Avoir et Être

Avoir et ÊtreUn ami (Merci Réal) m’a fait parvenir un texte d’Yves Duteil, composé avec les verbes Avoir et Être. Une poésie qui met en évidence toute la subtilité de la langue française par la richesse de ses mots et le sens qu’on leur donne. Appréciez le bijou.

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
I
l est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni Dieu ni Maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté, sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

La valeur d’un sourire

Sourires2L’autre jour, j’attendais à une caisse pour payer mes achats. J’en profitais alors pour regarder la caissière faire son travail. Elle travaillait machinalement, sans sourire et sans regarder son client où à peine, balayé d’un regard furtif. Elle était jeune, jolie et ne semblait pas beaucoup apprécier son travail. C’est du moins, l’impression qui m’en est restée.

Ce n’est pas la première fois que j’observe un tel comportement, dans ce secteur d’emploi. Pourtant, c’est tellement agréable de se faire servir avec un sourire. L’effet est magique et contagieux. Je ne généralise pas, parce qu’il y a encore des personnes qui ont ce don et cette aisance de communiquer avec le public et de lui faire sentir qu’il est indispensable aux succès de l’entreprise.

Saviez-vous que seul un petit sourire fait travailler simultanément 17 muscles et ce, avec un minimum d’effort ? Alors, perdu dans mes pensées, je me suis rappelé que j’avais conservé depuis des années le texte qui suit, qui n’est pas nouveau mais plein de vérité sur la réelle valeur d’un sourire. Je vous l’offre en souhaitant qu’on vous interpelle le plus souvent possible avec ce qu’il y a de plus beau sur le visage d’une personne; son sourire.

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.

Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer et personne n’est trop pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires et le signe sensible de l’amitié.

Un sourire donne du repos à l’être fatigué, rend du courage au plus découragé, console dans la tristesse.

Cependant, il ne peut s’acheter, ni se prêter ni se voler. Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.

Et si, quelque fois, vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux: donnez-lui le vôtre.

Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut sincèrement en donner aux autres…

En 2014, rouler vert est-ce possible ?

Maintenant, près d’une année s’est écoulée depuis que je roule vert avec ma Volt 2013 à autonomie prolongée, et voilà que mon cadet de frangin s’est lui aussi converti à la voiture électrique, la I-MiEV de Mitsubishi. Dans le but de partager son expérience avec mes lecteurs et lectrices, il m’a demandé de reproduire l’évaluation de son véhicule, après plus d’une quarantaine de jours d’utilisation. Alors je vous propose le texte qui suit.

Mitsubishi I-MiEV« Le 16 juin 2014 marque un tournant dans ma vie de conducteur de véhicules automobiles. En effet, ce jour-là, j’ai fait l’acquisition d’une Mitsubishi I-MiEV 2013, flambant neuve.

Cette voiture a une particularité. Sa motorisation est totalement électrique. Elle ne requiert aucune goutte d’essence pour fonctionner et n’a pas, comme la Chevrolet Volt de General Motors, recours à une génératrice embarquée pour prolonger son autonomie. Cette voiture prenait la place de ma Honda Fit 2010, à transmission manuelle, qui m’a donnée plus de 183,000 km de plaisir de conduite tout en ayant une consommation moyenne de 6,6 litres aux 100 km, ce qui est plus que respectable.

Donc après 3000 km de conduite, permettez-moi de vous donner un compte-rendu de cette voiture par le biais du blogue de mon frérot, qui m’a gentiment permis l’accès à ce médium de communication.

Je ne ferai pas de comparatif entre la Honda Fit ou la Volt de mon frère. Je ne ferai que vous donner mes impressions sur le véhicule et un peu le cheminement que j’ai pris pour décider d’en faire l’achat.

Depuis plus de deux ans que je me renseigne sur cette technologie, plus verte et moins dispendieuse que notre cher moteur à essence qui, du moins je crois, a fait plus que son temps. En avril 2013, je déménageais à La Prairie pour me rapprocher de mon travail à LaSalle. Je pouvais donc commencer à envisager l’achat d’un véhicule électrique, puisque la plupart affichaient une autonomie d’environ 160 km.

