Dans son sens littéraire, un sage, c’est quelqu’un qui a un art de vivre supérieur, qui peut être considéré comme un modèle.
Alors, récemment, un sage a dit :
1. Nous aimons tous dépenser à s’acheter des vêtements, mais on ne réalise pas que les meilleurs moments que l’on passe dans une vie sont sans vêtements.
2. Prendre une consommation bien froide par une journée chaude avec des amis est agréable, mais avoir une amie chaude par une nuit froide après quelques consommations, ça n’a pas de prix.
3. Dernières nouvelles : le port du condom ne garantit plus les rapports sexuels sécuritaires; un de mes amis en portait un alors qu’il a été abattu par le mari de sa partenaire.
4. Argumenter au sujet du volume des seins des femmes, c’est comme choisir entre Molson, Heineken, Carlsberg et Budweiser. Les hommes peuvent dire leur préférence, mais vont prendre, sans hésitation, ce qui est disponible.
5. Je n’ai pas vérifié si c’était vrai, mais ça semble réaliste : une étude récente aurait démontré que les femmes qui ont un léger excédent de poids vivent plus longtemps que les hommes qui leur en font la remarque.
Vous voilà maintenant averti !

Et puis… comment avez-vous apprécié vos émissions de fin d’année à la télé francophone ?
On avait décidé, contrairement aux années précédentes, de rester à la maison bien sagement et se taper une soirée télé. Ma conjointe, entre deux visionnements de son iPad, jetait un coup d’œil furtif au téléviseur, alors que moi, j’étais vivement intéressé par la confrontation entre nos Canadiens et les Stars de Dallas, nous étions aux aguets.
Durant les entractes, j’allais voir Dans l’univers de…, à Radio-Canada. Une émission pleine de mouvements et endiablée qui nous fait forcément battre la mesure. C’était festif et entraînant. Exceptionnellement d’une durée de 90 minutes, le temps s’est déroulé à la vitesse grand V. Je ne sais pas si la reprise a suscité le même intérêt, le lendemain soir, mais je n’en serais pas surpris.
Pour revenir à la partie de hockey, là encore ce fut enlevant. Anti Niemi avait des choses à se faire pardonner et il a livré la marchandise. Alors j’alternais entre le hockey et les émissions de fin d’année. Pitonne ici, pitonne là, et comble de malchance, nos Canadiens se retrouve en prolongation alors que le Bye Bye est commencé depuis cinq minutes.
Zut ! je suis indécis ! Heureusement la prolongation ne s’éternise pas et Paul Byron sert une magnifique passe à Jeff Petry qui dégaine rapidement devant Bishop qui n’y voit que du feu. La lumière rouge scintille et c’est dans la poche; victoire de nos Glorieux 3-2, et deux points de plus au classement. Quelle magnifique fin d’année.
Je peux maintenant concentrer mes énergies sur le Bye Bye… je rejoins ma douce au salon et on « zyeute » le résultat du travail de nos artistes, leur rétrospective de ce qu’a été 2018. Nous sommes à quelques minutes de changer de calendrier.
Les idées de parodies, dans l’ensemble, représentent les dominances de l’actualité. Les costumes et maquillages sont tellement bien faits que les comédiens et comédiennes qui incarnent les personnages sont difficiles à découvrir. Les ressemblances sont stupéfiantes.
Étant une caricature des événements, ces derniers ne sont pas toujours drôles et manque d’impact. Je ne peux pas dire que j’ai ri aux éclats… loin de là. La moquerie était discrète, sans grossièreté et de bon goût. Il faut croire que la dernière année a été plus moche qu’hilarante. Le numéro de la fin, impliquant Dominique Michel, était une bonne idée… depuis le temps que c’était son dernier Bye Bye, ça nous rappelait les belles années. J’ai aussi aimé les séquences des anciens Bye Bye, surtout celles en noir et blanc. Ça fait presque 50 ans et les souvenirs sont toujours bien présents. Vous vous rappelez Olivier ? Un classique qui ne se démode pas.
Par contre, les pauses commerciales ont définitivement brisé le rythme. Il y en avait beaucoup trop ! Je comprends qu’une émission du genre soit onéreuse et commande un budget colossal, mais il me semble que c’était exagéré. D’autant plus que c’était à Radio-Canada, une société d’état qu’on finance largement comme citoyen payeurs de taxes.
