Un pan de notre histoire : La saga de la famille Plouffe est inspirée par le premier attentat meurtrier de l’histoire de l’aviation commerciale

La Une

« Au moins, je meurs célèbre », lance Albert Guay à ses bourreaux au moment de payer de sa vie pour le meurtre de sa femme, Rita Morel, le 12 janvier 1951. Au terme d’un procès retentissant où il entraînera ses complices à la potence, il est reconnu coupable du premier attentat à la bombe de l’histoire de l’aviation commerciale. Cette histoire servira d’inspiration pour le roman Le crime d’Ovide Plouffe paru en 1982, du romancier Roger Lemelin. Le cinéaste Denys Arcand en tirera un film du même nom en 1984.

La tragédie qui a fait 23 victimes est survenue le 9 septembre 1949 au-dessus du village de Sault-au-Cochon, à 60 kilomètres au nord-est de Québec.

« Albert Guay avait fait déposer dans l’avion une valise remplie d’explosifs par son amie, Marguerite Pitre. Celle-ci sera condamnée à mort pour ce geste. Elle est d’ailleurs la dernière femme à avoir connu la peine capitale au Canada », résume l’historien Simon Dubé, adjoint exécutif du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec.

Il s’en est fallu de peu pour que ce crime presque parfait reste impuni. Réglée pour provoquer un crash au-dessus du fleuve de façon à disperser les débris dans l’eau, la bombe a explosé au mauvais moment. L’avion avait décollé avec cinq minutes de retard, causant une faille dans le plan de Guay.

CRIME JUDICIAIRE

Analysés par deux chimistes du laboratoire, Bernard Péclet et Franchère Pépin, les débris du DC3 de la Canadian Pacific Air Lines ont révélé la présence de poudre explosive. Un élément déterminant dans la preuve.

« Le procès d’Albert Guay a été très médiatisé, mais il a fallu un certain temps avant de le considérer comme suspect. On a d’abord cru à un accident ou à une erreur humaine », poursuit M. Dubé.

L’entreprise commerciale avait mis ses meilleurs experts sur l’affaire, mais ils ont transféré l’enquête à la Sûreté du Québec quand il est devenu évident qu’on avait affaire à un acte criminel. On apprendra par exemple que Guay avait pris, le matin même du drame, une police d’assurance à son nom de 10 000 $ en cas de mort accidentelle de sa femme.

Il entretenait en plus une relation intime avec Marie-Ange Robitaille, une femme de la maison de chambres de Mme Ruest.

Ce sont Péclet et Pépin eux-mêmes qui iront perquisitionner chez le frère de Marguerite, Généreux Ruest, horloger de métier, qui avait réglé la minuterie de la bombe. Il le reconnaîtra, mais affirmera qu’il croyait programmer le dynamitage du terrain d’un futur immeuble et non d’un avion.

« Sur un morceau de carton ayant servi à assembler la bombe, on a trouvé des traces microscopiques du même explosif que celui des carcasses d’avion, des preuves accablantes », mentionne Dubé.

AUTOPSIES

Le laboratoire, qui était dirigé par Rosario Fontaine depuis la mort du fondateur Wilfrid Derome, a aussi procédé à des autopsies sur plusieurs victimes de l’attentat.

Les chimistes témoigneront dans les différents procès qui tiendront en haleine la ville de Québec pendant plusieurs mois.

Quand Albert Guay sera reconnu coupable de l’attentat, il dénoncera ses complices, affirmant que ceux-ci étaient au courant de ses intentions. Le 25 juillet 1952, Généreux Ruest sera pendu, suivi de sa sœur, Marguerite, le 9 janvier 1953. Ceux-ci affirmeront jusqu’à leur dernier souffle qu’ils ignoraient les desseins meurtriers de Guay.

Cette affaire marquera l’histoire de la police scientifique québécoise, car ce sont les traces chimiques des explosifs qui mèneront à l’arrestation et à la condamnation des coupables.

Et elle marquera l’histoire du Canada tout court, car la culpabilité des complices de Guay a toujours soulevé des doutes.

NDLR. : Après toutes ces années, les débris de cette explosion sont toujours dans cette forêt, entre Saint-Tite-des-Caps et Petite-Rivière-Saint-François, au nord-est de la ville de Québec.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 novembre 2023, p79


332e jour de l’année

Décompte…

NOËL : 27     NOUVEL AN : 34 


Pensée et citation du jour…

Il faut tenir à une résolution parce qu’elle est bonne, et non parce qu’on l’a prise.

La Rochefoucauld


Ça s’est passé un 28 novembre…

(1789) Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l’Assemblée Constituante une nouvelle version de la machine servant à exécuter les condamnés à mort. L’engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est, selon ses promoteurs, le moyen « le plus sûr, le plus rapide et le moins barbare ». Il sera d’abord appelé ‘Louison » ou « Louisette » mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de « guillotine » en souvenir de celui qui l’avait présenté. Le peuple, quant à lui, surnommera la machine « la veuve ». Le premier guillotiné sera un certain Nicolas-Jacques Pelletier, bandit de grand chemin, le 25 avril 1792. La guillotine fonctionnera jusqu’en 1977.

(1925) Lors de sa dernière et tragique partie au Forum, Georges Vézina, malade, faisait 102 degrés Fahrenheit de température. Ayant peine à se tenir entre ses poteaux, il bloquait quand même toutes les rondelles et l’adversaire se trouvait toujours devant une feuille blanche de pointage à la fin de la première période. C’est alors que celui qui n’avait jamais manqué une seule joute, en saison régulière ou durant les éliminatoires, s’écroula sur la glace, terrassé par une hémorragie. Il ne devait plus revenir au jeu et il mourut de la tuberculose quatre mois plus tard, le 27 mars 1926. Il était âgé de 39 ans et deux mois. Le trophée portant son nom est remis chaque année au meilleur gardien de but.

(1947) Le docteur Edwin Land met au point un appareil photo à développement instantané : le Polaroïd. Il fait la démonstration du modèle 95. Le développement, prenait une minute.
Ce fut un succès immédiat et les ventes de la première année dépassèrent 5 millions $. En 1962, le nombre de propriétaires de Polaroïds excèdent les quatre millions.
Les premiers Polaroïds couleurs arrivent en 1963.


Saviez-vous que…

La Une

Même si une seule lettre diffère dans les mots « hibernation » et « hivernation », ces deux mots sont bien distincts.

Les animaux qui hibernent traversent l’hiver dans un état de léthargie profonde entraînant une hypothermie contrôlée. Seules certaines zones de leur cerveau contrôlant les activités vitales demeurent alertes.

Hibernation

Ils abaissent leur température corporelle à 6°C et même à 1°C et leurs fonctions physiologiques sont au ralenti. Chez certains, le rythme cardiaque peut diminuer jusqu’à trois battements à la minute seulement !

Les animaux qui hibernent sont des petits mammifères qui ne peuvent pas produire assez de chaleur corporelle pour survivre à l’hiver, notamment les marmottes, les écureuils et autres petits rongeurs, ainsi que les reptiles, les grenouilles et les tortues. Étonnamment, l’engoulevent est le seul oiseau capable d’hiberner.

La période d’hibernation se situe entre la mi-novembre et la mi-février environ.

Hivernation

Quant à ceux qui hivernent, ils se cherchent plutôt un abri sec et tempéré où ils peuvent se cacher de l’hiver pour y somnoler, mais reprendre au besoin certaines activités comme changer d’abri, chercher de la nourriture ou même mettre bas. Les ours, les ratons laveurs, certains oiseaux et même les fourmis et les abeilles hivernent.

Enfin, certains fuiront carrément le temps froid comme les oiseaux migrateurs pour aller hiverner plus au sud.

Source : Revue Camping caravaning, décembre 2023 et janvier 2024, p57


331e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gilles Guay

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 28     NOUVEL AN : 35 


Pensée et citation du jour…

La vie est courte mais il y a suffisamment de temps pour la courtoisie.

Ralph Waldo Emerson


Ça s’est passé un 27 novembre…

(1827) La première allumette inflammable par friction est l’invention du chimiste anglais John Walker. Il reprit des travaux infructeux menés par Robert Boyle, en 1680, sur l’utilisation du phosphore et du soufre. Walker mit au point un mélange d’antimoine (III) sulfure, chlorate de potassium, gomme et amidon, qui pouvait s’enflammer en frottant sur une surface rugueuse.

Les premières allumettes, brevetées par Samuel Jones, furent commercialisées sous le nom de lucifers. Elles présentaient d’importants défauts, la flamme étant instable et la réaction trop violente. De plus, l’odeur qu’elles produisaient était désagréable. Malgré ces difficultés d’utilisation, on considère que ces premières allumettes contribuèrent à l’augmentation du nombre de fumeurs.

(1861) Inauguration du transport public par tramway à Montréal. Les voitures sont tirées par des attelages de deux chevaux qu’on relaie assez fréquemment; dans les pentes, on fait appel à quatre chevaux. Le tarif est de cinq sous pour les adultes et de trois sous pour les enfants. Les tramways électriques feront leur apparition en 1892. Une voie ferrée de 10 km passait sur l’actuelle rue Notre-Dame. Un attelage de chevaux tirait alors les voitures en été, remplacées par des traîneaux l’hiver.

(1985) Le peintre Frédéric Doyon dévoile qu’il s’est vu confier la décoration de la vaste chapelle aménagée sous le sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré. Selon l’artiste, il faudra au moins cinq ans avant qu’il ne mette la touche finale aux 17 toiles commandées par les Pères Rédemptoristes, gardiens du sanctuaire. Sur les flancs de la chapelle, vous pouvez voir de nombreuses peintures de Frédéric Doyon et Marius Dubois, peintres Québécois. La maladie qui l’emportera en 1993 ne lui aura permis d’en compléter que cinq.


Le retour des contes de Noël

La Une

Décembre apporte les joies du temps des Fêtes. La neige, les décorations extérieures multicolores qui scintillent de mille feux, pendant que la neige tombe lentement à gros flocons, pour créer l’ambiance festive et féérique de ce merveilleux temps qui transcende toutes les générations.

Les Noëls nous font voyager dans le temps qui nous rappelle notre enfance, alors que le sommeil du 24 décembre tardait à nous transporter au pays des rêves avec l’image de développer nos cadeaux, la nuit venue. Les jouets tant espérés qui allaient nous combler de joie.

Décembre, c’est aussi les petits films à l’eau de rose que la télévision nous propose. Des histoires qui tantôt nous font pleurer et rire, dans des décors extraordinaires qui se terminent toujours bien, sans violence et avec des messages d’amour. Bon an mal an, ces classiques, loin d’être démodés, nous reviennent et on est toujours rivé à l’écran pour les regarder je ne sais plus combien de fois, et s’y raccrocher.

Moi-même, décembre me ramène mon cœur d’enfant. Ayant personnifié le crédible père Noël durant plusieurs années, ce moment de l’hiver me refait plonger dans mes souvenirs et je revois ces enfants, les yeux pétillants d’étoiles, s’assoir sur mes genoux pour cueillir leurs étrennes. Je dois vous avouer, en toute modestie, que jamais les enfants ne se sont doutés que j’habillais le mythique personnage. C’est ma fierté.

Avec ce cœur d’enfant, ce blogue vous proposera cinq nouveaux contes de Noël en décembre; deux pour les grands au cœur d’enfants, et trois pour les enfants au cœur d’ange. Des histoires fantastiques, sortis de la plume magique de Micheline Duff et publiées chez Québec Amérique, qui m’ont gracieusement permis de les reproduire pour vous les offrir.

Et si l’envie vous tente d’en lire d’autres, sachez que ce blogue en contient plus de 150 dans ses archives, en cliquant sur la case des archives et en sélectionnant « Contes de Noël », vous pourrez les découvrir. Il y en a pour tous les goûts. Quoi de mieux afin de raconter de jolies histoires à vos enfants et petits-enfants à la veille du dodo pour créer la magie de Noël.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer, dès le 3 décembre prochain. Bonne lecture.


330e jour de l’année

En souvenir de…

PATRICK BOURGEOIS 1974-2017 – Chanteur québécois du groupe les BB.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Les jumelles Alice et Juliette Raymond

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 29     NOUVEL AN : 36 


Pensée et citation du jour…

Fais en sorte que chacun soit plus heureux après t’avoir rencontré.

Mère Teresa


Ça s’est passé un 26 novembre…

(1984) Alors que la saison vient de commencer difficilement, le joueur vedette du Canadien de Montréal Guy Lafleur annonce sa retraite, à la surprise générale.

(1985) La Montréalaise de 28 ans Diane Hébert subit une double greffe coeur-poumons à l’hôpital général de Toronto. L’opération prend 6 heures et demie. Diane Hébert devient la première Québécoise à bénéficier d’une greffe coeur-poumons. Elle a vécu jusqu’au 29 juin 2008.

(2000) Le gouverneur Georges W. Bush est déclaré vainqueur des 25 grands électeurs de Floride pour la présidence des États-Unis; il récolte un total de 271 grands électeurs soit un de plus que le nombre requis pour entrer à la Maison-Blanche contre 267 pour le vice-président démocrate Al Gore.


Un pan de notre histoire : En 1924, le vol du siècle orchestré par un ancien policier de Montréal vire au désastre

La Une

Ça aurait pu être le vol du siècle, mais le guet-apens d’un fourgon rempli d’argent le 1er avril 1924 dérape, faisant deux morts dans l’est de Montréal. La science judiciaire naissante permettra de condamner le cerveau de l’opération, un ancien policier, et plusieurs de ses complices.

« Il y avait plus de 246 000 $ dans le camion de la Banque d’Hochelaga. Une fortune pour l’époque », relate Simon Dubé, adjoint exécutif du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale et diplômé en histoire.

Programmé de longue date, ce cambriolage était scénarisé de telle sorte que les bandits auraient dû s’enfuir sans effusion de sang après avoir immobilisé le fourgon sous un viaduc de la rue Ontario, à Montréal, au moyen d’un fil de fer.

Pendant que les voleurs auraient immobilisé le chauffeur, d’autres auraient ramassé le butin et se seraient enfuis en auto. « Malheureusement pour eux, tout a mal fonctionné, à commencer par l’immobilisation du camion. Ça n’a pas marché », résume M. Dubé.

Dans une scène digne d’un film de gangsters, une fusillade éclate et le chauffeur du camion, Henri Cléroux, 24 ans, succombe sous les balles. Un des voleurs, Harry Stone, est aussi blessé gravement et mourra quelques heures plus tard.

LOUIS MOREL CONDAMNÉ

L’enquête, à laquelle le directeur du laboratoire, Wilfrid Derome, prend part à titre d’expert en balistique et de médecin légiste avec son bras droit, Rosario Fontaine, permet d’identifier les armes fatales.

Un autre élément fera son entrée dans la science judiciaire : l’analyse chimique et microscopique des fibres du textile ayant servi de matériau à la confection des cagoules utilisées par les cambrioleurs.

Une série de rafles dans les domiciles des suspects mènera à l’arrestation de sept personnes, dont Louis Morel, un ancien policier montréalais qui n’est rien de moins que le cerveau de l’opération, associé avec des membres de la pègre italienne.

DÉLATEUR LIBÉRÉ… ASSASSINÉ

Les preuves sont malgré tout insuffisantes pour obtenir des condamnations jusqu’à ce qu’un des hommes visés par l’enquête, Ciero Nieri, se mette à table.

« C’est grâce à son témoignage qu’on accusera formellement les criminels, relate Simon Dubé. En devenant délateur, il donne suffisamment de détails pour incriminer plusieurs responsables du vol ».

Le procès qui s’entame quelques semaines plus tard mènera à la condamnation à mort de quatre voleurs et complices. Ils seront pendus le 24 octobre 1924. Deux autres malfrats verront leur peine commuée en emprisonnement à perpétuité.

Quant à Nieri, il s’en est tiré avec un sauf-conduit qui lui a permis de quitter le pays.

Mais il connaîtra une triste fin, car il sera assassiné en Italie. « Ça n’a jamais été prouvé, mais cet assassinat semblait signé par la mafia italienne. Dans cette organisation, on fait souvent payer de leur vie les délateurs… » commente M. Dubé.

SIX ACCUSÉS ET LEUR SENTENCE :

Louis Morel : condamné à mort;

Giuseppe Serafini : condamné à mort;

Tony Frank : condamné à mort;

Frank Gambino : condamné à mort;

Mike Valentino : prison à vie;

Leo Davis : prison à vie.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 novembre 2023, p78


329e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES

LA FÊTE DE LA SAINTE-CATHERINE, PATRONNE DES JEUNES FILLES


En mémoire de…

MARC-ANDRÉ BÉDARD 1935-2020 – Ex ministre péquiste de la justice dans le cabinet de René Lévesque et politiien-fondateur du parti québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-Pierre Parenteau – Ginette Gagnon

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 30     NOUVEL AN : 37 


Pensée et citation du jour…

Beaucoup pensent à vivre longtemps, peu à bien vivre.

Socrate


Ça s’est passé un 25 novembre…

(1944) La corvette canadienne Shawinigan est torpillée par le sous-marin allemand U-1228. C’est une lourde perte de 85 hommes pour la marine canadienne lors de la bataille du golfe du Saint-Laurent, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

(1976) À la suite des élections du 15 novembre 1976, René Lévesque est assermenté comme premier ministre de la province de Québec et président du Conseil exécutif. Il le sera jusqu’au 3 octobre 1985.

(1988) Tremblement de terre au Saguenay. Le plus important depuis 1925, il se fait sentir dans tout l’est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre, jusqu’à New York. D’une magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter, son épicentre se situe à 35 km au nord de Chicoutimi.


Grève du secteur public, qui gagnera ?

La Une

Seul, le gouvernement y gagnera et c’est dans son intérêt de faire durer le conflit.

Stratégiquement, combien pensez-vous, que le gouvernement économisera durant chacune des journées de grève en salaire ? Probablement assez pour compenser l’ajustement des salaires et de la rétroactivité. Imaginez, 420 000 travailleurs privés de leur gagne-pain, alors que les données statistiques nous annoncent qu’une majorité de Québécois vivent d’une paie à l’autre.

Il faudra des mois pour que les travailleurs se remettent sur pied.

Lorsqu’ils auront eu leur augmentation de salaire, leurs impôts plus élevés, iront remplir les coffres de l’État.

Est-ce que ce conflit règlera le manque de main d’œuvre et l’organisation du travail ? Absolument pas ! Nous aurons encore les mêmes problèmes qu’avant et c’est pourquoi je suis d’accord avec la présidente du Conseil du trésor quand elle priorise l’organisation du travail avant les hausses salariales.

LES SALAIRES

On s’entend qu’à la base, les emplois dans la fonction publique ne sont pas trop mal payés avec des bénéfices marginaux très avantageux et une sécurité d’emploi à toute épreuve. Une fois le conflit réglé le CONtribuable continuera d’attendre pour ses services. Les écoles n’auront pas changé, et les hôpitaux non plus. On continuera d’attendre et d’attendre encore.

Ça me fait bien rire quand les pseudo-experts prévoient une inflation à 12,7 % d’ici 2027, oui oui, dans 4 ans, alors qu’on a de la difficulté à prévoir ce qui se passera la semaine prochaine. Des « experts » comme ceux qui, depuis deux ans nous mettent en garde contre les augmentations faramineuses des prix de l’essence à la pompe frisant et dépassant même les 2 $ le litre. C’est tout le contraire qui s’est produit. Les prix ont diminué !

Il faut en prendre et en laisser !

En conclusion, une réalité demeure; comme le gouvernement n’imprime pas de billets de banque, la facture sociale sera refilée à vous, à moi, par tout le monde, qui devra passer à la caisse. On prend à Jean pour donner à Jacques.


328e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Mario Poirier

Bon anniversaire !


On jase là…

C’est dégueulasse, odieux, ignoble et révoltant que des bandits, ordures et rapaces revendent les billets, recus gratuitement pour la célébration en mémoire de Karl Tremblay, 500 $. Comme le recommande la conjointe de Karl, il ne faut pas acheter ces billets. Pour cela, les médias télévisuels doivent retransmettre en direct, la cérémonie.


Décompte…

NOËL : 31     NOUVEL AN : 38 


Pensée et citation du jour…

Ce n’est pas ce qui nous arrive, mais notre réponse à ce qui nous arrive qui nous blesse.

Stephen Covey


Ça s’est passé un 24 novembre…

(1944) Les bombardiers américains qui survolent l’île japonaise de Honshu à une altitude de 10 000 m sont soudainement poussés vers l’avant par un vent de 250 km/h. Cet incident fortuit leur fait découvrir le jet-stream, ou courant-jet.

(1963) Après l’arrestation de Lee Harvey Oswald, plusieurs témoins virent Jack Ruby dans les bureaux de la police, se faisant parfois passer pour une sorte de journaliste. Le dimanche 24 novembre 1963, le transfert d’Oswald vers la prison devait se faire. Alors qu’il arrivait au poste de police, un camion monta la rampe vers le garage en distrayant le garde, et il en profita pour entrer dans le sous-sol (on n’a cependant jamais exclu totalement qu’un policier le connaissant l’ait laissé entrer).

Lorsque Oswald apparut une minute plus tard, à 11 heures 21, Ruby se porta en avant et l’abattit avec le revolver qu’il avait d’habitude sur lui afin de protéger les importants montants en liquide qu’il transportait régulièrement ( 2 000 $ ce jour là). Le transfert d’Oswald était diffusé en direct à la télévision, et le meurtre d’Oswald fut donc le premier meurtre à jamais être diffusé en direct. La disparition d’Oswald laissera dans l’ombre les circonstances de la mort du président et ses véritables responsables. Certains, particulièrement des chercheurs estimant qu’il y a eu conspiration, croient que Ruby a tué Oswald sur ordre de la mafia.

(1974) L’autobus qui transporte les Castors de Sherbrooke vers Chicoutimi capote dans le Parc des Laurentides, après avoir fait une embardée dans une courbe, causée par le verglas. Le joueur de centre de l’équipe, Gaétan Paradis, est tué sur le coup et une quinzaine d’autres passagers de l’autobus subissent des blessures.


Prédominance du français

La Une

La loi sur la langue officielle et commune du Québec a été sanctionnée le 1er juin 2022 et les compagnies tardent à agir sur la langue d’affichage de leur raison sociale.

C’est le cas de Sporting Life qui faisait la une publicitaire sur deux pages du Journal de Montréal d’hier, et où on voit clairement sa raison sociale où l’anglais est prédominant.

Cet établissement s’affiche de cette façon depuis toujours, sans aucune conséquence, et elle n’est pas la seule. Ils abusent des délais.

Je veux bien croire qu’ils ont jusqu’au 1er juin 2025 pour se conformer aux changements de la loi, mais ils en profitent pour pousser cette extension au maximum. J’ai bien hâte de voir si elle va s’y conformer et dans la négative, quelle sera la sanction que l’Office de la langue française appliquera.

Je n’accepte pas qu’une entreprise s’affiche de cette manière et contrevienne ainsi à la loi. Pensez-vous sincèrement qu’elle s’y pliera ? J’en doute !


327e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA THANKSGIVING (USA)


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Linda Bacon – Michel Geoffrion – Vanessa Essiambre

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 32     NOUVEL AN : 39 


Pensée et citation du jour…

Faites tout par amour et vous verrez ce dont vous êtes capable.

Sainte Marie Euphrasie


Ça s’est passé un 23 novembre...

(1837) Les troupes britanniques affrontent les patriotes à Saint-Denis. Après avoir échangé des coups de feu pendant cinq heures, les Britanniques, à court de munitions, sont forcés de battre en retraite. Cette victoire inattendue galvanise les patriotes. Un septuagénaire de Saint-Denis, Augustin Laflèche, est parmi ceux qui se distinguent le plus lors de l’historique journée du 23 novembre. Son tir est particulièrement précis. Blotti contre une embrasure de la maison Saint-Germain, il descend d’abord l’un des éclaireurs du colonel Gore, puis, quelques instants plus tard, les canonniers qui tentent d’allumer la mèche de la pièce pointée contre la forteresse patriote.

(1980) Un tremblement de terre de magnitude 6.89 sur l’échelle de Richter frappe la ville d’Eboli, au sud de Naples. 4800 personnes sont tuées, environ 8 850 blessés et 300 000 autres se retrouvent sans abri.

(2007) Dominic Lacasse est le nouveau québécois qui détient le record du drapeau humain, cette position qui consiste à tenir à l’horizontale sur une barre verticale. L’événement Guinness World Records – The Greatest World Records se déroulait cette fin de semaine en Allemagne. Ce Québécois de 32 ans, qui se définit comme un artiste de cirque, a réussi à tenir dans cette position pendant 39 secondes. Il était confronté à un Allemand qui a fait partie de l’équipe de gymnastique de son pays pendant 10 ans. Celui-ci n’a tenu que 14 secondes !


Pourquoi Marc-Antoine Dequoy avait raison de « pêter sa coche » et n’a pas à être désolé

La Une

Pour ceux qui l’auraient manqué, voici le texte que Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, écrivait sur facebook, au lendemain de la victoire des Alouettes de Montréal, célébrant leur huitième conquête de la coupe Grey dimanche dernier. Elle démontre combien le fait français est méprisé dans le reste du Canada, qu’on habite encore et que Marc-Antoine Dequoy n’a pas à excuser son geste spontané. C’était un cri du coeur.

De nombreux Québécois avaient les yeux rivés sur leur écran ce dimanche pour voir l’excellent match de la Coupe Grey qui opposait les Alouettes aux Blue Bombers de Winnipeg et qui a vu nos moineaux l’emporter pour la première fois depuis 2010. Nous avons eu droit à l’un des matchs de football les plus divertissants des dernières années et surtout à une démonstration d’audace et d’esprit d’équipe gagnante absolument magistrale. C’est une excellente nouvelle pour le football au Québec en général.

Même ceux qui n’ont pas regardé la partie en direct auront vu cette entrevue épique de Marc-Antoine Dequoy à la suite de la victoire des Alouettes, où il critiquait l’absence complète du français dans les festivités entourant cette finale. En effet, le bilan de « Canadian Football League » est peu reluisant : hymne national unilingue anglophone en demi-finale, le français presque inexistant dans l’affichage et dans l’animation de la finale. Cherchez une trace de français dans le spectacle de la mi-temps, vous ne trouverez pas. Pour vous dire à quel point la ligue s’en fiche, au moment d’écrire ce texte, le compte officiel francophone de la « LCF » sur X n’a toujours pas souligné la victoire des Alouettes, alors que son compte en anglais a réussi à faire une faute en écrivant « fleur de lis » dans une phrase rédigée en franglais. Imaginez-vous deux secondes la LNH qui oublierait de tweeter une victoire à la Coupe Stanley des Canadiens: ce n’est pas sérieux.

Au lendemain de son entrevue enflammée, Marc-Antoine Dequoy a voulu tempérer ses propos en disant que l’émotion avait beaucoup parlé. Pourtant, il suffit de parler aux gens autour de nous, de regarder les réactions partout dans les médias et sur les réseaux sociaux pour venir à la conclusion qu’une déclaration aura rarement réussi à rassembler autant de gens. Je tiens donc à le dire haut et fort: Marc-Antoine Dequoy n’a pas à être désolé. Sa réaction ne traduit pas une malchance passagère de la LCF, mais plutôt un mépris généralisé pour le fait français dans cette ligue comme trop souvent dans l’ensemble du Canada, tant dans les sports que dans les fédérations sportives. Pour les grandes institutions canadiennes, notre langue est vue surtout comme un fardeau, une anomalie, et souvent pire, comme un aspect que l’on peut mépriser sans retenue.

Les exemples sont nombreux. Pensons à Équipe Canada Junior qui a littéralement interdit aux joueurs francophones de parler leur langue, au nom « de l’esprit d’équipe ». Pensons au fiasco des Jeux olympiques de Vancouver, où le français a encore une fois été ignoré. Même le secrétaire général de la Francophonie de l’époque, Abou Diouf, n’en revenait pas et a dénoncé. Pensons au scandale qui avait été provoqué lorsque Michel Goulet avait simplement demandé de recevoir son contrat en français à la fin des années 70. Pensons au français qui est presque toujours ignoré dans les hymnes nationaux des équipes canadiennes anglaises. Pensons aux allégations de discrimination envers les francophones dans les sélections d’équipe nationales ou pour les olympiques. Pensons à la « CBC » qui a mis la hache dans la « Soirée du Hockey » alors qu’elle avait maintenu le service du « Hockey night in Canada », privant les francophones qui ne pouvaient pas se payer le câble de voir les parties du samedi.

Ce même modus operandi est reproduit dans la fonction publique canadienne. Pas plus tard qu’il y avait deux semaines, on apprenait que des hauts gradés de la GRC occupant des postes bilingues ne parlaient pas un mot de français. L’année passée, on apprenait qu’il était presque impossible d’avancer dans la haute direction d’Affaires mondiales Canada si on était un francophone. De nombreux rapports sur l’état des rencontres dans les différents ministères supposés être « bilingues » nous disent qu’en réalité, on faisait les salutations en français pour ensuite tenir l’entièreté de la rencontre en anglais.

Le Canada est un pays unilingue anglais qui, convaincu de sa supériorité, voit la francophonie comme une anomalie appelée à disparaitre au fur et à mesure que nous nous ferons assimiler. Son approche est essentiellement passive-agressive, c’est-à-dire qu’elle consiste à ignorer les francophones et à déverser tout leur fiel lorsque ces francophones osent s’en plaindre, comme on le voit ce matin dans plusieurs médias anglophones. Cette réalité existe depuis des décennies, voire des siècles, et n’ira pas en s’améliorant au fur à et mesure que le poids démographique et politique des francophones diminuera dans le Canada de l’initiative du siècle de Justin Trudeau, qui vise à atteindre 100 millions de Canadiens d’ici 2100.

Dequoy a eu du courage en disant tout haut ce que nous pensons tout bas. Il a agi en gagnant, sur le terrain comme hors terrain. Il a le soutien de ses coéquipiers qui font de vrais efforts pour apprendre et respecter notre langue commune. Il n’a pas à s’excuser. Chers Alouettes, vous nous rendez très fiers, merci à vous et nous vous le rendrons dans les gradins la saison prochaine. Bon défilé !


326e jour de l’année

En souvenir de…

GASTON THOMAS 1957-2022 – Policier retraité de la police de Longueuil.

JOHN FITZGERALD KENNEDY 1917-1963 – 35e président des États-Unis. Assassiné à Dallas, Texas, le 22 novembre 1963.


Décompte…

NOËL : 33     NOUVEL AN : 40 


Pensée et citation du jour…

Ne cachez pas vos talents; mettez-les plutôt à profit. À quoi sert un cadran solaire placé à l’ombre ?

Franklin


Ça s’est passé un 22 novembre…

(1906) Lors de la conférence international sur les signaux télégraphiques se tenant à Berlin, le S.O.S est adopté comme le signal radio de détresse universel. Il est choisi pour sa simplicité à la reproduire en morse : trois points, trois traits, trois points.

(1984) En désaccord avec la mise en veilleuse de l’option souverainiste par le Parti québécois (PQ), les ministres Jacques Parizeau , Jacques Léonard, Camille Laurin , Gilbert Paquette et Denise Leblanc-Bantey remettent leur démission. Quelques jours plus tard, Louise Harel et Denis Lazure démissionneront à leur tour, laissant le PQ dans une position difficile.

(2006) Dans un geste aussi audacieux qu’inattendu, le premier ministre Stephen Harper affirme solennellement pour la première fois à la Chambre des communes que « les Québécois forment une nation ». Wow ! Un grand pas a été franchi ! Cela ne changera probablement pas grand chose… mais c’est fait !


Un pan de notre histoire : Le martyre de la petite Aurore Gagnon a mis au monde la science judiciaire moderne au Québec

La Une

« Coupable ! », tranche le jury du procès de Marie-Anne Houde, le 22 avril 1920 après une délibération de 15 minutes.

Le juge L.P. Pelletier prononce le verdict : « Le premier octobre prochain, à huit heures du matin […], vous serez pendue par le cou jusqu’à ce que mort s’ensuive. »

La belle-mère d’Aurore Gagnon est bel et bien responsable de la mort de l’enfant de 10 ans de Fortierville des suites de mauvais traitements.

Dans le box des accusés, la femme de 30 ans crie et pleure bruyamment en s’affaissant sur son siège.

Ainsi s’achève le procès le plus retentissant du 20e siècle au Canada français. Marie-Anne Houde verra sa peine commuée en prison à vie, tout comme son conjoint, Télesphore Gagnon, le père d’Aurore, qui a fermé les yeux sur les actes de cruauté qui se déroulaient sous son toit.

CAUSE CÉLÈBRE

Des romans et plusieurs longs métrages recréeront ce drame familial qui s’est déroulé dans la région de Bécancour, au sud de Trois-Rivières.

« L’affaire Aurore Gagnon fera beaucoup de bruit à l’époque enraison de la gravité des gestes posés par la mère adoptive d’Aurore, qu’on surnommait l’Enfant martyre », mentionne l’historien Simon Dubé, adjoint exécutif du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec.

Quand s’ouvre le procès, le laboratoire de médecine légale existe depuis six ans seulement. Fondée par le médecin légiste Wilfrid Delorme, cette unité relevant du ministère de la Justice veut apporter une expertise scientifique aux enquêtes sur les morts violentes ou suspectes, qui restent trop souvent irrésolues.

« QU’ELLE CRÈVE »

Retrouvée sans vie le 12 février 1920, la petite Aurore fera l’objet d’une autopsie qui révélera 54 blessures.

On note les marques de coups portés et des infections dues à des blessures mal soignées.

La seconde femme de Télesphore Gagnon a littéralement martyrisé la petite fille, lui brûlant les pieds avec un tisonnier rougi ou les mains avec un fer à repasser.

Parmi les pièces à conviction saisies dans la maison de Fortierville figurent une matraque et une garcette, une boule en plomb au bout d’un lacet en cuir.

Trois jours avant le décès d’Aurore, une voisine s’était inquiétée de l’état de santé de l’enfant et avait voulu alerter sa belle-mère.

« Qu’elle crève et je ne verserai pas une larme ! » avait répondu la marâtre, en disant qu’elle ne ferait pas venir le médecin. À cette époque, les patients payaient de leur poche les frais médicaux.

PLAIDER LA FOLIE

Au procès qui s’est déroulé au palais de justice de Montréal dans les semaines suivantes, l’avocat de l’accusée a tenté de faire valoir la folie pour disculper sa cliente. Cat l’article 19 du Code criminel mentionne qu’une personne ne peut être tenue responsable d’un acte si elle n’a pas sa raison.

Appelé comme expert, le Dr William Derome a affirmé que Mme Houde était bel et bien apte à subir son procès. À son avis, elle « connaissait la portée de ses actes » et peut donc en être tenue responsable.

Sur les causes de sa cruauté, le mystère demeure entier un siècle plus tard.

C’est le 18 mars 1920 que la cour de police dépose des accusations de meurtre contre Marie-Anne Houde et son mari, Télesphore Gagnon.

Le 21 avril suivant, Houde est reconnue coupable de meurtre et condamnée à mort, alors que Gagnon est coupable d’homicide involontaire et est condamné à la prison à vie.

Mais à quelques jours de sa pendaison, Marie-Anne Houde apprend qu’elle aura la vie sauve en raison d’une « campagne réformiste en faveur de l’abolition de la peine capitale », selon la Sûreté du Québec.

Puis, 15 ans après les faits, le 3 juillet 1935, Marie-Anne Houde est libérée de prison. Elle souffre vraisemblablement d’un cancer. Elle décède le 12 mai 1936.

Quant à Télesphore Gagnon, il est libéré pour bonne conduite en 1925. Il décède le 30 août 1961 à l’âge de 78 ans.

LE MÉDECIN QUI INSPIRA LE FBI

Pour la SQ, cette cause est « devenue le point tournant dans l’évolution de la justice pour les enfants au Québec ».

C’est le 26 juin 1914 que le Dr Wilfrid Derome (1877-1931) inaugure son Laboratoire de recherches médicolégales, rue Craig, à Montréal.

Le médecin légiste et expert en balistique dote ainsi le Québec d’un centre d’analyse scientifique d’avant-garde – le premier en Amérique et le troisième dans le monde après Lyon et Paris –, qui demeure un siècle plus tard un modèle du genre.

Lorsque le FBI américain voudra ouvrir son laboratoire de science judiciaire, c’est celui de Montréal qui lui servira de modèle.

Aujourd’hui situé rue Parthenais dans l’immeuble Wilfrid-Derome, le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec a autopsié le cadavre de Pierre Laporte, exécuté par le FLQ en 1970, les victimes du massacre de l’Ordre du Temple solaire en 1994 et le corps démembré de Jun Lin en 2012.

On y a aussi examiné les victimes de catastrophes ferroviaires, comme celle qui a décimé Lac-Mégantic en 2013, ou d’incendies. Comme celui de L’Isle-Verte en 2014.

Ce n’est pas au Dr Derome que l’on confiera l’autopsie de la petite Aurore, mais plutôt à son collègue, le Dr Alfred Marois. Toutefois, il aura un rôle à jouer dans le procès en menant une analyse toxicologique avant-gardiste.

« La belle-mère était soupçonnée d’avoir empoisonné l’enfant. Pour le démontrer, il fallait travailler avec un chimiste, et c’est le Dr Derome qui a mené cette analyse. Comme les conclusions n’étaient pas claires, elles n’ont pas servi au procès », relate Simon Dubé.

PERCÉES SCIENTIFIQUES

L’affaire aura tout de même permis de lancer le laboratoire sur la place publique tout en donnant une orientation scientifique qui allait se développer au cours des années suivantes.

Surnommé « le cerveau pensant de la police », selon son biographe Jacques Côté (Boréal, 2003), le Dr Derome enseigne la médecine légale et la toxicologie à l’Université de Montréal et dirige un laboratoire à l’Hôpital Notre-Dame.

Son équipe fera plusieurs percées scientifiques, notamment une technique de dosage d’alcool dans le sang et en odontologie judiciaire.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 novembre 2023, p74


325e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA TÉLÉVISION


En souvenir de…

ANDRÉ OUELLET 1934-2022 – Sergent retraité de la police de Longueuil.

ANDRÉE LACHAPELLE 1931-2019 – Comédienne et actrice québécoise.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jasmine Mailloux – Jean Laforce – Pierre Courval

Bon anniversaire !


On jase là…

Belle victoire que celle des Alouettes de Montréal qui ont mis la main sur leur 8e coupe Grey, dimanche dernier contre les Blue Bombers de Winnipeg à Hamilton. À souligner, l’intervention du Québécois Marc-Antoine Dequoy qui ne s’est pas gêné de dénoncer l’absence totale du français dans l’affichage lors de ce match ultime. Félicitations à nos oiseaux !


Décompte…

NOËL : 34     NOUVEL AN : 41 


Pensée et citation du jour…

Le meilleur moyen de rendre les autres meilleurs, c’est de le devenir soi-même.

Jules Beaulac


Ça s’est passé un 21 novembre…

(1899) La première automobile fait son apparition dans les rues de Montréal. La Henry Seth Taylor fut la PREMIÈRE automobile fabriquée au Québec en 1867 ! Elle est originaire des Cantons de l’Est à Stanstead près de Sherbrooke. Cette voiture existe toujours et est entreposée au Musée des Sciences et de la Technologie à Ottawa. Le VAQ tente désespérément de rapatrier au Québec, cette pièce UNIQUE de notre patrimoine à quatre roues !

(1968) Le Gouvernement du Québec propose la suppression du sénat provincial et la transformation de l’Assemblée législative en Assemblée nationale. En 1968, le gouvernement Jean-Jacques Bertrand fit modifier la Loi sur la Législature. Ainsi, il abolissait le Conseil législatif, instituant du même coup un Parlement d’une seule Chambre qui fut nommée Assemblée nationale.

(1992) Institution culturelle de renommée internationale, le Capitole de Québec a revu le jour en 1992. Situé à l’entrée du Vieux-Québec, l’édifice de la rue Saint-Jean a regagné la place qui l’avait rendu célèbre au cours de ses 80 années d’activités. La complète rénovation du théâtre s’est composée d’une salle de spectacles, d’un restaurant, d’un hôtel et des services communs.


Du sensationnalisme, un point c’est tout !

La Une

On voit ce pourquoi les médias canadiens se battent pour obtenir des redevances des Google, Apple, Microsoft, Facebook et autres géants du genre qui diffusent leurs contenus, sans compenser nos diffuseurs de nouvelles.

Quand j’ouvre mon ordinateur un onglet MSN ou Microsoft Start apparaît et diffuse toutes sortes de nouvelles et ce, dans tous les domaines. Il y en a des récentes et des vieilles. Comme une grosse revue de presse pour piquer notre curiosité.

Mais ce qu’il y a de particulier, ce sont les titres de ces manchettes. Très souvent ils sont accrocheurs et ne reflètent pas leur contenu. Par exemple, un titre nous propose de voir la somptueuse maison d’une artiste connue. Vous cliquez sur le titre et ça vous mène à des photos de tous les artistes de la planète. Celle en tête d’affiche est le 78e sur le lot. Ça fait pas mal de clics.

On nous expose des titres accrocheurs pour vous garder là. En y regardant de plus près, le contenu ne reflète absolument pas le titre.

Et c’est comme ça sur des pages, des pages et encore des pages. Du sensationnalisme pour piquer votre curiosité qui ne vous apprendra rien de plus et très souvent complètement déconnecté de la réalité.

De la pure pollution en somme.

J’ai tout fermé ! Fini MSN et ses nouvelles de merde. Ils n’auront plus mes clics, parce que dans le fond c’est ce qu’ils veulent; de la fréquence et du trafic. Et l’intelligence artificielle qu’on nous vante… On n’a pas fini de se faire avoir !

Quand je veux connaître l’actualité j’encourage les sites de journaux locaux qui sont beaucoup plus centré sur la vraie nouvelle, pas de potinage !

On a des journaux de qualité au Québec qui diffusent et couvrent toute l’actualité mondiale avec des chroniqueurs et analystes chevronnés. Si on continue à fréquenter les MSN de ce genre, leur survie est en péril. On va les faire mourir.

On vient de se rendre compte du désastre de TVA et Québécor qui doit licencier plus de 500 employés. Les géants du Web en sont la cause directe et indirectement, on s’abonne à Netflix et compagnies qui ne nous rapportent absolument rien et qui diminue nos contenus télévisuels.

Pas question pour moi ! J’encourage local !


324e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ENFANCE


Décompte…

NOËL : 35     NOUVEL AN : 42 


Pensée et citation du jour…

Ce qui est derrière nous et ce qui est devant nous sont peu de choses comparativement à ce qui est en nous.

Ralph Waldo Emerson


Ça s’est passé un 20 novembre…

(1877) Thomas Edison hurle les mots de la comptine Mary had a little lamb dans une machine de son invention qu’il a construite à Menlo Park, dans le New Jersey, et reproduit ensuite l’enregistrement. Le phonographe est né; pour la première fois quelqu’un a réussi à enregistrer, puis à reproduire un son au moyen d’une pellicule d’étain enroulée sur un cylindre.

(1945) Ouverture du procès de Nuremberg. Le procès doit juger une vingtaine de chefs du régime nazi pour crime de guerre et crime contre l’humanité. 21 personnes font partie des accusés, Himmler, Goebbels et Ley se sont suicidés. Les criminels de guerre nazis sont jugés par un tribunal interallié à Nuremberg en Allemagne. La ville-phare de l’idéologie nazie devient le théâtre d’un procès qui va durer près d’un an (1er octobre 1946). Le jury est composé de représentants des Etats-Unis, de l’Angleterre, de l’URSS et de la France. Sur les 24 hauts dignitaires du IIIème Reich, 11 seront condamnés à mort. Ils seront pendus le 16 octobre 1946.

(1969) Le gouvernement de l’Union nationale de Jean-Jacques Bertrand dépose en 1969 un projet de loi afin de calmer les ardeurs populaires. La nouvelle loi, appelée Loi 63, consacre le libre choix d’enseignement. En quelque sorte, les parents peuvent envoyer leurs enfants dans des écoles de leur choix, anglaises ou françaises. La Loi 63 proposait par contre des mesures incitatives afin de promouvoir l’usage de la langue française. Évidemment, cette loi fait le bonheur des différentes communautés ethniques et de la communauté anglophone, adeptes du libre choix. Mais elle sème par contre l’indignation parmi les rangs des nationalistes, qui en feront d’ailleurs leur cheval de bataille contre le gouvernement de l’Union nationale. Ce mécontentement mène à des manifestations contre la Loi 63 à l’aube des élections de 1970.


C’est bon ou pas ?