La I-MiEV, qui signifie, pour ceux que cela intéresse, Véhicule bâtie sur la plateforme I-car Mitsubishi innovative Elecric Vehicule. Mitsubishi construit depuis près de 65 ans des véhicules commerciaux propulsés à l’électricité, ce qui en fait un pionnier en ce domaine.

Son autonomie réelle pour le conducteur moyen est de 125 kilomètres en ville et d’environ 105 kilomètres en conduite autoroutière. Cette autonomie peut être augmentée si l’on adopte une conduite plus économique, qui consiste à des accélérations et des freinages en douceur, des vitesses un peu en deçà des limites autorisées et l’utilisation du mode « écono » sur la boite de vitesse automatique. Nous avons fait le trajet de La Prairie, QC à Bromont, QC, soit environ 95 kilomètres sur une seule recharge. Il faut dire que le trajet était une pente ascendante continue, ce qui hypothèque l’autonomie. Le retour cependant, s’est fait avec une autonomie inscrite de 71 kilomètres après 4 heures de charge sur une borne de 240 volts. Cette charge, soit dit en passant, nous a été offert gracieusement par Pierre, un résidant de Waterloo qui est aussi propriétaire du Restaurant Chez Maurice de Waterloo. Il est membre du réseau PlugShare et est d’une gentillesse remarquable. Encouragez-le en allant casser la croûte à son resto et parler lui des véhicules électriques. Il en « mange ».

Parlons maintenant confort. Cette voiture étant essentiellement construite pour une utilisation urbaine, elle n’est pas à l’aise dans les grands trajets. La qualité des sièges pourrait être meilleure pour un véhicule de 34,000$. Pour les petits trajets, cette qualité est cependant, acceptable. Par contre, en milieu urbain, sa petite taille et sa maniabilité vous surprendra. Sa tenue de route, en milieu urbain est étonnante. Son freinage, qui aide à recharger ses batteries, est plus qu’adéquat. J’irais même jusqu’à prédire un changement de plaquettes de freins aux 200,000 kilomètres, puisque le frein moteur, qui est aussi un générateur électrique, est puissant et très bien adapté à la conduite urbaine. Donc l’on se sert des freins conventionnels seulement sur les derniers mètres à parcourir. Petite anecdote, à mon centre de transport il y a une pente d’environ 125 mètres et lorsque je lève le pied et que je laisse le frein moteur travailler, j’ajoute 2 kilomètres à mon autonomie.

L’intérieur de l’habitacle, avec son haut plafond, est plus qu’adéquat pour les achats d’épicerie d’une famille de quatre. Les sièges arrière se rabattent à plat et augmentent considérablement l’espace cargo. Un point négatif cependant, il faut enlever l’appui-tête pour les rabattre.

L’instrumentation est simple et efficace. Dans la I-MiEV, tout est simple à comprendre, pas de gadgets à la Star Trek.

Le dernier point est la recharge. La I-MiEV 2013, que je possède, se recharge de trois façons :

  1. Prise domestique 110 volts 8 ou 12 Ampères, sur un circuit indépendant. La plupart des prises extérieures répondent à cette exigence. Coût environ 0.80$ pour une recharge complète. Temps, entre 14 et 22 heures.
  2. Borne de recharge de 240 volts, (norme SAE-J1772, qui définit un connecteur universel pour la recharge des véhicules à 240 V), domestique ou sur les réseaux du Circuit électrique, du Réseau Ver, de Sun Country Highway, EcoRoute Québec et PlugShare. Coût environ 2.50$. Temps, 6 heures pour une batterie vide
  3. Borne de recharge de 400 volts. Il en existe seulement une, à ce jour, au Québec et est située au restaurant St-Hubert de Boucherville. Elle permet une recharge de 80% en 30 minutes. Hydro-Québec prévoit installer d’autres bornes de ce type. Coût 2.50$

Voilà, si vous pensez acquérir un véhicule électrique, simple et pas trop compliqué, n’hésitez pas. Gardez en tête, que pour vos grands voyages, il vous faudra, soit un autre véhicule, soit une planification des bornes de recharge.

