Trucs et astuces
Les instruments de musique peuvent constituer un investissement considérable. Pour assurer leur longévité, madame Chasse-Tache, nous propose d’apprendre à les entretenir adéquatement.
LE PIANO

Passez sur le meuble un linge à peine humide pour enlever la poussière et essuyez ensuite avec un linge sec pour éliminer toute trace d’humidité.
Pour nettoyer les touches en bois, soulevez-les légèrement par groupe de quatre ou de cinq. Tenez-les en place en insérant une bande de carton sous le rebord, puis frottez avec un morceau de coton légèrement humide imbibé de quelques gouttes de savon doux ou de savon de Marseille.
Ne vaporisez pas les touches avec un produit nettoyant, car il pourrait couler entre elles. Asséchez avec une peau de chamois. L’intérieur du piano doit être nettoyé par un professionnel.
LA GUITARE
Passez régulièrement un chiffon doux ou en flanelle sur toutes les parties de la guitare afin d’éliminer la poussière. Quelques gouttes d’huile de citron ou d’huile de lin sur un chiffon polissent et nourrissent le bois de la guitare.
Sur le bois verni, un chiffon imbibé légèrement d’eau chaude et quelques gouttes de savon à vaisselle suffiront à faire reluire la guitare. Manipulez avec soin et n’utilisez pas de produits abrasifs.
Glissez une poignée de riz cru dans la caisse de la guitare pour la nettoyer. Agitez celle-ci dans tous les sens. Le riz deviendra rapidement noir. Jetez les grains et répétez l’opération jusqu’à ce que le riz ressorte immaculé.
COMMENT NETTOYER LES VIEUX VINYLES
Il ne faut jamais utiliser l’eau du robinet pour nettoyez des vinyles, car les minéraux iront se déposer entre les sillons. Utilisez une eau distillée tiède, quelques gouttes de savon à vaisselle et un chiffon doux en microfibre.
Glissez le disque nettoyé dans une enveloppe plastifiée neuve pour éviter que la poussière et les impuretés présentes dans l’ancienne pochette salissent à nouveau le vinyle.
ET LES CD
Délogez la poussière des CD avec un linge en microfibre, sans eau. N’utilisez pas de papier mouchoir ou d’essuie-tout qui pourrait les égratigner. Évitez les mouvement circulaires et passez le linge en ligne droite depuis le centre vers le contour du CD.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 30 août 2025, p11
Histoire
Nous sommes au cœur de l’été 1943 et Québec est le théâtre d’un spectacle inédit. Franklin D. Roosevelt (président des États-Unis d’Amérique), Winston Churchill (premier ministre britannique) et William Lyon Mackenzie King (premier ministre du Canada) sont accueillis par des Québécois conscients d’assister à un moment historique. On échange des sourires, des poignées de main, on réclame des autographes. Et malgré la ferveur, l’atmosphère demeure étonnamment paisible dans les rues de Québec.
UNE CONFÉTENCE HAUTEMENT SECRÈTE

Du 17 au 24 août 1943, la Citadelle et le Château Frontenac accueillent la première Conférence de Québec (nom de code : QUADRANT). Churchill er Roosevelt y tiennent conseil, sous l’égide de leur hôte canadien.
Le choix de Québec n’a rien d’anodin, la ville est loin des combats, elle est facile à sécuriser, et symboliquement idéale pour une rencontre anglo-américaine en terre nord-américaine.
Malgré les efforts de Churchill pour inclure Mackenzie King dans toutes les discussions, Roosevelt s’y oppose âprement. Le président américain ne veut pas créer de précédent qui forcerait par la suite l’inclusion d’autres nations. Le Canada sera donc en 1943, l’hôte discret d’un rendez-vous décisif.
MOSCOU ET CHONGQING
En 1943, la guerre est mondiale et les Alliés doivent préserver une unité fragile. Les États-Unis et le Royaume-Uni savent qu’ils ne peuvent vaincre l’Allemagne et le Japon sans l’appui de l’Union soviétique de Staline (qui affronte seule l’essentiel de l’armée allemande sur le front de l’Est) et la Chine nationaliste de Tchang Kaï-chek.
