La Une
UN RAPPEL CRUCIAL EN CETTE PÉRIODE DE DÉBATS CRITIQUES
Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada.

Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux enfants qui ont perdu la vie, aux survivants des pensionnats autochtones ainsi qu’à leurs familles et leurs communautés. Des commémorations publiques mettent en lumière la mémoire d’une gigantesque tragédie humaine et culturelle.
Nul ne peut nier ni minimiser la souffrance vécue par ces premiers peuples d’Amérique.
Présenter la vérité et la dévoiler au grand jour est possiblement le premier geste à poser pour qu’on puisse se réconcilier et envisager de tisser ensemble un avenir commun.
PREMIER PENSIONNAT
Les premières écoles autochtones sont créées sous le régime français par des missionnaires catholiques. Toutefois, les gouvernements coloniaux n’étaient pas en mesure d’imposer la fréquentation de ces établissements scolaires parce que les Premières Nations vivaient librement sur le territoire et que les Européens dépendaient d’eux pour leur lucratif commerce des fourrures.
Pendant plus de 150 ans, des enfants des Premières Nations, du peuple inuit et de la nation métisse ont été enlevés à leurs familles et forcés d’aller dans des écoles. On estime que plus de 150 000 enfants ont fréquenté un des 130 pensionnats à travers le pays entre le XIXe siècle et la fin des années 1990.
Nombreux sont ceux qui ne sont jamais revenus dans leur communauté.
À partir des années 1830, les pensionnats autochtones deviennent une partie intrinsèque des politiques gouvernementales et religieuses, avec la création d’établissements anglicans, méthodistes et catholiques romains dans le Haut-Canada (Ontario).
Le premier pensionnat autochtone géré par le clergé a ouvert ses portes en 1831 (le Mohawk Institute, situé dans ce qui est maintenant Brantford, en Ontario). L’institut prend d’abord la forme d’une simple école pour garçons pour des enfants des Six Nations, puis il se transforme en pensionnat.
Cette école et plusieurs autres fondées à la même époque serviront de modèles pour la politique d’assimilation créée par l’État fédéral après la Confédération (1867). Dès les années 1880, le gouvernement canadien institutionnalise ce système d’assimilation en mettant en place une politique de financement pour ces pensionnats.
Le gouvernement, appuyé par les Églises, met sur pied un vaste réseau d’écoles pour acculturer ces enfants à travers le pays. La plupart de ces maisons se situent dans les provinces de l’Ouest et dans les territoires, mais on en trouve aussi plusieurs dans le nord-ouest de l’Ontario et dans le nord du Québec.
« TUER L’INDIEN DANS L’ENFANT »
L’objectif est sans équivoque, on cherche à arracher ces enfants de l’influence de leurs familles et de leurs cultures. Pour n’en échapper aucun, le législateur vote en 1920 une nouvelle disposition de la Loi sur les Indiens pour rendre obligatoire la fréquentation des pensionnats autochtones pour les jeunes âgés de 7 à 15 ans ayant le statut d’Indien.
Ces pensionnats sont bien mal financés et généralement surpeuplés.
On y offre aussi un enseignement de piètre qualité. En raison du financement limité, ces établissements sont gérés avec un minimum de ressources.
La nourriture de mauvaise qualité est en quantité insuffisante. Bien souvent, les pensionnaires ne mangent pas à leur faim, et plusieurs d’entre eux souffrent de malnutrition. Les plus faibles sont évidemment plus vulnérables pour combattre des maladies comme la tuberculose ou la grippe. On n’a qu’à penser à la terrible épidémie de grippe espagnole de 1918-1919.
En classe, ils apprennent surtout le christianisme, mais aussi à devenir de bons Canadiens. On enseigne en anglais ou en français, et si un enfant est surpris à parler sa langue maternelle, il est sévèrement puni.
Les tentatives d’assimilation des enfants commencent dès leur premier jour à l’école. On coupe les cheveux longs des garçons, on leur dit qu’ils sont malpropres, on jette leurs vêtements traditionnels et, souvent, on leur attribue un nouveau nom. Les missionnaires chrétiens se faisaient un devoir de dénigrer leurs traditions spirituelles.
Pour s’assurer d’atteindre leurs objectifs rapidement, les adultes des pensionnats n’hésitent pas à donner des punitions corporelles, toutes sortes de violences qui glacent le sang.
Évidemment, jamais ils ne sont tenus responsables des conséquences de cette violence. Résultat, pendant 150 ans, des milliers de petits enfants ont été victimes de sévices physiques et sexuels dans des institutions subventionnées par l’État.
Le plus déconcertant est que ces enfants étaient coincés dans ces maisons dites d’éducation et complètement isolés de leur communauté.
Bien entendu, à l’usure, une cassure s’est opérée entre les générations. La langue a souvent été oubliée, et le mode de vie ainsi que certaines traditions millénaires ont été abandonnées.
LE RÉGIME DE LA HONTE RÉVÉLÉ
Le dernier pensionnat autochtone financé par le gouvernement fédéral au Canada a fermé ses portes en 1996.
Malgré les témoignages, les souffrances et les demandes répétées de réparation des différentes communautés autochtones, il a longtemps régné dans l’opinion publique canadienne une certaine indifférence face à cette troublante réalité. Mais au printemps de 2021, les médias de tout le pays annoncent la découverte de 215 corps d’enfants dans une fosse commune sur le terrain de l’ancien pensionnat indien de Kamloops.
Cette découverte a sans aucun doute fait accélérer l’adoption d’un projet de loi qui répond à une demande de la Commission de vérité et réconciliation, soit d’instituer une journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme jour férié.
Cette date n’a pas été choisie au hasard. Depuis 2013, ce jour est identifié pour commémorer l’histoire tragique des pensionnats ainsi que leurs séquelles profondes par la Journée du chandail orange.
La couleur orange fait référence à l’histoire vécue par la petite Phyllis âgée de 6 ans. En 1973, l’enfant est envoyée comme bien d’autres dans un pensionnat à 80 kilomètres de chez elle en Colombie-Britannique. Dans sa valise, la petite Phyllis possède un chandail orange, une pièce de vêtement offert par sa grand-mère.
Mais, elle ne pourra pas le porter bien longtemps, ce beau chandail orange, parce qu’il lui sera rapidement confisqué en arrivant au pensionnat.
Comme les autres enfants, elle devra se départir de ses biens et revêtir l’uniforme de l’internat.
Le fait de porter un chandail orange symbolise la dépossession de la culture, de la liberté et de l’estime de soi dont ont été victimes les enfants autochtones pendant plusieurs générations.
Selon la Commission de vérité et réconciliation, en raison de la mauvaise tenue des dossiers par les Églises et le gouvernement fédéral, il est fort peu probable que nous ayons un jour accès au nombre total de décès dans les pensionnats autochtones.
GÉNOCIDE CULTUREL
Cependant, selon le juge Murray Sinclair, président de la Commission, ce nombre pourrait être supérieur à 6000.
Raconter l’histoire tragique des pensionnats et de leurs séquelles fait partie du processus de pardon et de réconciliation. Notre devoir de mémoire ne s’arrête pas simplement à inscrire la date du 30 septembre à notre agenda, il s’agit plutôt de souligner cette journée de façon tangible.
AUTRES AFFIRMATIONS
L’impatience des adultes des pensionnats donne lieu à des punitions excessives, y compris de la violence physique telle que des enchaînements, des séquestrations et des coups.
Certains membres du personnel sont des prédateurs sexuels. Beaucoup d’élèves sont abusés sexuellement. Quand il y a des allégations d’abus sexuels, la réponse du gouvernement et de l’Église est inadéquate et la police est rarement contactée.
Source : Martin Landry, historien, Le journal de Montréal, cahier Weekend, 30 septembre 2023, p70
276e jour de l’année
Mardi, 3 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE L’ALLEMAGNE
LA FÊTE NATIONALE DE LA CORÉE DU SUD

