Sans testament, la loi décide pour vous

La Une

Après le décès du conjoint de sa mère en 2007, une Montréalaise encaisse un chèque de 800 $ provenant du compte du défunt. Ce montant est alors contesté par une héritière pour le moins surprenante : l’ex-femme du défunt dont il était séparé pourtant depuis 34 ans…

La raison ? Même s’il était séparé, le couple n’était pas formellement divorcé.

Petit rappel des faits pour mieux comprendre les enjeux : au moment de son décès, l’homme était en couple avec sa conjointe depuis 1982. Il était séparé de son ex-femme depuis 1973 avec qui il a eu des enfants.

Pendant toutes ces années, aucun jugement de divorce n’a été prononcé. Élément qui complexifie encore plus les choses : l’homme n’a préparé aucun testament.

Lorsqu’il tombe malade en 2007, il signe un chèque postdaté au 26 septembre. Le chèque est à l’attention de la fille de sa conjointe. L’homme décède deux jours avant la date du chèque. À la suite de l’encaissement du chèque postdaté, l’ex-femme se déclare héritière et exige que le montant de ce chèque lui soit remis.

RÈGLES DU CODE CIVIL

L’homme dans cette cause jugée en 2012 par la Cour du Québec est décédé sans avoir préparé un testament. Dans ce cas-ci, ce sont les règles du Code civil du Québec qui s’appliquent.

C’est ce que l’on appelle la « dévolution légale ».

Lorsque le défunt a des enfants et une épouse, ce sont ces personnes qui héritent des biens. L’épouse reçoit un tiers de la succession et les enfants partagent entre eux les deux tiers. L’ex-femme a donc droit au tiers de la succession.

En l’absence d’un jugement de divorce, le défunt et elle demeuraient mariés, même s’ils étaient séparés de corps. La conjointe du défunt depuis 1982 ne reçoit rien, puisque le statut de conjoint de fait ne donne aucun droit dans l’héritage.

COMMENT ÉVITER DES MAUX DE TÊTE À VOS PROCHES

Voici quelques enseignements utiles à retenir de cette affaire pour épargner de nombreux maux de tête à vos proches.

  • Finaliser votre divorce et obtenir un jugement le plus tôt possible. La séparation de corps ne met pas fin au mariage.
  • Dès le décès de l’un de vos proches, son argent est gelé et inaccessible. Seul le liquidateur y a accès dans le cadre du paiement des dettes ou de la distribution des parts aux héritiers.
  • Avoir un testament à jour permet de vous assurer qu’à votre décès, vos biens aillent aux personnes que vous aurez choisies. Ces personnes peuvent être des amis, un conjoint de fait, un organisme de charité, etc. La loi québécoise accorde une grande liberté en matière testamentaire, profitez-en !

Source : Éducaloi, Le Journal de Montréal, 3 octobre 2023, p29


280e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE POUR LE TRAVAIL DÉCENT


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Joanne MartelClaude Turcotte

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Vis ta vie et oublie ton âge.

Norman Vincent Peale


Ça s’est passé un 7 octobre…

(1913) Pour la première fois, l’usine Ford de Highland Park utilise la technique révolutionnaire de montage en série par le travail à la chaîne. De cette façon, le temps de fabrication du modèle T sera réduit de 12 heures et demie à six. En apportant des améliorations à la ligne de montagne au cours de l’année suivante, la voiture pourra être complétée en 93 minutes, ce qui permettra à Ford de l’offrir à prix abordable au grand public.

(1944) Le groupe no 6 de l’ARC en Grande-Bretagne contribue au raid sur Dortmund avec une escadrille de sept Pathfinders et de 293 bombardiers qui constituera le plus imposant rassemblement de bombardiers canadiens au cours de la guerre. Le raid lui-même sera considéré comme une victoire, des dommages substantiels ayant été infligés à la ville pour une perte minime de deux aéronefs canadiens au-dessus de la cible.

(1969) Les policiers et les pompiers de Montréal déclenchent une grève à la suite du refus de la ville de leur accorder la parité de salaire avec les policiers de la ville. Même si la police provinciale, la police montée et l’armée sont demandées en renfort, la ligue des taxis de Montréal commet du vandalisme à la compagnie de limousine Murray Hill. Le FLQ en profitera pour s’attaquer aux institutions politiques et des jeunes feront du grabuge dans le centre-ville. Une loi les oblige à rentrer au travail.


Un pan de notre histoire : Anticosti a frôlé la perte de sa population, il y a 52 ans

La Une

En novembre 1971, les représentants de la papetière Consolidated Bathurst annoncent aux habitants de Port-Menier, à Anticosti, que leur village sera fermé et qu’ils doivent quitter les lieux.

« Les dirigeants de la compagnie nous ont expliqué qu’ils ne faisaient pas de bonnes affaires à Anticosti et qu’ils s’apprêtaient à vendre l’île. Le village sera fermé et tout le monde devra partir », raconte Mireille Noël, qui avait 23 ans à l’époque.

Port-Menier 1920

Elle se souvient très bien de cette soirée d’information « cruelle » qui avait provoqué une vive commotion chez les quelques 450 habitants du seul village permanent de l’île d’Anticosti.

Comme d’autres familles présentes ce soir-là, les Noël ont durement encaissé le choc. « De nombreuses personnes âgées ont réagi spontanément en disant qu’elles ne quitteraient jamais l’île. Elles étaient prêtes à s’éclairer à la lampe à l’huile et se chauffer au bois ! » relate Mme Noël.

VERS SEPT-ÎLES

Née à Anticosti d’une famille d’insulaires depuis plusieurs générations (son grand-père a côtoyé le fondateur Henri Menier, l’homme qui a introduit les cerfs de Virginie au tournant du XXe siècle), Mme Noël venait d’accoucher de son premier enfant le soir de l’annonce et n’avait aucunement l’intention de partir. Pas plus que son mari, qui travaillait au bureau de poste.

Mais sans emploi, la jeune famille n’avait aucun avenir. Elle a déménagé en plein hiver par avion-cargo.

« Nous nous sommes installés à Sept-Îles où nous avons acheté une maison. Mais quelques années plus tard, nous sommes revenus, car Anticosti nous manquait. » Entre-temps, l’État québécois avait acquis l’île et renoncé à fermer le village.

LA TRACE DE LA CONSOL

Même si la compagnie forestière a cessé ses activités en vertu de l’acte de vente daté de 1974, elle est restée présente dans la mémoire collective.

Chute Vauréal

Par exemple, on trouvait encore dans les années 1980 une barrière qui permettait à la compagnie de contrôles les allées et venues des habitants de Port-Menier. Même quand la compagnie a plié bagage, la barrière a été maintenue par le ministère responsable. De nombreux habitants n’avaient jamais vu la magnifique chute Vauréal, par exemple.

Du temps de la « Consol », la compagnie assurait tous les services, de l’approvisionnement en eau à l’administration de l’école, du dispensaire et même de la prison.

