaginez en perdre deux ! Ils reposent maintenant en paix. Tout s’est bien déroulé et de là-haut, ils ont dû se rendre compte de la place qu’ils occupaient dans nos vies.
Mais cette visite nous a fait brutalement replonger en hiver. Dès notre arrivée à Dorval, une rafale de poudrerie m’a frappée en plein visage. Je me suis immédiatement rappelé la veille de notre départ, le 29 décembre dernier, alors qu’un blizzard sévissait également. Le séjour s’est déroulé sous des mercures de -25°C, -30°C, avec le facteur éolien. L’enfer !
Étant au Québec, vous pensez bien que nous avons fait un saut chez la famille proche, nos enfants et surtout nos petits enfants. Rien au monde ne nous aurait empêché d’aller chercher et donner nos câlins à ces petits chéris. Un pur bonheur dans ce moment de tristesse.
Dimanche matin, nous reprenions l’avion pour retourner vers des cieux plus cléments. Malheureusement, le premier vol ayant été retardé, notre correspondance à Détroit n’était plus disponible. Contre mauvaise fortune, nous avons dû prendre le premier vol suivant disponible à 19h35. Une escale de plus de cinq bonnes heures qui s’est bien déroulée quand même. On a pu visiter l’aérogare ultra moderne, à notre guise. En contrepartie, on a dû manquer le délicieux repas que nous offraient Claude et Jacques à notre retour… originalement prévu à 16h45.
À 22h30, nous arrivions à Fort Myers où, tels des sauveurs, nous attendaient Estelle et Gervais pour nous ramener au camping. Enfin, une longue journée se terminait et on allait profiter de notre lit pour se reposer. Lundi soir, nos amis Claude et Jacques nous invitaient à prendre finalement le repas du retour qu’ils nous avaient préparé. Une agréable façon de terminer cette semaine mouvementée entre amis, autour d’une bonne table. Une attention à notre égard qui fut très appréciée.
Comme si la mauvaise température refusait de nous quitter, il a plu toute la journée d’hier et le reste de la semaine s’annonce moche avec un front froid en fin de semaine prochaine… Seule consolation, pas de neige ! La grosse maudite misère… Mais ça se prend bien !
C’est fou comme les américains ont développé des phobies depuis les événements du 11 septembre 2001. Tout est prétexte à augmenter les contrôles partout. Ça frise même le ridicule à certains égards. Dans les avions par exemple. On vous refuse une simple lime à ongles alors que certaines lignes aériennes vous servent votre repas avec des ustensiles en acier inoxydables. Allez y comprendre quelque chose. Ils voient des terroristes, des voleurs et des fraudeurs partout.
Là où je veux en venir, c’est aux stations d’essence, du moins celles qu’on rencontre durant notre voyage. Lorsque vous vous présentez aux pompes, vous avez trois modes de paiement; comptant, par carte de crédit ou par carte de débit. Avec cette dernière, aucun problème. C’est évident puisque le montant de votre achat est pris à même votre compte bancaire. Pour les deux autres modes, c’est là que ça se complique. Si vous payez comptant, on vous invite à vous rendre à l’intérieur pour payer à l’avance votre achat d’essence. Comme dans la majorité des cas, on ne connaît pas le montant exact qu’il faudra pour faire le plein, c’est préférable de fixer un total prévisible.
Avec une carte de crédit, c’est là que ça se complique, si vous n’habitez pas aux États Unis. Après avoir inséré votre carte dans la fente prévue, on la valide et on vous demande votre Zip Code, pas votre code postal canadien. Oups ! Et n’essayez pas d’en inventer un ou d’en pitonner un que vous vous rappelez de mémoire. Ça ne fonctionne plus. Là on vous fait poiroter avec le cadran qui symbolise l’attente… puis plus rien. On attend comme un piquet de clôture que la pompe démarre. On comprend vite qu’il faut prépayer notre achat. Si vous êtes chanceux, vous aller peut être pouvoir lire sur la pompe, en très petits caractères, des instructions pour les étrangers.
On se rend au comptoir présenter notre carte et payer le montant désiré. Si par contre vous voulez faire le plein et que vous estimez l’opération à 50$, ce sera le montant qu’on prélèvera. Vous vous rendez à la pompe pour effectuer le plein. Malheur ! La pompe s’arrête à 47,68 $ parce que le réservoir est déjà plein. On retourne au comptoir et le préposé supprime votre pré-paiement de 50$ et l’ajuste au montant vraiment dépensé. On quitte en se disant que finalement, on vient de leur prouver qu’on n’est pas des voleurs ou des fraudeurs. C’est tu assez simple. Et tout ça, ce n’est pas après 23 heures comme chez-nous, c’est en tout temps.