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Yvon Richard
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Le cœur le plus sensible à la beauté des fleurs est toujours le premier blessé par les épines.
Thomas Moore
Ça s’est passé un 3 octobre…
(1952) Le premier appareil d’enregistrement sur ruban magnétique, la vidéo, est inventé par John T. Mullin de la compagnie Bing Crosby Enterprises, Inc. Ce procédé beaucoup moins coûteux que le film avait aussi l’avantage de donner un résultat immédiat. Ce n’est qu’au début des années 70 que la vidéo arrivera sur le marché.
(1978) Le Salon bleu de l’Assemblée nationale est envahi par les caméras de télévision. C’est à « Radio-Québec » qu’on a pu voir et entendre le doyen de l’époque à l’Assemblée, le leader unioniste Maurice Bellemare, lancer, avec son inimitable éloquence : « Durant toute ma carrière, je n’ai jamais vu autant d’éclairage et autant de beaux hommes comme j’en vois devant moi, si bien habillés. Il y a eu un concours de beauté dernièrement, j’espère, parce que tout le monde est arrivé avec de beaux habits neufs. Il n’y a plus de chemise à carreaux, il n’y a plus de jeans nulle part. […] On a de la difficulté à reconnaître le pouvoir [les élus péquistes], maintenant qu’ils sont tous astiqués d’une nouvelle manière ! »
(2004) Ça y est, c’est terminé. Adieu nos Expos, adieu nos Amours. Les Expos ont mis fin à la dernière saison de leur histoire en s’inclinant 8-1 devant les Mets de New York au Stade Shea, là même où tout avait commencé pour eux, le 8 avril 1969. Les Expos, qui étaient alors dirigés par Gene Mauch, l’avaient alors emporté 11-10 contre les Mets. Depuis, ils ont accumulé 2755 victoires et ont perdu 2943 fois. Au fil des ans, quatre de leurs matches ont été nuls.
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La Une
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.

























275e jour de l’année
Lundi, 2 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE

En mémoire de…
ROBERT BOURASSA 1933-1996 – Premier ministre du Québec de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Paul Brisson
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit.
Anthelme Brillat-Savarin
Ça s’est passé un 2 octobre…
(1922) Ouverture officielle de la défunte station radiophonique CKVL-850, sur la bande AM.
(1950) Les personnages de Charles Schultz paraissent pour la première fois dans sept quotidiens américains. On y retrouve d’abord Charlie Brown, Peppermint Patty et Shermy. Le chien Snoopy fera son apparition le 4 octobre. Le succès sera tel que beaucoup de lecteurs appelleront dès lors la bande dessinée « Snoopy » et non plus « The Peanuts ».
(1972) Bill Stoneman des Expos lance au parc Jarry le 1er match sans point ni coup sûr hors des USA, c’était d’ailleurs son 2e avec les Expos, le précédent étant à Philadelphie, ce sont les Mets qui ont été les victimes de son deuxième exploit.
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La Une
Les dents sont tellement importantes qu’il faut faire l’impossible pour les conserver saines. Voici, sur les conseils d’Isabelle Huot, docteure en nutrition renommée, les aliments qu’il faut privilégier pour les garder en santé.

METTRE DES NOIX AU MENU
Elles sont riches en lipides et en protéines, deux nutriments qui protègent les dents. De plus, grâce à leur faible teneur en glucides, les noix favorisent peu le développement des caries. Enfin, leur texture ferme et leur richesse en fibres favorisent la mastication, ce qui stimule la production de salive et neutralise l’acidité. L’affaire est pinotte !
CONSOMMER DES PRODUITS LAITIERS
Plusieurs études démontrent que les produits laitiers aident à prévenir l’apparition de caries dentaires quand ils sont consommés avant les repas ou après. En effet, les produits laitiers contiennent du calcium et du phosphore, deux minéraux qui limitent la diminution du pH (acidité) et favorisent la reminéralisation de l’émail dentaire. De plus, ils renferment des lipides et des protéines, qui protègent les dents.
FAVORISER LES ALIMENTS RICHES EN FIBRES
Les fibres contenues dans les grains entiers, les fruits et les légumes favorisent la mastication et stimulent la production de salive, qui neutralise l’acidité. Ainsi, il est préférable de manger une pomme plutôt que de boire un jus à base de ce fruit. Pourquoi ? Parce que la pomme est plus riche en fibres et qu’elle contient d’autres molécules auxquelles s’attachent les sucres. Les bactéries buccales sont donc mieux contrôlées. En résumé, il vaut mieux prioriser les grains entiers et les fruits frais.
LIMITER LES ALIMENTS RICHES EN SUCRES LIBRES
Les bonbons, les boissons sucrées et les jus de fruits peuvent contribuer au développement de caries. Les sucres libres sont des glucides facilement accessibles aux bactéries buccales, qui les décomposent en acides. Ces derniers entraînent une érosion de l’émail des dents, favorisant l’apparition de caries. En plus de leur teneur élevée en sucres libres, les boissons sucrées et les jus de fruits sont également très acides; ils contribuent donc doublement à l’érosion dentaire.
OPTER POUR DES COLLATIONS SAINES
L’idéal est de favoriser des aliments qui contiennent peu de sucres et qui n’adhèrent pas aux dents. C’est justement le cas des noix, des produits laitiers, des fruits et des légumes.
BON À SAVOIR
Certains médicaments et la déshydratation peuvent causer de la sécheresse buccale. Or, le fait d’avoir moins de salive dans la bouche augmente le risque de développer des caries.
Source : Revue Le Bel Âge, avril 2023, p46
274e jour de l’année
Dimanche, 1er octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES
LES FÊTES NATIONALES DE LA CHINE, DE CHYPRE ET DE TUVALU

En mémoire de…
CHARLES AZNAVOUR 1924-2018 – Auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain franco-arménien.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Harold Cormier – Gaétan Demers
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Le bonheur est une fleur qu’il ne faut pas cueillir.
André Maurois
Ça s’est passé un 1er octobre…
(1928) Les premiers contrats de service postal aérien, signés en mai 1928, assurent le service dans les centres économiques et urbains du Canada : Toronto, Montréal et Ottawa. (On avait déjà commencé à livrer du courrier le long de la basse Côte-Nord à l’automne et à l’hiver de 1927-1928). Le système devait accélérer la communication entre ce corridor central et les navires transatlantiques partants et arrivants.
Cependant, en raison du développement précoce de lignes de poste aérienne vers des destinations au sud de la frontière — Montréal-Albany, Toronto-Buffalo, puis plus tard Toronto-Detroit — le système fonctionne plus ou moins à l’unisson avec le système américain plus gros
(1950) À l’occasion de l’Année Sainte, en 1950, le cardinal Léger demande 15 minutes de temps d’antenne, à tous les jours, à la station CKAC pour une période d’un mois, pour la « Croisade du Rosaire ». Cette émission, le « Chapelet en famille », remporte un succès instantané. Et le mois terminé, l’année terminée, l’émission se poursuit jusqu’au premier octobre 1970, trois ans après le départ du cardinal Léger.
(1975) À 19h47, une déflagration à l’usine d’explosifs CIL de McMasterville, au sud-est de Montréal, se fait sentir à 8 km à la ronde. L’explosion tue huit ouvriers sur le coup et en blesse sept autres.
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La Une
Hier, un article du Journal de Montréal m’a fait sourire parce que pleurer n’en valait pas la peine, mais il prouvait que même chez nous, nous sommes loin d’avoir le contrôle de notre territoire.
Vous vous souvenez des feux de forêts de l’été qui vient de se terminer ? On a dû évacuer des villes et villages pour protéger notre monde. Alors en préambule, je vous reproduis ce texte et je garderai mon commentaire pour la fin.

