L’IMPARFAIT DE L’INDICATIF : avoir – être – 1er groupe
À l’imparfait de l’indicatif, les verbes avoir, être et tous les verbes du 1er groupe ont les mêmes terminaisons qui s’ajoutent au radical.
avoir : J’avais le temps. Tu avais le temps. Elle avait le temps. Nous avions le temps. Vous aviez le temps. Ils avaient le temps.
être : J’étais en avance. Tu étais en avance. Elle était en avance. Nous étions en avance. Vous étiez en avance. Ils étaient en avance.
patienter : Je patientais. Tu patientais. Elle patientait. Nous patientions. Vous patientiez. Ils patientaient.
Pour les verbes en -gner, -iller, -ier, -yer, les terminaisons des 1re et 2e personnes du pluriel ont une prononciation quasiment identique au présent et à l’imparfait.
Astuce ! Il ne faut donc pas oublier d’ajouter un « i » à l’imparfait.
Présent
Aujourd’hui, nous nous soignons. Aujourd’hui, vous travaillez. Aujourd’hui, nous skions. Aujourd’hui, vous balayez.
Imparfait
Hier, nous nous soignions, Hier vous travailliez. Hier, nous skiions. Hier, vous balayiez.
Exercices
1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
En hiver, tu … toujours vêtue d’un anorak fourré.
A) avais – B) était – C) étais – D) étaient
2- Quel est le seul verbe conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?
A) Vous copiez le résumé. – B) Vous vérifiez les calculs. – C) Nous bénéficions d’une réduction. – D) Nous tracions des parallèles.
3- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
Au football, le tirage au sort … les équipes à égalité à la fin de la partie.
A) départagent – B) départageais – C) départageaient – D) départageait
4- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?
Avant l’invention de l’imprimerie, on copiait les livres sur des parchemins.
A) 1re personne du singulier – B) 3e personne du singulier – C) 2e personne du singulier – D) 3e personne du pluriel
5- Quelle est la seule forme verbale qui n’appartient pas à un verbe du 1er groupe ?
A) Il concluait son exposé. – B) Il accentuait son avance. – C) Elle distribuait des imprimés. – D) Elle ponctuait son texte.
6- Quel est le verbe qui n’est pas conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?
A) Je râpais du gruyère sur les pâtes.
B) Vous parlez bien trop fort.
C) Le château se situait au sommet de la colline.
7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Comme ce comédien … de la mémoire, il … capable de retenir l’ensemble de son rôle.
A) avait / était – B) était / avait – C) avez / étais – D) aviez / étais
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) D* – 3) D – 4) B – 5) A** – 6) B – 7) A
* Pour bien trouver le verbe à l’imparfait, il faut se référer aux infinitifs ; les trois premiers sont terminés par « -ier ». Ils sont conjugués au présent de l’indicatif.
** La recherche des infinitifs permet de répondre facilement pour le verbe « conclure ». NDLR – C’est un verbe du 3e groupe et il se conjugue avec l’auxiliaire avoir.
Êtes-vous de ceux qui se tapent des heures de congestion dans la grande région de Montréal ? Que vous soyez de n’importe quelle agglomération, les journées sont longues pour rentrer ou revenir du travail.
J’habite la Rive-Sud de Montréal et l’autoroute 30 est devenu un immense stationnement une grande partie de la journée. Les ingénieurs qui ont planifié ces routes n’ont pas pensé plus loin que le bout de leur nez. Pourtant, il suffit de traverser la frontière pour constater les différences de conception de voies rapides entre les deux pays.
Chez nos voisins du sud, les routes sont larges, rarement moins de trois voies avec des sorties et des entrées sur d’autres voies supplémentaires étendues sur des kilomètres pour éviter des effets d’entonnoirs. Nous sommes trop sans dessins ou quoi ? La 20, de St-Hyacinthe au pont tunnel et même jusqu’à la 40, la 30 entre la 15 et la 20, de même que la 10, de Montréal jusqu’à la 35, auraient dû être construites à trois voies au minimum, afin d’éviter les déboires que l’on connaît aujourd’hui.
Mario Dumont en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal du 2 novembre et c’est ce que je veux partager avec vous.
UN RÉSEAU ROUTIER SOUS DÉVELOPPÉ Mario Dumont
Le débat sur le troisième lien continue à animer Québec. Dans le contexte de 2018, le débat tourne à la controverse environnementale. Ceux qui favorisent ce projet sont vite taxés de vouloir miser sur l’automobile au détriment du transport en commun, donc au détriment de l’environnement.
Pourtant, des questions semblables se posent à plusieurs autres endroits. Certaines routes du Québec sont congestionnées constamment. Explications : ce sont tout simplement des routes inadaptées aux régions ou aux populations qu’elles sont censées desservir. Des régions dont la population a explosé sans que les routes suivent.
La vérité, c’est que le réseau routier québécois est carrément sous-développé, Il est encore au niveau des années 1970, à l’époque du « On est 6 millions, faut se parler ». Nous sommes maintenant près de 8 millions et demi. De surcroît, durant la même période, la population s’est concentrée vers les centres urbains que sont Montréal et Québec.
