La Une
Peut-être vous sentez-vous bien pour le moment, mais l’inactivité finira par nuire à votre santé. Voici certains signes pouvant vous alerter du fait que vous ne bougez pas assez pour rester en santé :

Vous êtes constipé. Lorsque vous ne bougez pas assez, votre côlon devient paresseux et vos muscles abdominaux et votre diaphragme perdent de leur tonus, ce qui nuit à la régularité.
Vos articulations raidissent. Le manque d’exercice ralentit la production de lubrifiant dans les articulations, ce qui donne une impression de craquement (Des articulations raidies peuvent être un signe d’arthrite ou de maladie auto-immune à vérifier auprès d’un médecin).
Vous êtes vite à bout de souffle. Tout comme les biceps. Les muscles qui aident à la mobilité de vos poumons faiblissent si vous ne les exercez pas régulièrement.
Vous êtes souvent triste ou irritable. Un manque de mouvement peut jouer sur votre humeur et même entraîner anxiété ou dépression.
Vous vous sentez ankylosé. L’exercice favorise l’acheminement de l’oxygène et des nutriments aux tissus corporels. Si vous passez le plus clair de votre temps en position assise, vous privez vos cellules du carburant nécessaire au fonctionnement de votre corps. Vous risquez également d’avoir des trous de mémoire et de la difficulté à réfléchir et à prendre des décisions.
Allez marcher après le dîner, étirez-vous, gravissez les escaliers, dansez… ce qui importe, c’est de rester loin du fauteuil. Et en plus, vous aurez une meilleure estime de vous.
Source : Revue Nouvelles CSA, automne 2023, p9
292e jour de l’année
Jeudi, 19 octobre 2023

En mémoire de…
MICHEL NADEAU 1946-2021 – Administrateur et éditorialiste économique québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Stéphane Guinta
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Il y a plus de larmes versées sur la terre qu’il n’y a d’eau dans l’océan.
Bouddha
Ça s’est passé un 19 octobre…
(1981) La seule participation de l’histoire des Expos à une série de championnat de la Ligue nationale, en cette saison 1981 écourtée par une grève, prend fin avec un circuit de Rick Monday, des Dodgers de Los Angeles.
(1987) Wall Street subit le plus gros tremblement depuis la crise boursière de 1929, alors que le Dow Jones tombe en chute libre pour perdre 508 points, semant la panique chez les investisseurs; ce jour passera à l’histoire sous le vocable de « lundi noir ».
(1999) La Cour d’appel fédérale juge qu’Ottawa doit payer quelque cinq milliards de dollars à environ 200 000 fonctionnaires, surtout des femmes, au titre de l’équité salariale. Au Québec, près d’un travailleur sur deux est une femme. Le Québec a un réseau de garderies, des congés parentaux, une Loi sur l’équité salariale, des dispositions législatives sur le harcèlement psychologique et sur le retrait préventif des travailleuses enceintes, etc. Depuis 30 ans, le taux de syndicalisation des Québécoises a grimpé à 39 %. Ce taux rejoint presque celui des hommes, à 42 %.
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La Une
Historiquement, à l’époque de la Nouvelle-France, on nommait les indigents qui n’avaient pas de maison des vagabonds.
Dès les premières années de la colonisation française en Amérique, on remarque la présence de ces vagabonds dans des villes comme Québec ou Montréal.

Les autorités coloniales de l’époque considèrent ces vagabonds comme de la vermine à combattre. On a peur qu’ils contaminent la population saine avec leur mode de vie. C’est la raison pour laquelle, pendant plus de 200 ans, la mendicité est sévèrement réprimée et qu’on n’hésite pas à imposer à ces gens de violents châtiments corporels.
Par exemple, pour punir ces vagabonds coupables de mendier, on les expose sur la place publique, le cou entouré d’un collier de fer bien fixé à un poteau pendant plusieurs heures. En cas de récidive, ils sont fouettés.
On donne aussi des amendes à ceux qui leur ont offert de l’argent.
BUREAU DE PAUVRETÉ
En 1688, les autorités coloniales établissent un Bureau des Pauvres. L’institution vient en aide aux indigents en leur donnant du travail. Cependant, l’objectif ultime du Bureau est d’identifier les bons pauvres et les mauvais pauvres et d’offrir de l’aide selon le mérite.
« […] Plusieurs canailles et fainéants sous prétexte de pauvreté incommodent les bourgeois et habitants de cette ville, allant continuellement mendiant de porte en porte au lieu de travailler comme plusieurs le pourraient aisément faire. […] ledit bureau sera composé du curé qui prendra soin d’avertir des pauvres honteux et misérables dont il aura la connaissance […]. »
VIE SCANDALEUSE
Au 18e siècle, il semble que la répression est le meilleur moyen d’éradiquer l’itinérance. Le 17 décembre 1740, une sentence pour vagabondage est rendue contre François Morisset, Nicolas Coutant et Élisabeth Coutant. Ils sont condamnés à la punition du carcan sur la place publique avec un écriteau indiquant : « Vagabonds, gens sans aveu et menant une vie scandaleuse ».
De plus, au terme de cette punition, les deux hommes prendront le chemin de la prison pour deux mois. Derrière les barreaux, ils seront uniquement nourris de pain et d’eau.
DISETTE ET FAMINE
Aujourd’hui, l’accès au logement est de plus en plus difficile pour certaines personnes, mais cette situation ne date pas d’hier.
Par le passé, les disettes et les famines ont touché à plusieurs reprises les habitants et ont accentué le phénomène de l’itinérance.
Par exemple, en 1742, l’évêque de Québec est catastrophé de voir débarquer à Québec des mendiants d’un peu partout. Il n’attribue pas cette migration de pauvreté à l’éprouvante réalité agricole que traverse sa région, mais plutôt au laxisme des gens qui mendient.
Parce que de nombreuses personnes rapportent des vols, des attaques sur les chemins et même des viols, l’intendant Hocquart décide de sévir à la fin de cet été-là :
« Ordre aux capitaines et officiers de milice des côtes depuis Québec jusqu’à Montréal d’arrêter les vagabonds et gens sans aveu […]. »
CERTIFICAT DE PAUVRETÉ
Pendant des centaines d’années, pour s’assurer que la charité est dirigée vers les gens qu’on considère comme les bonnes personnes, on fournit un certificat de pauvreté qui identifie qu’on mérite la charité publique pour pouvoir mendier.
Ce certificat-là est donné soit par un membre du clergé, soit par des juges de paix. Il faut cependant habiter la ville ou le village où l’on demande l’aumône.
Pour obtenir ce certificat et surtout le garder, on doit constamment prouver sa pauvreté et, surtout, ne jamais flâner dans les rues.
Au 19e siècle, malgré les répressions, le phénomène de l’itinérance est en croissance, principalement à cause de l’industrialisation. Les certificats de pauvreté seront abolis en 1954.
CODE CRIMINEL
L’Acte relatif aux vagabonds et le Code criminel canadien voté à la fin du 19e siècle deviennent rapidement un outil de répression contre les personnes désœuvrées. Le législateur y dresse la liste des comportements punissables et y identifie les personnes qui doivent porter l’étiquette de vagabond.
La société se dote d’outils pour accuser ces gens pour toutes sortes de raisons, comme être ivre en public, quêter de l’argent sans avoir un certificat, briser des objets (vandalisme), entraver la circulation ou utiliser un langage ordurier. Tous les prétextes sont bons pour réprimer les désordres causés par ces itinérants.
Dans cette liste de comportements punissables par la loi, on retrouve aussi la prostitution. Longtemps, au Québec, on fait cet amalgame entre l’errance, la mendicité et la prostitution.
LES ITINÉRANTS NE NAISSENT PAS DANS LA RUE
Les multiples causes qui conduisent à cet état de vulnérabilité sont malgré tout troublantes, bouleversantes. Le parcours semé d’embûches mène certaines personnes à la rue, bien souvent contre leur volonté.
Dans toute l’histoire de mendicité contemporaine au Québec, la vie du Grand Antonio est probablement celle qui a le plus frappé l’imaginaire collectif.
Anton Barichievich est né à Zagreb, au royaume des Serbes en 1925. On ne connaît pratiquement rien de son enfance, mais on sait qu’il avait une force surnaturelle. On raconte qu’à l’âge de 12 ans, il était capable de déraciner des arbres avec la seule force de ses bras.
Il arrive à Montréal grâce à un statut de réfugié à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Barichievich est dans la jeune vingtaine et, comme la plupart des autres réfugiés, il ne possède rien à part son physique impressionnant.
Il mesure 1,93 mètres, pèse plus de 225 kilos et chausse des souliers de pointure 28. Il attire l’attention de la communauté internationale, en 1952, en entrant dans la Livre Guinness des records parce qu’il réussit à tirer sur une voie ferrée un train de 433 tonnes sur une distance de près de 20 m.
Quatre ans plus tard, le désormais Grand Antonio accomplit un autre exploit en tirant une voiture avec ses cheveux. L’homme fort se surpasse encore en 1960 et bat un autre record en tirant quatre autobus pleins de passagers sur la rue Sainte-Catherine.
Le Grand Antonio, qui se proclame l’homme le plus fort du monde, sera aussi lutteur professionnel et prendra la vedette dans des films et des émissions de télévision. Au sommet de sa carrière, ce gentil géant à la barbe en bataille et aux cheveux longs attire l’attention et devient une supervedette connue internationalement.
Toutefois, au cours des années 90, il se marginalise et tombe tranquillement dans l’oubli. Puis, on le voit errer à Montréal. On le croise fréquemment dans les stations de métro de la ligne orange. Il déambule dans les rues du quartier Rosemont à toute heure du jour.
Avec sa stature imposante, il ne passe jamais inaperçu, les gens le reconnaissent. Le Grand Antonio est une légende dans la métropole, mais il personnifie aussi la déchéance, celle d’une ancienne vedette métamorphosée en clochard.
Il vend des cartes postales de ses vieux exploits pour ramasser quelques dollars.
Le Grand Antonio meurt en 2003 d’une crise cardiaque à l’âge de 77 ans, seul, dans la plus grande indifférence, allongé sur un banc de parc de Montréal. Cet homme bien solitaire, sans famille connue et sans le sou, a été enterré décemment grâce à l’intervention de Jeunesse au Soleil.
Le parcours de cette ancienne vedette internationale, reléguée au stade de personnage marginalisé, démontre bien toute l’importance des organismes d’aide qui soutiennent les déshérités.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 octobre 2023, p70.
291e jour de l’année
Mercredi, 18 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE L’ALASKA

