Prendre conscience

ConscienceLorsqu’on est jeune et de façon générale, on se croit invincible. La fatalité se retrouve très loin dans nos inquiétudes. On a toute la vie devant nous et ceux et celles qui nous quittent pour un monde meilleur sont souvent des gens âgés; un vieil oncle, une vieille tante, un grand-parent. Puis les années passent où on fait d’agréables rencontres et des personnes nous accompagnent pour un bout de chemin ensemble. Au fil du temps, nos cercles d’amis et de connaissances changent et évoluent pour différentes raisons; une réorientation de carrière, un déménagement. Enfin bref, dans une vie il s’en passe des choses et on espère vivre vieux et en santé.

Mais voilà que les années passent et que chacun des anniversaires nous fait prendre conscience qu’on se dirige vers la fin. Loin de moi l’idée d’être négatif ou d’avoir des idées noires mais c’est un fait, le meilleur sera toujours derrière nous. En vieillissant, on commence à songer à notre départ. On n’en connaît pas la date mais c’est une évidence. On est plus prudent, plus sage et aussi plus méfiant, plus réservé, comme si soudainement on sortait de notre vie trépidante de jadis pour retrouver une certaine accalmie. Nous sommes plus enclins à régler les vieilles chicanes et à faire la paix avec les autres, à éviter ou régler les conflits.

Pendant de nombreuses années, ma famille et mon entourage étaient épargnés par la mort. S’il y avait bien un endroit où je n’allais jamais, c’était les salons funéraires. Puis, contrairement aux loteries, c’était souvent notre tour et voilà que j’avais un abonnement chez l’entreprise de pompe funèbre. Les proches et connaissances nous quittaient en série et là, c’est au tour de ceux et celles de ma génération. Au fil du temps, j’apprends qu’un ancien collègue est très malade, un autre est décédé subitement. Des gens de mon âge, à peine retraités pour certains, et qui n’ont pu profiter du temps que la retraite leur offrait. On ne connait pas sa destinée et c’est beaucoup mieux ainsi.

Il y a dix jours à peine, j’apprenais qu’un ancien collège attendait son admission dans un centre de soins palliatifs. Ce mot qui évoque la fin de la vie, l’entrée du tunnel dont on ne revient pas. À peine admis, il rendait l’âme. 68 ans! Immédiatement les souvenirs sont sortis de ma mémoire. Tous les moments qu’on a passés ensemble, de sa manie de tout écrire en petite lettre dans son carnet personnel et que seulement lui arrivait à déchiffrer. Même si ça faisait plus de dix ans qu’on ne s’était pas vu ou parlé, les images dans ma tête étaient aussi claires que si elles venaient d’arriver. D’autres sont partis avant lui, laissant également des souvenirs impérissables qui refont surface à chaque fois.

Quand des gens de mon époque et avec lesquels j’ai grandi s’en vont, je prends conscience que je suis sur le décompte, que la vie nous est prêtée et que le Créateur peut décider à tout moment de me l’enlever. N’a-t’il pas dit «J’irai vous chercher comme un voleur». La fragilité et la vulnérabilité s’installent avec le temps. Loin d’être obnubilé par cette vérité, il faut prendre la vie du bon côté et en profiter pleinement. C’est ma philosophie que j’entends suivre pour le temps qu’il me reste.

Mettre du soleil dans une journée

Merci4Il y a de ces jours où tout va pour le mieux. On se sent en plein contrôle et on mord dans la vie à pleine dent. Si en plus, on reçoit une forte dose d’amour, d’appréciation et d’attention, on est comblé. Aujourd’hui c’était mon cas. Dès le dernier coup de minuit sonné, ma Loulou s’avançait vers moi, fière d’être la première personne à me souhaiter le meilleur en ce jour de mes 64 ans. Dès lors, je savais que mon cellulaire allait jouer sa douce musique d’un appel, d’un texto, d’un courriel, reçus durant toute la journée. Et je ne m’étais pas trompé. À un point tel que j’ai dû recharger mon téléphone en début d’après-midi.

