La mauvaise cible

Sécurité routièreLes mille kilomètres de la dernière fin de semaine m’auront permis d’observer les habitudes des usagers de la route, ainsi que les policiers chargés d’appliquer le Code de la sécurité routière sur ces mêmes voies rapides.

Les conducteurs sont impatients, suivent de trop près, ne respectent pas les couloirs de sécurité et encore moins les limites de vitesse, surtout dans les zones de travaux routiers et Dieu sait qu’ils poussent comme des champignons année après année. Et les clignotants… C’est à croire qu’ils sont en option sur certains véhicules. Il y a aussi les pernicieux et hypocrites qui s’infiltrent dans la circulation dense à la dernière seconde pour faire rager tout le monde. Je généralise bien sûr et il y a de très bons conducteurs, respectueux des lois fort heureusement.

Là où je m’interroge également, c’est lorsque je vois un policier, radar à la main, pointer les automobilistes et souvent sur des sections d’autoroutes droites et dégagées, dans des zones où la vitesse maximum permise est de 100 km/h. Je me dis presque toujours que le risque d’accident me semble bien mince comparativement aux zones de chantiers, beaucoup plus exposées à des carambolages souvent meurtriers.

Contrairement à nos voisins du sud, aucun véhicule de police n’est visible à l’entrée ou à la sortie de ces zones restrictives. Voilà la bonne cible à exploiter. C’est fou comme la majorité des conducteurs font fi de respecter la limite de vitesse, souvent 70 ou 80 km/h sur des panneaux orange très visibles, alors que les voies sont rétrécies, les entraves apparentes et surtout des travailleurs et de la machinerie qui peut apparaître et se déplacer à n’importe quel moment. La configuration de ces chantiers incitent à la prudence et même si les limites de vitesse diminuées ne sont pas signalées. C’est l’évidence même de ralentir pour des raisons de sécurité.

Sécurité routière1C’est à ces endroits qu’il faut voir les policiers avec leurs radars. Des points de démérites et amendes salées, voire doublés en de telles circonstances s’imposent. 120 ou 130 km/h sur une autoroute bien dégagée ne représente pas un danger évident, mais la même vitesse dans une zone de travaux, est toute autre.

Quand on connait l’influence sur le réflexe de relâcher l’accélérateur à la minute où un conducteur aperçoit et constate une présence policière, il y aurait lieu de poster un véhicule de police, ne serait-ce qu’un leurre, à l’entrée de ces zones névralgiques. Bel endroit aussi pour installer des radars photos mobiles. Je vous le dis, il y aurait une grosse piastre à faire et pas beaucoup de contestations, surtout que les travaux routiers sont là pour rester encore bien des années. Une simple question de logique qui aurait tout un impact.

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