En gros, je suis resté sur mon appétit. En contrepartie, l’émission Les coulisses du Bye Bye a été pour moi, plus divertissante. La façon de produire une telle émission et toute la logistique que cela implique, nous montre ses rouages, l’organisation, le déploiement et le jeu des acteurs. On y apprend des choses et on voit nos artistes sous leur naturel.
Mais le Bye Bye reste une institution qui aura toujours sa place comme émission de fin d’année. Peu importe ce qui en résulte, c’est comme la bouteille de champagne, les bulles et les feux d’artifices pour le changement d’année; INDISPENSABLE ET INCONTOURNABLE ! Et un gros merci à toute l’équipe, la PME, derrière tout ça. Mission accomplie !
LES LETTRES MUETTES
Pour trouver la lettre muette finale d’un nom ou d’un adjectif, on peut essayer de former son féminin ou de chercher un mot de la même famille dans lequel on entend la lettre.
Long – longue
Petit – petite
Lourd – lourde
Le galop – galoper
Le cadenas – cadenasser
L’argent – l’argenterie
Mais on ne trouve pas toujours de mot dérivé, ou bien celui-ci peut entraîner une erreur ; il est donc prudent de consulter un dictionnaire en cas de doute.
Un esprit – un canevas – un banc – un nœud – le caoutchouc (mais caoutchouté) – le favori (mais favoriser)
Attention ! Certaines lettres sont également muettes à l’intérieur des mots : le théâtre – un comptable – l’automne – l’enrouement.
Exercices
1- Quelle syllabe complète le nom en gras ?
Éternelle amoureuse, cette jeune fille a un cœur d’artich… !
A) aud – B) aus – C) aut – D) eau
2- Quel est le seul nom qui ne soit pas terminé par la lettre muette « s » ?
A) un chamoi… – B) un anchoi… – C) un convoi… – D) un patoi…
3- Quelle syllabe complète le mot en gras ?
Savez-vous que l’entre… était un plat servi entre le rôti et le dessert ?
A) mets – B) met – C) mais – D) mes
4- Quel est le seul nom qui ne soit pas terminé par la lettre muette « t » ?
A) un schéma… – B) un forma… – C) un clima… – D) un consta…
5- Quel est le seul nom qui n’a pas la même terminaison que les autres ?
A) un perm… – B) un favor… – C) un croqu… – D) un gribouill…
6- Quel est le seul nom qui ne soit pas terminé par la lettre muette « d » ?
A) le hasar… – B) le homar… – C) un échafau… – D) un nectar
7- Quelle(s) lettre(s) complète(nt) les noms suivants ?
L’aspe… – le respe… – un suspe… – l’instin…
A) t – B) ct – C) ts – D) s
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C* – 2) C – 3) A – 4) A – 5) B** – 6) D – 7) B***
* Même si le terrain sur lequel poussent les artichauts est « une artichautière », seul le recours au dictionnaire permet de trouver la lettre finale. Pas de confusion avec l’adjectif « chaud ».
** Bien que le féminin de « favori » soit « favorite » et que le verbe dérivé soit « favoriser », ce nom n’a pas de lettre muette.
*** Là encore, présence de deux lettres finales muettes.
« Se réveiller en santé chaque matin, est la plus grande richesse que nous puissions avoir dans la vie ».
Une nouvelle année s’amorce et on a un peu beaucoup l’impression de repartir à neuf, de renaître. Certains prennent des résolutions… qu’ils ne peuvent tenir bien longtemps, alors que d’autres s’en moquent.
Encore cette année, lecteurs et lectrices, je ne vous souhaite qu’une seule chose; la santé. Celle qui vous permettra de réaliser tout le reste. D’atteindre vos objectifs et projets, de vous surpasser, de vivre la paix des beaux jours, de semer du bonheur et de la joie autour de vous. Il faut avoir goûté à la maladie pour apprécier la santé, cet état physiologique qui nous est prêté et qu’inconsciemment on ne mesure pas toujours les bienfaits.
Quoi qu’il en soit et plus que tout, souriez à la vie sans lui en demander trop, mais juste ce qu’il faut.
Bonne et heureuse année 2019.
Le 31 décembre c’est le moment de regarder en arrière, du moins les douze derniers mois, de faire son bilan et se demander si 2018 a répondu à nos attentes. Si le chemin qu’on s’était tracé, était le bon.