Évidemment, mon blogue et les réseaux sociaux y sont pour quelque chose dans cette soudaine popularité mais, j’ai toujours été impressionné par ces gens qui prennent la peine de s’arrêter quelques instants pour prendre le clavier et exprimer leurs souhaits spontanément à d’autres qui célèbrent un anniversaire. Vous n’avez pas idée combien ça met du soleil dans une journée. Moi, je suis un maniaque en la matière puisque j’ai cette manie de noter dans ma liste de contacts, chacun de leur anniversaire, pour leur écrire un petit mot le jour venu et mettre à mon tour du soleil dans cette journée et leur souhaiter ce qu’il y a de meilleur.

Un anniversaire c’est propre à chacun et c’est beaucoup plus qu’un chiffre. C’est un moment qu’il faut célébrer chaque année et apprécier. Le moment de prendre un temps d’arrêt et se laisser bercer par l’amour, sous toutes ses formes, que les gens peuvent nous témoigner car, comme le dit la chanson; «Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien».

C’est dans cet esprit que j’ai vécu ce jour d’anniversaire et même si j’ai répondu à chacun de vous, je veux vous remercier sincèrement, haut et fort, d’avoir pris la peine de m’adresser un petit mot de circonstance. C’est définitivement le plus beau cadeau qu’on peut espérer recevoir et qui reste toujours une valeur inestimable, une nourriture pour le cœur et l’âme.

MERCI!

In Memoriam – Stéphane Lizotte – 14e anniversaire

CroixDéjà 14 ans, tu nous quittais pour un monde meilleur. Tu aurais eu 47 ans cette année. Tu es peut être loin de nous, mais tu es toujours présent dans nos cœurs et nos pensées. Nous ne t’oublierons jamais. Continue de veiller sur nous, avec ta maman à tes côtés.

La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.

In Memoriam – Pauline Geoffrion – 4e anniversaire

Pauline GeoffrionQuatre années se sont écoulées depuis ce coup de fil nocturne qui annonçait ton départ. Tu t’es envolée sans prévenir, sans déranger, mais laissant tes proches dans la tristesse la plus profonde. Encore aujourd’hui, l’épreuve reste indélébile, comme un mauvais rêve.

Nous voulions te rendre un hommage bien mérité. C’est notre façon de te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. Continue de veiller sur nous tous et de guider les pas de tes descendants.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

Mourir dans la dignité

Mourir dignitéLa loi sur les soins en fin de vie, sanctionnée par le gouvernement du Québec le 10 juin 2014, entrera en vigueur en décembre qui vient. Trois mois avant son application, on commence à en parler, les médecins attendent la sortie d’un guide pour les aider dans leur pratique… après plus 15 mois. Expliquez-moi ce retard si vous le pouvez mais disons que c’est une preuve des lenteurs administratives de notre société. Évidemment, ceci amène le débat sur la place publique et même les médecins sont divisés. Pourquoi faut-il toujours qu’on en discute juste à la veille de son application? Allez comprendre l’incompréhensible.

Toujours est-il que je suis entièrement en faveur de cette loi. J’ajouterais même qu’il était temps qu’on s’enlève les doigts dans le nez et qu’on soit compatissant avec les personnes souffrantes en fin de vie. Il était temps que le patient choisisse lucidement sa sortie, quand c’est la seule issue possible.

Évidemment, le débat est de nouveau lancé. Les pours et les contres s’affronteront animeront le débat, restant sur leurs positions et invoquant toutes sortes de raisons, malgré les balises que la loi leur imposera. Mais ce qui demeure le plus important et incontournable c’est le choix du patient d’avoir l’option de partir dans la dignité. Souvent, il décide de ce choix en toute lucidité et on se doit de le respecter.

