Deux chevaux, une clochette – Réflexion sur l’amitié

 

Cheval En haut de la rue où j’habite, il y a une prairie dans laquelle se trouvent deux chevaux. De loin, l’un et l’autre ressemblent à n’importe quel autre cheval.

Mais si vous arrêtez votre voiture, ou si vous vous approchez, vous allez remarquer quelque chose de très surprenant. Regardez dans les yeux d’un des chevaux et vous allez découvrir qu’il est aveugle.

Son propriétaire a choisi de ne pas l’abattre, mais lui offre un foyer confortable. C’est vraiment étonnant. Si vous êtes près de là et écoutez attentivement, vous allez entendre le son d’une clochette.

Regardant autour pour chercher la provenance du son, vous allez trouver qu’il vient du petit cheval dans la prairie. Une clochette est attachée au licou de celui-ci. Elle permet à l’ami aveugle de savoir où se trouve l’autre cheval pour le suivre.

Si vous restez là à observer les deux amis, vous allez voir que le cheval avec clochette est toujours en train de surveiller le cheval aveugle, et que ce dernier écoute la clochette puis marche vers l’endroit où se trouve son ami, confiant que celui-ci ne le conduit pas dans un faux chemin.

Chaque soir, quand le cheval à clochette revient à l’écurie, il s’arrête de temps en temps et retourne en arrière pour s’assurer que l’ami aveugle n’est pas trop loin et qu’il peut ainsi entendre la clochette.

Comme le propriétaire de ces deux chevaux, Dieu ne nous rejette pas juste parce que nous ne sommes pas parfaits ou que nous avons des problèmes ou constituons des défis.

Il nous surveille et amène même d’autres personnes dans notre vie pour nous aider quand nous en avons besoin.

Des fois, nous sommes le cheval aveugle, guidé par la clochette des personnes que Dieu a mises dans notre vie.

D’autres fois, nous sommes le cheval guidant et aident les autres à trouver leur chemin.

Les bons amis sont ainsi. Il se peut que vous ne les voyiez jamais, mais vous savez qu’ils sont toujours là.

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Une année de plus

 

2009-02-17 042C Bonjour Claude. Déjà le 6 août et une année de plus. Si ça peut te consoler, il en reste une de moins pour commencer à bénéficier des chèques des gouvernements. Une de moins aussi pour gagner en sagesse et en sérénité. Quoi de mieux pour rester jeune que de bénéficier de l’été presqu’à l’année.

D’ici à ce qu’on se retrouve en Floride l’hiver prochain, Louise se joint à moi pour te souhaiter le plus beau des 6 août, entouré de ceux et celles que tu aimes. Qu’il soit le prélude à poursuivre ta route en santé pour qu’on puisse bénéficier encore longtemps de tes conseils de magasinage, sans compter tes nombreuses trouvailles.

BON ANNIVERSAIRE CLAUDE XXX

L’électricité, cette énergie essentielle

 

Électricité4 Aujourd’hui, dans le secteur où j’habite, Hydro-Québec effectuait des travaux sur le réseau électrique, entre 8 heures et 16 heures. On a été prévenu une semaine à l’avance de cette interruption de courant afin de s’organiser. On nous conseillait de tout débrancher les appareils électroniques, pour prévenir les surtensions au moment de remettre le courant. Vous imaginez, débrancher ces appareils, quand on est quasiment obligé de se coucher par terre où de se contorsionner pour atteindre la foutue prise de courant. Non merci ! Moi j’ai opté, une fois l’électricité coupée, pour fermer le commutateur principal, directement à la boîte électrique qui alimente toute la maison. Vers 15h45, j’ai remis le commutateur en marche, l’électricité était revenue. Beaucoup plus simple.

Tout ce préambule pour vous dire combien cette énergie est implantée dans nos vies et notre quotidien et ce de façon totalement invisible pour l’utilisateur. Comme on dirait en langage informatique, en arrière plan, pour emprunter une expression commune. Machinalement, pendant une interruption, on actionne les interrupteurs pour faire de la lumière dans une pièce et voilà que la rupture nous revient en mémoire. J’ai même laissé la tondeuse devant la porte automatique de l’entrée de garage en me disant que je la sortirait par là… Je touche le bouton d’ouverture, puis rien ! En une fraction de seconde, je venais de me rappeler qu’on avait pas de courant.

