La boîte de trucs

De temps en temps, on se demande bien comment faire disparaitre une tache, comment réaliser ceci, comment réparer cela… et souvent on n’a pas besoin d’acheter ces produits spéciaux pour accomplir des miracles.

Ces produits-là n’ont pas toujours existés et nos ancêtres prenaient les moyens que la nature leur donnait pour parvenir à leurs fins. Et très souvent, ça fonctionnait. On appelait ça, les trucs de grand-mère et aujourd’hui, l’écologie et la sauvegarde de la planète étant au haut de la liste des priorités, les gens font un retour aux sources.

Les quelques trucs qui suivent, pourraient régler une bonne partie de nos petits problèmes du quotidien. On n’a rien à perdre…

BRAISES RAVIVÉES : Jetez une poignée de gros sel sur les braises permet au feu de reprendre vigueur très rapidement.

BOUCHONS RÉUTILISÉS : Ne jetez plus les bouchons en liège des bouteilles de vin. Ils serviront d’allume-feu si vous les gardez dans un récipient d’alcool ménager.

GELÉE EXPRESSE : Une super recette : Faites bouillir 4 minutes 750 ml de n’importe quel jus de fruits (du vrai) avec 1 kg de sucre. C’est tout et c’est génial.

CRAYONS-FEUTRES RESSUSCITÉS : Vos enfants laissent systématiquement leurs crayons-feutres décapuchonnés ? Pour les raviver, trempez les mines dans du vinaigre.

LES GUÊPES : Pour éloigner les guêpes de l’endroit où vous êtes, écrasez sommairement quelques clous de girofle, et mettre dans une ou plusieurs soucoupes sur la table. Elles ne supportent pas l’odeur et s’éloignent.

LESSIVE CITRON : Une tache de café macule votre belle nappe ? Mettez dessus du jus de citron et lavez-là comme d’habitude.

MOUCHES : Pour chasser les mouches noires de votre plat de fruits : conservez les bouchons de liège de vos bouteilles de vin et mettez-les dans le panier de fruits.

NOIR RAVIVÉ : Ajoutez quelques feuilles de lierre à la lessive de vos vêtements noirs : elles vont raviver le noir sans frais !

TACHES DE VIN : Pas de panique, versez immédiatement dessus, de l’eau gazeuse et absorbez-la avec une éponge.

VERRES RÉNOVÉS : Donnez un coup de neuf à vos verres : frottez-les avec un chiffon doux et un peu de dentifrice. Les éraflures vont disparaître et les verres, retrouver leur éclat.

FRUITS : Mettez des bouchons de liège dans votre corbeille pour empêcher qu’ils ne s’abiment.

GROS GLAÇONS : Vous avec besoin de gros glaçons ? Remplissez chaque moitié des emplacements d’une boîte à œufs en plastique avec de l’eau.

ŒUFS PARFUMÉS : Pour donner aux œufs un goût particulier, il suffit de les enfermer quelques jours dans une boîte hermétique avec au choix : basilic, curry, estragon, lard fumé, ail, truffe… En effet, l’odeur passe à travers la coquille !

ALLÉGER UNE OMELETTE : Versez une cuillère à soupe d’eau (ou de lait) par jaune d’œuf sans votre omelette. Cela va l’alléger et la rendre plus digeste. Utilisez la même méthode pour les œufs brouillés, ce qui offrira les mêmes avantages !

CUISSON DES PÂTES : Le sel que vous mettez dans vos pâtes retarde son ébullition et cela consomme plus d’électricité et de gaz. Il suffit de ne mettre le sel qu’au moment de l’ébullition juste avant de mettre les pâtes.

DORER UN RÔTI : Avant la cuisson, arrosez votre rôti de jus de citron. Cela vous permettra d’obtenir un rôti bien doré et parfumé grâce au jus de citron.

DURÉE DE CUISSON D’UN ROSBIF : Un doute sur le temps de cuisson d’un rosbif ? Avant de l’enfourner, mesurez sa circonférence avec un mètre de couturière. Son « tour de taille » vous donnera son temps de cuisson : 20 cm pour 20 minutes.

Quand l’horreur émeut les plus durs

Hier, partout sur la planète on commémorait le sacrifice humain du Débarquement en Normandie le 6 juin 1944. 75 ans se sont passés depuis et c’est toujours avec une émotion bien sentie qu’on peut voir nos vétérans encore vivants, replonger dans de douloureux souvenirs, comme si c’était arrivé hier, et les larmes coulent toujours sur leur visage. Revivre en silence.