« DIFFICILE D’ARRÊTER LE CN
Québec a tenté par tous les moyens d’empêcher les trains du CN de circuler dans les zones vulnérables aux incendies, mais s’est heurté à un problème complexe.
Le 6 juin, alors que les habitants de Chibougamau avaient dû évacuer leur ville d’urgence, le ministère de la Sécurité publique tentait de faire stopper les trains de marchandises du Canadien National.
« Pourquoi on ne les a pas freinés ? » demande le ministre irrité aux membres de la cellule de crise réunis à Québec.
« On a eu des discussions avec le ministère des Transport à cet effet-là, et ils ont réuni l’association des transporteurs ferroviaires à cet effet-là pour leur mentionner la fermeture de la forêt et qu’il y avait des raisons pour ça », a répondu Jean Savard, directeur des opérations à la direction générale de la sécurité civile.
Les trains du CN ont été mis en cause dans les incendies de forêt de Lytton en Colombie Britannique en 2021 et celui de Timmins en Ontario en 2012. Dans les deux cas, le CN a refusé les accusations. »
C’est pas beau ça ? On est chez nous et on ne peut obliger le CN à nous obéir et d’arrêter de circuler sur les voies ferrées désignées interdites à cause des feux. Nos politiciens manquent d’imagination puisqu’il aurait été nécessaire de faire venir les Mohawks de Kanesatake et Kahnawake pour monter des barricades avec des bandits armés jusqu’aux dents et qui demeurent des intouchables.
Vous vous souvenez 1990, excusez l’expression mais ils nous tenaient par les couilles. Ils ont paralysé le secteur pour protéger des arbres pendant 78 jours. Ils connaissent ça des barricades et ne craignent pas d’amener leurs enfants au front pour en faire de la chair à canon.
Ils ont l’expérience des barricades. Le CN n’aurait jamais circulé avec des barricades des deux pôles avant et arrières du train. Je ne comprends pas pourquoi le ministère des Transport n’y a pas songé un seul instant.
Des barricades Mohawks, ça paralyse un pays, alors pourquoi s’en priver ! Nos politiciens manquent définitivement d’imagination et de souvenirs.
273e jour de l’année
Samedi, 30 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU BOTSWANA
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA MER
LA JOURNÉE NATIONALE POUR LA VÉRITÉ ET LA RECONCILIATION
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA TRADUCTION

En mémoire de…
ANDRÉE BOUCHER 1938-2021 – Actrice, comédienne et animatrice québécoise
Pensée et citation du jour
Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenêtre.
Frédéric II
Ça s’est passé un 30 septembre…
(1941) Le massacre de Babi Yar est le plus grand massacre de la Shoah par balles menée par les Einsatzgruppen nazis en URSS : 33 771 personnes (juifs, prisonniers de guerre soviétiques, communistes, Roms, nationalistes ukrainiens et otages civils) furent assassinées par les nazis et leurs collaborateurs locaux principalement les 29 et 30 septembre 1941 aux abords du ravin de Babi Yar.
(1983) Entrée en vigueur de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Entrée en vigueur, par une cérémonie à l’Assemblée nationale, de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne ayant préséance sur toute autre loi de juridiction québécoise.
(2006) Une partie du viaduc du boulevard de la Concorde s’effondre en début d’après-midi sur l’autoroute 19 à Laval, écrasant sous son poids deux véhicules, en plus de faire six blessés parmi les gens qui circulaient sur la structure; cinq personnes périssent dans l’effondrement de ce viaduc, trois personnes d’un même véhicule meurent dans l’accident, ainsi que deux personnes d’une autre voiture coincée sous les décombres.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Le dernier recensement de la ville de Montréal (2021) parle d’une population de 1 762 949 pour la métropole. Montréal, capitale culturelle du pays, grande ville universitaire et poumon économique du Québec, n’a pas toujours eu cette vigueur.