Je fais un parallèle avec les cas de suicide; une autre façon souvent atroce de partir. C’est toujours dramatique mais c’est le choix personnel de la personne, souvent perturbée, qui commet l’acte parce qu’elle ne voit pas d’autres issues. Dans ce cas, la victime est confuse, dépressive et souvent mentalement incapable d’endurer une atroce souffrance mentale. C’est sa façon de mettre fin à ses pensées noires, intenables et de partir souvent sans explications. Les proches acceptent alors, dans l’incompréhension la plus totale, le geste posé. Ils ne peuvent expliquer l’inexplicable et le Code criminel ne condamne plus ce geste.

Pour les patients en soins palliatifs, l’avantage est que mentalement, les patients sont parfaitement lucides et en mesure de décider, d’analyser et de prendre une décision éclairée, ce qui est différent de quelqu’un qui se suicide. La personne est libre de décider de son départ, après discussions avec ses proches et le corps médical n’a rien d’autre à faire que d’obtempérer et de respecter les dernières volontés exprimées clairement par leur patient.

On aura beau dire ou faire, mourir dans la dignité avec cette loi prend vraiment tout son sens. Loin d’être un cas de conscience, c’est choisir sereinement son moment de passer à la vie éternelle.

Le français régresse encore

Langue francaiseSelon certaines personnes bien pensantes, il n’y a toujours pas lieu de s’inquiéter de la langue française au Québec. Permettez-moi d’en douter! Selon moi, on se fait endormir à petite dose, au point où on ne s’aperçoit de rien. Niet! Ni vu ni connu! Et ça passe comme une lettre à la poste.

L’autre jour, je visionnais les gags full ado à la télé, produit dans le cadre du festival Juste pour rire ici à Montréal. Une émission où des adolescents prennent au piège les gens de la rue pour finalement leur dévoiler le pot aux roses, sous les rires spontanés des victimes. La musique de fond et quelques effets spéciaux font en sorte qu’on n’entend pas les conversations, mais le visuel est très explicite. Voyez-vous, j’aime bien lire sur les lèvres et je me suis rendu compte que les gens échangeaient en anglais. Rien en français, ou immensément peu.

Pire encore, toutes les affiches sont également unilingues anglaises. En vérifiant de plus près, j’ai vu des autobus de la STM en arrière-plan, tout en reconnaissant certains édifices montréalais. Je suis tombé en bas de ma chaise. Pourquoi on agit de la sorte? Pour l’exportation du produit? Si c’est le cas, c’est pas trop fort et on nous prend pour des idiots. J’ai toujours pensé que les touristes s’amenaient à Montréal pour notre cachet francophone, à l’européenne. Drôle de façon de nous dénigrer à l’étranger et imaginez comment on nous perçoit…

C’est ce que je défini en petite dose. On ne réagit pas, on ne dénonce pas et on s’écrase, comme des colonisés. Autre exemple, les 5-6-7 septembre se tiendra au Quai de l’horloge du Vieux-Port de Montréal, Le festival YUL EAT en collaboration avec Delta Airlines. Un événement axé sur les découvertes culinaires avec animations et tout ce qu’on peut trouver dans un festival. Pourquoi YUL EAT? Je décode YUL pour l’indicatif international de l’aéroport Trudeau et EAT pour manger. Personne n’a trouvé de titre français pour désigner l’activité? Personne n’a réagi non plus et ils en sont à leur seconde édition. Faut croire que non et soyez sans crainte, il y aura foule. Une autre petite dose…

Encore un autre exemple. Un mouvement s’est créé à Montréal, plus précisément dans le West Island, pour obtenir l’affichage des commerces dans les deux langues. Ils en ont contre les marchands qui affichent uniquement en français dans leur patelin. Ils exigent que la loi 101 s’applique en affichant dans les deux langues avec prédominance du français, comme le prévoit la loi. C’est le monde à l’envers et voilà que les anglos invoquent la Charte de la langue française pour faire avancer leur cause. On aura tout vu. Une autre petite dose…

Finalement, un message publicitaire passe à la radio présentement pour inciter les gens à converser en français. On y entend des étrangers exiger qu’on leur parle en français. Pourquoi les francophones auraient à produire de tels messages alors qu’ils représentent la majorité linguistique au Québec, sinon que leur langue est menacée? Poser la question, c’est y répondre… À petite dose! C’est identique pour les Costco Wholesale, Canadian Tire, Second Cup, Play It Again Sports de ce monde, sans oublier les CIBC pour Canadian Imperial Bank of Commerce, RBC pour Royal Bank of Canada, ou MEC pour Mountain Equipment Company entre autres, qui cachent leurs raisons sociales anglaises sous un acronyme pour se donner bonne conscience.