TROIS VOIES
Des exemples me frappent. On parle rarement de l’autoroute 20 dans l’axe Québec Montréal. Cette route (que j’ai sillonnée intensivement depuis 30 ans) est de plus en plus encombrée. Le sujet est rarement débattu sur la place publique, mais l’autoroute 20 à seulement deux voies ne fait plus l’affaire.
Montréal est devenue une agglomération de trois millions d’habitants. La Capitale n’est plus une petite ville, mais une grande agglomération d’environ un million d’habitants. L’axe principal reliant deux zones urbaines de pareilles envergures devrait être une autoroute à trois voies, dont celle de gauche est interdite aux camions.
Aux États-Unis comme dans la plupart des pays avancés, ce serait le cas. On ne peut pas faire semblant de s’étonner de la congestion lorsque les infrastructures sont tout simplement inadaptées aux besoins.
Même scénario pour la portion centrale de l’autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal. Depuis des décennies, le ministère des Transport savait que lorsque la 30 serait devenue une véritable voie de contournement de l’île, la section urbaine serait congestionnée du matin au soir. C’est exactement ce qui arrive. Les maires de la région demandent unanimement qu’on l’élargisse à trois voies.
Quant au troisième lien à Québec, force est de constater qu’à l’exception du petit traversier Québec-Lévis, la structure routière de la région de la capitale prend la forme d’un fer à cheval plutôt qu’une ceinture qui fait complètement le tour, comme dans la plupart des villes importantes.
ET LE TRANSPORT EN COMMUN
La 30, la 20 ou le 3e lien ne sont que des exemples. Il ne faut surtout pas placer en opposition des projets nécessaires qui visent à corriger un réseau routier déficient et l’urgence de développer le transport en commun. Ce sont deux priorités autant pour améliorer la fluidité des déplacements que pour réduire les émissions atmosphériques.
Des véhicules immobilisés polluent, gâchent la vie des citoyens et retardent la livraison des marchandises. Croire que l’amélioration des transports collectifs va régler tous les problèmes de transport constitue une illusion.
Nos transports en commun sont sous-développés ? Notre réseau routier aussi.
En condensé bien sûr, voici l’histoire de la Première Grande Guerre Mondiale 1914-1918, du moins ses grandes étapes, dont on célèbre le centenaire cette année. Cent ans se sont écoulés depuis ce premier conflit qui a fait 18,6 millions de morts dont près de 9 millions de civils.
Il ne reste plus de survivants de ce conflit, mais pour les férus d’histoire, c’est un article rempli d’intérêt pour un événement qu’on a qualifié de « boucherie », et qu’il faut se rappeler.

COMMENT TOUT A DÉBUTÉ
L’Autriche-Hongrie, avec son allié allemand, pose un ultimatum au Royaume de Serbie. Ses exigences incluent de laisser l’Autriche enquêter en Serbie, et supprimer toute association serbe faisant de la propagande contre l’Autriche-Hongrie. Les Serbes refusent.
Et ce qui a commencé comme une guerre locale se transforme en conflit mondial par le jeu des alliances entre les différents pays. Le conflit finit par s’étendre sur une grande partie du globe pendant cinq ans, sur terre, dans les airs et en mer.
LES CANADIENS À VIMY
Les Canadiens y sont automatiquement impliqués, en tant que dominion de l’Empire britannique. Ils s’y font remarquer lors de la bataille de Vimy en avril 1917. Au nord de la France, les quatre divisions canadiennes contraignent les Allemands à battre en retraite, sur une crête jugée imprenable.
Un an plus tard, l’Autriche-Hongrie rend les armes le 4 novembre 1918, et l’Allemagne signe elle aussi un armistice le 11 novembre. On espère alors que cette grande guerre mondiale sera la dernière, « la Der des Ders ».
1914
28 juin : Assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche Hongrie à Sarajevo.
5-10 septembre : Première bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). L’invasion de la France par les Allemands est repoussée.
15 septembre : Premières tranchées creusées sur le front de l’Ouest.
25 décembre : Trêve de Noël non officielle déclarée par des soldats dans les tranchées du front de l’Ouest. Soldats allemands et britanniques jouent au soccer dans le No Man’s Land, la bande de terre entre les tranchées des deux camps.
1915
4 février : Blocus sous-marin de l’Angleterre par l’Allemagne. Le 7 mai, un U-boat coule le paquebot RMS Lusitania, tuant 1198 civils.
21 avril – 25 mai : Deuxième bataille d’Ypres (Belgique, front de l’Ouest). Première utilisation massive de gaz toxique (le dichlore) par l’Allemagne.
25 avril : Début de la bataille des Dardanelles. Les Alliés tenteront pendant neuf mois de ravir la péninsule turque de Gallipoli. Les Ottomans les repoussent à 300 000 contre 500 000.