Mettons que je trouve ça un peu beaucoup exagéré. Ce qui me désole plus que tout c’est qu’au Québec, on ne fait pas subir le même traitement aux étrangers du sud. Je trouve ça idiot et ça me rappelle lorsque je fais mes emplettes chez Costo. Avant de quitter le magasin, j’ai toujours l’impression d’être un voleur, quand le préposé vérifie ma facture et jette un coup d’œil furtif dans mon panier… Foutaise ! J’ai vu des gens sortir avec 4 paniers remplis et une facture longue de 4 pieds. Vous allez me faire croire qu’ils ont tout vérifié ? Poser la question c’est y répondre.
Costo Wholesale… C’est pas américain ça ?
La dernière semaine a été très éprouvante. Le décès de Nicole, la sœur de Louise et Jean-Guy a causé tout un émoi. Les messages de sympathies nous ont donné un réel réconfort. Les détails des funérailles seront connues aujourd’hui et nous pourrons entreprendre les démarches pour retourner au Québec y assister. Heureusement, nos assurances-voyage couvrent entièrement nos frais de déplacements.
Le beau temps et la chaleur sont revenus. Quelques épisodes de nuages mêlés à des averses dispersées n’ont pas trop perturbés notre séjour. Janvier demeurant incertain, les deux prochaines nuit seront fraîches, sous les 50°F. Louise magasine à son goût. Le magasin Bealls n’a plus de secret pour elle. Elle peut passer des heures à fouiller les présentoirs, à la recherche du vêtement ou de la chaussure qui lui fera plaisir. Comme ce magasin offre des rabais assez régulièrement, pas besoin de vous dire qu’elle en profite. Même manie pour le Bealls Outlet et les magasins à 1 dollar.
Elle a aussi un faible pour les bains de soleil. Évidemment, sur une chaise droite, ce n’est pas l’idéal et elle s’est équipée d’une jolie chaise longue au Camping World du coin. À son insu, j’ai croqué ce cliché à travers la porte moustiquaire… Ne lui dites pas !
Hier matin, on a eu de la visite chez Francine et Jean-Guy. De la visite du Québec ! Leur voisin Daniel et son ami Jean, adeptes de la moto, sillonnent les routes de la Floride pour une semaine sur leurs rutilantes Harley, louées à Orlando pour l’occasion. Au son des pétarades, ils se sont amenés au camping, sur le coup de dix heures.
Avant de prendre leurs courriels et pour se dégourdir les jambes, ils se sont rendus à pied, visiter la nouvelle maison de parc de Francine et Jean-Guy. Une demi-heure plus tard, ils repartaient sur leur montures manger de l’asphalte comme ils disent. Direction Clearwater !
Encore une fois, en moins de trois mois, le malheur vient frapper notre famille. À 14h10 hier, 22 janvier, tu quittais dans un dernier souffle cette vie, pour rejoindre ton fils Stéphane et les autres membres de la famille qui t’ont précédé. Tu es entrée dans une nouvelle vie éternelle où les souffrances n’existent pas. Tu vas nous manquer c’est certain, mais nous savons que tu es maintenant heureuse, au paradis.
Même si notre peine est grande, la vie doit continuer. Tu as eu un chemin de vie bien rempli et tu seras toujours dans nos pensées. On se quitte pour quelque temps et nul n’en connait la durée. Cependant, il faut vivre d’espoir en pensant qu’un jour, on sera de nouveau réunis tous ensemble. D’ici là, continue de veiller sur nous et fais bon voyage chère Nicole, ma belle-sœur, ma sœur.
Après le pardon, il y a la paix; après la perte, il y a le souvenir; après la mort, il y a une autre vie.
À quelques pas d’ici, se tient une exposition de véhicules récréatifs. Louise et moi y avons fait un saut hier. Il faisait chaud et humide. Heureusement une bonne brise nous rafraichissait quelque peu. Ça faisait au moins 6 ans que nous n’allions plus à celui de Montréal, puisque nous étions ici. Il se tient en janvier et cette fois, nous sommes là pour le visiter. Et il y a du monde ! La récession…? Rien n’y paraît.
Ici les maisons de parc sont très en vogue et plusieurs manufacturiers exposent leurs productions. On remarque aussi que les caravanes à sellette sont de plus en plus longue et luxueuses. Elles dépassent les 40 pieds et elles sont de plus
en plus full paint avec des appliqués évocateurs de plein air et d’évasion. Les foyers aussi sont à la mode et certains modèles les offrent dans un décor de fausses pierres synthétiques assez réussi. Les écrans de télé grands formats s’encastrent dans les meubles comme dans les autocaravanes haut de gamme. Les espaces pour équiper les unités de laveuse et sécheuse sont de série, avec les installations de plomberie.
