Qui l’aurait cru. Mon père Jacques, se rendre à cet âge vénérable et qui a consacré toute sa vie au travail, afin de donner une sécurité financière à sa famille de quatre enfants. Occupant souvent deux emplois afin que nous ne manquions de rien, il était un bourreau de travail. Il a définitivement pris sa retraite à 72 ans alors qu’il se tapait encore des semaines de 70 heures. Disponible pour aider les autres, il n’a jamais été avare de son temps, peu importe l’heure, la nuit comme le jour.
Mon père c’est une force de la nature, un combattant qui ne s’apitoie jamais sur son sort et qui est d’un optimiste contagieux. Il n’y a pas de problème, seulement des solutions. Même si sa santé lui joue des tours depuis qu’il a atteint les 39 ans, rien ne l’arrête. Problèmes cardiaques chroniques, insuffisance rénale et cardiaque, sans compter l’hypertension et le diabète, il mord dans la vie sans jamais se plaindre et est toujours autonome. Il doit se taper trois sessions de cinq heures d’hémodialyse trois fois par semaine à l’hôpital. Avec tous ces maux, je n’aurais jamais parié un vieux 2$ qu’il deviendrait octogénaire. Il déjoue toutes les statistiques et c’est tant mieux pour nous !
Pour moi, il demeure mon idole et un exemple de courage, de persévérance et d’altruisme. C’est pourquoi, accompagné de ma mère, mon frère, mes sœurs et leur conjoint et conjointe, nous nous réunirons ce soir, pour un souper à la bonne franquette et pouvoir vivre et célébrer ce moment privilégié en famille.
Bon anniversaire papa. Je t’aime et je suis très content de continuer de te voir grandir.
Combien de fois avons nous entendu cette maxime. En y réfléchissant bien, il est juste de penser qu’une force spirituelle puisse intervenir et faire en sorte que des événements se produisent et se réalisent. L’histoire qui suit en est un bel exemple…
Un nouveau Pasteur et sa femme nouvellement affecté à leur premier ministère qui est de rouvrir une église dans la banlieue de Brooklyn sont arrivés début octobre tout excité au sujet de leurs opportunités. Quant ils ont vu leur église, elle était très délabrée et nécessitait beaucoup de travail. Ils se sont fixé un objectif, d’avoir tout fait pour leur premier service à la veillée de Noël.
Ils ont travaillé dur, réparé les bancs, plâtré les parois, peint les murs, etc. et le 18 décembre, ils étaient en avance sur leur planning et venaient juste de finir.
Justement, ce 18 décembre, une terrible tempête, un orage a ravagé la région et a duré deux jours. Le 21, le Pasteur se dirigea vers l’église. Son cœur se serra quant il vit que le toit s’était envolé provocant un grand trou dans le mur au fond de l’église juste derrière la chaire.
Le Pasteur nettoya le désordre sur le plancher et, ne sachant quoi faire d’autre, décida d’annuler la veillée de Noël. Il se dirigea vers sa maison. Sur son chemin, il remarqua que les entreprises locales avaient ouvert une sorte de marché aux puces de la charité et il s’y arrêta. Il vit une belle nappe, couleur ivoire dont le travail était exquis, avec de belles couleurs et une croix brodée dans le centre. C’était juste la bonne taille pour fermer le trou dans le fond de l’église. Il l’acheta et se dirigea vers l’église.
Pendant ce temps, il avait commencé à neiger. Et une vieille femme venant dans le sens opposé essayait de rattraper le bus qu’elle manqua. Le pasteur lui proposa alors de venir attendre le prochain bus dans l’église afin de pouvoir se réchauffer. Elle s’assit sur un banc et ne fit pas attention au Pasteur qui attrapa une échelle, ainsi qu’un cintre, pour mettre la nappe comme une tapisserie murale. Le pasteur pouvait à peine croire quand il regarda, comment c’était beau. Elle couvrait entièrement la zone de problème.
Puis il remarqua la femme marchant dans le centre de l’allée. Son visage était devenu comme une feuille.
– Pasteur, dit-elle. Où avez-vous eu cette nappe ?
Le pasteur lui expliqua et la femme lui demanda de vérifier le coin inférieur droit si les initiales EBG avaient été tricotées. C’était les initiales de la femme et elle avait fait la nappe 35 ans auparavant en Autriche.
