Le SPVM a manqué le bateau

 

Quel désolant spectacle de voir cette bande de voyous détruire les véhicules de police et les vitrines de magasins, lors de la victoire décisive du Canadien de Montréal, lundi soir dernier. De parfaits imbéciles qui s’amusent à tout saccager sur leur passage et qui prennent un malin plaisir à se photographier et filmer leur ignoble besogne, pour profiter de leur moment de gloire sur YouTube et autres sites du même genre. Les partisans avaient le coeur à la fête. Malheureusement, cette euphorie a dégénérée, gracieuseté de quelques têtes brûlées.

Les photos diffusées par les médias, montrent toujours majoritairement des bums en groupes, sourire aux lèvres, armés de bâtons et de pierres. Des gens habitués à exercer une certaine forme de terrorisme. Une poignée de personnages dépourvus de tout sens civique où l’autorité est à défier coûte que coûte. Mais où était justement cette autorité? La police!

C’était un secret de Polichinelle qu’il y allait avoir du grabuge. L’occasion était belle. La température clémente se prêtait bien à la fête. On n’a qu’à se rappeler 1993. C’était prévisible. La Direction du service de police préconisait une approche conciliante. Allo! La terre appelle la lune! Vous avez perdu tout contact avec la réalité quoi? Depuis des années, la police met tellement l’emphase sur la communauté, la communication et la politique des gants blancs, qu’elle oublie la répression. Les petits baveux de lundi soir connaissent tellement bien la police, qu’ils perçoivent leurs gestes comme des défis facilement réalisables.

Les policiers se sont donnés en pâture. Que faisaient les autos patrouilles garées dans le secteur du Centre Bell?. Des autobus nolisés auraient été de mise pour déplacer les troupes. Pourquoi ne pas utiliser les auto-pompes du Service des incendies pour arroser copieusement cette bande de vandales. Un jet d’eau d’une telle force refroidi les ardeurs des plus téméraires. Les policiers n’ont alors qu’à ramasser les poules mouillées et les coffrer en attendant de recevoir leurs sentences bonbons des tribunaux tout aussi conciliants. Que voulez-vous, c’est la société qu’on s’est donnée. Quand les groupes de pressions décident de tout et que les autorités marchent les fesses serrées, c’est ce que ça donne.

Plus d’un demi million de dollars de dommages que les "con"-tribuables vont encore devoir payer. Tout ça à cause des autorités qui ont agit avec laxisme devant ce débordement annoncé. Une nouvelle série s’amorce demain soir. Espérons que cette fois, le SPVM sera prêt.

Déçu des journalistes

 

Hier soir, j’écoutais le TVA de 22 heures. On nous apprend que l’essence vient de faire un autre bond vers le haut évidemment, à 1,34$ le litre. On prend bien soin de mentionner également que ce n’est pas terminé. On vogue allègrement vers l’objectif de 1,50$ le litre, prévu pour l’été. Mon oeil! On l’atteindra bien avant.pompe_small.gif

Les journalistes attachés au reportage y vont de belles suggestions pour réduire notre consommation; Pression des pneus, équilibrage des roues, remplacement du filtre à air et j’en passe. Je vous fais également grâce au fait que lever le pied de l’accélérateur est également un excellent moyen. Le reportage se termine sans qu’on parle des produits dérivés, que bon nombre d’automobilistes consomment sans réfléchir. Je bouille. Je frustre et me voilà en train de rédiger ce billet.

Quand je parle de produits dérivés, je parle du lave-auto, de l’épicerie, du casse-croûte de la pâtisserie et de je ne sais plus quoi. Les grandes pétrolières, dans leur immense souci de bien servir la clientèle, démolissent puis reconstruisent leurs stations-service en prenant bien soin d’y ajouter un A & W, un comptoir à café et pâtisseries, du pain, des boissons gazeuses, finalement, de vrais dépanneurs. Et ça marche ! À plein régime à part ça. 