La Une

Telle est la question ! Bien des craintes en lien avec la santé relèvent d’idées reçues. À tort ou à raison ? Des experts se prononcent.

DORMIR AVEC SON CHIEN

C’est bon, mais… S’endormir avec Pitou aide à se détendre et apporte chaleur, réconfort et sécurité, surtout si on vit seul. Il faut toutefois s’assurer de ne pas le blesser ou l’écraser en se tournant.

Selon un éducateur canin, le seul temps où un chien n’a pas sa place dans un lit, c’est lorsqu’il le protège en grognant quand on s’en approche, en montrant les dents ou en refusant d’en descendre dès qu’on lui demande.

Cela dit, il peut y avoir quelques inconvénients à dormir avec sa petite (ou grosse) boule de poils. Les personnes souffrant de rhinite ou d’asthme peuvent voir leurs symptômes s’aggraver. Il est préférable de lui interdire l’accès au lit, voire la chambre, si on est allergique.

Les experts soulignent également le problème de l’hygiène. Comme un chien se met les pattes partout parfois dans la terre, il n’est pas toujours propre. Il faut donc laver la literie plus souvent et le brosser régulièrement pour prévenir l’accumulation de poils sur le lit et éliminer les parasites pouvant s’y loger.

Enfin, Pitou est susceptible de bouger et ronfler, ce qui peut nuire au sommeil des autres.

COMMENCER LA LUMINOTHÉRAPIE AU DÉBUT NOVEMBRE

C’est bon. Souvent, les gens souffrant de dépression saisonnière attende de ressentir de la fatigue, de la tristesse, une perte d’intérêt ou d’autres symptômes typiques, généralement en novembre, avant d’allumer leur lampe de luminothérapie.

Toutefois, il est préférable de commencer les séances à la fin août ou au début septembre, car il est plus difficile de faire disparaître les symptômes une fois installés.

La prévention est d’or ! Petit rappel : c’est le matin, idéalement à la même heure chaque jour, que le traitement est le plus bénéfique. La durée minimale d’exposition est de 30 minutes à une intensité de 10 000 lux.

FAIRE CRAQUER SES ARTICULATIONS

Ce n’est pas mauvais. Selon un spécialiste en chirurgie de la main et du poignet, cette manie n’endommage pas les articulations et ne provoque pas non plus de problème d’arthrose ni d’enflure. Quand on étire brusquement une articulation, il se crée une petite cavité à l’intérieur de celle-ci dans laquelle se forment des petites bulles de gaz. C’est l’éclatement de ces bulles qui produit le bruit de craquement caractéristique. Ce phénomène est toutefois sans danger pour la santé.

Source : Jacqueline Simoneau, revue Le Bel Âge, septembre 2023, p51


323e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE POUR LA PRÉVENTION DES ABUS ENVERS LES ENFANTS

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’HOMME


En souvenir de…

PAT BURNS 1952-2010 – Ex-entraîneur dans la LNH. A piloté les Canadiens de Montréal entre autres.


On jase là…

Pas de chicane dans la cabane. Les femmes ont leur journée mondiale le 8 mars et pour les hommes, c’est aujourd’hui 19 novembre. Voilà !


Décompte…

NOËL : 36     NOUVEL AN : 43 


Pensée et citation du jour…

Faire ce qui est utile, dire ce qui est courageux, regarder ce qui est beau; voilà qui suffit à remplir la vie d’un homme.

Thomas Stearns Eliot


Ça s’est passé un 19 novembre…

(1967) Quelques semaines après avoir quitté le Parti libéral du Québec, le député indépendant de Laurier, René Lévesque, réunit 400 partisans qui se rallient à son option constitutionnelle et fonde le Mouvement souveraineté-association.

(1985) Dimanche-Matin est un hebdomadaire fondé à Montréal par Jacques G. Francoeur. Son premier numéro paraît le 24 janvier 1954. Né alors que La Patrie et Le Petit-Journal cessaient de paraître le dimanche, son tirage atteint 43 200 exemplaires en 1955, 287 700 en 1970, 237 800 en 1975, puis 112 000 en 1985. Incapable de soutenir la concurrence suscitée par les éditions du dimanche que La Presse et le Journal de Montréal viennent de lancer, Jacques G. Francoeur se résigne à en cesser la publication. Son dernier numéro paraît le 19 novembre 1985.

(1996) La dernière travée du Pont de la Confédération, reliant le Nouveau-Brunswick à l’Île-du-Prince-Édouard, est déposée par une grue géante. La construction du pont long de 12,9 kilomètres avait débuté en 1993. L’ouvrage, qui a coûté 840 millions de dollars, est le plus long pont constitué de travées multiples au monde. Il sera inauguré le 31 mai 1997.


La fatigue au volant

La Une

La fatigue au volant est la 3e cause de décès sur les routes du Québec, après l’alcool et la vitesse. Si vous dormez moins de 5 heures par nuit, votre risque d’être en manque de sommeil augmente. C’est encore plus vrai si vous êtes un homme âgé de 50 ans et plus, car le risque d’avoir un trouble du sommeil non diagnostiqué est plus marqué pour cette population. Un sommeil réparateur devrait compter 7 heures ou plus par nuit.

NDLR.: Et je pense principalement aux Snowbirds qui nous quittent présentement pour l’hiver. Soyez prudents et ne surestimez pas vos capacités à conduire sécuritairement. Comme j’ai toujours dit « Vaut mieux arriver cinq minutes en retard qu’en corbillard ! »

Selon les plus récentes données de la SAAQ, presque le quart des accidents de la route entraînant des blessures en 2022 ont été causé par la fatigue. Ainsi, sur les 392 décès enregistrés sur nos routes en 2022, on en dénombre 87 ayant pour cause la fatigue au volant.

LES SIGNES

Il est essentiel de savoir reconnaître les signes de fatigue, d’autant plus qu’ils peuvent varier d’une personne à l’autre. Par exemple, vous pourriez ressentir une sensation de picotement dans les yeux ou avoir du mal à les garder ouverts.

Votre vision pourrait également devenir floue par moments, vous faisant confondre des ombres avec des animaux ou des objets. Des périodes de perte de vigilance pouvant aller jusqu’à 15 secondes, des pertes de mémoire concernant les derniers kilomètres parcourus et des difficultés à maintenir votre vitesse ou votre trajectoire sont également des signes de fatigue.

Enfin, un autre indicateur qui ne trompe pas : vous bâillez de manière répétée !

QUE FAIRE ?

Vous l’aurez deviné, hausser le volume de la radio, baisser la vitre ou boire une boisson énergisante ne sont pas des moyens efficaces. Si vous êtes déjà sur la route et que vous ressentez ces symptômes de fatigue, la SAAQ recommande de demander à l’un de vos passagers de prendre le volant, si cela est possible.

Si vous voyagez en solo, essayez de trouver une aire de repos, un stationnement ou tout autre endroit sécuritaire pour faire une sieste d’environ 30 minutes. L’organisme conseille également de consommer un café avant la sieste, car la caféine met environ 20 minutes à agir.

Pour éviter d’aggraver votre état de fatigue, réduisez votre vitesse et diminuer la luminosité de votre tableau de bord. Lors de très longs trajets, faites des arrêts toutes les deux heures, toujours dans un endroit sécuritaire, et profitez-en pour marcher un peu afin de vous dégourdir.

LA PRÉVENTION, LA MEILLEURE OPTION

Bien que ces conseils puissent vous aider à terminer votre trajet sans accident, il est toujours préférable de prévenir que de guérir. Si vous planifiez un long trajet, soignez votre hygiène de sommeil et dormez suffisamment les jours précédant le voyage.