La femme pouvait à peine y croire quand le Pasteur lui raconta comment il avait obtenu la nappe. La femme expliqua qu’avant la guerre elle et son mari vivaient à l’aise en Autriche.
Quand les Nazis arrivèrent, elle fut forcée de partir, son mari devait la suivre la semaine d’après. Il fut capturé et mis en prison et plus jamais elle ne le revit, de même que leur maison.
Le Pasteur voulut lui remettre sa nappe mais elle lui demanda de la garder pour l’église. Le Pasteur insista pour la reconduire à la maison, c’était le moins qu’il pouvait faire. Elle vivait de l’autre coté de Staten Island et venait à Brooklyn tous les jours pour son travail de femme de ménage.
Quel excellent service ils ont eu pour la veillée de Noël. L’église était presque pleine, la musique et les esprits étaient formidables. À la fin du service, le pasteur et sa femme saluèrent tout le monde à la porte et beaucoup promirent de revenir.
Un homme plus âgé que le Pasteur restait assis et regardait. Le Pasteur se demandait pourquoi il ne partait pas. L’homme lui demanda où il avait obtenu la nappe sur la paroi avant, car elle était identique à une nappe que sa femme avait faite il ya longtemps de cela lorsqu’ils vivaient en Autriche avant la guerre et surtout, comment pourrait-il y avoir deux nappes se ressemblant autant ?
Il dit au pasteur comment avec l’arrivée des nazis, sa femme fut forcée de fuir pour sa sécurité et qu’il était censé la suivre mais qu’il fut arrêté et mis en prison. Il ne l’avait jamais plus revu ainsi que leur domicile depuis les 35 dernières années.
Le pasteur lui demanda s’il lui permettait de l’emmener faire un petit tour. Il le conduisit à Staten Island à la maison même où le pasteur avait déposé la femme trois jours plus tôt. Il aida l’homme à monter les trois marches de l’escalier de l’appartement de la femme, frappa à la porte et vécut le plus grand de Noël qu’il n’avait jamais imaginé.
Mon agenda me rappelle cruellement cette bien triste journée du 4 avril. Xilo, ce vaillant et fougueux poulain canadien tout noir qu’on se partageait, Lise et moi, aurait fêté son premier anniversaire de vie aujourd’hui, au Ranch Kaymas.
N’eut été de son décès, le 20 décembre dernier, on en aurait profité pour lui donner quelques bonnes carottes pour fêter ça avant de continuer son entraînement dans le manège qu’on lui avait fabriqué tout spécialement.
C’est sûr que nous sommes passés à autre chose depuis, mais aujourd’hui, je vais en profiter pour me rappeler les courts moments qu’on a partagé ensemble, l’automne dernier.
Un homme s’endort plusieurs heures sur la plage et se réveille avec un terrible coup de soleil sur tout le corps. Ouïe, ouïe ! Il s’en va immédiatement à l’hôpital et il est promptement admis pour brûlures au second degré. Il commence déjà à avoir des cloques sur la peau et il est en quasi agonie.
Le médecin lui prescrit immédiatement un traitement; Biafine en couche épaisse, un puissant sédatif, et une pilule de Viagra à prendre toutes les quatre heures.
L’infirmière, surprise demande au médecin :
– Quel bienfait va donc lui apporter le Viagra dans son cas ?
Le médecin explique :
– Ca va lui permettre de garder les draps éloignés de ses jambes.
——————————————————————–
À l’hospice, Ginette est la reine de la chaise roulante, catégorie plus de 85 ans. Elle adore foncer dans les couloirs, prendre un maximum de vitesse et les virages sur une roue. Parce qu’elle n’a pas toute sa tête, les autres pensionnaires tolèrent ses frasques. Certains, même, participent à son délire de reine de la route et de la vitesse.
Un jour, alors que Ginette fonce dans le couloir, une porte s’ouvre et son copain Jacques s’avance vers elle, le bras tendu en criant :
– STOP ! Rangez votre véhicule sur le côté et arrêtez le moteur.
Ginette s’arrête immédiatement et Jacques s’approche :
– Bonjour, Madame, pouvez vous me présenter votre permis et les papiers du véhicule ?