Le premier janvier dernier, on mettait le pied dans la nouvelle année avec plein de projets, de résolutions, avec l’idée de repartir du bon pied, sans oublier le « pot » à Justin, l’événement le plus stupide de l’année. Pour certains, ce renouveau était rempli d’espoir. C’est la période du « on efface tout et on recommence. »
LES JOURNAUX
Les journaux inondent les derniers jours de décembre en faisant de la rétrospective; on revoit les passages oubliés, bons ou mauvais, les souvenirs reviennent. On a aussi eu droit à de petits miracles de la vie; de belles histoires à se mouiller les yeux et à se dire que nos petits bobos sont parfois insignifiants devant ceux des autres.
On a aussi parcouru ces douze mois avec le spectre de Donald Trump et ses sempiternelles déclarations incendiaires qui menacent la planète toute entière. En espérant que l’avenir du monde n’en soit pas trop affectée.
Bref, les moments privilégiés refont surface pour nous rappeler combien le temps passe vite. Les disparus ne sont pas oubliés mais bien présents dans nos mémoires. Ce qui nous semblait déjà si lointain n’est vieux que de quelques mois, voire quelques semaines. À travers le quotidien, on s’arrête, on fait une pause, puis on passe à autre chose. Ainsi va la vie. L’arrivée de l’an 2000 c’était hier, pourtant, ça fera 19 ans demain!
LA TÉLÉVISION
La télévision n’est pas en reste, avec plein d’émissions spéciales; le Bye Bye est devenu une institution et un divertissement qu’il ne faut pas rater… en pyjama pour faire changement. Familles et amis se regroupent autour du téléviseur pour écouter et revoir les parodies tragi-comiques des évènements marquants de l’année qui s’achève.
La politique y jouant un très grand rôle, les caricatures devraient mettre en lumière les Plante et son anglicisme, Couillard qui n’aura fait que passer, Barrette enfin disparu en santé, Trudeau avec sa marijuana et finalement, notre nouveau premier ministre Legault et son équipe de novices. pour ne nommer que ceux-là. Et à la fin du décompte, les mousseux éclatent, on s’étreint et on s’embrasse en se souhaitant traditionnellement tout ce qu’il y a de plus merveilleux.
Il en est ainsi partout sur la planète et depuis longtemps. Dans les grandes capitales c’est le même mouvement euphorique qui se répète aux sons des pétarades de pièces pyrotechniques. Et même si la menace terroriste plane en certains endroits chauds, le cœur est à la fête.
C’est ce que j’apprécie le plus du temps des Fêtes; cette trêve d’agressivité, cette générosité et ces élans d’amour qui nous invitent à prendre le temps, à prendre son temps pour soi et ses proches… si éphémère soit-elle, c’est une douce et intense sensation de bien-être et de bonheur.
LES SPORTS
Puisque le sport fait partie de notre quotidien, on peut affirmer sans se tromper que nos équipes professionnelles n’ont pas trop soulevé les passions; l’Impact, les Alouettes et nos Glorieux nous ont laissé sur notre appétit et très sceptiques pour l’avenir.
Le dernier printemps sans nos Canadiens, c’était comme un cornet sans crème glacée. On a ça dans nos tripes. Marc Bergevin a fait amende honorable pour la nouvelle saison en dynamisant son équipe. Les Domi, Tatar, Kotkaniemi et autres ont su donner un second souffle aux partisans et leur ajouter une bonne dose d’espoir.
Et l’amateur de baseball en moins espère depuis toujours le retour de nos Expos. La flamme renaît depuis quelques mois, alors que la baseball majeur parle de plus en plus de Montréal. Auront-nous enfin la chance de profiter des chaudes soirées d’été pour se divertir au stade. J’en serais ravi.
AILLEURS
On me répète qu’il faut vivre le passage à la nouvelle année à New York, un incontournable à ce qu’on raconte. J’aimerais bien vivre ça un jour… Ici, en Floride, c’est le rituel traditionnel où on se rassemble à la salle communautaire dès 20h00, avec nos consommations et grignotines.
Mais, exceptionnellement cette année, nous n’y seront pas. Louise et moi on a décidé de regarder les émissions spéciales dans notre salon, confortablement assis, peut-être en pyjama, et apprécier les émissions spéciales offertes pour l’occasion.
C’est un peu comme l’amour… il faut varier pour briser la monotonie. Et puis, il y aura un autre premier de l’an dans douze mois. Alors, un peu de changement ne sera pas dramatique.
