Enfin des nouvelles plutôt encourageantes. J’arrive de visiter mon père hospitalisé, accompagné de ma mère, et je dois avouer qu’il y a longtemps que je ne l’avais pas vu aussi éveillé. Il n’est plus branché à aucune assistance médicale quelconque, ses poumons et sa tension artérielle sont redevenus normaux.
Si je ne vous avais pas donné d’autres nouvelles avant ce soir, c’est qu’hier sa situation commandait une surveillance constante et il a dû faire un séjour de deux heures aux soins intensifs extrêmes. J’étais revenu de l’hôpital passablement découragé et je ne pouvais me faire à l’idée de publier un article porteur de mauvaises nouvelles.
Heureusement, les bons soins dispensés par le personnel médical ont fonctionné et j’espère bien que cette fois-ci, ce sera la bonne. Il a recommencé à « taquiner » les infirmières et c’est un signe qui ne trompe pas. Quant à savoir le moment où il quittera l’hôpital, nous ne sommes pas dans le secret des Dieux, ou plutôt des médecins, mais mon petit doigt me dit que ce ne sera pas très très lointain.
Depuis près de deux semaines, je me promène à l’hôpital visiter mon père qui y fait un deuxième séjour d’affilé. À 81 ans et une santé de plus en plus fragile, il ne faut pas un trop gros dérangement physiologique pour se retrouver sur un lit d’hôpital. Le séjour à l’urgence m’aura permis de voir et d’essayer de comprendre comment on en est rendu là. Comment notre système de santé est en constante décrépitude et désorganisé. Les soins sont bons et adéquats mais où j’accroche c’est dans le manque d’organisation, de coordination et de cohésion de cette immense machine qui s’essouffle en multipliant les pertes de temps.
De mes yeux de néophyte en milieu hospitalier, voici les constatations et interrogations qui en découlent; Pas moins de sept membres du personnel se sont succédés dans la cabine d’examen pour l’enregistrement, les prises de sang, l’électrocardiogramme, l’apport d’oxygène et même un préposé qui devait apporter le bracelet d’identification et un sac pour y déposer les vêtements de mon père. Je dis devait, parce qu’on ne l’a jamais revu. Disparu ? Envolé ? Je me pose encore la question. Toujours est-il qu’il a fallu plus de 6 heures d’attente, avant de recevoir le fameux bracelet.
Maintenant, les médecins; Quatre l’ont visité et à chacune des fois, les mêmes questions étaient posées. Dans un cas, elles ont été reposées deux fois dans le même examen. Chaque fois, ils arrivent avec le dossier bien en main. Est-ce qu’ils le lisent ? Il me semble que le dossier est annoté par le personnel soignant non ? J’avais l’impression qu’ils nous écoutaient sans vraiment entendre. Mon père a été ausculté autant de fois. Et je vous rappelle qu’il sortait d’à peine quatre jours de sa dernière hospitalisation au même hôpital et qu’un des médecins précités, l’avait même rencontré. Faut l’faire ! Son dossier fait un pouce et demi d’épaisseur. De façon générale, on a beaucoup de difficulté à recevoir des réponses claires, sans qu’on ait posé une seule question. Ils disparaissent comme ça et sont remplacés par un autre puis le processus recommence.
J’ai aussi constaté le nombre effarant de malades sur des civières dans les corridors qui gémissent et attendent des soins. Le personnel se plaint ouvertement du peu d’espace dont il dispose pour le transport des civières dans ces allées. Il me semble qu’il y a belle lurette qu’on aurait dû construire une immense salle pour les corder adéquatement et décemment sans que le public n’ait à entendre leurs vomissements et gémissements. Mais non ! En lieu et place on construit de beaux stationnements étagés pour satisfaire le parc automobile des visiteurs et des employés.
Signe des temps, toute la journée, on pouvait entendre par les haut-parleurs, une voix qui demandait à tout le personnel infirmier présent de se porter disponible pour du temps supplémentaire en soirée.
