La Une
Je souhaite que vous trouviez tout l’amour de ce monde,
tous les câlins chaleureux qui vous bloquent le chagrin
et tous les baisers qui remplissent votre cœur de joie.
Profitez pleinement de cette fête de l’amour.

45e jour de l’année
On célèbre aujourd’hui…
LE JOUR DE LA SAINT-VALENTIN
Pensée et citation du jour…
Il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si on ne parvient pas à les communiquer.
Stephan Sweig
Ça s’est passé un 14 février…
(1929) Les hommes d’Al Capone exécutent sept membres d’un gang rival à Chicago, le gang de Buggs Morane ou « gang des Irlandais ». La tuerie a lieu dans un local clandestin de consommation de bière. Déguisés en policiers, les sbires de Capone ont berné leurs ennemis. Al Capone était en Floride au moment des faits. Depuis le milieu des années 20, il contrôle le commerce clandestin de l’alcool. Son organisation mafieuse compte une centaine de membres.
(1984) Gaétan Boucher devient le premier athlète québécois à mériter une médaille d’or individuelle aux Jeux olympiques d’hiver. Le patineur gagne l’épreuve de 1000 mètres en patinage de vitesse aux Jeux de Sarajevo, en Yougoslavie.
(2007) La police de Sherbrooke confirme qu’un de ses policiers a été victime d’un attentat à la voiture piégée. Son auto-patrouille a explosé dans le stationnement d’un restaurant de la rue King, dans l’ouest de la ville. Le policier a tout juste eu le temps de s’extirper de la voiture avant qu’elle ne prenne feu. Selon le Service de police de Sherbrooke, un engin explosif avait été placé dans le véhicule. La bombe utilisé était de type shrapnel, projetant une nuée de projectiles (des vis à gypse). Le policier victime de l’attentat a subi des blessures mineures, mais a subi un violent choc nerveux. L’attentat n’a pas été revendiqué.
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La Une

Maintenant neuf années, papa, tu nous quittais pour le grand voyage, sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je me rappelle le moment, à des milliers de kilomètres de toi où on célébrait et festoyait… j’apprenais la terrible nouvelle. C’était hier. C’était un vendredi 13. C’était la détresse.
Immanquablement, la Saint-Valentin me ramène à toi et parfois, à mon réveil, j’imagine comment doit se dérouler ta seconde vie, celle qu’on dit éternelle.
Tu as toujours été et demeure un exemple pour moi, une idole, un idéal. Ton altruisme continue de me servir d’exemple dans ma propre vie.
J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. La douleur est moins vive mais la mémoire, toujours vivante ramène les sourires de nos meilleurs moments sur cette terre.
Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur. Je sais et je sens que tu m’entends.
Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait admirablement toute votre vie.
« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »
44e jour de l’année
Mardi, 13 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Marie-Claire Robert
Bon anniversaire !
On jase là…
L’incident du lancer frappé dans un filet désert par Ridley Greig des Sénateur à Ottawa, samedi, a fait sauter les plombs de Morgan Rielly, des Maple Leafs de Toronto, qui a infligé un violent double échec au visage de Greig en signe de frustration. Malheureusement, la ligue nationale est devenue une ligne de jeunes et ces derniers veulent s’affirmer et y aller de démonstrations spectaculaires. Le résultat est que Rielly s’expose à une suspension d’au moins 5 parties, sinon plus. N’en déplaise à certains, le code d’honneur dans la LNH est d’une autre époque totalement révolue.
Pensée et citation du jour…
À soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d’avoir des femmes dans la mémoire que sur ses genoux.
Maurice Chevalier
Ça s’est passé un 13 février…
(1949) Les 2000 mineurs de la Canadian Johns-Manville d’Asbestos déclenchent un arrêt de travail illégal pour appuyer leurs revendications salariales. Dès le jour suivant, ils recevront l’appui des 3000 syndiqués des mines de la région de Thetford-Mines et Black Lake. C’est le début de la grève de l’amiante qui se poursuivra jusqu’à la fin de juin, marquant profondément le syndicalisme québécois. Le conflit, envenimé par l’embauche de briseurs de grève à Asbestos, sera ponctué de nombreux incidents violents, à la faveur de l’arrivée dans la ville d’importants effectifs de la Police provinciale.
(1981) À la Base des Forces Canadienne de Moose Jaw, trois élèves-pilotes très uniques débarquent pour commencer leur entraînement. Moins d’un an plus tard, le 13 février 1981, les capitaines Leah Mosher, Nora Bottomley et Dee Brasseur sont les premières femmes pilotes canadiennes. La communauté des pilotes de la Force aérienne du Canada en est transformée à jamais.
(2012) Les étudiants des universités québécoises débutent leurs moyens de pression afin de protester contre la hausse des frais de scolarité. La grève étudiante québécoise de 2012 désigne l’ensemble des événements, mouvement sociaux et perturbations induits par une grève étudiante générale et illimitée dans certains établissements d’enseignement supérieur québécois du 13 février au 7 septembre 2012.
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La Une
Éliminez ces tache tenaces sur les tapis et les vêtements grâce à ces trucs de grand-mère efficaces… Parole de madame Chasse-Taches !

UNE TACHE D’ORIGINE INCONNUE
Si vous avez de la difficulté à déloger une tache d’origine inconnue, imbibez-la de savon à vaisselle liquide et laissez le savon agir 24 heures avant de laver le vêtement à nouveau dans votre machine à laver. Ce petit truc est efficace pour une très grande proportion de gaffes.
DU CALCIUM SUR LES PANTALONS
Ah les vilains cernes qu’on retrouve au bas des pantalons dus à l’épandage de sel en hiver ! Vous pouvez protéger le bas de vos pantalons en les vaporisant avec un protecteur de tissu qu’on trouve en vente dans les magasins de chaussures ou les cordonneries. Si vos pantalons sont déjà tachés, utilisez un chiffon imbibé d’eau et de vinaigre blanc (1 part de vinaigre pour 4 parts d’eau) et frottez les cernes qui disparaîtront.
LA SAUCE TOMATE
L’eau oxygénée fait disparaître les taches de ketchup, de sauce tomate et de sauce chili. Un pain de savon de Marseille ou un pain de savon de pays est idéal pour enlever ce type de tache. Mouillez la tache, frottez-la avec le pain de savon, laissez agir une heure avant de laver le vêtement. Si une coloration rouge demeure sur le vêtement, imbibez la tache de jus de citron et exposez au soleil pendant quelques heures.
TACHE DE CAFÉ INCRUSTÉE
Pour enlever une vieille tache de café sur une nappe, il suffit d’enduire la tache d’un mélange à parts égales de borax et d’eau. Laissez reposer une quinzaine de minutes avant de laver le tissu. Sur un tissu de couleur, lorsque la tache persiste après le lavage, délayez un jaune d’œuf dans un peu d’eau tiède. Étalez ce mélange sur la tache. Laissez agir une journée avant de rincer à l’eau tiède.
LE LAIT À LA RESCOUSSE
Faites disparaître une tache de sauce tomate sur un tapis. Versez un verre de lait lentement sur la tache. Nettoyez le tout avec du papier absorbant. Les nappes et autres tissus remisés depuis quelques années ont tendance à présenter des lignes de pliures jaunies. Imbibez les parties jaunâtres avec du lait et faites sécher au soleil avant de laver avec le détersif habituel.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 10 février 2024, p20
43e jour de l’année
Lundi, 12 février 2024
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES ENFANTS SOLDATS