C’est pourquoi, même si ni Staline ni Tchang Kaï-chek ne participent à la conférence, Roosevelt et Churchill jugent essentiel de leur transmettre les décisions prises à Québec. Les résolutions stratégiques sont donc officiellement communiquées à Moscou et à Chongqing (la capitale provisoire de la Chine).
La rencontre de Québec s’inscrit ainsi dans une vaste chorégraphie de pourparlers visant à maintenir la cohésion alliée et à redessiner l’équilibre militaire mondial.
PAS QUE DES DISCUSSIONS À HUIS CLOS À QUÉBEC
Entre deux séances statutaires de travail, Roosevelt, Churchill et leurs proches s’échappent pour pêcher. Imaginez-les lancer leurs lignes à l’eau, discuter de stratégies pour faire tomber le régime d’Adolf Hitler en fumant des cigares ou en cuisinant des truites fraîchement pêchées. On raconte qu’après la conférence, Churchill est resté quelques jours pour se reposer dans un de ces camps de pêche.
À LA CITADELLE, UN PACTE SECRET OUVRE L’ÈRE NUCLÉAIRE
Dans les couloirs de la conférence, le dossier nucléaire est abordé à l’abri des regards. Le 19 août 1943, Churchill et Roosevelt signent le Québec Agreement, une entente qui concrétise la fusion du programme nucléaire britannique avec le projet Manhattan (nom de code donné au programme des États-Unis pour mettre au point la première bombe atomique). Le Canada n’est pas signataire, mais jouera un rôle clé entre autres dans l’approvisionnement d’uranium.
LE MONDE EST AUX AGUETS
Si cette conférence de 1943 est secrète, son écho deviendra viral. L’année suivante, le deuxième rendez-vous se fera encore à Québec (septembre 1944). Cette fois-ci, plus de 150 correspondants vont se donner rendez-vous à la Citadelle.
POURQUOI LA PREMIÈRE CONFÉRENCE DE QUÉBEC EST-ELLE SI IMPORTANTE
Les alliés verrouillent plusieurs choix structurants :
ANECDOTE
Fait inusité, on raconte qu’un jeune sous-officier, le sergent-major Émile Couture, qui avait pour tâche de nettoyer après le départ des délégations, aurait trouvé un portefeuille en cuir marqué « Churchill-Roosevelt, Quebec Conference, 1943 ». Il aurait découvert à l’intérieur des documents extrêmement sensibles sur l’opération Overload.
Pris de panique, Couture aurait caché le dossier sous son matelas avant de le remettre le lendemain à ses supérieurs. Un peu plus tard, le jeune québécois recevra en toute discrétion la British Empire Medal.
À L’ORDRE DU JOUR, L’INVASION DE L’EUROPE OCCUPÉE
Au cœur des échanges, l’opération Overload, le nom de code donné au plan des Alliés pour libérer l’Europe de l’occupation nazie. C’est à Québec que les Alliés se fixent pour objectif de débarquer en Normandie autour du 1er mai 1944 (la date glissera finalement au 6 juin)
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 30 août 2025, p70
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’août, publiées dans le Journal de Montréal.























Opinions
C’est la rentrée et on parle de vouvoiement, de règles à observer, de discipline à se faire imposer, du cellulaire à mettre de côté et même d’arriver à l’école le ventre vide. Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi les parents ne jouent pas leur rôle ? Le vouvoiement doit s’apprendre dès que l’enfant peut s’exprimer.

L’école, en complément, devrait revenir à l’enseignement de la bienséance, comment se comporter en société et toujours user de respect envers les autres. Mais la base de ces éléments doit obligatoirement venir des parents. À mon époque, les parents préparaient les déjeuner. On ne quittais jamais la maison le ventre vide. Pourquoi tout ça a changer ?
Je vous propose aujourd’hui le texte qui suit.
***
VOTRE ENFANT VOUS EN REMERCIERA POUR LA DISCIPLINE
Un texte de Joseph Facal, publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 26 août dernier.
La rentrée scolaire est à nos portes avec son lot d’enjeux : vouvoiement, cellulaires, intelligence artificielle, pertinence des devoirs, compressions budgétaires, pénuroe de personnel, radicalisation religieuse, etc.