Bref, ma conclusion ne tient qu’à trois mots; organisation, coordination et cohésion. Lorsque les brillants gestionnaires de ces hôpitaux en auront compris le sens et l’appliqueront, peut être que ça s’améliorera. Il faudra aussi une volonté politique qui est absente parce que là aussi, il y a une énorme perte de temps et d’argent. On n’a qu’à voir le dossier du CHUM pour comprendre. C’est toujours le bordel !
Un parisien a repéré une maison de campagne et s’ apprête à l’acheter. lorsqu’ il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :
– Vous comprenez, j’ ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !
Le paysan répond ouvertement :
– Mes abeilles n’ ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je vous propose un truc. Je vous attache tout nu à l’ arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !
Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, comme vidé !
– NON DI DIOU !!! Elles vous ont piqué ?
– Oh non ! Elles ont été sympa les abeilles mais le petit veau, dites-moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?
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Mamie, proche de la mort, est dans son lit. Papy est à ses côtés. Mamie lui demande :
– Va dans le grenier, au fond à gauche, tu trouveras une boîte.
Papy monte au grenier, et y découvre, sous la paille, une petite boîte dans laquelle il y a 3 oeufs, et 15 000 $. Il va auprès de mamie sur son lit de mort et lui demande :
– C’est quoi, ces 3 oeufs ???
Mamie lui répond :
– Chaque fois que je n’avais pas d’orgasme avec toi, pendant ces 50 ans d’amour, je mettais un oeuf dans cette boite.
Papy, très fier d’y trouver que 3 oeufs en 50 ans d’amour, demande alors :
– Et ces 15000 $ ?
Mamie lui répond :
– Chaque fois que j’avais une douzaine, j’allais les vendre au marché.
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Un soir, un époux se pensant drôle, dit à sa femme :
– On devrait essayer de laver ton linge avec du Slim Fast; ça t’enlèverait peut-être quelques pouces sur les fesses !
Sa femme ne la trouvant pas drôle, se dit qu’elle ne pouvait tout simplement pas laisser passer un tel commentaire, sans y répondre. Le matin suivant, le mari sort une paire de bobettes de son tiroir.
– Qu’est ce que c’est pour l’amour du ciel ? se dit-il lorsqu’un petit nuage de poudre tomba en les secouant.
– Anna, s’écria-t-il. Pourquoi as-tu mis de la poudre de bébé dans mes bobettes ?
Elle lui répondit avec un petit sourire :
– Ce n’est pas de la poudre de bébé, c’est du Miracle Grow ! pour faire grossir les plantes !
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C’est l’histoire de deux jumeaux, Robert et Richard. Robert était propriétaire d’une vieille barque. Par pure coïncidence, la femme de Richard est morte la même journée que la barque de Robert coula. Quelques jours plus tard, une veille dame voit Robert et le méprend pour son frère Richard et la conversation s’engage :
– Je suis terriblement désolée. J’ai entendu parler de votre perte. Vous devez être atterré ?
Robert pense que la veille dame parle de sa barque et dit :
– Je suis en fait content de m’en être enfin débarrassé. Elle était une veille chose pourrie déjà en partant. Elle avait le bas tout ratatiné et elle sentait le poisson mort. Elle perdait constamment son eau, elle avait un trou en arrière et aussi un gros trou en avant. À toutes les fois que je l’utilisait, son trou devenait de plus en plus grand et elle mouillait comme c’est pas possible. Je crois que ce qui l’a achevé, c’est quand je l’ai loué à ces quatre gars qui cherchaient quelque chose pour s’amuser. Je les avais averti quelle n’était pas très bonne, mais ils voulaient s’en servir quand même. Les crétins ont essayés d’y monter tous en même temps et elle a fendu en plein milieu.
La veille femme perdit connaissance.
