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Aucune chance de s’endormir au volant, en parcourant les rues des villes du Québec. Un trou, une bosse, une dénivellation, un nid de poule, nos rues ressemblent au tiers-monde en cette période de l’année. Le phénomène se répète. Toujours le même constat alors que les garages de suspension, de direction et d’alignement font des affaires d’or. Il faut faire du slalom pour pouvoir se déplacer sans trop solliciter nos suspensions.
Pourtant, les taxes ne diminuent pas, alors où va tout cet argent mal administré ? La Commission Charbonneau nous en fournit une bonne partie de la réponse, par ses audiences de corrupteurs, de magouilleurs et d’intervenants hauts placés, qui s’en mettaient plein les poches. Pas trop d’asphalte dans les rues mais de l’argent plein les poches.
Moi, du haut de mes soixante-deux ans bien sonnés, j’ai toujours vécu les quatre saisons. Celles des gels et des dégels, des rues tellement inondées d’abrasifs et de fondants, que nos bottes et tapis d’auto arboraient des guirlandes de sel. Celles aussi des voies carrossables sans lignes de démarcations, ou affreusement effacées aussi rapidement qu’il en faut pour le dire et qu’on commencera à repeindre en août. De mémoire, l’histoire s’est répétée et se répète toujours. Alors c’est quoi le problème ?
Avec toutes les technologies, le savoir et les ordinateurs d’aujourd’hui, qui ont le pouvoir de penser et d’analyser à des vitesses de plus en plus vertigineuses, pourquoi en sommes-nous au même point qu’il y a quarante ans ? Nos ingénieurs et concepteurs n’ont pas réussi à trouver la solution de développer des peintures qui survivent aux rigueurs de notre climat, ou d’innover avec un pavé étanche qui fait obstacle à l’eau gorgée de sels. J’ai de la difficulté à croire que les solutions n’existent pas et ce questionnement me revient constamment en tête lorsque je roule en ville, tout en espérant que ma voiture tienne le coup.
Et ce n’est pas une onéreuse Commission qui va régler le problème parce qu’on ne se rappelle même plus des premiers témoignages entendus, il y a je ne sais plus combien de lunes. Ma mère disait souvent – Tout ce qui traîne se salit et c’est exactement ça qui se passe avec nos routes et surtout nos rues. Finalement, on paie des taxes pour quoi au juste ? Est-ce qu’on contrôle adéquatement le poids des véhicules lourds qui y circulent librement ? Est-ce qu’on lésine sur la qualité du bitume et de ses fondations ? Autant de questions sans réponses et il faudrait une volonté politique pour agir. Autant affirmer que c’est un coup d’épée dans l’eau par les temps qui courent.
C’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour ralentir les automobilistes au Qc.
Sinon il y aurait besoin de doubler les forces policières.
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