Ginette farfouille dans son sac, sort un emballage de gâteau, un vieux ticket de métro et les tend à Jacques.
– OK ! C’est en ordre, dit celui-ci, vous pouvez circuler.
Aussitôt, Ginette repart en trombe sur sa chaise roulante. Plus loin, alors qu’elle prend son virage sur une roue, Hercule, un autre copain, se plante devant elle et demande :
– Avez-vous l’attestation d’assurance de ce véhicule ?
Ginette regarde de nouveau dans son sac et tend à Hercule une feuille de salade. Celui-ci fait semblant d’examiner la feuille et dit :
– C’est bon ! Vous pouvez reprendre la route, Madame.
Ginette repart, tourne au bout du couloir et tombe sur Mimile, planté au milieu du couloir. II est nu et tient dans sa main, son sexe en érection.
– OH NON ! dit Ginette, pas encore l’Alcotest !
——————————————————————-
Une naine va consulter un gynécologue.
– Docteur, c’est terrible ! Chaque fois qu’il pleut, j’ai l’entre cuisse brûlant, le sexe en feu !
– Je ne vois rien de particulier, aucune inflammation. Revenez me voir quand il pleuvra.
Huit Jours plus tard, alors qu’il pleut des cordes, la naine revient chez le gynécologue.
– Docteur, c’est épouvantable, ça me brûle, je suis en feu encore !
– Allongez-vous.
Après l’avoir examinée il dit :
– Ne bougez pas. Je vois ce que c’est !
Il va chercher un instrument et crac, crac, crac. Elle l’entend opérer. Deux minutes plus tard il lui dit :
– C’est terminé. Levez-vous et marchez.
La naine se lève, fait quelques pas, et s’écrie :
– Je n’ai plus mal, plus du tout ! Docteur, vous êtes extraordinaire !
– N’exagérons rien ! J’ai simplement raccourci vos bottes en caoutchouc.
—————————————————————–
Ti-Bob et sa femme s’en vont en Floride en auto. Après quelques onze heures sur la route, ils sont trop fatigués pour continuer et décident d’arrêter à un hôtel près de l’autoroute. Après un roupillon d’environ quatre heures, ils décident de continuer sur la route et vont pour payer la chambre. Le commis au comptoir leur remet une facture de 350$. Ti-Bob éclate et lui dit :
– Es-tu fou !?!?! OK c’est un bel hôtel mais les chambres ne valent certainement pas 350$.
Le commis répond :
– C’est le prix standard monsieur.
Ti-Bob demande à voir le gérant. Le gérant explique que l’hôtel est muni d’une piscine olympique et d’un centre de conférences qu’ils pouvaient utiliser à leur guise. Ti-Bob lui dit:
– On s’en est pas servi, on est juste arrêté pour faire un petit roupillon.
Le gérant répond :
– Peut-être, mais ils sont là et vous auriez pu vous en servir. Il continue en disant :
– Nous avons aussi une salle de spectacles fantastique avec des artistes qui viennent de New York, Hollywood, Las Vegas. Ti-Bob lui répond :
– On n’a pas vu de spectacles, on s’est arrêté faire un roupillon !!!
Le Gérant :
– Peut-être, mais ils sont là et vous auriez pu y aller.
Ti-Bob voit qu’il ne gagnera pas avec ce gars là et décide de payer la facture. Il sort 50$ de sa poche et le met sur le comptoir. Le gérant dit :
– Monsieur, c’est 350$.
Ti-Bob répond :
– Oui mais je te charge 300$ pour avoir couché avec ma femme !
Le gérant s’exclame :
– Mais monsieur, je n’ai pas couché avec votre femme !
Ti-Bob, de répondre du tac au tac :
– Peut-être, mais elle était là et tu aurais pu t’en servir !
————————————————————-
Une jeune fille de 18 ans dit à sa mère qu’elle est «en retard» et ce depuis 2 mois. Très inquiète, la maman va à la pharmacie et achète une trousse de vérification de grossesse. Le résultat du test montre que la jeune fille est enceinte. Criant, jurant, pleurant la maman dit:
– Qui est le cochon qui t’a fait ça ? Je veux savoir !
