Qu’y a-t’il de plus extraordinaire pour mettre sa patience à l’épreuve qu’une salle d’urgence d’un hôpital ? Rien, absolument rien d’autre ! C’est dans ce merveilleux environnement qu’on a terminé notre soirée, hier, après une belle fête en l’honneur de Francine et Gaston, pour souligner leur noce d’émeraude. La sœur de Louise ne se sentant pas très bien, nous avons fait un détour vers l’hôpital Charles LeMoyne. Sitôt introduit dans la salle des pas perdus, la machine distributrice nous remet notre billet numéroté et dès lors, débute l’interminable attente.
Heureusement, la salle de l’urgence n’est pas bondée et ça semble une soirée calme. Tout le monde doit être aux feux d’artifices de La Ronde, dont on entend les pétarades au loin. Curieusement, il y a plusieurs écrans de télévision suspendus qui sont tous éteints, peut être pour ne pas nous divertir et faire en sorte qu’on apprécie l’attente. Finalement, au bout d’une longue demi-heure, nous passons au triage (quel vilain mot qui relève plus du bétail que de l’humain), puis à l’inscription avant de revenir à la salle d’attente, pour attendre encore.
On voit le personnel défiler, machinalement, et vaquer à leur travail sans un sourire, comme si tous les patients présents étaient des statues. En fait, voilà pourquoi on les appelle patients… Il faut en avoir beaucoup. En tout cas, j’ai passé mon temps à observer le va et vient du personnel pour voir si je pouvais y trouver un semblant d’indice pour essayer de percer leur identité ou leur occupation. De toute façon, j’avais tout mon temps, alors autant en profiter.
Je me suis toujours demandé à quoi servaient tous ces sarraus que le personnel porte. Hormis les employés d’entretien, avec leurs chariots de produits nettoyants et leurs gants qui sont facile à identifier, les autres portent des sarraus de différentes couleurs; des gris, des verts, des bleus, des plus pâles, des plus foncés, bref, impossible de trouver leur occupation. Ils ont cependant un point en commun; aucun signe de compassion ne se lit sur leur visage. Des automates qui accomplissent une tâche routinière dans un certain sens et rien ne semblent les émouvoir. Je peux facilement comprendre qu’ils sont habitués mais un sourire, une attention ferait sûrement plaisir à une personne malade qui n’est pas équipée pour le camping mais qui est restreinte à en faire bien malgré elle.
En regardant tout autour, on peut lire sur les visages l’exaspération, la souffrance et la résignation des patients devant la lourdeur de cette grosse machine qu’est la santé. Il suffit de se rendre aux toilettes pour constater la malpropreté des lieux. Le papier qui traîne par terre, quelques gants d’examen, des souillures sur le plancher. Même si l’entretien se fait régulièrement, il devrait l’être plus souvent.
Dès qu’un patient se retrouve en cabine d’examen, débute un long processus où plusieurs employés se succèderont pour vérifier vos signes vitaux, examens et branchement quelconques avant l’arrivée du toubib. Encore là, très peu de compassion. Ils font leur travail poliment, sans plus. Il y a tellement d’intervenants que ce n’est même pas assuré que vous allez les revoir. Enfin, lorsque le médecin arrive, même s’il a votre dossier bien en main, il faut de nouveau raconter votre histoire. C’est à se demander s’ils parcourent votre dossier avant de vous voir. Après son examen, il repart sans mot dire. Si vous ne posez pas toutes les questions, tant pis pour vous parce qu’après ça, il est très difficile à trouver, surtout s’il a terminé son quart de garde et qu’il a transféré le dossier à un confrère.
J’ai vu, à un certain moment, une partie d’un pansement oublié sur le plancher de la cabine, sans que personne ne se penche pour le ramasser et le mettre aux poubelles. C’est tout dire. Pire encore, j’ai vu un médecin dire à un patient qu’il ne pouvait le garder à l’hôpital parce qu’il y avait un risque de contamination et qu’il vaudrait mieux qu’il revienne en clinique externe. Wow! On est dans un hôpital, je vous le rappelle…
Justement sur ce dernier point, j’observais les employés du quart de nuit qui arrivaient au travail. Ils venaient du stationnement et était déjà costumés avec leurs vêtements de travail, leur grosse bouteille isolante de café et leur sac à lunch. Est-ce qu’ils venaient d’un endroit aseptisé ? Propre ? Non contaminé ? Pourquoi ne les oblige-t-on pas à se changer dans un vestiaire de l’hôpital pour éviter d’apporter toutes sortes de cochonneries, de parasites et de microbes. Certains portent des espadrilles tellement crasseuses qu’on serait porté à les jeter aux ordures. C’est un hôpital, pas une shop ! La plus élémentaire des règles d’hygiène doit être appliquée rigoureusement.