En mémoire de…
ARMAND DESPONTS 1937-2023 – Connaissance.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Kayla Luis
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
La seule condition au triomphe du mal, c’est l’inaction des gens de bien.
Edmund Burke
Ça s’est passé le 12 février…
(1920) Aurore Gagnon, 10 ans, désignée dans la mémoire collective sous le nom d’Aurore l’enfant martyre, succombe aux mauvais traitements qui lui ont été infligés. Télesphore Gagnon et Marie-Anne Houde seront accusés de meurtre. Le premier sera condamné à la prison à perpétuité mais sera libéré en 1925 pour bonne conduite. Après que Marie-Anne Houde ait donné naissance en prison à des jumeaux, elle échappera à la pendaison deux jours avant l’exécution de la sentence, et la peine sera ensuite commuée en emprisonnement à vie. Libérée en 1935, elle mourra victime du cancer moins d’un an plus tard.
(1941) Alexander Fleming, découvreur de la péniciline. Griffé par une rose, un policier londonien à l’agonie causée par un empoisonnement de sang est le premier malade traité avec de la pénicilline. Le policier Albert Alexander reçoit en intraveineuse une dose de 160 mg de pénicilline. Le lendemain, l’état du malade commence à s’améliorer. Sa température a chuté. Il retrouve de l’appétit. Les médecins reprennent espoir. Mais après la quatrième et dernière injection, l’infection n’a malheureusement pas totalement disparu. Alors elle repart de plus belle. Plus rien ne peut sauver l’homme qui meurt un mois plus tard, le 15 mars.
(1959) Mise en marché de la poupée Barbie. Elle coûtait 3$ à l’époque. Son vrai nom: Barbie Millicent Roberts. Aujourd’hui, une Barbie originale de 1959 vaut sur le marché 5 000$. Au départ, Barbie était la copie d’une poupée allemande pour adulte du nom de Lilli, De 1959 à 1960, Barbie était seulement en noir et blanc : ses cheveux étaient noirs, la prunelle de ses yeux était blanche et elle portait un maillot zébré. La raison en est que la publicité de Barbie mobilisait un médium nouveau à l’époque : la télévision. Il fallait qu’elle soit à son meilleur sur le petit écran qui ne diffusait pas encore en couleur.
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La Une
On sait où il est à l’intérieur de notre personne, mais que sait-on de son utilité ? Le texte qui suit, nous en donne un aperçu et prouve qu’on peut s’instruire à tout âge.

Difficile de croire que cette grosse de masse gélatineuse traite chaque jour des millions d’informations, en plus de contrôler vos fonctions vitales. Et pourtant, tout ce qui se passe dans votre corps a quelque chose à voir avec votre cerveau !
C’est vraiment le centre de contrôle le plus perfectionné qui soit. Protégé par trois membranes (les méninges) et par les os de votre boîte crânienne, il reçoit constamment de l’information sous forme de courant électrique !
Cette information se rend jusqu’à lui en voyageant par les nerfs, à une vitesse pouvant atteindre 430 kilomètres à l’heure.
DE QUELLE GENRE D’INFORMATION S’AGIT-IL ?
Tout ! L’alléchante odeur du pain frais, la douloureuse piqûre d’un insecte, l’aveuglante lumière du soleil… Et votre cerveau réagit en conséquence : il ordonne à vos glandes salivaires de s’activer, à vos doigts de vous gratter ou à vos yeux de se fermer. Ces ordres voyagent eux aussi sous forme de courant électrique.
ET CE N’EST PAS TOUT
Si votre cœur bat sans cesse, c’est grâce à lui. Si vos poumons s’emplissent d’air frais, c’est encore lui. Et si votre système digestif s’active après chaque repas, c’est grâce à… Bref, votre cerveau est un véritable chef d’orchestre. Il es bien précieux ! Sans compter les rêves, les réflexions, le langage et les calculs que les 100 milliards de neurones qui le constituent permettent d’accomplir en tout temps.
Source : Québec Science
42e jour de l’année
Dimanche, 11 février 2024

En mémoire de…
RÉAL GIGUÈRE 1933-2019 -Animateur de télévision, de radio, scénariste et acteur québécois.
WHITNEY HOUSTON 1963-2012 – Chanteuse, actrice, productrice américaine et mannequin.
Pensée et citation du jour…
Dites à une femme que vous l’aimez, elle finira par vous trouver beau.
Claude Falardeau
Ça s’est passé un 11 février…
(2013) Le pape Benoît XVI a annoncé qu’il démissionnera le 28 février, devenant ainsi le premier souverain pontife à prendre cette décision en près de 600 ans.Un conclave sera maintenant organisé de manière à choisir un nouveau pape d’ici la fin du mois de mars.
(2015) Au cours de la dernière année, la population du Grand Montréal a franchi le cap des 4 millions de personnes, alors que partout au pays de plus en plus de gens vivent dans les grands centres aux dépens des autres régions. Selon de nouvelles données publiées par Statistique Canada, mercredi, la population de la région métropolitaine de Montréal comptait 4 027 100 personnes au 1er juillet 2014.
(2020) Ce n’était pas arrivé depuis 2008. Bagdad s’est réveillée sous quelques centimètres de neige, un phénomène rarissime dans ce pays du Moyen-Orient davantage habitué à souffrir de la chaleur extrême et qui n’avait connu qu’un précédent en plus d’un siècle.
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La Une
Si tu as déjà porté un manteau d’hiver et des shorts en même temps, tu vis au Québec !

Si tu mesures la distance en heures, tu vis au Québec !
Si dans ta voiture tu as déjà passé du chauffage, au climatiseur, et revenu au chauffage dans la même journée, tu vis au Québec !
Si tu es capable de conduire à 80 km/h dans 2 pieds de neige et dans une tempête de neige sans broncher, tu vis au Québec !
Si tu as déjà fait des ajustements aux costumes d’Halloween de tes enfants pour qu’ils puissent les porter par dessus un habit d’hiver, tu vis au Québec !
Si tu transportes des câbles à survoltage et que ta femme sait s’en servir, tu vis au Québec !
Si la limite sur l’autoroute est 100 km/h, que tu roules 130 km/h et que tout le monde te dépasse, tu vis au Québec !
Si conduire est préférable en hiver car les nids de poule sont remplis de neige, tu vis au Québec !
Si tu connais les 4 saisons; Presque l’hiver, l’Hiver, encore l’esti d’Hiver et les nids de poule, tu vis au Québec !
Si tu trouves moins 6 degrés juste un peu frisquet, tu vis au Québec !
Finalement… Que signifie réellement les lettres suivantes ?
TVQ et TPS
Tu Vis au Québec et Tu Payes en Sacrament !!!
41e jour de l’année
Samedi, 10 février 2024