L’essence augmente soudainement de 15 cents le litre, et voilà la même clientèle qui prend calmement sa pause café, sans oublier de s’acheter un paquet de cigarettes au passage et pourquoi pas un gratteux et un 6/49 avec Extra. Il y a de ces jours où, en attendant de passer à la caisse pour payer obligatoirement mon essence, j’observe les gens qui flânent dans les allées, à la recherche de quelque chose pour se rafraîchir. Un peu plus loin, des tables sont occupées par d’autres personnes en train de déjeuner. La même idée me traverse l’esprit; J’aurais le goût de leur crier «pas satisfait de vous faire fourrer avec l’essence, vous vous faites enculer avec votre café et vos cigarettes». Je sais que c’est vulgaire, mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi. Un jour, ça va sortir !

C’est de cela que j’étais déçu qu’on n’en fasse aucune mention dans le reportage. Il me semble qu’arrêter de les encourager en achetant autre chose que de l’ESSENCE, aurait tout un impact. Les pétrolières seraient forcées de revoir leur stratégie de ce côté. Mais non, pas un traître mot de tout ça. Les journalistes et chroniqueurs aussi sont endormis.

On vit aujourd’hui dans la facilité, dans la proximité et dans l’individualisme. On n’a plus ce souci de la collectivité et des mouvements de masse. En autant que notre petite personne est satisfaite, le reste est sans importance. Et ça, les pétrolières l’on compris. Elles continuent d’engranger des profits tout azimut. Si nous ne sommes pas là, ils ne sont pas là. Rappelez-vous ça. Nous avons le pouvoir de contrôler nos achats et de décider où on va aller déjeuner.

Je serais curieux de connaître combien de gens partagent cette opinion. Des dinosaures comme moi, sont en voie d’extinction, comme à la fin de leur époque. J’ai cependant la conscience tranquille; je ne paie que cette essence que je ne peux éviter, l’automobile étant un mal nécessaire. Le reste, je peux facilement l’acheter ailleurs et je m’en fait un devoir.

 

«Corned beef» à la bière, à la mijoteuse

Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!

Ingrédients :

6 pommes de terre moyennes, coupées en quartiers;

3 oignons moyens, pelés et coupés en quartiers;

1 tasse de carottes tranchées;

1 pièce de pointe de poitrine de bœuf de 4 livres;

3 cuillères à table de beurre;

1 tasse (250 ml) de bière ambre;

Feuilles de laurier;

2 cuillères à table d’épices à conserves.

 

Préparation :

Dans le fond de la mijoteuse, déposer les pommes de terre, les oignons et les carottes;

Enlever l’excès de gras de la pièce de viande et l’étendre sur les légumes;

Étaler quelques plaques de beurre sur la pièce de viande;

Arroser la pièce de viande avec la bière;

Ajouter les feuilles de laurier et saupoudrer d’épices à conserves.

 

Cuisson : (Mijoteuse de 6 pintes)

Couvrir et cuire 10 heures à « LOW »;

Servir en tranches minces avec les légumes.

 

Donne 6 portions

Source : http://crockpot.betterrecipes.com/yeastycrockpotcornedbeefinbeer.html

 

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Perdre tragiquement ses deux filles et survivre

 

Émouvant et bouleversant, le récit de Pierre-Hugues Boisvenu que j’ai lu avec un grand intérêt, ces deux derniers jours, dans le Journal de Montréal. Comment survit-on à la perte de ses deux filles, de façon tragique et surtout s’en relever. Il faut une grande force intérieure c’est évident.

Il vient d’écrire son histoire, Survivre à l’innommable et reprendre le pouvoir sur sa vie. Un livre qui sera en vente dans les prochains jours et que je vais me procurer à coup sûr. Je veux tout savoir, connaître et apprendre son cheminement depuis les tristes événements de 2002 et 2005.

Je ne connais pas ce Monsieur. Comme bien des gens, j’ai suivi sa vie publique et sa croisade via les médias. J’ai été fasciné par sa personnalité et son immense courage. Il m’apparaît calme, posé et serein, malgré la douleur. Il a fondé l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues afin d’aider et de soutenir les familles ayant vécues des drames pareils aux siens. Ces personnes qui sont, pour la plupart du temps, sans ressources, pour affronter de tels événements. Ayant moi-même travaillé dans le domaine judiciaire plusieurs années, j’ai souvent été témoin du peu de compassion que les tribunaux témoignent à l’égard de ces victimes. Heureusement, des initiatives comme celles-là, tendent à renverser la vapeur.