Loin de moi l’idée de dénigrer le personnel de l’urgence mais, au prix que nous coûtent les soins de santé et surtout la promptitude de la médecine privée, on est en doit d’obtenir un service de haute qualité, dans un environnement agréable, avec du personnel dévoué et compatissant qui a à cœur le service aux patients. Sans en avoir la preuve, je suis à penser qu’il y a une énorme perte de temps et d’organisation du travail aux urgences des hôpitaux. Les patients sont laissés sans réponses, sauf s’ils osent poser des questions. Il faut que le personnel soignant qualifié comprenne la situation des malades en les traitants comme ils voudraient l’être eux-mêmes. Curieusement, mon expérience m’a montré que seuls les ambulanciers, ou paramédics comme on les appelle, affichent une chaleureuse compassion au moment et tout au long de leur intervention. Ils agissent avec diligence, sans perte de temps. Le reste des soins devrait suivre le même empressement.
Lorsqu’on quitte finalement après plusieurs heures à bailler aux corneilles et à ne plus savoir comment s’asseoir sur une chaise, on se dit que c’est terminé en souhaitant que notre prochaine visite ne se produise jamais, à moins que ça ne change pour le mieux.
Je me souviens qu’au début de notre mariage Louise et moi, nous nous sommes meublés tout en neuf. Le mobilier et tout et tout, sans compter les bons vieux appareils ménagers ou les électros, si vous préférez. Ces derniers étaient robustes et quasi indestructibles. Ils pouvaient durer la vie, même lorsqu’on avait un ardent désir de changement, parce qu’à l’époque la couleur or moisson était à la mode, ils trouvaient volontiers une seconde vie paisible au sous-sol. Un peu comme une vie de retraité, mais toujours actif.
Économiquement parlant, c’était vraiment un bon investissement pour nous, mais pas pour les marchands. Ces derniers l’on vite comprit et les manufacturiers on commencé à vendre leur modèles de plus en plus chers, sans compter qu’ils sont plus costauds. C’est assez paradoxal ne trouvez-vous pas, alors que les familles sont de taille réduite. Quoi qu’il en soit, il fallait que le consommateur renouvelle ses appareils fréquemment alors, des réfrigérateurs lourds de jadis ont fait place à de nouveaux appareils plus légers et fragiles. Le plastique y est pour quelque chose, sans compter l’électronique et ses modules Made in Taiwan ou China, qu’il faut remplacer souvent.
C’est cette réflexion que j’avais en tête cette semaine, lorsque notre réfrigérateur moderne d’à peine sept ans, a soudainement décidé qu’on avait près de deux cent dollars de trop à dépenser pour remplacer son module d’évaporation. Le technicien a mis à peine dix minutes à réparer le problème. Décidément, on est loin de l’époque où un coup de pied sur le compresseur suffisait à tout redémarrer. Non, on n’a plus les appareils de jadis.
La belle saison est arrivée et avec elle, les ballades en automobile. Depuis quelques semaines, le débat porte sur les solutions à trouver pour réduire l’hécatombe des jeunes qui laissent leur vie sur nos routes. Même s’ils ne représentent qu’une faible partie des conducteurs, ils sont impliqués dans plus de 25% des accidents mortels annuellement. Certes la témérité des jeunes y est pour quelque chose mais avant tout, ils doivent prendre conscience des conséquences de leurs gestes audacieux et surtout, être responsables, éviter l’irréparable. C’est dans ce contexte que je veux partager avec vous, l’histoire qui suit.
La journée où je suis mort était une journée comme les autres. J’aurais donc dû prendre l’autobus. Mais j’avais si hâte de conduire l’auto de maman pour me rendre à l’école. Je l’ai supplié :
– Tous les autres le font, je t’en prie.
À quinze heures, j’ai ramassé tous mes livres et j’ai couru au terrain de stationnement. J’étais tout excité d’être enfin libre de voler de mes propres ailes, enfin !