En mémoire de…
GILLES PROULX 1961-2001 – Policier à la Ville de Longueuil.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Nathalie Héroux
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.
Jacques Prévert
Ça s’est passé un 10 février…
(1942) Premier disque d’or de l’histoire, présenté à Glenn Miller qui a vendu 1 200 000 copies de « Chattanooga Choo Choo ». L’enregistrement est resté en tête du palmarès pendant neuf semaines.
(1972) Guy Lafleur marque trois buts et devient la première recrue de l’histoire (moderne) de la LNH à réussir trois tours du chapeau en une même saison alors que les Canadiens de Montréal l’emportent 7 à 1 sur les Blackhawks de Chicago au Forum.
(2009) Le bilan des morts des importants feux qui ravagent le sud de l’Australie ne cesse de s’alourdir. Le premier ministre de l’État de Victoria, durement touché par les incendies, a confirmé aujourd’hui que le bilan dépassera les 200 morts. C’est que le dernier bilan officiel confirme le décès de 181 personnes, mais une cinquantaine d’autres corps, qui sont à l’institut médico-légal, n’ont toujours pas été comptabilisés.
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La Une
C’est arrivé encore une fois. Quoi donc ? À Toronto, dans le cadre du Match des étoiles de la LNH, l’hymne national canadien a été chanté exclusivement en anglais. Encore une fois. Les gens de Toronto ont-ils oublié le français ? Ont-ils jugé que ce n’était pas assez important ?
***
NDLR : Dans certaines villes américaines, lors du passage des Canadiens de Montréal, on a la délicatesse de chanter une partie de notre hymne national en français. Pas à Toronto !
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Franchement, on s’en fout.
Car les faits sont là : il devient de plus en plus banal d’oublier la langue française.
Évidemment, nos fédéralistes braillent en public. Ils déchirent leur chemise, ou font semblant de la faire. C’est la politique des sanglots et des lamentations.
On se plaint, on chouine, on chiale, on rêve même de montrer ses dents, mais à la fin, on se couche.
Car en dernière instance, nos fédéralistes finiront toujours par prendre leur trou et accepter ce pays tel qu’il est.
Ce sont des inconditionnels du Canada.
FÉDÉRALISME
Pour eux, il vaudra toujours mieux négocier à la baisse la défense des intérêts du Québec et rapetisser son identité que de marquer une ligne rouge à ne pas franchir, sans quoi ils feraient le choix de l’indépendance. Ils préfèrent voir le peuple québécois se noyer en anglais plutôt que rompre avec le fédéralisme.
Cela ne les empêchera pas de pleurer. Ils aimeraient bien que le Canada les respecte un peu. Ils aimeraient bien que le Canada ne les humilie pas ouvertement. Ils aimeraient bien ne pas se sentir insultés régulièrement.
Mais pas au point de dire un jour « assez c’est assez ».
Alors au mieux, ils téteront de temps en temps un bout d’hymne national en français. C’est un peu minable, oui, mais ils s’en contentent.
Et si jamais le Canada leur accorde ces rares miettes, ils seront tout heureux d’être contents. Ils y verront la preuve que tout n’est pas perdu, et qu’ils peuvent encore espérer de temps en temps quelques piécettes de dignité.
Et même si ces piécettes sont de moins en moins nombreuses, et même si ces miettes sont de plus en plus petites, ils souriront.
On appelle cela la domestication.
On appelle cela des fédéralistes convaincus.
Le Canada est un pays bilingue de langue anglaise et il le sera de plus en plus.
Faut-il préciser que cela n’est pas seulement vrai dans le domaine des représentations sportives. Il suffit de voir l’évolution du cabinet fédéral pour s’en convaincre.
Autrefois, on comptait le nombre de ministres bilingues. Cette préoccupation est désormais révolue. On préfère s’attarder à tous les symboles du multiculturalisme extrême. Autre symbole : la gouverneure générale, choisie alors qu’elle ne parlait pas français. Ce n’est qu’un détail.
ACCOMODEMENTS
Cela va encore plus loin : le Canada anglicise Montréal, puis Laval, mais encore une fois, nos fédéralistes s’en accommodent. Tant qu’ils peuvent s’accrocher au « bonjour » du « bonjour-hi », ils se disent que tout va bien, et qu’il serait intolérant de penser autrement.
Nos fédéralistes tètent désormais des accommodements raisonnables linguistiques.
Ce sont les cocus contents du Canada. Tel est le destin qu’il leur réserve : celui des petits téteux chialeux.
Source : Mathieu Bock-Côté, Journal de Montréal, 7 février 2024, p10
40e jour de l’année
Vendredi, 9 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Lise Lafontaine – Claire Blondin – Micheline Bolduc
Bon anniversaire !
On jase là….
Attention à vous, si vous circulez dans l’arrondissement d’Outremont. Un employé de la Sécurité publique vous surveille. Si en vous regardant, s’il dégaine rapidement son chronomètre, c’est qu’il vous a répéré comme délinquant sur le nouveau règlement pour les véhicules à essence qui roulent au ralenti, plus de 10 secondes. Mieux vaut alors arrêter votre moteur immédiatement pour éviter une contravention. Si vous prévoyez traverser cet arrondissement, soyez sûr que votre véhicule est en ordre, que la transmission fonctionne et que le moteur puisse s’éteindre. Il y va de la santé de votre portefeuille.
Pensée et citation du jour…
Le jour où vous ne brûlerez plus d’amour, d’autres mourront de froid.
François Mauriac
Ça s’est passé un 9 février…
(1984) Guy Lafleur réussit trois buts et récolte une passe face aux Canucks de Vancouver, portant son total de points en carrière à 1220. Il devient ainsi le meilleur pointeur de l’histoire du Canadien, devant Jean Béliveau.
(2005) Les employés de la succursale de Jonquière, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont formé le premier magasin Walmart complètement syndiqué en Amérique du Nord en 2004. Le combat opposant Walmart à ses ex-employés s’est amorcé le 9 février 2005 lorsque le marchand a annoncé la fermeture de son magasin de Jonquière, affirmant que le magasin se trouve dans une situation financière précaire.
(2007) Après le dévoilement, par des hauts fonctionnaires fédéraux, de dépenses non justifiées de la lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, plusieurs partis politiques tant fédéraux que provinciaux dénoncent ces dépensent et exigent une enquête de la vérificatrice générale du Canada.
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La Une
C’est très rafraîchissant d’entendre Paul St-Pierre Plamondon relever le défi de remettre le Parti québécois sur les rails avec le résultat que l’on connaît.