Après des décennies d’enseignements, après avoir vu des enfants, après avoir vu passé d’innombrables modes édicatives et parentales, j’ai acquis une conviction qui tient en deux points.
RÈGLES
Le premier est qu’un enfant a certes besoin d’amour, mais aussi besoin de limites, de règles claires, appliquées vraiment, peu nombreuses, portant sur des sujets fondamentaux, et les parents doivent donner l’exemple per leur propre comportement.
Si les parents sont eux-mêmes accros à leur cellulaire…
S’ils sont toujours en retard, toujours en train de repousser à demain, toujours désorganisés, s’ils priorisent toujours le plaisir instantané…
Le second est que l’enfant, même s’il ne l’admettra pas, même s’il pourra rouspéter, veut ces limites, veut savoir où elles sont, veut un encadrement, veut une direction, et il en sera reconnaissant aux parente qui les auront fixées et fait respecter.
Rien de cela n’implique un autoritarisme bête et méchant ou une privation d’autonomie.
Rien de cela n’exclut des tonnes d’amour et de câlins.
Qu’il y ait mille exceptions et que rien ne soit garanti d’avance ne suffit pas à infirmer ce que je viens de dire.
Je me fous complètement que l’éducation « progressiste », des livres à la mode et des « influenceurs » disent le contraire.
Un lecteur m’envoie les résultats d’une fascinante étude menée récemment en Grande-Bretagne, qui établit que les enfants élevés per des parents stricts obtiennent de meilleurs résultats scolaires, qui sont, on en conviendra, un tremplin puissant pour une vie future réussie. De 2013 à 2023, le National Centre for Social Research a suivi 6000 enfants à partir de l’âge de deux ans.
Pour schématiser, il y a trois grandes catégories de style parental.
Vous avez le style permissif, avec des parents aimants, mais sans discipline.
Vous avez le style autoritaire, avec des règles claires et des conséquences, mais avec peu de chaleur.
Et vous avez le style qui impose des attentes élevées et des limites strictes, mais avec des relations chaleureuses.
C’est le troisième qui débouche sur les meilleurs résultats scolaires en lecture, écriture et mathématiques à la fin du primaire, même après avoir tenu compte d’une variable lourde comme le niveau d’éducation des parents.
ÉPOQUE
On voit pourtant tous les jours des parents souriants et attendris quand l’enfant sème le chaos à l’épicerie, grimpe sur les meubles ou lance de la nourriture.
Ces parents ne connaissent pas le mot « non », veulent être des « amis » de leur enfant, et voient systématiquement sa mauvaise conduite comme une expression de détresse.
Nadeine Asbali, enseignante à Londres, dit : « Lorsque nous donnons aux jeunes enfants l’impression que leurs propres sentiments sont supérieurs, nous créons des adolescents et des jeunes adultes égoïstes et repliés sur eux-mêmes, qui pensent qu’ils sont des exceptions aux règles. »
Toute notre époque est dans cette phrase.
Finances
Un texte de Michel Girard, publié dans la section ARGENT du Journal de Montréal du 25 août

Air Canada n’avait plus le choix : après avoir octroyé des hausses salariales faramineuses de 50 à 70 % depuis 2015 à ses dirigeants, sa haute direction devait bonifier l’offre aux agents de bord, dont la convention collective est échue depuis mars.
Pendant que les dirigeants s’enrichissaient, les agents de bord, quant à eux, ont vu leur salaire horaire grimper de seulement 19,5 % en neuf ans – bien en dessous de l’inflation, qui a atteint 27,3 % sur la même période,
Une iniquité devenue impossible à ignorer.
10 M$ DE PLUS POUR LES CINQ BOSS

Lors de cette même période de neuf ans, la rémunération globale des cinq membres de la haute direction d’Air Canada a explosé de 62,1 %. Elle a bondi de 10 M$, passant de 16,1 M$ en 2015 à 26,1 M$ en 2024.
À elle seule, la rémunération annuelle du président et chef de la direction a bondi de 5,24 millions de dollars, soit de 73 %.
En effet, l’actuel PDG, Michael Rousseau, a reçu en 2024 une rémunération totale de 12,43 millions $, tandis que ce fut une rémunération de 7,19 millions $ pour l’ancien PDG Calin Rovinescu en 2015.
