Les précautions quand on vend une maison qui a été le théâtre d’un événement mortel

La Une

En 2018, une dame acheté une maison à Joliette. Après avoir emménagé, elle apprend qu’un suicide y est survenu dans le passé. Malaise, frissons et angoisse… Le vendeur avait-il l’obligation de l’informer de cet événement macabre ?

Cette dame l’a appris un peu par hasard de ses voisins. En octobre 1990, une femme s’est pendue dans la salle de lavage.

Pour le vendeur, la tragédie n’affectait pas la valeur de la maison. Pour lui, il ne s’agissait pas d’un élément important lorsqu’il est devenu propriétaire.

DES MORTS À DÉCLARER

Une personne qui vend un immeuble avec l’aide d’une courtière ou d’un courtier doit divulguer une mort violente ou un suicide avant la transaction. Elle a l’obligation de remplir le formulaire Déclaration du vendeur de l’immeuble lors de la signature du contrat de courtage. Et dans ce formulaire, une clause indique si un suicide ou une mort violente a eu lieu dans la maison.

Dans le cas où la vente se fait sans courtière ou courtier, comme le vendeur dans notre histoire, légalement, rien n’oblige à mentionner ces éléments. Si une personne pose des questions à ce sujet ou manifeste des craintes, il faut par contre que le propriétaire réponde honnêtement sans aucune réticence.

Le propriétaire doit également être honnête s’il choisit d’aborder le sujet lui-même, par exemple, il peut remplir le formulaire même s’il n’en a pas l’obligation. Le vendeur de notre histoire a justement choisi de faire ça.

Même s’il avait l’obligation d’être honnête, monsieur a répondu qu’aucun suicide n’avait eu lieu. Il témoigne ensuite ne pas avoir été informé. L’information est démentie en interrogatoire, lorsque la cour apprend qu’il avait discuté de l’événement avec une voisine.

Le juge conclut que le vendeur a trompé l’acheteuse de mauvaise foi. En droit, c’est ce qu’on appelle le dol. Monsieur a dû payer 10 000 $ à la nouvelle propriétaire pour compenser le préjudice.

Outre le paiement d’une somme d’argent, un tribunal peut également choisir d’annuler le contrat de vente ou d’ordonner l’exécution de travaux correctifs aux frais du vendeur dans un cas de dol, selon les faits et les mesures appropriées.

ET SI ON NE SAIT RIEN ?

Autre décision, autre dénouement. En 2015, une situation semblable est traitée par le tribunal : un couple achète une maison avant d’apprendre qu’un suicide s’est produit des années auparavant. Le vendeur a également rempli le formulaire Déclaration du vendeur de l’immeuble, en répondant à la négative à la question de la mort violente ou du suicide.

Fait important : le vendeur n’a jamais été avisé du suicide. Il a pris connaissance de l’événement lorsque les acheteurs l’ont contacté.

Le tribunal conclut que la bonne foi du vendeur n’est pas mise en doute et rejette la réclamation de compensation du couple.

Même si ces deux histoires ont des conclusions différentes : mieux vaut être honnête que de cacher les événements sordides.

Source : Éducaloi, Le Journal de Montréal, 19 octobre 2023, p35


297e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE D’INFORMATION SUR LE DÉVELOPPEMENT

LA FÊTE NATIONALE DE LA ZAMBIE


En mémoire de…

FATS DOMINO 1928-2017 – Chanteur, compositeur et chef d’orchestre américain de Rhythm and Blues.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Michel Mike Viau

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Œil pour œil et le monde finira aveugle.

Ghandi


Ça s’est passé un 24 octobre…

(1929) Une catastrophe financière sans précédent ravage la Bourse américaine. 13 millions de titres sont jetés sur le marché ; ils ont perdu 30% de leur valeur. Des milliers de porteurs sont ruinés. On signale une série de suicides spectaculaires : les gens se jettent par les fenêtres des hauts buildings. Les valeurs américaines s’effondrent, 7 à 9 milliards sont perdus en 104 minutes. Malgré les bonnes paroles du président Hoover, les spéculateurs ruinés vident leurs comptes bancaires, les banques ne peuvent plus faire face et cessent de soutenir les cours.

(1961) Manic 2 est un barrage sur la rivière Manicouagan pour produire de l’hydro-électricité. Il a été construit de 1961 à 1965 par Hydro-Québec, à environ 25 kilomètres au nord de Baie-Comeau, dans le cadre du projet Manicougan-Outardes, une série de barrages le long de ces deux rivières de la région de la Côte-nord au Québec, Canada.

(1967) Expo67 a connu un succès monstre, inespéré, au-delà de toute attente. C’est pourquoi le maire Jean Drapeau décide de transformer le site d’Expo67 en exposition permanente intitulée Terre des Hommes, qui était le thème d’Expo67.


Travaux de réno facilités

La Une

Même en rénovation, madame Chasse-Taches y va de quelques trucs intéressants, les voici :

Voici une bonne solution pour enlever le papier peint. Mélangez deux parties d’eau chaude à une partie d’assouplisseur liquide pour tissus. Versez dans une bouteille en aérosol et vaporisez le papier peint pour bien le détremper. Laissez agir 20 minutes avant de gratter le papier peint avec une spatule plastifiée ou une spatule métallique que vous devrez manipuler délicatement afin de ne pas endommager le mur.

Si une partie du papier peint est plus difficile à décoller, placez un chiffon humide sur cette partie et appuyez un fer à repasser très chaud sur le chiffon. La vapeur fera décoller le papier peint rapidement.

DES PLANCHERS QUI CRAQUENT

Des craquements majeurs dans les escaliers et sur les parquets indiquent que les éléments qui soutiennent le plancher devraient être examinés par un spécialiste qui saura bien vous conseiller.

Si les craquement sont légers, saupoudrez du talc ou de la poudre pour bébé entre les lattes du plancher. Utilisez une brosse pour bien faire pénétrer la poudre afin qu’elle s’insère entre les lames et dans tous les orifices.

La paraffine fondue et délicatement versée entre les lames du parquet peut faire taire les bruits de façon permanente.

UN DESSUS DE COMPTOIR BOMBÉ

Ce renflement a probablement été causé par un plat chaud déposé sur le stratifié. Couvrez la surface bombé avec un linge léger. Chauffez la surface avec un fer à repasser à chaleur moyenne ou réglée à « synthétique ». Appuyez fermement sur la bosse qui reprendra sa position originale.

CLOUER SANS ENDOMMAGER LE BOIS

Au moment d’enfoncer un clou dans un bois dur, évitez que le bois fende en badigeonnant le clou de savon à vaisselle liquide. Vous pouvez aussi le planter dans un pain de savon sec ou le passer dans vos cheveux avant de l’enfoncer. Ces produits tout comme le gras naturel des cheveux lubrifient le clou qui s’enfoncera facilement.

Pour tous les types de bois comme les plinthes, les moulures, écrasez légèrement la pointe du clou avec le marteau. La pointe légèrement aplatie fera son chemin entre les fibres du bois sans l’endommager.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, p11


296e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE LA HONGRIE


On jase là…

Le 1er décembre approche, et qu’est-ce qu’il y a le premier décembre ? Hein ? C’est ça… Vous devez avoir posé vos pneus à neige sur votre bagnole. Ça fait des années que c’est en vigueur et encore cette fois, des insouciants vont attendre à la dernière minute pour le faire. Plusieurs par oubli ??? Pas nécessairement parce que l’espèce humaine est vraiment bizarre. Devant une évidence ceux-ci sont insouciant.

Comme une personne que j’ai connue et qui est arrivée à son mariage en retard. Pas à cause d’un quelconque dérangement de dernière minute, mais parce que sa personnalité était comme ça. C’était dans ses gênes, obligatoire. Moi, si j’étais un installateur de pneus j’en profiterait pour tripler mes prix à compter du 1er décembre jusqu’en début d’année suivante.


Pensée et citation du jour

Un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.

Paulo Coelho


Ça s’est passé un 23 octobre…

(1837) Début de la rébellion du Bas Canada par les patriotes. Louis-Joseph Papineau s’adresse à près de 5000 personnes réunies à St-Charles. Au cours de cette assemblée, les Patriotes déclarent plus ou moins l’indépendance des Six-Comtés et leur volonté de recourir aux armes si nécessaire.

(1945) Signature de Jackie Robinson avec les Royaux de Montréal. Cette signature cause une commotion dans le baseball majeur puisque les joueurs de race noire en sont exclus depuis la fin du XIXe siècle. L’arrivée à Montréal de Robinson, un diplômé de UCLA qui évoluait dans les ligues réservées aux Noirs, sera donc scrutée attentivement par la presse nord-américaine.

(1966) Réélection de Jean Drapeau à la mairie de Montréal. Le nom de Drapeau sera de plus en plus connu grâce à la présentation de l’Exposition universelle de 1967 qui fera de lui une figure d’envergure nationale. À la suite de la construction du métro et de l’aménagement des îles sur le fleuve Saint-Laurent pour accueillir l’exposition, la ville de Montréal contractera toutefois une dette de 28 millions de dollars. Pour remédier à la situation, Drapeau mettra sur pied une loterie municipale en 1968, la « taxe volontaire ». Déclarée illégale par le gouvernement québécois, ce dernier créa Loto-Québec !


Un vent de fraîcheur

La Une

Ça fait longtemps que je le dis; si on veut faire l’indépendance du Québec, il ne faut pas cesser d’en parler et d’en faire sans cesse la promotion.

Tout ce que la CAQ décide présentement comme demande, toujours refusée par Ottawa, doit être repris par le Parti québécois et élaboré dans le cadre de l’indépendance.

En écoutant les derniers propos de Paul St-Pierre Plamondon, c’est un vent de fraîcheur qui nous flatte le visage et dont on avait besoin depuis le dernier référendum de 1995, qui aura 28 ans le 30 octobre prochain.

Cette journée où nous sommes arrivés à un seul cheveu de réaliser ce que René Lévesque voulait ardemment pour son peuple. C’était un sauveur et un idéaliste qui gouvernait pour monsieur et madame tout le monde, qui l’ont finalement déçu.

Paul St-Pierre Plamondon, mis à part Pauline Marois et Pierre-Karl Péladeau pour une courte période, est le seul qui fait vivre cette option. Il est du même moule. C’est une personne impliquée et crédible pour réaliser ce qu’on espère depuis des lunes; devenir maître de notre destinée sans rendre de compte au fédéral.

Il faut qu’il continue de parler d’indépendance parce qu’il reste encore du temps, d’ici la prochaine élection, de brosser un portrait viable d’un Québec souverain, du temps pour convaincre les indécis.

J’ai toujours soutenu que le fédéral à tout à perdre dans notre indépendance. Sur le plan géographique seulement, imaginez un Canada divisé, les maritimes d’un côté et le reste séparé par un Québec souverain.

J’en rêve !

J’irais même jusqu’à dire ou prédire qu’un Québec indépendant remettrait en question la survie du Canada tel qu’on le connaît. N’oublions pas que la Colombie-Britannique et l’Alberta y ont déjà songé.

J’ai confiance en Paul St-Pierre Plamondon. Il n’y a pas si longtemps, on annonçait la mort du PQ alors que maintenant, il représente l’opposition officieuse, à défaut d’être officielle.

Comme le disait René Lévesque au soir de la défaite du référendum de 1980 : « Si je vous comprends bien, ce que vous êtes en train de dire c’est : « À la prochaine fois ! ». »

On a raté 1995 mais la prochaine doit être la bonne.

Préparons 2026 !


295e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DU BÉGAIEMENT


Pensée et citation du jour

Si tu veux vivre heureux, promène-toi avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir.

Proverbe chinois


Ça s’est passé un 22 octobre…

(1797) Fin 1796, André-Jacques Garnerin réussit le parachutage d’un chien à partir d’un ballon. Il met alors au point un dispositif composé seulement de toile. Avec lui, il s’élance avec succès le 22 octobre 1797 depuis un ballon situé à 915 mètres au-dessus du parc Monceau à Paris. L’engin comporte une coupole et une nacelle accrochés au ballon gonflé à l’hydrogène. Arrivé à bonne altitude, les cordes qui le retiennent au ballon sont coupées et la nacelle redescend vers le sol retenue par le parachute ouvert au-dessus d’elle.

(1926) En ce jour, Harry Houdini vient à Montréal. Il avait l’habitude de demander à quelqu’un dans le public de lui infliger un coup de poing dans le ventre, pour prouver qu’il était invincible. Mais au cours de ce spectacle, la personne choisie, J. Gordon Whitehead, un étudiant de l’Université McGill, le prend par surprise et lui donne un coup sans qu’Houdini soit prêt. Il décèdera quelques jours plus tard soit le 31 octobre.

(1996) Guy Lafleur est intronisé au Temple de la Renommée du sport au Canada. Guy Lafleur a remporté le championnat des marqueurs de la Ligue nationale trois fois et le trophée Hart à deux reprises. De plus, pendant qu’il faisait partie des canadiens, ce club a remporté cinq coupes Stanley.


Les avantages biologiques

La Une

Au Canada, l’étiquette « bio » en dit davantage sur ce qui manque dans un aliment que sur ce qui s’y trouve.

Les aliments biologiques tels que les légumes, les produits laitiers et la viande sont cultivés ou élevés sans :

  • Pesticides, herbicides et engrais synthétiques (mais la culture bio permet l’utilisation de pesticides naturels);
  • Organismes génétiquement modifiés;
  • Antibiotiques ou hormones de croissance;
  • Irradiation visant à préserver les aliments.

Tout ceci est bon, n’est-ce pas ? En réalité, Santé canada n’a pas trouvé de preuves tangibles d’avantage nutritionnels dans les aliments bio. La vérité, c’est que les aliments tels que fruits, légumes, grains entiers, œufs, viande maigres et produits laitiers offrent une foule de nutriments, qu’ils soient bios ou non.

Il manque aussi de preuves que les aliments bios comportent moins de risque pour la santé.

Par contre, les cultures bios contiennent beaucoup moins de pesticides que les cultures conventionnelles, ce qui est indubitablement une bonne chose, puisque l’accumulation de pesticides dans la chaîne alimentaire peut favoriser la maladie chez les humains et nuire aux insectes bénéfiques (comme les abeilles) et aux animaux.

Par ailleurs, en 2021, une analyse de plus de 300 études sur l’alimentation a révélé que les cultures bios contiennent sensiblement plus d’antioxydants bons pour la santé. Pour certains, ces avantages justifient les coûts supplémentaires. À vous de faire vos choix.

Source : Revue « Nouvelles CSA », automne 2023, p9


294e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nathalie Gosselin

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne savent pas.

Lao-tseu


Ça s’est passé un 21 octobre…

(1918) Passe du premier train sous le Mont-Royal. Les travaux de forage débutèrent le 8 juillet 1912 à chacune des extrémités du futur tunnel. Il fut convenu dès le départ que la ligne ferroviaire serait à deux voies et qu’elle serait électrifiée.

(1970) Le pont est, à l’origine, destiné à s’appeler pont Frontenac en l’honneur de l’ancien gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade, comte de Frontenac. Il portera toutefois le nom de pont Pierre-Laporte en mémoire du ministre Pierre Laporte, enlevé par le Front de libération du Québec pendant la crise d’Octobre et retrouvé mort le 17 octobre 1970. Le 6 novembre suivant, Le pont Pierre-Laporte est inauguré par le Premier ministre du Québec de l’époque, Robert Bourassa, accompagné de l’épouse et des enfants du défunt.

(1995) Quatre jours après le congédiement du directeur gérant Serge Savard et de l’entraîneur Jacques Demers, le président du Canadien de Montréal, Ronald Corey, annonce qu’il a arrêté son choix sur Réjean Houle et Mario Tremblay pour les remplacer.


On ne fait jamais de vague… on consent !

La Une

On vous frappe et vous présentez l’autre joue. C’est un peu résumer l’audace provocatrice d’un restaurateur de Vaudreuil-Dorion, qui a affiché ce « surplus », ce « petit plus », ce « boni » pour la pauvre clientèle unilingue francophone qui vient visiter son commerce.

Est-ce que cela a soulevé des protestations, je ne sais pas, mais j’en doute beaucoup et une chance que cette photo s’est retrouvée dans les pages du Journal de Montréal de mercredi dernier. Va-t-il y avoir des sanctions ? Je ne pense pas, non !

Cet affront, parce que c’est le bon mot pour décrire cette situation, c’est comme ton voisin qui arrive chez vous un bon matin, qui s’installe et dicte les règles de TA maison.

C’est moé qui mène icitte !

Comment réagiriez-vous ?

Il faut être un idiot pour afficher pareille arrogance. Il me semble que la loi est on ne peut plus claire. La langue officielle du Québec est le français. Qu’est-ce que ce commençant ne comprend pas ? C’est O-B-L-I-G-A-T-O-I-R-E !

Moi-même, au travail, je suis confronté à des personnes qui ne parlent AUCUN mot en français. Même pas un oui ou un non ! Qu’est-ce qu’elles font ici ? Pourquoi on les a laissé rentrer ici ?

Simple ! On s’en fout !

Toutes des questions sans réponses parce que notre gouvernement ne mord pas. Il se fait endormir à petites doses, jusqu’à l’assimilation totale qui s’en vient aussi rapidement que les changements climatiques.

Et des affiches du genre, on en voit de plus en plus. On a beau le dénoncer, dès le lendemain, elles réapparaissent ou restent en place sans plus.

La légende nous apprend que cette affiche viendrait de la maison-mère à Toronto… qui, vous vous en doutez bien, n’a pas fourni d’explications.

Pourquoi le ferait-elle ? On est inoffensif ! On n’a plus de dents !


293e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE NATIONALE DES TROUBLES DE L’APPRENTISSAGE


En mémoire de…

PIERRE MASSÉ 1951-2021 – Policier retraité de l’Agglomération de Longueuil.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Mario LimogesLise Hébert

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Nous devrions chaque matin avoir pour première pensée, le désir de consacrer la journée qui commence au bien-être de tous.

Dilgo Khyentsé Rinpotché


Ça s’est passé un 20 octobre…

(1884) Le journal La Presse a été fondé le 20 octobre 1884 par William-Edmond Blumhart. Trefflé Berthiaume devient le dirigeant en 1889. Son journal dépasse bientôt la Patrie en tirage. En 1955, Paul Desmarais devient le véritable propriétaire du journal, désormais de tendance libérale. Il sera longtemps considéré comme le plus grand quotidien français en Amérique du Nord.

(1923) Au New Amsterdam Théâtre de New York, première exécution sur scène de cette danse noire. Cette danse est née chez les Noirs des États du Sud des États-Unis. La ville de Charleston (Caroline du Sud) lui a donné son nom. Le charleston est à l’origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc. Sous sa forme théâtrale, le charleston fut dansé pour la première fois au New Amsterdam Theatre de New York le 20 octobre 1923, par Ned Wayburn (revue The Follies).

(1924) Un monument en l’honneur du « Roi du Nord » est érigé devant la cathédrale de Saint-Jérôme. Le curé Labelle pointe vers le nord, le pays à coloniser. Ce monument est une oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté.


Des signes que vous ne bougez pas assez

La Une

Peut-être vous sentez-vous bien pour le moment, mais l’inactivité finira par nuire à votre santé. Voici certains signes pouvant vous alerter du fait que vous ne bougez pas assez pour rester en santé :

Vous êtes constipé. Lorsque vous ne bougez pas assez, votre côlon devient paresseux et vos muscles abdominaux et votre diaphragme perdent de leur tonus, ce qui nuit à la régularité.

Vos articulations raidissent. Le manque d’exercice ralentit la production de lubrifiant dans les articulations, ce qui donne une impression de craquement (Des articulations raidies peuvent être un signe d’arthrite ou de maladie auto-immune à vérifier auprès d’un médecin).

Vous êtes vite à bout de souffle. Tout comme les biceps. Les muscles qui aident à la mobilité de vos poumons faiblissent si vous ne les exercez pas régulièrement.

Vous êtes souvent triste ou irritable. Un manque de mouvement peut jouer sur votre humeur et même entraîner anxiété ou dépression.

Vous vous sentez ankylosé. L’exercice favorise l’acheminement de l’oxygène et des nutriments aux tissus corporels. Si vous passez le plus clair de votre temps en position assise, vous privez vos cellules du carburant nécessaire au fonctionnement de votre corps. Vous risquez également d’avoir des trous de mémoire et de la difficulté à réfléchir et à prendre des décisions.

Allez marcher après le dîner, étirez-vous, gravissez les escaliers, dansez… ce qui importe, c’est de rester loin du fauteuil. Et en plus, vous aurez une meilleure estime de vous.

Source : Revue Nouvelles CSA, automne 2023, p9


292e jour de l’année

En mémoire de…

MICHEL NADEAU 1946-2021 – Administrateur et éditorialiste économique québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Stéphane Guinta

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Il y a plus de larmes versées sur la terre qu’il n’y a d’eau dans l’océan.

Bouddha


Ça s’est passé un 19 octobre…

(1981) La seule participation de l’histoire des Expos à une série de championnat de la Ligue nationale, en cette saison 1981 écourtée par une grève, prend fin avec un circuit de Rick Monday, des Dodgers de Los Angeles.

(1987) Wall Street subit le plus gros tremblement depuis la crise boursière de 1929, alors que le Dow Jones tombe en chute libre pour perdre 508 points, semant la panique chez les investisseurs; ce jour passera à l’histoire sous le vocable de « lundi noir ».

(1999) La Cour d’appel fédérale juge qu’Ottawa doit payer quelque cinq milliards de dollars à environ 200 000 fonctionnaires, surtout des femmes, au titre de l’équité salariale. Au Québec, près d’un travailleur sur deux est une femme. Le Québec a un réseau de garderies, des congés parentaux, une Loi sur l’équité salariale, des dispositions législatives sur le harcèlement psychologique et sur le retrait préventif des travailleuses enceintes, etc. Depuis 30 ans, le taux de syndicalisation des Québécoises a grimpé à 39 %. Ce taux rejoint presque celui des hommes, à 42 %.


Un pan de notre histoire : Châtiments corporels et humiliation publique pour les itinérants

La Une

Historiquement, à l’époque de la Nouvelle-France, on nommait les indigents qui n’avaient pas de maison des vagabonds.

Dès les premières années de la colonisation française en Amérique, on remarque la présence de ces vagabonds dans des villes comme Québec ou Montréal.

Les autorités coloniales de l’époque considèrent ces vagabonds comme de la vermine à combattre. On a peur qu’ils contaminent la population saine avec leur mode de vie. C’est la raison pour laquelle, pendant plus de 200 ans, la mendicité est sévèrement réprimée et qu’on n’hésite pas à imposer à ces gens de violents châtiments corporels.

Par exemple, pour punir ces vagabonds coupables de mendier, on les expose sur la place publique, le cou entouré d’un collier de fer bien fixé à un poteau pendant plusieurs heures. En cas de récidive, ils sont fouettés.

On donne aussi des amendes à ceux qui leur ont offert de l’argent.

BUREAU DE PAUVRETÉ

En 1688, les autorités coloniales établissent un Bureau des Pauvres. L’institution vient en aide aux indigents en leur donnant du travail. Cependant, l’objectif ultime du Bureau est d’identifier les bons pauvres et les mauvais pauvres et d’offrir de l’aide selon le mérite.

« […] Plusieurs canailles et fainéants sous prétexte de pauvreté incommodent les bourgeois et habitants de cette ville, allant continuellement mendiant de porte en porte au lieu de travailler comme plusieurs le pourraient aisément faire. […] ledit bureau sera composé du curé qui prendra soin d’avertir des pauvres honteux et misérables dont il aura la connaissance […]. »

VIE SCANDALEUSE

Au 18e siècle, il semble que la répression est le meilleur moyen d’éradiquer l’itinérance. Le 17 décembre 1740, une sentence pour vagabondage est rendue contre François Morisset, Nicolas Coutant et Élisabeth Coutant. Ils sont condamnés à la punition du carcan sur la place publique avec un écriteau indiquant : « Vagabonds, gens sans aveu et menant une vie scandaleuse ».

De plus, au terme de cette punition, les deux hommes prendront le chemin de la prison pour deux mois. Derrière les barreaux, ils seront uniquement nourris de pain et d’eau.

DISETTE ET FAMINE

Aujourd’hui, l’accès au logement est de plus en plus difficile pour certaines personnes, mais cette situation ne date pas d’hier.

Par le passé, les disettes et les famines ont touché à plusieurs reprises les habitants et ont accentué le phénomène de l’itinérance.

Par exemple, en 1742, l’évêque de Québec est catastrophé de voir débarquer à Québec des mendiants d’un peu partout. Il n’attribue pas cette migration de pauvreté à l’éprouvante réalité agricole que traverse sa région, mais plutôt au laxisme des gens qui mendient.

Parce que de nombreuses personnes rapportent des vols, des attaques sur les chemins et même des viols, l’intendant Hocquart décide de sévir à la fin de cet été-là :

« Ordre aux capitaines et officiers de milice des côtes depuis Québec jusqu’à Montréal d’arrêter les vagabonds et gens sans aveu […]. »

CERTIFICAT DE PAUVRETÉ

Pendant des centaines d’années, pour s’assurer que la charité est dirigée vers les gens qu’on considère comme les bonnes personnes, on fournit un certificat de pauvreté qui identifie qu’on mérite la charité publique pour pouvoir mendier.

Ce certificat-là est donné soit par un membre du clergé, soit par des juges de paix. Il faut cependant habiter la ville ou le village où l’on demande l’aumône.