Ce parti souverainiste à qui on annonçait une mort inévitable, trône maintenant au sommet des sondages sur l’intention de vote des Québécois. Pourquoi ? Parce que PSPP en plus d’être convaincu est convaincant.
Ils est intelligent, instruit, posé, habile et inspire confiance.
Il faut l’entendre parler et débattre de tout ce qui touche la politique avec assurance et promettre ce que beaucoup de chefs péquistes avant lui n’ont osé; faire du Québec un pays souverain.
Mis à part les Lévesque, Parizeau et Bouchard, qui ont tenu des référendums, les autres attendaient des conditions gagnantes. Comment voulez-vous justement amener ces conditions gagnantes si vous n’en parlez pas ?
Cette semaine on a pu voir qu’une forte majorité de Québécois ferait confiance à PSPP comme premier ministre, mais que la souveraineté ne passerait pas. Et qu’est-ce que Paul St-Pierre Plamondon à répondu aux journalistes qui le questionnait ? Il a été on ne peut plus clair; « Le Parti québécois est un parti souverainiste, dont la seule raison d’exister est de faire du Québec un pays » ! Et vlan, sans hésitation !
C’est l’attitude et la conviction que j’attendais de tous les autres chefs péquistes mais qui n’ont pas osé promouvoir les bienfaits de notre souveraineté.
Des Québécois disent non au pays en devenir. Pourquoi ? Ils n’ont pas vraiment de raisons, c’est dans leur nature. Il ne faut pas brasser la cage. On encaisse la haine des Canadiens envers nous, sans rien dire ou faire. On le voit constamment quand on parle de langue française.
Pour faire une analogie avec un couple, quand c’est toujours le même qui encaisse, qui se soumet, ça se termine toujours par une séparation ou un divorce. L’autre ne peut pas tout endurer sans réagir. Vient le moment où il faut se tenir debout et se prendre en main. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
On le voit partout au Canada, dès que le Québec lève le petit doigt, c’est la levée de boucliers. On se fait dire de partir si on n’est pas content. Pourquoi se le faire redire, redire et redire encore. On bouge !
La stratégie de PSPP est la bonne il veut se faire convaincant comme l’était feu René Lévesque, un visionnaire qui ne voulait pas embarquer dans une galère qui n’avait aucun sens. C’était songé, souhaitable pour s’épanouir pleinement. Toutes les analyses sérieuses le confirment; le Pays du Québec est viable. Alors on attend quoi ?
Le jour où le Québec accèdera à son indépendance, ce sera la fin du Canada et les autres provinces seront tentés de faire de même. Pensons à l’Alberta et à la Colombie-Britannique qui l’ont déjà invoqué.
Demain, je publierai un article de Mathieu Bock-Côté qui brosse un portrait assez réaliste de la société québécoise d’aujourd’hui, face à son destin.
Paul St-Pierre Plamondon, c’est notre Ti-Poil 2,0. Un messie !
39e jour de l’année
Jeudi, 8 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Claude Lamoureux – Solange Vallières
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé.
Winston Churchill
Ça s’est passé un 8 février…
(1924) Aux États-Unis, première exécution dans une chambre à gaz dans la prison de Carson City au Nevada. De nos jours, cinq états américains utlisent toujours la chambre à gaz comme moyen légal d’exécution. Jon Gee, un Chinois, reconnu coupable de meurtre fut la première personne à subir ce sort.
(1993) Robert Charlebois remporte un Victoire de la musique à Paris, lors de la 8e remise de ces prix, pour son album « Immensément », consacré le meilleur dans la catégorie Musiques du monde. C’est la première fois que le chanteur remporte un trophée en France, où il fait pourtant carrière depuis 25 ans.
(1994) Pour lutter contre la contrebande de cigarettes, le prix de la cartouche au Québec est réduit de moitié: Québec réduit sa taxe de 11 $, Ottawa de 10 $.
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La Une
LA MORT BRUTALE ET SOLITAIRE DE MANUELA VALENTE
Le 17 octobre 2023, Manuela Valente s’est suicidée à l’âge de 82 ans. Je cite l’avis de décès rédigé par sa famille : Manuela a choisi de mettre fin à l’insupportable douleur qu’était devenue sa cécité. Pour une femme qui prisait tant la beauté de tout ce qui l’entourait – les personnes, la faune, la flore, l’art – et qui lisait comme l’on respire, la vie avait perdu tout son sens.