1916
21 février – 18 décembre : La bataille de Verdun (France, front de l’Ouest), la plus longue de la guerre, aboutit à une impasse. Un million de morts français et allemands.
31 mai : Bataille du Jutland en mer du Nord. Les Britanniques, au prix de lourdes pertes, frappent durement les forces navales des Allemands, qui garderont leur flotte à quai pour le reste de la guerre.
1er juillet – 18 novembre : La bataille de Somme (France, front de l’Ouest) fait un million de victimes, sans aucune percée alliée, malgré les chars d’assaut britanniques (une nouveauté).
1917
19 janvier : L’Angleterre intercepte et décrypte un télégramme où l’Allemagne demande au Mexique d’entrer en guerre contre les États-Unis (ce qui n’arrivera pas).
6 avril : Les États-Unis entrent en guerre, ce qui inquiète l’Allemagne.
9 – 12 avril : Les Canadiens prennent la crête de Vimy en France.
19 décembre : L’Empire britannique et les troupes arabes capturent Jérusalem, après 400 ans de régime ottoman.
1918
3 mars : 5 mois après le coup d’État de Lénine en Russie, le nouveau régime bolchévique signe un traité de paix avec les empires centraux. Trois millions de Russes sont morts pendant la guerre. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie n’ont plus besoin de combattre sur le front de l’Est.
27 mai – 6 août : Deuxième bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). Les Allemands, pressés d’en finir depuis l’entrée en guerre des Américains, concentrent leurs troupes en France et attaquent. Mais ils sont pris au piège par une contre-offensive française impliquant des centaines de chars et avions, qui leur inflige un revers sans précédent et décisif.
11 novembre : Signature de l’armistice, la 11e heure du 11e jour du 11e mois. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 détermine les sanctions de l’Allemagne et de ses alliés, un traité qui nourrira la frustration d’un certain Adolf Hitler.
Source : « En 5 minutes », Journal de Montréal du 10 novembre 2018
Parler de la mort demeure encore aujourd’hui un sujet tabou. On n’ose pas en parler, de peur de tenter la fatalité. Il nous reste trop de choses à faire pour envisager notre fin et même-là, on aime mieux parler d’autres choses. C’est stressant, angoissant et on est maladroit devant un tel scénario.
Mais il faut en parler parce qu’un jour, on devra y faire face. Le destin nous fera passer dans l’au-delà. Il existe des ressources qui peuvent nous aider à mieux l’affronter ou s’y préparer. On fait bien nos préarrangements, alors… Et comme l’a dit Bernard Landry, dans sa dernière entrevue à la télé, sur la question ; avez vous peur de la mort ? Il a sereinement répondu « Non, parce que personne n’y échappe. »
Alexandre Vigneault en a fait le sujet de son reportage dans l’édition électronique de La Presse, du 3 novembre. En voici le contenu.
ADIEU TABOUS ! Alexandre Vigneault
Les anglophones l’appellent le death positive movement (mouvement positif de la mort), un mouvement social qui encourage les vivants à parler ouvertement de la mort. Peu à peu, des gens brisent ce tabou avec deux espoirs : mieux mourir et, d’ici là, vivre mieux.
« N’est-ce pas ironique ? On met des fantômes et des crânes dans les jardins, mais on ne parle pas de la mort dans notre société », regrette Robin. On est la veille de l’Halloween. Plutôt que d’accrocher un squelette dans l’entrée et de préparer des sacs de bonbons, sept femmes et un homme ont choisi de s’attabler en privé dans un resto rue Saint-Denis. Sur la porte, l’affiche dit : « Death Café ».
Robin est arrivé avec son amie Michaela, d’autres seuls. Certains se connaissent, la plupart non. Ce qu’ils ont en commun ? Une envie de parler de la mort. Sans filtre. « Un Death Café n’est pas une thérapie, mais y participer peut être thérapeutique », explique Marie-France Privyk, organisatrice de la soirée. Aucun sujet n’y est tabou. Pas même le suicide.
Personne n’a une mine d’enterrement. Il sera question d’acharnement thérapeutique, du temps qu’on a – ou pas – pour dire au revoir à un proche, de la mystérieuse présence d’un être cher disparu, un peu de la peur de mourir et… pas du tout de religion. L’atmosphère n’est pas lourde. Intime, plutôt. Une mystérieuse complicité s’installe vite et les éclats de rire ne sont pas rares. Au fond, le sujet du Death Café, c’est la vie.
« J’ai plus peur de ne pas vivre que de mourir », dit Robin, qui a frôlé la mort il y a deux ans. Il a changé de vie depuis : quitté le confort de son Écosse natale pour aller à Montréal se plonger dans une culture et une langue qu’il ne connaissait pas.