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Un président de compagnie de clous du Lac St-Jean décide de faire produire une pub pour faire connaître ses clous. Le lendemain, le président regarde l’annonce, bouche bée. On y voit Jésus-Christ cloué sur la croix. Et le narrateur qui dit :
– Les clous Tremblay, ça tient en Christ !
Furieux, le président téléphone au publiciste pour l’engueuler royalement. Il lui donne 24 heures pour réparer le tort qui lui a été causé. Le publiciste promet un changement et lui demande de le regarder le lendemain. Le président, anxieux pour sa réputation, s’installe devant sa télé à 8 heures, le lendemain. Il voit Jésus-Christ ensanglanté, dans le désert, fuyant des soldats romains qui lui courent après, Puis entend un des Romains dire aux autres :
– Hostie de gang d’innocents !
– J’vous l’avais dit d’prendre des clous Tremblay…!
Hier c’était la fête. La célébration du mariage d’Annie, à notre fils Pascal. Par une belle journée où le soleil venait faire quelques apparitions, près de 80 parents et amis ont voulu partager ce grand moment de bonheur. De belles cérémonies qui récompensaient toute l’énergie déployée par Annie pour planifier et organiser ce grand événement.
La nervosité a atteint son paroxysme, au moment où la belle, les yeux scintillants au bras de ses parents, franchissait les premiers pas dans l’allée qui la menait vers son amoureux. Le cortège, paré de ses plus beaux atours, avançait gracieusement sous les regards émerveillés des invités, tous aussi beaux. Pascal l’attendait avec des étoiles dans les yeux lui aussi. On les sentait fébriles et heureux du moment.
Tout le décorum était là; La belle longue limousine blanche, la bouquetière Audrey-Anne, croquable du haut de ses trois ans dans sa belle robe de princesse, accompagnée de Pierre-Olivier son grand frère de six ans, tout aussi fier, dans son chic tuxedo. Isabelle, la dame d’honneur et Patrick, le garçon d’honneur, les parents des mariés, sans oublier Pascal et Annie, complétaient la brochette d’honneur officielle.
Mis à part quelques difficultés à dénouer les anneaux solidement fixés au coussin de circonstance, toute la cérémonie s’est déroulée au quart de tour. Audrey-Anne et Pierre-Olivier ont même savouré quelques sucettes gracieusement offertes par le photographe officiel, qui, soit dit en passant, a fait un très bon travail. Son sens de l’humour en a déridé plus d’un et ses répliques étaient toujours de bon goût.
Une fois sortis de la belle petite église de Verchères, aux abords du majestueux fleuve Saint Laurent, les mariés ont pu célébrer l’événement avec les traditionnelles coupes de champagne, puis le cortège automobile paradait dans les rues de la municipalité aux sons des klaxons, jusqu’à Varennes où se tenait la réception.
Pendant que le photographe disparaissait avec les nouveaux mariés, les invités prenaient place aux tables, non sans avoir au préalable, reçu une jolie boîte cadeau, contenant deux cœurs en chocolat. La boîte leur indiquait le numéro de la table qui leur était assignée.
Vers 17h30, la haie d’honneur recevait les félicitations des invités. C’était le moment de remercier tous les gens de leur inestimable présence. On a pu faire connaissance avec les familles et les amis de nos tourtereaux. Un beau moment qui vaut la peine d’être souligné. On entend souvent parler de tous ces gens qui côtoient nos enfants, mais leur serrer la main et les embrasser nous permet de leur exprimer la gratitude qu’ils expriment à nos enfants, devenus un nouveau couple uni par les liens sacrés du mariage.
Le souper s’est animé et a donné le ton à la soirée de réjouissances. Chacune des tables était associée à un rythme musical ou une mélodie précise. À un moment choisi par le DJ, leurs occupants devaient exécuter une chorégraphie de leur thème devant toute la salle. On a eu des surprises de qualité. Tout le monde, ou presque, s’est prêté au jeu instantanément, sans longue préparation, mais avec une minutie surprenante. On a découvert des talents qui s’ignoraient.