En plus, notre petite Audrey-Anne était à la maison aujourd’hui, parce que sa garderie était en vacances. Férue de dessins animés, son premier bonjour fut d’ouvrir la télé pour visionner sa cassette de Histoire de jouets avec l’intrépide Woody le cowboy et son ami Buzz Lightyear. Elle en raffole ! Essayez d’expliquer à une enfant de deux ans et demi qu’il n’y a plus d’électricité et qu’on devra faire autre chose. Elle s’en fout comme de l’an quarante. Même elle, à ce si jeune âge, s’est surprise à poser le même geste de sortir la cassette et la mettre dans le magnétoscope plusieurs fois, espérant machinalement que les images apparaîtraient. Elle grandit à l’ère du tout électronique.

Pour les repas, c’est le même problème. On est pas branché au gaz, mais à l’électricité. C’est pas pareil. Remarquez que ce problème se contourne facilement en courant au restaurant, mais ça brise aussi notre routine. Je ne vous parle pas non plus de la maison qui est climatisée à l’aide d’une thermopompe. Là aussi il a fallu ouvrir les fenêtres et laisser rentrer l’humidité. Heureusement que le frigo et le congélateur ont tenu le coup. Je savais qu’en évitant d’en ouvrir les portes inutilement, on pouvait facilement résister à une interruption d’une douzaine d’heures.

En tout cas, même si c’est chaleureux et pittoresque, je ne reviendrais pas à l’époque de nos arrières grand-parents. J’aime trop mon confort et tous ses gadgets qui rendent la vie si facile. Vous ne pensez pas… Me priver de mon ordinateur plus d’une journée ! Je ne pourrais même pas me permettre de vous livrer mes réflexions, dont celle-ci. Pensez-y, l’électricité c’est essentiel ! C’est quand on en est privé, qu’on l’apprécie à sa juste valeur.

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On construit au ranch Kaymas (1ère partie)

 

2009-08-02 042 Mon frère et sa conjointe possèdent un ranch à Shefford, près de Waterloo en Estrie, depuis quelques années et leur projet d’agrandissement se concrétise cette année. Ils construisent une annexe à l’écurie existante afin d’y aménager des espaces pour les charrettes et l’équipement, de même qu’un coin de travail pour le maréchal-ferrant qui ferre les chevaux quelques fois par année. Finalement, une partie du nouveau bâtiment, leur servira d’appartements lorsqu’ils y séjourneront pour s’occuper des 5 chevaux.

Évidemment, un tel défi ne se réalise pas sans l’aide d’amis ou de parents afin de fournir l’huile de coudes nécessaire. C’est pourquoi, nous nous retrouvions ici pour deux fins de semaine. On construit au ranch Kaymas, qui tient son nom du diminutif des prénoms de leurs deux petits enfants KAYla et ThoMAS. Voilà donc pour les présentations.

À moins de deux kilomètres du ranch, se trouve le terrain de camping de l’Estrie où nous avions séjournés en 2006. Nous avons réservé pour deux fins de semaines avec la possibilité de laisser la caravane à sellette stationnée sur place durant la semaine. Les propriétaires nous ont concédé un bon prix. Nous sommes installés sur un terrain avant l’entrée principale du camping avec les services d’eau et d’électricité. Un bel emplacement qui répond à nos besoins.

2009-08-02 015 Quelques instants plus tard, nous rejoignions Lise à l’écurie, où le maréchal-ferrant était en pleine action. Cet homme, qui pratique ce métier où la relève se fait rare, piquait ma curiosité. Il connaît ça les chevaux et ça paraît. Ferrer les chevaux n’est pas une mince tâche et il faut près d’une heure pour en ferrer un aux quatre pattes. On m’apprenait que ce ne sont pas toutes les bêtes qui se prêtent facilement à l’exercice, mais l’expert ferreur à plus d’un tour dans son sac pour mater le quadrupède. Becky, une jeune jument l’a appris à ses dépens.

Dès 8h30, samedi matin, le chantier s’activait. Mon frère Sylvain, son ami Michel et moi-même s’afférions à installer et mettre à niveau, les blocs de ciment et les poutres qui composeront le plancher de l’annexe. Le temps était splendide faisant alterner le soleil et les nuages. On était en plein champ, avec les magnifiques chevaux en arrière scène qui, tantôt, se prélassaient à l’orée du bois, tout près.

2009-08-02 043 Le travail allait bon train et, au grand plaisir de mon frère, la structure nivelée du plancher était totalement terminée en fin d’après-midi. Au même moment, les chevaux s’amenèrent pour leur ration de moulée. Ils étaient justes à côté de nous.

