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Opinion
Aujourd’hui, les réseaux sociaux — et, dans ce cas-ci, la page Actus et bons plans sur Facebook — sont devenus de véritables plaies, ne filtrant pas les commentaires particulièrement haineux. Beaucoup de gens en profitent pour salir les autres, sans conséquence, souvent sous le couvert de l’anonymat, en polluant l’espace public. Une poubelle à ciel ouvert, un défoulement collectif qui défie toutes les règles… pour enrichir qui ? Son créateur, le multimilliardaire Mark Zuckerberg, et ses sbires.
Remontons dans le temps. Vous vous souvenez de cet événement tragique survenu en 2025 sur le territoire de l’agglomération de Longueuil ?
Les parents de Nooran Rezayi, 15 ans, réclamaient la divulgation de l’identité du policier qui avait abattu leur fils. La famille poursuivait également la Ville et ses policiers pour plus de 2 millions de dollars. Le DPCP devait encore décider s’il y aurait des accusations.
La question posée était simple : Selon vous, l’identité du policier devrait-elle être rendue publique ?

Eh bien, inutile de vous dire que le venin a coulé à flots. Certains intervenants affirmaient que NON, l’identité ne devait pas être révélée. D’autres, manifestement animés d’une haine profonde envers les policiers, y allaient de commentaires durs, accusateurs, parfois complètement déconnectés de la réalité. Une occasion de se défouler contre l’autorité.
Pas une seule de ces personnes, blâmant les autorités, n’a évoqué la gravité de l’intervention. Pas une seule, parmi les centaines de commentaires, ne s’est mise dans les souliers du policier, qui vivra des séquelles toute sa vie. Personne !
La jeune victime avait 15 ans… à trois ans de sa majorité. Et vous, seriez-vous capable d’affirmer rapidement, sans vous tromper, l’âge d’un adolescent ? De dire s’il est majeur ou mineur… en quelques secondes ? Vous avez cinq secondes pour répondre.
Ce que l’on sait, c’est que le policier aurait ordonné aux suspects de se coucher au sol à trois reprises. Nooran Rezayi n’a pas obtempéré et a plutôt fouillé dans son sac, ce qui a mené aux coups de feu mortels du policier. C’est ce qu’on enseigne à l’École nationale de police du Québec : évaluer la situation et contrer la menace. Et selon les plaignants qui avaient appelé le 911, on parlait de jeunes cagoulés et armés.
Un drame qui s’est joué en moins de quinze secondes. Imaginez la scène lorsque les policiers arrivent : ils doivent évaluer la situation instantanément et intervenir.
Rappelez-vous aussi cet événement récent à Montréal, où un policier, un tueur et un citoyen honnête ont perdu la vie lors d’une fusillade. À quelle vitesse cela s’est-il déroulé ? À la vitesse de l’éclair !
Si des accusations sont portées contre le policier, la Cour fera la lumière sur les événements. On en apprendra davantage, et en détail.
Quant aux parents, qui poursuivent au civil la Ville de Longueuil et son corps policier, comment peuvent-ils réclamer plus de 2 millions de dollars pour la mort de leur fils, alors qu’une vie, ça n’a pas de prix?
Une autre question sans réponse.
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