« Je veux participer à ma communauté, je veux vivre. Je ne vais pas partir l’âme vide, je veux la remplir. »
— Rona, participante du Death Café
LA MORT CHANGE
Signe que les manières d’envisager la fin de la vie changent, un premier Salon de la mort s’ouvre aujourd’hui à Montréal. Son organisatrice, Phoudsady Vanny, estime que le débat sur l’aide médicale à mourir a brisé un tabou et incité les gens à réfléchir à ce qu’ils voulaient pour leur propre mort. Marie-France Privyk y voit surtout quelque chose de générationnel. « Après avoir réinvité la jeunesse et la vieillesse, les baby-boomers veulent maintenant aborder la mort à leur façon », pense-t-elle.
« Il y a peut-être un changement qui s’opère, mais très lentement, estime pour sa part Josée Jacques, psychologue spécialiste du deuil qui enseigne notamment aux futurs thanatologues. Les gens sont encore dans la culture du contrôle, du bonheur. » On veut une « bonne » mort, résume-t-elle, souci qui découlerait d’un mélange d’ouverture, de marketing et d’égocentrisme.
En juin dernier, le New York Times évoquait cette transformation en assistant à la célébration funéraire d’une excentrique dame de 88 ans, présente et bien portante, qui avait organisé elle-même ses funérailles. Ou plutôt ses « FUNérailles ». Cette fête, au cours de laquelle ses proches pouvaient notamment peindre un cercueil en mangeant des petites bouchées, se voulait divertissante et pleine d’amour.
Phoudsady Vanny souhaite aussi créer un effet « wow » avec son premier Salon de la mort. Elle ne parle pas d’explosions de confettis, plutôt de rencontres humaines et de réflexion. Katia, l’une des participantes au Death Café, ira à cet événement où les salons funéraires côtoieront des professionnels de la mort « nouveau genre » comme Hélène Giroux, accompagnante de fin de vie.
ALLER À L’ESSENTIEL
« Apprivoiser la mort, c’est donner un autre sens à la vie », estime la femme de Granby, qui offre depuis 18 ans écoute et soins à des personnes mourantes. Le métier d’accompagnante de fin de vie n’existe pas officiellement. Hélène Giroux s’y est d’abord engagée « pour éveiller sa conscience » et se préparer au départ de ses propres parents.
« C’est un contexte très particulier, la fin de vie. On est dans l’essentiel. Je voulais travailler avec les humains, pas sur une chaîne de montage, ce qui est souvent le cas dans le système de santé », dit celle qui a été brièvement préposée aux bénéficiaires. Elle fait un travail de contact physique, émotif et spirituel avec la personne mourante, mais aussi avec ses proches, qui ont souvent besoin d’être rassurés, compris et… préparés à la fin.
« Il est difficile pour une personne en fin de vie de parler de la mort avec ses proches. Elle ne veut pas faire de peine et les proches, eux, ne veulent pas en rajouter. Les gens se protègent entre eux, constate-t-elle. Avec une personne qui n’a pas cette connexion émotive, c’est plus facile. »
« On aide les gens à apprivoiser la mort, à déterminer ce qui est important pour eux et à atteindre les buts qu’ils se fixent pour la fin de leur vie, résume Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie dans la région de Vancouver. Si les choses se passent bien, la famille s’en souvient pour le restant de ses jours. Ça aide les personnes qui restent à vivre leur deuil et la personne qui va mourir à tirer le meilleur du temps qui lui reste. »
Prendre ce temps précieux pour se parler a un effet « libérateur », selon elle. « On aborde chacune des peurs, chacune des choses qui préoccupent la personne mourante et on ramène ça à ce qu’elle peut faire, dit-elle. Ça peut être écrire des cartes d’anniversaire à son enfant pour les 10 prochaines années ou acheter un cadeau de mariage, si on sait qu’on ne sera pas là pour celui de sa fille. »
« Je crois que tout le monde a peur de la mort. Personne ne veut laisser des gens derrière. »
— Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie
« On espère que ce sera vécu de manière sereine, dit Hélène Giroux, mais on ne peut pas le faire à la place de la personne en fin de vie. » Elle constate aussi ceci : quand on pense à la mort, on pense d’abord à tout ce qui est négatif et pas assez aux rapprochements, aux conversations intimes et aux « je t’aime ».
Les deux accompagnantes de fin de vie estiment que leur travail devrait être encadré par l’État. Jennifer Mallmes parle à la fois de légitimer ce rôle et de rendre les gens qui le jouent responsables. Les accompagnants de fin de vie pourraient éventuellement travailler de concert avec les travailleurs sociaux et les hôpitaux, selon elle. « Même les personnes qui côtoient la mort dans les hôpitaux et les maisons d’hébergement manquent de formation, déplore Hélène Giroux. Ils ne savent pas accompagner la fin de vie. »
(RE)TROUVER UN SENS
Dire que notre société a perdu le contact avec la mort est un euphémisme. Même les funérailles et les deuils se doivent d’être expéditifs. « On veut des funérailles le samedi pour retourner au bureau lundi », constate Josée Jacques. On fait peut-être fausse route, aussi, en disant à nos proches de ne pas en faire trop à notre mort, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir ceci ou cela, ni même de cérémonie.