Annie et Pascal ont langoureusement ouvert la danse sur une jolie ballade, puis la musique a soulevé la baraque avec ses pièces tribales, dignes des tribus d’Afrique. C’était loin de mes préférences musicales, mais bon…! La jeunesse était prépondérante et c’est ce que les mariés avaient choisi. Quoi qu’il en soit, le plancher de danse était bondé et les enfants s’en donnaient aussi à cœur joie, devant tant de décibels et de boum-boum. Audrey-Anne et Pierre-Olivier ont pu nous faire une démonstration de leurs talents de danseurs. Les joues rougies par l’effort déployé, ils nous ont quittés en mi-soirée pour leur dodo. L’histoire ne dit pas s’ils se sont endormis à la vitesse de l’éclair, mais le contraire m’étonnerait beaucoup.
Un instant que j’ai particulièrement apprécié fut d’immortaliser en photo les quatre générations d’hommes qui composent ma famille; Jacques, mon père, de 81 ans; moi 59 ans; mon fils Pascal, 31 ans et mon petit-fils Pierre-Olivier, 6 ans. Cette photo à mes yeux, aura toujours une valeur inestimable et restera un de mes précieux souvenirs. C’est tellement rare à réaliser de nos jours.
Minuit annonçait la fin de cette belle journée. La piste de danse était quasi déserte et une poignée de danseurs s’accrochait aux dernières notes des ballades langoureuses. Nous avons quitté dans la fraîcheur de cette nuit d’automne qui laisse les pare-brises givrés, fatigués mais heureux. On a gagné la fille qu’on n’a jamais eue pour accompagner notre fils sur le chemin de la vie avec leur belle petite famille. Même s’ils étaient conjoints de fait depuis huit ans, le geste qu’ils viennent de poser, à nos yeux, concrétise spirituellement leur union. Pascal nous a agréablement surpris. Il a pris beaucoup de maturité à nos yeux et nous en sommes très fier, sa mère et moi. Quoi espérer de mieux pour des parents comme nous, quand on sait nos enfants heureux.
En cette journée internationale des personnes âgées, il faut réfléchir à notre attitude envers ceux et celles qui nous ont précédés pour nous offrir le monde qu’on connaît aujourd’hui. Un jour ce sera notre tour et il sera important que nous soyons considérés et appréciés par nos enfants, lorsque le temps aura fait son oeuvre et nous aura peu à peu enlevé notre vitalité.
De plus en plus, les personnes âgées s’isolent par crainte d’être des boulets pour leurs proches. Ils se sentent vulnérables et dépendants. Quand on entend et voit les histoires d’horreur qu’on leur réserve au quotidien et qui sont rapportés un peu partout, il y a lieu de s’interroger. Ne sommes-nous pas les descendants directs de cette génération, liés par le sang ?
Je vous offre le texte qui suit pour alimenter votre réflexion. Faisons-nous le devoir de traiter nos personnes âgées avec respect et compassion.
Un vieil homme affaibli alla vivre chez son fils, sa bru, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vision était embrouillée et son pas chancelant. Ils mangeaient tous ensemble à la même table. Mais, pour le vieux grand-père, manger était difficile à cause de ses mains tremblantes. Les pois glissaient de sa cuillère et roulaient sur le plancher. Quand il attrapait son verre de lait, il en renversait sur la nappe. Le fils et la bru devinrent de plus en plus impatients face à ces dégâts. Ils en avaient assez du lait renversé, du bruit en mangeant et de la nourriture sur le plancher.
Alors le mari et sa femme placèrent une petite table dans un coin. Là, le grand-père mangeait seul alors que le reste de la famille dînait ensemble. Comme le grand-père avait brisé une ou deux pièces de vaisselle, sa nourriture lui était servie dans un bol de bois. Quand un membre de la famille jetait un coup d’œil dans la direction du grand-père assis seul dans son coin, il avait quelquefois des larmes au coin des yeux. Malgré cela, les seules paroles que le couple lui adressait étaient de durs reproches. L’enfant de quatre ans observait tout cela en silence.