Bonne route et pensez à ceci, depuis le 16 juin 2014, je n’ai pas acheté une seule goutte d’essence. »

La Nouvelle-Écosse prolonge la durée des séjours à l’étranger

Plage et palmiersPromesse tenue et rendue par le gouvernement provincial de la Nouvelle-Écosse envers ses citoyens à l’effet de porter à sept mois par année civile, la possibilité de séjourner hors de cette province, sans perdre leur couverture d’assurance-maladie. Une nouvelle bien accueillie par les snowbirds dont nous, québécois qui passons l’hiver dans le sud, aimerions bien profiter un jour.

À ce sujet, je vous reproduis le communiqué qui suit, de l’Association Canadienne des Snowbirds sur cet important développement :

Avant l’élection générale du 8 octobre 2013 en Nouvelle-Écosse, l’Association Canadienne des « Snowbirds » (ACS) a reçu un engagement par écrit du chef de l’Opposition libérale de l’époque, Stephen McNeil, qui précisait qu’« un gouvernement libéral modifiera la loi afin de faire passer la couverture d’assurance maladie de six à sept mois. » L’ACS a le plaisir de vous annoncer que le premier ministre McNeil a donné suite à son engagement. À compter du 1er août 2014, les résidents de la Nouvelle-Écosse pourront séjourner hors province jusqu’à sept mois chaque année civile, et ce, sans perdre leur couverture d’assurance maladie (MSI).

MédicamentsEn plus de cette prolongation de couverture, dès le 1er août 2014, les bénéficiaires du régime d’assurance médicaments pour les familles et les aînés de la Nouvelle-Écosse pourront recevoir jusqu’à trois renouvellements de 90 jours de médicaments et ainsi obtenir une provision de 270 jours de médicaments pour les vacances. C’est une augmentation de 90 jours par rapport à la limite précédente de 180 jours. Grâce à cette nouvelle politique, les Néo-Écossais inscrits au régime d’assurance médicaments pour les aînés profiteront d’une quantité suffisante de médicaments prescrits pour une absence prolongée.

L’ACS tient à remercier le premier ministre Stephen McNeil et le ministre de la Santé et du Mieux-être Leo A. Glavine d’avoir accédé à sa demande et d’avoir respecté leur engagement envers les «snowbirds» de la Nouvelle-Écosse. Nous remercions aussi nos membres néo-écossais qui ont participé l’an passé à notre campagne efficace d’envoi de lettres et de courriels.

Grâce à cette couverture prolongée d’un mois, les résidents de la Nouvelle-Écosse pourront désormais visiter parents et amis hors province, au retour de leurs vacances d’hiver, sans craindre de perdre leur couverture provinciale d’assurance maladie. Notons qu’en vertu de la politique en vigueur, les États-Unis admettent habituellement les citoyens canadiens admissibles pour une période de « six mois moins un jour » calculée à l’intérieur de toute période de 12 mois.

Comment se fait-il que le Québec n’ait pas encore fait cette transition ? Que font la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC) et l’ACS dans ce dossier ? Une bonne partie de leurs membres sont des voyageurs qui migrent vers le sud chaque automne, jusqu’au printemps, sans nuire à l’industrie du camping durant cette saison morte. Alors il serait avantageux qu’on imite au moins 7 autres provinces qui ont déjà adopté une telle mesure.

Des incompétents !

Travaux routiers2Le quartier Dix30 n’est âgé que de quelques minces années et voilà que les travaux d’élargissement de quelques artères principales vont bon train. Pourquoi ? Au moment de dessiner le projet j’ai de la difficulté à penser que les architectes, concepteurs et professionnels n’aient pas prévus d’achalandage. Pourtant, tout le complexe commercial a été développé comme une ville, avec ses rues boulevards, et signalisation, aux intersections de deux importantes autoroutes; la 10 et la 30 à Brossard. Pourquoi attendre à la dernière minute au lieu d’être prévoyant ?