« Ce que les gens ne savent pas, c’est que cette volonté est contraignante pour les vivants. S’il n’y a pas de rituel, pas de lieu, s’ils n’ont pas la chance de vivre cette transition, le deuil est plus complexe », explique la psychologue. Avant, la reconnaissance du corps constituait un élément « aidant » du deuil. « Maintenant, les rituels sont courts, au salon c’est une urne et parfois il n’y a même pas de photo, relève-t-elle. La reconnaissance de la perte se fait moins. »
Parler de la mort aide à mieux vivre, croit la psychologue. Il faut « donner un sens » à sa vie, insiste Kit, qui a longtemps organisé les Death Café. Un sens qui fait souvent défaut, croit Michaela, en relevant le vide qu’elle perçoit dans cette quête de bonheur et de performance qui est la nôtre, ce confort censé rendre heureux et qui y parvient si peu. « On n’a pas besoin d’avoir le meilleur de tout », croit d’ailleurs Rona.
« On apprend que le bonheur est un objectif à atteindre, mais le bonheur, c’est des moments », estime Dianne, qui fait du bénévolat en soins palliatifs depuis 15 ans. Robin mesure sa chance chaque matin en ouvrant les yeux. « Je dis merci pour cette autre journée, raconte-t-il, parce que je sais que demain ne viendra peut-être pas. » En fin de vie, les gens n’ont pas peur de la mort, selon Dianne, mais de ne pas avoir vécu. Elle est là, l’angoisse. « Je continue mon bénévolat parce que ça me garde humaine, connectée à ce qui est important, dit-elle encore. Quand j’accompagne les gens, je me sens très, très vivante. »
Un autre monument national nous a quitté ce mardi, Bernard Landry a terminé son parcours avec son peuple à 81 ans. Les éloges pleuvent et je retiens surtout cette remarque de Richard Martineau; « Je sais que c’est l’usage de dire, chaque fois qu’une personne publique disparaît, qu’il n’y a plus personne comme elle. C’est un lieu commun, un cliché. Une formule de politesse, qu’on répète parfois (trop souvent, à vrai dire) sans y croire. Mais je vous pose la question : voyez-vous, autour de vous, actuellement, un politicien avec la prestance de Monsieur Landry ? Moi non plus. » Il aura heureusement des funérailles d’État.
L’homme publique a été de tous les combats et croyait toujours à l’indépendance du Québec. Mais derrière cet homme public, il y avait un homme simple, généreux et convaincu. Un des beaux portraits de la personnalité de Bernard Landry sur ce plan est venu de Joseph Facal, un compagnon d’arme, dans le Journal de Montréal, au lendemain de son décès. C’est ce texte rempli d’émotion et de sincérité que je vous propose aujourd’hui. Reposez en paix Monsieur Landry.
MON AMI Joseph Facal
Il y a des textes que vous écrivez avec des larmes qui coulent sur votre clavier.
Vous écrivez par devoir, pas par envie.
Je suis présentement en France. Un ami commun m’avait appris, il y a quelques semaines, que Bernard était gravement malade. Alors, je lui envoie une lettre. Je lui dis que je voudrais le serrer dans mes bras. Ma lettre arrivera-t-elle à temps ?
Puis, un recherchiste d’une émission de radio m’appelle : il est mort. Commenteriez-vous ?
Et vous dites quoi ? Le jeune homme fait son travail, et c’est normal. Il faut rendre hommage au géant. Mais moi, je ne suis pas dans l’hommage. Je suis ailleurs. J’ai perdu le genre de personne qui, si je n’avais pas eu un père extraordinaire, aurait pu jouer ce rôle.
PROFONDÉMENT ATTACHANT
Bernard Landry fut un homme généreux, inspirant, certes imparfait, mais immense, inoubliable, profondément attachant.
Je suis né en Uruguay, un tout petit pays d’Amérique du Sud. Je suis arrivé au Québec en 1970. J’avais neuf ans.
Ma langue maternelle est l’espagnol. Dès mon arrivée, je commence à dévorer des livres sur l’histoire du Québec. Je vous épargne des détails sans intérêts, mais bon, je deviens souverainiste. Je milite au PQ et j’y rencontre Bernard Landry. Nous sommes au début des années 1980.
Je suis un gamin. L’Uruguay est un pays que la plupart des gens ont du mal à situer sur une carte. Et lui, qui est déjà une figure, s’intéresse à moi, allez savoir pourquoi. Les années passent. Je deviens député sous Jacques Parizeau et ministre sous Lucien Bouchard.
Quand Bernard Landry succède à M. Bouchard au poste de premier ministre, il me nomme président du Conseil du trésor. Moi, le petit gars de Montevideo, en Uruguay, à qui il parlait en espagnol, pour se pratiquer, disait-il.
Quand ma fille est née, il était premier ministre. Je garderai toujours le mot reçu pour l’occasion.
Je sais trop bien comment cela fonctionne quand un grand homme nous quitte. On parle de ses réalisations, de sa place dans notre Histoire. On grave la statue. Et il est normal qu’il en soit ainsi. Dans le cas de Bernard Landry, il y a en effet beaucoup à dire. Mais pour moi, avant d’être un monument, Bernard Landry fut un ami, un mentor, un confident, un complice.