Un soir, avant le souper, le père remarqua que son fils, assis sur le plancher, jouait avec des morceaux de bois. Il lui demanda gentiment :
– Qu’est-ce que tu fabriques ?
Tout aussi gentiment, l’enfant répondit :
– Oh, je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous y mangiez votre nourriture quand je serai grand.
L’enfant de quatre ans sourit et se remit à l’ouvrage. Ces paroles laissèrent les parents sans voix. Des larmes se mirent à couler sur leurs joues. Même si aucune parole ne fut prononcée, tous deux surent ce qu’il fallait faire. Le soir même le mari pris la main du grand-père et gentiment le conduisit à la table familiale. Pour le reste de ses jours, il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour une raison ou une autre, ni le mari ni sa femme ne semblaient préoccupés par une fourchette échappée, du lait renversé ou une nappe salie.
Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!
Ingrédients :
1 livre (454 gr.) de bœuf haché maigre;
4 gousses d’ail hachées finement;
1 oignon émincé;
1 œuf légèrement battu;
¼ de tasse de chapelure italienne;
¼ de tasse de sauce tomate Hunt;
¼ de tasse de compote de pomme sans sucre;
1 tasse de fromage râpé mozzarella.
Préparation :
Préchauffer le four à 375°F;
Mélanger tous les ingrédients, sauf la chapelure, à ajouter une fois le mélange homogène;
Façonner un pain dans un moule de 13 pouces sur 9 pouces.
Cuisson :
Cuire au four 60 minutes, ou jusqu’à ce que le pain de viande soit cuit;
Couvrir le dessus de fromage mozzarella râpé;
Laisser au four quelques minutes de plus, jusqu’à ce que le fromage soit légèrement grillé.
Donne 4 à 6 portions
Source : Les recettes de Natacha, magazine La Semaine, édition du 21 août 2010.
Mon blogue est maintenant hébergé par WordPress, suite à la migration de Windows Live. Évidemment, c’est une présentation très différente de l’ancienne version mais, au fil du temps, j’essaierai de le rendre aussi attrayant que l’ancien.
Quoi qu’il en soit, j’aurai aussi à m’adapter et faire quelques changements de structure. Soyez sans crainte, j’y travaille. N’hésitez pas à laisser vos commentaire et à demeurer des lecteurs et lectrices assidus.
Il y a effectivement de ces journées où on aurait mieux fait de rester couché et ne pas mettre le nez dehors. Ce fut un jour comme celui-là que j’ai vécu samedi dernier. Tout allait de travers, à commencer par mon père qui n’allait pas très bien. Il s’est levé avec des maux d’estomac, qu’on a pu soulager avec des comprimés antiacide. En fin de soirée, alors que ma sœur Josée l’accompagnait pour son traitement d’hémodialyse à l’hôpital, ils ont décidé de le garder, soupçonnant un infarctus. Il est toujours hospitalisé et subit une batterie de tests, notamment une coloration des artères.
Au milieu de la matinée, Louise et moi étions en route pour le ranch afin d’accueillir Xilo, notre nouveau poulain. Le trajet dure normalement une heure. Il nous en a fallu plus de deux. C’était bloqué partout ! L’autoroute 10, de Brossard à je ne sais où, congestionnée, on décide de prendre la 30, puis la 112. Mal nous en pris. Plusieurs avaient eu la même idée et en plus, il y avait une parade de spyder, ces similis motos trois roues. Toujours congestionné, le moteur de la Chevrolet Lumina commençait à chauffer. Il fallait faire quelque chose. À la première occasion je tourne en direction de Saint-Jean-sur-Richelieu, pour finalement, après plusieurs détours, aboutir à la sortie Marieville de l’autoroute 10. Tout un calvaire.