On était sale pas à peu près et la douche s’imposait comme une délivrance. Ce que j’ai fait sans hésiter, dès le retour au camping. En soirée et sous les étoiles, on retournait à l’écurie pour relaxer devant un feu de camp. Les chevaux nous côtoyaient en broutant aux alentours. Nul besoin de tondre le gazon. Ils sont passés maître dans cet art et ne se font pas prier. Ils sont très beaux. La noirceur venue, ils regagnaient le bois, pour une autre nuit sous les étoiles.

2009-08-02 044 Ce matin, il y a apparence de pluie. Le vent souffle légèrement et on entreprend notre deuxième journée de travaux. Nous en sommes à placer les poutres de soutien ainsi que les traverses. Sylvain me montre les trois couleuvres qui ont élue domicile dans le tas de bois servant à la construction. Je prends quelques clichés pour immortaliser ces monstres. Ils ont l’air énorme sur les clichés mais c’est le gros plan qui donne cette illusion. Elles sont petites et font quelques centimètres tout au plus. Un petit souvenir pour Louise qui a une sainte horreur de ces reptiles. Pas seulement ceux-ci mais tout ce qui est reptile.

Alors que les travaux vont bon train, la pluie nous tombe dessus dès le coup de midi et il nous faut tout ranger. Fin des émissions pour cette fin de semaine. La pluie ne cessera pas avant l’heure du souper où, hypocritement, le soleil refait son apparition. Hélas il est trop tard. Sylvain et Michel continueront probablement à jouer du marteau quelques soirs cette semaine alors que nous reviendrons cette seconde fin de semaine pour apporter de nouveau notre aide. À suivre…

Le vieux François

 

2009-01-17 024A Salut François. Un beep sur mon agenda me rappelle que c’est ton anniversaire aujourd’hui, 2 août et je ne voulais pas rater pareille occasion de le souligner et d’accoucher au clavier, de ce petit mot. Toujours en route pour la vieillesse?

Avancer comme ça dans la vie ne t’a pas changé. Tu es resté le même personnage…. Qu’hier. Même body, même jovialité. Je voudrais te souhaiter une belle journée remplie d’amour et de joie avec tes proches. C’est beaucoup mieux qu’un cadeau et ça s’apprécie sans condition.

BON ANNIVERSAIRE FRANÇOIS

Ma sœur jumelle, temporairement

 

2009-01-01 007A Depuis le temps que tu rêvais d’avoir le même âge que moi, ce 1er août comble tes désirs. On est jumeaux pour les 35 prochains jours. C’est ton anniversaire ma sœur et c’est une journée très importante pour toi. C’est le temps de faire un vœu et je te souhaite qu’il se réalise.

Louise et moi, te souhaitons une belle journée de fête avec plein de surprises et de belles choses. Profite du moment pour te faire dorloter et apprécier de tous ceux qui t’entourent. Pourquoi pas une bonne marche à travers ton camping préféré. Et si tu en reviens sans être essoufflée, c’est que tu es encore jeune.

BON ANNIVERSAIRE MA SŒUR XXX

Une journée spéciale pour Mireille

 

2007-07-22 009A Déjà le 31 juillet et une nouvelle année s’ajoute aujourd’hui à ton calendrier de vie, ma chère Mireille. Encore une autre année à savourer les bonnes choses autour d’une bonne bouteille de vin et de profiter de ce que demain peut nous apporter de bien.

Louise se joint à moi pour te souhaiter une belle journée d’anniversaire remplie de surprises et d’inattendus. Aussi beaucoup d’amour et la chance de rencontrer enfin ton prince charmant. Même si le temps est gris, c’est avec le soleil dans le coeur qu’il faut vivre cette journée. Profites-en donc pour t’adonner à ce que tu aimes le plus, le magasinage et pourquoi pas te délecter d’un immense gâteau. Une fois dans l’année, tu mérites bien cela. Je te fais la bise.

BON ANNIVERSAIRE MIREILLE XXX

La farce de l’été

 

À sa mort, un homme attend pour être jugé dans une longue file.

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L’attente lui permet de remarquer que certaines âmes sont autorisées à pénétrer par les grandes portes du Ciel, alors que d’autres, par contre, sont dirigées vers Satan qui les jette dans un immense trou enflammé.