Pierre-Hugues Boisvenu s’est donné pour mission de faire changer les choses et je lui souhaite tout le succès qu’il mérite. C’est une lutte de tous les instants. C’est un peu beaucoup David contre Goliath. Il a la force de ses convictions et je suis de tout coeur avec lui.

D’autres extraits de son bouquin seront publiés encore quelques jours dans le Journal de Montréal. Je vous invite à le découvrir.

Tout est bleu-blanc-rouge

 

Ça fait déjà quelques lunes que je n’ai pas écris mes réflexions. Le retour des vacances dans le Sud s’est avéré plus occupé que je ne l’avais imaginé. Il fallait bien éplucher et gérer tout le courrier reçu, puis préparer et envoyer les déclarations d’impôts à nos chers gouvernements. Enfin! Se remettre dans l’bain une fois pour toute quoi!

Essence_1.jpgDonc, plusieurs sujets me viennent à l’esprit à commencer par les sempiternelles fluctuations des prix de l’essence à la pompe. C’est même rendu ridicule de voir ces manipulateurs nous prendre pour des idiots et des imbéciles en baissant les prix par dixièmes de cents sur plusieurs jours, pour nous poignarder avec une fulgurante augmentation de 15 cents dans le temps de le dire. Malgré cette ignoble arnaque, il y a encore de bons automobilistes qui continuent de les encourager en achetant des produits d’épicerie, quand ce n’est pas de carrément de s’y arrêter pour déguster un bon "lunch". Notre devise n’est pas Je me souviens… On oublie vite ou on baisse les bras. Au lieu de les boycotter, comme le suggèrent certains, pourquoi ne pas y limiter nos achats à l’essence? L’impact serait beaucoup plus efficace et on permettrait, du même coup, aux propriétaires de dépanneurs de garder florissant, leur petit commerce.

Ça fond, ça fond et on voit le gazon. Voilà quelque chose qui met de la joie dans le coeur. Enfin letulpes.JPG printemps semble vouloir prendre la place qui lui revient. Le temps s’annonce plus frais en fin de semaine, mais c’est le signe que l’hiver agonise et est sur le point de rendre l’âme. Son dernier soubresaut avant de s’éteindre. Ce n’est pas une mauvaise chose et ça permettra, je le souhaite, de retarder ou d’enrayer les risques d’innondations. C’est tout de même plaisant et rafraîchissant de regarder percer les tulipes et les autres plantes vivaces qui se fraient un chemin à travers les restes de l’automne. L’humeur des gens s’est aussi amélioré. La lumière du jour et l’ensoleillement plus longs font définitivement leur oeuvre.

Ça m’amène à vous parler de la fièvre du hockey. Nos Canadiens sont en séries éliminatoires et c’est vraiment débile. Une seule victoire et c’est la parade dans les rues, à la sortie du Centre Bell. Je n’ai mtl.pngjamais vu une telle euphorie et un tel engouement de toute ma vie. Partout, on voit des fanions accrochés aux portes des véhicules. Les pompiers et policiers emboîtent le pas. À la radio, à la télé, le monde vibre avec son équipe. Même les écoliers ne veulent rien manquer du moment, en s’identifiant largement à leurs idoles. C’est plus fort que l’influenza et c’est plus contagieux. Heureusement aucun vaccin n’existe pour enrayer l’épidémie. S’il fallait que les Glorieux gagnent la coupe, je n’ose imaginer la fête. En tout cas, j’ai repris goût au hockey et je me laisse emporter par la vague. C’est fou comme ça ajoute des sourires à toute la populasse. Est-ce qu’il vont boire dans la coupe, nos champions ? Moi je crois qu’ils vont répéter l’exploit de 1993 et ne pas briser le record d’avoir gagné au moins une coupe Stanley dans chacune de leur décennie. C’est cette année ou l’an prochain. Autant en profiter maintenant. Qu’en pensez-vous?