En mémoire de…
JEAN ROCHON 1938-2021 – Ministre péquiste dans les gouvernements de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Youri Rodrigue
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les plus beaux yeux pour moi sont des yeux pleins de larmes.
Edmond Rostand
Ça s’est passé un 18 octobre…
(1954) La compagnie Texas Instruments fait la démonstration de la première radio transistor. Elle sera en vente à partir de novembre 1954 au coût de 49,95 $ ce qui équivaudrait à 360 $ en 2005. C’est ce qui explique que ce n’est que dans les années 60 avec la possibilité de la fabriquer à prix modique que cette petite radio est devenue populaire. L’avantage du transistor est que l’appareil peut être plus petit.
(1970) La crise d’octobre au Québec. La sympathie des gens envers le FLQ et l’opinion publique bascule soudainement dans la loi et l’ordre. Les réactions fusent de toutes parts. Pour Pierre Trudeau le FLQ est une « bande d’assassins », alors que pour le chef du Parti Québécois, René Lévesque, les meurtriers de Laporte sont « des êtres inhumains ».
(1990) Dans la série télévisée « Les filles de Caleb », Fernand Dansereau raconte la vie amoureuse d’une institutrice de rang, Émilie Bordeleau, avec Ovila Pronovost, un aventurier qui aime les grands espaces. En 1990-91, Radio-Canada présente les 20 épisodes de la série « Les filles de Caleb ». Ce téléroman réalisé par Jean Beaudin met notamment en vedette Marina Orsini et Roy Dupuis. Un des plus grands succès de l’histoire de la télévision québécoise, « Les filles de Caleb » obtiendra des cotes d’écoute spectaculaires de plus de trois millions de téléspectateurs.
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La Une
Je dirais que conduire un autobus, est une belle expérience et me permet d’observer les usagers de la route, avec leurs défauts, leur témérité et leur délinquance en regard du Code de sécurité routière. Une mention spéciale aussi pour les cyclistes et les piétons qui jouent avec leur vie sans conscience. Ce sont des évidences !

L’autobus, étant un véhicule lourd et encombrant, il est important d’être aux aguets et, comme pour une moto, oblige à redoubler de prudence. Il faut d’ailleurs se qualifier pour obtenir la classe requise sur le permis de conduire pour le conduire.
Autre point, étant dans l’obligation de respecter scrupuleusement les limites de vitesse, on a le temps d’observer les mauvais comportements des autres usagers de la route. Si une majorité de conducteurs s’en tire exemplairement, d’autres jouent carrément avec leur vie et celle des autres.
LES AUTOMOBILISTES
L’obligation de donner la priorité de reprendre sa trajectoire après avoir quitté un arrêt d’autobus, est malheureusement ignoré par beaucoup, même si le pictogramme est bien en évidence à l’arrière de l’autobus. On se fait couper par l’avant pour gagner quelques pieds.
Normalement, un autobus circule la majeure partie de son trajet dans la voie de droite, sauf s’il doit se diriger vers un terminus situé à gauche d’un boulevard urbain. On doit alors le laisser prendre sa voie pour s’y rendre.
Sans méchanceté aucune, je dois vous avouer que les conducteurs de voitures de luxe sont souvent ceux qui transgressent allègrement les articles du Code; vitesse excessive, dépassements risqués, changement de voie sans signaler, gestes d’impatience, manque de courtoisie et arrêts à la sauvette.
Le poste de pilotage des autobus étant plus haut que les automobiles, on peut voir les nombreux tricheurs se servir de leur cellulaire entre les deux jambes, et ce même en roulant. Une plaie !
LES CYCLISTES
Il n’y a rien de plus risqué que de circuler à vélo sans se soucier d’être vu et repéré par les conducteurs de véhicules, principalement à cause des angles morts. Si on tient pour acquis que les cyclistes circulent aussi l’hiver, le risque d’une perte de contrôle durant cette saison est accru.
Je vois des cyclistes circuler du mauvais côté, sans respecter les panneaux d’arrêt obligatoire et les feux de circulation, ou en dehors des pistes cyclables. Il y a aussi les chevronné et téméraires qui s’entraînent pour la compétition et qui circulent à haute vitesse dans les pistes cyclables. Ôtez vous de d’là, c’est moé qui passe, comme dans la chanson.
Les villes installent des poteaux de caoutchouc sur les rues pour baliser les pistes cyclables et croyez-moi, à quelques reprises, des jeunes cyclistes ont subitement quitté cette piste pour traverser la rue sans prévenir. Un peu comme un chevreuil qui sortirait d’un bois pour se jeter devant vous. Épeurant !
Et les trottinettes alors… Pour les électriques, il faut porter un casque. Je m’excuse, mais je n’en voit pas beaucoup et je me demande toujours pourquoi il en est ainsi. Un coup sur la tête est si vite arrivé et les conséquences peuvent vous laisser invalides pour le reste de vos jours. C’est la loi, mais la répression n’est pas là !
LA NUIT
Le pire moment d’une journée c’est la nuit. Je n’en revient tout simplement pas de voir cyclistes et piétons, habillés en foncé, se promener sans lumière ou lampe de poche pour signaler leur présence. La pire ville de la Rive-Sud où les trajets d’autobus sont vulnérables à ce chapitre, c’est Candiac. Son slogan est « Ma ville sous les arbres » et croyez-moi, c’est la vérité. Des arbres tellement matures que dans certains quartiers, on entre comme dans un tunnel.
Il y a tellement d’arbres matures que, la nuit venue, ça prend des yeux tout le tour de la tête, pour prendre une expression populaire, pour les manœuvres de virages et pour éviter d’écraser des personnes. Impossible de bien les voir et certaines rues sont hasardeuses. Invisibles, c’est souvent à la dernière seconde qu’on les découvre. Imaginez le scénario un soir d’automne.
Pourquoi, de façon unanimes, ne pensent-ils pas à utiliser une lampe de poche ou toute source de lumière pour être bien vues. Tous les campeurs vous le diront parce que dans les camping, c’est une obligation… si on tient à la vie, évidemment.
Autre insouciance de quelques passagers lorsqu’ils descendent de l’autobus et qu’il traversent droit devant pour se rendre de l’autre côté. Imaginez si un véhicule décide de nous doubler. Et si, en plus, ces jeunes pour la plupart, portent des écouteurs avec le volume dans le tapis, alors là, c’est carrément dangereux.
Dernière observation; j’accueille les passagers avec un sourire et un bonjour ou bonsoir, de même lorsqu’ils quittent… quelquefois sans réponse en retour. Ils sont « plogués » comme le dit l’expression populaire. Heureusement que d’autres apprécient leur balade et me le disent.
Bref, c’est un survol du métier de chauffeur d’autobus au quotidien, que je voulais partager avec vous. Je suis toujours satisfait de l’expérience et ne regrette pas mon implication de faire ma part pour combler la pénurie de main d’œuvre. Quand on adore ce qu’on fait, c’est plus agréable et conduire ces gros véhicules, c’est un plaisir toujours renouvelé.
290e jour de l’année
Mardi, 17 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ
LA JOURNÉE MONDIALE DU DON D’ORGANES ET DE LA GREFFE
LA CANONISATION DU FRÈRE ANDRÉ (2010)