DÉCEPTION ET ESPOIR
Du côté un peu plus personnel, 2018 aura été l’année du changement de nid; l’aménagement de notre nouveau condo tout neuf en mars dernier. C’est assez bizarre ce que la vie peut nous réserver. Alors qu’on devait déménager, le projet des Terrasse Cent4, à La Prairie est venu combler nos attentes.
Un complexe dynamique et bien pensé pour des retraités et semi-retraités au cœur d’une communauté active offrant tous les services de proximité. Nous adorons et ça nous rappelle que dans la vie, rien n’arrive pour rien.
2019 s’amène rempli d’espoir pour que les grands de ce monde, les décideurs, prennent grand soin de cette belle terre pour s’épanouir et non se détruire. C’est mon souhait le plus cher pour ce nouveau départ.
ET VOUS
Mais vous, comment se passe votre 31 décembre? Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette tradition, ce passage à la nouvelle année, qu’est-ce qui vous inspire? Ne vous gênez pas pour vous exprimer, et vos commentaires sont toujours les bienvenus et appréciés. Festoyez, ayez beaucoup de plaisir et surtout, rappelez-vous… La modération a bien meilleur goût!
Bonnes festivités!
Qui n’a pas entendu, au retour des vacances du temps des Fêtes, qu’il est bon de revenir au travail parce que la période a été divertissante certes, mais très occupée par les rencontres et les nombreux déplacements. Bref, le retour au travail et reprendre sa routine seraient comme des vacances. Bizarre non ? C’est peut-être qu’on ne sait pas s’arrêter.
Mathieu Bock-Côté, sociologue, auteur et chroniqueur au Journal de Montréal, brossait un portrait assez juste de notre société actuelle, inondée de technologies, dans son article de jeudi dernier. C’est ce texte que je vous propose. Prenez du temps pour le lire parce qu’il déborde de vérités et principalement pour ce temps de l’année.
LA VIE AU RALENTI Mathieu Bock-Côté
Il y a globalement deux manières de vivre le temps des Fêtes.
La première, la plus courante, consiste à passer d’une grande table à une autre, chaque repas devenant un festin sous le signe d’une abondance gargantuesque. Elle a été chantée en d’autres temps pas Hi Ha Tremblay, alias Michel Barrette, dans Le Temps D’une Dinde ! Elle a son charme !
FRÉNÉSIE
Et pourtant, il y en a une autre. Sans s’interdire quelques banquets, et tout en goûtant pleinement les joies de la famille et de l’amitié, il s’agit plutôt, cette fois, de se soustraire à la pression sociale et de redécouvrir, pendant quelques journées d’hiver, le charme de la vie au ralenti.
Notre existence est aujourd’hui frénétique. Prenons le cas d’une famille standard, avec papa, maman, et deux enfants. Il y a de bonnes chances qu’elle soit installée en banlieue, c’est-à-dire qu’il est à peu près certain que les deux parents, d’une manière ou d’une autre, perdent une partie importante de leur vie dans le trafic.
Entre le travail des parents, l’école des enfants, les rendez-vous obligatoires des premiers et les cours auxquels on se sent obligé d’inscrire les seconds, la vie semble prendre la forme d’une course maniaque vers nulle part.
Cette existence barouettée est épuisante. Combien de fois a-t-on pu entendre un ami nous expliquer qu’au terme de la journée, il ne lui reste plus qu’une heure pour se reposer, et cela, s’il est chanceux.
Notre existence est aussi hachurée.
Qui est encore capable de regarder un film de la première à la dernière seconde sans regarder son téléphone, sans consulter ses courriels, sans s’égarer sur Facebook, ou pire encore, sans perdre son temps sur Instagram ? Qui est encore capable d’ouvrir un livre et de s’y laisser happer sans consulter sans cesse ses médias sociaux ?
Notre existence est aussi pressurisée par la société de consommation qui nous bombarde de sollicitations publicitaires cultivant en nous des désirs artificiels et loufoques. S’il est agréable de s’entourer de beaux objets et de vivre dans l’aisance, sans s’inquiéter de son endettement ou de ses fins de mois, il est insensé d’accrocher son bonheur à la frénésie consommatrice.
Le capitalisme devenu fou nous entraîne dans sa folie.