Depuis plusieurs mois, les bouchons de circulation se succèdent continuellement, peu importe l’heure de la journée. Quelqu’un dormait au gaz, payé à gros salaire, au moment de la conception. Avec le flot de circulation dans le secteur, il était clair que ça ne répondait pas aux infrastructures modernes. Voilà qu’on recommence ce qu’on aurait dû prévoir. La simple logique n’a pas été respectée avec le résultat qu’on vit présentement. Et c’est pas fini parce qu’il reste encore du terrain à développer. À qui la faute ? À tous ceux qui n’ont pas fait le travail consciencieusement. À moins que l’idée était de faire travailler les petits n’amis de la construction…

Un autre exemple d’imbécilité dans sa plus simple expression, à Montréal-Nord, où on a coulé des trottoirs parmi les poteaux d’Hydro-Québec. Et Vlan ! Vous déambulez sur le trottoir et vous entrez en collision avec un poteau qui n’aurait jamais dû s’y trouver. Pourquoi ? Parce qu’Hydro s’est traînée les pieds depuis des années, plus pressée d’encaisser des bonus et d’imposer des augmentations de tarifs, que de s’occuper de déplacer et carrément enlever ces entraves. Plus ridicule que ça, tu meurs. Remarquez que l’entrepreneur n’est pas plus fin, comme la municipalité, puisque le béton a quand même été coulé. Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent… Tout ça fait partie du Québec stagnant, qui fait du surplace et qui n’évolue pas dans le bon sens.

Quand on ouvre son quotidien préféré et qu’on y voit à la une des exemples d’inaction et de travail mal exécuté, on est en droit de se demander pourquoi on paie des sommes colossales et études de toute sorte à des incompétents.

Brèves histoires de couples

Un couple est en pleine action. La pression commence à monter…

Humour coupleElle : – Vas-y sauvagement !

Lui : – Oui !

Elle : – Ne soit pas timide !

Lui : – Oui !

Elle : – Montre que tu es un homme !

Lui : – Oui, oui !

Elle : – Dis-moi des choses sales !

Lui : – La cuisine, la salle de bains, le salon…

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– C’est décidé, chérie, pour tes 50 ans, je t’offre un voyage au Kenya !

– Ah ça alors ! Et pour mes 60 ans, tu sais déjà ?

– Oui, je reviendrai te chercher.

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Un couple de randonneurs à la campagne.

La femme :

– Chéri… Ce paysage me laisse sans voix !

Lui :

– Parfait, nous campons ici !

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– Chef, pourrais-je quitter le bureau trois heures plus tôt, pour pouvoir aller faire du shopping avec ma femme ?

– Il n’en est pas question !

– Merci, Chef. Je savais que vous ne me laisseriez pas tomber.

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– Chéri, qu’est-ce que tu préfères, une femme jolie ou une femme intelligente ?

– Ni l’une ni l’autre, chérie, tu sais bien que je n’aime que toi !

Quand la fatalité frappe

Lucie F. RousselToute une onde de choc que d’apprendre le décès de la Mairesse de La Prairie, Lucie F. Roussel, survenu à la suite de nombreuses piqûres de guêpes reçues alors qu’elle a marché involontairement sur un nid, à son chalet hier. Un malencontreux hasard pour cette politicienne chevronnée de 51 ans, qui laisse dans le deuil toute une communauté encore sous le choc de la nouvelle. L’étonnement et l’incrédulité font place à l’impuissance devant la dure malédiction, la grande Faucheuse.

C’est épouvantable de constater notre vulnérabilité devant des accidents, à première vue anodins. Qui ne s’est pas fait piquer auparavant par une abeille ou une guêpe, souvent sans conséquence. Selon ce qu’on dit, Madame Roussel n’avait pas d’allergie connexe, mais la quantité de piqûres en bloc qu’elle a reçues s’est avérée mortelle.

Nous sommes là aujourd’hui et la minute d’après tout se termine, brusquement, sans crier gare, sans se préparer. Le Créateur l’a dit –J’irai vous chercher comme un voleur ! Et les exemples ne manquent pas. On n’a qu’à se rappeler cette dame sur laquelle était tombée une masse de béton, détachée soudainement d’une structure, alors qu’elle était attablée dans un restaurant du centre-ville avec son conjoint. Ils venaient de changer de table. Imaginez ! Lui seul a été épargné.