La jeune fille prend le téléphone et fait un appel. Trente minutes plus tard, une Ferrari s’arrête devant leur maison. Un homme mature et distingué avec des cheveux gris, impeccablement habillé dans un habit Armani débarque de la Ferrari et entre dans la maison. Il s’assoit au salon avec le père, la mère et la jeune fille et leur dit :
– Bonjour, votre fille m’a informé du problème. Je ne peux pas la marier à cause de ma situation familiale personnelle mais je vais prendre tout en charge. Je vais payer tous les frais et m’occuper de votre fille pour le reste de sa vie. De plus, si un fille naît, Je lui léguerai une Ferrari, deux magasins de vente au détail, une maison de ville, une villa sur le bord de la plage et un compte en banque de deux millions de dollars. Si un garçon naît, mon lègue sera une couple d’usines et un compte en banque de quatre millions de dollars. Si ce sont des jumeaux ils recevront une usine et deux millions de dollars chacun. Cependant, s’il y a une fausse couche, que suggérez-vous que je fasse?
À ce moment-ci le père, qui était demeuré silencieux place sa main fermement sur l’épaule de l’homme et lui dit :
– Tu vas essayer encore !
Louise et moi, assistions ce matin, aux funérailles de Marie-Berthe et comme à chacune des fois où je me retrouve dans une église à cette occasion, le calme et une certaine sérénité m’envahissent. Je me questionne sur le vrai sens de la vie autant que celui de la mort. Je vois tous ces gens qui se sont déplacés dans un dernier au revoir au défunt et qui, dans certains cas ne s’étaient pas revus depuis longtemps. La mort fait qu’on se donne ce moment de réflexion et de recueillement comme si on se disait intérieurement J’aurais donc dû la visiter, lui parler, lui dire combien je l’aimais. Il est maintenant trop tard, sous sa forme physique.
Moi, je viens de cette génération où un homme devait masquer ses émotions et sentiments. Il ne devait jamais pleurer ou du moins, le faire en cachette et croyez-moi, je vis toujours avec ce blocage dont j’ai peine à me débarrasser. Envers mon épouse, je réussi tant bien que mal à lui dire que je l’aime. À mon fils, c’est une autre histoire. Même si mes gestes envers lui le démontrent, lorsque le moment vient de lui dire que je l’aime, les mots ne viennent pas. Je lui ai déjà dit une ou deux fois. Il en est resté bouche bée. Même chose pour mes parents, mon frère et mes sœurs et tous les amis et ceux et celles que j’aime et que j’apprécie. J’aimerais le crier. Je sais que c’est fou, mais c’est comme ça.
Heureusement aujourd’hui, les temps ont bien changé et mes petits-enfants ne cessent de me dire à tout moment Je t’aime grand-papa et à chaque fois, ça me chavire. Je leur réponds que moi aussi je les aime parce que je trouve que c’est plus facile avec des enfants. Je les envie de s’exprimer ainsi tout naturellement. Je réussi beaucoup mieux à passer mes émotions par l’écriture et j’en profite, comme maintenant.
Ce qui me fascine aussi dans un service funèbre, c’est cette facilité qu’ont les célébrants de nous faire accepter la perte d’un être cher par sa résurrection et son passage à la vie éternelle. Souvent cette homélie nous fait prendre conscience que dans l’au-delà, il y a une vie sans souffrances qui elle, ne s’éteint pas. Que la personne décédée sera toujours là pour nous guider. Alors dans ces moments, ma tristesse se transforme en quelque chose de grand et de paisible. Parce que, qu’on le veuille ou non, notre tour viendra un jour de percer ce grand mystère.
Dans cette église, j’y ai rencontré des cousins, oncles et tantes et de la parenté que nous côtoyons rarement et des enfants devenus tellement grands, qu’on a peine à reconnaître. On est heureux de se revoir. Instinctivement ou machinalement, on se dit qu’on devrait se voir plus souvent et qu’on regrette ce laps de temps où on ne s’est pas retrouvé. Chacun y va de ses explications et on s’en retourne dans notre trépidante vie de tous les jours, oubliant que le temps passe trop vite. Finalement, on se retrouve à nouveau, au moment de pleurer un autre proche parti trop tôt.