Le visage de Montréal au niveau de l’affichage, reprend lentement et à petite dose, son visage des années 40 et 50. C’est exactement ça une régression.

Le baiser de Raymond

chienPour donner un nom hors du commun à mon chien, je l’ai nommé Baiser (comme pour un baiser mignon). Ce fut une erreur, mais je ne l’ai remarqué que plus tard.

1°) Lorsque après mon déménagement je me suis rendu à la municipalité pour le faire enregistrer, je dis au percepteur que je venais payer la taxe pour Baiser. Il me répondit qu’il n’y avait pas encore de taxe à payer pour cela.

– Mais il s’agit d’un chien, lui répondis-je.

Il me répliqua que les relations sexuelles avec les animaux sont interdites par la loi, mais que malgré cela, il n’y avait pas de taxe à payer.

– Vous ne comprenez pas, lui dis-je, j’ai Baiser depuis que j’ai neuf ans…

Il me jeta dehors.

2°) Pendant notre voyage de noces, le chien nous avait accompagnés. Comme je ne voulais pas qu’il nous dérange, je demandais à la réception de l’hôtel une chambre supplémentaire pour Baiser. La dame de service me répondit que toutes les chambres de l’hôtel étaient équipées à cet effet.

– Vous ne comprenez pas, lui dis-je. Baiser m’empêche de dormir toute la nuit.

Mais elle me répondit qu’elle aussi, ça l’empêchait de dormir.

3°) Une fois, je me rendis à un concours de beauté pour chiens, je voulais y présenter Baiser. Un gars à l’entrée me demanda la raison de ma présence au concours. Je lui répondis que j’étais ici pour Baiser. Il me suggéra de faire imprimer mes cartes d’entrées privées et de les vendre. Lorsque je lui demandais si le concours était télévisé, il me traita de pervers.

4°) Un jour, Baiser tomba malade et je dus le conduire chez le vétérinaire. Le lendemain, j’allai le reprendre.

– Lequel est-ce, me demanda la demoiselle en feuilletant dans ses cartes d’admission, Milou, Médor, ou Paf?

– Que diriez-vous de Baiser, lui répondis-je, et je reçus une gifle.

5°) Le même jour, Baiser s’échappa et je le cherchais partout. Je me rendis au refuge pour animaux pour le chercher.

– Que voulez-vous? me demanda le gardien.

– Baiser, lui répondis-je.

Il était d’avis que ce n’était pas le bon endroit pour baiser.

6°) Je cherchais toute la nuit. Vers 4 heures, un agent de police me demanda ce que je voulais en pleine nuit dans ce quartier chic, lorsque je lui répondis que je voulais seulement Baiser et rien d’autre, il m’embarqua.

7°) Lors du divorce, ma femme et moi devions nous présenter devant le juge pour le partage des biens. Naturellement, je voulais à tout prix garder mon chien, je ne voulais pas le lui laisser :

– Votre Honneur, j’avais déjà Baiser avant le mariage.

Il répondit simplement :

– Et alors? Moi aussi!

Et si le peuple américain osait?

TrumpLes élections présidentielles américaines sont encore loin et voilà que l’arrivée du milliardaire Donald Trump y met du piquant. Faut dire que le coloré bonhomme n’y va pas de main morte avec ses déclarations et jugements fracassants et nul doute qu’il ne fait pas de politique pour le cash. Serait-il, comme certains CONtribuables, écœuré de l’inertie des hommes politiques dans les différents dossiers de la nation? Est-ce qu’il serait exaspéré par la langue de bois des politiciens de carrière? Qu’a-t-il à gagner mis à part de faire un grand ménage dans le pays et faire ce que ses prédécesseurs n’ont pas eu le courage de faire; mettre les pendules à l’heure!

