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C’est le mot qui est cité le plus souvent ici, aux États-Unis, dans les bulletins de nouvelles, au point où c’est relégué au rang des faits divers. C’est qu’il est aussi facile de se procurer une arme à feu que de s’acheter un hamburger au McDonald du coin. Au Wal-Mart, un rayon complet affiche une quantité impressionnante de ces joujoux dont raffolent les américains. Inutile d’ajouter que la proximité et l’aisance avec laquelle on peut s’en procurer une amène son lot de drame.
Je lisais récemment que 50 policiers ont été tués par balle en 2014 à travers le pays, soit légèrement moins élevé que la moyenne de 53, observée au cours des 10 dernières années. Le record de 156 policiers tombés sous les balles date de 1973. On ne se surprend plus des drames qui se jouent impliquant des enfants qui manipulent les armes de leurs parents, chargées et accessibles ou négligemment entreposées. Le dernier en lice s’est produit en Idaho, le 30 décembre dernier, dans un Wal-Mart alors qu’un enfant de deux ans, assis dans le chariot d’épicerie, a pris l’arme de sa mère dans son sac à main, pour la viser et tirer, la tuant sur le coup. La dame détenait un permis de port d’arme. Inimaginable!
L’image qui accompagne cet article, annonce un salon d’armes et de couteaux pour les 24 et 25 janvier prochain à Cape Coral, la ville voisine d’ici. C’est comme un salon de l’auto, sauf qu’on magasine des armes pour se défendre, comme le prévoit la constitution américaine. C’est une mentalité différente de chez nous et c’est très difficile de s’y faire. Il faut éviter les altercations parce que vous ne savez jamais si une personne dérangée sortira un flingue de son pantalon. Pour nous, les étrangers, il faut user de prudence et éviter de se trouver seul dans des endroits mal éclairés ou peu invitants. Les règles élémentaires de sécurité doivent primer.
Un peu avant les Fêtes, je feuilletais les circulaires d’aubaines et je suis tombé sur un cahier qui annonçait des armes à vendre. Tout y était; des fusils d’assaut, des pistolets, armes automatiques, fusils longue portée sans compter les baïonnettes, couteau à cran d’arrêt ainsi que ceux à la Rambo. Et tout ça à travers les circulaires d’épicerie, de meubles et de magasins à grande surface. Je n’en voyais définitivement pas l’intérêt.
En fait, le lobby des armes est tellement puissant aux États-Unis que c’est plus facile de trouver une aiguille dans une botte de foin, que de leur faire entendre raison. Les tueries dans les écoles ne se comptent plus au pays de l’Oncle Sam et n’importe quel illuminé peut connaître son heure de «gloire» en faisant un carnage, ciblant et abattant tout ce qui bouge. On s’émeut jusqu’aux funérailles et on retourne à nos occupations jusqu’à la prochaine fois. C’est triste, mais c’est conséquent! Ce qui est le plus paradoxal, c’est de constater la popularité des lieux de culte, bondés chaque dimanche, peut-être pour se donner bonne conscience. Mais, comme dirait l’autre, les américains sont puritains et dévots, tout en étant le plus important pays producteur de pornographie sous toutes ses formes.
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Entièrement d’accord les fusils et l’Eglise je ne voit pas le rapport.
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Il n’y a pas nécessairement de rapport. C’est simplement pour illustrer une autre invraisemblance de la société américaine.
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C’est vraiment incompréhensible pour nous! C’est la raison pour laquelle quand on a des voisins de camping bruyants, on préfère s’en remettre aux autorités du parc que d’essayer de régler nous même. Comme pierrôt dit, on ne sait jamais quand quelqu’un ne sortira pas un gun de sous son siège de pick-up!
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Effectivement, c’est une sage mesure de précaution.
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