En mémoire de…
JEAN-PIERRE HOULE 1947-2016 – Confrère de travail
Pensée et citation
Rien dans la vie n’est à craindre. Ce n’est qu’à être compris.
Marie Curie
Ça s’est passé un 17 octobre…
(1933) Le physicien allemand est contraint de quitter l’Allemagne nazie suite à la mise à sac de sa maison en début d’année. De confession juive, il s’est engagé dans la bataille contre la droite nationaliste dès l’année 1914 lorsqu’il refusa de signer le « traité des 93 ». En adhérant à cette charte, les intellectuels voulaient défendre les valeurs de la civilisation allemande. Avec l’avènement d’Hitler, Einstein décide de fuir vers les Etats-Unis et accepte le poste que lui offre l’Institut « for Advanced Study » de Princeton dans le New Jersey. Il prendra la nationalité américaine en 1940.
(1970) Dans le cadre de la crise d’octobre, le ministre du Travail Pierre Laporte est assassiné par des membres du FLQ. Suite à des appels anonymes reçus par la station CKAC, son cadavre sera retrouvé dans le coffre arrière d’une voiture abandonnée à Saint-Hubert.
(2010) Le frère André peut désormais être appelé saint André. Le pape Benoît XVI a procédé dimanche à la canonisation de l’humble religieux québécois, dont les dons de guérisseur avaient fait courir les foules au siècle dernier. Il s’agit du premier homme québécois, né en terre d’Amérique, à être déclaré saint. Marguerite d’Youville, fondatrice des Sœurs grises, avait ouvert la voie en 1990. La cérémonie religieuse s’est déroulée sur la place Saint-Pierre par une fraîche matinée de l’automne italien.
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La Une
Madame Chasse-Taches nous propose ses trucs et astuces pour mieux conserver nos aliments tout en évitant le gaspillage.

***
La conservation joue un grand rôle dans le gaspillage des aliments tant dans le frigo que dans le garde-manger.
DANS LE FRIGO
Profitez des rabais fréquents sur les douzaines d’œufs pour en faire une bonne provision. Il est préférable de les conserver dans leur emballage d’origine loin des odeurs environnantes de poisson, de fromage et aussi des artichauds, qui pourraient liquéfier le blanc de l’œuf.
Le bac de rangement dans le réfrigérateur est souvent logé dans la porte, ce qui n’offre pas une température constante pour une bonne conservation des œufs.
La mention « garder réfrigéré après ouverture » apparaît sur plusieurs produits. On pense bien sûr à la mayonnaise et aux marinades. Mais il ne faudrait pas oublier aussi plusieurs variétés de confitures, le ketchup aux tomates, certains sirops fruités et le sirop d’érable provenant d’une conserve ouverte.
Si un fromage de chèvre oublié est devenu sec, vous pouvez l’humecter d’huile d’olive et le placer dans un récipient hermétique.
Le fromage cottage reste frais plus longtemps si vous rangez le contenant à l’envers dans le réfrigérateur.
DANS LE GARDE-MANGER
Le bicarbonate de soude et la fécule de maïs que vous utilisez pour vos recettes doivent être conservés dans un placard, au sec, éloigné de la chaleur de la cuisinière.
Si des petits pains ont perdu leur fraîcheur, vous pouvez les tremper rapidement dans un bol de lait et les réchauffer ensuite quelques minutes au four. L’intérieur restera moelleux et la croûte deviendra croustillante.
Les haricots secs, les lentilles et les légumineuses seront consommables même après leur date de péremption si vous les rangez dans des contenants hermétiques.
Les fruits secs, les raisins et les canneberges séchés perdront de la saveur après un an. Rangez-les au congélateur et non dans le garde-manger. Vous prolongerez ainsi la durée de conservation de six mois.
Les huiles de cuisson et l’huile d’olive se conserveront plus longtemps dans une armoire sombre. Déposées près de la cuisinière, leur durée de vie sera rapidement abrégée.
Évitez de conserver vos épices près de la cuisinière. La chaleur et la lumière altèrent leur saveur. Rangez-les par ordre alphabétique dans le garde-manger. Il sera plus facile de les retrouver.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, 7 octobre 2023, cahier CASA, p25
289e jour de l’année
Lundi, 16 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOIURNÉE MONDIALE DES MISSIONS
LA JOURNÉE MONDALE DE L’ALIMENTATION

Une année de plus sur le chemin de la vie…
Gérard Langlois – Thérèse Lessard
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Notre vie est ce qu’en font nos pensées.
Marcus Aurelius
Ça s’est passé un 16 octobre…
(1902) Alphonse Bertillon, chef du service photographique de la préfecture de police de Paris, réalise que les empreintes digitales sont propres et uniques à chaque personne et qu’elles peuvent ainsi servir à trouver le coupable. Première utilisation de la comparaison des empreintes digitales pour identifier un criminel par Alphonse Bertillon, d’où le mot bertillonnage.
(1946) À la fin de la guerre le monde découvre officiellement et avec effroi la réalité : six millions de Juifs, du seul fait de leur naissance, ont péri dans les chambres à gaz, de même que des tziganes et des homosexuels. L’Europe et le monde sont atterrés. La nature humaine est-elle donc capable de telles atrocités ? Qui sont les responsables ? Par le procès de Nuremberg on veut juger et châtier les principaux dirigeants du IIIe Reich responsables de ces crimes de guerre. Le verdict est rendu : 12 sont condamnés à mort par pendaison, trois à la prison à vie, quatre à des peines de 10 à 20 ans; Trois sont acquittés.
(1963) Déclenchement d’une grève des infirmières à l’hôpital Sainte-Justine. Il s’agit d’un des premiers arrêts de travail dans le milieu hospitalier au Québec. Fait particulier à l’époque, les grévistes sont exclusivement des femmes (235 infirmières) qui réclament un rôle accru dans l’organisation des soins de santé. Cette grève « illégale », qui durera 30 jours, aura un impact considérable sur l’organisation du mouvement syndical dans le réseau de la santé.
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La Une
En septembre 1805, un certain Jean-Baptiste Noreau, de Saint-Constant, débarque dans le port de Bordeaux. Il vient de traverser l’Atlantique à bord d’un navire américain en provenance de New York. Noreau représente un groupe de Canadiens de la rive sud de Montréal et il est porteur d’une missive pour nul autre que Napoléon ! Retour sur cet épisode méconnu de notre histoire.

