Histoire
Se remémorer les grands événements et les grands personnages du passé est fondamental pour un pays, une société ou une nation. À travers l’histoire, on peut donner un sens à l’expérience collective et entretenir une mémoire commune chez les membres d’une collectivité.
L’histoire peut aussi servir de leçon et de guide dans le présent et l’avenir. C’est pourquoi, année après année, le rappel des anniversaires historiques est important ! À cet égard, voici quelques faits significatifs dont il faudra se souvenir en 2026…
LE 400e DE LA NAISSANCE DE JEAN TALON
Le mois de janvier 2026 marque les 400 ans de naissance du célèbre intendant de la Nouvelle-France Jean Talon. Il a été baptisé en Champagne, en France, le 8 janvier 1626. Revisiter sa vie, sa carrière et ses œuvres nous rappelle qu’il fut beaucoup plus qu’une rue et un marché et qu’il a fortement contribué au développement de l’implantation française sur les rives du Saint-Laurent.
LE COFONDATEUR DE MONTRÉAL EST MORT IL Y A 350 ANS
Le 9 septembre, cela fera 350 ans qu’est décédé un autre de nos grands bâtisseurs, soit Paul de Chomedey de Maisonneuve. Décédé à Paris en 1676, il fut membre de la Société de Notre-Dame de Montréal et cofondateur, avec Jeanne Mance, de Ville-Marie (Montréal) en 1642.
LES 350 ANS DU POSTE DE TRAITE DE CHICOUTIMI
L’année 2026 marque également les 350 ans de la fondation d’un poste de traite et d’une mission jésuite sur le territoire de Chicoutimi, lieu de passage important fréquenté par les Autochtones depuis des siècles. Au Saguenay, cette année, plusieurs festivités sont d’ailleurs prévues pour commémorer l’événement, qui incarne le partage et la collaboration entre Autochtones et colons français et qui a mis la table pour la fondation, quelques siècles plus tard, de la ville de Chicoutimi,
LA GRANDE PAIX DE 1701
Le 4 août, nous soulignerons le 325e de la Grande Paix de Montréal entre les Iroquois, les Français et leurs alliés autochtones. Fruit d’un véritable labeur diplomatique, ce traité de paix, où la France traita d’égal à égal avec les différentes nations autochtones, mit un terme à des décennies de guerre entre les Iroquois et l’alliance franco-amérindienne.
Il a notamment été préparé au nom du roi de France par le gouverneur Frontenac, puis par son successeur Louis-Hector de Callière et le respecté chef Huron (wendat) Kondiaronk, qui est décédé deux jours avant la signature du traité.
1876 : LA LOI SUR LES INDIENS
Il y a 150 ans le gouvernement canadien adoptait la Loi sur les Indiens, une loi fédérale qui se voulait une synthèse des lois antérieures adoptées dans les territoires et provinces du Dominion du Canada.
La loi de 1876, qui définit notamment le statut d’« Indiens », des conseils de bandes et des réserves est toujours en vigueur, mais elle a été amendée à plusieurs reprises. Toujours controversée, elle est à l’origine de torts importants causés au Autochtones depuis 150 ans.

LES JEUX OLYMPIQUES DE MONTRÉAL, C’ÉTAIT IL Y A 50 ANS
Du 17 juillet au 1er août 1976, Montréal est la ville hôte de la 21e Olympiade de l’ère moderne. Amorcée dans les années 1960 sous la gouverne du maire Jean Drapeau, la candidature de Montréal est retenue en 1970 devant les villes de Moscou et Los Angeles.
S’entame dès lors un vaste chantier olympique, dessiné par l’architecte français Roger Taillibert, est le bâtiment phare. La tour ne sera toutefois terminée qu’en 1987 ! Parmi les faits marquants des JO de Montréal, l’un des plus notables reste la note parfaite accordée à la jeune gymnaste roumaine de 14 ans Nadia Comaneci.