SILENCE
Et pourtant, il suffit de s’arrêter un peu pour reprendre son souffle et comprendre que notre mode de vie cloche. Il est aliénant. Il fait passer notre soumission active à un système déréglé pour la seule manière légitime de poursuivre la quête du bonheur.
Il faut savoir s’arrêter, reprendre son souffle, en se demandant si cette existence frénétique, hachurée et consommatrice est vraiment tenable. Il suffit quelquefois de s’arrêter quelques jours pour s’en rendre compte.
S’installer dans un sofa. Lire un vrai livre. Aller marcher sans son téléphone une heure. Goûter le silence.
Il suffit de cela, quelquefois, pour avoir envie de reprendre sa vie en main.
Mieux vaut s’en rendre compte plus tôt que tard.
Résonnez tambours et trompettes… notre petite « grande » fille franchie la barrière de l’adolescence. Parce qu’aujourd’hui, princesse, c’est une journée toute spéciale. Nous sommes le 28 décembre et que se passe-t-il le 28 décembre ?
C’EST TON ANNIVERSAIRE !!!
Chanceuse ! Te voilà à l’ère des grandes transformations et tu es toujours aussi jolie… et ton sourire… Wow ! Irrésistible !
Ta grand-mère et moi aurions certainement aimé être avec toi, te serrer dans nos bras, te câliner… Hélas, à notre âge, nos vieux os réclament leur dose de chaleur, surtout en hiver. Mais, ce n’est que partie remise.
Tout n’est pas perdu. Il nous reste le bon vieux téléphone… ne t’en éloigne pas trop et attend notre appel. Mais d’ici-là, on peut crier à tout le monde que des petits-enfants comme toi nous ramènent une bonne dose de jeunesse.
On sait ce que peut être l’amour des parents pour leurs enfants, mais pour les grands-parents aussi, ça ne se mesure pas tellement, c’est grandiose et immense. Alors que cette belle journée d’anniversaire soit fantastique, joyeuse, à la hauteur de tes attentes et remplie d’amour… et de chocolat. Qu’elle te réserve également de belles surprises.
Avec tout notre amour, nos gros câlins et nos bisous,
Grand-maman Loulou et grand-papa Normand XXX
Avec tout ce qui se dit en anglais, en franglais et tout dialecte qui soit, on verra peut-être la lumière au bout du tunnel dans l’application de la Loi 101. C’est ce que la ministre Nathalie Roy a promis dès son assermentation comme ministre de la culture et des communications, responsable de la langue française; l’application de cette loi avec fermeté. L’envahissement de titres et de termes anglais a assez duré et si c’est devenu la mode de tout angliciser, il est grandement temps d’y mettre un terme.
Je me souviens qu’au début de la Loi 101 du gouvernement Lévesque, en 1977, la raison sociale d’un commerce devait être en français. Le commerce de peinture et décoration Color My World avait alors francisé sa raison sociale en La couleur au foyer. Staples avait fait de même pour devenir Bureau en gros. Et bien d’autres… Ce qui semblait impossible, ne l’était pas finalement ! Malheureusement, les temps ont bien changé.
Le 21 décembre dernier, Sophie Durocher en a fait le sujet de son article dans les pages du Journal de Montréal. Étant entièrement d’accord avec son opinion, il me fait plaisir de le partager avec vous.
EN FRANÇAIS, S’IL VOUS PLAÎT Sophie Durocher
Si la culture était une partie de hockey, je remettrais l’étoile de la soirée à la nouvelle ministre de la culture et des communications, responsable de la langue française, Nathalie Roy. Elle a annoncé cette semaine que, même si elle ne modifiait pas la Loi 101, elle l’appliquerait avec plus de « fermeté ».
Bravo, Madame. Mais vous savez quoi ? Ce n’est pas seulement à vous, au gouvernement, de faire respecter le français. C’est à nous tous. Chaque jour. On ne peut pas crier contre l’Ontario qui piétine le français si nous-mêmes, on ne s’en soucie pas plus que ça.
MON CARNET DE QUESTIONS
Depuis quelques semaines, je note dans un petit carnet des situations du quotidien qui me hérissent. C’est mon carnet des « pourquoi ».
Pourquoi, sur les ondes de 107,3 on présente le segment : « Would you rather ? », un dilemme où l’on doit choisir entre deux options.
Pourquoi le programme de mentorat de Netflix, en partenariat avec Québec cinéma, porte le nom de « Talent Lab » ?