Le fort de Ville-Marie, situé sur l’île de Montréal et fondé par Jeanne Mance et Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1642, ne comptait que quelques colons. Au début des années 1650, la petite colonie montréalaise s’élève à plus ou moins 50 personnes, et les affrontements incessants avec les Iroquois freinent son développement. Elle est presque à l’article de la mort.
Après neuf ans de tentatives d’enracinement colonial, il ne reste plus qu’une poignée d’hommes capables de défendre le fort.
Nombreux sont les premiers colons qui, découragés, sont retournés en France. En 1651, la peur est si palpable qu’on n’ose pas sortir des maisons et se déplacer sur l’île sans être armé. Jeanne Mance doit même abandonner son Hôtel-Dieu pour s’abriter à l’intérieur des murs de la forteresse.
La situation est tellement désespérée que Maisonneuve commence sérieusement à envisager de plier bagage et de rapatrier tous ses colons en France. C’est presque en désespoir de cause que Jeanne Mance trouve l’aide financière nécessaire pour que Maisonneuve prenne la tête d’une expédition d’urgence en France afin de recruter de nouveaux colons.
Elle lui confie 22 000 livres, qui devaient servir à la fondation de l’Hôtel-Dieu, pour payer le voyage et le recrutement. Il déclare avant de quitter la colonie pour sa mission : « Je tâcherai d’amener 200 hommes […] pour défendre ce lieu; que si je n’en ai pas au moins 100, je ne reviendrai point et il faudra tout abandonner, car aussi bien la place ne seroit pas soutenable. »
MAISONNEUVE EN FRANCE
Une fois débarqué sur le Vieux Continent, il se met rapidement à la tâche et multiplie les actions pour sauver Ville-Marie, Il rencontre des membres de la Société de Notre-Dame et des gens riches et puissants qui ont les poches bien creuses, comme Angélique Faure de Bullion. Il réussit à lever les fonds nécessaires pour la recrue.
Accompagné par monsieur de La Dauversière, Maisonneuve sillonne les provinces françaises pour recruter des hommes robustes en mesure de défendre la jeune colonie. Ils doivent savoir manier les armes et occuper un métier utile pour le développement de Montréal.
Le recrutement se fait principalement aux environs de La Flèche, la ville natale de La Dauversière. Il ne s’empêche pas non plus de se rendre à Troyes, où il rencontre une femme déterminante pour l’avenir de la colonie, Marguerite Bourgeoys.
Le bilan de cette tournée fait état de 153 hommes qui auraient signé un acte d’engagement de recrue pour venir prêter main-forte à la petite colonie sur l’île de Montréal. Cependant, de ce nombre, 50 personnes ne se sont jamais présentées le jour de l’embarquement. C’est donc 103 hommes qui quitteront le port de Saint-Nazaire en direction du « Nouveau Monde ».
Ces hommes s’engagent par contrat pour une période trois à cinq ans avec un salaire proportionnel à leur expérience auprès de la Compagnie de Montréal. En échange, ils reçoivent la garantie d’être nourris et logés et de pouvoir retourner en France à la fin de leur engagement s’ils le désirent.
LA TRAVERSÉE
Le 20 juin 1653, les recrues prennent la mer, mais quelques jours plus tard, on s’aperçoit que le navire est complètement pourri, il prend l’eau de partout et menace même de couler. Marguerite Bourgeoys, présente à bord, raconte que les passagers sont terrorisés ou en colère. Le capitaine Pierre Le Besson n’a d’autre choix que de rebrousser chemin sur plus de 1600 km et retourner en France.
Lorsque les côtes européennes sont en vue, les colons recrutés sont terriblement anxieux, au point que Maisonneuve choisit de ne pas accoster le navire à un port du continent.
« Monsieur de Maisonneuve fut, avec tous ses soldats, en une île d’où l’on ne pouvait s’échapper, car autrement il n’en serait pas demeuré un seul. Il y en eut même qui se jetèrent à la nage pour se sauver, car ils étaient comme de furieux et croyaient qu’on les menait en perdition. »
Maisonneuve parviendra à rassurer ses troupes et, trois semaines plus tard, le 20 juillet, on entreprend enfin la traversée de l’océan Atlantique en direction de Cap-aux-Diamants. C’est un voyage laborieux, principalement parce qu’une grave épidémie, probablement de peste, frappe les passagers.
Le deuxième navire affrété par l’équipage de Maisonneuve était vraisemblablement déjà contaminé par la vermine avant le départ.
On compte évidemment beaucoup de malades à bord et les passagers infectés s’entassent dans l’entrepont dans des conditions plus que misérables. D’ailleurs, huit hommes vont perdre la vie durant cette traversée de l’Atlantique.
LES COLONS ACCUEILLIS EN VÉRITABLES SAUVEURS
Après avoir affronté la situation peu enviable de promiscuité, les conditions sanitaires difficiles, surtout la maladie, et des tempêtes océaniques, les colons de la Grande Recrue accostent enfin à Québec le 22 septembre 1653.
Les habitants de Québec explosent de joie en voyant ces voyageurs venus d’Europe. Le gouverneur Jean de Lauzon souhaite même offrir à ces engagés de rester à Québec, mais Maisonneuve refuse catégoriquement. Il utilise comme principal argument, pour contrecarrer la pression du gouverneur Lauzon, un mandat officiel du roi qui le somme de conduire ces recrues pour sauver la colonie de Ville-Marie.
Jeanne Mance, qui était venue les accueillir à Québec, quitte rapidement la capitale pour aller informer les colons de Montréal que les renforts arrivent enfin.
Mais le gouverneur Lauzon est tenace, il refuse alors de mettre à leur disposition des barques qui leur permettraient de faire le voyage sur le Saint-Laurent jusqu’à Montréal. Après plusieurs semaines d’embûches, Maisonneuve réussit envers et contre tous à trouver des embarcations et à entreprendre la route vers sa destination.
À mi-chemin, la neige et le froid frappe les colons et leur donne un aperçu de ce qui les attend au Canada. C’est finalement le 16 novembre 1653, sous une neige abondante, qu’ils arrivent enfin en vue de l’île de Montréal.
Toute la population de la colonie de Ville-Marie s’est donné rendez-vous au pied de la rivière Saint-Pierre pour les voir approcher. Elle réserve alors aux nouveaux colons un accueil triomphal. On peut dire qu’après deux ans d’efforts incessants, Maisonneuve a gagné son pari et que Ville-Marie sera sauvée.
DÉCOMPTE DES HOMMES RECRUTÉS
L’étude des contrats d’engagement nous amène à parler de 103 hommes, dont 8 vont mourir pendant la traversée, ce qui donne un total de 94 hommes arrivés sains et saufs à Québec.
Ils portent des noms aujourd’hui bien répandus au Québec comme :
Auger, Baudry, Beaudoin, Bouchard, Bouvier, Brossard, Cadet, Desautels, Despres, Ducharme, Fontaine, Fruitier, Gaudin, Gendron, Gervais, Guertin, Hardy, Hurtubise, Jetté, Langevin, Lauzon, Lefebvre, Martin, Meunier, Millet, Mousseau, Olivier, Picard, Robin, Roger, Valiquette…
Références : La grande recrue de 1653 de R. J. Auger.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, Cahier Weekend, 23 septembre 2023, p72
272e jour de l’année
Vendredi, 29 septembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Michel Painchaud
Bon anniversaire !
On jase là…
Laissez-en rentrer du monde, des étrangers sans aucun contrôle. Notre société est devenue très violente et l’immigration non sélective en est la principale cause. C’est devenu une plaie impossible à guérir. Une copie conforme de ce que la France vit depuis qu’elle a ouvert ses portes toutes grandes sur le monde. Elle a complètement perdu le contrôle de son immigration et n’arrive pas à trouver une solution pour s’en sortir. C’est à ça, que ressemble le Canada de Trudeau.
Pensée et citation du jour
Le soleil accepte bien de passer par de petites fenêtres.
Frederick van Eeden
Ça s’est passé un 29 septembre…
(1969) Une bombe explose à la résidence du maire de Montréal, Jean Drapeau. Lors de l’incident, celui-ci était à son restaurant le « Vaisseau d’Or ». La déflagration cause beaucoup de dégâts mais ne fait aucune victime. C’est la première fois qu’une tentative semblable est faite à l’endroit d’un des dirigeants de la ville de Montréal. Elle survient à peine un mois après l’annonce d’une nouvelle politique contre le terrorisme faite par le ministre québécois de la Justice, Rémi Paul.
(2004) Le président des Expos, Tony Tavares confirme en conférence de presse au Stade olympique de Montréal, le départ de l’équipe de baseball qui déménagera à Washington; les Expos ont joué aujourd’hui le dernier match de leur histoire à Montréal contre les Marlins de la Floride, après 35 ans de présence à Montréal. Les Expos joueront une ultime partie à New York le 3 octobre 2004 au stade Shea, là-même où ils avaient joué leur toute première partie le 8 avril 1969. Les Mets les ont finalement rossés 8-1 avant que les uniformes des Expos ne deviennent des pièces de collection.
(2015) Le vol CA879 d’Air China s’est posé peu après 13h30 sur la piste 24 droite avant d’être « baptisé » par deux camions du service des incendies d’Aéroports de Montréal qui ont arrosé le Boeing 777. Il s’agit du premier vol de cette nouvelle liaison qui avait été annoncée en mai dernier. Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, avait signalé sa présence pour l’occasion à la conférence de presse prévue dans la foulée de ce vol inaugural. Le service entre Montréal et Pékin sera assuré trois fois par semaine par Air China.
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La Une
Le jour de la fête des Morts appelée Dia de Muertos est une tradition mexicaine nationale qui se tient les 1er et 2 novembre ?
On y célèbre différents rituels aztèques qui se perpétuent depuis plus de 3000 ans. La déesse Mictecacihuatl autrefois honorée en tant que Dame de la Mort a été remplacée par la suite par la Catrina.