IL Y A 50 ANS, LE PQ ÉTAIT ÉLU POUR LA PREMIÈRE FOIS
L’année 2026 sera une année électorale au Québec. C’était aussi le cas il y a 50 ans. Le 15 novembre 1976, le Parti Québécois de René Lévesque remportait pour la première fois les élections provinciales. C’était aussi la première fois qu’un parti souverainiste était élu au Québec.
Le soir de la victoire, devant les militants réunis au centre Paul-Sauvé, à Montréal, René Lévesque, ému, déclarait : « J’ai jamais pensé que je pouvais être fier d’être québécois que ce soir », avant d’ajouter « Je veux remercier du fond du cœur tous les électeurs, dans tous les coins du Québec, qui n’ont pas eu peur du changement nécessaire. »
Source : Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier weekend, 3 janvier 2026, p62
Découvertes
Repenser son pilulier après 8 médicaments

Les personnes âgées prenant régulièrement plus de huit médicaments devraient se questionner si ce cocktail est toujours aussi efficace pour traiter leurs maladies.
En croisant différentes données, des chercheurs de l’Université Laval ont déterminé que le nombre de médicaments pris par une personne était une bonne manière de prédire les visites récurrentes à l’urgence et même les décès.
Le seuil de huit médicaments a été soumis comme signal simple et rapide pour réviser la médication de ce patient à risque.
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Une rare maladie aurait ses origines dans l’Est-du-Québec
Des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre de santé McGill auraient retracé les origines d’une rare maladie respiratoire génétique à un ancêtre unique vieux de 330 ans.
Cette découverte pourrait expliquer la prédominance de cas de sinusites chroniques, d’otites récurrentes ou de congestion nasale sévère dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-du-Sud.
Il s’agirait en réalité de formes plus légères de dyskinésie ciliaire primitive et cette prédisposition génétique particulière remonterait à l’époque de la colonisation française selon les travaux de ces chercheurs.
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Une molécule pour percer « la carapace » du VIH
Une molécule est capable de modifier la structure de l’enveloppe du VIH et d’améliorer la réponse immunitaire contre le virus.
C’est ce qu’ont découvert deux chercheurs de l’Université de Montréal en collaboration avec des équipes américaines.
Lors de tests avec cette molécule, les chercheurs ont réussi à tripler la durée avant la réapparition du virus sur des souris avec un système immunitaire similaire à l’humain.
Source : Hugo Duchaine, Journal de Montréal, cahier Salut Bonjour, 13 décembre 2023, p23
Histoire
La Banque Laurentienne, dont on a annoncé l’acquisition récente par la banque Fairstone, a marqué l’histoire bancaire du Québec, entamée à l’initiative des patriotes il y a 190 ans.
« Les premières banques québécoises ont été créées pour permettre aux gens de mettre leurs épargnes en sécurité afin de se préparer aux mauvais jours », résume l’historien Marc Vallières, qui a écrit deux livres sur l’histoire des banques au Québec, chez Septentrion.

Jusqu’à l’arrivée de la Banque du peuple, créée en 1835, les Canadiens français avaient en effet tendance à mettre leurs économies sous leur matelas, car ils ne faisaient guère confiance aux institutions bancaires.
Leurs maigres économies allaient pourtant être nécessaires pour faire face aux difficultés des travailleurs : pertes d’emploi, maladies, incendies et autres mauvais coups du sort.
PREMIÈRE BANQUE CANADIENNE-FRANÇAISE
« Il faut dire que les premières banques majeures sur le territoire étaient surtout destinées aux hommes d’affaires, elles étaient tournées vers le commerce », reprend M. Vallières.
Même l’Église était peu encline à encourager les épargnants à mettre leur pécule à l’abri, car elles le lorgnait pour ses bonnes œuvres et la dîme.
Tout cela va changer quand le chapelier américain devenu farouche patriote Jacob De Witt (1785-1859) s’associe à l’avocat montréalais Louis-Michel Viger (1785-1855) pour créer la première banque canadienne-française, la Banque du peuple, qui durera 60 ans.
C’est une initiative économique, mais aussi politique, car cette banque donne aux francophones un premier outil de développement dans un milieu dominé par les banques anglophones.