Quelques fois, au lieu d’envoyer l’âme dans les flammes, Satan la rejette sur une pile de côté. Ayant remarqué que Satan avait fait cela à maintes reprises, la curiosité l’incita à se diriger vers lui pour le questionner.

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– Excusez-moi Prince des Ténèbres, mais, j’attends en ligne pour être jugé et je ne peux m’empêcher de me questionner sur les motifs qui vous incitent à mettre de côté ces âmes au lieu de les envoyer dans les flammes éternelles comme les autres ?

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– Ah, celles-ci, bougonna Satan, elles arrivent du Québec et elles sont trop détrempées pour brûler.

Salut Gervais

 

2009-03-11 016A Ça fait bien une couple de saisons qu’on s’est vu mais on n’oublie pas les gens rencontrés sous des cieux plus cléments, dans la froidure de l’hiver. Mon agenda m’indique que c’est ton anniversaire en ce 27 juillet. J’ose espérer que tu ajoutes une année de sagesse et n’oublies surtout pas que l’âge, si vénérable soit-il n’est qu’un chiffre. Comme on dit, Quand le body va, tout va. Tu me semble aussi avoir une santé de fer, ce qui est très précieux et inestimable. À toi d’en profiter.

Louise se joint à moi pour te souhaiter un jour de fête rempli d’amour, de joie et de bonheur parmi tes proches. Fais toi gâter et dorloter. C’est ta journée et personne ne peut rien te refuser. On a hâte de vous revoir, Estelle et toi, dès les premiers jours de janvier, autour d’une bonne frette qu’on pourra prendre à ta santé.

BON ANNIVERSAIRE GERVAIS

Coteau du Lac à la saveur country

 

2009-07-24 001 Notre groupe de campeurs s’est réuni, cette fin de semaine, au camping Seigneurie de Soulanges, à Coteau du Lac, dans la région de Valleyfield. C’est notre première visite à cet endroit et disons qu’elle demeurera mémorable et surtout onéreuse. Lors des manœuvres de stationnement de l’unité, j’ai esquinté la caravane sur un satané piquet qui sert de borne pour les services d’eau et d’électricité de notre site. Malheureusement, je ne l’avais pas vu et ce qui devait arriver, arriva. C’est immensément désolant et il faudra effectuer une réparation. La conduite de ce type de combinaison est très différente d’une autocaravane et je m’en rends bien compte. Je suis définitivement désigné pour suivre le cours de conduite de la FQCC et je me suis inscrit pour la session de septembre.

Je ne veux pas trouver d’excuses sur ma responsabilité, mais c’est un camping aménagé selon les critères d’il y a longtemps et est mal adapté aux grandes unités d’aujourd’hui. Les manœuvres sont plus hasardeuses sur des sites courts. À preuve, notre site, à entrée directe faut-il le préciser, fait au maximum 45 ou 50 pieds de long. Il faut tenir compte des obstacles qui s’y trouvent… et avoir des yeux tout le tour de la tête. C’est ça le problème, je n’en n’ai que deux! Quoi qu’il en soit, on n’y peut rien et on devra faire un tour chez le concessionnaire. C’est enrageant en sac… d’autant plus qu’elle n’est vieille que de six semaines.

Enfin! Pour revenir à l’objet de notre présence ici, c’est que nos amis, Mado et Claude, nous conviaient à un souper-spectacle, présenté au Restaurant du Boulevard, tout près du camping. À l’affiche, La Grande Virée Country, mettant en vedette Guylaine Tremblay et Bourbon Gauthier accompagnés de cinq musiciens. Une performance endiablée de deux heures, haute en couleur, sur des airs de musique country. Une Guylaine Tremblay toute en voix qu’on avait eu l’occasion d’apprécier lors d’un spectacle similaire, présenté au rassemblement de fermeture de la FQCC en 2007, au Lac des Pins. Pour Bourbon Gauthier, c’était une découverte. Évidemment, tout ça, au terme d’un copieux repas-buffet, dont ce restaurant a le secret. C’est toujours un plaisir d’y prendre un bon repas entre amis, tout en profitant de spectacles professionnels à prix abordable.

2009-07-26 009A Parmi notre groupe et mis à part les organisateurs, Pierrette et Clément étaient là, de même que Francine et André. Carole et Marcel se sont joint aussi à nous, seulement pour le souper spectacle. Je ne vous parle même pas, ou à peine, de la maudite température. Si on s’est installé au sec, Dès la fin de l’après-midi, la pluie est apparue pour toute la soirée. Avec ce qu’on annonçait, la fin de semaine risquait d’être boueuse. Une sortie similaire à nos précédentes quoi!

