Réflexion
Le cycle des saisons est l’un des rythmes les plus fondamentaux de la nature. Printemps, été, automne, hiver : chacune apporte son lot de couleurs, de sensations, de transformations. Au-delà des variations climatiques, les saisons sont des métaphores puissantes de la vie humaine, des états d’âme et du passage du temps.

LE PRINTEMPS
Le printemps est le souffle du renouveau. Après les silences glacés de l’hiver, la terre s’éveille, les bourgeons éclatent, les oiseaux chantent. C’est une saison d’espoir, de promesses, de recommencements. Elle nous rappelle que même après les périodes les plus sombres, la vie reprend ses droits. Dans nos vies, le printemps peut symboliser une guérison, une renaissance intérieure, un nouveau projet ou une rencontre inattendue.
L’ÉTÉ
L’été, lui, est l’apogée de la lumière. Les journées s’étirent, le soleil règne, les corps se détendent. C’est le temps de l’abondance, de la joie, de l’ouverture. Les rires fusent, les voyages s’organisent, les souvenirs se gravent. L’été nous invite à vivre pleinement, à savourer l’instant, à nous connecter aux autres. Il incarne la maturité, la plénitude, parfois même l’excès. Mais il est aussi fragile, car il passe vite, comme une fête qui s’éteint lentement.
L’AUTOMNE
Puis vient l’automne, avec ses teintes chaudes et sa lumière dorée. Les feuilles tombent, les vents se lèvent, la nature se prépare au repos. C’est une saison de transition, de réflexion, de lâcher-prise. Elle nous enseigne la beauté du détachement, la sagesse du recul. L’automne est souvent associé à la mélancolie, mais aussi à la gratitude. On récolte ce que l’on a semé, on fait le bilan, on accepte les cycles. C’est le moment de se recentrer, de ralentir, de se préparer à l’introspection.
L’HIVER
Enfin, l’hiver s’installe, avec son silence et sa blancheur. Le froid fige les paysages, les jours raccourcissent, le monde semble en pause. Mais sous cette apparente immobilité, la vie continue, discrète, souterraine. L’hiver est une invitation à l’intimité, à la contemplation, à la patience. Il nous pousse à nous replier, à nous protéger, à rêver. C’est le temps des histoires au coin du feu, des retrouvailles en famille, des projets mûris dans l’ombre. L’hiver, loin d’être une fin, est une gestation.
Ainsi, les saisons ne sont pas seulement des phénomènes météorologiques. Elles sont des miroirs de notre propre existence. Chacune nous parle, nous touche, nous transforme. Elles nous rappellent que tout est cyclique, que rien ne dure, mais que tout revient. Elles nous enseignent l’art de vivre avec le temps, d’en accepter les variations, d’en goûter les nuances.
Dans un monde souvent pressé, reconnecter avec le rythme des saisons, c’est retrouver une forme de sagesse ancienne. C’est apprendre à écouter, à ressentir, à respecter les temps forts et les temps faibles. C’est, en somme, danser avec le monde, au gré de ses pulsations.
Opinion
Depuis que le Parti Québécois (PQ) est en avance dans l’intention de vote au Québec, le 5 octobre prochain, depuis que les libéraux et les autres partis politiques du Québec ont réglés leurs problèmes de chefs, la peur de la souveraineté s’est de nouveau installée.

Et on en parle. On en parle. Les épouvantails à moineaux sont de retour.
Chez les fédéralistes, la souveraineté est l’objectif à abattre.
Wow les moteurs !
On prend son gaz égal !
Quelle mouche a piqué tout le monde ?
Tout d’abord, c’est toujours la CAQ qui est au pouvoir au Québec et les prochaines élections sont dans 11 mois.
Onze mois, c’est long et surtout que durant cette période il pourrait se passer tellement de chose.
Pas de panique !
On a de la difficulté à prévoir ce qui arrivera demain, Imaginez, onze mois !
Avant de crier au loup, il faudrait d’abord que le PQ prenne le pouvoir.
LE RÉFÉRENDUM
Ah le référendum… Un autre épouvantail pour les amoureux du Canada et les sceptiques, et ceux qui agitent encore l’unifolié. Paul St-Pierre Plamondon en a promis un, dans un premier mandat… de quatre ans.
Ça nous mène donc en 2030… dans cinq ans. Au moment probable du référendum !
Vous étiez où, il y a cinq ans ? Mis à part la pandémie qui se montrait le bout du nez, c’est dur de se souvenir. Alors imaginez tout ce qui va se produire sur cette planète bleue d’ici 2030 ;
Peut-être aurons-nous été enlevé par des extra-terrestres ?
Le débile orange, au sud, ne devrait plus être président. Ne pariez pas là-dessus.
Est-ce que, militairement, il imitera l’autre débile russe, et nous envahira pour nous conquérir et devenir le 51e état américain. On aura manqué de temps pour équiper notre armée.