Il y a plusieurs années, un longueuillois étais assis dans sa cour arrière, se prélassant en attendant son fils afin d’aller voir un match des Expos à Montréal. Près d’un kilomètre plus loin, des ouvriers spécialisés s’affairent à procéder à du dynamitage. Au moment de la déflagration, un morceau de pierre de la grosseur d’un petit ballon, a été catapulté directement sur la tête du monsieur dans sa cour, le tuant sur le coup. Une chance sur des trillions de mourir de cette façon mais ce jour-là, le destin a frappé à la vitesse de l’éclair. Personne n’est à l’abri d’un coup du sort et bien malin celui qui pourrait le prévoir. On ne peut pas s’immuniser contre la fatalité.

Mes condoléances aux citoyens et citoyennes de La Prairie, aux deux jeunes adultes que Madame Roussel laisse dans le deuil, ainsi qu’à sa famille. Une perte incommensurable pour la communauté laprairienne.

La loi du moindre effort

Fautes de français1C’est ce qu’a appliqué la direction de l’école l’Horizon de Repentigny, dans le message de la directrice accompagnant les bulletins des finissants, lequel était truffé de fautes d’orthographe. Pire encore, pour des raisons de délais et de coûts et s’apercevant de leur erreur, ils ont posté quand même les 1 500 copies. Bah ! Ce n’est pas grave, les colonisés n’en verront que du feu. Il me semble qu’avec un minimum de planification, on aurait pu rédiger le message à l’avance, au lieu de s’exécuter en catastrophe avec le résultat qu’on connaît.

Ce qui étonne aussi, c’est que les fautes sont simples. Pas d’orthographe compliqué mais un coup d’œil vérificateur aurait suffi à corriger le problème. Du travail bâclé, venant de milieu qui justement enseigne le français, c’est honteusement inacceptable. Je présume que la direction utilise des logiciels professionnels comme Word et Excel dans leur travail quotidien, alors si c’est le cas, ont-ils désactivé la fonction d’autocorrection ? Principalement Word, qui corrige instantanément la majorité des fautes orthographiques et la conjugaison par du soulignement d’une couleur particulière. Même si l’outil n’est pas infaillible, il est performant et juste dans 90% des cas.

Qu’on ait décidé d’aller de l’avant quand même en le postant, dénote un désintéressement total de la langue française écrite. Et le phénomène est de plus en plus courant. Le pire forum à citer en exemple pour ce laisser-aller, c’est Facebook. Cette poubelle à écriture me fait rougir chaque fois que j’y fais un tour. Des écrits d’analphabètes, sans un minimum de syntaxe et bourrés de fautes les plus élémentaires. C’est à croire que leurs auteurs n’ont jamais fréquenté l’école. Ils écrivent comme ils parlent et ils parlent comme ils marchent. C’est pathétique ! Et je vous fais grâce des propos haineux et diffamatoires qui pullulent.

Heureusement, il y a encore des gens qui s’appliquent à écrire un français de qualité. Qui ont le souci de produire des documents écrits sans fautes en prenant le temps de se relire plusieurs fois avant de publier un texte final. Moi c’est ce que je remarque toujours lorsque je lis; la qualité du texte, l’absence de redondance, l’aération des textes et la syntaxe. Alors que j’étais en première année du secondaire, mon professeur de français de l’époque m’avait appris trois règles fondamentales de l’écriture. Produire des textes dégagés pour en faciliter la lecture, utiliser des synonymes pour éviter les redondances, se relire plusieurs fois pour vérifier la construction des phrases. Ce sont des règles que j’applique toujours dans mes écrits. Elles sont tellement ancrées au fond de moi, que je les remarque lorsque je consulte les journaux, magazines et livres.

La langue française est une richesse inestimable parce qu’elle permet de communiquer, de faire passer ses émotions et de captiver le lecteur. C’est à nous de faire en sorte de la conserver et d’écrire à la mesure de nos capacités et de nos connaissances, sans fautes. Il n’est pas nécessaire de produire des textes avec un vocabulaire compliqué et littéraire, mais simplement et avec les mots justes. Parce qu’à la fin, il demeure un reflet de notre personnalité et en ce sens, on doit y mettre les efforts nécessaires pour le démontrer. Si les gens prenaient simplement la peine de se relire, des tonnes de fautes seraient corrigées.