Samedi matin dès six heures, je me suis réveillé sans réussir à retrouver le sommeil. Le temps était gris, triste et me ramenait les douloureux souvenirs de mon incident de la veille. Je m’en voulais comme ce n’est pas possible. Je regardais autour de moi et je voyais toutes ces unités avoisinantes en me disant que c’est vrai qu’on est tassé. C’est drôle mais la première image qui m’est venue en tête c’était notre séjour, l’été dernier, au camping du Chenal du Moine à Sorel, avec ses emplacements gigantesques. Qu’elle bonne idée! Je revoyais aussi tous ces terrains campings visités et qui prennent le temps d’aménager leurs sites en fonction des machines d’aujourd’hui, des unités longues avec plusieurs rallonges et qui prennent de plus en plus d’espaces. J’aime les terrains où les entrées des emplacements sont en angles et permettent des manœuvres plus faciles, naturelles et moins risquées et où il y a moins d’arbres encombrants ou savamment disposés en fonction de leurs déploiements… et je regardais dehors. Je revenais à l’ordinateurs et mes pensées se succédaient, elles me ramenaient toujours à l’image de ce maudit piquet. Il faudra bien que j’en revienne un jour. C’est comme un gargantuesque repas qu’on met du temps à bien digérer. Ça finira par passer.2009-07-26 024

On est le 25 juillet et c’est le Noël des campeurs ici. Un peu partout, les décorations du temps des Fêtes ajoutent de l’ambiance. Un peu avant l’heure du dîner, le soleil fait son apparition et vient agréablement nous réchauffer. Les femmes en profitent avidement pour prendre un bain de soleil. Avec le gazon détrempé, l’humidité se fait vite sentir. On fait une petite marche aux alentours. Francine et André nous quittent sur l’heure du midi, comme prévu, pour remplir certaines obligations personnelles.

Pour vous parler un peu de ce camping, je le qualifierais d’ordinaire. Situé à quelques kilomètres de la frontière ontarienne, il offre 218 sites dont 40% sont réservés à la clientèle voyageur, dont les ontariens profitent régulièrement. L’affiche à l’entrée, nous  2009-07-26 025Aindique qu’une nouvelle administration est en place. Laissons-lui la chance de développer l’environnement mais à prime abord, je vous dirais que les emplacements voyageurs sont petits et les gros équipements sont très à l’étroit. Il n’y a pas d’allées de gravier sur les sites, pour bien se stationner et on s’installe directement sur le gazon. Les arbres sont nombreux mais gagneraient à être élagués, principalement le long des chemins, afin de faciliter les mouvements des véhicules récréatifs.

2009-07-26 017A Les bâtiments sont rudimentaires et ont besoin de rénovation pour les mettre au goût du jour. Il en va de même des installations sanitaires vétustes. En contrepartie, les emplacements des saisonniers sont vastes et on les retrouve principalement dans la partie basse du camping. Autre point désagréable, les chemins ont grand besoin d’une bonne couche de pierre. Ils sont pratiquement en terre et les trous d’eau se forment rapidement durant les averses. Inutile de préciser qu’avec la saison qu’on connaît, c’est assez évident. L’accueil est chaleureux et pour les mordus d’ordinateur, l’Internet sans-fil est disponible gratuitement à la Salle tranquille, à l’entrée. Le potentiel est là, il s’agit seulement de le développer et le rafraîchir. Je vous invite à visionner les photos dans la section Photos-camping, en marge gauche de ce blogue.

2009-07-26 046A Durant l’après-midi, on a eu droit à la visite du Père Noël qui avait revêtu, pour l’occasion, des vêtements plus légers. Même sa barbe, ordinairement fournie, avait été amincie quelque peu. Le bonhomme en chandail rouge et en short blanc, semblait venir tout droit d’un quelconque Club Med. Mais il fait toujours son effet et les enfants pédalaient allègrement autour de la voiture qui le conduisait, au grand plaisir des campeurs. C’est une tradition qu’on aime répéter sur nos terrains de camping. Un peu plus tard, est apparue la belle voiture du marchand de crème glacée, de style diligence, tirée par un magnifique et élégant cheval, dont mon frère pourrait me dévoiler la race. Une autre belle occasion de saisir l’appareil photo et d’immortaliser la scène.