54 % DE PLUS POUR LE CA
Au cours de cette période de neuf ans, les membres du conseil d’administration d’Air Canada ont vu leurs honoraires de base grimper de 54 %, passant de 168 750 $ (en 2015) à 260 000 $ (en 2024).
On parle donc ici d’une appréciable hausse annuelle de 91 250 $ par tête d’administrateur pour assister aux réunions du conseil d’administration de la société.
L’agent de bord à temps plein (75 heures garanties par mois) gagne à sa première année de service 30,02 $ l’heure depuis le 1er avril 2024, alors que c’était 25,13 $ pour l’agent de bord qui a commencé sa carrière en avril 2015.
Cela lui procure un salaire annuel minimum d’environ 27 018 $, soit 4401 $ de plus qu’en 2015 (+19,5 %).
SEULEMENT DURANT LES VOLS
Fait important à noter : à première vue, le taux horaire peut sembler élevé. Mais il faut savoir que ce taux horaire s’applique uniquement pour les heures de travail en vol.
Les agents de bord, sauf exception, ne sont pas payés en dehors desdites heures de vol, même s’ils effectuent des tâches en préparation du vol.
Les agents de bord en ont ras le bol de ce travail de bénévolat qu’ils effectuent dans le cadre de leur travail chez Air Canada.
Voilà pourquoi ils tiennent, à juste raison, à se faire rémunérer convenablement pour toutes les heures forcément effectuées lorsqu’ils sont au boulot.
Par ailleurs, à l’instar du gouvernement Legault, qui s’était tiré dans le pied en augmentant de 30 % le salaire des députés juste avant le début des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives dans le secteur public, la direction d’Air Canada, de son côté, a trouvé le moyen de sortir des coffres de la compagnie 1,3 milliard de dollars pour racheter en 2024 et 2025 quelque 62,4 millions d’actions de la compagnie, afin de les annuler et ainsi les retirer du marché boursier.
LES ACTIONNAIRES
Le but de cette vaste opération d’offre publique de rachat : redonner de la valeur à l’action d’Air Canada en vue de lui permettre de s’apprécier.
Le hic ? En sortant une telle somme des coffres de la compagnie, la haute direction laissait clairement entendre que la compagnie avait les reins solides et qu’elle était très rentable.
C’était écrit dans le ciel que les agents d’Air Canada allaient sauter sur l’occasion pour réclamer, à juste titre, une meilleure rémunération.
D’autant plus que durent les neuf dernières années, ils avaient subi une solide perte de pouvoir d’achat.
BILAN FINANCIER D’AIR CANADA DE 2015 à 2024
Revenus : 22,3 milliards $ (+60,4%)
Bénéfice net : 1,7 milliard $ (+452 %)
Effectifs (temps plein) : 37 100 (+49 %)
Valeur boursière : 5,7 milliards (+74,2 %)
Dette nette : 4,9 milliards $ (-22,2 %)
Opinion
Aujourd’hui, je veux vous faire profiter de l’article de Richard Martineau, publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de jeudi dernier, et qui traite de la mentalité des électeurs francophones québécois. Du bonbon !
***
ENTREVUE AVEC UN ÉLECTEUR QUÉBÉCOIS
« Bonjour, électeur québécois ! Nous aimerions vous poser quelques questions au sujet de vos intentions de vote. Acceptez-vous ?

– Awèye, shoot !
– Pour qui allez-vous voter aux prochaines élections provinciales ?
– Pour le PQ !
– Pourquoi ?
– Du changement ! On veut du changement !
– Et qu’est-ce que le PQ incarne pour vous ?
– Le changement !
– Qu’est-ce que vous voudriez changer ?
– Toutte ! On veut toutte changer !
– Mais encore…?
– Le temps du changement est arrivé ! Y’est temps qu’on change !
– OK. Êtes-vous pour la souveraineté du Québec ?
– Non !
– Pourquoi ?
– C’est un trop gros changement !
– Vous voulez changer sans que ça change trop ?
– C’est ça !
– Est-ce que le PQ est un parti souverainiste ?
– Oui !
– Êtes-vous pour la souveraineté ?
– Non !
– Mais vous allez voter PQ ?
– Oui !
– Mais vous savez que le PQ va organiser un référendum sur la souveraineté lors de son premier mandat ?