Dans ce combat historique qui allait libérer l’Europe et devenir le prélude à la capitulation des nazis, 14 000 soldats canadiens, des adolescents pour la plupart, sont débarqués sur la plage Juno et 359 y ont trouvé la mort en quelques secondes. De la vraie chair à canons ! Foudroyés par les tirs ennemis.

Je suis né 7 ans après cette date historique mais j’en entendais parler année après année. Ayant servi deux années dans la réserve canadienne, je me suis toujours imaginé ce que ça devait être, au front, ce jour-là. Terrible !

L’article de Richard Martineau, dans l’édition d’hier du Journal de Montréal, m’a beaucoup ému et principalement la réaction de ce vétéran. C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui. Est-ce que notre jeunesse actuelle serait prête au même sacrifice ? J’en doute !

LA DERNIÈRE GUERRE JUSTE Richard Martineau

Je suis allé deux fois faire le pèlerinage sur les plages du Débarquement, en Normandie.

Deux fois, à Courseulles-sur-Mer, j’ai couru sur la plage Juno vers les falaises, en tentant d’imaginer – en vain, bien sûr – ce que pouvaient ressentir les pauvres soldats qui se faisaient tirer dessus comme des lapins.

Deux fois, je suis allé sur le pont Pegasus, à Bénouville, lieu de la première opération militaire des alliés (des parachutistes britanniques se sont emparés du pont dans la nuit du 5 au 6 juin 1944).

Et deux fois, je me suis promené en silence parmi les tombes du cimetière des soldats canadiens à Bény-sur-Mer, en calculant l’âge des victimes : 18 ans, 19 ans, 20 ans…

JOHN WAYNE EST UNE MAUVIETTE

La deuxième fois, en août 2010, dans le cadre de l’émission Les Francs-Tireurs, j’ai eu l’immense privilège d’être accompagné d’un ancien combattant québécois qui a participé au Débarquement.

Cet homme, qui n’était jamais retourné en Normandie avant ce jour, aurait fait passer John Wayne pour une mauviette.

Un véritable mur de briques.

Le visage buriné comme un vieux sac en cuir, des yeux perçants, une gueule carrée qui ne laissait échapper aucun son.

On aurait dit une caricature. Tout juste si le bonhomme a prononcé deux mots pendant les huit heures qu’on a passées ensemble.

À la lumière de ce que sa fille me racontait, l’homme n’était visiblement pas commode.

Dur, sévère.

« The strong silent type », comme disent les Américains.

Mais lorsqu’il a foulé la plage où tant de camarades ont été abattus comme des bêtes 66 ans plus tôt, il s’est mis à sangloter silencieusement.

En tenant la main de sa petite fille.

UN VRAI COMBAT ANTIFASCISTE

Si vous n’avez jamais fait ce pèlerinage (et si vous en avez les moyens, bien sûr), ne remettez pas ça aux calendes grecques.

Allez-y cet été, ou l’été prochain.

Avec vos enfants.

Ce n’est pas une leçon d’histoire.

C’est une leçon d’humanité.

Depuis, chaque fois que j’entends quelqu’un parler de « masculinité toxique », j’ai le goût de vomir.

De jeunes hommes qui n’avaient jamais voyagé sont allés à l’autre bout du monde défendre des gens qu’ils n’avaient jamais rencontrés.

Qui ferait ça, aujourd’hui ?

Les pseudo « antifas » qui se cachent derrière leurs ordis pour lancer des injures, un sac de Doritos entre les cuisses ?

Les chroniqueurs comme moi ?

La solidarité, autre mot du jargon humanitaire dont se gargarisent les militants altermondialistes, c’est aussi ça.

Prendre les armes et faire couler le sang au nom d’un idéal.

Défendre les valeurs démocratiques bec et ongles.

Et non se contenter de publier un slogan creux sur sa page Facebook.

UNE BOUSSOLE DÉRÉGLÉE

Pas étonnant qu’on ne cesse de tourner des films sur la Deuxième Guerre.

C’était la dernière guerre « juste ». Avec des enjeux clairs.

Depuis, tout est flou, équivoque, ambigu.

La guerre du Vietnam était un bourbier moral. Celle de l’Irak, un mensonge.

On renverse des dictateurs, comme on l’a fait en Lybie en octobre 2011, et on se retrouve avec une situation encore plus explosive.

Aujourd’hui, on ne fait pas que saluer la mémoire des héros de la Deuxième Guerre.

On pleure le dérèglement de notre boussole morale.