Privée de sa vision par cette maladie du nerf optique qu’est le glaucome, Manuela Valente ne souffrait par ailleurs d’aucune autre maladie. Elle ne prenait aucun médicament. Sans ce glaucome, elle aurait été absolument pétante de santé.
Mais la perte de vision dans un œil en 2016, puis dans l’autre en 2023, a gravement affecté sa qualité de vie. Marcher seule devenait un parcours de combattante. Même avec des aides technologiques, lire devenait de plus en plus pénible. Et dans les soupers de famille, Manuela Valente devenait – selon elle – un fardeau.
Ajoutez à cela que la vieille dame souffrait d’une surdité grandissante – presque complète – depuis une décennie.
Grande lectrice, Manuela Valente écrivait aussi depuis toujours. Elle notait ses joies, ses peines, ses impressions, ses craintes. Après sa mort, ses filles ont découvert des pages et des pages de réflexions.
Le 2 mai 2019, Mme Valente écrivait : Je suis devenue la pièce du casse-tête familial qui n’arrive plus à s’insérer parfaitement dans le « paysage », mes « bords » ne s’ajustant plus à ceux des autres pièces. Il y a toujours trop d’espace entre nous…
Puis, en septembre de la même année : La seule autonomie qui me reste est celle à l’intérieur de mon appartement, où je me débrouille assez bien, même dans la cuisine… Tout en poussant des cris de rage quand tout me tombe des mains constamment. Je n’arrive pas à distinguer toutes les taches noires sur les pommes de terre que j’épluche.
Dans le même texte de 2019 : Les gens que je croise dans la résidence sont tous des inconnus, puisque je n’arrive pas à distinguer leurs traits. Je me sens comme un fantôme au milieu d’autres fantômes.
La prose de Manuela Valente a documenté avec désespoir et lucidité son lent enfermement, au fil des années.
Le 26 mai 2023, elle écrivait : J’ai l’impression d’être coincée entre deux planches qui se rapprochent de plus en plus et qui finiront par m’écraser, me privant du peu de vision qu’il me reste. J’aurai bientôt 82 ans. L’avenir que je prévois est sombre, littéralement et concrètement. On me dit que même à cet âge, nombreux sont ceux qui apprennent le braille. Ils sont courageux, sans aucun doute, mais je n’en ferai pas partie. Quand je n’aurai plus la moindre parcelle de l’autonomie qu’il me reste, ma vie aura pris fin.
Cinq mois après avoir écrit ces mots, Manuela Valente s’est donné la mort de façon brutale et solitaire en se lançant du haut du balcon, au 6e étage de son appartement des Jardins Intérieurs, la RPA où elle habitait à Saint-Lambert.
En janvier 2022, Manuela Valente avait convoqué ses trois filles – Paula, Alexandra et Filipa – pour leur annoncer qu’elle approchait du point de non-retour : « Le jour où je ne pourrai plus être indépendante, et lire, je vais mettre fin à mes jours. »
C’est Alexandra Mendès, une des filles de Manuela Valente, qui m’a sondé pour que je raconte l’histoire de sa mère. Mme Mendès est députée fédérale de Brossard–Saint-Lambert.
Ce qui a poussé Mme Mendès à me contacter ? Lancer une discussion sur l’accès à l’aide médicale à mourir pour les personnes comme sa mère, des personnes bien portantes mais irrémédiablement plombées par des maux débilitants, comme une cécité progressive.
Selon Alexandra Mendès, sa mère s’était fait refuser l’AMM : « Son médecin lui aurait dit qu’elle n’y était pas admissible. »
D’où cette annonce faite par Mme Valente à ses filles, en janvier 2022, celle où elle leur annonçait qu’un jour, elle prendrait elle-même les moyens pour échapper à son enfermement.
Je retourne aux mots écrits par Manuela Valente, le 26 mai, cinq mois avant son suicide. Ils semblent accréditer la thèse d’un refus de l’AMM : Pourquoi ne me donnent-ils pas le droit de mettre fin à mes jours entourée de ma famille en proposant mes organes pour des greffes ? Pourquoi un choix fait par une personne possédant toutes ses facultés mentales n’a-t-il pas la même valeur qu’un choix déterminé par une maladie mortelle ? Pour moi, ma future cécité équivaut à une maladie mortelle. Qui, sinon moi, peut décider des conditions minimales pour une vie acceptable ? Qui peut me forcer à vivre ?
Alors pour « prouver » que Manuela Valente s’était fait dire par son médecin que sa situation n’était pas suffisante pour avoir accès à l’AMM, il y a deux « preuves ».
Un, les mots écrits par la vieille dame elle-même : Pourquoi ne me donnent-ils pas le droit de mettre fin à mes jours entourée de ma famille.
Deux, ce que Mme Valente a dit à ses filles. Je cite Alexandra Mendès : « Le médecin lui aurait dit qu’elle ne respectait pas les critères. C’est tout ce que j’en sais. Je sais, avec une certitude inébranlable, que si elle avait eu le moindre espoir d’avoir l’aide médicale à mourir, elle l’aurait choisie. »
J’ai donc commencé à explorer l’histoire de Mme Valente avec cet a priori : voici une femme qui s’est fait refuser l’aide médicale à mourir parce qu’elle n’était pas « assez » gravement malade. Et cette femme a donc décidé de mettre fin elle-même à ses jours, de façon brutale et solitaire, pour échapper à son emmurement.
Sauf que…
ADMISSIBLE À 100 %
Sauf qu’en faisant des vérifications, il est loin d’être clair que Manuela Valente était inadmissible à l’aide médicale à mourir. J’ai consulté deux médecins qui ont une connaissance approfondie des soins de fin de vie qu’est l’AMM en leur exposant les détails de la condition de Mme Valente et tous deux ont été étonnés, lors d’entrevues séparées : cette patiente, selon eux, remplissait tous les critères pour recevoir l’AMM.
Je cite le Dr Georges L’Espérance, un neurochirurgien à la retraite qui a prodigué l’AMM des dizaines de fois à des patients québécois depuis des années : « Cette dame était admissible à 100 %. »
Le médecin cite le caractère grave et incurable du glaucome, sans traitement pour le compenser ou l’atténuer ; le déclin avancé et irréversible ainsi que les « évidentes souffrances psychologiques et existentielles » vécues par Manuel Valente.
En caviardant des informations personnelles, le Dr L’Espérance m’a par ailleurs présenté la fiche d’un ancien patient dont la situation était très semblable à celle de Mme Valente : il a reçu l’AMM, lui, pour cause de tourments liés à la cécité en vertu d’une demande faite à l’été 2023.
Et l’autre médecin que j’ai consulté – qui prodigue lui aussi l’AMM – m’a fait suivre un document créé par la Commission sur les soins de fin de vie du Québec en septembre 2023. À partir des 16 000 cas répertoriés d’AMM au Québec, la Commission a créé 29 cas types de personnes ayant reçu l’AMM. Or, le cas no 28 évoque les tourments liés à la cécité, la dégénérescence maculaire et un décollement rétinien comme conditions d’admissibilité à l’AMM1.
Constat : il est pour le moins particulier que Mme Valente se soit fait dire qu’elle n’était pas admissible à l’aide médicale à mourir.
J’ai contacté le Dr Serge Boudreau, médecin de Manuela Valente. Il m’a dit qu’il était tenu au secret professionnel, même si la personne est décédée :
« Au sujet de l’aide médicale à mourir, je m’en tiens à la loi et fais la référence quand un sujet y est admissible. Il y a donc des conditions non admissibles à l’AMM. »
La notion de confidentialité du dossier médical, même post-mortem, est compréhensible. Mais ce qui s’est dit entre Manuela Valente et ce médecin de famille à propos de l’AMM est peut-être une piste d’investigation pour Me Nathalie Lefebvre, la coroner qui enquête sur le suicide de Mme Valente.
Qu’a dit le médecin à sa patiente Manuela Valente au sujet de son admissibilité à l’AMM ? Lui a-t-il erronément affirmé que sa cécité n’était pas un facteur pouvant lui permettre d’avoir l’AMM ? Le cas échéant, quel fut son raisonnement ? Était-il au fait de tout le spectre des critères d’analyse d’une personne qui fait une demande d’AMM ?
Cette confusion chez certains médecins est documentée et a été l’objet d’un reportage récent dans La Presse2, sous la plume de Marie-Claude Malboeuf. L’idée, ici, n’est pas de jeter la pierre au médecin de Mme Valente. Mais il y a cette réalité : en dix ans, les conditions d’admission à l’AMM ont considérablement changé, de textes législatifs en décisions des tribunaux qui ont modifié les lois. Un médecin de bonne foi peut avoir perdu le fil.
Le résultat, dans le cas de Manuela Valente, est manifeste : croyant qu’elle n’avait pas droit à l’aide médicale à mourir, entourée de ses proches, elle s’est lancée du haut d’un balcon pour mettre fin à ses souffrances et échapper à son emmurement.
J’ai présenté à Alexandra Mendès la conclusion de mes recherches. Je lui ai annoncé que selon toute vraisemblance, sa mère aurait pu recevoir l’aide médicale à mourir, selon deux médecins qui pratiquent régulièrement des soins d’AMM et selon les cas-types répertoriés par la Commission des soins de fin de vie du Québec.
Réaction de la fille de Manuela Valente : « Cela me désole d’apprendre que maman aurait pu mourir entourée de notre amour plutôt que de croire que sa seule option était si brutale. »
Plutôt que de mourir entourée de sa famille qui l’adorait, Manuela Valente s’est tuée dans la nuit, seule, désespérée et nul doute terrifiée – un geste ultime pour échapper à cet enfermement qui lui était insupportable.
L’exact contraire d’une mort dans la dignité apportée par l’AMM.
RÉFÉRENCES
1. Consultez « Le portrait de l’aide médicale à mourir au Québec »
2. Lisez « Aide médicale à mourir pour trouble mental : des contestations judiciaires à prévoir », de Marie-Claude Malboeuf
BESOIN D’AIDE POUR VOUS OU UN PROCHE ?
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553)
Consultez le site de l’Association québécoise de prévention du suicide
Source : Patrick Lagacé, La Presse, 5 février 2024
38e jour de l’année
Mercredi, 7 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Thomas Geoffrion – Jean Beaudry – Alain Paradis – Lynda Raymond
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Soyez vivant jusqu’au bout de vos doigts, ayez la passion de vivre. Votre enthousiasme devrait toujours être là, prêt à éclairer et réchauffer votre vie et celle des autres.
Jean-Guy Leboeuf
Ça s’est passé un 7 février…
(1935) Le jeu Monopoly fait son apparition en magasin.
(1965) Des avions américains bombarbent pour la première fois des cibles au Nord-Vietnam. Après avoir fait évacuer les dernières familles américaines, l’US Air Force lance sa première offensive aérienne directe sur le Nord-Vietnam. Le but des Etats-Unis et du gouvernement sud-vietnamien est de mettre à mal les réseaux de ravitaillement en armes et en carburant des communistes du Nord. Ces bombardements marquent le début de la deuxième guerre d’Indochine. A partir du mois de mars, les marines américains arrivent de plus en plus nombreux au Sud-Vietnam.
(1998) Le magazine Billboard écrit que selon le Broadcast Data Systems « My Heart Will Go On » de Céline Dion a rejoint le nombre record de 105 millions d’auditeurs au cours d’une semaine. L’organisme de contrôle rapporte aussi que la chanson thème du film « Titanic » a établi dans le même temps une nouvelle marque de 9 415 passages à la radio.
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La Une
LA RÉVOLUTION SANGLANTE QUI A MENÉ À LA RÉVOLUTION TRANQUILLE
Il y a 90 ans, le 3 février 1944, les députés de l’Assemblée législative du Québec adoptent la Loi sur les relations ouvrières. La nouvelle législation obligera les patrons à négocier de bonne foi avec les syndicats.