– Oui, mais ça ne me dérange pas, car je vais voter contre !
– OK, d’accord… Aimeriez-vous que le parti d’Éric Duhaime entre à l’Assemblée nationale ?
– Oui !
– Voteriez-vous pour le parti d’Éric Duhaime ?
– Non !
– Politique fédérale, maintenant. Êtes-vous satisfait de la performance de Mark Carney ?
– Oui, très !
– Avez-vous voté pour Mark Carney ?
– Certainement !
– Pourquoi ?
– Parce qu’il était le seul qui était capable de faire plier Donald Trump !
– A-t-il fait plier Donald Trump ?
– Non !
– Mais vous êtes quand même satisfait de son travail ?
– Oui, beaucoup !
– Pourquoi ?
– Parce qu’il protège l’indépendance du Canada !
– C’est important, pour vous, que le Canada soit indépendant ?
– Oui ! Le Canada n’est pas les États-Unis !
– Je vois… Et est-ce que le Québec est le Canada ?
– Non ! Le Québec c’est le Québec !
– Donc, vous êtes pour l’indépendance du Québec ?
– Non ! Ça ne donne rien de diviser le pays !
– Pour qui avez-vous voté lors des élection provinciales de 2018 ?
– Pour François Legault !
– Pourquoi ?
– Parce qu’on avait besoin de changement !
– Et pourquoi vous ne voterez pas pour M. Legault aux prochaines élections ?
– Parce qu’il a changé !
– Dernière question : où habitez-vous ?
– Montréal !
– Pour qui avez-vous voté aux dernières élections municipales ?
– Valérie Plante !
– Qu’est-ce que Mme Plante avait promis ?
– Construire des pistes cyclables !
– Voteriez-vous encore pour elle ?
– Non !
– Pourquoi ?
– Trop de pistes cyclables !
– Merci beaucoup, monsieur.
– De rien… Cela dit, j’aime pas beaucoup les politiciens…
– Ah non ? Pourquoi ?
– Ils ne sont pas clairs. Ils disent toujours une chose et son contraire… »
NDLR : Outch !!! Triste réalité !
Nécrologie
J’aurai bientôt 74 ans et, mois après mois, année après année, la pensée de quitter cette terre m’habite souvent à mon réveil. « Combien me reste-t-il de temps ? » Telle est la question !

N’ayez crainte, je ne suis pas pressé de traverser de l’autre côté et je n’en ai aucun contrôle. La mort, c’est la seule évidence dans une vie et Il me reste tant de choses à vivre.
Malgré tout, être septuagénaire c’est un cadeau du ciel dont certains n’ont jamais connu. Je vois partir des êtres chers, des amis, des personnes célèbres, des artistes que j’ai adulés et avec qui j’ai grandi. Quand on a la chance de passer les soixante-dix ans, on pense à ces choses-là. On est sur le décompte.
Une amie nous a quitté hier matin. Victime en début d’été d’un bête accident à la maison, elle ne put reprendre ses forces pour poursuivre le reste de sa route. Carole est maintenant parmi les étoiles.
Elle avait 75 ans.
On a fait sa connaissance et celle de son mari Marcel, en camping, il y a une quinzaine d’années. C’était une femme charmante qui n’élevait jamais la voix. Elle était mystérieuse, souriante et réservée, et souvent perdue dans ses pensées. Le genre de personne qui ne s’impose pas, qui écoute.
Jeudi dernier, je suis allé lui rendre une dernière visite à l’hôpital. Elle était sereine et en paix. Au moment de quitter, je lui ai souhaité un beau voyage. Celui dont on ne revient jamais et qui nous est présenté comme un jardin d’Éden. Le pays des immortels.
Désormais, l’éternité lui permettra de veiller sur sa famille, ses proches et amis et de retrouver sa fille Karine, qui l’a précédé depuis longtemps.
Louise et moi, offrons à Marcel, Annie, Pierre et Thomas, la famille, parents et amis, nos plus sincères condoléances en ces moments difficiles. Que Carole, de là-haut, puisse vous guider et vous éclairer. Elle n’est plus là, mais ses souvenirs resteront gravés dans nos cœurs, comme un baume, jusqu’au moment des retrouvailles célestes.
Bon voyage Carole ! Repose en paix !