Trois gouttes de lumière…

LE TRAIN DE LA VIE

La vie est comme un voyage en train; on monte et on descend. Il y a des arrêts, des imprévus, des retards, des pannes, rarement des accidents.

Quand on nait et qu’on monte à bord du train de la vie, on rencontre des personnes qui, croyons-nous, nous accompagnent pendant tout le voyage, ce sont nos parents.

Malheureusement, la vérité est tout autre, car il arrive qu’ils descendent dans une gare plus rapprochée, sans nous prévenir de leur sortie subite…

Ils s’y trouvent d’autres personnes qui montent à bord et dont la présence sera déterminante, ce sont nos frères et sœurs, nos amis, nos proches.

Quand certaines d’entre-elles descendent, elles laissent en nous une nostalgie pour toujours. D’autres montent et descendent tout de suite. À peine avons-nous le temps de les croiser et de les connaître.

Et d’autres, épuisés par le voyage, veulent prématurément sortir du train…

Parfois, on s’étonne de voir que certains passagers que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon. Ils nous laissent voyager seul, même s’ils savent que nous les cherchons partout dans le train.

Et quand nous les retrouvons, la place à côté d’eux est déjà prise… le grand mystère du voyage est que nous ne connaissions pas le moment où nous descendrons pour toujours, pas plus que nous connaissons celui de nos compagnons de voyage ou même, de celui qui est assis juste à côté de nous.

Essayons donc de faire le plus beau voyage possible, de partager nos différentes découvertes, d’égayer mutuellement notre trajet, et surtout, de nous entraider quand nos bagages deviennent trop lourds.

Pour ma part, quand je quitterai ce grand train, oui, je serai triste. Par contre, je serai en paix, car j’aurai fait mon possible pour être un bon compagnon de voyage…

Certains entrent dans notre vie et ne font que passer, d’autres s’y attardent et laissent des empreintes qui nous transforment à jamais.

Merci d’être monté dans le train de ma vie !

Source : Page Facebook « Tout le Monde Veut Être Heureux »

La leçon de français (45)

LES ÉCRITURES DU SON [j] (y, ill, II, i)

Règles

Le son [j] peut s’écrire :

– « y » : la bruyère, une rayure, prévoyant

Remarque ! Suivi d’une consonne, « y » se prononce [i] : un mystère, le lycée.

– « ill » : une douille, jaillir, réveiller

La lettre « i » est inséparable des deux « l », pour la prononciation.

– « ll » seulement après la voyelle « i » qui détermine une syllabe : griller, un sillon

Remarque ! les deux « ll » se prononcent parfois [l] : la ville, tranquille

– « i » entre une consonne et une voyelle. Dans ce cas, le son [j] se confond avec le son [i] : une liasse, vieux, cirer

– Il y a quelques graphies plus rares : les yeux, le yoga, une hyène, la faïence, un cow-boy.

Les noms féminins en [j] s’écrivent tous « -ille » : la muraille, la bouteille.

Les noms masculins en [j] s’écrivent « il » : Du corail, le recueil, le fenouil.

Astuce ! Exceptions : un portefeuille, un millefeuille, le chèvrefeuille

Exercices

1- Quelle terminaison complète le nom en gras ?

Nos voisins viennent d’emménager : ils ont organisé une cré… .

A) mayère – B) maillère – C) maillière – D) maillerre

2- Quelle écriture complète le nom en gras ?

Comment pourras-tu retrouver ton classeur au milieu de ce fou… .

A) illit – B) yt – C) ys – D) illis

3- Dans quel nom n’entend-on pas le son [j] ?

A) une pastille – B) un village – C) une brindille – D) un treillis

4- Quels mots complètent cette phrase ?

Un bouquet de … multicolores … le salon.

A) glaïeul / égaierons – B) glaïeuls / égayait

C) glaïeuls / égayais – D) glaïeuls / égayaient

5- Quel adjectif correspond à la définition suivante ?

Qui convient, va bien à quelqu’un, à son physique.

A) seyant – B) chatoyant – C) choyant – D) attrayant

6- Quel nom n’a pas la même terminaison que les trois autres ?

A) un faut… – B) un chevr… – C) un tr… – D) un cerc…

7- Quelle terminaison complète le mot en gras dans cette phrase ?

Pour disputer la course du quinté, ce cheval porte des œ… .

