Combattre le sort de l’itinérance

Opinion

Récemment, une femme a perdu la vie dans l’incendie de sa tente, installée dans un espace occupé par des personnes en situation d’itinérance. Un drame cruel, une vérité crue, et nous n’en sommes pourtant qu’au début de l’automne.

L’hiver est à nos portes et, pourtant, on ne sait toujours pas comment répondre aux besoins de toute cette population. Des drames comme celui que nous venons de connaître risquent de se multiplier lorsque le mercure descendra sous le point de congélation.

Le nombre de personnes en situation d’itinérance ne cesse d’augmenter et la situation demeure préoccupante. Paul St-Pierre Plamondon, notre nouveau premier ministre, a promis d’en faire son principal dossier personnel et d’agir rapidement.

IA

La situation est urgente, vitale même, et doit devenir une priorité.

Tout le monde s’accorde à dire que le temps presse. Tant au niveau municipal que provincial, ce dossier stagne depuis trop longtemps. La Ville de Montréal en parle, en parle et en parle encore, sans réelle avancée, pour finalement réclamer à Québec des solutions.

DES REFUGES

J’ai de la difficulté à concevoir qu’on n’ait pas encore pensé à construire ou à aménager davantage de refuges pour ces personnes. De vieux bâtiments rénovés, des églises abandonnées, des édifices vacants… peu importe la formule. On devrait pouvoir les utiliser dès cet hiver, car c’est à cette période que des vies sont en danger.

Ces endroits pourraient être supervisés par des intervenants sociaux. L’armée canadienne pourrait également être sollicitée afin de fournir des équipements adaptés à ces températures extrêmes.

Par -30 °C, on ne laisserait même pas son chat dormir dehors. Pourquoi alors acceptons-nous que des êtres humains vulnérables soient exposés à de telles conditions?

Ce n’est pas l’image d’une société moderne et inclusive.

C’est urgent. C’est même une question de vie ou de mort.

L’hiver s’en vient et il faut à tout prix offrir un gîte pour la nuit à ces laissés-pour-compte. Même si cette solution devait être temporaire et même avant que Paul St-Pierre Plamondon puisse intervenir personnellement, l’objectif ultime devrait être que chacun puisse trouver un minimum de confort, de chaleur et de sécurité à l’intérieur.

Si nous n’intervenons pas, les drames comme celui que nous venons de recevoir en pleine face se multiplieront malheureusement.

Dormirions-nous dans le « confort » d’une tente pendant une glaciale nuit d’hiver? Poser la question, c’est y répondre.

*****


En savoir plus sur Le blogue de Normand Nantel

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Vous en pensez quoi ?