Histoire
Il arrive parfois que l’Histoire frappe un grand coup, non pas dans les hautes sphères du pouvoir, mais au détour d’une rue, sous les cris d’une foule en colère. Le 21 mai 1832, Montréal fut le théâtre d’un de ces moments charnières, une fracture profonde dans le tissu déjà fragile de la démocratie coloniale. Trois hommes sont tombés sous les balles. Ce jour-là, la politique s’est faite à la baïonnette et le droit de vote a coûté la vie.

Le décor : une zone névralgique du Vieux-Montréal, où se joue une élection partielle à forte valeur symbolique.
Deux visions du monde s’y affrontent : d’un côté, le Parti bureaucrate, bien enraciné dans les cercles du pouvoir colonial, défend les intérêts des marchands et de l’élite anglo-montréalaise.
De l’autre, le Parti patriote, animé par une volonté de réforme avec un candidat qui donne voix aux aspirations des Canadiens français, mais aussi des communautés marginalisées, notamment les Irlandais.
Le duel électoral met en scène deux hommes aux profils contrastés.
Stanley Bagg, marchand prospère d’origine américaine, porte les couleurs des bureaucrates. À ses côtés, une machine électorale bien huilée et un allié de taille, Pierre-Édouard Leclère, le futur surintendant de la police de Montréal.
À l’opposé, Daniel Tracey, un médecin irlandais, journaliste redouté, propriétaire du Vindicator, incarne l’espoir des réformistes. Il est soutenu par Ludger Duvernay et La Minerve. Tracey attire l’adhésion des partisans de Louis-Joseph Papineau.
Très vite, cette confrontation dépasse le simple cadre électoral. Depuis plusieurs semaines déjà, la tension monte.
L’élection s’étend du 23 avril au 22 mai. Dès les premiers jours, Tracey prend l’avantage, mais la machine adverse se met en branle,
Les connétables, assermentés pour assurer le bon déroulement du scrutin, sont loin d’être neutres. Selon les chiffres compilés plus tard, la presque totalité d’entre eux appuie Bagg. Et leur zèle n’est pas qu’administratif. Ils intimident les électeurs du camp adverse et les bousculent. L’atmosphère est lourde, voire explosive.
CLIMAT DE PEUR
La Minerve, pourtant acquise à la cause patriote, commence à douter. Même si Tracey tient bon, la peur gagne la rue.
Le 20 mai, des magistrats comme McGill et Molson acceptent une demande du comité de Bagg. On offre une protection spéciale : accompagner les partisans aux urnes.
Le lendemain, 21 mai 1832, le vote se poursuit, il fait chaud dans les rues de Montréal. La foule est importante autour du bureau électoral. Les discussions sont vives, les esprits échauffés.
Les magistrats jugent la situation instable. Sans chercher à calmer la tension, ils appellent l’armée en renfort. Les soldats, postés à proximité, attendent le signal. Un magistrat lit la Loi sur les émeutes. Quelques minutes plus tard, les ordres tombent. On ouvre le feu.
Trois hommes s’écroulent sur la rue Saint-Jacques : François Languedoc, Pierre Billet et Casimir Chauvin. Trois Canadiens ordinaires venus exercer ou défendre un droit fondamental.
Ils deviennent, en un instant, les premiers martyrs civils d’une élection dans l’histoire du Québec. Mgr Lartigue parlera de la « rue du sang ».
Le massacre choque, mais ne ralentit pas la machine électorale.
Le 22 mai, Daniel Tracey est élu. Une victoire fragile, entachée de deuil et de colère.
UNE LEÇON AMÈRE
Le lendemain, les journaux se déchirent. Pour certains, c’est un acte barbare. Pour d’autres, une réponse mesurée à une émeute. Les Habits rouges n’ont tué que trois Canadiens, écrit froidement une historienne britannique. Une discipline militaire exemplaire, affirment certains.
Mais les patriotes ne l’entendent pas ainsi. Dans les semaines suivantes, la colère populaire enfle. Les leaders politiques, Papineau en tête, dénoncent l’impunité des coupables. Les soldats responsables des tirs seront finalement acquittés. Le colonel McIntosh, lui, sera même fait chevalier en Angleterre.