Ça n’a pas d’importance comment l’accident est arrivé. Je faisais le fou… Je roulais beaucoup trop vite, je prenais de grosse chance. Mais je savourais ma liberté et je m’amusais. La dernière chose dont je me souvienne, je dépassais une vieille dame qui semblait rouler très lentement. J’ai entendu un fracas terrible de vitre et de métal, et j’ai senti tout mon corps se briser en morceaux. Je me suis entendu crier.
Soudain je me suis réveillé. Tout était calme. Un agent de police se tenait près de moi. À côté de lui, il y avait un médecin. Mon corps était déchiré et couvert de sang. Il y avait des morceaux de vitre partout dans ma chair. C’est étrange, mais je ne sentais absolument rien.
– Hé ! Ne tirez pas de draps par-dessus ma tête. Je ne peux pas être mort ! Je n’ai que dix-sept ans, je dois sortir ce soir. Je dois grandir et avoir une vie extraordinaire. Je n’ai même pas encore vécu. Je ne peux pas être mort.
Plus tard, j’ai été placé dans un grand tiroir. Mes parents ont dû m’identifier. Pourquoi ont-ils dû me voir dans cet état ? Pourquoi ai-je regardé maman alors qu’elle voyait la pire atrocité de sa vie ? Papa avait soudain l’air d’un vieillard. Il a dit au préposé :
– Oui, c’est mon fils !
Le salon funéraire a été une expérience troublante. J’ai vu tous mes parents et amis défiler devant moi, un par un, en me regardant avec des yeux remplis de tristesse. Certains de mes copains pleuraient. Certaines jeunes filles me touchaient la main et sanglotaient…
– Je vous en prie… quelqu’un, réveillez-moi ! Sortez-moi d’ici ! Je ne peux plus supporter de voir mes parents si abattus. Mes grands-parents éprouvent une douleur si grande qu’ils peuvent à peine marcher. Mes frères et sœurs sont comme des robots. Tout le monde semble égaré. Personne ne peut le croire et moi non plus !!!
– Ne m’enterrez pas. Je ne suis pas mort. J’ai encore beaucoup d’avenir devant moi, je veux rire et courir. Je veux danser et chanter. Ne me mettez pas en terre. JE TE PROMETS. MON DIEU, QUE SI TU ME DONNES UNE AUTRE CHANCE, JE SERAI LE CONDUCTEUR LE PLUS PRUDENT AU MONDE. TOUT CE QUE JE VEUX, C’EST UNE AUTRE CHANCE.
– Je t’en prie, mon Dieu, je n’ai que dix-sept ans…
Depuis deux jours, j’écoute les lignes ouvertes et fais la lecture des journaux sur le sujet d’actualité; Les armes à l’école. C’est débile tout ce qu’on peut y retrouver et surtout la panoplie des armes prohibées, allant du couteau au grenades, en passant par la gamme des fusils et pistolets, sans oublier les haches. Un vrai arsenal ! C’est loin d’être rassurant. Comment cela est-il possible ? Où les cachent-ils ? Il me semble que quelqu’un qui entre dans une école avec un fusil, devrait être facilement détectable. On parle ici d’armes prohibées par le Code criminel. Malheureusement, les échanges portaient sur une toute autre avenue.
Tant du côté des administrateurs que des professeurs, chacun y allait de sa petite analyse pour expliquer pareille situation. On faisait référence au code de vie de l’école, de la surveillance défaillante et de certains parents qui sont très loin de cette réalité. Bref, un vrai discours d’intellectuels. J’écoutais attentivement les propos et je me disais comment les gens sont déconnectés des réalités les plus simples de notre société et surtout, la façon d’intervenir. Évidemment, je pense à la police. Celle qui veille au maintien de l’ordre et qui a l’autorité d’appliquer la loi. Personne et je dis bien personne n’en a même soufflé un seul mot. Non ! On invoquait la nécessité de rencontrer l’élève, les parents et toute sorte d’intervenants, pendant que d’autres accusaient l’éternel manque de ressources. Je me suis dis « Coudonc, je rêve ou quoi ! »
C’est vrai qu’au Québec, le sport national n’est plus le hockey mais bien la parlotte. On en parle, on en parle, on discute, on rediscute, on créé un comité, puis un sous-comité pour finalement n’arriver jamais à rien de concret. On met une éternité à arriver au but. Pourtant tout est là ! On ne le voit même pas. Chacun veut conserver son petit royaume et régler les problèmes en vase clos sans jamais recourir aux autorités. On va même jusqu’à mentionner dans les codes de vie, que les armes sont interdites dans l’école. On aura tout vu et tout entendu. Quoi c’est courant d’apporter une arme à l’école ?