A) illères – B) llières – C) yères – D) yaires

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) D – 3) B – 4) B* – 5) A** – 6) D*** – 7) A****
* Une seule terminaison de verbe convient. On notera la présence d’un tréma sur le nom « glaïeuls ».
** Cet adjectif est formé sur le participe présent d’un ancien verbe français « seoir » (convenir, aller bien).
*** Après la lettre « c », il faut inverser les deux premières lettres de la terminaison habituelle pour conserver le son [k].
**** Les œillères sont des plaques de cuir attachées sur le montant de la bride et empêchant le cheval de voir ses adversaire sur le côté.

Une mise au point rafraîchissante

Depuis le temps qu’on associe grosseur et mauvaise alimentation, le texte qui suit est plus que rafraîchissant et me rejoint, alors qu’on parle d’habitudes de vie. Sous la plume de Hugo Duchaine, et publié dans le Journal de Montréal du 1er juin dernier, il rapporte les propos de Jo-Anne Gilbert, Docteure en kinésiologie, tenus lors du congrès de l’ACFAS, devenue l’Association francophone pour le savoir, à Gatineau récemment.

PARLER DE SANTÉ PLUTÔT QUE DE POIDS

Les professionnels de la santé doivent cesser de parler de poids avec leurs patients et se concentrer sur leurs habitudes de vie, a plaidé hier une kinésiologue au congrès de L’ACFAS à Gatineau.

Fini l’idée du « poids santé », selon Jo-Anne Gilbert, qui croit que celui-ci donne une image fausse de l’état réel d’une personne. Elle souligne qu’une personne mince peut fumer et mal s’alimenter, alors qu’une personne avec de l’embonpoint peut faire de l’exercice fréquemment et bien dormir, par exemple.

Docteure en kinésiologie et anciennement responsable de la promotion de la nutrition à Santé Canada, Madame Gilbert se consacre maintenant à accompagner des clients dans la gestion de leur poids.

GARE AUX DIÈTES EXCESSIVES

Elle déplore notamment les risques associés aux diètes excessives dans lesquelles se lancent souvent aveuglément les personnes déterminées à perdre du poids. Or, un régime doit être maintenu « à vie » pour garder ses résultats. « C’est ça qu’on oublie de dire », souligne-t-elle.

Elle croit qu’en évitant de parler de poids, les personnes en quête d’une meilleure santé éviteront de ne se concentrer que sur manger moins pour y arriver. Selon elle, il faut parler de nourriture saine, d’activité physique, de sommeil et de stress.

Elle reconnaît que les personnes sans surplus de poids sont généralement en meilleure santé. Cependant, elle ajoute que divers problèmes peuvent causer une prise de poids. Il ne suffit donc pas de maigrir pour se guérir, estime-t-elle.

L’art de créer des sourires

La tribu de cannibales était en fête, elle venait de capturer un missionnaire blanc. En attendant d’être mis dans le chaudron, il priait. Le sorcier arrive et commence à l’examiner de tous les côtés et de tous les angles.

– Pourquoi, m’examinez-vous comme ça ? demanda le missionnaire.

– En plus d’être sorcier, je suis inspecteur des aliments et des viandes !

Le sorcier partit, et il se remit à prier.

Voilà le chef cuisinier qui arrive.

– Quel est ton nom demanda-t-il ?

– Voulez-vous me laisser prier tranquille, et pourquoi voulez-vous savoir mon nom ? demanda le missionnaire.

– C’est pour l’inscrire au menu du jour, répondit le chef !

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Le mari se met au lit et murmure doucement et avec passion à l’oreille de sa femme :

– Je n’ai pas de bobette…

Et sa femme lui répond :

– Là j’dors, j’t’en laverai demain matin…

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Albert et Julie viennent de se marier. Ils arrivent enfin à l’hôtel après une longue journée de célébrations. Ils passent une nuit torride! Julie était encore vierge mais elle a vite compris! Une nuit d’extase !!! Lorsqu’elle ouvre les yeux, Albert est sous la douche. Il chante comme un grand ténor. En sortant de la douche, il constate qu’il n’a pas de serviette. Il va dans la chambre. Julie est assise sur le bord du lit. Albert est nu. Julie le regarde, lentement, attentivement, de haut en bas pour enfin, fixer son regard sur sa zigounette.

– Mais, mais… Albert, c’est quoi ça ?

– C’est la chose avec laquelle tu as eu tellement de plaisir cette nuit lui, dit-il en rougissant.

Elle lui répond :

– Mon Dieu, ça s’use si vite; et c’est tout ce qui reste?

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Un africain rencontre un médecin blanc et demande :

– C’est quoi exactement le Viagra ?