L’avenir du golf ? Peut-être la solution.

2014-07-17 005Les dernières statistiques sur le loisir du golf au Québec ne sont pas très optimistes. La population de golfeurs est dominée par le pouvoir gris et les jeunes sont de moins en moins attirés par ce sport. Si certains clubs de golf ont déjà cessé leurs activités, d’autres tirent le diable par la queue. Mis à part la saison qui est courte et influencé par les caprices de Dame nature, la longueur des parcours et le temps à y consacrer pour disputer une ronde, semble être également un facteur déterminant.

Signe des temps, le Parcours du Cerf de Longueuil a pris l’initiative de vérifier cette tendance en créant un parcours de douze trous, normale 44, baptisé L’Actuel et qui se joue en moins de trois heures. Composé de deux normales 5, quatre normales 4 et 6 normales 3, l’envie de l’essayer me tentait depuis quelques semaines déjà. Sur l’invitation de mon ami Claudio, nous nous sommes présentés au tertre du premier départ hier, pour voir de quoi il en retournait. Deux autres golfeurs nous accompagnaient, Pierre et son fils Samuel, de Boucherville. Coût de la ronde, 30$ chacun.

2014-07-17 001Premièrement, le terrain était en parfait état avec des verts superbes et rapides, tel un tapis de billard. Ensuite, le parcours est bien dessiné et le niveau de difficulté est bien dosé. Des fosses de sable entourent les verts, et des étangs stratégiques rendent le défi très intéressant. Les fanions sur quelques trous, sont placés de façon à imposer une certaine précision sur les approches. À cause d’une blessure récente de l’ami Claudio, nous avons arpenté le parcours en voiturette électrique mais le faire à pieds ne pose pas de contraintes.

2014-07-17 003Personnellement, j’ai adoré l’expérience. L’hiver en Floride, je dispute une fois la semaine une ronde de golf sur un terrain 18 trous «exécutif» à normale 61 et ça me suffit. J’en suis à trouver les longs parcours à normale 72 un peu éreintant et franchement, arrivé au 14e trou, j’arrêterais sans peine. Un signe de vieillesse me direz-vous ? Non… Ou peut-être un petit peu ! Il semble bien que ce soit une raison importante qui pousse la jeune génération à bouder l’activité, suivie de près par les coûts d’un droit de jeu. Nous sommes dans une période où tout se fait rapidement alors, investir cinq longues heures dans une activité sportive ou de loisir, avec beaucoup de dollars, semble dépassé. Tous les sports s’exécutent en dedans de 180 minutes et le golf doit prendre cette orientation.

Près de chez-moi, se trouve un terrain de pratique et un parcours de 11 trous. Je crois bien qu’ils vont me voir plus souvent; Tirer un panier de balles pour se dégourdir, puis jouer les onze trous, voilà qui me satisfait, physiquement et mentalement. Je crois que l’avenir et la prospérité du golf de divertissement passera définitivement par ce virage. Essayez et vous m’en direz des nouvelles. Moi, je suis définitivement vendu à l’idée.

Pizza Hut vs CiCi’s

Pizza HutLes snowbirds sont familiers avec la chaîne de pizzérias CiCi’s, du moins ceux qui sillonnent la Floride entre l’automne et le printemps. Pour un dîner sur le pouce, sans cérémonie, c’est le genre de restaurant de style buffet qui répond à un besoin. C’est aussi l’endroit parfait pour goûter toutes sortes de pizzas.

Si je vous entretiens de ce restaurant c’est que ce midi, Louise et moi sommes arrêtés prendre le dîner dans un Pizza Hut du coin. Comme l’annonce nous invitait au buffet du midi, pour 8,99 $ seulement, on s’est dit pourquoi pas. On voulait l’essayer depuis un certain temps donc, l’occasion était belle. L’affiche intérieure nous a rappelé CiCi’s pizza que nous visitons chaque hiver en Floride. Inutile de vous spécifier que les comparaisons entre les deux commerces devenaient évidentes, autant pour le choix des plats que l’addition.