La Banque Laurentienne, née moins d’une décennie plus tard (1846), sous le nom de « Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal », marquera un autre jalon dans cette histoire.
Elle offre aux familles francophones modestes un outil pour mettre quelques dollars de côté en sécurité. Les fondateurs se nomment Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte La Fontaine, mais ils ont l’appui d’Ignace Bourget, l’évêque de Montréal.
M. Vallières n’a pas été surpris d’apprendre que la Banque Laurentienne était démantelée et avalée par la Fairstone. « C’est le destin d’une banque d’être tôt ou tard intégrée dans une plus grosse », résume-t-il.
DEUX INSTITUTIONS MAJEURES
Inévitables dans un contexte de sélection naturelle, les acquisitions et les fusions marquent l’histoire des banques, mais le Québec peut compter sur deux institutions majeures : le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale.
Fondée en 1900, à Lévis, le Mouvement Desjardins a aujourd’hui des actifs de 400 G$, une somme comparable à celle de la BN, fondée en 1859, à Québec. Celle-ci est la sixième en importance au Canada.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 13 décembre 2025, p52
Santé & bien-être
Deux pharmaciens nous font part de leurs astuces pour limiter les épisodes d’eczéma douloureux pendant les froids de l’hiver.
1- Choisir une bonne crème hydratante
Une crème « barrière » bien épaisse et sans parfum est recommandée pour une hydratation qui dure plus longtemps de manière efficace. « C’est une crème qui va protéger également des intempéries, donc de l’eau, du froid et du vent », énumère le pharmacien Marc-Antoine Verret.

2- Boire beaucoup d’eau
L’hydratation passe également par une bonne consommation d’eau pendant l’hiver. « Bien s’hydrater va faire en sorte que notre peau sera moins à risque face à ces différentes crises-là », note M. Verret.
3- Éviter les chocs de températures
Ce n’est pas le moment d’aller au yoga chaud avant de sortir en pleine tempête de neige, souligne la pharmacienne Marie-Pascale Beaulieu. « On va recommander de prendre de courts bains tièdes », ajoute-t-elle, pour limiter les contrastes de températures, qui viennent accentuer l’effet des démangeaisons. Attention au type de chauffage à la maison également : le chauffage au bois, plus sec, peut susciter des réactions cutanées.
4- Se couper les ongles
« Veut veut pas, l’un des premiers réflexes, ça va être de se gratter la peau. On veut donc éviter de se blesser », explique Marie-Pascale Beaulieu. On cherchera donc à garder ses ongles le plus courts possible pour ne pas aggraver les lésions cutanées provoquées par l’eczéma.
5- Bien s’emmitoufler
« On veut se protéger de l’air sec et froid de l’hiver en portant des gants, avec un foulard », rappelle Marc-Antoine Verret. Un conseil de base, mais qui est essentiel pour éviter d’irriter inutilement une peau plus sensible.
Source : Jean-Philippe Guilbault, Journal de Québec, magazine Salut Bonjour, 13 décembre 2025, p22
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de décembre, publiées dans le Journal de Montréal.


















Voeux
« Se réveiller en santé chaque matin, est la plus grande richesse que nous puissions avoir dans la vie ».
À l’arrivée de cette nouvelle année, on a l’impression de repartir à neuf, de renaître. Les résolutions ont toujours leur place lorsqu’on croit en l’avenir. C’est normal de se fixer des objectifs.