Au Québec comme partout en Occident, il a fallu que le législateur impose des règles claires pour que des conventions collectives ne se règlent plus à coups de poing sur la gueule, mais favorisent véritablement des négociations de bonne foi. Malheureusement, jusque dans les années 1970, les luttes syndicales sont ardues et teintées de violence.
SYNDICALISME AU QUÉBEC
Jusqu’en 1872, plusieurs lois limitent les regroupements de travailleurs. Les patrons se perçoivent la plupart du temps comme des donneurs d’ouvrage bien généreux. Ils ne se gênent pas pour influencer le législateur afin de freiner les droits des travailleurs.
Malgré tout, les premières unités syndicales apparaissent dès les premières années du 19e siècle chez des groupes de charpentiers, de menuisiers et chez des imprimeurs. Graduellement, les affiliations se créent chez les typographes, les cordonniers, les cigariers, les mécaniciens et les débardeurs.
À la fin du 19e siècle, le rythme inhumain de la production industrielle, les longues semaines de travail (60 à 72 heures), la violence des patrons, les salaires dérisoires et les blessures graves, voir les morts dues au manque de sécurité, contribuent à la naissance de ces associations syndicales.
Effectivement, au tournant du siècle, il n’existe aucune règle pour les salaires, les bâtiments industriels mettent à risque la vie des travailleurs, puis les agressions physiques des dirigeants, surtout envers les femmes et les enfants, sont fréquentes.
Cette mobilisation syndicale devient l’unique moyen d’obtenir une amélioration des conditions des travailleurs parce que, jusqu’au milieu des années 40, les gouvernements sont bien frileux à imposer des règles coercitives envers les patrons.
L’absence de législations contraignantes, la mollesse de faire appliquer celles qui existent et le manque de pouvoir du mouvement syndical favorisent l’agressivité lors des conflits ouvriers.
CONTRÔLER LES GRÉVISTES
Au printemps 1903, désespérés par leur salaire de misère et leurs conditions pitoyables, 2000 débardeurs du port de Montréal bloquent l’entrée des navires. Après l’intervention des patrons du port, plusieurs d’entre eux se désolidarisent et refusent de faire la grève. Ceux qui choisissent de reprendre le travail doivent être escortés par la police pour franchir les lignes de piquetage.
Évidemment, le conflit s’envenime et oppose dans la violence les grévistes et les non-grévistes. Cette désorganisation civile force les autorités à faire sortir les soldats des casernes et n’imposent rien de moins que la loi martiale. En fait, l’absence de loi encadrante et de pouvoir réel pour les syndicats encourage cette violence lors des négociations en milieu de travail.
FEMMES MALTRAITÉES
Dans le même ordre d’idées, dans les années 30, les 50 000 tisserands de la Dominion Textile, presque toutes des femmes, travaillent depuis longtemps pour un misérable salaire de 25 sous l’heure (semaine de 60 heures). En 1937, ces femmes en ont assez et, pour forcer l’employeur à les respecter, elles sortent des filatures de la compagnie et font la grève.
Toutefois, l’employeur ne semble pas tellement impressionné. Après 25 journées sans salaires, elles acceptent la médiation, mais l’entreprise comprend qu’elle a le gros bout du bâton et fait très peu de concessions. Elles acceptent d’abaisser la semaine à 50 heures et d’arrêter les machines pendant les repas pour que le travail reprenne.
Cependant, quelques mois plus tard, elle refuse de renouveler cette entente et tout est à recommencer.
POLITICIENS IMPLIQUÉS
Dans les années 1940 et 1950, les politiciens au pouvoir sont bien souvent de connivence avec les patrons et freinent l’évolution du droit du travail.
À la fin des années 40, le Québec produit 85 % de l’amiante consommé dans le monde et l’épicentre de cette production se fait dans la ville minière d’Asbestos. Malheureusement pour les mineurs, l’inhalation des fibres de cet amiante cause des maladies pulmonaires, comme l’amiantose et d’autres cancers. Le plus triste est qu’à cette époque-là, on savait très bien que la poussière d’amiante était extrêmement dangereuse.

En février 1949, les travailleurs choisissent de quitter leur emploi et d’arrêter la production dans les quatre mines d’amiante des Cantons-de-l’Est (à Asbestos et à Thetford mines). Ces 5000 travailleurs revendiquent entre autres de meilleurs salaires, neuf jours de congés payés, plus d’influence de leurs délégués syndicaux, une pension de vieillesse et surtout, des mesures comme le port d’un simple masque pour limiter l’inhalation de la poussière d’amiante par les mineurs. La compagnie américaine, la Johns-Manville Corporation, fait fi de la grève et engage des travailleurs de remplacement.
Comme d’habitude, le gouvernement du Québec se range du côté des patrons et demande à la police provinciale de rétablir l’ordre et de s’assurer du bon fonctionnement de la mine.
L’Église catholique, elle, se range pour la première fois dans un conflit ouvrier du côté des grévistes, ce qui la met en opposition au gouvernement de l’Union nationale. La situation dégénère et l’affrontement entre la police provinciale et les grévistes tourne à la violence. Insultes, menaces, coups de matraque dans les côtes, nez cassés et bombes lacrymogènes, les 400 policiers mobilisés procèdent à des arrestations massives et ne se gênent pas pour battre les grévistes après leur incarcération. Une situation qui attire l’attention de la presse internationale.
Épuisés après cinq mois de conflit, les travailleurs acceptent de revenir au travail pour une maigre augmentation de 5 cents l’heure, mais sans masques pour se protéger de la poussière mortelle d’amiante. Les affrontements attirent encore l’attention des médias, puis de la population et mettent en lumière l’oppression systémique du gouvernement antisyndicaliste de l’Union nationale.
LE CAS MURDOCHVILLE