Finalement, avec le rude hiver qu’on a connu, la marmite vient de sauter. Le diable est aux vaches et on a de quoi s’accrocher. Si l’été est à l’image du dernier hiver, ça va peut être ressembler à un vrai été. En tout cas, le printemps est amorcé de joyeuse façon!

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Quelques petites vites…

 

Histoire de vous dérider un peu, voici quelques petites drôleries qui, je l’espère, transformeront votre faciès, en chique de gomme…

 

Un homme rentre chez lui à l’improviste et trouve sa femme au lit avec un nain:
– Mais enfin chérie, tu m’avais promis de ne plus me tromper
– Ben tu vois, je diminue la dose….

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Deux vaches discutent dans un pré:
– Dis donc, t’as pas peur de la maladie de la vache folle, toi ?
– Moi, je m’en fous, j’suis un canard !

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Un sanglier rencontre un cochon tout rose dans la forêt:
– Et bien toi, tu as dû en chier avec ta chimiothérapie.

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– Dis papa, c’est quoi la différence entre la richesse et la pauvreté ?
– La richesse, c’est le caviar, le champagne et les femmes.
– La pauvreté, c’est les sardines, la bière et ta mère.

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Un professeur donnait un cours à des étudiants de première année en médecine, sur les contractions musculaires involontaires. Se rendant compte que le sujet n’était pas particulièrement attrayant, il décide d’alléger le ton et demande à une jeune femme au premier rang :
– Savez-vous ce que fait votre trou du cul quand vous avez un orgasme ?
Et la jeune femme répond :
– Il est probablement au bistrot du coin avec ses copains.

Ragoût de boeuf sans surveillance, à la mijoteuse

Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!

Ingrédients :

2 livres de bœuf bourguignon en cubes;

3 carottes tranchées;

3 branches de céleri tranchées;

1 oignon haché;

3 grosses pommes de terre coupées en cubes;

1 boîte de 284ml de soupe aux tomates Cambell;

1 boîte d’eau;

1 cuillère à thé de sel;

Poivre au goût;

2 cuillères à table de vinaigre blanc.

 

Préparation :

Mélanger la soupe aux tomates avec l’eau et le vinaigre. Réservez.

Brunir les cubes de bœuf dans un poêlon avec un peu d’huile d’olives;

Déposer les cubes de bœuf brunis, avec le jus, dans la mijoteuse;

Ajouter les pommes de terre, les carottes, le céleri et les oignons;

Arroser le tout avec le mélange de soupe, eau et vinaigre.

 

Cuisson :

Couvrir et cuire 5 heures à « HIGH » ou 10 heures à « LOW »;

Bien mélanger, une fois la cuisson terminée.

 

Donne 6 à 8 portions

Source : http://recettes.morenciel.com/index.htm

 

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Un dur retour à la réalité… La neige!

 

Même si on s’y attendait un peu, tout en souhaitant le contraire, nous sommes rentrés chez-nous hier en2008-03-28 189 début d’après-midi devant un amoncellement de neige bien anormal, pour un 28 mars. Partis à six heures hier matin sous la pluie mais sur l’asphalte, on espérait encore se rendre le plus loin possible avant d’apercevoir la moindre trace de cette satané neige.

À peine une quarantaine de milles parcouru, la voilà qui 2008-03-28 190 commence à s’écraser bêtement sur le pare-brise. On s’est arrêté pour faire le plein puis on repris la route. Les "saleuses" et les "gratteuses" étaient à l’oeuvre pour éviter que la chaussée ne se glace. On fait un autre dix milles et vlan! En pleine mini tempête. La visibilité est d’au plus 500 mètres. On ralenti à 80 kilomètres heures, pendant que les gros semi-remorques nous éclaboussent d’un opaque nuage blanc. On traverse Albany, puis nous entreprenons finalement l’ascension des Adirondacks. Malgré tout, le paysage est fantastique. La neige colle littéralement aux branches des arbres qui quelquefois, dégringole par la poussée d’une soudaine bourrasque.