Pas besoin d’une grande instruction pour décider que quand une personne, mineure ou adulte, déambule dans une école avec une arme prohibée, elle doit être dénoncée sur le champ à la police qui a le pouvoir absolu d’intervenir et de porter des accusations contre les contrevenants avec toutes les conséquences d’un tel geste. La loi est claire pour tout le monde. S’il y a des parents inconscients, qu’ils en paient le prix pour leur négligence à éduquer leurs enfants convenablement. Il me semble que c’est le gros bon sens. Et après, on se demandera pourquoi, dans notre belle province, rien ne va plus. À force de vouloir tout régler par des discussions à n’en plus finir, c’est là où ça nous mène. On n’a qu’à regarder partout autour de nous, pour constater comment les décideurs et gestionnaires de notre belle société s’enlisent dans un bourbier dont on a beaucoup de difficulté à se sortir. La tolérance et l’ouverture d’esprit ont leurs limites… mais on les a déjà largement dépassées. Il faut passer à l’action, que ça dérange ou pas.
Une fête nationale sous la flotte, c’est ce que Dame nature nous avait réservé cette dernière fin de semaine. Des tonnes d’eau ont chamboulé plein de cérémonies et d’activités culturelles partout à travers le Québec et c’est très malheureux pour les organisateurs. Mais comme il y a toujours un autre côté à une médaille, peut être assisterons-nous à une revanche des berceaux… Il faudra jeter un coup d’œil aux registres des naissances vers la fin de mars 2012 pour voir si cela aura eu une incidence. Le temps était vraiment propice à la fête, mais intime.
Mais de notre côté, la sagesse aidant et contrôlant nos ardeurs, nous nous sommes dirigés vers le Ranch Kaymas pour donner un coup de main à la fabrication du mobilier, conçu par Lise et Sylvain. Entre les périodes d’abondantes averses et, par conséquent, un taux d’humidité assez élevé, le travail allait bon train. Je dois dire que le travail est très bien réussi et donne un beau cachet au décor. Pour des amateurs, nous sommes pas mal fiers du résultat. Ce n’est qu’un début et les semaines à venir seront consacrées à compléter l’aménagement pour que ce soit fonctionnel avec les appareils de cuisine et de chauffage alimentés au propane.
Sylvain et moi avons aussi profité d’une légère, mais très légère accalmie pour monter Rosi et Dali, le temps d’une petite randonnée équestre aux alentours. Il était temps parce que l’ondée a repris de plus belle. Mais, contrairement aux années précédentes, l’ajout de pierres sur l’emplacement de la caravane et son pourtour s’est avérée un fructueux investissement et un drainage performant, puisque malgré toute cette pluie, on pouvait circuler sans problème et presque au sec.
Finalement, ce n’est que le début et espérons que Dame nature saura se montrer conciliante et nous offrir un bel été avec juste ce qu’il faut de pluie et de rosée pour satisfaire autant les humain, les animaux que les végétaux, parce que l’été est officiellement arrivée. Pour le moment, on observe régulièrement nos coqs qui grandissent jusqu’à l’abattage de la fin de juillet. Ils sont gros et on commence à mesurer nos assiettes pour voir si elles seront assez grandes pour qu’ils se sentent confortables une fois bien rôtis.
Depuis très longtemps, je m’amuse à lire les étiquettes des différents objets de consommation et plus précisément ceux produits et en provenance de l’étranger. L’idée est de trouver si les versions sont identiques dans une langue, ordinairement l’anglais, comme dans l’autre, le français. Mais surtout le degré de respect que le fabricant témoigne envers le consommateur que je suis. J’en rencontre des vertes et des pas mûres. Certaines sont tellement dénuées de sens qu’il me faut référer à la version anglaise pour m’y retrouver.
C’est vraiment de très mauvais goût et ça dénote un non respect de la clientèle francophone. Les compagnies s’en remettent à des logiciels de traduction bon marché et, ne connaissant pas notre langue de toute évidence, publient n’importe quoi. Finalement, ils le font seulement dans le but de se conformer à la loi du Québec, sur l’affichage francophone des produits.
