Le chemin du deuil

Aujourd’hui, en ce jour où nous disons un dernier adieu à Pauline, partie trop tôt, il faudra continuer notre chemin. Virtuellement elle continuera de veiller sur nous mais, dans notre monde mortel, il faudra réapprendre à vivre sans elle. C’est dans cet esprit que je veux partager avec vous, le texte qui suit. Les mots ne sont pas les miens mais plutôt tirés d’un petit cahier que les maisons funéraires laissent aux familles endeuillées. Le texte, porteur d’espoir, nous permet de réfléchir sur la suite et l’orientation de notre vie après le deuil.

Un être cher vient de nous quitter, vous voilà dévasté. Vous l’aimiez… votre cœur est brisé… et votre chagrin habite votre être tout entier. Vous vous demandez comment vous ferez pour vivre sans sa présence, pour accepter l’inacceptable. Comment faire pour continuer votre route alors que vous êtes si profondément blessé ?

Bien des larmes couleront. Bien des questions surgiront. Certaines réponses se formeront dans les sillons de la douleur. D’autres viendront par le rire d’un enfant… par le souffle du vent… et par toutes ces beautés que recèle la vie. Mais aujourd’hui, alors que le deuil vient de vous frapper, il y a bien peu de place pour en comprendre le sens et réaliser sa portée.

Il faut laisser le temps faire son travail, et surtout, laisser la douleur s’exprimer. Elle peut prendre différents visages, de la tristesse à la colère devant l’épreuve qui vous afflige. N’en soyez pas surpris. Pas plus que cette culpabilité qui surgit lorsque l’on croit ne pas avoir été à la hauteur. La hauteur se mesure à travers l’attachement et l’amour dont vous avez su faire preuve à l’égard de l’être aimé.

À différentes occasions, il vous arrivera de vous sentir vulnérable et prêt à vous effondrer au moindre souvenir. Surtout dans les premiers temps, alors que l’émotion est à son comble. Apprenez à accueillir vos larmes avec respect. Elles vous livrent un message, celui d’une blessure qui a encore besoin de soins. De plus, en libérant un trop-plein d’émotion, elles ont un pouvoir d’apaisement.

Entourez-vous de gens qui savent écouter, car le besoin de parler de l’être cher est souvent très grand. Besoin des plus légitime, n’en doutez pas un seul instant.

Les mois passeront, et vous aurez l’impression parfois que le chagrin ne se tarit pas. Vos ressources s’épuiseront, et vous risquez de sombrer dans l’épuisement. Alors, n’hésitez pas à vous ménager des moments de répit. Ne négligez pas de vous dorloter et de vous traiter avec douceur.

Apprenez à dire vos limites… à demander de l’aide… à accepter votre vulnérabilité. Bien qu’il arrive qu’on ait l’impression de se vider de soi-même, dans l’épreuve du deuil, vous découvrirez que derrière la souffrance peut se cacher un aspect de vous que vous ne soupçonniez pas. Comme une force intérieure qui se révèle ou encore une plus grande humanité. Certains distingueront de nouveaux champs d’intérêt ou s’investiront dans des projets. Mais quoi qu’il en soit, vivre un deuil a pour effet de ramener aux choses essentielles. D’apprécier ceux qui nous entourent et de goûter la vie différemment. Et bien qu’aujourd’hui il puisse vous apparaître lointain, ce jour où vous « vivrez » à nouveau, il y a devant vous encore bien des saveurs qui sauront vous surprendre… agréablement.

2 commentaires sur “Le chemin du deuil

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