Une autre constatation est la prolifération des modèles avec un espace cargo pour y garer motos, petite voiture et quatre-roues. Inévitablement, les gros camions sont de mise pour tirer pareils condos roulants. Une nouveauté qui m’a plu; des rallonges escamotables avec le toit en pignon. Je ne sais pas ce que ça donnera à l’usage, mais j’ai bien aimé l’idée. Au moins, ça évite d’ajouter des auvents supplémentaires et l’écoulement de l’eau ne pose aucun problème en se faisant naturellement.
Les autocaravanes ne sont pas en reste. De plus en plus grosses et de plus en plus chères. Même les classes B, sont dispendieuses. Comme quoi le prix n’est pas proportionnel au gabarit. Dans ces petites machines, il faut s’aimer pas à peu près pour y vivre parce qu’une boîte de sardines est à peine plus volumineuse. J’extrapole, mais à peine.
Les prix, comparativement au Québec dans la situation actuelle du taux de change, ne sont pas alléchants. Du moins ceux qu’on a vu. C’est le même prix affiché que chez-nous, à quelques petits dollars près. Pas d’aubaines là ! Du côté des accessoires, rien d’extraordinaire, si ce n’est que cette ampoule extérieure qui remplace la lumière de porte et qui s’allume au mouvement. Génial !
Un bel après-midi tout de même. En revenant au camping, j’ai pris quelques clichés du nouveau home de Francine et Jean-Guy en Floride et dont vous voyez une photo ici à gauche. Les autres, de même que celles prises à l’exposition de VR, sont ajoutées à l’album Floride 2010, en bas de page.
Enfin, la mascarade est commencée. Lévis est l’hôte de la réunion des bouffons sur l’invitation de notre “poodle” national. Vous vous rappelez, celui qui dit avoir les deux mains sur le volant. Malgré le fait que le déficit s’accentue et qu’on est dans le rouge, il a trouvé le moyen et surtout l’argent pour réunir une bande de pauvres de notre société pour savoir ce qu’aura l’air le Québec dans vingt ans. Encore un exercice futile, uniquement pour gagner du temps et gaspiller NOTRE argent.
Depuis quelque temps, je m’intéresse à tout ce qui est écrit et dit sur les solutions envisagées pour se sortir du trou et le résultat ne m’étonne pas. D’un côté, les “économistes”, qui en passant ne sont sûrement pas les plus pauvres de notre société ou de la classe moyenne, prônent l’abolition de services et l’augmentation des tarifs de toutes sortes et des impôts. De l’autre, le CON-tribuable, le sucker surtaxé et qui n’a pas le choix de payer et qui demande au bon gouvernement de se serrer la ceinture et de faire le ménage dans son administration, sans hausser les taxes, les impôts, et les tarifs, notamment de l’électricité.
Un dernier sondage abonde dans le même sens. Le plus beau dans tout ça est que contrairement à la réunion de bouffons, c’est le reflet d’aujourd’hui, pas dans vingt ans ! Parmi les solutions apportées par le monde ordinaire, plusieurs me sont particulièrement chères; l’abolition des commissions scolaires, l’abolition des abris fiscaux, l’abolition des primes de départ consenties au cadres et gestionnaires, l’abolition des subventions aux écoles privées, l’abolition des dons versés par les sociétés d’état, l’abolition des commissions bidons et groupes de travail improductifs et le dégraissage des structures organisationnelles du gouvernement. La liste pourrait s’allonger facilement et c’est seulement ce que l’on sait et voit. Imaginez le reste !
On n’a pas besoin d’une onéreuse réunion de bouffons pour comprendre ça. Il suffit d’écouter le bon peuple qui paie déjà tout ça et depuis des lunes. C’est tellement simple que le “poodle” ne peut comprendre ça. J’en déduis qu’il a vraiment une cervelle de quadrupède. L’équation me semble simple; si tu dépenses plus que tu ne reçois, inévitablement tu te retrouveras dans le rouge. Non ??? Donc, organisez-vous donc avec l’argent qu’on VOUS DONNE. Et ne touchez pas à la Régie des Rentes du Québec. C’est NOTRE fonds de pension qu’on a engraissé avec NOTRE argent. Ce n’est pas un cadeau que vous nous donnez.
Alors les bouffons, place au cirque !
Réagissez à ce billet, en ajoutant votre commentaire.