L’image incluse dans cet article illustre assez bien ce que j’explique. Elle a été prise sur une rallonge électrique de 30 ampères, pour véhicule récréatif, que je me suis procuré sur la rive-sud de Montréal. Assez éloquent n’est-ce pas ? Et des images comme celle-ci, la revue Protégez-vous en publie régulièrement à l’intérieur de ses publications ou sur son site Internet, dont voici le lien. Allez-y ! Jetez un coup d’œil et vous verrez toutes les conneries de traductions qu’on peut y trouver. Des bijoux d’imbécillité qu’on gobe avec un petit sourire. Plusieurs consommateurs ont choisi de répandre la bonne nouvelle de ces mercantiles pour qui, en autant que ça « sonne français », fait l’affaire tout en contournant la loi. Et, je vous le donne en mille… sans aucune conséquence. Ah le Québec… Une terre de tolérance.
Ah la vieillesse ! L’âge, qu’on dit d’or, approche inexorablement. Certains l’ont déjà atteint alors que d’autres cheminent vers cette vénérable étape de la vie. Quoi qu’il en soit, on ne peut rien y changer et c’est pourquoi je vous propose cette petite histoire drôle qui fait sourire et qui, je l’espère, fera votre journée.
Tous les dix ans, d’anciens copains se retrouvent pour passer une bonne soirée ensemble. Au moment de fêter leurs 40 ans, ils se retrouvent et se demandent où passer cette soirée. Au début, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux propose :
– Allons au restaurant Le Lion ! La serveuse est vraiment jolie et porte toujours un chemisier avec un décolleté bien plongeant. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Et dix ans plus tard, pour leurs 50 ans, ils se retrouvent à nouveau et se demandent où passer la soirée cette fois. Au début, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux propose :
– Allons au restaurant Le Lion ! On y mange très bien et la carte des vins est excellente. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Et dix ans plus tard, quand ils fêtent leurs 60 ans, ils se retrouvent à nouveau et se demandent comme d’habitude où passer la soirée. Au début, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux propose :
– Allons au restaurant Le Lion ! C’est calme et non-fumeur. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Et dix ans plus tard, pour leurs 70 ans donc, ils se retrouvent et se demandent où passer la soirée. Au début, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux propose :
– Allons au restaurant Le Lion ! C’est bien adapté aux fauteuils roulants et il y a un ascenseur. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Dernièrement, ils fêtaient leurs 80 ans et se demandaient où aller. Au début ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le lieu mais l’un d’eux proposa :
– Allons au restaurant Le Lion ! Et tous de répliquer :
– Bonne idée, nous n’y sommes jamais allés !
Un cinquième député péquiste, Benoît Charrette, quitte le navire pour siéger à titre d’indépendant. C’est justement là que le bât blesse. Ces députés ont été élus par les citoyens de leur comté sous la bannière du Parti québécois et rien ne dit qu’ils auraient été élus s’ils s’étaient présentés comme indépendants. C’est trop facile.
Non seulement ont-ils manqué de loyauté envers leur propre parti mais ils quittent probablement sans avoir même consulté leurs électeurs, sur leur changement d’orientation. C’est carrément leur faire faux bond.
Pourquoi leur donnerait-on des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars annuellement pour avoir manqué à leur plus élémentaire promesse électorale, celle de véhiculer le programme et les valeurs de leur parti. Ils ont perdu leur pouvoir de représentation et surtout leur crédibilité politique. Dehors les Beaudoin, Lapointe, Curzi, Aussant et Charette. Vous ne méritez plus de siéger à l’Assemblée nationale. Vous devriez au moins avoir la décence de démissionner de votre poste de député… À moins que votre fonds de pension soit votre motivation pour rester.
Comme un bulldozer, le gouvernement HarPEUR a tranché et utilisera ses gros sabots pour mater les employés de la poste avec une loi spéciale, déposée hier en projet de loi, pour forcer le retour au travail des syndiqués mis en lock-out. C’est le deuxième conflit fédéral, en moins d’une semaine, à se régler de cette façon.
Ce gouvernement se montre sous son vrai jour en se servant unilatéralement de son pouvoir pour imposer une convention collective de force, sans privilégier la libre négociation. C’est également un précédent, puisqu’il force un retour au travail, suite à un lock-out que l’employeur a lui-même imposé. Assez bizarre comme façon de faire.