Chaque année, les Mexicains rendent ainsi hommage aux âmes de l’au-delà en décorant les cimetières de fleurs, dont la Cempasuchitl (une variété d’œillet orange qui plait aux défunts, croit-on), de jouets et d’outils selon les défunts, de photos, de diverses offrandes, de cierges, de Pale Picado (une guirlande de papier orange et noir découpée en squelette et en tête de mort), de soucoupes de sel pour purifier les lieux, d’eau pour abreuver les âmes de retour.
On partage un pain des morts à base d’anis et de sucre et on mange aussi des petits crânes en sucre (calaveras) en confiserie. Selon la croyance, les âmes des enfants (angelitos) se manifesteraient dans la nuit du 1er novembre et celles des adultes dans celle du 2 novembre.
Parlant squelette… Saviez-vous que le corps humain compte entre 206 et 350 os selon la période de sa vie ?
A vrai dire, les bébés naissent avec environ 350 os dits mous, dont une grande partie vont se souder au cours de la croissance jusqu’à 20-25 ans. À l’âge adulte, le corps passera ainsi à 206 os comprenant les 6 osselets de l’ouïe.
Parmi ces 206 os, la moitié forme les pieds avec 26 os dans chaque pied et les mains avec 27 os chacune ! Fait amusant à savoir, la girafe compte le même nombre de vertèbres cervicales que nous, c’est-à-dire sept, mais elles sont un tout petit peu plus grosses !
Source : Danielle Goyette, revue Camping Caravaning, octobre-novembre 2023, p63
271e jour de l’année
Jeudi, 28 septembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Janine Anctil – Laval Audet
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les plus beaux yeux pour moi sont des yeux pleins de larmes.
Edmond Rostand
Ça s’est passé un 28 septembre…
(1972) Au hockey international, la série du siècle prend fin de façon spectaculaire, sur un dramatique filet de Paul Anderson. Le Canada triomphe de la Russie, 6 à 5.
(1988) Moïse Thériault est complètement ivre. Ses huit épouses savent que, dans cet état, il est capable du pire. Il décide d’opérer sa Rachel, qui se nomme Solange Boilard, 32 ans. Depuis quelques jours, celle-ci se plaint de maux d’estomac. Theriault lui arrache un bout de boyau et elle meurt le lendemain.
(2001) Céline Dion en tête, les artistes québécois démontrent leur soutien aux victimes des attentats du 11 septembre aux États-Unis, lors du spectacle marathon de cinq heures Québec-New York, Un spectacle pour la vie, au Centre Molson de Montréal.
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La Une
Aujourd’hui et demain Montréal sera l’hôte du plus gros sommet d’intelligence artificielle au Canada, baptisé « ALL IN ».

La mairesse sourire, qui semble toujours favoriser la langue anglaise, s’en réjouit et elle n’est pas la seule. Toutes ces organisations sans colonne vertébrale, ne s’offusquent pas de l’utilisation de l’anglais parce qu’ils ne font que suggérer fortement l’utilisation du français.
Il ne faut pas suggérer mais bien EXIGER le français dans un État francophone, le seul en Amérique du Nord.
Pour vous montrer la mollesse de nos institutions et sociétés envers le français, voici quelques timides réactions de :
Cabinet de la mairesse Valérie Plante
Elle accueille avec fierté des événements d’envergure mondiale : « Nous encourageons très fortement les promoteurs privés à utiliser le français dans la nomination de leurs événements. Montréal est la métropole francophone d’Amérique et nous encourageons tous les organisateurs à valoriser notre langue commune. »
Pas fort comme conseil. Ça fait même sourire les Anglos.
L’Université McGill – l’Université de Montréal – le Conseil de l’innovation du Québec – Montréal international – Ivado
Ils ont tour à tour refusé de se mouiller comme partenaire, en renvoyant la balle aux organisateurs de l’événement. Ça vous surprend ?
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)
Elle se fait pourtant l’apôtre de la francisation avec son programme de jumelage linguistique « J’apprends le français ». Elle a déjà abdiqué !
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
Sans se prononcer sur cet aspect, a précisé que son vice-président fera sa présentation en français. Une autre farce !
SCALE AI, co-présidée par Hélène Desmarais et qui a reçu plus de 300 M$ de fonds publics, est consciente du fait français mais utilise un nom anglophone. C’est scandaleux !
Tous ces participants promettent de fournir toute la documentation en français mais ce qui frappe dans la promotion de l’événement c’est « ALL IN » et fuck le français.
Il faut toujours se rappeler que ces institutions et entreprises multimilliardaires profitent amplement de subventions des francophones du Québec, qui ont baissé les bras depuis fort longtemps.
Une autre hypocrisie de tous ces dirigeants et biens nantis de notre société pour qui le français demeure une langue de colonisés. Parce que, comme l’a dit un certain hautain qui se nomme Michael Rousseau, d’Air Canada : « je vis sans problèmes aucuns en anglais depuis plus de 14 ans à Montréal alors c’est quoi la problème ».
Au fait, j’aimerais bien connaître sa progression suite à sa promesse d’apprendre le français.
Un autre visage à deux faces !
270e jour de l’année
Mercredi, 27 septembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Robert Ansaldi
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Le temps de l’attente ressemble au temps de la sécheresse; toujours trop long.
Jovette Marchessault
Ça s’est passé un 27 septembre…
(1950) Invention du répondeur téléphonique.
(1998) Fondation de Google.
(2006) Première mondiale : une équipe du CHU de Bordeaux réalise une opération chirurgicale en apesanteur. C’est dans des conditions un peu particulières que Philippe Sanchot s’est fait retirer, mercredi 27 septembre, une tumeur graisseuse à l’avant-bras. Il est en effet le premier patient à avoir été opéré en apesanteur.
« On n’a pas cherché à faire un exploit technique mais à réaliser un test de faisabilité. On s’est mis en situation réelle pour opérer dans les conditions spatiales », a indiqué le responsable de l’expérience, le professeur Dominique Martin du CHU de Bordeaux. « Maintenant on sait qu’un être humain pourra se faire opérer dans l’espace sans trop de difficultés », a-t-il ajouté.
(2010) Les Pierrafeu, célèbre série d’animation mettant en scène un couple préhistorique et ses deux enfants dont la vie présente beaucoup de points communs avec celle des banlieusards américains des années 60, fête cette semaine ses 50 ans aux États-Unis.
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La Une
Madame Chasse-Taches nous revient cette semaine avec ses trucs de tous les jours. Cette fois-ci, elle nous propose de s’attarder aux meubles en bois.
***
Un simple coup de chiffon permet de raviver le bois tout en faisant disparaître les petites imperfections.