En 1805, cela fait 42 ans que la Nouvelle-France a été cédé à l’Angleterre à la suite de la Conquête. Depuis 1791, les Canadiens, descendants des Français, vivent sous l’Acte constitutionnel au sein du Bas-Canada, où ils sont fortement majoritaires.
Malgré cela, la minorité britannique de la colonie détient le pouvoir et des querelles commencent à émerger entre cette minorité et les députés canadiens de l’Assemblée. Ces querelles mèneront progressivement aux soulèvements de 1837-1838.
En France, bien de changements sont survenus depuis le traité de Parie de 1763. La Révolution française de 1789 a bouleversé le pays pendant une dizaine d’années avant qu’un homme s’impose pour rétablir l’ordre, tout en conservant l’essentiel des acquis révolutionnaires : Napoléon Bonaparte ! Après la brève période du Consulat, ce dernier a instauré l’Empire et est alors à la conquête de l’Europe.
C’est dans ce contexte général que Jean-Baptiste Noreau et 11 acolytes adressent une lettre et une pétition à l’empereur des Français. Ces documents constituent l’un des rares témoignages qui démontrent clairement l’attachement et l’affection qu’éprouvent certains habitants canadiens envers l’ancienne mère-patrie au début du XIXe siècle,

« SECOUER LE JOUG DES ANGLAIS »
Dans cette lettre, conservée dans les archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de France et mise à jour il y a quelques années per le chercheur Sylvain Pagé, les signataires demandent à l’empereur que la France reconquiert le Canada pour que les Canadiens puissent « porter de nouveau le nom glorieux de Français ».
Selon eux, le peuple canadien serait disposé à un retour dans le giron de la France et il ne manquerait qu’« un bon général français » pour mettre les Anglais en échec et les bouter hors du Canada.
Signe de leur détermination, les 12 signataires se disent même prêts « à subvenir aux frais que cette entreprise exigera ». Ils terminent leur lettre à Bonaparte en disant qu’ils sont « prêts à tout entreprendre, à la première vue des Français que nous regardons toujours comme nos frères ».
Nous ne savons pas si cette lettre et cette pétition se sont rendues aux mains de l’empereur. À son arrivée à Bordeaux, Jean-Baptiste Noreau, pris d’un malaise, a dû séjourner dans un hospice d’où on perd sa trace.
UNE TENTATIVE VAINE
Toutefois, même s’il l’avait lue, il est très peu probable que Napoléon ait répondu positivement à la demande de Noreau et de ses comparses. Du moins dans l’immédiat. Si des projets de reconstituer l’empire colonial français en Amérique du Nord ont été échafaudés durant la période du Consulat, la chose est différente en 1805.
Napoléon vient alors tout juste de vendre la Louisiane aux États-Unis et est trop occupé en Europe pour songer au Canada.
La bataille de Trafalgar, en octobre 1805, se conclut par une défaite de la flotte franco-espagnole, ce qui conduit l’empereur à se concentrer sur le continent européen, où il s’apprête d’ailleurs à gagner la bataille d’Austerlitz en décembre, atteignant bientôt l’apogée de son règne.
Néanmoins, une lettre de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères, adressée à l’ambassadeur de France à Londres, en 1802, montre que la France napoléonienne se tient informée de la situation coloniale des Canadiens et de leur opinion vis-à-vis de la France.
Ceci laisse penser que la reconquête du Canada aurait pu intéresser l’empereur dans une conjoncture géopolitique favorable, mais cette conjoncture ne viendra jamais.
Source : Martin Lavallée, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 30 septembre 2023, p74
288e jour de l’année
Samedi, 15 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA CANNE BLANCHE
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME RURALE
LA JOURNÉE MONDIALE DU LAVAGE DE MAINS

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Michelle Courval
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de caractère et qui cherche à faire bonne impression.
Serge Mirjean
Ça s’est passé un 15 octobre…
(1878) Thomas Edison commence la production d’ampoules électriques. Il commencera un réseau de distribution en 1882. Cette compagnie sera fusionnée à la « General Electric » en 1892.
(1940) Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ghettos servent à regrouper des Juifs, rendant ainsi la situation plus facile à contrôler. Les nazis enferment les Juifs de Pologne, de Biélorussie, de Galicie dans la partie occidentale de l’Ukraine (Ghetto de Lvov) dans des quartiers à part qu’ils clôturent et surveillent, coupés de tout contact avec l’extérieur, transformés en vastes prisons souvent surpeuplées, mal approvisionnées avant d’appliquer la déportation systématique vers les camps d’extermination.
(1986) L’ex-premier ministre du Québec, René Lévesque, publie ses mémoires intitulés « Attendez que je me rappelle… » chez Québec-Amérique. Dès la parution du livre, 80 000 exemplaires sont vendus. En tout, près de 250 000 exemplaires de « Attendez que je me rappelle » trouveront preneurs, un remarquable succès d’édition pour le Québec. Dans ce livre, Lévesque retrace les grandes étapes de sa carrière, de son travail comme correspondant de guerre en Europe à son accession au pouvoir avec le Parti québécois, en passant par son entrée en politique avec les Libéraux de Jean Lesage. Lévesque décédera l’année suivante.
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La Une
À la veille de l’exode des snowbirds vers le sud voici quelques questions-réponses pertinentes.

Q1- Mon mari et moi passons nos hivers en Floride depuis plusieurs années. Nous passons généralement moins de 182 jours aux États-Unis. Mais l’année dernière, nous avons séjourné environ 20 jours de plus et avons rempli un formulaire 8840 pour la première fois. Cette année, si nous voyageons quand nous le voulons, nous dépasserons encore la limite d’environ 25 jours. Si nous remplissons le formulaire 8840, pouvons-nous rester aux États-Unis pendant les 25 jours supplémentaires ou devrions-nous écourter notre voyage ?
R1- Le fait de remplir un formulaire 8840 ne vous autorise pas à rester aux États-Unis plus de 182 jours ou six mois. Le formulaire 8840 de l’IRS n’a absolument rien à voir avec les douanes et l’immigration; il s’agit d’un formulaire fiscal. Si vous avez l’intention de rester aux États-Unis plus de 182 jours, vous avez l’intention de violer les conditions de votre visa de visiteur B2, ce qui pourrait vous voir interdire d’entrée aux États-Unis à l’avenir. Beaucoup de personnes se sont vu interdire d’entrée aux États-Unis pendant deux ans, cinq ans ou même à vie.
Q2- Je suis propriétaire d’une maison aux États-Unis et j’y habite pendant les mois d’hiver. J’ai acheté un véhicule et je l’ai fait immatriculer et assurer dabs l’État où je suis propriétaire. J’utilise ce véhicule pour me déplacer quotidiennement l’hiver lorsque je suis aux États-Unis. J’aimerais le ramener au Canada pour les mois d’été, l’utiliser comme véhicule de tous les jours et le ramener aux États-Unis pour les mois d’hiver. Est-ce autorisé ?
R2- Non, malheureusement, vous ne pouvez pas faire entrer temporairement votre véhicule américain au Canada. Si vous souhaitez ramener au Canada votre véhicule immatriculé aux États-U nis, vous devrez l’exporter des États-Unis et l’importer au Canada, payer les droits et taxes applicables et immatriculer le véhicule dans votre province de résidence.
Q3- Nous vendons notre résidence hivernale en Arizona après 20 ans. Pouvons-nous rapporter au Canada certains de nos biens achetés aux États-Unis il y a longtemps ? Nous n’avons pas de factures et nous ne savons pas exactement quand ils ont été achetés au cours de ces 20 années. Devrons-nous payer des droits de douane ? Y a-t-il des formulaires spéciaux à remplir pour passer la frontière avec des effets personnels ? J’ai essayé d’appeler les douanes mais je n’ai pas obtenu de réponse satisfaisante.
R3- Des droits et des taxes devront être acquittés sur ces articles au-delà de votre exemption personnelle. Il n’y a pas de formulaire spécifique à remplir si vous arrivez à la frontière avec ces objets. Il est recommandé de dresser une liste détaillée de tout ce que vous rapportez au Canada. L’Agence des services frontaliers évaluera les droits et taxes applicables à ces articles en fonction de leur valeur dépréciée.
Q4- Le profit réalisé sur la vente d’une voiture n’est pas imposée comme un « gain en capital », alors pourquoi imposer une maison qui est enregistrée comme un véhicule, puisque le Département de la sécurité routière de la Floride m’oblige à acheter une vignette d’immatriculation et à l’apposer sur une vitre à l’avant ? Quel est le pays qui me demande de payer cet impôt ? Le Canada ou les États-Unis ?
R4- Le code fiscal américain exige la déclaration de la vente du bien et le paiement de l’impôt sur les gains en capital, s’il y a lieu. De même, vous devrez signaler ce gain en capital dans votre déclaration de revenus canadienne, mais vous pourriez peut-être utiliser ces crédits d’impôt étrangers pour compenser ou minimiser l’impôt dû au Canada.
Q5- Peut-on laisser un VR aux États-Unis toute l’année ? Ou faut-il le rapporter au Canada après six mois ? Nous sommes membres du Port Susan Camping Club, dans l’État de Washington, que nous visitons à longueur d’année – sans jamais dépasser 120 jours –, mais nous y laissons la roulotte toute l’année. Devons-nous le rapporter tous les six mois ?
R5- Si vous laissez votre véhicule (ou votre roulotte) aux États-Unis pendant plus de 12 mois, le gouvernement américain considère que vous l’avez importé. Vous devriez également avoir une discussion franche avec l’assureur de votre VR et lire votre police pour voir quelles sont les restrictions stipulées concernant le temps passé hors du Canada.
Source : Revue Nouvelles CSA, Automne 2023, p4
287e jour de l’année
Samedi, 14 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE POUR LA NORMALISATION
Pensée et citation du jour
La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout.
Coluche
Ça s’est passé un 14 octobre…
(1937) L’abbé Charles-Émile Gadbois fonde LA BONNE CHANSON dans le but de diffuser la chanson française et de contrer l’invasion massive de la chanson américaine. Dès janvier 1938, l’abbé Gadbois a fait connaître LA BONNE CHANSON en la diffusant parmi toutes les populations francophones de l’Amérique du Nord. L’abbé Gadbois s’est rendu en France à plusieurs reprises pour rencontrer la plupart des éditeurs de chansons. Qui ne s’en souvient pas…
(1966) Après un peu plus de quatre ans de grands travaux, la Ville remet le métro à la Commission de transport de Montréal qui verra à son exploitation. Cette même journée, le métro est enfin ouvert au public. Et en ce jour d’ouverture, c’est gratuit mais même s’il y a beaucoup de monde, les gens sont patients et prennent le temps d’admirer les stations. L’événement est avec raison somptueusement souligné. Montréal devient la 8e ville en Amérique du Nord et la 26e au monde à posséder son système de transport souterrain.
(2014) Tempête mortelle au Népal. Les chutes de neige ont tué 17 randonneurs et guides dans l’Himalaya – neuf étrangers dont trois Québécois et huit Népalais.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
À 8h20, le 5 octobre 1970, le diplomate britannique James Richard Cross est enlevé à sa résidence située au 1297, rue Redpath-Crescent.