L’ami Donald pourrait avoir passé de vie à trépas. Naturellement bien sûr. Il ne rajeuni pas le vieux crouton.
Est-ce que nous assisterons à un troisième conflit mondial, avec tous ces despotes qui flirtent avec le nucléaire.
On aura tous vieilli de cinq ans.
Alors restons sereins et ne brûlons pas les étapes. Arrêtons de faire peur au monde.
Rendu à la rivière, on traversera le pont… Si on le veut bien !
Histoire
Au tournant des années 1970, dans un climat social et politique particulièrement tendu, le Québec franchit une étape décisive vers un système de santé plus juste.

Le 10 juillet 1970, l’Assemblée nationale adopte la loi instituant l’assurance maladie. Ce geste législatif marque le début d’un long processus de négociation avec les médecins généralistes, puis avec les spécialistes, afin de conclure des ententes garantissant leur participation au nouveau régime.
Ce moment charnière, souvent éclipsé par les événements politiques de l’époque, constitue pourtant l’un des fondements du Québec moderne.
Le 1er novembre 1970, au cœur d’un automne marqué par la crise d’Octobre, le Québec se dote discrètement d’un régime d’assurance maladie.
Alors que l’attention du public est tournée vers les arrestations massives et les tensions politiques, cette transformation majeures du système de santé passe presque inaperçue.
AVANT LA CARTE SOLEIL
Avant cette réforme, la majorité des citoyens devaient assumer eux-mêmes les coûts des traitements médicaux, ou espérer bénéficier de la charité des institutions religieuses. Les hôpitaux, souvent administrés par des congrégations, prenaient en charge les plus démunis lorsque les ressources le permettaient.
Ce système, profondément inégalitaire, se traduisait par une espérance de vie plus courte et un taux de mortalité infantile plus élevé que dans le reste du Canada.
Les négociations menées entre 1969 et 1970 ont opposé le gouvernement aux fédérations médicales, alors en pleine consolidation. Ces dernières rejetaient le modèle britannique, dans lequel les médecins hospitaliers deviennent des salariés de l’État. Elles défendaient plutôt un système où chaque acte médical serait rémunéré individuellement, tout en étant financé par des fonds publics.
Ce compromis, encore en vigueur aujourd’hui, permettait au gouvernement d’assumer les coûts des soins sans transformer les médecins en employés de l’État. On y voyait naître un régime d’assurance public fondé sur la pratique privée : l’État rembourse les honoraires selon un barème convenu, mais les praticiens conservent leur statut de travailleurs autonomes.
UNE PROFESSION EN MUTATION
C’est dans ce contexte que les médecins québécois sont devenus l’un des groupes professionnels les plus influents de la province.
Les fédérations nouvellement créées, notamment la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), disposaient d’un rapport de force considérable.
Le 8 octobre 1970, alors que les discussions avec le gouvernement s’enlisaient, les spécialistes déclenchent une grève générale pour protester contre la mise en œuvre du régime. Mais deux jours plus tard, le Québec bascule dans la tourmente : le ministre du Travail, Pierre Laporte, est enlevé par le Front de libération du Québec (FLQ), et l’attention publique se tourne entièrement vers la crise d’Octobre et la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre.
Dans cette atmosphère d’anxiété et de tension politique, la grève médicale perd toute visibilité.
Le 15 octobre, le gouvernement adopte une loi spéciale forçant les médecins à reprendre le travail sous peine de sanctions sévères.
Quelques semaines plus tard, le régime d’assurance maladie entre officiellement en vigueur.
Plusieurs années plus tard, Claude Castonguay, ministre de la Santé à l’époque, reconnaîtra que la crise politique a, paradoxalement, permis à l’État d’imposer la réforme.
Sans ce contexte exceptionnel, le rapport de force avec le corps médical aurait sans doute bloqué le projet. Mais, pour éviter une rupture totale avec les professionnels de la santé, le gouvernement a choisi d’abandonner l’idée qu’ils deviennent des salariés.
Ce choix a facilité leur collaboration et assuré la mise en place de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui rembourse les services médicaux facturés selon un tarif négocié.
UNE MÉDECINE ORGANISÉE
Entre 1940 et 1970, la médecine au Québec se transforme en profondeur. L’État s’impose comme l’architecte du réseau, bouleversant la culture médicale elle-même. Le bon vieux docteur du village, figure rassurante et dévouée, s’efface peu à peu. Il laisse la place à des spécialistes formés dans des hôpitaux modernes.
La médecine entre dans l’ère de la technique, des diagnostics complexes et des équipes multidisciplinaires.
Jusqu’alors, le médecin était maître chez lui. Il gérait son cabinet, choisissait ses patients, fixait ses tarifs et ses honoraires. Cette autonomie incarnait l’essence même de la profession.
Or, la perspective d’un régime public, financé par l’État, a fait craindre une intrusion dans ce territoire jalousement gardé. Beaucoup de praticiens y voyaient la fin de leur indépendance et redoutaient de devenir les rouages d’une machine bureaucratique.