Le médecin :

– Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…

L’africain :

– Aaah ! C’est un calmant… !

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Une femme va accoucher et elle est dans les douleurs.

– Mon amour, dit son mari, je suis désolé, c’est un peu de ma faute si tu souffres.

– Mais non, rassure-toi, tu n’y es pour rien…

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2 secrétaires discutent :

– Il est plutôt beau gosse, le nouveau patron, dit la première. En plus il s’habille bien…

– Et vite… fait l’autre.

Le virage vert

On a pu le constater lors du dernier congrès du gouvernement de la CAQ en fin de semaine dernière, la mode est aux écolos. On parle de vert, de changements climatiques, d’énergie pur. Bref, les écologiques trouvent qu’on ne va pas assez loin. Il ne faut toutefois pas capoter et se rendre à l’évidence que le climat a produit la terre où nous vivons présentement. Si la nature a mis des millions et des millions d’années, il ne faudrait pas partir en peur et vouloir tout bouleverser en quelques petites années.

J’ai trouvé très pertinent, l’article de Richard Martineau, mardi dernier, dans les pages du Journal de Montréal sur le sujet, et j’endosse complètement son propos. C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES VERTS DEVRAIENT DESCENDRE DE LEUR NUAGE Richard Martineau

Les militants écolos voudraient que les partis politiques (plus particulièrement les partis qui sont considérés pro-business, comme le Parti conservateur et la CAQ) cessent de ne penser qu’à la croissance économique et fassent davantage d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

Difficile de ne pas être d’accord.

Comme je l’ai déjà écrit dans une chronique qui a eu un certain retentissement, même auprès de gens qui me trouvent habituellement infréquentable et radioactif, la protection de l’environnement est trop importante pour être laissée à la seule gauche.

C’est un dossier qui nous implique tous et qui devrait transcender des clivages politiques et idéologiques.

PLUS VERTS, MOINS ROSES

Cela dit, si les conservateurs doivent prendre le combat environnemental au sérieux (c’est-à-dire : injecter une bonne dose d’idéalisme dans leur programme beaucoup trop pragmatique), les militants écologistes, eux, doivent effectuer le chemin inverse, et injecter une bonne dose de réalisme et de pragmatisme dans leur programme hyper idéaliste.

Les premiers doivent devenir plus verts. Et les seconds, moins roses.

Qu’est-ce que vous voulez, chers amis écologistes ? Gagner ou avoir raison ?

C’est bien beau, dire aux gens de ne plus prendre l’avion, mais c’est contre-productif.

On vous écoute, et on a juste envie de changer de poste ou de fermer la télé.

Savez-vous où l’on vit ? On vit au Québec ! Aller dans le sud l’hiver n’est pas un luxe, c’est un remède essentiel, qui devrait être prescrit par l’Association des psychiatres.

Quand un écolo me dit de ne pas prendre l’avion alors que 500 jets privés ont atterri à Davos lors du récent Congrès sur l’environnement, j’ai la désagréable impression qu’on rit de moi.

Il y a trois ans, Leonardo Di Caprio a fait un aller-retour entre Cannes et New York en jet privé… pour aller chercher un prix qui lui a été remis lors d’un événement écologiste ! Allo ?

REGARDEZ COMME JE SUIS BON !

Quand on veut gagner une personne à sa cause, on ne lui demande pas l’impossible.

On ne lui demande pas de changer du tout au tout.

On ne fait pas la baboune chaque fois qu’elle fait un effort, en disant que ce n’est pas suffisant.

On l’encourage. On la félicite.

« Bravo, c’est un pas dans la bonne direction ! Plus qu’hier, moins que demain ! »

C’est comme ça qu’on gagne des votes. Pas en regardant les gens du haut de votre pureté et de votre intransigeance.

Oui, l’électricité pollue. Mais moins que le pétrole !

Rappelez-vous : le mieux est l’ennemi du bien.

La recherche de la perfection, loin d’aider à atteindre le but, nuit.

Parfois, je regarde certains écolos, et je me dis que ces gens ne veulent pas que les choses changent.

Ils veulent juste montrer à quel point ils sont bons, sages et vertueux.

LES PIEDS SUR TERRE

Et puis, arrêtez avec les discours catastrophiques !

Là encore, c’est contre-productif. On se dit que la situation est tellement grave que rien ne peut l’améliorer.

Vous voulez vraiment mettre les gens de votre bord ? Descendez de votre nuage et faites comme Jésus dans le Nouveau Testament : cessez de vous prendre pour Dieu et devenez humains.