Ce matin-là, on apprend à la radio que des hommes déguisés en livreur se sont présentés à la maison du diplomate et l’ont enlevé à la pointe d’une mitraillette avant de disparaître dans les rues de Montréal.
La police est en état d’alerte. C’est le début de la crise d’Octobre.
UNE PÉRIODE TROUBLE DE L’HISTOIRE POLITIQUE CANADIENNE
Au cours des années 1960, le Québec est secoué par l’apparition de groupes terroristes, comme le Front de libération du Québec (FLQ).
Ses membres croient que l’unique avenir possible pour la seule province canadienne majoritairement francophone au pays est l’indépendance. Entre 1963 et 1970, les leaders du FLQ mettent en place tout un réseau clandestin qui a la capacité de poser des gestes d’impact.
Le FLQ attaque principalement des symboles anglo-saxons. Le groupe revendique plus de 200 attentats à la bombe et commet de nombreux vols.
Il fait aussi exploser une partie de la résidence du maire de Montréal, Jean Drapeau. Ces actes qui tueront plusieurs citoyens, sont d’une violence alors inconnue au Québec. En 1970, les prisons québécoises se remplissent de plus en plus de membres du FLQ.
LA CELLULE LIBÉRATION
À l’automne 1969, le mouvement felquiste de Montréal se scinde en deux gangs distincts.
Un premier groupe, dirigé par Paul Rose, prend le nom de cellule Chénier tandis qu’un deuxième, dirigé par Jacques Lanctôt, prend le nom de cellule Libération. Dans cette cellule, on retrouve également les sœurs de Jacques Lanctôt, Jacinthe et Louise, Jacques Cossette-Trudel, Marc Carbonneau, Yves Langlois (alias Pierre Séguin) et Nigel Hamer.
Évidemment, quand la cellule Libération passe à l’action et enlève l’attaché commercial du Royaume-Uni à Montréal, James Richard Cross, les revendications du FLQ trouveront des échos partout au pays, mais aussi à l’international.
C’est le premier enlèvement politique de l’histoire de l’Amérique du Nord. En échange de la libération du diplomate, la cellule Libération formule sept exigences dont la libération de 23 prisonniers politiques du FLQ, la diffusion et la publication du manifeste du FLQ, une somme de 500 000 $ et un sauf-conduit vers Cuba ou l’Algérie pour ses membres.
LA PRESSION EST À SON COMBLE
Le gouvernement du Québec dispose de 24 heures seulement pour répondre aux demandes. Il rejette rapidement l’ultimatum, mais se dit ouvert à négocier avec les ravisseurs.
Montréal est en état d’alerte, tous les policiers de la ville cherchent à retrouver la trace de la cellule Libération,
Une bonne trentaine de personnes sont arrêtées pendant que la télévision de Radio-Canada et de nombreux journaux francophones divulguent le manifeste du FLQ. Le chef du Parti québécois, René Lévesque, publie un article suppliant le FLQ de ne pas infliger de sévices au diplomate britannique.
Les ravisseurs jettent du leste, ils prouvent que Cross est toujours vivant et reporte l’échéance au 10 octobre à 18h.
Le 10 octobre, juste avant l’échéance, le ministre de la Justice, Jérôme Choquette, déclare officiellement que si Cross est libéré, les ravisseurs se verront accorder leur exil en sécurité hors du Canada.
Peu après l’échéance, deux membres de l’autre groupe, la cellule Chénier, enlève le vice-premier ministre du Québec, Pierre Laporte, devant sa résidence de la Rive-Sud de Montréal.
Aucune des autres demandes des ravisseurs ne sera satisfaite.
PIERRE ELLIOT TRUDEAU ENTRE EN SCÈNE
Le 12 octobre, le premier ministre Trudeau demande à l’armée canadienne de déployer des soldats dans la capitale fédérale. Pour répondre aux critiques, Trudeau dira :

Pendant qu’un haut fonctionnaire entame des négociations avec l’avocat du FLQ, Me Robert Lemieux, le gouvernement du Québec demande officiellement l’aide de l’armée. En moins d’une heure, 1000 soldats sont déployés à Montréal.
« Il y a beaucoup d’âmes sensibles qui n’aiment pas voir des gens avec des casques et des fusils. Tout ce que je peux leur dire, c’est : allez-y, continuez à larmoyer. Il est plus important de maintenir l’ordre public dans la société que de se préoccuper des faibles. » « Eh bien, just watch me. »
Robert Bourassa et le maire de Montréal, Jean Drapeau, réclame tout de même un aide fédérale supplémentaire.
Dans les rues de Montréal, plus de 3000 étudiants se rassemblent pour appuyer le FLQ et demandent aux décideurs publics d’accepter les exigences des terroristes.
La pression est si forte que le gouvernement québécois annonce son intention de remettre cinq prisonniers du FLQ en liberté conditionnelle et de garantir aux deux cellules du FLQ une escorte sûre hors du pays en échange des otages.
LA PLUS IMPORTANTE INTERVENTION MILITAIRE EN TEMPS DE PAIX AU CANADA
Le 16 0ctobre, à la demande du premier ministre du Québec, du gouvernement municipal de Montréal et du service de police de Montréal, le premier ministre fédéral Pierre Elliot Trudeau prend une grave décision. Il met en place la Loi sur les mesures de guerre.
Le FLQ est déclaré hors-la-loi, les libertés civiles normales des citoyens sont suspendues. Dès lors, on autorise les arrestations et les détentions sans inculpation. Quelques 48 heures après la promulgation de la loi, plus de 250 personnes so nt arrêtées.