Quelques années plus tard, les travailleurs syndiqués de la mine de cuivre de Murdochville tentent de changer d’affiliation syndicale pour adhérer aux Métallurgistes unis d’Amérique, syndicat qui a la réputation d’avoir les coudées franches. Murdochville est une ville appartenant à Gaspé Copper Mines (filiale de l’empire Noranda inc.).
Les patrons de l’entreprise tentent par tous les moyens d’empêcher cette affiliation en faisant jouer leurs puissants contacts au bureau du premier ministre Duplessis. Ce dernier avait instauré une bien dangereuse loi qu’on appelait la « loi du cadenas » (1937), une loi votée supposément pour protéger la province contre la propagande communiste, mais qui, dans les faits, servait bien souvent à freiner les actions des syndicats.
L’État va donc mettre à la disposition de l’entreprise minière sa puissante machine juridique pour tenter d’empêcher cette nouvelle affiliation syndicale.
Quand une centaine de travailleurs impliqués de près dans la démarche syndicale, dont le président du syndicat, sont congédiés, l,arrogance des patrons fait sauter la marmite et une grève est déclenchée (11 mars 1957).
La compagnie refuse de négocier et fait appel à des briseurs de grève. Parmi ces employés de remplacement, on retrouve de nouveaux arrivants hongrois qui ont fui leur pays envahi par l’URSS. Ils se font offrir de remplacer les miniers communistes québécois en grève. De leur côté, les policiers sont dépêchés avec le mandat de soumettre les grévistes.
La grève de Murdochville sera caractérisée encore une fois par l’intimidation, la violence policière, les injustices envers les travailleurs et même la mort de deux hommes.
MOBILISATION
En contrepartie, cette grève suscite une mobilisation de la collectivité québécoise et un vent de solidarité nationale contre les abus des patrons. Au dénouement du conflit, après sept mois d’affrontement, la majorité des grévistes vont perdre leur emploi au profit des travailleurs de remplacement.
Cet affront sanglant entrera dans l’histoire comme l’une des plus irrespectueuses négociations syndicale de l’histoire ouvrière du Québec. Elle ouvrira la porte à une nouvelle génération de politiciens qui comprendront l’urgence de mettre en place des règles claires pour forcer les patrons et les syndiqués à négocier de bonne foi.
Des syndicalistes comme Jean Marchand ou Théo Gagné, mais aussi ceux des mouvements de grève comme ceux des débardeurs, des travailleurs du textile et de l’amiante, des employés de Dupuis Frères ou de la mine de cuivre de Murdochville ont certainement contribués à l’avènement de la Revolution tranquille.
Ce moment important dans notre histoire a favorisé la naissance de lois pour rééquilibrer le rapport de force entre les travailleurs et les patrons.
Source : Martin Landry, historien, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 3 février 2024, p72
37e jour de l’année
Mardi, 6 janvier 2024
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE

En mémoire de…
GUY ÉMOND 1941-2019 – Journaliste sportif québécois.

Une journe de plus sur le chemin de la vie pour…
Frédérique Geoffrion – Anne-Jossée Dessureault – Richard Lambert
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Notre monde ne manque pas de merveilles, mais juste du désir d’être émerveillé.
Gilbert Keith Chesterton
Ça s’est passé un 6 février…
(1973) La Tour du CN à Toronto, dont la construction a coûté 52 millions de dollars, est la plus haute structure autoportante du monde, et ce jusqu’en 2007. Au sommet se trouve une antenne de communications sophistiquée utilisée pour la transmission de signaux hyperfréquences et de radiodiffusion.
(1999) Maurice Richard est ovationné pendant près de cinq minutes dans le cadre du dévoilement du trophée portant son nom au Centre Molson.
(2009) Tragédie de l’histoire moderne du Québec, la tuerie de Polytechnique est pour la première fois le sujet d’un film. Loin des polémiques et des douleurs que peuvent susciter le film, Denis Villeneuve présente Polytechnique, un « film de guerre », mais aussi un film poétique et « de consolation », espère le réalisateur, rencontré cette semaine à Montréal.
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La Une
Les sources de mauvaises odeurs dans la maison proviennent souvent des rideaux et des tapis qui nécessitent un bon nettoyage. Voici quelques trucs de madame Chasse-Taches pour vous rendre la vie plus facile.

Vérifiez les plaques d’aération poussiéreuses, les canalisations et les poubelles à vider régulièrement.
Parfumez la salle de bain à bon compte en plaçant tout simplement une feuille d’assouplisseur textile dans la corbeille à papier ou imbibez le rouleau cartonné du papier hygiénique avec quelques gouttes d’un parfum, d’une eau de Cologne ou tout simplement avec une huile essentielle citronnée.
Évitez que l’odeur de tabac imprègne les rideaux en faisant brûler dans la pièce quelques écorces d’oranges que vous aurez préalablement fait sécher.
Éliminez les mauvaises odeurs provenant des tuyaux de l’évier de cuisine en saupoudrant de la poudre de moutarde dans le renvoi d’eau et en déposant un demi-citron sur l’orifice de la bonde*.
DES ODEURS DÉSAGRÉABLES PROVENANT DES APPAREILS MÉNAGERS
Si votre machine à laver dégage une odeur d’humidité, saupoudrez 60 ml (1/4 tasse) de bicarbonate de soude dans la cuve entre chaque lavage pour un certain temps. Laissez la porte ou le couvercle entrouvert entre les lavages afin de permettre à l’air de circuler. Lors de la prochaine lessive, le bicarbonate se joindra au détersif pour laver et désodoriser les vêtements.
Pour remédier à un problème majeur, nettoyez bien l’appareil. Remplissez la cuve d’eau chaude ajoutez 4 tasses de vinaigre blanc. Laissez fonctionner le temps d’un cycle normal. Le vinaigre décrasse les boyaux en délogeant le savon séché.
Désodorisez le four à micro-ondes en versant 30 ml (2 c. à soupe) d’essence de vanille ou de jus de citron et une petite quantité d’eau dans un bol. Faites chauffer le four à la puissance maximum environ 2 minutes. Laissez agir et ouvrez la porte seulement après une dizaine de minutes et au besoin, répétez le traitement pour éliminer complètement toute odeur.
Vous désirez un frigo sans odeurs ? Une petite boîte de bicarbonate de soude est votre solution. Pour une fraîcheur optimale, changez la boîte une fois par mois.
Éliminez une mauvaise odeur provenant du lave-vaisselle en saupoudrant 125 ml (1/2 tasse) de bicarbonate de soude dans le fond de l’appareil et actionnez un cycle court.
*Bonde : Ouverture de fond, destinée à vider l’eau d’un réservoir, d’une baignoire…
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 3 février 2024, p17
36e jour de l’année
Lundi, 5 février 2024

En mémoire de…
KIRK DOUGLAS 1916-2020 – Acteur américain.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
François Routhier – Stephen Latour
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Le bonheur est un état de paix intérieure, une connaissance de la bonté universelle, une prise de conscience que la joie appartient à tous.
Florence Vigeant
Ça s’est passé un 5 février…
(1922) DeWitt Wallace imagina un magazine composé d’articles condensés issus de plusieurs magazines populaires alors qu’il se rétablissait de ses blessures de la Première Guerre mondiale. DeWitt et son épouse d’origine canadienne Lila Wallace, (née Lila Bell Acheson) publièrent le premier numéro le 5 février 1922 depuis leur propre maison. Le coût 10¢. Une édition canadienne paraîtra en 1948, sous le nom de sélection du Reader’s Digest.
(2007) Le gouvernement canadien lance le nouveau guide alimentaire intitulé «Bien manger avec le Guide alimentaire canadien », la première mise à jour en 15 ans de cette bible de l’alimentation santé; la dernière version du guide datait de 1992.
(2008) Aux États-Unis, les intempéries, qui ont provoqué de très importants dégâts, ont fait au moins 55 morts et des centaines de blessés, selon un dernier bilan. Parmi les victimes, les services d’urgence ont dénombré 31 morts dans le Tennessee, 13 en Arkansas, sept dans le Kentucky et quatre dans l’Alabama.
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La Une
Les Québécois et les Canadiens qui ont adopté le télétravail dans les dernières années sont en proportion plus nombreux que les autres à plus travailler en anglais, selon une étude de Statistique Canada.
Les travailleurs à domicile (81,7 %) au pays sont plus susceptibles d’utiliser l’anglais comme langue principale que les autres travailleurs (75,6 %).