2008-03-28 199 On s’arrête quelques minutes, à la halte de Glenn Falls – Lake George. Le vent s’est calmé et il tombe de gros flocons. La scène se prête bien aux quelques photos qui agrémentent ce billet. Une vraie averse de neige printanière! On reprend notre route puis finalement, la neige cesse de tomber avant de rejoindre Plattsburg. Comme il est de coutume, nous nous arrêtons à Champlain pour faire le dernier plein d’essence "américaine", histoire d’économiser quelque sous. Le gallon est à 3,49$ alors que chez-nous son équivalent est de 4,39$. Ça m’aura permis de conserver une bonne trentaine de dollars dans mes goussets, de quoi payer le dîner au MacDonald, tout près. 2008-03-28 200

On repart pour traverser la frontière, l’autocaravane et le youyou affreusement salis, de toute cette gadoue. Les carosseries sont abrasives comme du papier sablé. C’est ça, rouler par un temps pareil. Après une attente de vingt-cinq minutes et répondu aux questions d’usage de Monsieur le douanier, nous voilà maintenant chez-nous, au Québec. Affichage en français et métrique c’est réconfortant un brin et on est heureux de rentrer au pays. Les champs sont quelque peu enneigés mais la surprise on l’a eu à la maison; Encore entre quatre et six pieds de neige sur le terrain. Ouach! Un dur retour à la réalité. Enfin, on est rentré!

On s’approche de la maison

 

Journée calme sur la route en ce mercredi. Le soleil était là et même si la matinée a été fraîche, nous pouvions quand même sortir en chandail court. Les jeans étaient cependant de mise. Départ du FlyingJ à huit heures cinq, nous avons fait la pause dîner au Welcome Center en Virginie pour ensuite amorcer notre contournement de la région de Baltimore-Washington en quittant l’Interstate 95 à Fredericksburg pour emprunter les routes US-17, l’Interstate 66, puis l’Interstate 81 jusqu’à notre destination prévue, le restaurant Cracker Barrel de Winchester, en Virginie. On s’est servi de la génératrice pour préparer le souper et écouter un peu la télé. Avant d’aller au lit, on a bien pris soin de téléphoner à Pascal et Annie, pour prendre des nouvelles du petit Pierre-Olivier, qui subissait une chirurgie d’un jour, à Sainte-Justine, en début d’après-midi. Les nouvelles sont excellentes. Tout s’est très bien passé et il récupère lentement à la maison. Une convalescence d’au plus dix jours sera nécessaire. Aussi, un petit coup de fil à la maison… pour savoir!

Jeudi matin, jour numéro quatre du retour à la maison. Une journée morose où les nuages et la pluie ont dominé. Nous avons quitté à huit heures et traversé cinq états; La Virginie, la Virginie de l’ouest, le Maryland, la Pennsylvanie et le New Jersey. C’est effectivement le cas en circulant par l’Interstate 81. Elle traverse ces états sur de petites distances. Le paysage est intéressant et valonneux. On voit très bien le relief des montagnes du nord au loin. La température est aussi plus froide naturellement. Par contre, aucune trace de l’hiver ou de la neige, si ce n’est que les arbres sont encore dénudés. Arrivé sur l’Interstate 87, on a pu observer une bande de chevreuils au repos.

Au moment où je rédige ce billet, nous sommes arrêtés pour la nuit, à la halte routière de Platekill, sur le New York State Thruway. Il est 16h45. Estelle et Gervais nous avaient recommandé cet endroit, avant de partir. Cependant, seulement trois restaurants, ou comptoirs de service sont en activité. Comme plusieurs haltes routières, sur cette autoroute, ils sont à rénover les restaurants, cette année. Le Roy Rogers et le Nathan’s sont fermés temporairement pour rénovation.

Demain, on rentre définitivement à la maison. Plus que quelques centaine de kilomètres et ce sera chose faite. D’ici là, nous entreprenons notre dernière nuit, au pays de l’Oncle Sam. Le beau côté, c’est qu’on a pas encore vu et admiré un seul grain de neige. Il paraît qu’on a rien perdu pour attendre… Paroles de jaloux!