L’ACAJOU ET LE CHÊNE
Mélanger 15 ml (1 c. à soupe) d’huile de lin, 15 ml de térébenthine (1 c. à soupe) dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Frotter avec un chiffon doux et polir ensuite avec un chiffon sec dans le sens du bois. Mais attention, l’utilisation de cette recette pourrait endommager le teck et foncer la couleur du bois clair.
L’ÉBÈNE
Appliquer de la vaseline avec un chiffon doux et laisser agir pendant une trentaine de minutes avant de polir.
MEUBLE CIRÉ
Enlever les excédents de cire en frottant la surface du bois fraîchement ciré avec un chiffon et du talc qui les absorbera.
LA PLUPART DES BOIS NON-VERNIS, DONT LE PIN ET LE NOYER
Mélanger 150 ml (10 c. à soupe) de jus de citron à 75 ml (5 c. à soupe) d’huile d’olive. Ajouter une quinzaine de gouttes d’huile essentielle de citron. Verser dans un petit flacon et utiliser un chiffon doux pour nourrir en profondeur le bois. Conserver la bouteille dans un endroit frais ou même au réfrigérateur pour les usages ultérieurs.
MEUBLE VERNI
Un chiffon microfibre et quelques gouttes de savon noir nettoieront les surfaces de tous les bois vernis.
ÉPOUSSETAGE DES MEUBLES ET BOISERIES
Mélanger 2 ml (1/2 c. à thé) d’huile d’olive à 60 ml (1/4 tasse) de vinaigre ou de jus de citron. Humecter un chiffon doux avec cette solution. Laisser sécher le chiffon et le conserver pour un époussetage à sec. Ce mélange, en plus de nourrir le bois, permet de cacher les petites éraflures.
LES TACHES D’EAU
Pour faire disparaître des taches d’eau sur un meuble ciré. Utiliser un chiffon imbibé de lait chaud et frotter avec un autre linge de laine. Polir ensuite avec votre cire habituelle.
Vous pourriez aussi frotter les taches dans le sens du grain du bois avec une pâte constituée de bicarbonate de soude et de quelques gouttes d’eau. Essuyer ensuite avec un linge microfibre.
Sur un meuble ciré, vous enlèverez les taches et les auréoles causées par l’eau en les frottant avec un bouchon de liège. Polir ensuite avec un chiffon de laine.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, Cahier CASA, 23 septembre 2023, p5
269e jour de l’année
Mardi, 26 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA CONTRACEPTION
On jase là
J’écoutais récemment les publicités radiophoniques du gouvernement du Québec sur la sécurité routière et je me demandais pourquoi investir dans des publicités du genre alors que les conducteurs ne les écoutent même pas. Chez les jeunes c’est pire. Malgré les interdictions, on les voit au volant avec leur cellulaire, hypocritement en main, ou avec des écouteurs de style Air Pods qui se dissimulent discrètement. Le meilleur remède c’est la répression. Quand tu fouilles dans les poches des contrevenants avec des amendes salées, c’est beaucoup plus dissuasif.
Pensée et citation du jour
Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.
Rabindranath Tagore
Ça s’est passé un 26 septembre…
(1929) L’américain James Doolittle réussit à piloter un avion « en aveugle » grâce à l’installation d’un pilote automatique. Ce système, qui agit sur les gouvernes pour stabiliser l’appareil le long de sa trajectoire, permet au pilote de lâcher les commandes et de se reposer. Inventé en 1914 par Elmer Sperry, il ne commence à équiper les avions qu’au début des années 30 après l’expérience réussie de Doolittle.
(1969) Le barrage de Manic-5 portera désormais le nom de Barrage Daniel-Johnson.
(2006) Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier détiennent le record Guinness de longévité d’une pièce de théâtre jouée par la même distribution; Broue est un phénomène non seulement dans l’histoire du théâtre québécois mais dans le monde entier puisque, certes, La souricière ou La cantatrice chauve ont été joués plus souvent que Broue, mais pas 2726 fois en 27 ans par les mêmes comédiens.
Les comédiens annoncent que la pièce ne sera plus jouée mais continue à être jouée. Ainsi on annonce la présentation du spectacle pour leur première tournée d’adieu en 2008.
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La Une
Chaque année, l’ancien président américain Bill Clinton et sa femme Hillary, passent une partie de leurs vacances d’été à North Hatley. Si les Clinton ont jeté leur dévolu sur ce village pittoresque grâce à leur amitié avec la romancière à succès Louise Penny, ils ne font que suivre une tradition américaine vieille de plus de 150 ans.
Les origines de North Hatley sont liées à la guerre de l’Indépendance américaine au XVIIIe siècle. Quelque 40 000 Américains fidèles à la Couronne britannique décidèrent de quitter le pays et de chercher refuge en Amérique du Nord britannique. Dès la fin des hostilités en 1783, presque 2000 loyalistes américains s’étaient déjà installés dans le vaste territoire appelé la Province de Québec.

LE DÉFI DE L’IMMIGRATION
Cette vague d’immigration représenta un défi d’envergure pour les autorités britanniques. Comment récompenser les loyaux sujets américains du roi en leur octroyant des terres, sans contrarier les francophones ? En 1791, la Grande-Bretagne finit par trouver une solution. Elle divisa la province en deux : la Haut-Canada et le Bas-Canada.
C’est le nouveau lieutenant-gouverneur du Bas-Canada, Alured Clarke, qui eut pour tâche d’ouvrir la nouvelle province à la colonisation.
En février 1792, il annonça que la zone au sud du « St. Lawrence River » près de la frontière serait concédée à tous ceux qui voudraient s’établir sur les terres de la Couronne. Mais le processus fut complexe et lent à démarrer.
DES NOMS FAMILIERS POUR LES TOURISTES
Deux hommes, un Britannique et un Américain, attendirent plus de 11 ans avant de se voir concéder presque 24 000 acres dans le nouveau canton de Hatley.
Henry Cull, originaire de Dorset en Angleterre, était un homme d’affaires qui s’établit à Québec vers 1784. Incapable de faire fortune dans le commerce, il se lança dans la spéculation foncière. En 1803, il s’allia avec Ebenezer Hovey, un loyaliste du Connecticut de la première heure, pour former une association de 33 membres afin d’exploiter la concession.
Cull finit pas acquérir les terres bordant la rivière Massawippi et l’extrémité nord du lac. Avec son associé américain, il ouvrit la voie à d’autres Américains venus du Massachusetts et du New Hampshire. Ils s’appelaient les LeBaron, les Wadleigh ou les Hovey, noms qui seront familiers aux touristes qui visitent le village aujourd’hui.
L’ARRIVÉE DU CHEMIN DE FER
Des Américains étaient aussi responsables de la transformation de North Hatley en un lieu de villégiature très prisé vers la fin du XIXe siècle. Deux facteurs étaient décisifs.
D’abord, le village fut enfin relié aux réseaux ferroviaires donnant l’accès aux Cantons-de-l’Est à partir des États-Unis.
En 1871, le Massawippi Valley Railroad (MVR) construisit une nouvelle ligne de chemin de fer entre Newport, au Vermont, et Lennoxville, qui passait par North Hatley. Le Connecticut & Passumpsic Railway, qui reliait déjà Boston et Newport depuis 1864, loua ce nouveau tronçon. Soudain, North Hatley fut accessible aux estivants de la Nouvelle-Angleterre et d’ailleurs.
NORTH HATLEY PLUS POPULAIRE QUE LEUR PAYS
L’autre facteur qui joua un rôle déterminant dans la transformation du petit village paisible fut la conjoncture très particulière de l’époque. La période de 1865 à 1877 correspondait à l’ère de la restructuration suivant la guerre de Sécession aux États-Unis.
Mais restructuration ne rimait pas avec réconciliation. Les grandes familles sudistes qui avant la guerre avaient l’habitude de passer leurs étés en Nouvelle-Angleterre décidèrent de bouder le pays des Yankees en faveur de North Hatley.
En 1886, une nouvelle tendance commença à se développer quand le docteur Powhatan Clarke, un résident de Baltimore et un ami de la famille LeBaron, fit construire une résidence secondaire à North Hatley.
D’autres américains suivirent son exemple. Le plus célèbre fut Henry Aikinson, propriétaire de la Georgia Power d’Atlanta, qui fit construire en 1900 une grande demeure estivale en s’inspirant de la résidence de George Washington au mont Vernon.
Devenu un hôtel dans les années 1950 et baptisé le Manoir Hovey, l’établissement perpétue le nom de celui qui mérite d’être considéré comme le premier pionnier américain de North Hatley.
Source : James Jackson, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 septembre 2023, p74
268e jour de l’année
Lundi, 25 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DU COEUR