Dans ce beau pays du Québec, où on se fait exploiter à tour de bras, où tout coûte les yeux de la tête, c’était facile de comparer et de comprendre pourquoi il nous reste toujours de l’argent dans nos poches durant nos séjours au pays de l’Oncle Sam. Pour débuter, le choix des plats; quelques feuilles de laitue romaine et quatre vinaigrettes avec légumes d’accompagnements et pâtes. Puis des bâtonnets de pâtes à pizza avec une petite sauce chaude aux tomates en trempette. Un plat de pâtes au gratin et quatre variétés de pizzas. Finalement, au dessert, des pointes de pâtes sucrées dans un sirop saupoudrées de cannelle. On y ajoute une seule boisson gazeuse et l’addition, pour deux, indique 23,99 $, taxes incluses avant pourboire. La comparaison s’arrête là !

CiCi's PizzaChez CiCi’s, un buffet similaire mais généreusement plus élaboré, coûte, pour deux personnes, 12,70 $ taxe incluse et avant pourboire. Le buffet offre des soupes, salades et pâtes, des plats de pâtes avec sauces, une dizaine de variété de pizzas, des bâtonnets en trempettes, sans compter une belle variété de desserts ainsi que les boissons gazeuses à volonté. Avez-vous remarqué la différence de l’orthographe des taxes ? Ici on en a deux; La TPS à 5% et la TVQ qui taxe la TPS à 9,75%, alors qu’en Floride il n’y en a qu’une seule, de 6%. Toute une différence ! Et croyez-moi sur parole, la réputation des américains sur la quantité de nourriture offerte n’est pas surfaite. C’est la réalité.

Ça me fait aussi penser à l’arnaque des tarifs de la téléphonie cellulaire qu’on nous apprend depuis quelques jours aux nouvelles. Lorsque le gouvernement a interdit les contrats de 3 ans, pour les limiter à 24 mois, les fournisseurs de services ont pouffé de rire et ont simplement conservé les même tarifs mais répartis sur 2 ans avec la conséquence qu’on débourse mensuellement 5 $ de plus… C’est pas beau ça ? Peu importe ce que décide pour nous notre bon ouèrnement, on se fait toujours fourrer. Alors j’apprécie de plus en plus mes longs hivers au sud qui, pour le temps que cela durera, me permet de faire plus avec moins, même avec un dollar canadien à 0,93 $.

Sensuelle tomate

Tomate érotiqueDès le pied planté dans leur jardin, nos voisins nous avaient bien promis de nous faire cadeau de leur première tomate. Une gentille attention à notre égard, alors voilà que ce dernier vendredi, le légume convoité et conçu par Dame nature, était remis à Louise, qui s’empressa de les remercier.

Comme j’étais absent de la scène, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir à mon retour, le chef d’œuvre biologique qui agrémente cet article. Mon cerveau de mâle s’est alors activé et comme une tomate c’est féminin, mon réflexe de macho a laissé échapper un -Wow ! Une tomate avec un clitoris ! Je ne sais pas, c’est sorti comme ça à première vue. Évidemment, ma tendre moitié a trouvé ma remarque un peu déplacée, genre farce plate. Mais bon, on n’a pas le même réflexe ou la même imagination.

Qu’est-ce que vous en pensez les mecs ? Dame nature a parfois le don d’accoucher de légumes suggestifs et l’Internet est assez documenté en ce sens. Non mais regardez de plus près, vous auriez dit quoi vous ? Allez… Juste entre nous là. N’est-ce pas que c’est assez cocasse pour en faire profiter mes lecteurs, et humblement sans offenser le sexe opposé.

Comme le temps des récoltes des légumes bat maintenant son plein, observez-les bien et si vous trouvez quelque chose de bizarre ou de suggestif, comme ma sensuelle tomate érotique, n’hésitez pas à me faire parvenir une preuve photographique de votre découverte. Je me sentirai moins seul d’avoir un jour, eu subitement cette fantaisie frivole devant un si beau et délicieux légume, que je partagerai avec ma Loulou assurément.

Remarquez qu’au super marché ou sur les étalages des magasins spécialisés, on voit rarement, même très rarement des spécimens du genre. Peut-être pour éviter justement des réflexions fertiles comme la mienne. En tout cas, je l’ai trouvé bien bonne (la farce, pas la tomate). J’espère bien que cette petite pause humoristique vous permettra de débuter cette semaine avec le sourire. C’était le but !