Mais comme les habitants appartenaient à la compagnie, les habitants étaient des locataires.

Les choses ont changé quand le gouvernement du Québec a permis l’acquisition de propriétés privées. Il faudra toutefois attendre 1984 pour que le village se dote d’un conseil municipal.

Quelques familles de résistants (les Poulin, Rodgers, Malouin, Blaney, Lelièvre…) ont tenu parole et sont restés à Port-Menier même après l’annonce de novembre 1971.

Le village, lui, avec ses maisons placardées, a eu l’air abandonné pendant deux ans avant que l’exode prenne fin et que les familles reviennent.

« Nous ne l’avons jamais regretté », dit Mme Noël, dont les deux petits-enfants constituent la cinquième génération d’Anticostiens.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 23 septembre 2023, p74


279e jour de l’année

En mémoire de…

EDDIE VAN HALEN 1955-2020 – Guitariste du groupe de Hard Rock Van Halen.

MICHELINE HÉROUX 1944-2020 – Famille.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Lise BellemarePierre Rheault

Bon anniversaire !


On jase là…

Assez ordinaire cette photo où on voit Raphaël Pouliot, recruteur des Golden Knight de Las Vegas, manger une poutine dans la coupe Stanley. La photo a été publiée dans la section sportive du Journal de Montréal hier. Ça manque carrément de respect envers ce symbole de la suprématie de la Ligue nationale de hockey.


Pensée et citation du jour

Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, Il faut apprendre à orienter les voiles.

James Dean


Ça s’est passé un 6 octobre…

(1825) Le canal de Lachine, qui doit permettre aux transports des marchandises d’éviter l’obstacle incontournable que représentait jusque-là le sault Saint-Louis, est officiellement ouvert à la circulation maritime.

(1955) Âgé de 42 ans, Toe Blake est nommé entraîneur-chef du Canadien de Montréal. Au cours des cinq saisons qui suivront, il mènera le Canadien à cinq coupes Stanley consécutives. Au moment de quitter son poste, en 1968, Blake possédera le record pour les entraîneurs avec huit conquêtes de la coupe Stanley.

(1992) Le gouvernement du Québec crée une nouvelle carte d’assurance-maladie avec photo; le système sera implanté graduellement.


Fromages et bières… Pourquoi pas !

La Une

On parle souvent de dégustation de vins et fromages alors pourquoi ne ferait-on pas de même avec les bières et fromages ? Voici quelques suggestions.

BIÈRES BLANCHES et pâtes molles

On privilégie les fromages à pâte molle, par exemple un Brie d’ici double ou même triple crème, et les pâtes fraîches. La texture fondante de la pâte et l’arôme de crème fraîche seront accentués par une bière planche de tradition belge, qui présente très peu d’amertume mais offre quand même des notes fruitées subtiles. On complète avec des quartiers de poires, des morceaux de baguette et, pourquoi pas, un rayon de miel.

ALE ou LAGER et pâtes semi-fermes

Les bières blondes, de type ale ou lager, sont parfaites pour souligner le côté crémeux des croûtes lavées. Les pâtes semi-fermes comprennent, par exemple, les fromages de type St-Paulin d’ici ou encore Raclette d’ici, avec des textures à la fois riches, souples et lisses. Comme accompagnement : des craquelins de grains entiers, de la confiture de figue ou de bleuets ainsi qu’une poignée d’amandes ou de noix de Grenoble.

ROUSSE IRLANDAISE ou PORTER et pâtes fermes

Il existe une grande variété des fromages d’ici à pâte ferme, comme le cheddar, le gouda, le suisse et même le fromage en grains. On sert cet accord avec une bonne bière rousse irlandaise ou une bière brune de type porter. Ces bières présentent en effet une touche d’amertume et d’acidité qui vont à merveille avec le côté salé du fromage. En accompagnement : des croustilles au poivre et de la gelée de piment.

SCOTCH ALE ou STOUT et pâtes persillées

Pour un accord plus robuste, on choisit une bière brune forte, de type scotch ale, ou noire, comme une stout. Elles seront parfaites avec les pâtes persillées (les fromages bleus). En effet, leur arôme lactique et de champignons est relevé par le houblon rôti de ces bières. Les fruits secs, les dattes et le chocolat noir seront de parfaits accompagnements pour ce plateau.

Pour en connaitre d’avantage visitez www.fromagesdici.com

Source : Revue Coup de Pouce, juin 2023, p87


278e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES ENSEIGNANTS DU MONDE


En mémoire de…

GABRIELLE LABRIE-MICHAUD 1930-2020 – Famille.

PIERRE LÉGARÉ 1949-2021 – Humoriste et psychologue québécois.

STEVE JOBS 1955-2011 – Entrepreneur et inventeur américain. Co-fondateur d’APPLE.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-François DespontsLorraine Poirier

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Hélas! Seuls les rosiers ont cette merveilleuse faculté de récupérer leur jeunesse perdue.

J.-E. Larivière


Ça s’est passé un 5 octobre…

(1970) La crise d’octobre débute. L’attaché commercial du haut-commissariat de la Grande-Bretagne à Montréal, James Richard Cross est enlevé par la cellule Libération, du Front de Libération du Québec.

(1982) À sa mort, Alfred Nobel, multimillionaire, a créé par testament un prix dans les catégories suivantes : littérature, physique, chimie et de la paix.

(1984) Marc Garneau est le premier Canadien à aller dans l’espace, alors que la navette Challenger ayant à son bord l’équipage le plus considérable à faire partie d’une seule expédition s’arrache de son pas de tir à Cap Canaveral.


Et si on s’automassait le ventre…

La Une

Après un copieux repas, la digestion est souvent plus lente. Le système digestif en prend alors un bon coup. On l’ignore souvent, mais le massage abdominal offre de nombreux bienfaits.

Il active le mouvement intestinal, soulage les ballonnements et améliore une digestion lente et laborieuse.

Selon une massothérapeute, la technique est simple :

Couché sur le dos, on place un coussin sous sa tête et un autre sous ses genoux. On respire lentement et profondément par le ventre afin de favoriser le relâchement des muscles abdominaux.

Avec les doigts ou les pouces, on exerce ensuite des pressions (plus ou moins profondes) accompagnées de rotations, puis on relâche progressivement.

Pour la constipation, on suit le trajet du colon en commençant par le coin inférieur droit, avant de monter vers le foie, de poursuivre transversalement vers la gauche et de descendre vers la zone inférieure gauche, sur laquelle on s’attarde davantage.

On termine avec trois respirations profondes.

Source : Jacqueline Simoneau, revue Le Bel Âge, décembre 2022, p26


277e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DES ANIMAUX


Pensée et citation du jour

La porte la mieux fermée est celle qu’on peut laisser ouverte.

Proverbe chinois


Ça s’est passé un 4 octobre…

(1909) L’Université de Montréal est inaugurée par le premier ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier.

(1987) Cette journée marque une étape importante dans les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Les deux pays concluaient l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Les négociations en vue d’un accord de libre-échange avec les États-Unis ont commencé en 1986. Les deux pays en venaient à une entente historique qui a placé le Canada et les États-Unis à l’avant-garde de la libéralisation du commerce. Il entrera en vigueur le 1er janvier 1989.

(1994) La population de Morin-Heights est de 1676 habitants. À Morin Heights, un appel téléphonique en fin de nuit, déclenche l’incendie de deux maisons jumelées appartenant au gourous de la secte de l’Ordre du Temple solaire, Joseph Di Mambro et Luc Jouret ; bilan : cinq morts ; Colette et Jerry Genoud, de citoyenneté suisse, se sont suicidés en absorbant des médicaments ; Antonio Dutoit son épouse, Nicky, et leur bébé, Christopher, avaient été poignardés quelques jours plus tôt par les deux suicidés parce que leur bébé était considéré comme l’antéchrist pour avoir été appelé du même prénom que le fils de Joseph Di Mambro.


Un pan de notre histoire : La journée nationale de la vérité et de la réconciliation

La Une

UN RAPPEL CRUCIAL EN CETTE PÉRIODE DE DÉBATS CRITIQUES

Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada.

Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux enfants qui ont perdu la vie, aux survivants des pensionnats autochtones ainsi qu’à leurs familles et leurs communautés. Des commémorations publiques mettent en lumière la mémoire d’une gigantesque tragédie humaine et culturelle.

Nul ne peut nier ni minimiser la souffrance vécue par ces premiers peuples d’Amérique.

Présenter la vérité et la dévoiler au grand jour est possiblement le premier geste à poser pour qu’on puisse se réconcilier et envisager de tisser ensemble un avenir commun.

PREMIER PENSIONNAT

Les premières écoles autochtones sont créées sous le régime français par des missionnaires catholiques. Toutefois, les gouvernements coloniaux n’étaient pas en mesure d’imposer la fréquentation de ces établissements scolaires parce que les Premières Nations vivaient librement sur le territoire et que les Européens dépendaient d’eux pour leur lucratif commerce des fourrures.

Pendant plus de 150 ans, des enfants des Premières Nations, du peuple inuit et de la nation métisse ont été enlevés à leurs familles et forcés d’aller dans des écoles. On estime que plus de 150 000 enfants ont fréquenté un des 130 pensionnats à travers le pays entre le XIXe siècle et la fin des années 1990.

Nombreux sont ceux qui ne sont jamais revenus dans leur communauté.

À partir des années 1830, les pensionnats autochtones deviennent une partie intrinsèque des politiques gouvernementales et religieuses, avec la création d’établissements anglicans, méthodistes et catholiques romains dans le Haut-Canada (Ontario).

Le premier pensionnat autochtone géré par le clergé a ouvert ses portes en 1831 (le Mohawk Institute, situé dans ce qui est maintenant Brantford, en Ontario). L’institut prend d’abord la forme d’une simple école pour garçons pour des enfants des Six Nations, puis il se transforme en pensionnat.

Cette école et plusieurs autres fondées à la même époque serviront de modèles pour la politique d’assimilation créée par l’État fédéral après la Confédération (1867). Dès les années 1880, le gouvernement canadien institutionnalise ce système d’assimilation en mettant en place une politique de financement pour ces pensionnats.

Le gouvernement, appuyé par les Églises, met sur pied un vaste réseau d’écoles pour acculturer ces enfants à travers le pays. La plupart de ces maisons se situent dans les provinces de l’Ouest et dans les territoires, mais on en trouve aussi plusieurs dans le nord-ouest de l’Ontario et dans le nord du Québec.

« TUER L’INDIEN DANS L’ENFANT »

L’objectif est sans équivoque, on cherche à arracher ces enfants de l’influence de leurs familles et de leurs cultures. Pour n’en échapper aucun, le législateur vote en 1920 une nouvelle disposition de la Loi sur les Indiens pour rendre obligatoire la fréquentation des pensionnats autochtones pour les jeunes âgés de 7 à 15 ans ayant le statut d’Indien.

Ces pensionnats sont bien mal financés et généralement surpeuplés.

On y offre aussi un enseignement de piètre qualité. En raison du financement limité, ces établissements sont gérés avec un minimum de ressources.

La nourriture de mauvaise qualité est en quantité insuffisante. Bien souvent, les pensionnaires ne mangent pas à leur faim, et plusieurs d’entre eux souffrent de malnutrition. Les plus faibles sont évidemment plus vulnérables pour combattre des maladies comme la tuberculose ou la grippe. On n’a qu’à penser à la terrible épidémie de grippe espagnole de 1918-1919.

En classe, ils apprennent surtout le christianisme, mais aussi à devenir de bons Canadiens. On enseigne en anglais ou en français, et si un enfant est surpris à parler sa langue maternelle, il est sévèrement puni.

Les tentatives d’assimilation des enfants commencent dès leur premier jour à l’école. On coupe les cheveux longs des garçons, on leur dit qu’ils sont malpropres, on jette leurs vêtements traditionnels et, souvent, on leur attribue un nouveau nom. Les missionnaires chrétiens se faisaient un devoir de dénigrer leurs traditions spirituelles.

Pour s’assurer d’atteindre leurs objectifs rapidement, les adultes des pensionnats n’hésitent pas à donner des punitions corporelles, toutes sortes de violences qui glacent le sang.

Évidemment, jamais ils ne sont tenus responsables des conséquences de cette violence. Résultat, pendant 150 ans, des milliers de petits enfants ont été victimes de sévices physiques et sexuels dans des institutions subventionnées par l’État.

Le plus déconcertant est que ces enfants étaient coincés dans ces maisons dites d’éducation et complètement isolés de leur communauté.

Bien entendu, à l’usure, une cassure s’est opérée entre les générations. La langue a souvent été oubliée, et le mode de vie ainsi que certaines traditions millénaires ont été abandonnées.

LE RÉGIME DE LA HONTE RÉVÉLÉ

Le dernier pensionnat autochtone financé par le gouvernement fédéral au Canada a fermé ses portes en 1996.

Malgré les témoignages, les souffrances et les demandes répétées de réparation des différentes communautés autochtones, il a longtemps régné dans l’opinion publique canadienne une certaine indifférence face à cette troublante réalité. Mais au printemps de 2021, les médias de tout le pays annoncent la découverte de 215 corps d’enfants dans une fosse commune sur le terrain de l’ancien pensionnat indien de Kamloops.

Cette découverte a sans aucun doute fait accélérer l’adoption d’un projet de loi qui répond à une demande de la Commission de vérité et réconciliation, soit d’instituer une journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme jour férié.

Cette date n’a pas été choisie au hasard. Depuis 2013, ce jour est identifié pour commémorer l’histoire tragique des pensionnats ainsi que leurs séquelles profondes par la Journée du chandail orange.

La couleur orange fait référence à l’histoire vécue par la petite Phyllis âgée de 6 ans. En 1973, l’enfant est envoyée comme bien d’autres dans un pensionnat à 80 kilomètres de chez elle en Colombie-Britannique. Dans sa valise, la petite Phyllis possède un chandail orange, une pièce de vêtement offert par sa grand-mère.

Mais, elle ne pourra pas le porter bien longtemps, ce beau chandail orange, parce qu’il lui sera rapidement confisqué en arrivant au pensionnat.

Comme les autres enfants, elle devra se départir de ses biens et revêtir l’uniforme de l’internat.

Le fait de porter un chandail orange symbolise la dépossession de la culture, de la liberté et de l’estime de soi dont ont été victimes les enfants autochtones pendant plusieurs générations.

Selon la Commission de vérité et réconciliation, en raison de la mauvaise tenue des dossiers par les Églises et le gouvernement fédéral, il est fort peu probable que nous ayons un jour accès au nombre total de décès dans les pensionnats autochtones.

GÉNOCIDE CULTUREL

Cependant, selon le juge Murray Sinclair, président de la Commission, ce nombre pourrait être supérieur à 6000.

Raconter l’histoire tragique des pensionnats et de leurs séquelles fait partie du processus de pardon et de réconciliation. Notre devoir de mémoire ne s’arrête pas simplement à inscrire la date du 30 septembre à notre agenda, il s’agit plutôt de souligner cette journée de façon tangible.

AUTRES AFFIRMATIONS

L’impatience des adultes des pensionnats donne lieu à des punitions excessives, y compris de la violence physique telle que des enchaînements, des séquestrations et des coups.

Certains membres du personnel sont des prédateurs sexuels. Beaucoup d’élèves sont abusés sexuellement. Quand il y a des allégations d’abus sexuels, la réponse du gouvernement et de l’Église est inadéquate et la police est rarement contactée.

Source : Martin Landry, historien, Le journal de Montréal, cahier Weekend, 30 septembre 2023, p70


276e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE L’ALLEMAGNE

LA FÊTE NATIONALE DE LA CORÉE DU SUD


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Yvon Richard

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le cœur le plus sensible à la beauté des fleurs est toujours le premier blessé par les épines.

Thomas Moore


Ça s’est passé un 3 octobre…

(1952) Le premier appareil d’enregistrement sur ruban magnétique, la vidéo, est inventé par John T. Mullin de la compagnie Bing Crosby Enterprises, Inc. Ce procédé beaucoup moins coûteux que le film avait aussi l’avantage de donner un résultat immédiat. Ce n’est qu’au début des années 70 que la vidéo arrivera sur le marché.

(1978) Le Salon bleu de l’Assemblée nationale est envahi par les caméras de télévision. C’est à « Radio-Québec » qu’on a pu voir et entendre le doyen de l’époque à l’Assemblée, le leader unioniste Maurice Bellemare, lancer, avec son inimitable éloquence : « Durant toute ma carrière, je n’ai jamais vu autant d’éclairage et autant de beaux hommes comme j’en vois devant moi, si bien habillés. Il y a eu un concours de beauté dernièrement, j’espère, parce que tout le monde est arrivé avec de beaux habits neufs. Il n’y a plus de chemise à carreaux, il n’y a plus de jeans nulle part. […] On a de la difficulté à reconnaître le pouvoir [les élus péquistes], maintenant qu’ils sont tous astiqués d’une nouvelle manière ! »

(2004) Ça y est, c’est terminé. Adieu nos Expos, adieu nos Amours. Les Expos ont mis fin à la dernière saison de leur histoire en s’inclinant 8-1 devant les Mets de New York au Stade Shea, là même où tout avait commencé pour eux, le 8 avril 1969. Les Expos, qui étaient alors dirigés par Gene Mauch, l’avaient alors emporté 11-10 contre les Mets. Depuis, ils ont accumulé 2755 victoires et ont perdu 2943 fois. Au fil des ans, quatre de leurs matches ont été nuls.


Ygreck, et ses perles de septembre

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de septembre, publiées dans le Journal de Montréal.


275e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE


En mémoire de…

ROBERT BOURASSA 1933-1996 – Premier ministre du Québec de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Paul Brisson

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit.

Anthelme Brillat-Savarin


Ça s’est passé un 2 octobre…

(1922) Ouverture officielle de la défunte station radiophonique CKVL-850, sur la bande AM.

(1950) Les personnages de Charles Schultz paraissent pour la première fois dans sept quotidiens américains. On y retrouve d’abord Charlie Brown, Peppermint Patty et Shermy. Le chien Snoopy fera son apparition le 4 octobre. Le succès sera tel que beaucoup de lecteurs appelleront dès lors la bande dessinée « Snoopy » et non plus « The Peanuts ».

(1972) Bill Stoneman des Expos lance au parc Jarry le 1er match sans point ni coup sûr hors des USA, c’était d’ailleurs son 2e avec les Expos, le précédent étant à Philadelphie, ce sont les Mets qui ont été les victimes de son deuxième exploit.


Les bons aliments pour les dents

La Une

Les dents sont tellement importantes qu’il faut faire l’impossible pour les conserver saines. Voici, sur les conseils d’Isabelle Huot, docteure en nutrition renommée, les aliments qu’il faut privilégier pour les garder en santé.

METTRE DES NOIX AU MENU

Elles sont riches en lipides et en protéines, deux nutriments qui protègent les dents. De plus, grâce à leur faible teneur en glucides, les noix favorisent peu le développement des caries. Enfin, leur texture ferme et leur richesse en fibres favorisent la mastication, ce qui stimule la production de salive et neutralise l’acidité. L’affaire est pinotte !

CONSOMMER DES PRODUITS LAITIERS

Plusieurs études démontrent que les produits laitiers aident à prévenir l’apparition de caries dentaires quand ils sont consommés avant les repas ou après. En effet, les produits laitiers contiennent du calcium et du phosphore, deux minéraux qui limitent la diminution du pH (acidité) et favorisent la reminéralisation de l’émail dentaire. De plus, ils renferment des lipides et des protéines, qui protègent les dents.

FAVORISER LES ALIMENTS RICHES EN FIBRES

Les fibres contenues dans les grains entiers, les fruits et les légumes favorisent la mastication et stimulent la production de salive, qui neutralise l’acidité. Ainsi, il est préférable de manger une pomme plutôt que de boire un jus à base de ce fruit. Pourquoi ? Parce que la pomme est plus riche en fibres et qu’elle contient d’autres molécules auxquelles s’attachent les sucres. Les bactéries buccales sont donc mieux contrôlées. En résumé, il vaut mieux prioriser les grains entiers et les fruits frais.

LIMITER LES ALIMENTS RICHES EN SUCRES LIBRES

Les bonbons, les boissons sucrées et les jus de fruits peuvent contribuer au développement de caries. Les sucres libres sont des glucides facilement accessibles aux bactéries buccales, qui les décomposent en acides. Ces derniers entraînent une érosion de l’émail des dents, favorisant l’apparition de caries. En plus de leur teneur élevée en sucres libres, les boissons sucrées et les jus de fruits sont également très acides; ils contribuent donc doublement à l’érosion dentaire.

OPTER POUR DES COLLATIONS SAINES

L’idéal est de favoriser des aliments qui contiennent peu de sucres et qui n’adhèrent pas aux dents. C’est justement le cas des noix, des produits laitiers, des fruits et des légumes.

BON À SAVOIR

Certains médicaments et la déshydratation peuvent causer de la sécheresse buccale. Or, le fait d’avoir moins de salive dans la bouche augmente le risque de développer des caries.

Source : Revue Le Bel Âge, avril 2023, p46


274e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES

LES FÊTES NATIONALES DE LA CHINE, DE CHYPRE ET DE TUVALU


En mémoire de…

CHARLES AZNAVOUR 1924-2018 – Auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain franco-arménien.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Harold CormierGaétan Demers

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le bonheur est une fleur qu’il ne faut pas cueillir.

André Maurois


Ça s’est passé un 1er octobre…

(1928) Les premiers contrats de service postal aérien, signés en mai 1928, assurent le service dans les centres économiques et urbains du Canada : Toronto, Montréal et Ottawa. (On avait déjà commencé à livrer du courrier le long de la basse Côte-Nord à l’automne et à l’hiver de 1927-1928). Le système devait accélérer la communication entre ce corridor central et les navires transatlantiques partants et arrivants.

Cependant, en raison du développement précoce de lignes de poste aérienne vers des destinations au sud de la frontière — Montréal-Albany, Toronto-Buffalo, puis plus tard Toronto-Detroit — le système fonctionne plus ou moins à l’unisson avec le système américain plus gros

(1950) À l’occasion de l’Année Sainte, en 1950, le cardinal Léger demande 15 minutes de temps d’antenne, à tous les jours, à la station CKAC pour une période d’un mois, pour la « Croisade du Rosaire ». Cette émission, le « Chapelet en famille », remporte un succès instantané. Et le mois terminé, l’année terminée, l’émission se poursuit jusqu’au premier octobre 1970, trois ans après le départ du cardinal Léger.

(1975) À 19h47, une déflagration à l’usine d’explosifs CIL de McMasterville, au sud-est de Montréal, se fait sentir à 8 km à la ronde. L’explosion tue huit ouvriers sur le coup et en blesse sept autres.


On ne décide de rien finalement

La Une

Hier, un article du Journal de Montréal m’a fait sourire parce que pleurer n’en valait pas la peine, mais il prouvait que même chez nous, nous sommes loin d’avoir le contrôle de notre territoire.

Vous vous souvenez des feux de forêts de l’été qui vient de se terminer ? On a dû évacuer des villes et villages pour protéger notre monde. Alors en préambule, je vous reproduis ce texte et je garderai mon commentaire pour la fin.

« DIFFICILE D’ARRÊTER LE CN

Québec a tenté par tous les moyens d’empêcher les trains du CN de circuler dans les zones vulnérables aux incendies, mais s’est heurté à un problème complexe.

Le 6 juin, alors que les habitants de Chibougamau avaient dû évacuer leur ville d’urgence, le ministère de la Sécurité publique tentait de faire stopper les trains de marchandises du Canadien National.

« Pourquoi on ne les a pas freinés ? » demande le ministre irrité aux membres de la cellule de crise réunis à Québec.

« On a eu des discussions avec le ministère des Transport à cet effet-là, et ils ont réuni l’association des transporteurs ferroviaires à cet effet-là pour leur mentionner la fermeture de la forêt et qu’il y avait des raisons pour ça », a répondu Jean Savard, directeur des opérations à la direction générale de la sécurité civile.

Les trains du CN ont été mis en cause dans les incendies de forêt de Lytton en Colombie Britannique en 2021 et celui de Timmins en Ontario en 2012. Dans les deux cas, le CN a refusé les accusations. »

C’est pas beau ça ? On est chez nous et on ne peut obliger le CN à nous obéir et d’arrêter de circuler sur les voies ferrées désignées interdites à cause des feux. Nos politiciens manquent d’imagination puisqu’il aurait été nécessaire de faire venir les Mohawks de Kanesatake et Kahnawake pour monter des barricades avec des bandits armés jusqu’aux dents et qui demeurent des intouchables.

Vous vous souvenez 1990, excusez l’expression mais ils nous tenaient par les couilles. Ils ont paralysé le secteur pour protéger des arbres pendant 78 jours. Ils connaissent ça des barricades et ne craignent pas d’amener leurs enfants au front pour en faire de la chair à canon.

Ils ont l’expérience des barricades. Le CN n’aurait jamais circulé avec des barricades des deux pôles avant et arrières du train. Je ne comprends pas pourquoi le ministère des Transport n’y a pas songé un seul instant.

Des barricades Mohawks, ça paralyse un pays, alors pourquoi s’en priver ! Nos politiciens manquent définitivement d’imagination et de souvenirs.


273e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU BOTSWANA

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA MER

LA JOURNÉE NATIONALE POUR LA VÉRITÉ ET LA RECONCILIATION

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA TRADUCTION


En mémoire de…

ANDRÉE BOUCHER 1938-2021 – Actrice, comédienne et animatrice québécoise


Pensée et citation du jour

Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenêtre.

Frédéric II

Ça s’est passé un 30 septembre…

(1941) Le massacre de Babi Yar est le plus grand massacre de la Shoah par balles menée par les Einsatzgruppen nazis en URSS : 33 771 personnes (juifs, prisonniers de guerre soviétiques, communistes, Roms, nationalistes ukrainiens et otages civils) furent assassinées par les nazis et leurs collaborateurs locaux principalement les 29 et 30 septembre 1941 aux abords du ravin de Babi Yar.

(1983) Entrée en vigueur de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Entrée en vigueur, par une cérémonie à l’Assemblée nationale, de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne ayant préséance sur toute autre loi de juridiction québécoise.

(2006) Une partie du viaduc du boulevard de la Concorde s’effondre en début d’après-midi sur l’autoroute 19 à Laval, écrasant sous son poids deux véhicules, en plus de faire six blessés parmi les gens qui circulaient sur la structure; cinq personnes périssent dans l’effondrement de ce viaduc, trois personnes d’un même véhicule meurent dans l’accident, ainsi que deux personnes d’une autre voiture coincée sous les décombres.


Un pan de notre histoire : Les colons qui ont sauvé Ville-Marie ont failli ne jamais y mettre le pied

La Une

Le dernier recensement de la ville de Montréal (2021) parle d’une population de 1 762 949 pour la métropole. Montréal, capitale culturelle du pays, grande ville universitaire et poumon économique du Québec, n’a pas toujours eu cette vigueur.

Le fort de Ville-Marie, situé sur l’île de Montréal et fondé par Jeanne Mance et Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1642, ne comptait que quelques colons. Au début des années 1650, la petite colonie montréalaise s’élève à plus ou moins 50 personnes, et les affrontements incessants avec les Iroquois freinent son développement. Elle est presque à l’article de la mort.

Après neuf ans de tentatives d’enracinement colonial, il ne reste plus qu’une poignée d’hommes capables de défendre le fort.

Nombreux sont les premiers colons qui, découragés, sont retournés en France. En 1651, la peur est si palpable qu’on n’ose pas sortir des maisons et se déplacer sur l’île sans être armé. Jeanne Mance doit même abandonner son Hôtel-Dieu pour s’abriter à l’intérieur des murs de la forteresse.

La situation est tellement désespérée que Maisonneuve commence sérieusement à envisager de plier bagage et de rapatrier tous ses colons en France. C’est presque en désespoir de cause que Jeanne Mance trouve l’aide financière nécessaire pour que Maisonneuve prenne la tête d’une expédition d’urgence en France afin de recruter de nouveaux colons.

Elle lui confie 22 000 livres, qui devaient servir à la fondation de l’Hôtel-Dieu, pour payer le voyage et le recrutement. Il déclare avant de quitter la colonie pour sa mission : « Je tâcherai d’amener 200 hommes […] pour défendre ce lieu; que si je n’en ai pas au moins 100, je ne reviendrai point et il faudra tout abandonner, car aussi bien la place ne seroit pas soutenable. »

MAISONNEUVE EN FRANCE

Une fois débarqué sur le Vieux Continent, il se met rapidement à la tâche et multiplie les actions pour sauver Ville-Marie, Il rencontre des membres de la Société de Notre-Dame et des gens riches et puissants qui ont les poches bien creuses, comme Angélique Faure de Bullion. Il réussit à lever les fonds nécessaires pour la recrue.

Accompagné par monsieur de La Dauversière, Maisonneuve sillonne les provinces françaises pour recruter des hommes robustes en mesure de défendre la jeune colonie. Ils doivent savoir manier les armes et occuper un métier utile pour le développement de Montréal.

Le recrutement se fait principalement aux environs de La Flèche, la ville natale de La Dauversière. Il ne s’empêche pas non plus de se rendre à Troyes, où il rencontre une femme déterminante pour l’avenir de la colonie, Marguerite Bourgeoys.

Le bilan de cette tournée fait état de 153 hommes qui auraient signé un acte d’engagement de recrue pour venir prêter main-forte à la petite colonie sur l’île de Montréal. Cependant, de ce nombre, 50 personnes ne se sont jamais présentées le jour de l’embarquement. C’est donc 103 hommes qui quitteront le port de Saint-Nazaire en direction du « Nouveau Monde ».

Ces hommes s’engagent par contrat pour une période trois à cinq ans avec un salaire proportionnel à leur expérience auprès de la Compagnie de Montréal. En échange, ils reçoivent la garantie d’être nourris et logés et de pouvoir retourner en France à la fin de leur engagement s’ils le désirent.

LA TRAVERSÉE

Le 20 juin 1653, les recrues prennent la mer, mais quelques jours plus tard, on s’aperçoit que le navire est complètement pourri, il prend l’eau de partout et menace même de couler. Marguerite Bourgeoys, présente à bord, raconte que les passagers sont terrorisés ou en colère. Le capitaine Pierre Le Besson n’a d’autre choix que de rebrousser chemin sur plus de 1600 km et retourner en France.

Lorsque les côtes européennes sont en vue, les colons recrutés sont terriblement anxieux, au point que Maisonneuve choisit de ne pas accoster le navire à un port du continent.

« Monsieur de Maisonneuve fut, avec tous ses soldats, en une île d’où l’on ne pouvait s’échapper, car autrement il n’en serait pas demeuré un seul. Il y en eut même qui se jetèrent à la nage pour se sauver, car ils étaient comme de furieux et croyaient qu’on les menait en perdition. »

Maisonneuve parviendra à rassurer ses troupes et, trois semaines plus tard, le 20 juillet, on entreprend enfin la traversée de l’océan Atlantique en direction de Cap-aux-Diamants. C’est un voyage laborieux, principalement parce qu’une grave épidémie, probablement de peste, frappe les passagers.

Le deuxième navire affrété par l’équipage de Maisonneuve était vraisemblablement déjà contaminé par la vermine avant le départ.

On compte évidemment beaucoup de malades à bord et les passagers infectés s’entassent dans l’entrepont dans des conditions plus que misérables. D’ailleurs, huit hommes vont perdre la vie durant cette traversée de l’Atlantique.

LES COLONS ACCUEILLIS EN VÉRITABLES SAUVEURS

Après avoir affronté la situation peu enviable de promiscuité, les conditions sanitaires difficiles, surtout la maladie, et des tempêtes océaniques, les colons de la Grande Recrue accostent enfin à Québec le 22 septembre 1653.

Les habitants de Québec explosent de joie en voyant ces voyageurs venus d’Europe. Le gouverneur Jean de Lauzon souhaite même offrir à ces engagés de rester à Québec, mais Maisonneuve refuse catégoriquement. Il utilise comme principal argument, pour contrecarrer la pression du gouverneur Lauzon, un mandat officiel du roi qui le somme de conduire ces recrues pour sauver la colonie de Ville-Marie.

Jeanne Mance, qui était venue les accueillir à Québec, quitte rapidement la capitale pour aller informer les colons de Montréal que les renforts arrivent enfin.

Mais le gouverneur Lauzon est tenace, il refuse alors de mettre à leur disposition des barques qui leur permettraient de faire le voyage sur le Saint-Laurent jusqu’à Montréal. Après plusieurs semaines d’embûches, Maisonneuve réussit envers et contre tous à trouver des embarcations et à entreprendre la route vers sa destination.

À mi-chemin, la neige et le froid frappe les colons et leur donne un aperçu de ce qui les attend au Canada. C’est finalement le 16 novembre 1653, sous une neige abondante, qu’ils arrivent enfin en vue de l’île de Montréal.

Toute la population de la colonie de Ville-Marie s’est donné rendez-vous au pied de la rivière Saint-Pierre pour les voir approcher. Elle réserve alors aux nouveaux colons un accueil triomphal. On peut dire qu’après deux ans d’efforts incessants, Maisonneuve a gagné son pari et que Ville-Marie sera sauvée.

DÉCOMPTE DES HOMMES RECRUTÉS

L’étude des contrats d’engagement nous amène à parler de 103 hommes, dont 8 vont mourir pendant la traversée, ce qui donne un total de 94 hommes arrivés sains et saufs à Québec.

Ils portent des noms aujourd’hui bien répandus au Québec comme :

Auger, Baudry, Beaudoin, Bouchard, Bouvier, Brossard, Cadet, Desautels, Despres, Ducharme, Fontaine, Fruitier, Gaudin, Gendron, Gervais, Guertin, Hardy, Hurtubise, Jetté, Langevin, Lauzon, Lefebvre, Martin, Meunier, Millet, Mousseau, Olivier, Picard, Robin, Roger, Valiquette…

Références : La grande recrue de 1653 de R. J. Auger.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, Cahier Weekend, 23 septembre 2023, p72


272e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Michel Painchaud

Bon anniversaire !


On jase là…

Laissez-en rentrer du monde, des étrangers sans aucun contrôle. Notre société est devenue très violente et l’immigration non sélective en est la principale cause. C’est devenu une plaie impossible à guérir. Une copie conforme de ce que la France vit depuis qu’elle a ouvert ses portes toutes grandes sur le monde. Elle a complètement perdu le contrôle de son immigration et n’arrive pas à trouver une solution pour s’en sortir. C’est à ça, que ressemble le Canada de Trudeau.


Pensée et citation du jour

Le soleil accepte bien de passer par de petites fenêtres.

Frederick van Eeden


Ça s’est passé un 29 septembre…

(1969) Une bombe explose à la résidence du maire de Montréal, Jean Drapeau. Lors de l’incident, celui-ci était à son restaurant le « Vaisseau d’Or ». La déflagration cause beaucoup de dégâts mais ne fait aucune victime. C’est la première fois qu’une tentative semblable est faite à l’endroit d’un des dirigeants de la ville de Montréal. Elle survient à peine un mois après l’annonce d’une nouvelle politique contre le terrorisme faite par le ministre québécois de la Justice, Rémi Paul.

(2004) Le président des Expos, Tony Tavares confirme en conférence de presse au Stade olympique de Montréal, le départ de l’équipe de baseball qui déménagera à Washington; les Expos ont joué aujourd’hui le dernier match de leur histoire à Montréal contre les Marlins de la Floride, après 35 ans de présence à Montréal. Les Expos joueront une ultime partie à New York le 3 octobre 2004 au stade Shea, là-même où ils avaient joué leur toute première partie le 8 avril 1969. Les Mets les ont finalement rossés 8-1 avant que les uniformes des Expos ne deviennent des pièces de collection.

(2015) Le vol CA879 d’Air China s’est posé peu après 13h30 sur la piste 24 droite avant d’être « baptisé » par deux camions du service des incendies d’Aéroports de Montréal qui ont arrosé le Boeing 777. Il s’agit du premier vol de cette nouvelle liaison qui avait été annoncée en mai dernier. Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, avait signalé sa présence pour l’occasion à la conférence de presse prévue dans la foulée de ce vol inaugural. Le service entre Montréal et Pékin sera assuré trois fois par semaine par Air China.


Saviez-vous que…

La Une

Le jour de la fête des Morts appelée Dia de Muertos est une tradition mexicaine nationale qui se tient les 1er et 2 novembre ?

On y célèbre différents rituels aztèques qui se perpétuent depuis plus de 3000 ans. La déesse Mictecacihuatl autrefois honorée en tant que Dame de la Mort a été remplacée par la suite par la Catrina.

Chaque année, les Mexicains rendent ainsi hommage aux âmes de l’au-delà en décorant les cimetières de fleurs, dont la Cempasuchitl (une variété d’œillet orange qui plait aux défunts, croit-on), de jouets et d’outils selon les défunts, de photos, de diverses offrandes, de cierges, de Pale Picado (une guirlande de papier orange et noir découpée en squelette et en tête de mort), de soucoupes de sel pour purifier les lieux, d’eau pour abreuver les âmes de retour.

On partage un pain des morts à base d’anis et de sucre et on mange aussi des petits crânes en sucre (calaveras) en confiserie. Selon la croyance, les âmes des enfants (angelitos) se manifesteraient dans la nuit du 1er novembre et celles des adultes dans celle du 2 novembre.

Parlant squelette… Saviez-vous que le corps humain compte entre 206 et 350 os selon la période de sa vie ?

A vrai dire, les bébés naissent avec environ 350 os dits mous, dont une grande partie vont se souder au cours de la croissance jusqu’à 20-25 ans. À l’âge adulte, le corps passera ainsi à 206 os comprenant les 6 osselets de l’ouïe.

Parmi ces 206 os, la moitié forme les pieds avec 26 os dans chaque pied et les mains avec 27 os chacune ! Fait amusant à savoir, la girafe compte le même nombre de vertèbres cervicales que nous, c’est-à-dire sept, mais elles sont un tout petit peu plus grosses !

Source : Danielle Goyette, revue Camping Caravaning, octobre-novembre 2023, p63


271e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Janine Anctil Laval Audet

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les plus beaux yeux pour moi sont des yeux pleins de larmes.

Edmond Rostand


Ça s’est passé un 28 septembre…

(1972) Au hockey international, la série du siècle prend fin de façon spectaculaire, sur un dramatique filet de Paul Anderson. Le Canada triomphe de la Russie, 6 à 5.

(1988) Moïse Thériault est complètement ivre. Ses huit épouses savent que, dans cet état, il est capable du pire. Il décide d’opérer sa Rachel, qui se nomme Solange Boilard, 32 ans. Depuis quelques jours, celle-ci se plaint de maux d’estomac. Theriault lui arrache un bout de boyau et elle meurt le lendemain.

(2001) Céline Dion en tête, les artistes québécois démontrent leur soutien aux victimes des attentats du 11 septembre aux États-Unis, lors du spectacle marathon de cinq heures Québec-New York, Un spectacle pour la vie, au Centre Molson de Montréal.


C’est simple… Il faut EXIGER !

La Une

Aujourd’hui et demain Montréal sera l’hôte du plus gros sommet d’intelligence artificielle au Canada, baptisé « ALL IN ».

La mairesse sourire, qui semble toujours favoriser la langue anglaise, s’en réjouit et elle n’est pas la seule. Toutes ces organisations sans colonne vertébrale, ne s’offusquent pas de l’utilisation de l’anglais parce qu’ils ne font que suggérer fortement l’utilisation du français.

Il ne faut pas suggérer mais bien EXIGER le français dans un État francophone, le seul en Amérique du Nord.

Pour vous montrer la mollesse de nos institutions et sociétés envers le français, voici quelques timides réactions de :

Cabinet de la mairesse Valérie Plante

Elle accueille avec fierté des événements d’envergure mondiale : « Nous encourageons très fortement les promoteurs privés à utiliser le français dans la nomination de leurs événements. Montréal est la métropole francophone d’Amérique et nous encourageons tous les organisateurs à valoriser notre langue commune. »

Pas fort comme conseil. Ça fait même sourire les Anglos.

L’Université McGill – l’Université de Montréal – le Conseil de l’innovation du Québec – Montréal international – Ivado

Ils ont tour à tour refusé de se mouiller comme partenaire, en renvoyant la balle aux organisateurs de l’événement. Ça vous surprend ?

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)

Elle se fait pourtant l’apôtre de la francisation avec son programme de jumelage linguistique « J’apprends le français ». Elle a déjà abdiqué !

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)

Sans se prononcer sur cet aspect, a précisé que son vice-président fera sa présentation en français. Une autre farce !

SCALE AI, co-présidée par Hélène Desmarais et qui a reçu plus de 300 M$ de fonds publics, est consciente du fait français mais utilise un nom anglophone. C’est scandaleux !

Tous ces participants promettent de fournir toute la documentation en français mais ce qui frappe dans la promotion de l’événement c’est « ALL IN » et fuck le français.

Il faut toujours se rappeler que ces institutions et entreprises multimilliardaires profitent amplement de subventions des francophones du Québec, qui ont baissé les bras depuis fort longtemps.

Une autre hypocrisie de tous ces dirigeants et biens nantis de notre société pour qui le français demeure une langue de colonisés. Parce que, comme l’a dit un certain hautain qui se nomme Michael Rousseau, d’Air Canada : « je vis sans problèmes aucuns en anglais depuis plus de 14 ans à Montréal alors c’est quoi la problème ».

Au fait, j’aimerais bien connaître sa progression suite à sa promesse d’apprendre le français.

Un autre visage à deux faces !


270e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Robert Ansaldi

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le temps de l’attente ressemble au temps de la sécheresse; toujours trop long.

Jovette Marchessault


Ça s’est passé un 27 septembre…

(1950) Invention du répondeur téléphonique.

(1998) Fondation de Google.

(2006) Première mondiale : une équipe du CHU de Bordeaux réalise une opération chirurgicale en apesanteur. C’est dans des conditions un peu particulières que Philippe Sanchot s’est fait retirer, mercredi 27 septembre, une tumeur graisseuse à l’avant-bras. Il est en effet le premier patient à avoir été opéré en apesanteur.

« On n’a pas cherché à faire un exploit technique mais à réaliser un test de faisabilité. On s’est mis en situation réelle pour opérer dans les conditions spatiales », a indiqué le responsable de l’expérience, le professeur Dominique Martin du CHU de Bordeaux. « Maintenant on sait qu’un être humain pourra se faire opérer dans l’espace sans trop de difficultés », a-t-il ajouté.

(2010) Les Pierrafeu, célèbre série d’animation mettant en scène un couple préhistorique et ses deux enfants dont la vie présente beaucoup de points communs avec celle des banlieusards américains des années 60, fête cette semaine ses 50 ans aux États-Unis.


Raviver les meubles en bois

La Une

Madame Chasse-Taches nous revient cette semaine avec ses trucs de tous les jours. Cette fois-ci, elle nous propose de s’attarder aux meubles en bois.

***

Un simple coup de chiffon permet de raviver le bois tout en faisant disparaître les petites imperfections.

L’ACAJOU ET LE CHÊNE

Mélanger 15 ml (1 c. à soupe) d’huile de lin, 15 ml de térébenthine (1 c. à soupe) dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Frotter avec un chiffon doux et polir ensuite avec un chiffon sec dans le sens du bois. Mais attention, l’utilisation de cette recette pourrait endommager le teck et foncer la couleur du bois clair.

L’ÉBÈNE

Appliquer de la vaseline avec un chiffon doux et laisser agir pendant une trentaine de minutes avant de polir.

MEUBLE CIRÉ

Enlever les excédents de cire en frottant la surface du bois fraîchement ciré avec un chiffon et du talc qui les absorbera.

LA PLUPART DES BOIS NON-VERNIS, DONT LE PIN ET LE NOYER

Mélanger 150 ml (10 c. à soupe) de jus de citron à 75 ml (5 c. à soupe) d’huile d’olive. Ajouter une quinzaine de gouttes d’huile essentielle de citron. Verser dans un petit flacon et utiliser un chiffon doux pour nourrir en profondeur le bois. Conserver la bouteille dans un endroit frais ou même au réfrigérateur pour les usages ultérieurs.

MEUBLE VERNI

Un chiffon microfibre et quelques gouttes de savon noir nettoieront les surfaces de tous les bois vernis.

ÉPOUSSETAGE DES MEUBLES ET BOISERIES

Mélanger 2 ml (1/2 c. à thé) d’huile d’olive à 60 ml (1/4 tasse) de vinaigre ou de jus de citron. Humecter un chiffon doux avec cette solution. Laisser sécher le chiffon et le conserver pour un époussetage à sec. Ce mélange, en plus de nourrir le bois, permet de cacher les petites éraflures.

LES TACHES D’EAU

Pour faire disparaître des taches d’eau sur un meuble ciré. Utiliser un chiffon imbibé de lait chaud et frotter avec un autre linge de laine. Polir ensuite avec votre cire habituelle.

Vous pourriez aussi frotter les taches dans le sens du grain du bois avec une pâte constituée de bicarbonate de soude et de quelques gouttes d’eau. Essuyer ensuite avec un linge microfibre.

Sur un meuble ciré, vous enlèverez les taches et les auréoles causées par l’eau en les frottant avec un bouchon de liège. Polir ensuite avec un chiffon de laine.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, Cahier CASA, 23 septembre 2023, p5


269e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA CONTRACEPTION


On jase là

J’écoutais récemment les publicités radiophoniques du gouvernement du Québec sur la sécurité routière et je me demandais pourquoi investir dans des publicités du genre alors que les conducteurs ne les écoutent même pas. Chez les jeunes c’est pire. Malgré les interdictions, on les voit au volant avec leur cellulaire, hypocritement en main, ou avec des écouteurs de style Air Pods qui se dissimulent discrètement. Le meilleur remède c’est la répression. Quand tu fouilles dans les poches des contrevenants avec des amendes salées, c’est beaucoup plus dissuasif.


Pensée et citation du jour

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.

Rabindranath Tagore


Ça s’est passé un 26 septembre…

(1929) L’américain James Doolittle réussit à piloter un avion « en aveugle » grâce à l’installation d’un pilote automatique. Ce système, qui agit sur les gouvernes pour stabiliser l’appareil le long de sa trajectoire, permet au pilote de lâcher les commandes et de se reposer. Inventé en 1914 par Elmer Sperry, il ne commence à équiper les avions qu’au début des années 30 après l’expérience réussie de Doolittle.

(1969) Le barrage de Manic-5 portera désormais le nom de Barrage Daniel-Johnson.

(2006) Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier détiennent le record Guinness de longévité d’une pièce de théâtre jouée par la même distribution; Broue est un phénomène non seulement dans l’histoire du théâtre québécois mais dans le monde entier puisque, certes, La souricière ou La cantatrice chauve ont été joués plus souvent que Broue, mais pas 2726 fois en 27 ans par les mêmes comédiens.

Les comédiens annoncent que la pièce ne sera plus jouée mais continue à être jouée. Ainsi on annonce la présentation du spectacle pour leur première tournée d’adieu en 2008.