En passant par St-Augustine

 

Nous sommes sur le chemin du retour. Un peu après neuf heures, nous avons quitté Pioneer Village pour se diriger vers2008-03-24 023 le nord. Avant de partir, nous avons eu une agréable surprise; Le comité de départ nous a gentiment rendu visite. Alors que nous étions à bavarder avec nos voisins Linda et Benoît, nous voyions apparaître Francine, Jean-Guy, Jacques, Michel et Rosaire, tous venus nous serrez la pince une dernière fois. Un geste que nous n’oublierons pas et que nous avons grandement apprécié.

C’est sous un ciel nuageux et menaçant que nous avons pris la route par l’Interstate 75. À Sarasota, une heure plus loin, le soleil est apparu, sans nous quitter depuis. Premier arrêt en fin de journée dans la région de St-Augustine, sur la côte est de la Floride; Anastasia State Park. C’est un parc d’état, au bord de l’atlantique, entretenu et géré à la manière de la SÉPAQ au Québec. Tout est laissé à l’état sauvage et les écriteaux, ici et là, préviennent les usagers de la nécessité de préserver l’environnement, afin que les espèces animales qui y vivent 2008-03-24 017puissent continuer de s’y produire. On a marché sur la plage très vaste et sablonneuse. Les espaces de camping sont  très boisés et l’intimité est assurée. Il y a suffisamment de place pour les gros équipements. À la sortie, une triple station de vidange, d’une propreté impeccable, est aménagée sur de la pierre afin de bien drainer l’eau. Le parc fournit même les gants de latex pour ses usagers. Seule ombre au tableau, la signalisation de l’entrée principale et des sites est déficiente. Elle y gagnerait à être mieux disposée.

Le front froid du nord, qui descend jusqu’en Floride nous a laissé une nuit très fraîche, pour ne pas dire carrément froide. Il a fait a peine 40°F et les météorologues prévoyaient abaisser le record de 36°F. Il tient toujours. Nous avons quitté vers huit heures, ce mardi matin pour nous rendre en Caroline du Sud, notre deuxième étape. Initiallement, nous avions prévus arrêter au Cracker Barrel de Florence pour y passer la nuit. Une fois rendus sur place, nos avons constaté que les espaces, réservés au véhicules récréatifs, étaient surtout prévus pour des autocaravanes de type Roadtek ou Pleasure Way. Nos nous sommes donc dirigés dix sept milles plus au nord, au FlyingJ de Latta, d’où je vous rédige ce billet. C’est notre première expérience dans un truck stop et je dois dire que ce ne sera pas le dernier. En plus d’offrir l’essence à un prix défiant toute compétition, tout est prévu pour les gros équipements. Il y a beaucoup d’espaces et les véhicules récréatifs s’installent à distance des semi-remorques. 2008-03-25 002A

Curieusement tout est calme dès la noirceur venue. Il est vingt-et-une heure trente présentement et on entend presque rien. Un camion au loin de temps à autre, mais c’est tout de même discret. Pour vous donner une idée, il doit  bien y avoir une bonne cinquantaine de VR ici, présentement. C’est aussi calme que dans un camping en fin de soirée. Surprenant!

Je vous laisse sur ces quelques photos d’Anastasia et de notre équipement dans une halte routière de Georgie. On reprend la route demain matin, huit heures.

On reprend la route demain matin

 

2008-03-23 013AAu moment où je rédige ce billet, il est presque minuit en ce dimanche de Pâques. La nuit est 2008-03-23 014Atombée sur Pioneer Village et tout est calme. On est prêt pour le retour à la maison. On reprend la route, vers neuf heures, demain matin. On a passé une bonne partie de l’après-midi à tout ranger et rentrer dans l’autocaravane puis dans le youyou. Nous avons passé six belles semaines au soleil avec la bonne humeur qui nous aurait sûrement fait défaut, si on était resté au Québec, à subir la neige qui n’en finissait plus de tomber. Oh! C’est évident qu’à notre retour, ce vendredi, il en restera beaucoup au sol, mais nous emportons avec nous assez de soleil et de chaleur pour en venir à bout. On a beaucoup hâte de revoir la famille et les amis. Par contre, on regrette de quitter un si beau climat, à cette période de l’année.