Durant les années 1950-1960, les regroupements médicaux s’organisent et se dotent d’un poids politique inédit. D’associations professionnelles, ils se transforment en puissants interlocuteurs capables de négocier d’égal à égal avec le gouvernement. Le monde change, et les rapports entre les médecins et l’État deviennent un baromètre de ce nouvel équilibre.
UNE TENSION TOUJOURS VIVE
Plus d’un demi-siècle plus tard, le débat refait surface. Le projet de loi 106, nouvelle Loi 2, qui lie désormais la rémunération médicale à la performance, ranime chez bien des praticiens la peur du contrôle étatique.
Les fédérations médicales dénoncent ce qu’elle perçoivent comme une dérive technocratique, tandis que le gouvernement réplique que les coûts du système explosent plus vite que l’économie.
La vérité, c’est que le bras de fer entamé en 1970 ne s’est jamais vraiment terminé. Depuis le jour où l’assurance maladie est entrée en vigueur, le Québec vit avec cette tension permanente : comment concilier la liberté du soignant et la solidarité du patient ?
Ce régime, né dans la tourmente de la crise d’Octobre, portait la promesse d’un Québec plus équitable, où la santé serait un droit et non un privilège. Mais cette promesse exige d’être réaffirmée sans cesse. Chaque réforme, chaque négociation, chaque crise ramène la même question : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour préserver ce pacte social fondateur ?
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 8 novembre 2025, p52
Opinion
S’il y a une certitude au Québec, c’est qu’il y aura un hiver et qui dit hiver, dit neige. Mieux, qui dit neige dit pneus d’hiver. Et malgré tout, les retardataires doivent courir pour poser leurs pneus d’hiver. Toujours à la dernière minute.
Ces dernières heures, c’était la première bordée… annoncée, qui nous est tombée dessus.

Bang ! Sortez les chasse-neige. Nous sommes en plein dedans.
Vous imaginez, ce matin, les retardataires qui ralentissent la circulation avec des semelles inappropriées.
Il est trop tard !
Bon an, mal an, le même scénario revient, comme une bonne grippe. Pourtant, on le sait. Alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas prévoir ?
C’est simple et moins stressant.
Le résultat est que ces retardataires obligent les garagistes à faire du temps supplémentaire pour une tâche plus que prévisible et même obligatoire.
On attend la première neige pourquoi ?
T’as une bagnole ?
Elle n’est pas remisée ?
Alors à compter du 1er décembre, des pneus d’hiver doivent être posés sur ce véhicule.
Simple et OBLIGATOIRE CHAQUE ANNÉE !
Nous habitons un pays nordique.
UNE DATE VARIABLE
S’il n’en tenait qu’à moi, cette date du 1er décembre serait modifiée en fonction de la latitude terrestre. Au nord du Québec, le début d’octobre, puis, en descendant les régions vers le sud, on décale de deux semaines pour se rendre au 1er décembre.
Tout le monde le sait, dans le nord du Québec, la neige arrive aussi tôt qu’en octobre.
Dès les premiers flocons, c’est la ruée vers les garages. Pourquoi attendre ?
Pour se stresser ? Pour ne pas trop user ses pneus ?
Tout ça c’est de la foutaise !
Remarquez, au Québec, nous sommes une société distincte et ce, dans tout.
Par exemple, lors d’un renouvellement de notre plaque d’immatriculation, ceux qui n’utilisent pas les services en ligne se pointent toujours à la dernière minute pour payer leur renouvellement. Même phénomène pour les permis de conduire.
C’est probablement dans leurs gênes.
Je comprends qu’il peut y avoir un manque d’argent pour le faire à la dernière minute, mais ce n’est certainement pas généralisé.
Autre exemple : une amie, il y a longtemps, devait se marier et elle m’avait avoué que le jour de son mariage, elle arriverait à l’église avec 15 minutes de retard.
Pourquoi ?
C’était son trip !
Et pour les pneus, c’est aussi le trip de beaucoup de Québécois.
Humour
Je vous propose aujourd’hui cet article de Richard Martineau, publié samedi dernier dans les pages du Journal de Montréal. Hilarant, mais bien réel. Vous reconnaissez-vous ?
***

« Richard, samedi, on publie un dossier sur les mauvais conducteurs. As-tu quelque chose à dire là-dessus ? »
– Si j’ai quelque chose à dire là-dessus ? Réservez-moi cinq pages, je commence tout de suite à écrire !
LA P’TITE MAIN
Primo : si j’étais le roi du monde, ça prendrait un permis de conduire pour marcher.
Parce que ce ne sont pas seulement les automobilistes qui roulent tout croche, les piétons aussi devraient suivre des cours et passer un test d’aptitude avant de mettre un pied devant l’autre en public.
La preuve ? La p’tite main.
Vous ne connaissez pas la p’tite main ?
Pas surprenant.
Personne ne connaît la p’tite main.
C’est le secret le mieux gardé de la planète.