Arrivé au ranch, je saute dans l’auto de mon frère pour escorter la remorque et l’équipage qui nous livrera Xilo. La tuile nous tombe sur la tête. On apprend que notre poulain s’était blessé la veille, en sautant à travers une vitre de l’écurie où il résidait, afin d’aller retrouver sa mère qu’il venait d’apercevoir. Il était en sevrage. Sur place, on a pu constater l’état de ses blessures; il était coupé à plusieurs endroits et les plaies étaient encore vives. Selon la vétérinaire, ses blessures étaient superficielles et il devrait s’en remettre d’ici deux ou trois semaines. Tout un choc, et une grande déception. On l’attendait depuis 4 mois et voilà que ça nous arrive. Une journée comme la température; grise.
Nous sommes revenus au ranch bredouille. On ne peut rien faire d’autre qu’attendre qu’il guérisse et surtout qu’il n’en conserve pas de séquelles. Dans ce dernier cas, on s’est assuré de posséder le futur poulain de la même jument qui est en gestation présentement pour le printemps prochain.
Au moins, la fin de semaine s’est terminée sur une bonne note. Bichette est avec nous au ranch. Elle est arrivée hier midi. Si les premiers instants furent assez terrifiants pour elle, toutefois, l’adaptation à son enclos s’est fait rapidement. On a cependant dû renforcer les lieux avec quelques planches, histoire qu’elle ne prenne pas la poudre d’escampette. Ça saute en maudit une petite chèvre lorsqu’elle a peur. On nous dit que c’est aussi agile et rapide qu’un chevreuil. Je n’en doute même pas.
Si les bouffons appelés à témoigner étaient tous des Pinocchio, on pourrait apercevoir des nez qui en disent long. En effet, à entendre les témoignages de la commission Bastarache, c’est facile d’en arriver à la conclusion que le parjure est monnaie courante et sans conséquence aucune. C’est noir et blanc. Une affirmation est vite démentie par la partie adverse. Le témoin Fava, tant attendu, n’a surpris personne par ses négations. Pas plus que les autres “zamis” du parti Libéral. Par contre, lui et sa famille ont bénéficié de généreux contrats du gouvernement, dont deux sans appels d’offre. Après ça, il veut nous faire gober qu’il est blanc comme neige ? Il a des croûtes à manger. On sait maintenant pourquoi le poodle ne veut rien savoir d’une commission d’enquête sur la construction. Il a peur.
Parlant du poodle, il a débuté son témoignage hier et là non plus, il n’avait rien de nouveau à nous apprendre qu’on savait déjà. Il rabroue son ex-ministre qu’il a lui-même nommé en 2003. Méchant taouin qui nous prouve son incompétence. C’est aussi lui qui a nommé le juge Bastarache pour présider cette commission, qui est de plus en plus mal foutue et qui va nous coûter plus de dix millions de dollars et se terminer en queue de poisson et sans rien apprendre.
Ah oui, j’oubliais ! On a appris au moins deux choses; que la politique est sale et que le gouvernement libéral est encore plus sale. L’opinion publique a déjà fait son choix et elle l’exprimera clairement au jour du prochain scrutin provincial. Que le poodle et ses sbires en profitent, parce que le règne de corruption tire à sa fin, comme les libéraux fédéraux au lendemain de Gomery. La « toune » Débarrassez-nous des libéraux prend tout son sens et demeure d’actualité comme jamais. Vite foutons tout ça dehors, avant qu’ils en pourrissent d’autres.
En cette journée mondiale de la maladie D’Alzheimer, et avec la généreuse et aimable autorisation de l’auteure, je vous offre ce texte tiré d’un diaporama reçu sur internet et que j’avais conservé précieusement pour aujourd’hui. Il s’inspire de la réflexion d’une fille, face à sa mère qui souffre de cette très lente agonie. Bonne réflexion.