Les espoirs en action

2014-07-11 001La semaine qui se termine m’aura permis de passer du bon temps avec mon petit-fils Pierre-Olivier, à voir évoluer les espoirs et recrues des Canadiens de Montréal. Des jeunes entre 18 et 24 ans, gonflés à bloc et déterminés à atteindre les plus hauts sommets. Dès lundi matin, nous étions derrière les grandes fenêtres panoramiques du complexe sportif Bell, tout près de chez-nous, à découvrir la cinquantaine d’espoirs qui assistaient au camp de perfectionnement de nos futurs Glorieux, ou du moins, les athlètes qui auront peut-être un jour, la chance de s’aligner avec le gros club.

Le Club de hockey Canadiens, avait eu la délicatesse de mettre à notre disposition la liste des joueurs présents au camp, agrémentée de leurs mensurations et leur progression dans l’organisation. Pratique, pour mieux les connaître. Croyez-moi, je m’y suis référé souvent. Il fallait voir les gens de partout, s’être déplacés pour découvrir cette pépinière de talents bruts, chacun y allant de sa propre évaluation ou opinion.

Il fallait voir Pierre-Olivier, ce grand bonhomme de 10 ans, accro à tout ce qui s’apparente à un sport, regarder partout et épier les moindres gestes de ces prodiges du hockey. Pour cette première journée, on a pu observer le talent de ces jeunes sur patins. Menée par une brochette d’instructeurs d’expérience, cette première séance publique était axée sur le patinage. Le lendemain, c’était les exercices chronométrés et laissez-moi vous dire qu’ils étaient assez exigeants au point où les joueurs en sortaient exténués. Nathan Beaulieu m’a particulièrement impressionné par son patinage à reculons, extrêmement rapide.

Enfin, ce bel événement se terminait hier matin, par un match simulé, entre les rouges et les blancs, devant une salle comble de plus de mille spectateurs attentifs qui ne demandait qu’à renouer avec le hockey et découvrir de nouveaux noms. On est fou du hockey ici, même en été. Un peu comme en Floride en hiver… Assister à un match de hockey en gougounes, c’est assez spécial. Dès 9 heures, le stationnement était bondé et il nous a fallu se garer plus loin. Robert, mon voisin m’accompagnait, de même que Pierre-Olivier, mon fils Pascal et son ami Yves, accompagné de son fils.

Dès la mise au jeu, on sentait la fébrilité des joueurs, désireux de montrer leur progression à l’état-major, présent dans leur section réservée. Du jeu enlevant, des passes rapides et du jeu serré, sans accrochage ou rudesse, ont captivé les spectateurs. J’ai bien aimé ce que j’ai vu des Sekac, Scherbak, Hudon et Thomas entre autres.

Entre les périodes, Pierre-Olivier se rendait près des bandes pour toucher les gants des joueurs à leur retour sur la glace. Un vrai groupi ! Finalement, les Blancs ont eu le meilleur sur les Rouges en l’emportant 8 à 2. Après une poignée de mains protocolaire au centre de la glace, les joueurs ont levé leurs bâtons pour saluer la foule, sous ses applaudissements nourris. Me retournant, j’ai aperçu et serré la pince à Shayne Corson, ex-joueurs des Canadiens, dont le fils Dylan, faisait partie des joueurs présents au camp.

J’ai tellement aimé mon expérience que je me promets bien d’aller y faire un tour souvent, lors du camp d’entraînement du gros club en septembre. Une belle occasion de voir les joueurs de près et de se familiariser avec l’entraînement. Et, disons-le, l’environnement et les installations sont tellement invitantes, que j’adore prendre quelques cafés, assis confortablement devant l’action, à épier les moindres gestes des grands.

Si un jour, un des espoirs fait le saut avec le grand club, j’en aurai des souvenirs de juillet 2014. Le rêve continuera pour quelques-uns d’entre eux. Malheureusement beaucoup sont appelés mais peu sont élus. Cependant, tous s’en sortent avec une expérience qui n’a pas de prix et qui leur servira toute leur vie.