UN GÉANT
Avec lui, j’ai partagé des fous rires, des pleurs et des confidences que je n’aurais osé dire à personne, sauf peut-être à mon père. Nous avons eu nos désaccords, mais sa générosité ne s’est jamais démentie.
C’est un géant qui part, certes. Mais moi, je vois partit un homme qui, dans la vie de tous les jours, m’a aidé à trouver ma voie. Cet homme était aussi admirable de proche que de loin.
Il y a combien d’êtres humains dont on peut dire qu’ils ont changé la vie de ceux qu’ils ont croisés ?
Mon blogue célèbre aujourd’hui sa onzième année d’existence et cette longévité vous revient de plein droit grâce à votre assiduité. Il est à la porte de son adolescence. Parti d’un simple essai, il est devenu ma drogue, mon pot à moi tout seul, au fil des années, mon moyen de m’exprimer sur tout ce qui pique ma curiosité. Et comme je me plais à répéter, « Il n’existe pas meilleure thérapie. »
Ces onze années d’écritures variées et enrichies m’ont permis de pondre tout près de 2 700 articles lus régulièrement par beaucoup d’entre vous et en date d’aujourd’hui la barrière des 300 000 visiteurs a été franchie pour atteindre 307 000. Plusieurs de ces écrits demeurent toujours d’actualité et peuvent être consultés via la section « Archives », en marge droite du blogue.
Quotidiennement, ces textes sont partagés sur Facebook, Twitter et Google+, et vous m’en voyez ravi. 203 personnes à travers le monde y sont abonnées et le total des commentaires au fil du temps, frisent les 3 000. C’est vous qui en faites le succès qui dépasse mes espérances et pour cela je veux vous remercier du plus profond de mon cœur. Vous me fournissez l’énergie nécessaire pour continuer. Vos commentaires sont toujours pertinents et nourrissent ma réflexion. Tant que la vie me permettra d’écrire pour vous, j’en profiterai au maximum et la retraite est loin dans mes projets.
En débutant ma carrière de blogueur en 2007, j’étais bien loin de me douter de cette longévité qui ne s’épuise pas. On dit que l’appétit vient en mangeant alors je peux affirmer sans me tromper que l’écriture vient en écrivant! Je vous remercie également pour vos remarques motivantes au hasard des rencontres et conversations mondaines. Vous n’avez pas idée combien je l’apprécie.
En terminant, je vous annonce que la série des Contes de Noël reprendra le 1er décembre prochain, à raison d’une histoire tous les deux jours, jusqu’à la grande fête. Plein de belles histoires à lire à vos petits avant de s’endormir. On me dit que ça intéresse aussi les grands et leur cœur d’enfant. C’est un rendez-vous.
Merci d’être là, et en route pour la douzième année.
Neuf années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.
Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi. Que ceux et celles qui t’ont connu, aient une pensée spéciale pour toi aujourd’hui.
« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes ».
LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : 2e groupe
Au présent de l’indicatif, tous les verbes du 2e groupe prennent les mêmes terminaisons. Pour les personnes du pluriel, il faut intercaler l’élément « -iss- » entre le radical et les terminaisons.
Je fléchis les genoux et ainsi j’amortis ma chute. Tu fléchis les genoux et ainsi tu amortis ta chute. Elle fléchit les genoux et ainsi elle amortit sa chute. Nous fléchissons les genoux et ainsi nous amortissons notre chute. Vous fléchissez les genoux et ainsi vous amortissez votre chute. Ils fléchissent les genoux et ainsi ils amortissent leur chute.
Astuce ! Comme les terminaisons des trois personnes du singulier sont homophones, il faut bien chercher le sujet pour placer la bonne terminaison.
Attention ! Tous les verbes terminés par « -ir » à l’infinitif n’appartiennent pas au 2e groupe et n’intercalent pas l’élément « -iss- » aux personnes du pluriel.
Courir – nous courons. Partir – nous partons. Dormir – nous dormons. Servir – elles servent.
Exercices
1- Quel pronom personnel complète cette phrase ?
… remplissez les verres de sirop d’orgeat.
A) Nous – B) Ils – C) Elles – D) Vous
2- Quel est le seul verbe n’appartenant pas au 2e groupe ?
A) retenir – B) engloutir – C) sentir – D) avertir
3- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?
Elle choisit une écharpe assortie à la couleur de son chemisier.
A) 1ère personne du singulier – B) 2e personne du singulier – C) 1ère personne du pluriel – D) 3e personne du singulier
4- Pour les verbes du 2e groupe, quelle est la seule affirmation inexacte ?
A) Aux 1ère et 2e personnes du singulier, les terminaisons sont identiques.
B) À la 3e personne du singulier, la terminaison est toujours en « -t ».
C) À la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ssont ».
5- Quels verbes complètent la phrase suivante ?
Le gymnaste … les genoux et il … un rétablissement inattendu.