Aux carrefours, il y a deux types de feux de circulation.
Le feu pour les automobilistes : vert, jaune, rouge.
Et le feu pour les piétons : bonhomme blanc (tu peux traverser), p’tite main orange (tu ne peux pas traverser).
Tous les piétons se crissent du feu de circulation pour piétons.
Tous.
Y en a pas un qui le respecte.
Le feu pour les automobilistes est vert ? Les piétons traversent !
Même si la p’tite main orange est allumée.
Résultat : les automobilistes NE PEUVENT TOURNER À DROITE, CALVAIRE !
Parce que les piétons traversent la rue !
Même si la p’tite main rouge leur dit DE NE PAS TRAVERSER !
Baissez les yeux et regardez le bas de vos jambes.
Avez-vous des pieds ou des roues ? Des pieds ? Alors VOUS ÊTES DES PIÉTONS ! Et vous devez regarder le feu qui s’adresse aux piétons, pas le feu qui s’adresse aux automobilistes !
La p’tite main rouge est allumée ? Tu ne traverse pas ! Tu laisses les autos tourner !
Pas besoin d’avoir un postdoctorat en marche à pied de l’Université Harvard pour comprendre ça, saint cibole !
ARRÊTE AUX STOPS
Ça, c’est la règle numéro un. Règle numéro deux : TOUT CE QUI A DES ROUES DOIT RESPECTER LE CODE DE LA ROUTE !
Tout !
Les autos, les camions, les autobus, les taxis, les Uber, les bicycles, les unicycles, les triporteurs, les trottinettes, les patins à roulettes, les fauteuils roulants, les planches, les brouettes, les quads, les motos, les hoverboards, les Gyroskates, les déambulateurs, les Segways, TOUT !!!
Un panneau dit ARRÊT ? Tu arrêtes !
Le feu est rouge ? Tu arrêtes !
Tu es écolo et tu roules à vélo même s’il y a une tempête de neige et qu’il fait moins 45 ?
ON S’EN FOUT !
Tu dois respecter le code de la route quand même !
Même si tu as un tatouage de Greta Thunberg sur la fesse gauche !
Avez-vous déjà vu un cycliste qui arrête aux STOPS ?
Pas moi.
Jamais.
J’ai déjà vu des hommes-troncs, des femmes à barbe, des caniches roses, des madames qui promènent leur chien dans des poussettes, mais jamais un cycliste qui arrête au stop.
Il paraît qu’il y en a déjà eu un à Istanbul en mai 1956, mais ça reste à prouver.
PÈSE SUR LA PÉDALE
Règle numéro trois : les trois voies.
Voie à droite pour les lambineux.
Voie au centre pour ceux qui roulent vite.
Voie de gauche pour ceux qui roulent très vite.
Tu lambines ?
Tu mesures trois pieds et deux, tu portes un chapeau, tu dois lever les bras au-dessus de ta tête pour tenir ton volant, tu as 95 ans et demi et tu as appris à conduire à Shanghai ?
Voie de droite.
Pas difficile à comprendre.
La voie de droite est l’équivalent de la table pour enfant dans les soupers de famille.
Chips, liqueur, 30 km/h.
Règle numéro quatre : tu veux manger, te maquiller ou te raser ?
Stationne.
N’essaie pas de tenir ton volant de la main droite et ton quart de livre sauce BBQ piment chipotle extra fromage de la main gauche.
Règle numéro cinq : méfiez-vous des Communauto.
Ces gens-là conduisent deux fois par année, fuyez-les comme la peste, ils sont plus dangereux que les camionneurs ontariens.
Règle numéro six : quand le feu passe au vert, dégosse !
Arrête de regarder PornHub sur ton cell, sors ton doigt de ton nez et pèse sur la pédale !
Au fond, Léon !
Pine, Aline !
Et enfin, règle numéro sept : communément appelée La Règle québécoise : tout le monde conduit comme des ploucs sauf moi.
C’est ce que se dit tout automobiliste qui se respecte.
Quand tu marches, tu sacres après les automobilistes et les cyclistes.
Quand tu conduis, tu sacres après les piétons.
Voilà.
Si vous avez d’autres questions, écrivez-moi, je vous texterai en roulant à 120 sur la 20.
Histoire
Au printemps de 1851, des fossoyeurs du cimetière Saint-Joseph-de-la-Pointe-de Lévy creusent une fosse. Leur pelle heurte un objet métallique. En dégageant la terre, ils découvrent une structure en fer rouillée, tordue, au fond d’une tombe anonyme. À l’intérieur, des restes humains.
Ce qu’ils viennent de retrouver, par pur hasard, c’est la cage et les ossements de Marie-Josephte Corriveau, pendue et exposée en 1763.
L’objet disparu depuis près d’un siècle, refait surface comme un spectre d’horreur venu du passé.
Née à Saint-Vallier en 1733, Marie-Josephte Corriveau grandit dans un Québec rural, profondément catholique. Mariée très jeune, elle devient veuve, puis se remarie ne 1761 à un certain Louis-Étienne Dodier. Sa vie semble banale… jusqu’à la tragédie.