Pourquoi le nouveau restaurant Henri s’adresse souvent à ses abonnés Instagram uniquement en anglais ?
Pourquoi l’émission de chasse et pêche de RDS s’appelle-t-elle : « Le shore lunch » ? Oui, je sais, c’est une expression consacrée qui désigne le festin que se font les pêcheurs, sur le rivage, en apprêtant leurs prises du jour. Mais on aurait pu se forcer un peu, non ?
Pourquoi le site internet du chef Danny St-Pierre s’appelle « Foodlavie » ?
Pourquoi une femme aussi ancrée au Québec que Léa Clermont-Dion a-t-elle un descriptif Twitter uniquement en français ? (PHD Student @ulaval | TvHost #mitsouet léa | Author and director | #cyberviolence # cybersexism).
Pourquoi le prochain album de Brigitte Boisjoli s’intitule-t-il WOMEN (même si je sais qu’elle y chante des standards de country) ?
Pourquoi le nouveau resto de Martin Juneau au Centre Rockland va s’appeler Pastaga’s alors que son autre resto s’appelle Pastaga ? Une orthographe anglaise pour la clientèle anglophone du quartier ?
Pourquoi la nouvelle émission d’humour qui sera diffusée à Z en janvier 2019 s’intitulera Roast battle : le grand duel ? Oui, je sais, l’émission produite pas ComédieHa est adaptée du format original Roast battle, diffusé aux États-Unis sur Comedy Central. Oui j’apprécie qu’on ait rajouté trois mots en français. Mais si au Québec on a pu franciser Star Académie et La Voix, on aurait pu faire de même pour un combat d’humoristes, non ?
Au cours des deux derniers mois, j’ai été servie par des unilingues anglophones dans trois commerces (coiffeur, pizzéria, resto). Pourquoi, quand je me suis plainte à ces trois occasions, les gérants m’ont répondu « Montréal, c’est bilingue » ?
Pourquoi, lorsqu’on appelle le service à la clientèle de certaines compagnies, a-t-on l’impression de parler à Paidge Beaulieu, le personnage de Katerine Levac à SNL Québec ? « Qu’est-ce que je peux t’aider avec ? Canceller ou recéduler ? »
MEA CULPA
Ne vous en faites pas, je m’inclus aussi dans cette liste. Pourquoi ai-je si souvent la tentation d’utiliser une expression anglaise au lieu de me forcer pour trouver l’équivalent en français ?
Une dernière question : pourquoi, comme résolution pour 2019, on ne prendrait pas la résolution de mieux soigner notre français ?
LE SON [ ẽ ] (in)
Le son [ ẽ ] :
« in » : un incendie, mince, un lapin
« ain » : demain, maintenant, le vainqueur
« ein » : un frein, geindre, peindre
« en » : notamment en fin de mot après les voyelles « i », « é » et « y » : un gardien, un lycéen, moyen
« yn » : un lynx, une synthèse, lyncher
Devant les lettres « b » et « p », le « n » se transforme en « m » : un timbre, imbriquer, important, limpide, une symphonie
Il existe quelques écritures plus rares :
« aim » : la faim, le daim, un essaim
« eim » : la ville de Reims
Attention ! Dans certaines régions, on ne fait plus la différence entre les sons [ ẽ ] et [ œ̃ ] : un brin de laine / un ours brun.
Heureusement, les mots dans lequel le son [œ̃] s’écrit « un » ou « um » sont peu nombreux : un, chacun, commun, lundi, emprunter, humble, le parfum.
Exercices
1- Quelle écriture du son [ ẽ ] complète tous ces verbes ?
c…dre, f…dre, g…dre, astr…dre
A) ain – B) in – C) ein – D) en
2- Quelle écriture du son [ ẽ ] complète tous ces noms ?
Une n…phe, un s…ptôme, le t…pan, des c…bales
A) ain – B) ym – C) in – D) yn
3- Quelle écriture du son [ ẽ ] complète le nom en gras ?
Dans la penderie, tous les vêtements sont placés sur des c…tres.
A) ein – B) in– C) ain – D) yn
4- Quel est le seul mot dans lequel on n’entend pas le son [ ẽ ] ?
A) un synonyme – B) la syntaxe – C) une syncope – D) synchroniser
5- Quelles écritures du son [ ẽ ] complètent successivement les noms en gras ?