Il faut prendre le temps. Et si nous n’en avons pas, il faut en trouver parce que, comme le dit la merveilleuse chanson de Luc De La Rochelière; La Vie est si Fragile. Aujourd’hui nous sommes là, mais pour combien de temps ? Raison de plus pour ne pas attendre.
C’est cette réflexion que je voulais partager avec vous aujourd’hui. Et au terme de la rédaction de cet article, j’éprouve le même sentiment de calme et de sérénité, comme chacune des fois où je quitte une église. Ce lieu de recueillement me libère le cœur et l’âme.
Tante Marie-Berthe n’est plus. La sœur de maman, qu’on surnommait affectueusement Marie-Baou, a été foudroyée hier, 27 mars, par une crise cardiaque fatale. Elle venait d’avoir 79 ans. Elle est maintenant auprès de son époux, décédé 5 ans plus tôt. Elle laisse dans le deuil une grande famille de sept enfants et beaucoup de petits enfants, sans compter ses frères et sœurs.
Ce que je me rappellerai le plus d’elle, ce sont les belles années qu’elle a passé dans notre ligue de quilles. Elle était douée avec un bel esprit d’équipe. Je ne crois pas l’avoir vu fâchée. Elle était toujours de bonne humeur et son éclat de rire était communicatif. Le vieillissement des dernières années lui a fait perdre beaucoup d’énergie et la maladie commençait à la ronger lentement. Ses souffrances sont maintenant derrière elle, tout en profitant d’une vie qu’on dit meilleure, mais surtout éternelle.
Une cérémonie religieuse sera célébrée à Beloeil ce jeudi à 11 heures. À toute sa famille et la parenté, Louise et moi nous offrons nos plus sincères condoléances.
Bon voyage Marie-Baou. Réserve-nous de bonnes places.
Notre voyage en Floride s’est terminé hier après-midi, vers 15h30. Parti à 5 heures de l’hôtel, le trajet s’est agréablement bien déroulé, sous le soleil, même si des vents modérés, de face, nous ralentissaient quelque peu. La consommation d’essence s’en est ressentie, et à ce chapitre, dès que nous avons pénétré dans l’état de New York, le prix avait grimpé autour de 3,80$ le gallon d’essence régulière. Une nette différence avec les états au sud. Mais l’important c’est d’être rentré au bercail sans problème et très heureux d’y être.
Pour la neige, si New York a connu son pire hiver d’accumulation, il faut dire qu’il n’en reste pas beaucoup au sol et le printemps s’est définitivement installé. Même en traversant les Adirondacks, il fallait bien les observer. Il subsiste cependant des cascades de glaces, le long des falaises qui longent l’Interstate 87, vers les plus hauts sommets.
La montagne de courrier et de paperasse, témoigne de l’urgence de plonger dans notre quotidien d’avant voyage. Mais ça, on y est habitué. Le plus difficile c’est de reprendre le beat nordique que nous avions momentanément mis de côté. Là encore, on est fait fort et nous allons passer au travers. On a eu droit au comité d’accueil; Diane et Gaston, Lise et Sylvain, Josée, Dave et Shelbie, puis finalement, les parents qui reprennent leurs quartiers. Nous avons soupé avec le succulent poulet de la Rôtisserie Benny du coin, dont on ne se lasse pas. Bonne façon d’apprivoiser le retour.
La caravane est maintenant installée dans l’entrée, prête à partir vers de nouvelles aventures avec l’arrivée de la belle saison. Et aujourd’hui, c’est avec empressement qu’on ira visiter Annie, Pascal et nos petits-enfants Pierre-Olivier et Audrey-Anne.
Depuis 17 heures, nous sommes confortablement installés à l’hôtel Comfort Inn à Allentown en Pennsylvanie, pour notre dernier dodo au pays de l’Oncle Sam. Il y a trois raisons à cela. La première est que les campings sont tous fermés au nord de la Virginie. La seconde, nous n’avons plus de génératrice depuis le vol de l’automne dernier et finalement la troisième, c’est encore l’hiver ici. Brrrrr! Il fait à peine 2°C accompagné d’un vent glacial d’une trentaine de kilomètres à l’heure et qui souffle du nord-ouest. Dire qu’il y a trois toutes petites journées, on avait peine à supporter la chaleur. C’est assez paradoxal vous en conviendrez. On prévoit même du gel cette nuit mais n’ayez crainte, j’ai laissé le chauffage en marche dans la caravane.