Le lendemain en fin de soirée, Pierre Laporte est trouvé mort, non loin de l’aéroport de Saint-Hubert, dans le coffre d’une voiture. Selon le rapporte du légiste, il serait décédé par asphyxie, probablement étranglé avec la chaîne qu’il portait au cou.
Les médias québécois communiquent la triste nouvelle, une certaine confusion règne dans les salles de presse.
La radio va plus loin et annonce faussement la mort de James Cross. L’information sera rapidement démentie.
LE DÉNOUEMENT DE LA CRISE
Le diplomate britannique James Richard Cross sera finalement relâché sain et sauf après avoir passé 59 jours dans une chambre d’un appartement de Montréal-Nord.
Il sera libéré en échange d’une évacuation sans entraves de tous les membres de la cellule Libération (y compris la fille en bas âge de Louise Lanctôt) vers l’île de Cuba dans les Caraïbes.
Quant aux ravisseurs et assassins de Pierre Laporte, ils seront arrêtés plus tard après plusieurs semaines en cavale.
Épisode controversé de la vie politique canadienne, la crise d’Octobre marque pratiquement la fin des actions terroristes au Québec. L’invocation de la loi sur les mesures de guerre est sévèrement critiquée par les leaders nationalistes au Québec et par les défenseurs des libertés civiles dans tout le pays.
En 1988, la Loi sur les mesures de guerre est remplacée par la Loi sur les mesures d’urgence.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 7 octobre 2023, p74
286e jour de l’année
Vendredi, 13 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DES CATASTROPHES

En mémoire de…
ALEXINA DAIGNEAULT 1912-1981 – Famille

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Richard Décarie – Pauline Potvin – Denis Pineau
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les champignons poussent dans les endroits humides. C’est pourquoi ils ont la forme d’un parapluie.
Alphonse Allais
Ça s’est passé un 13 octobre…
(1914) Sur le champ de bataille, toujours à Ypres deux ans plus tôt, (1915) les Allemands utilisent pour la première fois des gaz toxiques. Le seul moyen que possédaient les soldats de se protéger de ces gaz consistait à respirer dans un mouchoir ou un autre morceau de tissu imbibé d’urine.
Face à cette situation d’urgence, le docteur Cluny Macpherson, médecin de guerre de St. John’s, à Terre-Neuve, a eu l’idée de fabriquer un masque à gaz en tissu et en métal. Il s’est servi du casque d’un soldat allemand fait prisonnier, auquel il a ajouté une cagoule de toile comprenant une lunette et un tube pour respirer. Il a enduit le casque de produits chimiques destinés à absorber le chlore utilisé lors des attaques au gaz. Il venait d’inventer le masque à gaz. Après avoir reçu quelques améliorations, le casque créé par Cluny Macpherson est devenu le premier masque à gaz employé par l’armée britannique.
(1985) Le tout premier Tour de l’île a donc lieu le 13 octobre 1985. « C’était effrayant comme temps. Il a plu à torrents. Il ventait et il faisait froid », résume Suzanne Lareau aujourd’hui PDG de Vélo-Québec après y avoir travaillé toute sa vie… Seulement 3500 des 7000 personnes inscrites se présentent. Les piles des cellulaires des organisateurs – transportés à l’époque dans des valises – sont déchargées avant même le signal de départ. Devant la foule parsemée, les policiers veulent même interrompre le Tour avant la fin. Mais Guy Tardif dit non.
(1997) La pire tragédie routière à s’être jamais produite au Québec et même au Canada cause la mort de 44 personnes (30 femmes et 14 hommes), lorsqu’un autobus transportant des membres d’un club de l’âge d’or de Saint-Bernard de Beauce plonge dans un ravin longeant la Côte des Éboulements, dans Charlevoix; quatre personnes survivent à ce terrible accident.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
C’était hier, le début de la saison 2023-24 de nos Canadiens de Montréal et nous sommes en bonne position dans la section Atlantique à une seul petit point de la tête de cette même section.

Je blague bien sûr puisque ce n’est que la première partie de cette saison de 82 rencontres, mais bon, on se motive comme on peut.
Il reste que cette première partie contre nos ennemis de toujours, les Maple Leafs de Toronto, fut âprement disputée au point ou les tirs de barrage ont départager le gagnant, l’adversaire !
Évidemment une différence énorme séparait les deux clubs, mais on a vendu chèrement notre peau et la victoire aurait pu nous sourire.
Quoi qu’il en soit, je suis satisfait de la performance de cette équipe toute jeune et bourrée de talent qui est encore en apprentissage. L’avenir s’annonce prometteur.
LES SÉRIES
Toutes les équipes ont pour objectif de faire les séries de fin de saison mais leur nombre est limité. Il faut se qualifier pour avoir la chance d’espérer gagner la précieuse coupe Stanley.
Les spécialistes et journalistes de tout acabit sont pas mal unanimes à prédire que les Canadiens ne seront pas encore cette année au rendez-vous printanier parce que l’équipe est très jeune, sans ou très peu d’expérience. Je ne partage pas cette prévision.
Rien n’est impossible !
Une saison de 82 parties c’est long et les blessures font partie des impondérables dans une saison. Principalement les blessures peuvent vous mettre à l’écart du jeu. On a qu’à se rappeler la dernière campagne de nos Glorieux où beaucoup de nos joueurs prometteurs ont passé la majeure partie du temps à l’infirmerie.
Le contraire peut aussi se produire. Par exemple, les Golden Knights de Las Vegas ont goûter à la finale de la coupe Stanley à leur première saison et remporté le précieux trophée à leur sixième saison, le printemps dernier.
Pourquoi ne pourrions pas faire de même et participer nous aussi, défiant les pronostics, aux prochaines séries éliminatoires ? C’est ce que je nous souhaite…
Allez Montréal et bonne saison !
285e jour de l’année
Jeudi, 12 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LES FÊTES NATIONALES DE L’ESPAGNE ET DE LA GUINÉE ÉQUATORIALE
Pensée et citation du jour
Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul.
Montaigne
Ça s’est passé un 12 octobre…
(1823) Charles Macintosh est surtout connu pour son invention, en 1823, d’une matière imperméable obtenue par dissolution du caoutchouc dans du naphte porté à ébullition. La matière brevetée prit le nom de son inventeur, bien qu’elle soit généralement orthographiée mackintosh. Ce nom fut donné plus tard aux imperméables fabriqués dans cette matière, et devint même en Grande-Bretagne synonyme du mot imperméable.
(1965) Inauguration officielle de l’usine de General Motors à Sainte-Thérèse. Construite au coût de 65 millions de dollars, l’installation embauchera quelque 900 travailleurs la première année. Au milieu des années 1980, un maximum de plus de 3 500 personnes y auront un l’emploi. Cette usine a fermé ses portes depuis. La production d’une dernière voiture à l’usine General Motors de Boisbriand a été faite le 27 août 2002.
(1968) Lors du congrès à Québec, deux organisations séparatistes, le Mouvement souveraineté-association et le Rassemblement pour l’indépendance nationale, s’unissent pour former le Parti Québécois. En ce jour René Lévesque devient le chef.
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La Une
AGENCE QMI | Les virements en ligne et les cartes de crédit continuent d’être les modes de paiement privilégiés des Canadiens, qui au contraire délaissent l’argent comptant et les chèques, selon une étude de Paiements Canada, publiée jeudi dernier.

L’étude révèle que les Canadiens ont effectué 20,5 milliards de transactions de paiement d’une valeur totale de 11,7 billions $ en 2022.
Bien que le volume des paiements ait diminué de 2 % par rapport à 2017, la valeur totale des paiements a, elle, augmenté de 21 % au cours de la même période.
Les Canadiens utilisaient plus souvent des cartes de débit et de crédit, qui représentaient respectivement 31 % et 33 % du volume total des paiements en 2022.
MOINS DE COMPTANT
Au contraire, les volumes de transactions en argent comptant et par chèque ont diminué de 59 % et de 45 % respectivement en 2022, par rapport à 2017.
« Cette tendance reflète une migration continue des chèques personnels et commerciaux vers les paiements numériques comme les transferts électroniques de fonds (TEF) et les virements en ligne.
L’usage traditionnel des chèques […] est remplacé par les paiements numériques, qui sont perçus comme étant pratiques, rapides, sûrs, et moins chers », a expliqué Paiements Canada.
BOND DE 328 %
Dans l’ensemble, les virements en ligne représentent une faible proportion du volume total des paiements (5 %). Toutefois, au cours des cinq dernières années, le volume et la valeur des transactions par virement en ligne ont connu la plus forte croissance (328 % et 313 % respectivement), tous modes de paiement confondus, et cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années.
284e jour de l’année
Mercredi, 11 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PRÉVENTION DES CATASTROPHES NATURELLES
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FILLES
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE L’OBÉSITÉ

