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Histoire
Il y a près d’un siècle, le président républicain des États-Unis Herbert Hoover, taxe sévèrement ses importations et le Canada lui répond par la même médecine. Dans ce film, « Face de beu » est incarné par Herbert Hoover et Justin Trudeau par Richard Bennett.

« Le résultat a été que les deux pays ont perdu et ont vu la crise économique s’accentuer de part et d’autre alors qu’on voulait justement y mettre fin », explique le professeur d’économie Mario Seccareccia, de l’Université d’Ottawa.
Le Japon et de nombreux pays d’Europe augmenteront leurs droits de douane pour les produits américains, ce qui fera très mal à l’économie américaine et prolongera la récession mondiale.
Comme en 1925, le Canada avait été prompt à s’opposer à la hausse soudaine des importations par le Smoot-Hawley Tariff Act. « Mais, plus important encore, la riposte a été internationale. Pas moins de 11 pays ont réagi aux Américains avec des représailles tarifaires comparables à celles de Hoover », reprend l’expert.
BENNETT PASSE AUX ACTES

Originaire du Nouveau-Brunswick, mais installé à Calgary à partir de 1893, Robert Bennett doit faire face à cette première grande guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis aussitôt qu’il entre en fonction comme chef d’État en août 1930.
En plus de riposter aux tarifs américains, Bennett met en place plusieurs initiatives pour relancer l’économie canadienne.
La Loi de 1930 pour remédier au chômage crée des emplois en débloquant 20 millions de dollars pour des travaux publics, peut-on lire dans L’Encyclopédie canadienne. À cela vient s’ajouter ultérieurement la Loi remédiant au chômage et aidant à l’agriculture, 1931 qui prévoit d’autres constructions d’infrastructures et un secours direct pour les cultivateurs et les chômeurs. » Malgré cela, il est critiqué pour avoir mal géré la crise. Mais chez nos voisins du Sud, Hoover paiera un prix beaucoup plus élevé pour avoir promulgué cette loi contre-productive.
Non seulement perdra-t-il ses élections aux mains de F.D. Roosevelt, mais il passera le reste de sa carrière à tenter de redorer son image.
DES RÉALISATIONS DURABLES
Quant à Bennett, il s’en remettra avec plusieurs honneurs, que lui reconnaîtra la couronne britannique en l’ennoblissant. Winston Churchill le nomme à la Chambre des Lords et il devient 1er vicomte Bennett de Mickleham, Calgary et Hopewell.
Plusieurs de ses réalisations sont encore en place. : la Banque du Canada, la Commission canadienne du blé et la Commission canadienne de la radiodiffusion, ancêtre de la Canadian Broadcasting Corporation/Société Radio-Canada.Il supervise également au nom du Canada la signature du Statut de Westminster.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 février 2025, p61
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