Il faut aussi garder à l’esprit que cette belle planète est de plus en plus fragile et que des hommes se font la guerre pour les mauvaises raisons, pour s’imposer sans égards aux innocents.
Que dire des changements climatiques qui bouleversent terriblement nos saisons. Qu’y a-t-il d’aussi triste qu’une pluie en hiver ?
Encore cette année, lecteurs et lectrices, je ne vous souhaite qu’une seule chose ; la santé. Celle qui vous permettra de réaliser tout le reste. Celle qui vous fera atteindre vos objectifs et projets, qui vous permettra de vous surpasser, de vivre la paix des beaux jours, d’illuminer votre quotidien, de semer du bonheur et de la joie autour de vous.
Il faut avoir goûté amèrement à la maladie pour apprécier la santé, cet état physiologique qui nous est prêté et qu’inconsciemment on ne mesure pas toujours les bienfaits.
Quoi qu’il en soit et plus que tout, souriez à la vie sans lui en demander trop, mais juste ce qu’il faut. Et si votre routine matinale est de déjeuner en lisant ce blogue pour accompagner votre café, abusez de ce moment, pour me stimuler davantage.
Merci de votre fidélité, et recevez mes souhaits d’une heureuse et saine année 2026 pour vous et vos proches.
Histoire
Bien avant les îlots de chaleur pour personnes en situation d’itinérance, les Montréalais ouvraient littéralement leur porte aux inconnus les soirs d’hiver. Pour plusieurs, Noël rimait alors bien souvent avec survie et solidarité.
LE FROID, ENNEMI COMMUN

Cette dure réalité a fait naître la tradition du refuge citoyen. Vous connaissez ? Une habitude hospitalière spontanée où des familles ouvraient leur porte pour offrir un lit d’appoint ou simplement un coin près du poêle aux gens dans le besoin. Cette pratique, rarement racontée dans les récits officiels, ressort pourtant clairement dans les rapports annuels des communautés religieuses et dans plusieurs journaux, notamment dans La Patrie et le Montreal Daily Star. On y présente Montréal comme une ville dure, mais sa population comme étonnamment généreuse.
Montréal a la réputation d’une ville industrielle particulièrement rude en cette fin de XIXe siècle. La froideur des usines et des patrons, le manque de ressources des classes ouvrières et les maladies font partie du quotidien de la majorité des Montréalais.
Pourtant, lorsqu’arrivait Noël, une tout autre facette apparaissait, celle d’une population qui croyait profondément au devoir d’entraide. Selon les rapports du Bureau des Pauvres de Montréal, des centaines de familles ouvrières signalaient chaque hiver leur disponibilité à accueillir « un homme, dans le besoin », « un vieillard errant » ou « une femme sans logis ». Le vocabulaire est ancien, mais l’esprit est universel, personne ne devait mourir de froid, surtout la nuit de Noël.
Bien souvent, on offrait aux citoyens sans logis une petite banquette-lit, une simple planche installée près du poêle ou le long des murs où pouvaient dormir les invités improvisés.
Les familles les plus pauvres offraient simplement un petit coin au chaud près du poêle à charbon, quelquefois dans l’étable, ou dans une remise partiellement isolée. Les journaux de ce temps regorgent de témoignages anonymes, mais authentiques.
« À l’approche de Noël, plusieurs familles du faubourg Sainte-Marie ont ouvert leur logis aux malheureux, disant qu’on ne pouvait laisser un homme dehors par un froid pareil. » Montreal Daily Witness, 24 décembre 1895.
LES SŒURS GRISES
Il y avait certes une action citoyenne, mais les communautés religieuses jouaient aussi un rôle essentiel. Les Sœurs grises organisaient tous les mois de décembre une distribution spéciale de Noël pour les plus pauvres. On y donnait des chaussures, du pain, du charbon, des vêtements et parfois même des petits jouets fabriqués par les novices.
Selon les Rapports annuels de la Congrégation, il arrivait que des familles demandent aux Sœurs si elles pouvaient elles-mêmes adopter un pauvre pour la nuit de Noël.
LA SOUPE À UN SOU
Parmi les images les plus marquantes de cette époque, il y a celles des « soupes à un sou », distribuées notamment par les Sœurs de la Providence et par des œuvres laïques comme la St. Bridget’s Refuge. Un sou, ce n’était pas gratuit, mais c’était un prix symbolique pour éviter la stigmatisation. Durant la semaine de Noël, plusieurs établissements renonçaient même à ce sou.
JOE BEEF
Difficile de parler de cette époque sans évoquer Charles McKiernan, dit Joe Beef. Aubergiste du port de Montréal et personnage légendaire du XIXe siècle, sa taverne, rue de la Commune, servait à la fois de cantine, d’auberge, de dispensaire et, parfois, de refuge de Noël. Il nourrissait gratuitement les pauvres qui se présentaient dans sa taverne, quelque soit soient leur origine, leur religion ou leur couleur. « Il ne refusait jamais un repas à une personne indigente. » Journal La Patrie
On indique dans plusieurs rapports du Montreal Sailor’s Aid Society que McKiernan gardait ses portes ouvertes plus tard durant la période des Fêtes, anticipant l’arrivée de marins ou d’ouvriers isolés.
Plusieurs historiens, dont Brian Young, rappellent que Joe Beef incarnait un type d’entraide urbaine aujourd’hui disparu. Une charité informelle, spontanée, sans bureaucratie.
REFUGES IMPROVISÉS
Avant la création des haltes-chaleur, de nombreuses organisations improvisaient de solutions pour l’hiver. L’Hospice Saint-Charles (anciennement l’Accueil Bonneau) était souvent transformé en dortoir collectif quand il y avait de grandes nuits froides.
De nombreuses maisons de charité paroissiales étalaient au sol des matelas et les gens se réchauffaient près du poêle de la sacristie.
Plusieurs brasseries et tavernes laissaient leurs portes ouvertes plus longtemps durant la nuit de Noël.
On mettait sur pied des patrouilles nocturnes de citoyens. Ces patrouilles étaient souvent constituées de petits groupes d’hommes, souvent des ouvriers qui parcouraient les rues du Mile-End, du faubourg Québec et du Vieux-Port pour repérer les personnes en détresse. Ces gens étaient accompagnés soit chez eux, soit dans une église, soit dans un refuge temporaire.
LEÇON DU PASSÉ
Le Montréal de 1880 à 1920 n’était pas une ville idyllique, vraiment pas. La pauvreté est extrême, la maladie est partout, les logements sont souvent insalubres et les inégalités accablent la majorité des citoyens.
Pourtant, dans cet environnement difficile, des milliers de Montréalais, souvent eux-mêmes vraiment pauvres, sont déterminés à ne pas laisser le froid condamner à mort les plus fragiles.
Le Montréal d’hier nous rappelle que, face au froid de l’hiver, la solidarité demeure notre plus grande force. Peut-être qu’à quelques jours de Noël, on a là une belle inspiration à tirer du passé.
Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 20 décembre 2025, p58
Opinion
Vous savez, c’est connu, les grands patrons des chaînes d’alimentations, comme d’autres fournissant des services essentiels, pigent allègrement dans le plat de bonbons des multi nationales pour s’en mettre plein les poches.