2009-07-26 044A Quelques emplettes au centre commercial de Valleyfield nous ramènent au camping. Clément et moi, donnons un coup de main à un voisin campeur pour installer convenablement son auvent. Nouvel adepte du camping, il étrennait son équipement pour la première fois. Cette journée s’est terminée autour du feu chez Mado et Claude. Enfin, quelques instants qui ressemblaient à un été normal. Ce n’était pas trop tôt.

On est chanceux au réveil de ce dimanche. Pas de pluie et même le soleil qui se pointe pendant les préparatifs de départ. Il est toujours là sur le chemin du retour jusqu’à ce qu’on atteigne Saint-Constant, où le déluge s’abat sur nous. Le naturel de Dame Nature revient au galop ! Il pleut tellement fort que les essuie-glaces balaient à pleine vitesse et ont peine à suffire à la tâche. Un peu avant d’accéder à l’échangeur des autoroutes 132, 15 et 30, les policiers sont postés, gyrophares en fonction, devant d’immenses flaques d’eau, afin de prévenir l’aquaplaning. Une ondée comme on en voit rarement. Clément nous dépasse et la trainée d’eau que ses roues arrières projettent, font penser aux sillons laissés par les gros hors-bords. Arrivés à la maison, la pluie s’est arrêtée, juste le temps de garer l’équipement. Un weekend qu’on n’oubliera sûrement pas.

Aurai-je eu le temps ?

 

Réflexion8La vie nous file entre les doigts. Les semaines, les mois, les années passent à la vitesse de l’éclair. Un jour nous nous retrouvons au seuil de la vieillesse, puis soudain nous arrivons au bout de notre route.

Aurai-je eu le temps de dire à l’être merveilleux qui a partagé ma vie combien je l’aime, et le remercier pour tout le bonheur qu’il m’a apporté, pour la famille qu’il m’a donnée, pour tous ces merveilleux souvenirs que nous nous sommes construits jour après jour, pour avoir su partager mes peines comme mes joies tout au long de notre vie ensemble?

Aurai-je eu le temps de dire à mes enfants qu’ils sont le plus beau cadeau que la vie m’ait donné? Qu’à travers eux, j’ai revécu ma jeunesse, j’ai appris la tolérance et qu’il m’ont aidé à atteindre mon idéal; celui de les mettre au monde, de les voir grandir et devenir de jour en jour ma fierté, et surtout combien je les aime?

Aurai-je eu le temps de dire à mes petits enfants qu’ils sont le rayon de soleil de mes vieux jours? De leur dire tout l’amour que j’ai au fond de mon cœur pour ces petits êtres si fragiles, si purs et qui deviendront un jour des femmes et des hommes responsables, et combien ils sont précieux pour moi?

Aurai-je eu le temps de dire à mes sœurs et mes frères combien j’ai été choyé(e) d’avoir fait partie de leur famille, d’avoir partagé avec eux les jeux de notre enfance, de notre complicité, de nous avoir forgé de merveilleux souvenirs? De les remercier d’avoir su toujours conserver intacts les liens qui sont le noyau de notre belle famille?

Aurai-je eu le temps de dire à mes amis(es) combien leur passage dans ma vie est précieux pour moi? A quel point je leur suis reconnaissant(e) de leur présence indéfectible à chaque étape de ma vie? Et surtout, à quel point je les apprécie et que c’est pour moi un privilège qu’ils m’aient choisie pour ami(e)?

Aurai-je eu le temps de dire à mes vieux parents lorsqu’ils étaient encore de ce monde combien je les aimais et combien ils ont été importants pour moi? De les remercier de m’avoir donné la vie, d’avoir su semer le bonheur au sein de notre famille, de m’avoir enseigné l’amour du prochain, la justice et surtout de m’avoir montré la route pour devenir la personne que je suis aujourd’hui?

TROUVERAI-JE LE TEMPS?

IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR TROUVER LE TEMPS…

Voici Elizabeth Corinne

 

Mercredi dernier, je vous annonçais la venue du premier bébé de Caroline et Luc. Et bien, comme une photo vaut mille mots, il me fait plaisir de vous présenter Élizabeth Corinne. Les photos viennent à peine d’arriver directement de la Californie.

2009-07-15 -- Elizabeth's Birth 059 2009-07-15 -- Elizabeth's Birth 084 2009-07-15 -- Elizabeth's Birth 047

La confirmation est faite; elle possède les deux nationalités.