Après un samedi passablement pluvieux et une nuit d’orages et de pluie diluvienne ou soaking rain, comme le disent les américains, la journée a commencé sous les nuages. Nous étions invités chez Dorothée et 2008-03-23 015AMichel, pour le traditionnel brunch pascal. Une belle table champêtre était installée sur le gazon. Même si le temps paraissait incertain, la pluie n’est jamais venue perturber cette belle rencontre. Dame nature a très bien collaboré. Au menu; Crudités, oeufs, jambon à l’ananas, 2008-03-23 023Afêves au lard, cretons, crêpes avec coulis de fraises et/ou sirop et pour couronner le tout, des oeufs dans le sirop, en guise de dessert. Au diable les glucides! C’est Pâques et je fais une petite coche tout en étant raisonnable.

Michel, le Chef, nous servait le mimosa ou la vodka avec jus d’orange, pendant que Dorothée dressait la table avec quelques aides. Puis, il s’est affairé à ses poêles pour cuire les oeufs et remplir les assiettes. Lise, que tout le monde appelle affectueusement Loulou, était la maître-d’oeuvre des crêpes. Séances de photos et causeries ont agrémenté le succulent repas. Estelle, Claude et Francine ont surpris tout le monde en distribuant des petits sacs cadeaux qui contenaient  quelques chocolats. Une belle initiative. Elles ont même eu la délicatesse de mettre des chocolats sans sucre, pour les quelques invités qui doivent restreindre leur 2008-03-23 017Aconsommation de sucre, dont moi. Très apprécié, mesdames. J’ai adoré aussi les oeufs dans le sirop que je goûtais pour la première fois. Vraiment délicieux!2008-03-23 018A

Après l’humidité de la matinée, le soleil est apparu pour de bon en début d’après-midi. Temps idéal pour commencer les préparatifs du départ. Ça valait bien les deux ou trois p’tites frettes  derrière la cravate, après avoir complété le travail. Demain matin, il nous restera à vidanger les réservoirs d’eaux usées, d’attacher la voiture et de décoller. Pour le dernier souper, nous nous sommes rendus au restaurant chinois du coin, en compagnie de Francine et Jean-Guy. Fidèle à nos habitudes, on a terminé la soirée chez le beau-frère, devant la télé québécoise.

Pour le voyage de retour, j’écrirai d’autres billets, si une connexion Internet est disponible 2008-03-23 019A évidemment. Dans le cas contraire, je mettrai le mot final de ce voyage, à la maison.

Tout au cours de cette escapade en Floride, je vous ai parlé ou mentionné quelques noms parmi les gens que nous avons rencontré. Il me fait plaisir, avec leur permission, de vous les présenter. Ils étaient tous présents au brunch et représentent les personnes qui ont le plus agrémenté notre séjour.

Du côté gauche et de haut en bas; Francine et Jean-Guy, Claude et Jacques, Micheline et Rosaire ainsi que Lise et Yves.

Du côté droit et toujours de haut en bas; Ginette et Aurèle, Estelle et Gervais ainsi que Dorothée et Michel.

Parents et amis, soyez patients, nous rentrons!

Notre séjour tire à sa fin

 

Comme toute bonne chose a une fin, nous nous préparons à passer nos dernières journées à Pioneer Village. Lundi prochain, nous reprendrons la route vers la maison. Bien sûr on a hâte de revoir parents et amis mais on quitte ce coin de soleil avec un certain pincement au coeur. On devra dire un au revoir à cette belle température et aux nouveaux amis campeurs rencontrés cette année. Louise devra remettre à plus tard ses vingt minutes de soleil quotidien qu’elle se permettait dans la grande chaise longue, afin de basaner son teint. Le vélo qu’on devra également ranger pour quelques semaines. Enfin! il faut bien que la vie continue et qu’on retourne à la routine.