En mémoire de…
PIERRE FALARDEAU 1946-2009 – Cinéaste, écrivain, pamphlétaire et militant indépendantiste québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
David Alexandre Désilet-Prévost – Guy Martin – Claude St-Arnaud
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t’appeler monsieur.
Pierre Falardeau
Ça s’est passé un 25 septembre…
(1960) Jean Drapeau fonde un nouveau parti politique à Montréal qui n’a rien à voir avec la Ligue d’action civique dont il faisait partie. Ce parti se veut complètement libre des autres formations politiques qu’elles soient provinciales ou fédérales.
(1980) À Pittsburgh, aux États-Unis, Bob Marley chante seul « Redemption song » devant son groupe, effondré. L’ambassadeur du reggae est malade. Atteint d’un cancer depuis 1977, il est de plus en plus affaibli, les Wailers savent qu’il ne pourra plus remonter sur scène. Bob Marley mourra durant son sommeil à l’hôpital de Miami le 11 mai 1981. Il sera enterré chez lui à St Ann en Jamaïque le 21 mai, après des funérailles nationales.
(2010) À la une de la dernière édition du magazine Maclean’s figure le Bonhomme Carnaval tenant un porte-documents d’où s’échappent des billets de banque canadiens et américains. Le Québec est « la province est la plus corrompue au Canada », déclare le magazine torontois Maclean’s dans sa plus récente édition.
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La Une
LEÇON DE VIE
Un homme Massaï* entra dans une banque à NAIROBI et demanda un crédit. Il dit à l’agent de crédit qu’il allait à DUBAI pour affaires pendant quatre semaines et qu’il avait besoin d’emprunter 45 dollars.

L’agent de crédit lui dit que la banque aura besoin d’une garantie pour le prêt. Alors le Massaï lui remit les clés d’une Mercedes Benz S 500 toute neuve, garée dans la rue devant la banque.
Le Massaï montra les papiers du véhicule et tout était correct. L’agent de crédit s’est engagé à accepter la voiture en garantie du prêt.
Le Directeur de la banque et ses collaborateurs se sont tous moqués du Massaï pour avoir utilisé une Mercedes Benz de 133 mille dollars comme garantie contre un prêt de 45 dollars.
Un employé de la banque gara alors la Mercedes Benz dans le parking souterrain de la banque. Quatre semaines plus tard, le Massaï était revenu, avait remboursé les 45 dollars et les intérêts, qui s’élevaient à 1,5 dollar.
L’agent déclara alors :
– Monsieur, nous avons été très heureux d’avoir traité avec vous. Cette transaction s’est très bien déroulée mais nous sommes un peu perplexes. Pendant votre absence, nous avons examiné votre dossier et avons découvert que vous êtes multimillionnaire. Ce qui nous intrigue, c’est pourquoi vous donneriez-vous la peine d’emprunter 45 dollars ?
Le Masai répondit :
– Où d’autre à NAIROBI pouvais-je garer ma voiture pendant quatre semaines pour seulement 46,5 dollars et m’attendre à ce qu’elle soit là à mon retour ?
MORALE
Celui que vous prenez pour un ignorant peut être parfois plus intelligent que vous. En tout temps, cultivons la modestie et l’humilité.
*Les Maasaï (également écrit Massaï, Masaï ou Maassaï) constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie.
267e jour de l’année
Dimanche, 24 septembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Isabelle Godin
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Là où il y a l’amour, il y a la vie.
Mohandas K. Gandhi
Ça s’est passé un 24 septembre…
(1984) Elizabeth II arrive au Canada pour une visite officielle de deux semaines, en compagnie du prince Phillip. Elle visitera le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et le Manitoba.
(1988) Avec la complicité du mauvais temps, Pascual Perez lance le quatrième match sans point ni coup sûr de l’histoire des Expos de Montréal, en signant une victoire de 1-0 face aux Phillies de Philadelphie. Au bout d’une attente d’une heure et 32 minutes, les officiels ont mis un terme à la rencontre, interrompue par la pluie après 5 manches et 1/3.
(1995) Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont lancent la campagne référendaire du camp du OUI devant quelque 2 000 personnes réunies au sommet du mont Royal.
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La Une
Depuis hier, sont entrés en vigueur les dispositions les plus importantes de la Loi modernisant les dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels (loi 25).

Il y a au Québec plus de 200 000 entreprises où œuvrent des millions de travailleurs. Toutes seront concernées par ces nouvelles dispositions, y compris les clients de ces entreprises.
Certaines des dispositions de cette loi sont excessivement techniques, trop diront certains, comme celles concernant la refonte d’un système informatique ou encore le recours à la technologie permettant d’identifier une personne, comme c’est le cas pour la reconnaissance faciale, avec l’installation de caméras à l’entrée de l’édifice.
Notre analyse se limitera aux dispositions nous apparaissant les plus importantes.
QUI EST RESPONSABLE ?
Une des premières obligations pour l’entreprise consiste à désigner un responsable de la protection des renseignements personnels. À défaut de désignation, c’est le dirigeant de l’entreprise qui en sera chargé.
Dois être également adoptée, une politique concernant la conservation des données des employés et des clients.
À ce sujet, le consentement des personnes visées par la collecte de renseignements personnels doit être obtenu, comme c’est le cas pour leur utilisation et leur communication.
À noter que les renseignements personnels qui ne seront plus nécessaires doivent être éliminés. On a déjà là une tâche complexe pour déterminer au cas par cas ce qu’est un renseignement personnel qui ne sert plus.
Par ailleurs, le consentement permettant la collecte, l’utilisation ou la transmission de renseignements personnels peut être retiré en tout temps.
INCIDENTS DE CONFIDENTIALITÉ
Enfin, la victime d’un risque de préjudice sérieux découlant de la divulgation d’un incident de confidentialité doit être informée, et les correctifs apportés.
Bien sûr, d’autres applications découlent de la loi 25. Pour le moment, il est difficile même pour les spécialistes de déterminer la façon précise quelles sont les obligations qui les concernent.
Même la Commission d’accès à l’information, un organisme qui voit à l’application de la loi, semble faire face à plusieurs difficultés d’interprétation et ne paraît pas en mesure d’aider adéquatement les entreprises québécoises à s’adapter à la loi.
Source : Bernard Cliche, Le Journal de Montréal, section argent, 21 septembre 2023, p37
266e jour de l’année
Samedi, 23 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE L’ARABIE SAOUDITE
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA BISEXUALITÉ