L’exam… des enc…tes acoustiques n’a révélé aucun défaut.
A) in / in – B) en / ein – C) en / ain – D) in / yn
6- Avec quel groupe de lettres peut-on former le nom qui complète cette phrase ?
Au dixième kilomètre, la … saisit le coureur qui ne s’est pas ravitaillé.
A) n-l-g-f-a-e-i-a – B) g-l-f-r-a-i-e-n – C) e-l-a-g-n-i-e-r-f – D) f-m-g-l-r-a-i-a-e
7- Quelles écritures du son [ ẽ ] complètent successivement les noms en gras ?
Savez-vous quels sont les s…ptômes de la rhinophar…gite ?
A) ym / in – B) im / yn – C) yn / ym – D) ym / yn
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) B* – 3) B** – 4) A*** – 5) B – 6) B**** – 7) D
* La présence d’un « b » et d’un « p » induit obligatoirement la consonne « m » en finale du son [ ẽ ].
** Bien que de la même famille que le nom « ceinture » (latin cintura), le nom « cintre » ne prend pas de « e ».
*** Prononcez ces mots à voix haute pour obtenir la bonne réponse.
**** g-l-f-r-a-i-e-n (FRINGALE)
À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus joyeux des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.
Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.
Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !
Enfin, la nuit prochaine sera la nuit magique tant attendue. Les enfants en rêvent depuis 24 jours et ils auront de la difficulté à s’endormir ce soir. C’est dans cette euphorie que je vous propose cette histoire de Louis Émond, auteur…
Nos trois enfants ont les yeux ronds comme des grelots.
– Filmer le père Noël ? s’étonne notre aînée. On a-tu le droit ?
– Comment on va faire ? demande fiston.
– On va se cacher ! décrète notre petite dernière en sautillant.
En cette soirée du 24 décembre 1994, l’excitation s’est vite décuplée à l’annonce de notre projet.
– Une seule chose sera cachée, dis-je. La caméra.
– Bon, on se brosse les dents ! intervient ma femme. Puis au lit !
La bouche pleine de pâte dentifrice, nos trois amours m’écoutent leur décrire la minuterie, le détecteur de mouvement et le déclencheur ultrasensible relié à la caméra. À défaut d’autre chose, au moins ça sonne vrai.
Une demi-heure plus tard, nos trois canetons dorment à poings fermés.
Commence alors le marathon. On emballe des cadeaux, les nôtres et « ceux du père Noël », on mange le biscuit (mou) et boit le lait (tiède) laissés par les enfants, on remplit des bas accrochés au manteau de la cheminée, on dessine des traces de traîneau dans la neige et celles des empreintes de sabots des rennes et, enfin, cinq minutes avant minuit, on met la caméra en marche afin que le père Noël n’apparaisse pas dès le début de l’enregistrement.
Enfin, un court moment pour relaxer ! Ma femme et moi en profitons pour nous étendre dans le confortable fauteuil du salon.
La première chose que j’entends, ce sont les enfants.
Qui sautent, dansent et crient qu’il est venu ! Hein ? Quoi ? Déjà ?
Par la fenêtre, le blanc de la neige me renvoie la lumière éblouissante du soleil. Nom d’un renne, nous sommes passés tout droit !
Sourire contraint aux lèvres, ma chérie et moi accueillons nos chatons qui nous réclament la vi-dé-o, la vi-dé-ooooo !
La déception qui les attend me brise le cœur.
Lorsque les premières images apparaissent à l’écran, le silence est dense.
Les secondes passent. Rien.
– On l’a manqué…, murmure la plus jeune.
Ma femme et moi n’osons pas nous regarder. Soudain, notre fils s’écrie :
– J’ai vu du rouge… ! Recule la cassette, papa !
Confus, j’obéis, et mes enfants poussent un cri de joie en voyant une silhouette pourpre traverser rapidement l’écran. On rembobine et on regarde. Une fois, deux fois… dix fois ! Les enfants sont fous de joie. On a réussi ! On a filmé le père Noël !
Le soir venu, dans la chambre, je me tourne vers ma femme. Elle me sourit tendrement.
– Bravo… cachottière ! dis-je.
– Cachottière ? s’étonne-t-elle.
– Qui donc s’est levée cette nuit, a revêtu le costume et s’est filmée ?
Je la vois blêmir.
– Ce n’était pas… toi ? demande-t-elle.
NDLR.: Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2019, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.