En mémoire de…
JOHANNE FONTAINE 1955-2018 – Actrice et comédienne québécoise.
Pensée et citation du jour
N’ayez pas peur de la vie. Croyez que la vie est digne d’être vécue et elle le sera !
William James
Ça s’est passé un 11 octobre…
(1802) Le français Jacques Garnerin brevète sa nouvelle invention : le parachute. Il avait effectué son premier saut en 1797 au-dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d’une montgolfière. Mais le nom « parachute » ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d’une maison avec un parasol dans chaque main.
(1952) C’est la première diffusion, avec la retransmission, en noir et blanc avec trois caméras, d’un match opposant les Canadiens de Montréal aux Red Wings de Detroit. René Lecavalier décrivit la joute. Elle commença à 9h15, au début de la troisième période.
On pensait que les gens iraient moins au forum. La première année, 19 joutes furent présentées. La première partie en couleur fut retransmise en 1966, et le premier match diffusé dans son intégralité pu être regardé le 12 octobre 1968. Entre les périodes, il y avait la Ligue du vieux poêle animée par
Jean-Maurice Bailly.
(1972) Première partie officielle jouée à Cleveland (États-Unis) par les Nordiques de Québec, équipe professionnelle de hockey. Celle-ci joue alors au sein de l’Association mondiale de hockey (AMH) et gagne la coupe AVCO en 1976. Ils subissent alors une défaite de 2 à 0 contre les Crusaders à Cleveland.
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La Une
Nos mères et grands-mères d’antan savaient réparer les vêtements et leur donner une seconde vie à moindre coup. Une façon de faire qui s’est quelque peu estompée au fil du temps. Mais voilà que madame Chasse-Tache nous propose ses trucs et astuces simples pour réparer nos vêtements. Allons-y !

Quelques astuces pour novices permettent de réparer les vêtements, de les porter plus longtemps tout en réduisant la pollution causée par une surconsommation de textiles qui finissent la plupart du temps dans un site d’enfouissement.
LES BOUTONS
Pour coudre un bouton à quatre trous, cousez les trous deux par deux. Si un fil se défait, le bouton ne tombera pas. N’oubliez pas de toujours faire un nœud bien solide après avoir cousu un bouton.
Les boutons métalliques sur un manteau ont tendance à tomber rapidement. Utilisez de la soie dentaire cirée. Le bouton tiendra en place durant toute la saison.
FIL ET AIGUILLE
Si vous avez de la difficulté à enfiler le fil dans le chas de l’aiguille, vaporisez le bout avec de la laque à cheveux, ce qui aura pour effet de durcir le fil. Utilisez un dé à coudre que vous placez sur le majeur. Il vous aidera à pousser l’aiguille dans le tissus sans vous blesser au bout du doigt.
Conservez une petite feuille d’assouplissant textile neuve dans le panier à couture. Passez la feuille sur le fil et l’aiguille avant de coudre. Le fil ne s’emmêlera pas.
Pas toujours facile de coudre des écussons sur des chemises. Utilisez de la colle blanche pour fixer l’insigne à l’endroit désiré. Laissez sécher avant de coudre l’insigne à la main ou à la machine. La colle partira dès le premier lavage.
SAVOIR REPRISER
Camoufler un trou dans un bas n’est pas une économie de bout de chandelle. Enfilez le bas, passez une aiguille avec un fil épais dans toutes les mailles contournant le trou et tirez pour bien refermer le trou. Voilà, c’est réparé !
Pour dissimuler un accroc dans un pantalon, utilisez un entoilage autocollant que vous appliquez avec votre fer à repasser sur l’envers du tissu. La déchirure paraîtra moins et vous pouvez la camoufler sur l’endroit du vêtement avec un appliqué autocollant ou une broderie.
Enfilez rapidement le cordonnet d’un chandail avec capuchon en insérant le bout du lacet dans une paille. Glissez la paille dans l’ouverture contournant le capuchon. En quelques secondes, le problème sera réglé.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 30 septembre 2023, p19
283e jour de l’année
Mardi, 10 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT
LA FÊTE DE L’INDÉPENDANCE DES ÎLES FIDJI
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PRÉVENTION DES CATASTROPHES NATURELLES
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MENTALE
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ITINÉRANCE

En mémoire de…
ÉDITH PIAF 1915-1963 – Chanteuse, parolière, compositrice et actrice française.
Pensée et citation du jour
Je suis capable du meilleur comme du pire. Mais pour le pire, c’est moi le meilleur.
Coluche
Ça s’est passé un 10 octobre…
(1903) L’aspirine est mise en vente en Allemagne par l’entreprise de chimie Bayer. Le succès de ce médicament va susciter le développement d’une industrie pharmaceutique. Le médicament analgésique et anti-fièvre le plus célèbre a été mis au point par l’Allemand Dreser en 1899.
(1933) Un brevet est émis au nom de Waldo L. Semon pour sa méthode de fabrication du PVC appelé aussi vinyle. On trouve principalement deux types de PVC. Le PVC rigide, typiquement les tuyaux de canalisation, a un aspect lisse et dur. Le PVC souple, qui recouvre certaines pièces tel que les manches de pinces, a un aspect brillant et est souple.
(1992) La journée mondiale de la santé mentale est une journée internationale consacrée à l’éducation et à la sensibilisation du public envers la santé mentale. Elle a été célébrée pour la première fois en 1992. Les données dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dispose indiquent que les individus atteints de troubles mentaux, et en particulier celles qui sont placées en établissement, présentent des taux de mortalité par cancer et par cardiopathie plus élevés que la population générale. D’après les chiffres, les personnes âgées dépressives seraient exposées à un risque excédentaire de cancer de 88 % et les hommes dépressifs à un risque de cardiopathie accru de 70 %.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Le 23 juin 1985, une bombe placée à bord d’un Boeing d’Air India qui a décollé de Montréal explose au large de l’Irlande. Les 329 personnes à bord – près de 100 enfants et 268 Canadiens – perdent la vie dans la pire attaque terroriste de l’histoire du Canada, la plus meurtrière au monde jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001. Une seconde bombe placée à bord d’un autre vol d’Air India au départ du Canada saute au sol è l’aéroport de Tokyo, tuant deux bagagistes.