Les sondages le démontrent et il ne cesse de prendre une confortable avance sur ses adversaires à l’investiture républicaine. Et si le peuple américain décidait et osait lui faire confiance au point d’en faire un président nouveau genre? Après tout, il a sûrement fait fortune en prenant de bonnes décisions d’affaires. Il serait peut-être temps qu’on donne la chance à un puissant financier de gouverner le pays d’une manière différente d’un politicien de carrière. Avec de bons conseillers, il pourrait rendre de précieux services à ses concitoyens et qui sait, provoquer une révolution économique prospère. On pourrait assister à la fin du politically correct.

PKP4Je fais le même parallèle avec le Québec et Pierre-Karl Péladeau, un financier et homme d’affaire puissant et prospère qui amène une nouvelle approche de la politique. Maladroit? Un peu mais il faut bien commencer quelque part. Dès qu’il ouvre la bouche, ses adversaires montent aux barricades et brandissent le spectre du conflit d’intérêts. On le voit dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec. Dès qu’il ose émettre une opinion, le fantôme de Québécor fait trembler les adversaires politiques. PKP représente une menace pour les politiciens de carrière, les champions du laisser-aller et de l’inertie devant les primes qu’ils attribuent sans compter. Il faut écrire l’histoire et prendre le tournant comme en 1976 alors qu’on nous prédisait les pires atrocités si un gouvernement souverainiste prenait le pouvoir. Un gros coup d’épée dans l’eau et on connaît la suite.

De grands chefs et premiers ministres ont essayé de faire prospérer le Québec. Mis à part la révolution tranquille de Lesage et le meilleur gouvernement que le Québec ait connu depuis les 50 dernières années, celui de René Lévesque en 1976, très peu y sont parvenus. Quand on regarde comment va le Québec d’aujourd’hui, un puissant et insatiable collecteur de taxes, un homme avec une vision d’affaires ne ferait pas pire. Après avoir tout essayé et tenté, c’est peut-être la solution; dans trois ans, changer la tendance comme nos voisins du sud et oser.

La puissance des médias. L’inertie de la RAMQ

RAMQLes cas pathétiques d’enfants atteints de maladies ou déficiences souvent incurables, se multiplient dans les médias qui semblent être les seuls capables de faire bouger les choses. Ailleurs dans le monde, certains traitements toujours onéreux, sont disponibles mais inaccessibles parce que les parents n’ont pas les ressources financières pour en bénéficier. Quand ils ont épuisé toutes les ressources, dilapidés leurs économies et jusqu’à s’endetter à n’en plus voir la fin, c’est là que les médias prennent la relève en sensibilisant l’opinion publique.

Encore plus triste lorsqu’on nous affirme que la RAMQ ne couvre pas ces frais. Pourquoi? Cette réponse ne devrait jamais être donnée. Elle ne devrait jamais même effleurer l’esprit des gens. La solution ultime devrait venir justement de cet organisme que tout le monde finance. Pour faire une analogie avec les assurances collectives qu’on retrouve dans le monde du travail, c’est la collectivité qui défraie le coût des prestations. Tout au long d’une carrière, des employés ont toujours contribué à son financement et tous n’en n’ont pas nécessairement bénéficié à part égale. C’est la force du nombre qui fait en sorte de profiter d’un tel régime.

Tout le monde dénonce le gaspillage éhonté de nos gouvernements et de nos institutions. Les exemples ne manquent pas pour le démontrer. On dépense sans compter très souvent dans des projets farfelus. Pourquoi on ne s’occuperait pas collectivement de notre monde, de notre population humaine, celle qui souffre et que ses moyens financiers ne peuvent venir à bout pour se donner une petite chance d’espérer vivre, avec tout ce que le bonheur que ça peut apporter. S’il est une chose qui n’a pas de prix, c’est la vie. La RAMQ devrait faire abstraction de ses couvertures et ouvrir le coffre-fort pour soulager son monde. Faire en sorte de poursuivre sa mission de veiller et contribuer au bien-être de tous les québécois.