Et qui paye ces gros salaires démesurés ? Évidemment, ce sont vous et moi, avec notre argent qu’on n’a pas le choix de leur donner.
Ici, je vous parle de Metro, cette multinationale anglophone (parce que son nom ne porte pas d’accent), qui a octroyé un généreux boni à son PDG, Éric La Flèche qui, il faut bien le dire, fait FLÈCHE de tout bois.
Ce monsieur, sans rien faire de plus, vient de voir son salaire être augmenté de 700 000 $, soit 11 % d’augmentation, pour un salaire annuel de 6,8 millions de dollars. Et, en plus, l’inflation étant de 4,7 %, et que les gens en arrachent pour faire leur épicerie, les cadres supérieurs de Metro gagnent beaucoup plus, donc l’augmentation est supérieure à l’inflation.
Cette indécence m’écœure !
MANQUE DE SYMPATHIE
Voici ce qu’en dit le spécialiste de l’industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois en entrevue à LCN récemment;
« Quand Bombardier verse des bonus pour leur cadres, c’est une chose, mais quand on parle d’alimentation, il y a un volet moral et éthique qui est complètement différent. Alors c’est important pour les bannières à mon avis de démontrer une certaine sensibilité à ce niveau-là. » (Journal de Montréal, 22 décembre 2025, p37).
UN EXEMPLE
Samedi dernier, j’ai acheté la même boîte de chocolat chez WalMart à 13,38 $ puis, chez Super C (propriété de Metro), à 14,99 $. Une différence d’un peu plus de 12 %. Tiens tiens… Et qui en a profité ?
Devinez !
Histoire
Parmi les symboles les plus répandus des fêtes de Noël, même dans les régions du monde où la neige est absente en décembre, le sapin est généralement le roi du décor festif.
Le Québec fait partie de ces régions où le sapin de Noël est un incontournable de l’ambiance des Fêtes, parfois même dès le début du mois de novembre. Mais pourquoi est-il spécifiquement associé aux célébrations de fin d’année en Occident et surtout… à quand remonte cette tradition ?
LA VERDURE ET SON LIEN AVEC L’ESPOIR… DU PRINTEMPS
Les célébrations de Noël coïncident avec la période du solstice d’hiver et, avec elle, l’espoir des jours qui rallongent et du retour de davantage de lumière.
Avant le sapin lui-même, les traditions antiques associées à cette période particulière de l’année, qui mène tout d’abord à la nuit la plus longue et au jour le plus court, ont mis en avant-plan la verdure dans la décoration tant intérieure qu’extérieure. Nous pouvons en effet faire remonter l’utilisation de verdure comme décorations intérieures et extérieures en décembre au monde romain et aux fêtes des Saturnales. Ces dernières ont par ailleurs laissé certaines traces dans les fêtes de Noël d’aujourd’hui.
En effet, ces fêtes étaient célébrées du 17 décembre au 23 décembre et étaient en l’honneur du dieu Saturne et du solstice d’hiver. Ce qui est logique, car dans l’Antiquité romaine, Saturne était une divinité agricole, associée notamment aux semailles. La journée du 17 décembre était réservée au culte dans les temples de Saturne, alors que les autres jours permettaient de profiter des festivités.
Les maisons étaient décorées entre autres de branches de laurier ou d’olivier, pour rappeler le printemps qui allait suivre le solstice. Certaines conventions sociales étaient abolies pendant ces journées, comme le droit de jouer aux dés. Et il y avait de nombreux repas et banquets en famille et entre amis, pendant lesquels on offrait des étrennes. Cette idée de donner de petits cadeaux et d’être dans un esprit de partage et de gentillesse s’est poursuivie lorsque les fêtes chrétiennes de Noël ont intégré certaines anciennes traditions dites païennes.
VERS LE BEAU ET GRAND SAPIN
Dans les régions plus nordiques, où l’hiver est plus long et plus rude, les conifères représentaient la victoire de la verdure sur le froid et la noirceur. Aux traditions de Noël perpétuant la tendance de décorer les portes et fenêtres de verdure, notamment de sapinage, s’est ajouté éventuellement le sapin décoré.