Les terroristes sikhs voulaient venger l’opération du Temple d’Or de 1984, alors que la première ministre indienne Indira Gandhi avait donné l’ordre à l’armée indienne d’y déloger des indépendantistes sikhs qui s’y étaient retranchés.
Situé à Amritsar, eu Pendjab, c’est l’édifice le plus sacré des sikhs. L’opération fait des centaines de morts parmi les pèlerins. Indira Gandhi sera assassinée quatre mois plus tard par deux de ses gardes du corps sikhs.
Nous ne savons pas si cette lettre et cette pétition se sont rendues aux mains de l’empereur. À son arrivée à Bordeaux, Jean-Baptiste Noreau, pris d’un malaise, a dû séjourner dans un hospice d’où on perd sa trace.
ACQUITTÉS APRÈS 18 ANS D’ENQUÊTE
Le sikh canadien Inderjit Singh Reyat, qui a assemblé les bombes, a plaidé coupable en 2003. Condamné à 15 ans de prison, il a été libéré en 2017.
Ses deux complices Ripudaman Singh Malik et Ajaib Singh Bagri ont tous deux, été acquittés malgré l’enquête de près de 20 ans de la GRC, la plus coûteuse de l’histoire du Canada (près de 130 millions de dollars).
En 2006, le premier ministre Stephen Harper a nommé l’ancien juge de la Cour suprême John Mayor pour enquêter sur cette affaire.
Son rapport, publié en 2010, concluait qu’une « série d’erreurs en cascade » de la part du gouvernement du Canada, de la Gendarmerie royale du Canada et du Service canadien du renseignement de sécurité avait permis que l’attaque terroriste ait lieu ». Incroyablement, un témoin important dans le procès a même été assassiné, alors qu’il était sous la protection de la GRC !
Le juge affirmait dans son rapport de 2010 que rien n’avait changé dans la façon dont la GRC et le SCRS collaborent dans leurs enquêtes sur le terrorisme et que les mêmes erreurs pourraient se reproduire.
Serait-ce toujours le cas aujourd’hui, pour ce qui est de l’assassinat de Hardeep Singh Nijjar, le militant sikh assassiné en juin en Colombie-Britannique ? Nijjar avait été averti à plusieurs reprises des menaces contre lui et avait été conseillé d’éviter le temple sikh en face duquel il a été tué.
Ça semble indiquer qu’il était sous surveillance. Si oui, comment se fait-il qu’on n’ait pas arrêté immédiatement les coupables ? Trudeau accuse l’Inde d’être responsable du meurtre sans sir sur quoi il se base pour ne pas nuire à l’enquête. Un autre sikh, Sukhdool Singh Gill, recherché en Inde pour meurtre, vient d’être assassiné à Winnipeg.
Des conflits internes divisent les indépendantistes sikhs.
Mais le cas de Ripudaman Singh Malik, tué par balle à Vancouver en 2022, est d’un intérêt particulier.
Malik a été acquitté en 2005 d’avoir participer à l’attentat contre le vol d’Air India. Deux hommes ont été accusés du meurtre quelques jours après l’assassinat. L’enquête préliminaire s’éternise et le dossier est frappé d’un interdit de publication.
LES SIKHS AFFLUENT AU CANADA
Le gouvernement et les médias indiens disent que le Canada est un refuge pour les terroristes sikhs qui mènent des actions violentes en faveur de la création d’un État indépendant, le Khalistan.
La communauté sikhe canadienne est la plus importante au monde à l’extérieur de l’Inde. Selon le recensement de 2021, les sikhs représentaient 2,1 % de la population canadienne. En Colombie-Britannique, ils constituent 5,92 % de la population, plus nombreux que les francophones.
TRUDEAU INVITE UN EXTRÉMISTE SIKH À SON PARTY
Le voyage de Justin Trudeau en Inde en février 2018 a été un désastre. Pas seulement parce que Trudeau et sa famille se sont stupidement pavanés dans des accoutrements indiens farfelus.
Durant sa visite, un extrémiste séparatiste sikh a été invité à la réception en l’honneur de Trudeau. Le gouvernement ethnonationaliste de droite de Narendra Modi n’a pas apprécié.
Selon des médias et des analystes indiens, l’influence sikhe dans l’entourage de Justin Trudeau ne serait dépassée que par celle de la Chine.
Source : Normand Lester, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 30 septembre 2023, p75
282e jour de l’année
Lundi, 9 octobre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LE JOUR DE L’ACTION DE GRÂCE
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA POSTE
LA FÊTE NATIONALE DE L’OUGANDA

En mémoire de…
JACQUES BREL 1929-1978 – Auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge.
Pensée et citation du jour
La dictature c’est « Ferme ta gueule ! ». La démocratie c’est « Cause toujours ! ».
Woody Allen
Ça s’est passé un 9 octobre…
(1899) Le canal Soulanges fut construit de 1892 à 1899 en remplacement de l’ancien canal de Beauharnois, afin d’éviter les rapides de la région de Montréal. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de 5 000 navires le fréquentent annuellement. Il demeurera en fonction jusqu’à l’avènement de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959.
(1957) Le téléroman « La pension Velder », écrit par Robert Choquette, raconte la vie d’une famille montréalaise et des pensionnaires qu’elle accueille. « La pension Velder » est un des grands succès de la télévision québécoise à la fin des années 50. Radio-Canada présente 144 épisodes de cette série entre 1957 et 1960. Réalisée par Louis Bédard et Jean-Pierre Sénécal, « La pension Velder » met notamment en vedette Lucie de Vienne, Robert Gadouas, Françoise Faucher et Michel Noël.
(1971) Quelques mois après l’annonce de sa retraite, Jean Béliveau reçoit l’ultime honneur en voyant son numéro 4 immortalisé à tout jamais par les Canadiens. Symbole de classe et de droiture, Béliveau aura été l’ultime ambassadeur pour le Tricolore et le hockey, lui qui a remporté la coupe Stanley à 10 reprises au cours de sa glorieuse carrière.
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La Une
Le marché de l’automobile prend tout le monde pour des riches, à preuve, les véhicules de moins de 40 000 dollars, sont très rares. Les manufacturiers ont compris qu’avec des financements sur près de 100 mois, monsieur tout le monde obtient des toutes petites mensualités pour se payer une bagnole qui vaut l’équivalent d’une hypothèque des années 1980.
On a qu’à regarder le parc automobile autour de nous… les « minounes » ont disparu !
Dernière trouvaille de BMW : Demander un abonnement pour toutes les options de leurs bagnoles. À l’origine, elles sont toutes désactivées. Avec l’abonnement, elles seront activées.
Les constructeurs ont soif d’alors connaissant les goûts dispendieux des consommateurs, pourquoi pas en profiter. Le texte qui suit vous donne une idée de l’avenir à ce chapitre. En fait, l’avenir est déjà le présent.
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Voilà peut-être une nouvelle manière de consommer l’automobile qui se prépare chez BMW. En souhaitant proposer l’accès à certaines options et certains équipements à la demande, le constructeur allemand va révolutionner l’usage qui en est fait.
Concrètement, BMW va proposer à ses clients la location de certaines options pour une durée déterminée. En clair, le véhicule doit être équipé de l’option à l’achat ou proposé à l’essai, mais celle-ci n’est facturée que lorsque l’abonnement est prélevé, selon les besoins. Tesla propose déjà une approche similaire, mais BMW pourrait rapidement le généraliser, étant donné ses ventes bien plus importantes.
Pour le moment, il est question d’effectuer un essai avec la nouvelle BMW Série 5, avant un déploiement sur le reste de la gamme à savoir tous les nouveaux véhicules qui seront à l’avenir équipés de « l’Operating System 7 ». BMW, grâce au développement de toute sa technologie embarquée, peut intervenir sur les différents systèmes informatiques qui composent ses voitures et ainsi activer ou désactiver des fonctionnalités matérielles spécifiques.
BMW propose déjà une sélection de mises à niveau après l’achat pour accéder, par exemple, au régulateur de vitesse adaptatif, à la suspension adaptative ou encore au trafic en temps réel. Mais avec cette nouvelle étape, le catalogue sera bien plus vaste. Les fonctionnalités connectées et les services numériques semblent être privilégiés comme les nombreux systèmes avancés d’assistance au conducteur. Ces abonnements permettront davantage de flexibilité aux conducteurs avec une accessibilité et une disponibilité facilitées, également pour les futurs acheteurs de BMW d’occasion équipés.
Quelles options concernées par la location ?
Parmi les éléments à louer, on retrouve des aides à la conduite comme le régulateur de vitesse actif avec fonction Stop & Go ou un assistant de feux de route, mais aussi des équipements de confort tels que les sièges chauffants. Selon l’option ou l’équipement, la période de location sera variable, pouvant être courte (quelques mois, par exemple) ou au contraire plus longue (d’un à trois ans).
On peut alors très bien imaginer le propriétaire d’un véhicule avoir recours aux options pare-brise, sièges et volant chauffants uniquement en hiver (essai gratuit de trois mois à l’achat + abonnement sur une durée déterminée si l’option convient à l’acheteur).
Au-delà du changement d’approche que cela suppose pour les clients, c’est aussi une vraie évolution du business model pour les constructeurs. Le « Car as a service » s’avère en effet très intéressant pour le constructeur qui pourra alors proposer dans le temps l’abonnement à certaines options, et pas simplement les vendre au premier propriétaire.
Un catalogue de mises à jour temporaires ou permanentes sera accessible aux propriétaires afin qu’ils puissent y sélectionner des options selon leurs envies. Ce catalogue sera-t-il présenté sous forme virtuelle, à l’intérieur même du véhicule grâce à la connectivité ou via une application dédiée ? Nous le saurons en temps voulu…
Source : Élite Actu Auto
281e jour de l’année
Dimanche, 8 octobre 2023
DÛ À DES PROBLÈMES INFORMATIQUES, LES RUBRIQUES HABITUELLES QUE VOUS RETROUVEZ ICI REPRENDRONT LORSQUE CETTE SITUATION SERA RÉTABLIE.
CEPENDANT, LE BLOGUE CONTINUERA DE PRODUIRE SA UNE TOUS LES JOURS.
MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION ET BONNE LECTURE