2008-03-20 002Sans être abusivement nostalgique, on profite quand même très bien de nos dernières journées. Graduellement, on  range l’équipement qui est moins nécessaire. Louise en a profité pour faire un peu de lessive, comme en font foi les clichés de ce billet. De mon côté, j’ai pu aider quelques campeurs un peu mal pris ou dépourvus, à réparer, ajuster ou expliquer quelques notions d’informatique. Que faire, devant un portable devenu soudainement instable ou bizarre ? J’ai mis mes connaissances à leur profit. Même chose du côté des GPS. Les gens sont souvent mal informés ou exploitent mal, inconsciemment, ces outils performants. Je me suis fait un plaisir de les renseigner afin de mieux apprécier, comprendre et profiter de leur équipement. Ces expériences m’ont permis de rencontrer et de connaître d’autres campeurs.

2008-03-20 003 Mercredi, c’était la course au magasinage. La mission; dénicher deux copies d’un DVD du Crossroads – Eric Clapton Guitar Festival 2007, enregistré live à Chicago, le 28 juillet 2007. Pourquoi celui-là en particulier ? C’est que Jean-Guy en avait reçu une copie en cadeau, lors de son anniversaire en janvier et me l’avait prêté pour que je puisse le visionner. J’ai tellement été impressionné que j’ai essayé de m’en procurer deux copies, pour Clément et moi. Il m’a fallu visiter six établissements avant de finalement mettre la main sur les DVD convoités. Ça en valait vraiment la peine. Vendus 41$ chacun au Québec, je les ai eu pour 22$ ici. Le double DVD, d’une durée de plus de quatre heures, présente une pléiade de guitaristes de renoms qui y vont de performances en solo, en groupe et quelques fois avec Eric Clapton. Ce dernier produit ce festival annuellement et verse les profits au Crossroads Center, d’Antigua, pour lutter contre la toxicomanie sous toutes ses formes. Un peu comme le fait annuellement Dan Bigras, avec son Show du Refuge chez-nous.

En fin d’après-midi, nous étions conviés à un 5 à 7, avec d’autres campeurs, chez Ginette et Aurèle, un sympathique couple de Cayamant, en Outaouais. En plus des consommations, les salades, canapés, fruits de mer, fromages et biscottes agrémentaient cette rencontre sociale. Un magnifique et tout aussi succulent gâteau couronnait la dégustation. L’événement nous a permis de connaître un peu mieux nos hôtes de même que Dorothée et Michel, un couple de caravanier à plein temps, Micheline et Rosaire qui ont été les premiers campeurs à qui on s’est adressés en 2005 lors de notre premier voyage, Angèle et son conjoint, dont j’oublie le prénom, ainsi qu’Estelle et Gervais qu’on avait rencontré promptement l’hiver dernier. Francine et Jean-Guy étaient présents également et vous les connaissez déjà. Nous sommes rentrés vers dix-neuf heures, après que les maringouins eurent décidé que leur tour était venu de souper.

Hier, c’était plus nuageux et quelques averses sont venues rafraîchir le temps. Les chaumières étaient plus habitées. C’était également soir de sortie au restaurant Olive Garden, pour souligner le 65e anniversaire de naissance d’Estelle, une initiative de Claude Meilleur. Restaurant offrant une excellente cuisine italienne, tout le monde avait revêtu ses plus beaux habits pour l’occasion, dont Estelle ne se doutait même pas. La surprise a été totale, surtout au moment du dessert, où le personnel de l’établissement s’est rassemblé autour de notre table pour entonner solennellement une version maison de Funiculi Funicula.  Bien gavés, nous nous sommes retrouvés chez Estelle et Gervais pour le digestif. On a eu droit à un involontaire striptease de Claude, que Gervais n’a pas manqué d’immortaliser dans sa caméra numérique. On a aussi découvert les talents de raconteur de Gervais, ainsi que Jacques, le conjoint de Claude. À vingt-deux heures quinze, nous regagnons nos unités, le ventre plein et enchantés de cette soirée.

Les prochains jours serviront à faire des provisions pour le voyage de retour et procéder aux derniers préparatifs. Je vous reviendrai avec un autre billet avant de partir. D’ici là, Pâques est à nos portes et nous vous en souhaitons de Joyeuses. Souriez ! Le printemps est arrivé !