C’est en Allemagne du Sud, en 1605, que l’on trouve les premières traces écrites faisant état d’un sapin illuminé pendant cette période. Les Allemands, en immigrant dans différentes régions du monde comme en Amérique du Nord, ont apporté cette tradition avec eux et l’ont partagée. Les princesses et les duchesses allemandes, qui se sont quant à elles mariées dans les familles des monarchies britanniques et françaises, contribuent également à faire du sapin décoré une mode… royale! Tout comme les soldats allemands ont aussi transmis cette façon de faire aux États-Unis lorsqu’ils ont combattu pendant la guerre d’indépendance américaine.
Et au Québec? Le manque de sources écrites rend la nomination du premier sapin décoré difficile, mais il existe trois grandes voies d’influence pour son adoption chez nous. Il y a l’arrivée des immigrants allemands venus en Amérique, ou de loyalistes des États-Unis, ou de celle de familles ayant voulu suivre la tendance mise de l’avant par la famille royale britannique, plus particulièrement la reine Victoria et le prince Albert. Il faut dire que les publications montrant le couple royal devant un immense sapin au château de Windsor ont eu un impact dans tout l’Empire britannique. Nous savons de plus qu’en 1781, une baronne allemande établie à Sorel, la baronne Riedesel, a laissé des journaux détaillés témoignant de la présence d’un sapin lumineux chez elle, alors qu’elle recevait des officiers allemands et britanniques.
Les chemins des traditions de Noël sont riches et variés, mais peu importe comment il est arrivé dans nos maisons, il n’en demeure pas moins que le sapin reste le grand souverain des décorations hivernales.
Source : Évelyne Perron, Historienne, Journal de Montréal, cahier weekend, 13 décembre 2025, p53
Opinion