Si tous ensemble et avec empathie nous sommes capable de réussir l’impossible en réagissant au cri du cœur que les médias transportent et en réalisant l’espoir d’une vie meilleure, imaginez ce que toute une population pourrait faire pour soulager les familles que ces maladies appauvrissent. La maladie frappe à tout vent, sans distinction de classe sociale, raison de plus pour donner le coup de pouce victorieux à ceux pour qui cette action représente le point de salut, l’espoir de mordre dans la vie.

Placés devant une situation dramatique, les québécois sont généreux de nature et veulent spontanément faire une différence. Mais avant tout, la RAMQ doit prendre en charge tous ces cas où les parents à bout de ressources espèrent profiter d’une aide de dernier recours et qu’ils cheminent sur la voie de la guérison, sans se soucier de ce que ça coûtera. Une société en santé, c’est une société productive, allumé et à l’écoute des autres. C’est à la RAMQ d’être le fer de lance, de faire une différence, de remplir son rôle.

Des p’tites vites pour rigoler

Humour2L’amour, c’est comme une partie de cartes. « Si tu n’as pas un bon partenaire, tu dois avoir une bonne main! »

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À la pharmacie, la vendeuse dit :

– On a des shampooings pour les cheveux gras, des shampooings pour les cheveux secs, des shampooings pour les cheveux normaux… Le client lui dit :

– En avez-vous pour des cheveux sales ?

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Le mari :

– À chaque matin quand je me rase, j’ai l’impression de rajeunir de 10 ans.

Sa femme lui répond :

– Tu devrais te raser avant de te coucher!

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Le père :

– Trouvez-vous que mon fils me ressemble?

L’ami :

– Oui, mais c’est pas grave, d’abord qu’il est en santé.

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Un mari dit à sa femme sur le point d’accoucher :

– Si le bébé te ressemble, ça va être extraordinaire.

La femme répond :

– Si le bébé te ressemble, ça va être un miracle.

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Dans une maternité, une infirmière dit à une jeune mère :

– Votre bébé est un vrai petit ange. Une fois couché, il ne bouge plus!

La jeune mère répond :

– Le vrai portrait de son père!

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Une femme téléphone à son mari et lui dit :

– J’ai passé 2 semaines dans une clinique d’amaigrissement et j’ai fondu de moitié.

Il lui répond :

– Reste un autre 2 semaines!

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Comment appelle-t-on un fonctionnaire qui travaille deux heures par jour?

Un hyperactif…

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Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur…?

Le chômeur a déjà travaillé.

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Au cimetière Côte-des-Neiges, un Chinois dépose un bol de riz devant la tombe de son père. Le gardien qui se promenait au même moment s’approche de lui et demande :

– Quand pensez-vous que votre père viendra manger son bol de riz?

Le Chinois lui répond :

– La même journée que votre père à vous viendra sentir les fleurs que vous avez placées au pied de sa tombe.

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Dis-moi, demande ce monsieur à son épouse, si je venais à mourir, aurais-tu beaucoup de peine?

– Oh ! Mon amour! Comment peux-tu en douter? Tu sais bien que je pleure pour un rien!

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Une femme entre dans une bibliothèque et demande au préposé :

– Monsieur, pouvez-vous m’aider à chercher un livre?

– Certainement, madame. Lequel?

La femme, le sexe intelligent écrit par Émilie Girard.

– Les livres de science-fiction sont au sous-sol, Madame.

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Un monsieur est à l’hôpital avec la tête enveloppée d’un solide pansement. Son infirmière lui dit :

– Mon pauvre monsieur, votre femme doit vous manquer!

Ce dernier répond :

– D’habitude oui, mais cette fois-ci, elle m’a eu!