Si nécessaire, fracturez votre itinéraire en plusieurs périodes de route ou de journées. Prenez des repas légers et hydratez-vous régulièrement. Enfin, évitez de conduire la nuit ou durant les heures normalement consacrées au sommeil. Tentez plutôt d’effectuer vos déplacements le matin ou entre 15h et 22 h.

La notion la plus importante à retenir : la gestion de la fatigue n’est pas facile et ne doit pas être prise à la légère. Il est préférable de prendre le temps de se reposer plutôt que de prendre des risques inutiles sur la route.

En adoptant une approche préventive, vous assurez la sécurité de tous les usagers de la route et favorisez des déplacements sereins et sûrs.

Source : Julie Perreault, revue CAA Québec, hiver 2023, p42


322e jour de l’année

En mémoire de…

JEAN LAPOINTE 1935-2022 – Auteur-compositeur-interprète, philanthrope, acteur québécois et sénateur canadien.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Denis Riendeau

Bon anniversaire !


On jase là…

Quand j’entends les enseignants, comme le personnel des hôpitaux dire qu’ils ont à cœur le bien-être de leurs élèves et malades, ça me fait bien rire. Quand vient le temps de faire la grève, leurs voeux pieux prennent le bord. Ne mêlez pas les enfants et patients à vos revendications. Ils n’en sont absolument pas la cause.


Décompte…

NOËL : 37 jours NOUVEL AN : 44 jours


Pensée et citation du jour…

Le courage consiste à avoir peur mais à continuer tout de même.

David Crockett


Ça s’est passé un 18 novembre…

(1926) Après avoir passé sept saisons à l’aréna Mont-Royal, le Canadien de Montréal emménage de façon permanente dans son nouveau domicile : le Forum de Montréal. Plus de 10 000 personnes assistent à cette première rencontre qui se solde par une victoire des Sénateurs d’Ottawa par la marque de 2-1.

(1941) Mort du poète Émile Nelligan à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, où il était interné depuis 1925. L’auteur de Soir d’hiver et du Vaisseau d’Or avait en effet été mené à la retraite Saint-Benoît épuisé et dépressif dès 1899. Sa poésie très personnelle, loin des thématiques patriotiques en vogue, apporte au milieu littéraire montréalais des influences symbolistes inspirées de Rimbaud, Beaudelaire ou Edgar Allan Poe.

Né à Montréal en 1879 d’un père irlandais et d’une mère canadienne-française, Nelligan écrit des vers devenus des classiques de la littérature québécoise et qui traduisent autant une souffrance prématurée que l’exaltation de la jeunesse.

(1978) Leo Ryan était mandaté pour inspecter les agissements de Jimmy Jones, le dirigeant de la secte. Lui, ainsi que quatre autres américains sont massacrés à l’aérodrome de Guyana, par des membres du Temple du peuple, en Amérique du Sud. Peu de temps après, 914 membres de la secte américaine Temple du peuple périssent, la très grande majorité par suicide en absorbant du poison, sur l’ordre du dirigeant Jimmy Jones. Plusieurs qui essaient de fuir sont rattrapés et abattus, tandis que 80 personnes échapperont à la mort.


REM et métro

La Une

Quoi de mieux qu’assister à une partie de hockey avec mon fils de 45 ans à Laval. Je ne sais pas mais j’ai très apprécié la sortie il y a deux jours.

En fait, c’était mon cadeau de fête de septembre dernier : une partie du Rocket de Laval, de la ligue américaine, contre les Senators de Belleville, à la Place Bell à Laval.

C’était également une première occasion pour essayer le REM, ce bijou qui circule entre Brossard et la gare Centrale à Montréal, puis le métro de Montréal qui nous conduisait directement de la Place Bonaventure à la station Montmorency, tout juste à côte de l’amphithéâtre.

Quel beau moyen de transport que ce REM. Un train bien aménagé, impeccable et son intérieur de bon goût et qui roule en douceur. D’abord, on avait stationné l’auto dans le vaste parc automobile gratuit adjacent à la station Brossard, avant de pénétrer dans la station.

J’ai remarqué que les indications pour se rendre au quai ne sont pas ce qu’il y a de plus simple. Il faut chercher et demander aux agents de sécurité présents. De plus, il n’y a pas d’escalier roulant, un manque flagrant. Il y a bien un ascenseur mais bon, l’escalier roulant serait plus rapide.

Aussi, je n’ai pas compris le concept qu’il faut sortir à l’extérieur pour se rendre à quai. Le secteur devrait être balayé par les vents, l’hiver, et désagréable.

Une fois dans le train, on a mis 60-70 minutes pour se rendre à Laval, incluant la ligne orange du métro et sans contrainte d’une circulation d’heure de pointe. J’ai adoré le déplacement.

Arrivé à destination, nous sommes allés bouffer au Benny & Co. du coin avant de se rendre au match.

La Place Bell est un amphithéâtre moderne de 10 000 places pour l’équipe du Rocket, le club-club école des Canadiens de Montréal. Je crois bien qu’il était presque plein. Avec beaucoup d’ambiance. On avait des sièges de choix; deuxième rangée près de la ligne des buts, presque dans la baie vitrée.

Après la première période, le Rocket perdait 4-0, J’ai dit à Pascal que le soirée serait longue. Mais non, le Rocket a mis la pédale au plancher en marquant à 6 reprises sans riposte pour les deux dernière périodes et se sauver avec la victoire. Wow ! Une soirée de 10 buts, on ne peut pas s’ennuyer. Ça valait le déplacement !

Le retour à la maison s’est fait un peu plus lentement puisque le REM ne circule plus entre les stations Panama et gare Central, temporairement, pour régler certains problèmes de bruits dont les citoyens se plaignent, principalement dans Griffintown à Montréal. On a dû prendre une navette par autobus de la gare Centrale à la station Panama où le REM a pris la relève vers la station Brossard.

Un point négatif, au stationnement géant du REM de Brossard cependant : Comment trouver la sortie du stationnement. Aucune indication. Il m’a fallu faire le tour une fois, pour retrouver mon chemin. Vraiment un non-sens !

En résumé, j’ai adoré cette sortie père-fils et on s’est promis de récidiver. Je n’avais pas mis les pieds dans le métro de Montréal depuis tellement d’années que je ne m’en souviens plus. Cependant, c’est le meilleur moyen de transport pour circuler en ville. Avec le REM, c’est encore mieux. Lorsqu’il sera complété, la grande agglomération de Montréal aura un service de transport intégré et efficace, j’en suis convaincu.

Merci beaucoup Pascal pour cette très agréable sortie et on reprend ça quand tu veux !


321e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Vincent Paquette – Roxane Ippersiel

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour…

L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et qui mène au succès.

Baden-Powell


Ça s’est passé un 17 novembre…

(1879) Le premier funiculaire construit par William Griffith entre en opération le 17 novembre 1879. Les cabines sont mues grâce à un système à la vapeur et de contrepoids à l’eau. En 1907, Alexander Cummings permet au funiculaire de fonctionner à l’électricité. Le 2 juillet 1945, un violent incendie détruit complètement le funiculaire.

En 1946, on le reconstruit en prenant soin de recouvrir la structure et les rails d’une cage métallique. En 1978, des rénovations majeures permettent d’offrir une vue panoramique sur le fleuve. En 1998, reconstruction complète du funiculaire avec un concept à la fine pointe de la technologie de l’information. Le funiculaire de Québec est le seul du genre en Amérique.

(2009) La chanteuse Chloé Sainte-Marie inaugure la Maison Gilles Carle, qui accueillera cinq personnes âgées en perte d’autonomie à Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégiel; cette annonce s’est effectuée au moment où l’état de santé de M. Carle était plus précaire que jamais.