Vous connaissez cette compagnie ? Moi, oui, et j’achète leurs produits uniquement pour la qualité de leur fabrication et leur choix de sous-vêtement. Cependant, j’ai un gros bémol sur l’application de la langue française qui n’est pas considérée au Québec.
Quatre jeunes entrepreneurs imaginatifs qui, même si leur entreprise est internationale, pourraient faire un effort linguistique envers leur clients québécois, principalement sur leur nom d’entreprise, parce que c’est une entreprise québécoise.
LE SITE INTERNET
Comme beaucoup d’autres entreprises qui sont présents sur la toile, dès qu’on arrive sur leur site, c’est en anglais que nous sommes accueillis. Il faut cliquer ailleurs pour obtenir une version française.
Sont-ils au courant qu’au Québec, c’est en français que ça se passe ?
LES COMMANDES

Récemment, j’ai commandé un article que j’ai reçu cette semaine. En plus du produit, se trouvait une carte pour les vœux de Noël. C’est la photo qui accompagne cet article. Encore-là, c’est uniquement en anglais, et signée par les quatre entrepreneurs. Pas un seul petit mot en français.
Joyeux Noël, Joyeuses Fêtes, c’est tellement simple que même les anglophones, avec un tout petit effort, comprennent le sens de ces mots.
LES MOYENS TECHNOLOGIQUES
Les anglophones ne se cassent pas la tête avec la langue française. Ils affichent en anglais au Québec parce que les Québécois sont bilingues. Donc prenons notre trou et F*** loi 101.
Avec les moyens technologiques d’aujourd’hui, il aurait été facile que la page d’accueil de Manmade offre au moins le choix de visiter, dans une langue autre que l’anglais, son site avec des cases à cocher du genre « FRANÇAIS » « ANGLAIS », comme il se fait déjà ailleurs.
Santé & bien-être

C’est le temps des Fêtes approche, et avec lui, on le sait tous, reviennent les petits bobos qui se répandent à la vitesse grand V ! Pour vous aider à survivre à cette période bien remplie, je vous propose des remèdes de grand-mère, mais en version médecin !
1- LA CONGESTION / L’ÉCOULEMENT NASAL
Saviez-vous que ?
Recette de salin maison
INGRÉDIENTS :
***
2- LES VOMISSEMENTS / LA DIARRHÉE
Saviez-vous que ?
Recette de solution de réhydratation maison
INGRÉDIENTS :
***
3- LA TOUX
Saviez-vous que ?
Recette de sirop pour la toux maison
***
4- LE CÉRUMEN
Saviez-vous que ?
Recette pour le lavage d’oreille
Source : Dre Natalia Vo, médecin de famille, magazine Salut Bonjour, 20 décembre 2025, p27
Voeux
À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, celui qui vous remplira de joie, de bonheur, de paix et de partage.
Dans cette vie trépidante, prenez le temps d’une pause, d’un moment de réflexion. De passer du temps de qualité auprès de vos proches. C’est le moment de mettre de côté nos différents et de se rapprocher.
Célébrez également la chance que nous avons de vivre dans un pays d’ouverture et de respect de ses citoyens. Tous les peuples de la terre n’ont pas cette qualité de vie exceptionnelle. On n’a qu’à penser aux guerres qui font encore des millions de victimes innocentes qui sont à la merci de despotes sanguinaires.

On a le droit de critiquer mais il faut également avoir le devoir d’accepter. Tout n’est pas parfait en ce bas monde.
Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils sont dans la rue, ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.
Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant, pour savourer pleinement, ce qui compte vraiment : le moment présent !
Un très Joyeux Noël !