Ça sent la magouille à plein nez entre son gouvernement et Postes Canada. Les négociations bidons ont traîné en longueur, jusqu’à l’élection du 2 mai dernier. C’est assez évident de conclure qu’advenant une majorité, le gouvernement HarPEUR allait imposer SA loi. Dire que depuis 1997, il n’y avait eu aucun conflit de travail à Postes Canada et voilà pour les bonnes relations de travail.
Le plus odieux dans ce conflit est que l’employeur, dès le premier débrayage sporadique à Winnipeg, a suspendu tous les congés de maladie, d’invalidité et annulé les assurances collectives pour tous ses employés syndiqués, qu’ils soient en débrayage ou pas. Plus salaud que ça, tu meurs. Sachant fort bien que le conflit ne s’éterniserait pas, il aurait pu honorer ces avantages sociaux et collecter les cotisations dues par la suite. Imaginez le nombre de griefs qui seront déposés en ce sens à la reprise.
C’est ça la conséquence d’un gouvernement majoritaire, mesquin et hypocrite… Juge et parti ! Et il n’est qu’en début de mandat. Ça promet pour le reste. Dans ce conflit, un arbitre devra choisir entre l’offre patronale et syndicale. La décision devrait dévoiler son allégeance politique.
Loin dans mes souvenirs, je vois mon père au volant de sa grosse bagnole 1947 et nous faisons route vers Montréal-Sud, ma mère, ma sœur, mon frère et moi. Fidèle à son habitude, lorsque nous franchisons les panneaux de signalisation des voies, sur le pont Jacques-Cartier, il nous demande de baisser la tête pour ne pas accrocher les panneaux. Et nous, dans notre caboche d’enfant, on s’exécute, le croyant dur comme fer. À cette époque, le péage était de mise sur ce pont et j’étais toujours excité d’y circuler parce qu’il y avait souvent des accidents et moi, j’aimais ça voir des accidents. Finalement, avant d’atteindre la maison des grands-parents, il laisse son silencieux sur la chaussée en traversant la voie ferrée.
Je me rappelle aussi, lorsqu’il était chauffeur d’autobus à la Commission de transport de Montréal, j’avais 5 ans et son circuit passait juste au coin de chez-nous. Comme ma mère lui préparait son lunch, elle venait me conduire à l’arrêt et je faisais la tournée avec lui, jusqu’au bout de l’île comme il disait. Imaginez, un tour dans un gros autobus et un arrêt au terminus pour luncher avec lui, c’était tout un événement. Il paraît que j’avais beaucoup de charme auprès de la clientèle féminine et il n’était pas rare que je m’assoyais sur leurs genoux. Je le regardais conduire et je l’admirais. Je voulais moi aussi être un chauffeur d’autobus.
Mon père chez nous, c’était l’autorité. Il commandait le respect, sans jamais nous toucher. Il était imposant et quand il parlait, on écoutait. Si ma mère était plus conciliante et facilement manipulable, lui ne l’était pas. Par contre, c’était un fin renard, surtout les soirs de hockey.
Une fois couchés, ma mère ne voulait pas qu’on se lève pour regarder la télé sur le bord de la porte de chambre. Alors il s’assoyait sur la berceuse de façon à ce qu’on voit la télé, sans que ma mère se rende compte que nos têtes franchissaient l’embrasure de la porte et qu’on pouvait voir la télé.
Mon père était un bourreau de travail. Deux même trois emplois simultanément, ça ne l’effrayait pas. On ne manquait de rien. Malgré tout cela, il était disponible pour nous dépanner ou nous conduire ici et là. Ma petite sœur Josée pourrait vous en parler longtemps. Étant le bébé de la famille elle en a beaucoup bénéficié. Vous aviez besoin d’un service ? Il pouvait vous le rendre. Il connaissait tout ! La mécanique, réparer un grille-pain, la pêche, les courses de chevaux, les autos. Bref, si j’avais eu à choisir un père, c’est lui que j’aurais choisi sans hésiter.
Il nous a laissé de belles valeurs; celles de l’honnêteté, du travail, de la patience, de la persévérance et de la discrétion. Il avait un sens de l’humour si particulier, qu’on ne savait pas s’il blaguait ou pas. Louise, ma conjointe en sait quelque chose.