La tendance est particulièrement lourde dans la région de Montréal, où les travailleurs à domicile (32,8 %) étaient presque deux fois plus susceptibles de travailler principalement en anglais que les autres travailleurs (16,8 %).
Des tendances similaires ont été observées à Ottawa-Gatineau et à Moncton.
Les causes de ce phénomène ne sont pas entièrement claires. L’une d’elles, selon Statistique Canada, réside dans les secteurs d’emplois.
Le travail à domicile est plus fréquent dans des secteurs où l’anglais prenait déjà plus de place, comme les services professionnels, scientifiques et techniques, de la finance et des assurances.
Or, les analystes de Statistique Canada estiment que l’anglais prend malgré tout plus de place chez ceux qui travaillent à domicile, sans être en mesure de l’expliquer.
« À Montréal, par exemple, les travailleurs à domicile demeuraient moins susceptibles d’utiliser le français comme langue principale au Travail (66,7 %) que les autres travailleurs (71,6 %), et ce, même lorsque les deux groupes de travailleurs présentaient des caractéristiques semblable », conclut l’analyse.
Source : Le Journal de Montréal, 1er février 2024, p32
35e jour de l’année
Dimanche, 4 février 2024
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE CANCER

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Pierre-Olivier Nantel – Jacques Héroux
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Les enfants n’ont ni passé, ni avenir et ils jouissent du présent.
Jean de la Bruyère
Ça s’est passé un 4 février…
(1889) La gare Windsor est inaugurée à Montréal. Achevée en 1889, la gare Windsor est un des joyaux du système de chemin de fer qui mène des Maritimes aux Grands Lacs. À l’époque où les avions et les automobiles ne faisaient pas encore partie du paysage montréalais, le train était le moyen de transport le plus utilisé pour transporter non seulement les marchandises, mais aussi le grand public.
(1989) Retour de Guy Lafleur au Forum de Montréal dans l’uniforme des Rangers de New York. Cinq ans après l’annonce de sa première retraite, Guy Lafleur participe de nouveau à une partie de la Ligue nationale de hockey (LNH) au Forum de Montréal. Cette fois, il porte l’uniforme des Rangers de New York, l’équipe qui en a fait l’acquisition en 1988. Celui-ci vole littéralement la vedette lors de cette partie du 4 février en réussissant deux buts, ses 11e et 12e, et en obtenant une passe. Les partisans sortent donc gagnants sur tous les tableaux car, en plus des prouesses de Lafleur, ils ont droit à une victoire du Canadien par la marque de 7-5.
(2013) La pièce d’un cent, qui aura été source de proverbes et d’expressions depuis des années, en plus d’avoir eu une place de choix dans les tirelires des enfants et contribué à l’achat de bonbons à toute une génération, a passé l’arme à gauche à l’âge de 154 ans, emportée par l’inflation.
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La Une
Si on tient pour acquis qu’en parlant de numéro 1 pour un besoin personnel physiologique on fait référence à un pipi, vous devez sûrement savoir de quoi on parle quand il s’agit d’un numéro 2… ? Voilà ! Vous avez deviné ! Une matière fécale qui pue ! Avouez que cette expression, ou qualificatif de numéro deux, est beaucoup plus acceptable, moins vulgaire et crue.

C’est justement le sujet de mon article aujourd’hui. C’est le chauffeur d’autobus qui s’exprime ici. Je ne sais vraiment pas si mon propos fera l’unanimité, mais je vous livre mes impressions sur ce besoin naturel alors qu’on est au travail.
Prenons pour acquis que toutes les personnes n’ont pas nécessairement la même régularité en matière de numéro 2; si certains sont programmés, matin, midi, soir, à des périodes fixes ou qui contrôlent parfaitement leur sphincter, d’autres n’ont pas cette chance et le besoin peut survenir à tout moment et rapidement.
Un chauffeur d’autobus est constamment sur la route à compléter des circuits pour transporter la clientèle. De plus, ces circuits sont minutés; une heure pour le départ et une heure d’arrivée. En boucle durant tout son quart de travail. Le problème se situe entre deux circuits alors que la période est relativement courte. En général entre quatre et douze minutes. Sans oublier qu’une partie de cette courte période permet de l’embarquement des passagers.
Toujours est-il que tu espères ne pas être trop anxieux et que le besoin survienne avant de travailler ou après. Qu’il se fasse attendre.
Certes dans chaque terminus on peut trouver des toilettes. Au REM de Brossard, on a un endroit réservé pour nous. Un petit local avec toilette, tout ce qu’il y a de plus moderne, à l’intérieur du terminus. Mais, on est un peu loin et il faut avoir le temps. Au terminus Panama, mêmes facilités, Encore là, il faut tenir compte du temps disponible entre deux circuits.

Pour ce qui est du terminus de La Prairie, une toilette chauffée est là. Le papier de toilette n’est pas toujours disponible. Reste deux autres terminus, celui de Candiac, et Georges-Gagné à Delson. Dans ces deux cas, ce sont des bécosses de chantiers. Vous voyez le genre ?
Un chauffeur m’a même dit qu’il n’est pas capable de simplement mettre le pied dans ce type de toilette.
Si ça peut dépanner l’été, il en va tout autrement l’hiver. Avez-vous déjà essayé de mettre vos fesses sur un siège de bécosse alors qu’on gèle dehors et que l’endroit n’est pas chauffé ni éclairé ? Tu peux avoir des surprises et tes fesses peuvent décider de ne rien laissé passer et plutôt de te faire grelotter. Tu en veux à tes intestins, et tu penses à ton prochain circuit dans deux ou trois minutes.
Et là, tu envie ceux qui sont réguliers et font leur numéro 2 à périodes fixes, ou sur commande. La planification est plus rapide. Si tu te retiens trop, tu constipes !
Chaque travail a ses avantages et ses inconvénients. Celui-ci, c’est définitivement un inconvénient ! Malheureusement, c’est la nature qui décide du moment et tu espères !
On se console avec le numéro 1 qui lui, est rapide, du moins pour les hommes. L’autre alternative pourrait se régler avec des couches !
Du côté féminin est-ce la même chose ? Je n’ai pas fait d’enquête de ce côté. Je vous ai livré mon expérience masculine.
34e jour de l’année
Samedi, 3 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Welley Morin
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Aujourd’hui, souriez et aimez la vie de toute votre âme, comme jamais encore vous ne l’aviez aimée.
John C. Maxwell
Ça s’est passé un 3 février…
(1944) La loi provinciale accorde le droit aux travailleurs de s’organiser librement au sein du syndicat de leur choix. Elle demande l’accréditation du syndicat par un nouvel organisme, la Commission des relations ouvrières, et oblige l’employeur à négocier de bonne foi avec lui. Pour la première fois, les employeurs doivent reconnaître les syndicats.
(1967) Le gouvernement de Lester Bowles Pearson crée la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada. Présidé par Florence Bird, le mandat du groupe d’étude est clair : « faire enquête sur la situation des femmes au Canada et assurer l’égalité des chances pour les femmes dans tous les aspects de la société canadienne ».
(1984) Henri Marchessault reçoit une sentence de 14 ans de prison, après avoir été reconnu coupable de vol, conspiration, possession et trafic de stupéfiants; la sentence de l’ex-chef de l’escouade des stupéfiants de la police de la C.U.M. est la plus lourde jamais imposée à un policier au Canada pour des délits commis dans de telles circonstances.
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