Pour les partisans du Parti national, cette élection aura été une leçon amère. Malgré la victoire de Tracey, ils comprennent que la voie parlementaire est minée. Le pouvoir colonial a montré qu’il n’hésiterait pas à faire taire les urnes par les fusils.
Cette tragédie marque un tournant. La répression brute, l’intimidation, les connétables partiaux, les canons braqués sur les électeurs, tout cela alimente le radicalisme naissant des patriotes.
Cinq ans plus tard, ce sera la révolte. Mais en 1832, Montréal vient d’assister à un baptême du feu politique. Le sang versé sur les pavés de la rue Saint-Jacques n’est pas encore celui d’une révolution, mais il annonce ce qui couve.
« UNE ARME NOUVELLE »
Comme le dira plus tard l’historien Jacques Lacoursière, les événements du 21 mai seront « une arme nouvelle » pour Papineau et ses alliés, tout comme l’épidémie de choléra qui frappe la ville la même année. Deux fléaux, l’un politique, l’autre naturel, secouent la population.
L’élection partielle de 1832 ne fut pas seulement un affrontement entre deux candidats. Elle fut le reflet d’une société coloniale en crise, tiraillée entre l’ordre imposé et le désir de représentation.
C’est dans cette zone grise, entre la démocratie rêvée et la réalité brutale de la répression, que s’écrit l’histoire du Québec politique. Dans cette histoire, le 21 mai 1832 restera, pour toujours, une journée noire.
La démocratie au Québec ne s’est pas forgée que dans des assemblées de cuisine. Elle a été arrachée à coups de fusil, parfois au prix de vies humaines. L’élection sanglante de 1832 en est un témoignage criant. Elle nous rappelle que le droit de vote, si banal aujourd’hui, fut autrefois une conquête périlleuse et qu’il est de notre devoir de ne jamais l’oublier.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 16 août 2025, p64
Trucs et astuces
Centre névralgique de la maison, la cuisine est la pièce la plus utilisée dans bien des foyers. Madame Chasse-Taches nous propose comment la garder toute propre et fin prête pour nos prochaines créations culinaires.
L’ÉVIER INOXYDABLE

Le meilleur produit se résume à quelques gouttes de savon à vaisselle diluées dans une eau tiède;
Pour le faire briller, polissez-le avec un linge doux et de l’huile pour bébé ou du vinaigre blanc.
Stop : n’utilisez jamais de laine d’acier ni de tampon à récurer.
L’ÉVIER BLANC
Les meilleurs produits sont une éponge et du bicarbonate de soude, une éponge efface M. Net ou quelques gouttes d’eau de javel diluées dans une eau froide. Laissez agir cette eau une vingtaine de minutes afin d’éliminer les taches jaunâtres. Bien rincer.
LE CONTOUR DES ROBINETS
En frottant régulièrement le contour du robinet avec un peu de vaseline, vous empêcherez la formation de calcaire, sinon la brosse à dents demeure le meilleur outil pour nettoyer les contours.
LE BROYEUR DE CUISINE
Si votre broyeur dégage des odeurs nauséabondes, offrez-lui un « rince-bouche » adapté à ses besoins :
L’EXTÉRIEUR DU FRIGO
On enlève le film gras sur le dessus du réfrigérateur avec une eau chaude additionnée d’assouplisseur textile liquide (une part d’assouplisseur pour trois parts d’eau).
Il est important aussi de dépoussiérer l’arrière du réfrigérateur. Vous pouvez utiliser l’aspirateur ou un chiffon à peine humide pour ce travail.
LES ÉLECTROS EN INOX
Utilisez une eau chaude savonneuse (savon doux ou savon de Marseille) et une éponge. Asséchez rapidement avec un chiffon microfibre.
Différentes solutions efficaces sont proposées pour enlever les traces de doigts sur les appareils en inox :
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 16 août 2025, p10
Actualité
Comme on peut le voir, à la demande de Donald, Washington se verra envahi de 800 militaires de la Garde nationale, lourdement armés de fusils d’assaut, pour faire un ménage des criminels de la ville ainsi que des itinérants.

Soudainement, Washington ressemblera à ces pays totalitaires et de guerre, où la présence de militaires armés fait partie du décor journalier. Étrangement, c’est une promesse électorale qu’avait faite Donald, d’être garant de la loi et de l’ordre.