Un matin de janvier 1763, Dodier est retrouvé mort dans sa grange, le crâne fracassé. On parle d’un coup de sabot, d’un accident banal.
LE PROCÈS DE LA PEUR
Mais les rumeurs vont bon train, le premier mari de la Corriveau serait lui aussi mort dans des circonstances nébuleuses. On chuchote que les blessures de Dodier ne ressemblent pas à un coup de sabot et que le couple se querellait souvent. Dans la paroisse, les langues se délient : « La Corriveau a tué son mari ! »
L’affaire tombe entre les mains des autorités britanniques, car en 1763, la Nouvelle-France est désormais sous domination anglaise.
Le 29 mars, un tribunal militaire s’ouvre au couvent des Ursulines à Québec. Devant sept officiers britanniques, Marie-Josephte Corriveau devient l’accusée la plus célèbre du pays.
Après un procès expéditif, elle est reconnue coupable du meurtre de son mari et condamnée à mort. Le 18 avril 1763, elle est pendue à la butte-à-Nepveu, sur les plaines d’Abraham, aujourd’hui, l’emplacement de l’hôtel du Parlement de Québec. Mais son supplice ne s’arrête pas là.
LA MORT EN SPECTACLE
Sur ordre du général James Murray, la sentence prévoit que son corps soit exposé publiquement dans une cage en fer suspendue, de l’autre côté du fleuve, à Pointe-Lévy. Une humiliation posthume, mais surtout un avertissement à ceux qui oseraient défier la justice royale.

Les passants, les charretiers, les pèlerins ne pouvaient manquer le corps en décomposition de « la Corriveau » qui se balançait au vent.
Pendant des semaines, on raconte que son cadavre claquait des dents, que des oiseaux se perchaient sur ses épaules, que les enfants terrifiés faisaient un détour pour éviter le chemin du gibet.
Dans la tradition orale, la Corriveau devient une âme damnée, condamnée à hanter la région de Lévis.
Près d’un siècle plus tard, en 1851, les fossoyeurs exhument la fameuse cage : un exosquelette de fer boulonné à la forme humaine.
L’objet circule, exposé à Montréal, à Québec, puis même à Boston, où il devient une curiosité macabre de foire. On y voit « la cage de la sorcière canadienne ».

LA CAGE RETROUVÉE PAR HASARD
Au XXe siècle, sa trace se perd… jusqu’à ce qu’en octobre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, la retrouve par hasard dans la collection de Peabody Essex Museum de Salem, au Massachusetts. Les conservateurs croyaient posséder un simple artefact colonial.
En 2015, après des analyse métallurgiques menées par les Musées de la civilisation du Québec, la découverte est confirmée. La corrosion, la composition du fer, les rivets, tout date bien du XVIIIe siècle. Un morceau de notre histoire nous est revenu d’entre les morts.
LA LÉGENDE IMMORTELLE
Si la Corriveau hante encore l’imaginaire, c’est parce qu’elle incarne la justice-spectacle. La paysanne condamnée par les Anglais, devenue sorcière dans les contes du XIXe siècle, notamment sous la plume de Philippe Aubert de Gaspé père.
Mais derrière le mythe, il y a une femme jugée sans véritable défense, dans un procès militaire où la présomption d’innocence n’existait pas.
Le gibet de fer, retrouvé deux siècles plus tard, raconte tant la peur qu’inspirait la transgression féminine que la brutalité d’un monde sans pitié.
Aujourd’hui, la cage de la Corriveau repose dans les réserves des Musées de la civilisation à Québec. Trop fragile pour être exposée, elle demeure une relique du cauchemar judiciaire d’un autre âge. Un rappel que, jadis, au pays, la peur et la justice marchaient main dans la main.
LA JUSTICE QUI FAIT PEUR
Pour comprendre l’objet, il faut se replacer dans le contexte d’un siècle où la justice se voulait spectaculaire et punitive. On ne cherchait pas seulement à punir, mais à inspirer la terreur. Quelques exemples glaçant de tortures d’alors :
La « question préparatoire » : Torture destinée à faire avouer. Les accusés avaient les jambes écrasées dans des brodequins – des coins de bois insérés et martelés entre les tibias.
La « question par l’eau » : On forçait l’accusé à avaler des litres d’eau pendant que son torse était comprimé par des courroies.
Le supplice de la roue : Réservé aux crimes graves, il visait à briser les os du condamné sur la place publique.
La flagellation publique : et, bien sûr, la potence complétaient ce sinistre arsenal.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 1er novembre 2025, p52
Anniversaire
Hey oui, déjà 18 ans, aujourd’hui même, que j’écris ce blogue pour vous. Il a atteint sa majorité. Il est devenu adulte.

Depuis ce 8 novembre 2007, que ce soit une opinion, des histoires de chez nous, des trucs et astuces, tout ce que j’aime c’est de vous les partager. Si la majorité sont de ma plume, quelques fois je me permet de publier des articles d’autres personnes parce qu’ils me semblent d’intérêt pour vous, mes lecteurs et lectrices.
Récemment, quelques-uns d’entre vous m’avez informé de votre manque d’intérêt à lire des articles déjà publiés ailleurs et principalement dans le Journal de Montréal. La raison première était que, vérifications faites, plusieurs des lecteurs et lectrices ne lisaient pas les journaux. Alors pour cette raison, je ne pouvais pas passer sous silence un article important pour vous en faire bénéficier. Ils reviendront.
Au fil de toutes ces années, c’est presque 5000 articles qui meublent les archives et que vous pouvez retrouver en marge droite du blogue. Vous pouvez même les cibler par catégories.
Mais, d’abord et avant tout, je veux vous remercier de votre support pendant toutes ces années et des commentaires que vous laissez. Vous pouvez en abuser. Ne vous gêner surtout pas. J’aime autant vous lire que d’écrire parce que votre opinion m’est des plus importantes.
Alors, allons-y pour une 19e… et merci du fond du cœur. Vous êtes la bougie d’allumage de son existence.
Histoire
Les derniers sondages semblent nous montrer que le Parti Québécois (PQ) trône en tête des intentions de vote.
Ce parti d’idées et de débats, qui a vu défiler ses chefs les uns après les autres, est bel et bien toujours en vie après 57 ans d’existence.

Le PQ de Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) ressemble-t-il à celui de René Lévesque ? Et surtout, dans quel contexte notre grand parti souverainiste a-t-il fait irruption sur la scène politique québécoise à la fin des années 60 ?
René Lévesque est alors une vedette du Parti libéral du Québec. Connu et aimé du grand public comme ancien journaliste et animateur télé, il s’est imposé comme le ministre incorruptible des Richesses naturelles sous Jean Lesage, celui qui a réussi le tour de force de nationaliser l’hydroélectricité.
Ministre de 1960 à 1966, il se retrouve, après la défaite des libéraux, simple député sur les banquettes de l’opposition.
Cette défaite électorale de 1966 est difficile à avaler, mais elle offre l’occasion aux militants de réfléchir pour redéfinir les orientations du parti. C’est dans ce contexte qu’en octobre 1967, lors du congrès libéral, René Lévesque propose d’adopter sa fameuse doctrine de la « souveraineté-association » : faire du Québec un État politiquement souverain, tout en maintenant une union économique avec le reste du Canada.
Mais pour la majorité des délégués, profondément fédéralistes, cette idée est quasi blasphématoire. Lorsque Lévesque monte à la tribune, la salle s’enflamme, il est hué et certains crieront « traître ».
Le chef du PLQ Jean Lesage et la majorité des délégués rejettent catégoriquement sa résolution.
Le lendemain, humilié, mais lucide, Lévesque annonce sa démission.
UN RÊVE EN MARCHE
Quelques semaines plus tard, entouré d’environ 400 militants, Lévesque fonde le Mouvement Souveraineté-Association (MSA), autour de son projet d’un Québec maître de ses choix.
En janvier 1968, il publie Option Québec, un manifeste où il expose sa vision d’un Québec souverain lié au reste du Canada par une nouvelle forme d’association économique et politique.
Cette démarche donne une légitimité nouvelle au mouvement indépendantiste, jusque-là perçu comme marginal.
Sous l’impulsion de MSA, la souveraineté n’apparaît plus comme un simple rêve d’intellectuels, mais comme un projet concret pour bâtir une société plus juste et responsable de son avenir. Mais le MSA n’est pas un parti politique.
LA FUSION SOUVERAINISTE
En 1968, le MSA entame des pourparlers avec le Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire et le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault. Les discussions sont longues et tendues ; chacun veut préserver son identité, son organisation, son chef. Mais Lévesque, avec son ton calme et sa lucidité, parvient à convaincre la majorité que l’unité est la seule voie possible pour prendre le pouvoir.
Fort de son expérience politique, Lévesque refuse catégoriquement d’intégrer le RIN tel quel. Il juge le ton de ses leaders trop émotif et ses partisans trop proches du Front de libération du Québec.
Bourgault comprend vite que Lévesque ne veut pas de lui à la direction de la nouvelle formation. Il accepte de céder sa place pour faciliter la création du nouveau parti. Le 11 octobre 1968, après plusieurs mois de négociations, le Parti Québécois voit le jour.
LE GRAND PARI DE LÉVESQUE
Dès sa fondation, le PQ se distingue par son ton et son style, Lévesque rejette les vieilles méthodes politiques : il prône la transparence, la démocratie interne et la participation citoyenne.

Rapidement, le parti attire des milliers de jeunes, de professeurs, de syndicalistes, de fonctionnaires et des rêveurs aussi. On y sent l’élan d’un peuple qui sort de sa torpeur et qui veut se projeter dans l’avenir. En 1976, à la surprise générale, René Lévesque devient premier ministre du Québec.
Malgré deux tentatives, le PQ ne réussira jamais à convaincre une majorité de Québécois lors des référendums de 1980 et de 1995.
EXISTE-T-IL DES COMPARAISONS POSSIBLES ?
Comme Lévesque, Paul St-Pierre Plamondon place la souveraineté du Québec au cœur du projet politique du PQ et considère le référendum comme l’outil démocratique pour obtenir ce mandat.
Cependant, six décennies plus tard, le décor a bien changé. Lévesque avait pris le pouvoir dans un Québec porté par l’élan de la Révolution tranquille, fier et confiant de son avenir.
Aujourd’hui, PSPP hériterait d’un Québec lourdement endetté, fragilisé par une administration publique à réinventer et un marché mondialisé qui dicte ses règles. Le rêve d’émancipation nationale se heurte désormais à un monde incertain, où Donald Trump, revenu au pouvoir chez nos voisins du Sud, fait planer une ombre sur la souveraineté même des États.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 25 octobre 2025, p52
Opinion
La faible participation des électeurs du Québec aux élections municipales révèle un malaise démocratique préoccupant qu’il faut impérativement adresser.

Malgré les efforts déployés pour faciliter l’accès au vote, les élections municipales de 2025 au Québec ont une fois de plus été marquées par une participation électorale décevante. À Montréal, le taux de participation final s’est établi à environ 37,5 %, en baisse par rapport à 38,3 % en 2021. Laval et Longueuil ont affiché des chiffres encore plus bas, respectivement 31,09 % et 34,03 %. Seule la ville de Québec a connu une hausse notable, atteignant 51,3 %, son meilleur taux depuis 2013.
Ce désintérêt pour les élections municipales soulève plusieurs questions. D’abord, l’absence de figures politiques charismatiques ou de débats polarisants semble avoir contribué à une campagne terne, incapable de mobiliser les citoyens. Ensuite, des facteurs logistiques comme la grève de Postes Canada et celle de la STM ont pu compliquer l’accès aux bureaux de vote, bien que leur impact réel reste difficile à quantifier.
Mais au-delà des circonstances ponctuelles, cette tendance révèle un problème plus profond : le manque de valorisation du rôle des municipalités dans la vie quotidienne. Les enjeux municipaux — urbanisme, transport, environnement local — sont souvent perçus comme secondaires, alors qu’ils influencent directement la qualité de vie des citoyens. Ce paradoxe entre l’importance des décisions locales et le désintérêt qu’elles suscitent est alarmant.
Il est urgent de repenser la manière dont on engage les citoyens dans la vie municipale. Cela passe par une meilleure éducation civique, une communication plus dynamique des enjeux locaux, et des mécanismes de participation plus accessibles et modernes, comme le vote électronique ou des consultations citoyennes plus fréquentes.
En somme, la faible participation électorale n’est pas qu’un chiffre : c’est le symptôme d’une démocratie locale en perte de vitesse. Il appartient aux élus, aux institutions et aux citoyens eux-mêmes de raviver l’intérêt pour la politique municipale, car c’est là que commence le véritable pouvoir d’agir.
Histoire
Certaines personnes se plaignent dans les derniers jours qu’à la série mondiale de baseball, l’hymne nationale du canada n’est pas chanter dans les 2 langues. Notons qu’il n’y a pratiquement qu’au Québec où l’on chante l’hymne nationale dans les deux langues par respect pour nos concitoyens anglophones. Dans le reste du canada, il n’y a pas ce respect.

Voici le chant patriotique original des canadiens français volé par la fédération « canadienne » qui fait de l’appropriation culturelle sur à peu près tout ce qui vient du Québec depuis toujours.
Le mot Canada vient de l’iroquois Kanata, qui signifie « village » ou « peuplement » et a été appliqué à l’origine à la région de la ville actuelle de Québec.
Le nom Québec vient de l’algonquin Kébec, qui signifie « passage étroit » ou « détroit », se référant au rétrécissement du fleuve Saint-Laurent en face de la ville.
Il est aussi à noter qu’il est plus souvent chanté dans les 2 langues officielles du Canada aux États-Unis qu’au Canada.
LES CRÉATEURS
Calixa Lavallée, surnommé le « musicien national du Canada », a composé la musique.
Adolphe-Basile Routhier, juge et écrivain, a rédigé les paroles originales en français.
PREMIÈRE INTERPRÉTATION
Le chant a été joué pour la première fois lors d’un banquet au Pavillon des patineurs à Québec le 24 juin 1880, puis repris devant 6000 personnes dans les jardins du bois de Coulonge le lendemain.
VERSION ANGLAISE
En 1908, Robert Stanley Weir a écrit une version anglaise, qui n’est pas une traduction littérale mais une adaptation poétique. Elle est devenue la version officielle anglaise en 1980.
ADOPTION OFFICIELLE
Ô Canada est devenu l’hymne national de facto en 1939 et officiellement le 1er juillet 1980, lors de la Fête du Canada, comme hymne national du Canada, et ne reprend que le premier couplet et refrain des versions françaises et anglaises.
En 2002, lors de sa visite au Canada, le pape Jean-Paul II a chanté les vers « Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix ! » pour rappeler les origines chrétiennes du pays et de l’hymne.
Les paroles de la version anglaise ont été modifiées le 31 janvier 2018 via un projet de loi : la phrase « true patriot love in all thy sons command » (« commande en tous tes fils un fidèle amour patriotique ») a été remplacée par « true patriot love in all of us command » (« commande en nous tous un fidèle amour patriotique »).
VERSION FRANÇAISE OFFICIELLE
La version officielle en français est interprétée lors d’événements politiques ou sportifs dans les régions francophones du Canada.
Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits,
Protégera nos foyers et nos droits.
VERSION ANGLAISE OFFICIELLE
O Canada! Our home and native land!
True patriot love in all of us command.
With glowing hearts we see thee rise,
The True North strong and free!
From far and wide,
O Canada, we stand on guard for thee.
God keep our land glorious and free!
O Canada, we stand on guard for thee,
O Canada, we stand on guard for thee.
VERSIONS BILINGUES OFFICIELLES
Cette version bilingue est interprétée lors d’événements politiques ou sportifs au niveau national, dans la capitale fédérale, ou bien à l’international.
O Canada! Our home and native land!
True patriot love in all of us command.
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
God keep our land, glorious and free!
O Canada, we stand on guard for thee.
O Canada, we stand on guard for thee.
Cette deuxième version bilingue est chantée lors des événements au Québec, autant sportifs que des actes institutionnels (tels que cérémonies de citoyenneté), lorsque la version strictement francophone n’est pas utilisée. Elle est aussi chantée dans les écoles d’immersion française dans le reste du Canada.
Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux.
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix.
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits
God keep our land, glorious and free!
O Canada, we stand on guard for thee.
O Canada, we stand on guard for thee.
PAROLES FRANÇAISES ORIGINALES PAR ROUTHIER (1880)
Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits,
Protégera nos foyers et nos droits.
Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d’une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.
De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l’auréole de feu.
Ennemi de la tyrannie,
Mais plein de loyauté,
Il veut garder dans l’harmonie,
Sa fière liberté.
Et par l’effort de son génie,
Sur notre sol asseoir la vérité,
Sur notre sol asseoir la vérité.
Amour sacré du Trône et de l’autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel !
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi :
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères,
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le Roi ! »
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le Roi ! »
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’octobre, publiées dans le Journal de Montréal.


























Horreur
La Prairie, Québec. Une petite ville paisible, sauf quand l’automne s’installe et que les feuilles rougissent comme du sang. Au bout du vieux chemin de la Ferme, là où les lampadaires ne brillent plus depuis des années, se dresse un érable noir, immense, tordu, oublié.

On raconte qu’il pousse là où, jadis, une maison fut engloutie par la terre. Une famille entière disparue, sans trace. Depuis, personne n’ose s’approcher… sauf Élise.
Élise, 17 ans, passionnée par les légendes locales, voulait prouver que tout cela n’était que superstition. Armée de sa lampe frontale et de son carnet, elle s’y rendit la veille de l’Halloween. Le vent soufflait fort, les branches craquaient comme des os. Elle s’approcha du tronc, posa la main sur l’écorce rugueuse… et sentit un frisson glacé lui parcourir l’échine.
Le sol trembla légèrement. Une racine se souleva, révélant une trappe en bois, gravée de symboles anciens. Elle l’ouvrit. Une odeur de terre pourrie s’en échappa. En descendant les marches, elle découvrit une pièce souterraine, éclairée par des chandelles noircies. Au centre, un cercle de sel, et à l’intérieur… un miroir.
Mais ce miroir ne reflétait pas Élise. Il montrait une autre version d’elle-même : les yeux vides, la bouche cousue, les mains ensanglantées.
Soudain, la porte se referma derrière elle. Elle se retourna, paniquée, mais il n’y avait plus de sortie. Le miroir vibra, puis une voix s’éleva : « Tu m’as réveillée. Maintenant, tu dois prendre ma place. »
Une silhouette sortit du miroir. C’était elle… mais pas vraiment. Le double s’approcha, et Élise sentit son corps se figer. Elle ne pouvait plus bouger, ni crier. Le cercle de sel s’illumina, et en un éclair, elle fut aspirée dans le miroir.
Le lendemain, les policiers retrouvèrent son carnet près de l’érable noir. La dernière page disait : « Ne regardez jamais dans le miroir sous l’arbre. Ce n’est pas votre reflet. C’est votre remplaçant. »
Depuis, chaque Halloween, une personne disparaît à La Prairie. Et l’érable noir, lui, semble grandir…
Effroyable halloween !