Quoi qu’il en soit, tout se passe très bien, si ce n’est que la laveuse se promène au gré des vallons qu’on rencontre sur la route. Ça brasse tellement, que la cuve est décrochée de son axe. Il faudra regarder ça de plus près à notre retour à la maison. Maintenant je comprends très bien comment et pourquoi nous avions perdu nos vélos l’hiver dernier. Je sais, vous vous dites que Louise et Normand ne peuvent aller et revenir de Floride sans incident. Que voulez-vous, la vie est ainsi faite et s’il fallait se stresser en plus, ce serait le bordel. En tout cas, ça fait quelque chose à raconter.
Sur le terrain de l’hôtel, nous avons aperçu nos premières traces de neige. Quelques petits mottons éparses et inoffensifs, pour nous rappeler que nous sommes bel et bien au nord. Demain, nous rentrons à la maison, avec sa routine qui nous a un peu manqué ces douze dernières semaines. Reprendre le train-train quotidien quoi. Les vacances sont faites pour changer la monotonie et c’est ce que nous nous sommes appliqués à faire. Maintenant il nous faut revenir à nos bonnes vieilles habitudes que nous sommes bien heureux de retrouver.
En terminant sur une bonne note, l’essence est toujours autour des 3,50$ le gallon et nous avons les trois quarts du chemin parcouru. Ça c’est du positif. Malgré le prix du brut qui ne cesse d’augmenter, les prix ici montent moins rapidement que chez-nous. Alors autant en profiter et sauver quelques taxes. C’est justement ce que je vais faire à Champlain NY, avant de passer la frontière… Le plein s’il vous plaît. Chu pas fou !
Nous sommes présentement à Roanoke Rapids, en Caroline du Nord, au RV Resort of Carolina Crossroads, conformément à notre itinéraire de retour. Il nous reste 16 kilomètres à franchir pour se retrouver en Virginie. Malheureusement, mercredi soir, alors que nous étions campés à Woodbine en Georgie, nous n’avons pu bénéficier d’une connexion à l’Internet et, par le fait même, publier un article et mettre le blogue à jour. Je profite de l’occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à Estelle, parce que je ne l’ai pas inscrite au tableau des anniversaires hier. Ce n’était pas volontaire mais hors de notre contrôle.
Quoi qu’il en soit, le beau temps est avec nous avec des températures chaudes. Aujourd’hui, en Caroline du sud, ça sentait le printemps et les arbres sont en fleurs. Ce soir, on entre dans le froid du nord. Au moment de notre arrivée vers 17h30, il faisait 62°F et cette nuit le mercure devrait se situer à 39°F. On s’ennuie déjà des températures de la Floride, mais bon !
Mes appréhensions au sujet du prix de l’essence ne sont pas exactement ce que je croyais. Jusqu’à maintenant, les prix se situent autour de 3,40$ le gallon de régulier et ça demeure acceptable. Par contre, la rumeur veut que ça frôlerait les 4$ dans les états du nord. On verra bien demain et samedi.
Demain soir, pour notre dernier dodo, nous profiterons du confort douillet du motel Comfort Inn d’Allentown en Pennsylvanie, parce qu’il faut oublier des campings au nord de la Virginie. Aucun n’ouvre ses portes avant le 1er avril, voire même le 15. Finalement, nous n’avons pas aperçu une seule trace de neige au sol. En contrepartie, nous avons croisé notre premier chevreuil, à l’orée d’un sous-bois longeant l’Interstate 95, en Caroline du Nord. Il se foutait pas mal de notre passage.
Ce mardi, 22 mars était consacré à préparer la caravane pour le retour au Québec. Après le départ de Lise et Gilles, nous nous sommes mis à la tâche. L’objectif, réussir à tout remballer notre équipement qui s’est augmenté durant notre séjour. Après avoir tout rangé soigneusement et géré l’espace disponible, nous pouvions dire mission accomplie, sur le coup de 14 heures.
Il nous reste ce qu’il nous faut pour écouter le hockey, passer la nuit et déjeuner demain matin. Aux environs de 9 heures, ce mercredi 23 mars, nous reprenons la route en sens inverse, pour rentrer à la maison, que nous devrions atteindre samedi.