Pourtant, les statistiques officielles du ministère de la Justice démontrent que les crimes violents ont atteint leur plus bas niveau en 30 ans.
Donald, un certain 6 janvier 2021, fut l’instigateur de l’assaut du Capitole. C’est assez surprenant qu’un criminel, comme lui, veuille ramener la loi et l’ordre.
Il est rendu à l’âge de dire n’importe quoi. Et pour le président des États-Unis, c’est dangereux, pour la paix mondiale.
Opinion
Une missive envoyée au propriétaire du pub BURGUNDY LION, en plein arrondissement de la Petite-Bourgogne, lui demandait de se conformer aux règles d’affichage du français dans sa raison sociale.

Remplacer BURGUNDY, par Petite-Bourgogne aurait été un excellent choix.
Et qu’a répondu son sympathique propriétaire ? NON ! JE NE ME CONFORMERAI PAS !
Point à la ligne ! De quel droit exactement ?
Et alors, en 24 heures, l’OQLF a plié, s’est dégonflé. Soudainement, et par quel miracle, le tout devenait conforme.
Pas beau ça ?
Dites-moi, pourquoi, au Québec, on vote des règlements, des lois, des directives et on ne les applique pas ? Est-ce qu’on veut vraiment mettre en évidence la langue française à Montréal et au Québec tout entier, alors que les commerçants défient la loi constamment et impunément ?
On se croirait à Toronto où ailleurs au Canada.
Le paysage visuel des grandes villes du Québec, et principalement dans des artères et centres commerciaux, est très fortement en anglais et ça continue.
Très souvent, les propriétaires de ces établissements sont anglophones.
Une autre preuve que l’OQLF, comme police de la langue, est complètement édenté et émasculé.
Au Québec, pour obtenir un droit d’exploitation d’un commerce, sa raison sociale devrait obligatoirement être à prédominance du français.
Réflexion
Un jour, une souris regardait à travers un trou dans le mur et vit le fermier et sa femme ouvrir un paquet. Terrifiée, elle découvrit qu’il s’agissait d’un piège à souris.

Paniquée, elle courut vers la cour pour avertir tout le monde qu’il y avait un piège à souris dans la maison.
La poule, occupée à claquer et à gratter le sol, répondit :
– Excuse-moi, monsieur souris. Je comprends que c’est un gros problème pour toi, mais cela ne me concerne pas du tout.
Alors, la souris alla voir le mouton et lui dit la même chose. Le mouton répondit :
– Je suis désolé, monsieur souris, mais tout ce que je peux faire, c’est prier pour toi.
Désespérée, la souris se rendit auprès de la vache qui lui dit avec indifférence :
– Suis-je en danger ? Je ne crois pas, répondit la vache.
Dépitée et inquiète, la souris retourna dans la maison, seule, face au piège du fermier.
Cette nuit-là, un bruit retentit. Le piège venait de se refermer sur sa victime. La femme du fermier se précipita pour voir ce qu’elle avait attrapé, mais, dans l’obscurité, elle ne vit pas que le piège avait attrapé la queue d’un serpent venimeux. Celui-ci, furieux, la mordit violemment.
Le fermier emmena immédiatement sa femme à l’hôpital. Elle revint avec une forte fièvre. Pour la réconforter, le fermier lui prépara une soupe nourrissante. Il prit un couteau et alla chercher le principal ingrédient; la poule.
Mais, l’état de la femme ne s’améliora pas. Des amis et voisins vinrent leur rendre visite pour la soutenir. Pour les nourrir, le fermier tua alors le mouton.
Malheureusement, la femme du fermier succomba à sa maladie. Le mari, accablé, vendit la vache à l’abattoir pour couvrir les frais des funérailles.
MORALE
La prochaine fois que quelqu’un te parle de son problème et que tu penses que cela ne t’affecte pas, réfléchit bien. Celui qui ne vit pas pour servir ne sert pas à vivre. Le monde ne va pas mal à cause de la méchanceté des mauvais, mais à cause de l’indifférence des bons.
Alors, quand quelqu’un a besoin de toi, tends-lui la main ou au moins, offre-lui un mot d’encouragement. Que jamais il ne te manque d’empathie.
Source : BlissWave