Le temps des rénovations

Rénovation égale renouveau. Et quoi de mieux que le printemps pour entreprendre de tels travaux. Mais pour être pleinement satisfait et éviter les désastreuses surprises, il faut bien s’y préparer et choisir des spécialistes.

C’est ce texte que je vous propose aujourd’hui, sous la plume d’Annie Turcotte, paru dans le numéro de mai du magazine Coup de Pouce.

CHOISIR LE BON ENTREPRENEUR EN 10 QUESTIONS

Le printemps est souvent synonyme de rénovations. Pour éviter que nos travaux virent au cauchemar, voici, selon des experts, ce qu’il faut savoir avant d’engager un entrepreneur.

1- QUELLES SONT LES ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES COMMISES AU MOMENT DE CHOISIR UN ENTREPRENEUR ?
« La première erreur que les gens font est de ne pas établir un budget pour les travaux avant de rencontrer un entrepreneur », révèle François Vincent, porte-parole de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). Celui-ci nous conseille également de demander trois soumissions, afin de pouvoir comparer les prix en fonction de ce qui est inscrit dans lesdites soumissions.

2- COMMENT DÉNICHE-T-ON QUELQU’UN EN QUI ON PEUT AVOIR RÉELLEMENT CONFIANCE ?
« Je recommande aux gens de visiter le site www.trouverunentrepreneur.com, affirme M. Vincent. Celui-ci donne accès à 18 000 entrepreneurs membres de l’APCHQ. On peut demander des soumissions en ligne, ce qui simplifie grandement nos démarches. »

3- QUELS AUTRES FACTEURS DEVRAIENT INFLUENCER NOTRE CHOIX D’ENTREPRENEUR ?
« La qualité de la main-d’œuvre (des professionnels qui possèdent leurs cartes de compétence) et des matériaux proposés, le service après-vente en cas d’ajustement à effectuer, le nombre d’années en affaires et la garantie offerte sont d’autres facteurs à évaluer », ajoute M. Vincent. Les garanties de 5, 10 ou 20 ans que nous offre l’entrepreneur sont aussi bonnes que la durée de vie de l’entreprise. Si cette dernière ferme ses portes le lendemain, la garantie ne vaudra plus rien.

Le problème, c’est que parmi les détenteurs d’une licence d’entrepreneur au Québec, une forte proportion d’entreprises ouvrent ou ferment leurs portes chaque année. Or il est possible de prévenir cette éventualité en choisissant un entrepreneur qui fournit le cautionnement d’une compagnie d’assurances ou d’un plan de garantie rénovation.

4- POURQUOI Y A-T-IL UNE SI GRANDE VARIATION DE PRIX, D’UN ENTREPRENEUR EN CONSTRUCTION À L’AUTRE ?
D’après François Vincent, pour un même projet, il ne devrait pas y avoir une si grande différence de prix entre les entrepreneurs. « Si c’est le cas, on doit demander plus de détails pour être en mesure de comparer les inclusions. », soutient-ils. Pour nous permettre de comparer plus facilement les offres des entrepreneurs, le site de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC) précise que les soumissions doivent être réalisées sur la base d’un devis unique, c’est-à-dire qu’elles doivent comporter exactement les mêmes éléments.

Si l’on ne procède pas ainsi, on risque de se retrouver avec des différences importantes en ce qui a trait à la nature des travaux. Par ailleurs, on garde en tête que les estimations les plus basses peuvent se révéler irréalistes, ce qui ouvre la porte aux extras en cours de route.

5- QUELS GENRES DE PROJETS NÉCESSITENT ABSOLUMENT L’EMBAUCHE D’UN PROFESSIONNEL ?
« Dès qu’on parle de plomberie, d’électricité ou se structure du bâtiment, on doit impérativement faire appel à des professionnels, nous explique M. Vincent, nous prévenant aussi de demander les cartes de compétence. On ne se lance pas dans de tels travaux nous-mêmes, sans quoi on n’a aucun recours en cas de problème. »

6- DEVRAIT-ON NÉGOCIER AVEC NOTRE ENTREPRENEUR ET, SI OUI, COMMENT DOIT-ON S’Y PRENDRE ?
« Si l’on négocie trop serré, l’entrepreneur risque d’omettre certains détails dans le contrat afin de nous satisfaire, ce qui fera inévitablement augmenter la facture en cours de travaux. Sinon, pour avoir un meilleur prix, on peut toujours demander qu’on nous propose des matériaux moins coûteux », suggère M. Vincent.