Au moment de rédiger cet article, il fait encore 73°F à l’extérieur et il est 23 heures. Nous devrions profiter d’une température clémente tout au long de notre parcours. D’ici là, profitez-en pour regarder l’album, qui frise maintenant les 300 clichés. On continue de vous donner des nouvelles.
Nous en sommes à notre dernière fin de semaine en Floride et ce n’est pas la température qui nous chasse. Avec une seule matinée de pluie depuis le 12 février dernier et des mercures qui frôlent les 90°F régulièrement, on aurait envie de rester encore. On ne prévoit pas de précipitations avant vendredi prochain et cette situation est critique ici, puisqu’elle occasionne des feux de champs ou brush fire, comme on les appelle. C’est aussi rapide à s’allumer que chez nous, en forêt, lors de périodes de sécheresse.
Mais toute bonne chose a une fin et on se dit que le temps passe très vite. Bientôt trois mois que nous séjournons ici et il nous semble que c’était hier. Malgré tout, nous avons hâte de retrouver notre routine et surtout nos proches qui nous manquent un peu, principalement nos petits-enfants Pierre-Olivier et Audrey-Anne qu’on brûle d’envie de cajoler. Pas besoin de vous dire qu’au lendemain de notre retour à la maison, nous prendrons la direction de Verchères pour les voir.
Vendredi, en compagnie de Lise et Gilles, nous nous sommes arrêtés à la plage Barefoot de Bonita, sous un soleil de plomb et je n’exagère rien en vous disant que même sous le parasol, la chaleur était accablante. De temps à autre, on se laissait caresser par une légère brise rafraîchissante. Il faisait tellement chaud, que nous avons vu des gens quitter aussi tôt que midi, pour rentrer. Même les mouettes se tenaient tranquilles. C’est tout dire, quand on connaît la voracité des ces oiseaux, devant une bouchée de lunch. Nous étrennions notre nouvelle voiturette de plage et elle a passé le test avec succès. Plus besoin de traîner à bout de bras nos chaises, glacière et parasol, la voiturette s’en charge aisément. Le gros luxe quoi ! Non mais à notre âge, il faut se simplifier la vie, vous ne croyez pas ? En passant, j’ai rajouté quelques postérieurs de beach girls dans l’album, spécialement pour vous messieurs, mais il est permis aux femmes de regarder.
Concernant Lise et Gilles, il quittent Pioneer Village mardi matin, pour se rendre passer une semaine dans la région de St-Augustine, au nord-est de l’état, pour visiter cette région et profiter de la proximité des plages avant de rentrer au Québec au début d’avril. Hier, nous avons partagé un repas dans notre caravane pour sceller, en quelque sorte, leur séjour ici, qu’ils ont grandement apprécié selon leurs dires. On a fait veiller le vieux Gilles jusqu’à 21h15, lui qui commençait déjà à bailler vers 20 heures. Avec son gros rhube d’hobbe, il en arrache un peu le pauvre. Quant à Lise, elle pète le feu.
Et nous bien, c’est mercredi matin et c’est encore très loin, comme dirait la belle Colette. On se reparlera sûrement d’ici là. J’ai encore quelques bonnes carottes à livrer à mon ami, le cheval brun sur Bayshore, qui m’attend chaque jour pour recevoir sa ration. Je tape des mains et où qu’il soit, il trotte, galope ou marche, selon son humeur, à ma rencontre. Un moment privilégié que j’ai partagé avec lui tout au long de l’hiver et que j’ai adoré. Je ne voulais pour rien au monde, briser la routine du Ranch Kaymas. Je lui donnerai rendez-vous l’hiver prochain, en autant qu’il soit encore là. Espérons qu’il se souviendra de moi.
En terminant, c’est l’arrivée du printemps aujourd’hui… Hourra ! Et avez-vous vu la belle lune ? Toute ronde, blanche et plus grosse qu’à l’habitude… Un phénomène qui se reproduit tous les 20 ans. Wow !
Telle est la question que mon Jean-Eudes de gaspésien me répète, face à toutes les activités et les déplacements que nous effectuons par les temps qui courent. Les vacances sont presque finies et voilà qu’on a encore plein de choses à faire; un 5 à 7 par ici, un souper par là, un tournoi de pétanque, un anniversaire à célébrer enfin bref, on n’a même pas le temps d’avoir de mauvaises pensées.