Toi … Qui s’éloigne de plus en plus dans le silence et dans le noir, tu deviens ta propre inconnue. Il y a des trous dans ta mémoire. Je me sens seule et perdue. Tu ne me reconnais plus. Je ne fais plus partie de ton histoire …
Toi … Que j’ai connu jadis en des temps plus heureux, ton regard n’était jamais triste. Mais maintenant, c’est la mort dans tes yeux. Comment peuvent tomber dans l’oubli, ceux à qui on a déjà donné la vie …
Toi … Qui ne me reconnais plus, souviens-toi pourtant que tu m’as déjà prise dans tes bras et je t’ai déjà appelé Maman. Je voudrais revoir ton sourire comme avant mais on a volé nos plus beaux souvenirs et depuis, tout est devenu néant …
Toi … À qui j’aurais tant de choses à dire avant qu’on tourne tristement la page. Quand je te vois souffrir j’ai tellement mal. Il n’y a que des ombres sur ton visage. On a volé le souvenir de ma plus belle image. On a prit ta vie pour la mettre en cage …
Toi … Qui connaissais tant de gens, te voilà désormais seule. Mais déjà ta vie en a fait le deuil. Petite femme si fragile, prisonnière d’une maladie qui cruellement te plonge dans l’oubli …
Toi … Qui aimais tant sourire, tu ne reconnais plus tes souvenirs. Ton regard doucement s’est assombri. Depuis dans ta mémoire c’est déjà la nuit. Si tu savais le tourment de ne plus être reconnue de sa maman …
Toi … Qui semble si seule ce soir, tu n’as plus de larme pour pleurer. Tes souvenirs se sont effacés et je ne vois que des silences dans ta mémoire. Même ton regard m’est devenu étranger. Je voudrais tuer cette maladie qui tient ta vie en sursis …
Toi … Que je rêve de prendre dans mes bras depuis si longtemps déjà, ce soir Je te fais un cadeau. Je laisse tomber les virgules et les mots et je te rejoins dans ton monde à toi. Je ferme tendrement les yeux et de tout mon cœur je fais le vœu qu’un jour dans l’au-delà, peut-être que tu me reconnaîtras …
Claire De La Chevrotière
Note de l’auteure :
J’ai écris ce texte avec tout mon cœur et Je comprends votre douleur. Face à cette terrible maladie qui plonge ceux qu’on aime dans l’oubli… L’Alzheimer.
Pour ceux et celles qui suivent nos préparatifs à la venue de notre nouveau poulain, la dernière fin de semaine nous aura permis d’avancer dans nos travaux d’aménagement. Le temps file, mais nous serons prêts à l’accueillir samedi prochain, en milieu d’après-midi.
La fébrilité s’empare graduellement de nous et Louise a grandement hâte de faire la connaissance de sa protégée, Bichette qui intègrera aussi le ranch. La construction du box est avancée. Deux murs sont déjà en place alors que
le dernier, de même que la toiture en pente devraient l’être incessamment, parole de Lise et Sylvain. Assemblés avec de solides matériaux usagés, centenaires et d’excellente qualité, l’œuvre ajoute à la rusticité des lieux
Le va et vient des dernières semaines au ranch pique la curiosité de bien des gens parce que les visiteurs sont de plus en plus portés à venir faire un tour, à notre grand plaisir. Les félicitations et encouragement sont nombreux et nous nous faisons une grande fierté du travail accompli jusqu’à maintenant.
En plus d’effectuer d’autre travaux mineurs d’ici la fin de l’année, on pourra découvrir nos nouvelles bêtes et faire plus amples connaissances. Le bac de carottes est plein, la moulée et le foin, essentiels à leur développement est déjà emmagasiné et on est fins prêts à faire face à la musique. On s’en reparlera très bientôt et on pourra vous fournir des images exclusives de Xilo et sa compagne Bichette.