A) plie / accomplis – B) plie / accomplit – C) plis / accomplis – D) plient / accomplissent
6- Complétez la phrase avec les verbes qui conviennent ?
Les marmottes se … dans leur terrier et elles … tout l’hiver.
A) blottissent / sommeillent – B) blottissons / sommeillons – C) blottissez / sommeillez – D) blottirent / sommeilles
7- Quels verbes complètent la phrase suivante ?
La lumière des projecteurs … les comédiens qui n’… pas à se concentrer
A) éblouit / arrive – B) éblouit / arrivent – C) éblouissent / arrivent – D) éblouissent / arrive
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) D – 2) C* – 3) D – 4) C** – 5) B – 6) A – 7) B
* En conjuguant les verbes à la 1ère personne du pluriel, on trouve la forme « nous sentons ».
** RAPPEL : à la 3e personne du pluriel, la terminaison est toujours en « -ssent ».
Assez désastreux l’échec massif des futurs profs en français, comme le rapportait le Journal de Montréal dans son édition du 1er novembre, et en première page par surcroît. Où s’en va la relève ? Que deviendra notre société si elle n’est même plus capable d’écrire correctement les mots de sa propre langue maternelle ?
On le constate à pleine page sur les réseaux sociaux, dans les courriels et toutes les communications écrites; il faut parfois relire et relire encore pour essayer de comprendre. Avec les logiciels informatiques qui suggèrent les corrections à apporter à nos écrits, beaucoup de personnes en font fi sans se donner la peine de corriger et surtout de comprendre les raisons de l’erreur.
L’ère de la phonétique adoptée un peu partout durant les trente dernières années, aura définitivement été un obstacle à notre apprentissage de la langue française et on en mesure toute l’étendue aujourd’hui.
Denise Bombardier en faisait l’objet de son article, le 2 novembre dernier. Une opinion que j’endosse complètement et que je veux partager avec vous.
LE FRANÇAIS POUR LES NULS Denise Bombardier
Avis aux lecteurs : n’écrivez pas que je moralise, que je suis élitiste et autre bêtise de la sorte.
Ne me dites pas que la langue française est trop difficile et complexe. C’est notre langue maternelle. Demandez aux Arabes, aux Japonais, aux Chinois de vous parler de leur langue respective qu’ils ne réussissent à maîtriser qu’après dix années à travailler sans relâche pour l’écrire correctement.
Ne me dites pas non plus que l’orthographe et la syntaxe sont des détails, qu’il s’agit de s’exprimer, de se faire comprendre avec ou sans l’accord du participe passé, avec ou sans un trait d’union, même si on écrit « françait » en parlant de la langue.
L’échec massif des futurs professeurs à l’examen de français à l’université, et ce, depuis des décennies, nous oblige à dresser un constat plus que douloureux, plus que déprimant. L’enseignement du français au Québec aux niveaux primaire et secondaire est calamiteux.
DÉNI
Les futurs enseignants sont le produit d’une incompétence sociale, politique et culturelle d’un Québec qui n’a plus le respect de lui-même. Un Québec dont la langue est atteinte d’une maladie sournoise non reconnue. Nous sommes collectivement dans le déni. L’échec lamentable de ces futurs maîtres quand il s’agit de réussir un test de la langue aux difficultés en principe minimes pour ceux qui espèrent enseigner à nos enfants, donc pour ceux qui vont servir de modèles de référence, n’annonce pas des lendemains qui chantent pour notre avenir linguistique.
Les candidats à l’enseignement primaire devraient être choisis parmi les meilleurs. Leurs conditions de travail, dont le salaire, devraient être rehaussées. Une société croit à l’éducation publique de qualité lorsqu’elle valorise ses maîtres, sans qui les enfants ne peuvent pas progresser intellectuellement.
Il est faux d’affirmer que les Québécois aiment leur langue et ont à cœur l’éducation. Les statistiques canadiennes démontrent le contraire. Au Canada anglais, l’éducation est d’abord un objectif des parents, et le niveau de diplomation supérieur à celui du Québec est là pour le prouver.
Le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a enseigné 17 ans au niveau primaire, a écrit un essai intitulé Et si on réinventait l’école ? La volonté manifestée par le premier ministre François Legault de placer l’éducation au centre de son action politique explique donc son choix du nouveau ministre.
FAIBLESSES
Nos faiblesses endémiques en matière d’enseignement du français sont les conséquences des choix catastrophiques de générations de technocrates au ministère de l’Éducation.
Que l’enseignement de l’anglais connaisse des problèmes aux États-Unis, que celui en France inquiète le ministre actuel, le politicien le plus populaire de son pays, qui a décidé de remonter le niveau général d’enseignement, ne justifie pas le cuisant échec de l’enseignement du français au Québec, une société fragilisée dans sa culture.
Nous avons besoin d’une révolution éducative après tant d’années de détérioration. Notre langue souffre, nos jeunes sont les victimes de nos délires éducationnels passés, et les enseignants qui ne pratiquent pas le corporatisme syndical sont transformés en boucs émissaires.