Si je vous en parle au passé, ce n’est pas parce qu’il n’est plus là, au contraire. Mais aujourd’hui, à l’âge vénérable de 82 ans, il nous honore encore de sa présence. Affaibli par la maladie et l’usure du temps, il se bat férocement pour garder une certaine qualité de vie mais surtout sa dignité. Pour moi il a toujours été et demeurera toujours mon modèle et mon héros. Même si moi aussi, j’avance dans la vie et que je ne suis jamais devenu chauffeur d’autobus, je le revois encore quelque fois, avec mes yeux de tout-petit, comme au temps des tours d’autobus et c’est pour cette raison que je veux lui rendre hommage en ce jour de la fête des pères.
Je t’aime papa !
Non mais, est-ce qu’on va finir par obtenir un bulletin qui satisfera tous les intervenants en éducation ? Il me semble que ça fait des lunes qu’on retarde l’application d’un bulletin chiffré et toujours pas d’entente. Chacun tire la couverture de son côté et on n’avance pas. Par contre, on nous mêle avec le retrait des compétences transversales, de la grille d’évaluation et de la refonte de la pondération unique. Ça mange quoi tout ça en hiver ? C’est carrément l’art de compliquer les choses simples. Ah c’est vrai j’oubliais… On n’est dans un monde d’intellos !
Si j’étais ministre de l’éducation je trancherais assez vite. Tout au long de l’année scolaire, l’élève apprend sa matière puis, périodiquement, il passe un examen adéquat et ciblé, puis se voit attribuer une note sur 100, qui reflète son degré de compréhension et d’assimilation de la matière. La note de passage, 60%. Il l’obtient ? Il avance à un niveau supérieur. Il ne l’obtient pas ? Il est recalé et doit se reprendre jusqu’à l’obtention de la note de passage. En somme, comme à l’école de jadis. Il existait des premiers de classe, des deuxièmes de classe et ainsi de suite. LA NOTE CHIFFRÉE ÉTAIT LA MESURE. Et comme dans la vraie vie et dans toutes les sphères d’activités, il y en avait des supers bons, des bons et des moins bons. Au moins, cette méthode avait l’avantage des comparables puisqu’ils passaient le même examen. Les profs ??? Ils n’avaient qu’à corriger. Quant au comportement, c’est assez facile à évaluer quant on est constamment en présence des mêmes étudiants.
Mais voilà ! Cette équation est beaucoup trop simple et ne saurait justifier les milliers de dollars qu’on verse à l’éducation est sa lourde bureaucratie. Et dans le pays du Québec, on en parle, on en parle et ça ne mène jamais à rien.
C’est fou ce qui se passe présentement au sein du Parti québécois et en même temps c’est assez représentatif de ce parti politique. C’est viscéral de toujours se chicaner publiquement au point où l’option souverainiste est sérieusement mise en doute dans l’opinion publique. On se dispute à grands coups de lettres ouvertes et les vestiges du passé ont repris vie.
Quand Pauline Marois se targe de son vote de confiance à 93%, elle a parfaitement raison. Depuis quand, un chef avec une telle majorité doit se remettre constamment en question ? On suit le chef point à la ligne et on verra à remettre les pendules à l’heure au prochain congrès. Feu René Lévesque à fondé ce parti et plusieurs chefs lui ont succédé justement suite à la récurrence des chicanes internes. Mais les interventions de Jacques Parizeau, des récents démissionnaires et de Bernard Landry m’attristent beaucoup.
J’ai toujours respecté Jacques Parizeau et principalement dans sa bataille pour gagner le référendum de 1995, mais là, si je suis d’accord avec son droit de parole, ce sont ses intentions de vouloir diriger encore le parti, par ses propos, qui font ombrage. Pourquoi n’a-t’il pas continué comme Premier ministre au lendemain de ce referendum ? Même chose pour Bernard Landry que je respecte aussi, mais qui a démissionné après avoir reçu un appui à 73% de sa délégation. Chacun avait la possibilité de faire avancer la cause et je suis persuadé qu’ils s’opposeraient vivement à cette ingérence dont ils font preuve.
Madame Marois possède une solide expérience politique et le vote de confiance qu’elle a reçu lui donne le pouvoir de faire son bout de chemin, amorcé par René Lévesque et peut-être réussir où les autres ont échoué. Qu’on lui donne toute la latitude possible, avec le plus fort des consensus et on verra la performance qu’elle nous livrera lors des prochaines élections. L’ennemi demeure le poodle et c’est dans l’unité qu’on devra lui infliger la défaite. Nous avons, selon moi, la maturité pour mettre notre destinée entre les mains d’une femme.