7- A-T-ON DES RECOURS LORSQU’UN PROJET DE RÉNOVATION PREND PLUS DE TEMPS QUE PRÉVU ?
« Comme consommateur, on peut demander à faire inscrire ce qu’on veut au contrat, soulève Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec. Si les occupants doivent se loger ailleurs pendant les travaux, il est important d’établir un calendrier avec une date de fin des travaux et d’inscrire le tout dans le contrat. Les parties pourraient même préciser la conséquence d’un retard, par exemple que l’entrepreneur accepte de payer les coûts supplémentaires de relogement. »

8- QUELS SIGNES PROUVENT QUE L’ENTREPRENEUR QUE L’ON VEUT ENGAGER EST FIABLE ?
« Si l’entrepreneur que l’on souhaite embaucher détient un numéro de licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) – à valider sur le registre en ligne, au www.rbq.gouv.qc.ca –, qu’il offre des soumissions détaillées, qu’il propose différents modes de paiements et qu’il est prêt à nous montrer certaines de ses réalisations, on est sur la bonne voie », affirme M. Vincent.

9- COMMENT CONCLUT-ON UNE BONNE ENTENTE AVEC UN ENTREPRENEUR ?
Payer comptant peut en attirer plus d’un pour épargner les taxes mais, ce faisant, non seulement on encourage le travail au noir, mais on se retrouve par la suite sans recours en cas de problèmes. Ici, les porte-paroles de l’Office de la protection du consommateur et de l’APCHQ nous conseillent de signer un contrat sur lequel on a noté une liste de détails importants.

Le site Par écrit SVP (parecritsvp.com), mis sur pied par l’Association canadienne des constructeurs d’habitation, nous propose une liste des informations essentielles qui devraient figurer au contrat. Finalement, on ne doit surtout pas trancher en fonction du prix seulement. « En rénovation ou en construction neuve, le moins cher n’est généralement pas le meilleur », écrit l’ACQC sur son site internet.

10- QUELS INDICES MONTRENT, DÈS LE PREMIER CONTACT, QUE NOTRE ENTREPRENEUR N’EST PEUT-ÊTRE PAS FIABLE ?
« Si un entrepreneur propose uniquement ses services sur un site comme Kijiji, s’il utilise le terme « homme à tout faire » et s’il n’est pas membre d’une association reconnue, alors on est en droit de douter de sa fiabilité », conclut M. Vincent.

Ygreck, et ses perles de mai

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de mai.

Il faut revoir l’aide médicale à mourir

La juge Hélène Di Salvo a finalement rendu sa décision et sa sentence dans le procès de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué sa conjointe par compassion, le 20 février 2017; deux ans moins un jour !

Depuis ce verdict, on entend beaucoup de commentaires et certains ne sont pas tendre envers l’accusé. « Il n’avait pas le droit de donner la mort. », selon la famille. Facile à dire après y avoir réfléchi sérieusement. Nous, on aurait fait quoi ?

En février 2016, l’aide médicale à mourir avait été demandée et refusée par les autorités. Jocelyne Lizotte ne voulait pas vivre ce que sa mère avait vécu. Elle voulait mourir. Elle vivait dans un CHLSD depuis trois ans, sans aucune autonomie.

« Extrêmement agitée, Madame Lizotte devait être attachée 24 heures sur 24. Elle ne reconnaissait plus personne et ne recevait plus de visite. » Michel Cadotte, incapable d’en supporter plus, a décidé de commettre l’irréparable en l’étouffant avec un oreiller.

L’irréparable… voilà où est toute la question. La vie de Madame Lizotte ÉTAIT irréparable. Il n’y avait plus rien à faire d’autre que d’attendre la mort. Ses conditions de vie étaient inexistantes au point ou un chien ou un chat malade et en fin de vie, aurait commandé à son maître l’euthanasie.

La société refuse de faire souffrir ses animaux de compagnie, mais pour un être humain, on se pose encore des questions. Il faut avoir une force d’esprit exceptionnelle pour endurer ce que Monsieur Cadotte a enduré. On aurait fait quoi à sa place. Mettons-nous sincèrement à sa place, aujourd’hui, dans nos propres conditions de vie. Aurions-nous la force de poursuivre un accompagnement interminable et sans issue ?

Avec la vie trépidante qu’on s’impose, dans ce monde de fou, on n’a pas besoin de cette souffrance que d’accompagner un proche alors que la médecine ne peut absolument plus rien pour lui ou elle. Attendre la mort et ronger son frein. Il faut pouvoir obtenir l’aide médicale à mourir de la même façon que pour notre animal de compagnie, pour qui on a souvent plus d’amour que pour un être humain.