Lundi, 14 mars, nous avons passé d’agréables moments avec Hélène et Charles, chez Louiselle et Jean-Noël, un charmant couple de la Côte-Nord qui séjourne ici pour un deuxième hiver consécutif. On a discuté de choses et d’autres et ça nous a permis de nous connaître un peu mieux. D’ailleurs, lorsqu’on projettera un voyage dans ce coin du Québec, c’est assuré qu’on leur annoncera notre venue pour qu’ils puissent nous faire visiter la région ou, à tout le moins, nous refiler des bon tuyaux. Charles lui, c’est notre Jean Rafa national. Ce septuagénaire amant de la pétanque ne s’en laisse pas imposer dans cette discipline qui n’a plus aucun secret pour lui. C’est avec le plus grand des plaisirs qu’il met tout son cœur et ses énergies à organiser de dynamiques tournois, bien secondé pas sa conjointe Hélène, bilingue, et qui manie très bien le clavier de l’ordinateur. On a toujours beaucoup de plaisir à les revoir.
Mardi, c’était au tour de la caravane d’être lavée avant le grand départ, Gilles est venu me donner un coup de main pour le rinçage avec, de temps à autre, une pause petite frette. Un rapide coup d’œil aux batteries et à la pression des pneus et voilà pour le travail. L’unité reluit comme un sou neuf et est prêt au décollage. L’ami Gilles, chanceux tout de même, a profité du passage d’un technicien en réparation de VR, pour faire vérifier son frigo. Il était en campagne de rappel et un bidule a été remplacé sans frais. Profitant de l’occasion, il a pu faire réparer aussi son module de l’élément électrique du chauffe-eau, pour la bagatelle somme de 10$. En tout cas, son séjour ici aura été profitable au plus haut point. Son condo sur roues a retrouvé tout son aplomb.
On a aussi eu droit à de la belle visite hier. Francine, la sœur de Louise et son conjoint Gaston, nous ont fait honneur de leur visite, eux qui profitent d’une courte vacances de golf dans la région d’Orlando. C’est très gentil de leur part de s’être tapés trois longues heures de route pour venir casser la croûte avec nous. Ils sont repartis en milieu de soirée.
Hier, c’était aussi le dernier tournoi de pétanque de la saison. Vingt équipes se disputaient les honneurs sous un soleil brûlant. Il faisait chaud et les pauses, entre les parties, étaient bienvenues. Après trois bonnes heures de compétition, les organisateurs félicitaient les équipes méritoires suivantes : L’équipe du capitaine Charles Morier et ses équipiers Harold Cormier et Jean-Claude St-Arnaud s’est emparée du troisième rang, précédée du capitaine Pierre Marcotte et ses équipiers Jean-Marie Aubé et Nicole Poirier au second rang. Les grand honneurs et le trophée emblématique ont été remis à la meilleure équipe du tournoi, celle du capitaine Richard Hétu, flanqué de Léonilla Duguay et Clément Turbis.
Fait inusité, ce Clément Turbis a vu trois de ses numéros pigés au hasard, dont un par lui-même, pour ainsi se mériter chaque fois, la cagnotte de 50$, au tirage de la contribution volontaire. Un précédent. Il y en a à qui la chance sourit. Bravo ! D’ailleurs, les photos des gagnants peuvent être visionnées dans l’album Floride – Hiver 2011.
Mars est un gros mois ici pour les anniversaires. Plusieurs caravaniers célèbrent l’événement autour d’un bon repas au restaurant. Ce mercredi, c’était la fête de Carmelle et Roseline et on a souligné ça devant un festin de groupe au Applebee’s du coin… Ça n’arrête pas, c’est un feu roulant. Et c’est sans compter la belle céramique que Francine et Jean-Guy se sont fait installer dans leur screen room toute neuve et que j’ai photographié pour garnir l’album. Une œuvre d’art que Roma et Louis ont réalisé de main de maître. Du beau travail.
Et c’est pas fini. Il reste plein de choses à faire avant de mettre les voiles vers le Québec. Décidément, dis-moi Jean-Eudes, aurons-nous le temps de tout faire ?