Au secours, monsieur le ministre de l’Éducation !
C’était le 5 novembre 1978 et on avait planifié une petite marche dans les sentiers du Mont St-Hilaire. Il faisait beau et frais, mais on a dû déclarer forfait parce qu’un événement exceptionnel allait se produire. C’est à ce moment, à trois heures près, que ta mère allait te donner la vie, cher Pascal. Comme une fleur à peine éclose. Le fruit d’un amour inconditionnel. Un moment débordant de joie et d’euphorie. Des instants grandioses et inoubliables qu’on prend plaisir à se remémorer dès les premiers jours de novembre.
Et que dire tout cet amour et ces amitiés qui t’ont été très bien démontrés lors de la soirée surprise de samedi dernier… 40 ans, ça se souligne, ça se fête !
Mais le petit bonhomme a grandi et il est devenu l’homme d’aujourd’hui à l’aube de la quarantaine. Déjà ! Avoir 40 ans, c’est particulier dans une vie parce que ça démontre que tu as profité de ta jeunesse, alors que beaucoup de jeunes n’ont pas la chance de se rendre si loin.
Évidemment, ça ne nous rajeuni pas, nous tes géniteurs, mais quelle satisfaction on en retire de t’avoir inculqué de belles et bonnes valeurs que tu mets en pratique quotidiennement. Tu possèdes de très belles qualités et, au fils des années tu nous as donné deux charmants et adorables petits-enfants, devenus grands; Pierre-Olivier et Audrey-Anne. Elle, frôle l’adolescence et lui, est en plein dedans.
Mais au-delà de l’amour incommensurable qu’il peut exister entre un enfant et ses parents il y a un mot, simple mais combien éloquent, qui peut résumer toute l’admiration qu’on te porte, ta mère et moi, et ce mot c’est la fierté. Fiers comme l’artiste devant son œuvre exceptionnelle. Fierté de ce que tu es devenu, et de ce que tu seras toujours.
Bon anniversaire fiston… et longue vie. N’oublie pas qu’avoir 40 ans, c’est avoir deux fois 20 ans.
Avec amour, maman et papa XXX
Le passage à l’heure normale (ou heure d’hiver) au Québec aura lieu aujourd’hui, dans la nuit de samedi à dimanche, du 3 au 4 novembre 2018. Cela signifie que l’on devra reculer l’heure d’une heure.
Le passage à l’heure normale se fait à exactement 2h du matin le dimanche, il faudra reculer les horloges, cadrans et montres d’une heure. Il sera alors 1h du matin.
MAIS, POURQUOI CHANGE-T-ON D’HEURE ?
L’heure d’hiver consiste à « annuler » le passage à l’heure d’été, qui a eu lieu cette année dans la nuit du 10 au 11 mars 2018, en retranchant soixante minutes à l’heure légale. L’heure d’été (ou heure avancée) permettrait d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage.
Des inconvénients sont régulièrement remis de l’avant par les détracteurs du changement d’heure, comme les troubles du sommeil et la plus grande consommation de la climatisation/chauffage qui compenserait négativement ce gain d’énergie.
LES EFFETS
Pour les lève-tôt, le retour à l’heure apportera plus de luminosité le matin. Toutefois, cela signifie aussi que le soleil se couchera plus tôt en soirée, d’autant plus que les journées raccourciront à vitesse grand V.
LA PETITE HISTOIRE DU CHANGEMENT D’HEURE
En 1784, Benjamin Franklin propose l’idée de décaler les heures aux changements de saison afin d’économiser de l’énergie. L’Allemagne a été le premier pays, le 30 avril 1916, à appliquer concrètement le changement d’heure. Les Anglais suivirent rapidement, le 21 mai 1916.
Au Canada, c’est en 1942 qu’un décret instaurant l’heure avancée a été adopté, avant d’être abrogé trois ans plus tard, en 1945. Le changement d’heure sera alors repris de manière autonome par les municipalités, avant de finalement être uniformisé au pays le 12 mars 1963.
Depuis 2006, la Loi sur le temps légal a permis de normaliser l’heure entre le Canada et les États-Unis. Depuis ce temps, on recule l’heure d’une heure (retour à l’heure normale de l’Est) lors du 1er dimanche de novembre et on avance l’heure d’une heure (heure avancée de l’Est ou heure d’été) lors du 2e dimanche de mars.
Cette règle s’applique partout au Canada sauf dans certains secteurs de la Colombie-Britannique, en Saskatchewan (qui n’a jamais changé d’heure) et à l’île Southampton au Nunavut.
Aujourd’hui, plus de 70 pays dans le monde participent à ce décalage horaire bisannuel.
CHANGEZ AUSSI LES PILES DE VOS AVERTISSEURS DE FUMÉE
À chaque changement d’heure, les services de protection contre les incendies demandent à la population de vérifier le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée et de remplacer les piles, si nécessaire. N’hésitez pas à suivre cette recommandation qui peut sauver des vies !