Personnellement, la suggestion de la défense d’une peine de détention de 6 à 12 mois, m’apparaissait suffisante et raisonnable dans les circonstances. Sans jurisprudence, la juge Di Salvo se devait de condamner le geste. Dès maintenant, cette jurisprudence est créée.

Mais au-delà de cette cause, il faut revoir la loi sur l’aide médicale à mourir. Il faut élargir son application pour empêcher que des conditions médicales comme cette de Madame Lizotte ne se répètent. Parce que le fond de l’histoire est que si, en 2016, on avait permis l’assistance médicale requise et souhaitée pour quitter ce monde, nous n’en serions pas là.

La leçon de français (44)

NE PAS CONFONDRE LES VERBES ET LES NOMS HOMOPHONES

Règles

À l’oral, on peut confondre certains noms avec certaines formes conjuguées de verbes. Mais leur orthographe est très souvent différente.

Ils mentent avec aplomb. / du sirop de menthe.

Tu laçais tes chaussures. / des lacets de chaussures.

Il mit trois minutes pour répondre. / de la mie de pain.

Andy couperait le pain. / le couperet de la guillotine.

Il faut que j’aille me coucher. / une gousse d’ail.

Il ne t’a pas cru. / les crues de la Loire.

Pour distinguer ces homophones, on essaie de conjuguer le verbe et on entend alors la différence : Il se peut qu’il fasse (que nous fassions) un détour. Mais on écrit : La pharmacie est en face de la boulangerie.

Attention ! Certains noms ont pour homophones des verbes à l’infinitif.

On verse du chlore dans l’eau de la piscine. Il faut clore cette discussion.

Lorsque les deux mots ont la même graphie, seul le sens permet de les distinguer.

– L’éleveur trait ses vaches deux fois par jour. (verbe traire)

– Je trace un trait rouge. (nom masculin)

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

Pour célébrer le mariage, le maire … son écharpe tricolore.

A) sein – B) ceint – C) sain – D) saint

2- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?

Après un match très disputé, les deux joueurs de tennis quittent le terrain.

A) coures – B) court – C) cours – D) cour

3- Complétez la phrase comme il convient.

Pour plonger de ce promontoire, tu … ton appréhension en fermant les yeux.

A) vaincs – B) vins – C) vint – D) vingt

4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras de cette phrase ?

Au pôle Nord, le monde scientifique voit chaque année fondre la banquise.

A) verbe – B) adverbe – C) adjectif – D) nom commun

5- Complétez la phrase comme il convient.

Je crains qu’il ne … un temps épouvantable.

A) fasse – B) face – C) fasses – D) faces

6- Complétez la phrase comme il convient.

Comme elle … d’un début d’angine, Sylvia se … chez le médecin.

A) soufre / rend – B) souffre / rangs – C) souffre / rend

7- Complétez la phrase comme il convient.

Il importe que tu … à … si tu ne … pas manques le début du spectacle.

A) soit / leurre / veut – B) sois / l’heure / veux

C) soies / l’heure / vœux – D) soie / leur / vœu

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) B** – 3) A*** – 4) A – 5) A**** – 6) C***** – 7) B
* Il s’agit du verbe « ceindre », peu utilisé aujourd’hui.
** Ne pas confondre « le court de tennis » avec « la cour de récréation ».
*** Il s’agit du verbe « vaincre », aux formes conjuguées souvent particulières.
**** Le verbe est conjugué à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes sont conjugués à la 3e personne du singulier.

Trois gouttes de lumière…

L’APRÈS

À peine la journée commencée et… il est déjà six heures du soir.

À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.

… et le mois est déjà fini.

… et l’année est presque écoulée.

… et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.

… et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.

Et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière…

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste…

N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…

Mettons de la couleur dans notre grisaille…

Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après »…

je le fais après…

je dirai après…

J’y penserai après…

On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.

Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :

après, le café se refroidit …

après, les priorités changent …

après, le charme est rompu …

après, la santé passe …

après, les enfants grandissent …

après, les parents vieillissent …

après, les promesses sont oubliées …

après, le jour devient la nuit …

après, la vie se termine …

Et après, c’est souvent trop tard …

Alors… Ne laissons rien pour plus tard… Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments,

les meilleures expériences,

les meilleurs amis,

la meilleure famille…

Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.

Boucar Diouf