Belle journée au golf

2015-08-19 001Ce n’est pas mon habitude de me présenter sur un terrain de golf un jour de canicule, mais disons que je ne voulais pas rater la dernière édition du tournoi de golf annuel du Groupe des Retraités Municipaux de Longueuil ce mercredi, sur les allées du magnifique Parcours du Cerf de Longueuil. C’était la première fois que cette rencontre amicale se tenait à cet endroit et il était temps que ça se produise.

Toujours est-il que le mercure indiquait 30°C avec un facteur humidex se rapprochant des 40°C et il faisait affreusement chaud au moment de débuter la compétition sur le coup de 13h00. 124 golfeurs dans des voiturettes bien alignées, escortées par les officiels du parcours, roulaient à la file indienne vers les différents tertres de départ assignés à l’avance pour le coup d’envoi simultané, shot gun pour les initiés.

Mes compagnons de jeu, que vous pouvez voir sur la photo en début d’article étaient, de gauche à droite; Mario Lemieux, ne pas confondre avec le grand joueur de centre des Penguins de Pittsburgh, Lise alias Bobinette, votre humble serviteur et le conjoint de Lise, le jovial Gilles. Heureusement, une petite brise s’est mise de la partie et on a pu tolérer un peu mieux l’humidité. Avec un départ canon qui nous maintenant à -1, le naturel est revenu au galop pour terminer avec un respectable 77. La partie était du type Vegas meilleure balle.

De retour au pavilllon, la petite frette était la bienvenue et disparaissait assez rapidement dans le gosier au point d’y goûter à peine… Mais quelle sensation quand ce houblon descend goulument vers l’estomac… Indescriptible de satisfaction. C’est à ce moment que Carole, la conjointe de Mario et Louise ma conjointe, se joignaient à nous pour le banquet qui nous attendait dans une salle attenante. Là aussi, le potage et la délicieuse et juteuse portion de bœuf étaient à la hauteur de la renommée de cette cuisine.

Mis à part la bouteille thermos de 2 litres que j’ai gagné par tirage au sort, on n’a récolté qu’une peau et le teint plus basané, témoignant de notre journée de plein air. Mais bon, il faisait bon de retrouver d’ex-compagnons de travail dont on avait perdu la trace. Les anecdotes du passé prenaient rapidement le dessus des conversations. Quand vous passez 36 ans à côtoyer les mêmes personnes, il se développe des liens et expériences inoubliables qu’on aime bien se rappeler dans ces moments-là. Certains on vieillit alors que d’autres sont restés pratiquement les mêmes et l’âge ne semblait pas les avoir affectés. Tant mieux!

Merci à toute l’organisation pour cette belle journée. L’ambiance était à la fête et on sentait un bel esprit de camaraderie. Un succès sur toute la ligne et j’espère bien répéter l’expérience l’an prochain, avec les mêmes compagnons de jeu… s’ils veulent bien de moi.

Paroles d’enfants

ÉclairAlors que je parcourais mes réserves de textes, je suis tombé sur le texte qui suit et qui démontre ce qu’il peut se passer dans la tête des enfants. Comme les orages sont assez fréquents par les temps qui courent, j’ai pensé le partager avec vous parce qu’il dégage cette candeur qu’ont les enfants et surtout leur émerveillement spontané.

Une petite fille marchait tous les jours pour aller et revenir de l’école. Bien que ce matin-là, la température posait question et des nuages se formaient, elle se rendit à pied à son école élémentaire.

Durant l’après-midi, les vents s’élevèrent et les éclairs apparurent. La maman de la petite craignait que sa fillette ne prenne peur en revenant à la maison et que la tempête électrique puisse lui faire du tort. Inquiète, la maman, s’empressa de prendre la route, en voiture, vers l’école.

En route, elle vit apparaître sa petite, qui, à chaque éclair, s’arrêtait, regardait en haut et souriait. Quelques éclairs se succédèrent rapidement et, chaque fois, l’enfant regardait vers l’éclair et souriait.

Sa mère parvint à ses côtés, baissa sa fenêtre et lui demanda :

– Mais, que fais-tu là?

Et l’enfant de répondre :

– J’essaie d’être belle, car Dieu n’arrête pas de prendre ma photo!