En mémoire de…
GILLES LATULIPPE 1937-2014 – Comédien de burlesque, animateur télé québécoise et propriétaire-fondateur du Théâtre des Variétés.
On jase là…
Comme le temps passe ! En fait, c’est nous qui franchissons le temps. Dans moins de 30 jours, les Snowbirds passeront au sud, puis, fin octobre les petits monstres nous rendront visite. La neige fera son apparition au Québec d’ici 45 jours et dans moins de 100 jours, l’année 2023 sera chose du passé. Un petit rappel amical. C’est fou !
Pensée et citation du jour
Délaisse les grandes routes, prends les sentiers.
Pythagore
Ça s’est passé un 23 septembre…
(1948) Peu de temps après avoir garé leur voiture devant la banque Canadienne Nationale, à Montréal, les policiers Nelson Paquin et Paul-Émile Duranleau sont abattus de plusieurs projectiles par les voleurs qui sont toujours à l’intérieur du bâtiment. Une chasse à l’homme s’engage ensuite.
Elle mène à la capture d’un des trois hommes, Noël Cloutier. Une semaine plus tard, le 2 octobre, les deux autres suspects, Donald et Douglas Perreault, sont arrêtés par hasard en Saskatchewan. Le procès des trois hommes, qui débute le 3 décembre 1948, se soldera par des verdicts de condamnation à mort. Cloutier et les deux Perreault seront exécutés en 1949.
(1999) La Journée de la bisexualité est célébrée pour la première fois par la communauté bisexuelle et ses partisans.
(2003) Neuf membres des bandes criminalisées les Nomades -affiliés aux Hells Angels- et les Rockers, reçoivent des peines variant de 10 à 15 ans de prison. Ce verdict met fin à un procès plein de rebondissements qui a fait couler beaucoup d’encre depuis son commencement, en janvier 2002.
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La Une
La prise quotidienne de suppléments de vitamine D est associée à une réduction spectaculaire du risque de récidive des cancers digestifs exprimant une version inactivée d’un important gène suppresseur de tumeurs.
Contrairement aux autres vitamines qui peuvent être facilement obtenues par l’alimentation, la vitamine D est plutôt rare dans la nature et est en majeure partie produite à la suite de l’exposition de la peau au soleil.

Cette particularité a des répercussions importantes en termes de cancer, car un grand nombre d’études ont noté que la carence en vitamine D pouvait favoriser le développement de certains types de cancers, notamment ceux du système digestif.
Par exemple, on a observé que la mortalité associée au cancer du côlon était la plus élevée chez les personnes qui étaient le moins exposées à la lumière du soleil, comme les habitants des grandes villes ou ceux des régions situées à des latitudes élevées.
Cet effet est vraisemblablement dû à une carence en vitamine D, car les études épidémiologiques subséquentes ont noté que des taux sanguins élevés de cette vitamine (supérieurs à 25 ng/mL) étaient associés à un risque beaucoup plus faible de cancer colorectal.
VARIATIONS INTERINDIVIDUELLES
Ces observations ont pavé la voie à plusieurs études cliniques visant à déterminer si une supplémentation en vitamine D pouvait être associée à une diminution de l’incidence de cancer.
Globalement, les résultats de ces études sont plutôt mitigés, dans la mesure où on n’a pas pu mettre en évidence d’effet préventif majeur de la vitamine D lorsqu’on examine l’incidence de cancer à l’échelle de l’ensemble de la population à l’étude.
Cependant, une analyse plus détaillée montre que certaines personnes sont beaucoup plus susceptibles de bénéficier des effets anticancer de cette vitamine.
Par exemple, une étude a montré que les personnes minces (IMC ≤ 25) qui avaient pris un supplément de 2000 UI de vitamine D pendant 5 ans avaient moins de risque de développer un cancer de stade avancé, avec une réduction de 38 % comparativement au placebo, tandis que cette protection était non significative chez les personnes en embonpoint et disparaissait complètement chez celles qui étaient obèses.
SOUS-TYPES DE CANCERS
Une étude récente apporte un autre exemple de cette variation de l’efficacité de l’action anticancer de la vitamine D selon les individus.
Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l’effet d’un supplément de 2000 UI sur la récidive et la mortalité liée au cancer colorectal en fonction de la présence d’une forme anormale de la protéine p53 dans les cellules cancéreuses.
Le gène p53, appelé gardien du génome en raison de ses propriétés de maintien de l’intégrité de l’ADN, est très souvent muté lors du développement d’un cancer et la protéine qui en résulte est inactive et incapable de freiner la croissance anormale des tumeurs.
Les chercheurs ont recruté 392 patients atteints d’un cancer digestif, principalement du côlon (47 %), de l’estomac (43 %) et de l’œsophage (9 %), incluant 142 d’entre eux qui avaient un cancer ayant une p53 inactive. Les patients ont été séparés au hasard dans un groupe contrôle (placebo) et un groupe vitamine D (2000 UI par jour) et ont été par la suite suivis pendant une période de 5 ans.
Les résultats sont réellement spectaculaires : pour les patients ayant un cancer contenant la protéine p53 inactive, la supplémentation avec 2000 UI était associée à une survie à 5 ans sans récidive du cancer de 81 % comparativement à seulement 31 % pour le placebo.
Étant donné la très forte proportion de cancers qui contiennent un p53 défectueux, ces résultats indiquent donc que les patients qui combattent un cancer peuvent grandement bénéficier d’une normalisation de leurs taux sanguins de vitamine D à l’aide de suppléments.
On considère généralement qu’une dose quotidienne de 2000 UI est requise pour obtenir des taux optimaux de vitamine D, aux environs de 30 ng/mL.
Source : Richard Béliveau, Docteur en biochimie, Journal de Montréal, 18 septembre 2023, p37
265e jour de l’année
Vendredi, 22 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE « EN VILLE SANS MA VOITURE »
LA FÊTE NATIONALE DU MALI
LES NOCES D’OR DE JOHNNY ET GINETTE FRÉCHETTE (50 ANS)
Pensée et citation du jour
Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement.
Gilbert Keith Chesterton
Ça s’est passé un 22 septembre…
(1929) Le pont de Québec ouvert à la circulation automobile. Le pont a été conçu et construit principalement pour servir de pont ferroviaire, mais les voies de tramway et l’une de deux voies ferroviaires furent transformées en voies pour l’automobile et en voies pédestre et cyclable durant les années subséquentes. Les premières voitures purent traverser le pont le 22 septembre 1929 sur une voie de Modèle : 4.27 de large.
Cette largeur n’étant pas suffisante cependant pour que des véhicules lourds comme des camions ou des autobus puissent se rencontrer sur le pont ; des gardiens communiquant par téléphone devaient stopper la circulation à une extrémité du pont lorsqu’un véhicule lourd s’engageait à partir de l’autre rive. La vitesse sur le pont était alors limitée à 15 milles à l’heure, soit environ 24 kilomètres/heure.
(1967) Le Théâtre des variétés de Gilles Latulippe ouvre ses portes. Il est aménagé dans un vieux cinéma de la rue Papineau à Montréal. Gilles Latulippe y fera renaître le burlesque et le vaudeville. Il gardera ce théâtre jusqu’en mai 2000.
(2003) Montréal a tenu sa première journée « En ville, sans ma voiture ! », tout comme 1 300 autres villes dans le monde. Organisé par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), l’événement fut un succès, faisant de Montréal la deuxième ville en importance après Paris à participer à cette journée. « En ville, sans ma voiture! » visait à sensibiliser la population aux effets de l’utilisation abusive de l’automobile sur la qualité urbaine et à présenter les différents modes de transports alternatifs à l’auto en solo.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !