Nous en sommes à notre troisième journée au pays des gougounes et on ne voit pas le temps passer. S’installer, faire le ménage, laver l’extérieur de la maison et débroussailler les plates-bandes, ça occupe tout le temps. Enfin on y va à petites doses puisque la chaleur est au rendez-vous et il nous faut s’y habituer à nouveau.
Lentement, les snowbirds se pointent le bout du nez. Lise et Gilles sont arrivés en début d’après-midi hier et on a pris le repas ensemble au souper. Le voyage s’est très bien passé et l’ami Gilles est plus que satisfait de sa nouvelle acquisition; une Toyota Prius flambant neuve. Jean-Guy et Francine quittent le Québec la nuit prochaine alors que pour les Lemieux ce sera vendredi en même temps que Dominique et Michel.
Satisfait d’un autre Trudeau à la tête du Canada? Moi pas! Il a de la graine du père et je suis loin d’avoir confiance. Enfin en démocratie, le peuple a fait son choix et il faut le respecter. Prenez bien note de sa chevelure foncée qui se grisera rapidement avec le temps parce que la politique, ça use. Il n’est élu que depuis deux jours et les ministres des provinces sont sur le bouton panique avec la légalisation du pot. Ils devraient commencer à en fumer, ça calmerait leurs petits nerfs. Même chose du côté des financiers à qui les prochains déficits font craindre le pire. -Tu m’as voulu-u-u-u, tu m’as eu, comme le dit la chanson… Subissez maintenant. On est habitué au Québec… On est pogné avec le barbu-qui-rit-jaune, pour quatre ans.
Pour revenir à nos moutons, quelques chiffres; le prix de l’essence ordinaire ici en Floride est de 0,69$ le litre, incluant le taux de change en date de maintenant. Quant aux denrées alimentaires, il faut se fier aux coupons pour espérer des aubaines, parce que beaucoup d’aliments d’utilités courantes sont vendus au même prix qu’au Québec, avant la dépréciation du dollar. Quelqu’un m’a dit que l’affluence des oiseaux des neiges fait monter les prix. Difficile de vérifier cette affirmation quand nous ne sommes pas là. Enfin la taxe de vente est de 6% et on se reprend un peu là-dessus.
Pour ajouter une touche d’humour à cet article, avez-vous déjà vécu un jour votre anniversaire qui est tombé dans l’oubli? Personne ne vous a même appelé pour vous offrir ses vœux. Assez triste merci. Mon frère m’a fait parvenir l’histoire qui suit et qui traite du sujet. Le gars va s’en rappeler jusqu’à la fin de ses jours…
« Je me suis réveillé hier et j’avais 58 ans. Je ne me sentais pas très bien mais j’espérais que ma femme me souhaiterait un joyeux anniversaire. À ma grande déception, elle ne m’a même pas dit bonjour.
Au petit déjeuner, mes enfants ne m’ont pas parlé. Au bureau, ma secrétaire m’a dit :
-Joyeux anniversaire!
J’étais heureux, car au moins elle s’était souvenue de moi, mais à ma grande tristesse, mes collègues m’avaient oublié.
À midi, ma secrétaire m’a dit :
– Pourquoi ne pas déjeuner ensemble?
J’ai dit que c’était la plus belle chose qu’on m’avait proposée ce jour. Nous sommes alors partis prendre un verre et manger ensemble. Sur le chemin du bureau, elle m’a dit :
– Pourquoi retourner au boulot si tôt un tel jour?
Et me proposa de passer chez elle. Arrivés chez elle, elle m’a offert un verre et m’a dit :
– Cela ne te dérange pas que je me mette à l’aise?
J’ai répondu :
– Quelle question!
Et dans ma tête je me disais que ça pouvait être une expérience intéressante. Elle est partie dans sa chambre et est revenu avec un immense gâteau, suivie de ma femme, de mes enfants, de mon patron et de tous mes collègues. Et moi j’étais comme un con, à poil dans le salon…
CONNASSE! Je l’ai viré sur le champ! »
Voilà, c’était mon clin d’œil humoristique. Merci Sylvain.
Il fait bon se lever sous un soleil radieux et se dire que seulement 5 heures nous séparent de nos quartiers d’hiver. C’est dans cet esprit qu’a débuté cette magnifique journée sous le soleil de la Floride. Le mercure est monté jusqu’à 30°C et au moment de rédiger cet article, il est 22h00 et le mercure affiche encore 23 degrés C.

Mis à part une circulation plus dense autour d’Orlando, on a roulé à la vitesse maximale permise de 113 km/h… on a triché quelque peu en programmant le régulateur de vitesse pour 115. Sur l’Interstate 4, entre Daytona et Orlando, les travaux entrepris depuis deux ans avancent bien. On peut déjà voir les structures érigées pour les futures voies rapides. Sur l’Interstate 75 là aussi c’est une vraie ruche et on peut déjà prévoir que l’élargissement total sur 3 voies de chaque côté deviendra réalité. Tout ça se fait sans déranger la circulation qui ne ralentit pas.
La sortie 143 nous étant devenue familière avec les années, je me suis surpris à observer les alentours qui n’a pas changé. Pour les habitués, le commerce de machinerie d’excavation qui était en construction le printemps dernier presqu’en face du WInn Dixie, est en opération. Au camping, c’était désert! Une poignée de compatriotes est arrivée et les sites déserts et verdoyants n’attendent que les snowbirds pour s’animer. J’ai fait quelques clichés pour les amis, histoire de leur présenter leurs terrains en temps réel.
Arrivé chez-nous, tout était à l’ordre exception faite des plate-bandes qui débordaient de végétaux en broussaille. Notre absence a laissé des traces et l’opération nettoyage dans les prochains jours, leur donnera une cure de rajeunissement. On s’appliquera également à faire le ménage pour rendre la maison plus vivante et la réveiller, en quelque sorte.
L’important est d’avoir bouclé le parcours sans problème afin de profiter du merveilleux climat de la Floride pour tous les longs mois d’hiver. C’est la rançon de la gloire lorsqu’on accède à la retraite et de nos jours, nous restons jeunes plus longtemps. Personnellement, je suis convaincu que passer les hivers au soleil prolonge notre existence. Et ici, il y a plein de preuves vivantes de ce que je viens d’affirmer. J’ajouterai même que ça nous permet d’être plus actif toute l’année.
Pour la suite, je vous invite à profiter de votre assiduité au blogue pour partager avec nous, notre séjour et qui sait, peût être vous donner le goût de tenter l’expérience au moment de devenir rentier. C’est la folie ennivrante que je vous souhaite.
De mon oreille droite, j’écoute des bribes de la soirée des élections et on vient d’affirmer que le prochain gouvernement canadien sera Libéral et majoritaire. Préparez-vous à fumer du pot parce que c’est ce que Justin a promis. Les prochains déficits passeront mieux.
Amis et parenté du Québec vous n’êtes pas en reste puisque nous aussi au réveil, le gel avait fait son œuvre durant la nuit. Les vitres de l’auto étaient blanchies et il a fallu activer fortement le dégivreur pour pouvoir reprendre la route. En Virginie, le mercure affichait péniblement un 3°C pour une deuxième journée consécutive, mais le soleil radieux prenait sa place dans un ciel sans nuage. La nuit de sommeil a été réparatrice et il faisait bon dormir dans la douillette literie de la chaîne d’hôtels Holiday Inn, sans oublier le petit déjeuner inclus dans toutes les réservations. C’est parfait lorsqu’on doit prendre la route pour toute la journée. Dès huit heures, c’était le départ!
Pour faire une analogie avec hier, d’autres carcasses animales décoraient les accotements autoroutiers, du moins ce qui en restait. En Caroline du Nord, deux immenses camions-remorques tentaient de sortir une automobile et un gros camion de 53 pieds enfoncés profondément dans le bois qui longe la voie médiane. Probablement des pertes de contrôle à deux endroits différents, à en juger par les traces de freinage apparentes. Les ouaireux s’en sont donnés à cœur joie.
Les longues heures à circuler sur ces routes nous permettent de juger de la témérité des certains automobilistes et il ne faut pas se surprendre d’un bilan routier assez dévastateur chez nos voisins du sud; changement de voie sans signaler, vitesse excessive, se suivre de trop près, cellulaire au volant et j’en passe. Un moment donné, vous roulez paisiblement en écoutant de la musique où en observant la route, lorsqu’un automobiliste sorti de nulle part vous double à grande vitesse et en vrai débile. Je sais bien qu’il se produit la même chose chez-nous, mais avec la qualité de leurs routes, pas étonnant que le stock car soit si populaire… Ils conduisent de la même façon… Dans l’cul de tout le monde, pour prendre une expression populaire.
Bon, laissons de côté ma bougonnerie pour vous dire qu’à 20h00, nous étions arrivés au Holiday Inn Express de St-Augustine North en Floride, avec 1135 kilomètres de plus au compteur. Certains vont penser qu’on est épuisé mais il n’en n’est rien. Mis à part le copieux déjeuner pris à l’hôtel, on ne prend qu’un seul repas au restaurant et c’est presqu’en fin d’après-midi. On fait des pauses au besoin et c’est suffisant. Pour les friands de statistiques, j’ai mis jusqu’à maintenant 91,00U$ d’essence «super» dont le prix varie entre 0,78U$ et 1,00U$ le litre. C’est en Caroline qu’on peut trouver les meilleures aubaines pour l’or noir.
Au moment d’écrire ces lignes, il fait 19°C et demain matin nous entreprenons la dernière étape vers nos quartier d’hiver. On se déguise en touriste, donc le t-shirt et les culottes courtes seront de mise et si tout va bien, on devrait arriver à destination en début d’après-midi. À demain…
Un lever assez frisquet ce matin où le mercure affichait un maigre 3°C, sous une pluie glaciale. Un vrai temps pour neiger qu’on s’est dit. Dame nature, la jalouse, nous a certainement entendu puisqu’avant d’arriver au poste frontalier de Lacolle, autour de 7 heures, la pluie se changeait en flocons de neige mouillée. La marde blanche pour être plus précis. Tous les snowbirds se sont donné la main pour partir aujourd’hui puisque le délai d’attente était de 40 minutes. Personne ne rouspétait et attendait sagement son tour. Faut pas contrarier le douanier…
En circulant sur le New York State Thruway, quelques discrets rayons de soleil tentaient de percer l’intense couverture nuageuse. Arrivé à Albany, Galarneau s’est imposé pour le reste de la journée. En Pennsylvanie, on pouvait voir clairement au loin, les endroits où la pluie tombait. Beaucoup de chevreuils broutaient le long des autoroutes sans vraiment se soucier de la circulation. Ils auraient pourtant dû parce que plusieurs carcasses de leurs congénères servaient de buffet aux charognards des alentours. Triste spectacle! Le malheur des uns fait le bonheur des autres…
C’est plaisant de circuler sur les routes américaines les fins de semaines. Très peu d’entraves si ce n’est quelques courtes sections d’autoroutes ramenées à une seule voie. Aucun bouchon de circulation et une fluidité à faire rougir le maire Coderre. Les américains sont passés maîtres dans l’art de la signalisation routière. C’est tellement clair que même un aveugle s’y retrouverait. Et que dire de leurs cônes orange… Ils sont deux fois plus costauds que les nôtres!
Finalement, vers 20h30, au bout de 1129 km, nous étions confortablement installés dans une grande chambre du Holiday Inn Express Southpoint de Fredericksburg, en Virginie, à la sortie 126 de l’Interstate 95. Demain, après un copieux déjeuner gracieusement offert par nos hôtes, on reprendra la route avec du long, mais pas pour longtemps. Si on rejoint la Géorgie ou au mieux le nord de la Floride, les bermudas vont sortir des valises assez rapidement merci.
Au moment où j’écris ces lignes, j’apprends que nos Glorieux ont vaincu les Red Wings par la marque de 4-1. YESSSSS! Il faudra commencer à les prendre au sérieux les p’tits gars. Sur ce, on vous dit à demain…
Une fois l’auto chargée de ses bagages, la caravane hivérisée et tous les systèmes au point mort, il ne restait plus grand-chose à faire. Même pas faire pipi parce que tout est au rose nananne. Petite visite de courtoisie à nos amis Linda et Benoît et salutations à quelques connaissances au camping, on met alors le cap au sud jusqu’à… Napierville en fin d’après-midi.
Pourquoi Napierville? Bah! On compte nos journées passées aux USA et on respecte le plan de match de rentrer chez les amerloques le 17. C’est tout!
Petit motel vieillot de 12 unités mais propre, Le Douglas nous sert de gîte pour cette première nuit. Juste à côté se trouve le Resto-Bar du même nom; établissement chaleureux, où on y sert un exquis et succulent rôti de bœuf au jus à volonté, tous les vendredis, samedis et dimanches après 17h00. Si vous passez par là, je vous le recommande fortement et croyez-moi, vous ne serez pas déçus. Et à seulement 19,95$ par personne, incluant la soupe, le café et le dessert… C’est une aubaine!
Finalement, une bonne nuit de sommeil et à l’aube on traversera la frontière comme les oiseaux migrateurs, à l’exception près que ceux-ci ne s’arrêtent jamais pour s’identifier. Pour les assidus de ce blogue, la suite demain…
Ça faisait bien dix ans que je n’avais pas mis les pieds dans une Cage aux Sports. La principale raison; un menu sans goût, très gras, trop cuit et sans saveur. Rien pour écrire à sa mère finalement.
Récemment, le nouveau nom tronqué pour La Cage, avec la venue du chef Louis-François Marcotte et une nouvelle publicité télévisée avec le propriétaire Jean Bédard, faisait la promotion d’un vent de renouveau avec son menu adapté au goût du jour. Alors pourquoi ne pas y faire un saut ce soir avec ma conjointe, mon fils et les petits-enfants, pour célébrer un dernier repas ensemble avant la migration vers le sud. En plus, on pourra regarder l’ultime match de baseball dans la série opposant les Rangers du Texas aux Blue Jays de Toronto.
Dès 17h30, on se rend à l’établissement du Quartier Dix30. Curieusement, l’endroit semble désert, peu fréquenté à cette heure, mis à part un groupe au bar où le baseball occupe tous les écrans géants. Nous prenons place à une banquette et on nous remet le menu. À première vue, les plats semblent les mêmes mais sous une nouvelle présentation, un peu plus mis au goût d’aujourd’hui; burgers, ailes de poulet, frites, le menu traditionnel de ce genre de resto-bar sportif. Le maïs soufflé est cependant délicieux et à volonté. Petits et grands en raffolent.
Je me laisse tenter par l’entrée Tous pour un qu’on partage; un assortiment de saucisses enrobées de pâtes, des petites ailes de poulet Buffalo, de filets de poulets panés et de pelures de pommes de terre avec fromage et bacon accompagnés de deux branches de céleri et deux petites sauces-trempettes. Louise y va d’un Hot chicken effiloché entre un pain hamburger, badigeonné d’une délicieuse sauce et des frites. Le sandwich faisait bien 5 pouces de haut. Mon fils, un super burger de 7 pouces, juteux et à manger en petites bouchées, accompagné de frites. Les enfants se sont rempli la panse du Méli-mélo de petites bouchées du genre décrit dans mon entrée.
Pour ma part, j’avais choisi en plat principal le Fish and chips dont la panure était tellement dure que j’avais peur de briser ma prothèse dentaire, sauce tartare et frites extra-cuites complétaient le plat. Côté service, ce fut assez ordinaire. À la fin du repas, la serveuse s’est approchée de la table pour offrir le dessert aux enfants seulement. Les adultes rien! Même pas un café nous a été proposé. La facture qui jouait autour de 100$ a suivi et il en était fait de cette expérience culinaire qui pour moi, a été maquillée pour donner l’impression d’une nouvelle cuisine… comme il y a dix ans. Bien en deçà de mes attentes, ou du moins, ce que la publicité promettait.
La bière, on n’y a pas goûté mais selon mes observations, elle semblait excellente. Par contre on a grandement apprécié la présence de notre fils et de nos charmants petits-enfants… et les Blue Jays ont gagné! Pour La Cage… la bière peut être. Mais pour la bouffe, c’est non merci pour moi!
Est-ce la chaleur soudaine en ce jour d’automne, il a fait 24°C hier, où la récolte de soya aux alentours, toujours est-il qu’on subit le retour infernal de milliers de coccinelles au camping. Comme l’automne dernier, ces bestioles qui se nourrissent des pucerons qui font mourir le soya, se collent aux caravanes et s’infiltrent partout.
N’ayant pas de prédateurs connus, j’en ai trouvé un infaillible; l’aspirateur électrique! Il trône en plein centre de la roulotte, branché et prêt à intervenir à la moindre menace. Sitôt l’ennemi localisé, je pousse l’interrupteur du prédateur et je mets en joue l’intrus puis, du bout du tuyau, le suceur fait son travail de destruction massive, le temps de crier gare. Sans effusion de sang, l’indésirable rejoint le fond du sac à la vitesse grand V, pour mordre la poussière.
C’est un champ de bataille de tous les instants parce que ces bibittes s’introduisent dès qu’on ouvre la porte ou qu’elles découvrent la moindre petite ouverture, notamment par les joints d’étanchéité des rallonges escamotables. Cette «bête à bon dieu» est peut être la meilleure amie des jardiniers, mais dès qu’elles arrivent en quantité industrielle pour frapper la mauvaise cible c’est passablement désagréable. Elle doit sûrement avoir une mauvaise vision parce que je suis très loin de ressembler à un puceron.
Curieusement, j’ai compris pourquoi on la surnomme bibitte à patate. Croyez-le ou non, lorsqu’elle envahie l’intérieur de la roulotte, une malodorante odeur de patate empeste l’air ambiant. En tout cas, mon petit-fils Pierre-Olivier serait fier de son grand-père s’il me voyait, parce que comme lorsqu’il joue à la guerre avec son jeu vidéo, je fais mouche à chaque coup.
Pour le moment, en ce début de nuit, on observe un cessez le feu, mais dès l’aube si elles n’ont pas battu en retraite, la bagarre reprendra jusqu’à l’ultime capitulation de l’ennemi. Les pertes ne peuvent être que dans l’autre camp!
Bonjour belle-maman. Les années passent sans qu’elles n’effacent les douloureux souvenirs. Aujourd’hui nous avons une douce pensée pour vous.
Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas.
« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »
C’est quoi l’idée de déclencher des élections et surtout, de décréter une journée de scrutin. Premièrement, on peut voter n’importe quand dans un bureau d’Élection Canada. Deuxièmement quatre longues journées de scrutin anticipé et troisièmement, une journée de scrutin officiel le 19 septembre. Une vraie farce. Le Canada est un pays où tout est permis et si le ridicule tuait, on serait déjà mort et enterré.
Encore plus loufoque, un savant juge, ayant probablement fumé un joint gracieusement offert par Justin Trudeau, a décidé qu’une immigrante pouvait obtenir sa citoyenneté canadienne en portant son niqab, alors qu’une majorité de la population était contre. Nous n’en sommes pas à une absurdité près. On passe encore pour des clowns. Tellement vrai que des électeurs se sont présentés aux bureaux de votation avec leur déguisement d’Halloween, pendant que d’autres portaient fièrement un sac de patates sur la tête. On récolte ce qu’on sème! Du bon matériel pour les réseaux sociaux.
La réponse qu’on nous sert est évasive et on se croirait revenu à l’époque du Peace and love. On ne réagit pas! On est comme dans les vaps et il ne manque que les cheveux longs et les fleurs. Avez-vous imaginé la crédibilité que le pays obtient sur la planète? Les extrémistes de tout acabit regardent cette mascarade d’un œil attentif et s’infiltrent chez-nous sans être inquiétés outre mesure. Ce Canada tellement ouvert sur le monde qui, en retour, en abuse à chaque fois qu’il en a l’occasion. Avez-vous remarqué le nombre sans cesse croissant de noms étrangers sur les affiches des candidats à la présente élection. Même si ces personnes sont citoyens canadiens, il reste qu’à l’origine ce sont des noms étrangers. Preuve vivante de notre époque de dénatalité et de l’opération anti-indépendance du Québec du tournant des années 80-90.
Il fut un temps, celui de la grande noirceur, où tout était contrôlé, interdit, même péché. La révolution tranquille allait remédier à cette situation au point où aujourd’hui, nous ne sommes plus maîtres chez-nous. Les étrangers nous dictent et on obéit. Nos gouvernements n’ont plus de colonne et administrent pour rester au pouvoir. C’est le monde à l’envers. Un exemple; La prestigieuse Gendarmerie Royale du Canada, plus que centenaire, dans son uniforme écarlate avec chapeau de cuir distinctif a été obligée, il y a quelques années, d’accepter qu’un de ses agents troque le chapeau pour un turban, pour conserver les origines du policier. Encore là, un bon juge canadien en avait décidé ainsi.
Autre exemple; La Cour vient de libérer des bandits notoires, associés aux Hells Angels dans le cadre de l’opération Shark, parce que le méga procès ne s’est jamais mis en branle depuis 78 mois. Faut le faire et il reste qu’à l’origine, ces bandits ont commis des actes criminels. Ils sont maintenant libres comme l’air. Et après ça, on nous demande de croire en nos institutions. Non merci pour moi!
Je ne veux pas être pessimiste ou prophète de malheur mais il ne faudrait pas se surprendre que le Canada devienne la scène d’attentats terroristes comme il s’en est produit dernièrement. Quand un pays renie ses traditions pour s’ouvrir sur le monde sans distinction, il se met dans le trouble et laisse à ceux et celles qui n’ont rien à perdre, toute la place pour s’imposer.
Tout a été dit sur l’affaire Marcel Aubut. Il aura fallu qu’une ou deux personnes le dénoncent publiquement pour faire bouger les choses. Les lignes ouvertes en ont amplement discuté et les témoignages étaient assez éloquents pour dépeindre l’individu qui ne porte aucun respect à la femme. C’est comme un tsunami et on s’aperçoit qu’il en a fait des victimes et ce, depuis des années. Maintenant que l’abcès est crevé les langues se délient et les victimes sortent de l’ombre.
Pourquoi avoir tant attendu? Aucune femme ne devrait subir pareille humiliation. La peur ne devrait pas les arrêter, au contraire. Un tel geste devrait provoquer une réaction spontanée. Quand quelqu’un abuse de sa notoriété ou de son autorité pour agresser une femme, il devrait être remis à sa place subito presto et quel que soit l’endroit où le moment. Avez-vous imaginé un seul instant ce qui peut s’installer dans la tête d’une victime? C’est le début d’un calvaire, d’une humiliation et d’un traumatisme psychologique profond qui mettra peut-être des années à guérir. Et quand la menace de perdre son emploi est soulevée, c’est pire encore. C’est ajouter l’insulte à l’injure. C’est inacceptable!
Les propositions et gestes à connotations sexuelles non désirés et déplacés devraient recevoir un NON catégorique et énergique sur le champ et encore plus si la scène se passe devant témoin. Quant aux contacts de même nature, une solide baffe en guise de désapprobation a le don de remettre les esprits tordus à leur place. C’est hautement humiliant pour le plus insistant des mâles et rut. Pas attendre des mois voire des années et se morfondre. Il faut agir dès lors. Vous verrez l’effet que ça fait… l’humiliation totale. Vous gagnerez en confiance et c’est aussi efficace que la meilleure des thérapies. Personne ne vous en voudra d’avoir appliqué une telle sentence. On appelle ça action-réaction. Allez Mesdames, il vous faut seulement du cran et de l’audace.
Les nuits froides et le soleil qui se couche plus tôt, indubitablement et comme les oiseaux migrateurs, l’appel du sud commence à se faire sentir. Dans le camping, les fleurs qui ornaient les terrains sont disparues. Les tondeuses se sont tues et le site se pare déjà de ses couvertures d’hiver. La machinerie s’active un peu partout pour terminer les aménagements paysagers des derniers actionnaires et résidents qui viennent de s’établir dans le complexe. Les cultivateurs des alentours ramassent leurs récoltes avec de la machinerie extra performante. Les premiers colons seraient heureux de voir ça.
Aujourd’hui c’était jour de corvée chez-nous. Tout ce qui meublait les patios a été remisé dans le gazébo qui ne reste plus qu’à enrubanné d’une membrane de plastique pour le protéger des rigueurs de la saison froide. Même les bonbonnes de propane sont un signe qu’il nous faudra partir bientôt. On brûle facilement une 30 livres aux quatre jours. Dans 10 jours, ce sera cap vers la Floride jusqu’au printemps. Ma conjointe étant frileuse à l’extrême, elle est facile à convaincre de courir vers l’état du soleil éternel.
D’ici là, on fait une dernière tournée des amis et de la parenté pour un dernier au revoir. L’agenda est chargé de soupers ici et là mais et au moins, cela a l’avantage de voir défiler rapidement chacune des journées qui restent avant la grande migration… Avant le déguisement en outarde!
Comme par les années passées, les abonnés du blogue pourront nous accompagner virtuellement et partager en images et en récits, notre vie de snowbirds. Ce sera notre quatrième hiver déjà et ça m’amène à penser comme le temps file à grande vitesse. Il faut profiter de chaque moment parce que ça ne dure jamais éternellement. Je dis souvent que nous préférons vivre nos rêves que d’avoir des regrets d’être passés à côté.
On garde quand même le contact avec notre patelin du Québec. Télé francophone et téléphone avec appels interurbains sans frais et illimités, on est à quelques secondes de voir et de savoir tout ce qui se passe au pays du Québec. On garde le contant et on évite la neige. De plus, on quitte avec la satisfaction du devoir accompli; on a voté!
Le Journal de Montréal publiait dans ses pages de l’édition d’aujourd’hui, une des conclusions d’une étude menée par Thierry Karsenti, directeur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante. 166 enseignants en formation générale répartis dans 17 cégeps du Québec ont participé à l’enquête.
Les résultats ne m’ont pas surpris. C’est un triste constat d’échec parce que les québécois ne maîtrisent pas la langue, ne s’intéressent pas à la lecture et manque de motivation. Cette langue si riche et si belle se perd et ça me désole.
On n’a qu’à regarder autour de nous pour constater comme les gens écrivent n’importe comment. Si j’ai le malheur de leur dire, je me fais répondre – C’est pas important… Ils ont compris ce que je voulais dire. Point final! Il s’écrit n’importe quoi, sans se relire pour essayer de se corriger. À cet égard, un petit tour sur les réseaux sociaux es assez évocateur; une faute d’orthographe aux trois mots. Personne ne se donne la peine de s’appliquer à écrire simplement et surtout se relire pour s’assurer de la qualité du texte. Quand on n’est pas sûr d’un mot, le dictionnaire peut nous aider. Mais ça aussi demande un effort que peu de gens font.
Et quand je parle de fautes, j’insiste sur des fautes de base, qu’on peut corriger facilement; un verbe mal accordé, un accent oublié, un pluriel omis. On publie sans se soucier de la justesse de notre langue écrite. On laisse quelle impression à nos lecteurs? Celle d’illettré, de travail bâclé sans la moindre minutie. Bref, on écrit comme on parle et on parle comme on marche!
Quand un peuple ne se soucie plus de sa langue, c’est le début de la fin, de la débandade et d’une certaine forme d’assimilation. On voit soudainement apparaître les tendances dans l’affichage, en toute impunité. Près de chez moi, à La Prairie en bordure de l’autoroute 30, on est à construire des condominiums. Une immense affiche annonce le nom du projet Le South. Pourquoi? On ne s’est pas trop cassé la tête pour trouver un nom pareil. L’imagination fertile a fait défaut où on ne s’en est nullement préoccupé.
Le Québec perd lentement la langue de ses ancêtres et c’est malheureux. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, des voix se sont élevées pour réclamer plus de souplesse dans la formation générale offertes dans les cégeps, comme des cours de français optionnels. Monsieur Karsenti conclut, – Il y aurait un risque énorme à rendre les cours de français optionnels puisque les étudiants qui éprouvent des difficultés avec la langue de Molière éviteraient de s’y inscrire, par peur d’échouer.
L’enquête a aussi démontré que certains francophones éprouvent plus de difficultés avec la langue que les allophones. Il faut vite investir dans un dictionnaire et s’en servir à outrance. Vous n’avez pas idée combien c’est stimulant de découvrir la beauté des mots et la richesse de leurs synonymes.
Je terminerai sur une anecdote de ma grand-mère maternelle qui n’a jamais dépassée une deuxième année élémentaire. Elle écrivait sa liste d’épicerie avec le souci profond de la rédiger sans fautes. Elle s’en faisait un honneur. Et quand elle nous demandait d’aller faire la course, elle prenait grand soin de nous demander s’il y avait des fautes sur sa liste. Évidemment, il n’y en avait pas. On pouvait alors voir la fierté sur son visage. Elle en devenait lumineuse et c’était son moment de bonheur. Un souvenir qui m’habite encore.