Pour obtenir ce certificat et surtout le garder, on doit constamment prouver sa pauvreté et, surtout, ne jamais flâner dans les rues.

Au 19e siècle, malgré les répressions, le phénomène de l’itinérance est en croissance, principalement à cause de l’industrialisation. Les certificats de pauvreté seront abolis en 1954.

CODE CRIMINEL

L’Acte relatif aux vagabonds et le Code criminel canadien voté à la fin du 19e siècle deviennent rapidement un outil de répression contre les personnes désœuvrées. Le législateur y dresse la liste des comportements punissables et y identifie les personnes qui doivent porter l’étiquette de vagabond.

La société se dote d’outils pour accuser ces gens pour toutes sortes de raisons, comme être ivre en public, quêter de l’argent sans avoir un certificat, briser des objets (vandalisme), entraver la circulation ou utiliser un langage ordurier. Tous les prétextes sont bons pour réprimer les désordres causés par ces itinérants.

Dans cette liste de comportements punissables par la loi, on retrouve aussi la prostitution. Longtemps, au Québec, on fait cet amalgame entre l’errance, la mendicité et la prostitution.

LES ITINÉRANTS NE NAISSENT PAS DANS LA RUE

Les multiples causes qui conduisent à cet état de vulnérabilité sont malgré tout troublantes, bouleversantes. Le parcours semé d’embûches mène certaines personnes à la rue, bien souvent contre leur volonté.

Dans toute l’histoire de mendicité contemporaine au Québec, la vie du Grand Antonio est probablement celle qui a le plus frappé l’imaginaire collectif.

Anton Barichievich est né à Zagreb, au royaume des Serbes en 1925. On ne connaît pratiquement rien de son enfance, mais on sait qu’il avait une force surnaturelle. On raconte qu’à l’âge de 12 ans, il était capable de déraciner des arbres avec la seule force de ses bras.

Il arrive à Montréal grâce à un statut de réfugié à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Barichievich est dans la jeune vingtaine et, comme la plupart des autres réfugiés, il ne possède rien à part son physique impressionnant.

Il mesure 1,93 mètres, pèse plus de 225 kilos et chausse des souliers de pointure 28. Il attire l’attention de la communauté internationale, en 1952, en entrant dans la Livre Guinness des records parce qu’il réussit à tirer sur une voie ferrée un train de 433 tonnes sur une distance de près de 20 m.

Quatre ans plus tard, le désormais Grand Antonio accomplit un autre exploit en tirant une voiture avec ses cheveux. L’homme fort se surpasse encore en 1960 et bat un autre record en tirant quatre autobus pleins de passagers sur la rue Sainte-Catherine.

Le Grand Antonio, qui se proclame l’homme le plus fort du monde, sera aussi lutteur professionnel et prendra la vedette dans des films et des émissions de télévision. Au sommet de sa carrière, ce gentil géant à la barbe en bataille et aux cheveux longs attire l’attention et devient une supervedette connue internationalement.

Toutefois, au cours des années 90, il se marginalise et tombe tranquillement dans l’oubli. Puis, on le voit errer à Montréal. On le croise fréquemment dans les stations de métro de la ligne orange. Il déambule dans les rues du quartier Rosemont à toute heure du jour.

Avec sa stature imposante, il ne passe jamais inaperçu, les gens le reconnaissent. Le Grand Antonio est une légende dans la métropole, mais il personnifie aussi la déchéance, celle d’une ancienne vedette métamorphosée en clochard.

Il vend des cartes postales de ses vieux exploits pour ramasser quelques dollars.

Le Grand Antonio meurt en 2003 d’une crise cardiaque à l’âge de 77 ans, seul, dans la plus grande indifférence, allongé sur un banc de parc de Montréal. Cet homme bien solitaire, sans famille connue et sans le sou, a été enterré décemment grâce à l’intervention de Jeunesse au Soleil.

Le parcours de cette ancienne vedette internationale, reléguée au stade de personnage marginalisé, démontre bien toute l’importance des organismes d’aide qui soutiennent les déshérités.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 octobre 2023, p70.


291e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DE L’ALASKA


En mémoire de…

JEAN ROCHON 1938-2021 – Ministre péquiste dans les gouvernements de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Youri Rodrigue

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les plus beaux yeux pour moi sont des yeux pleins de larmes.

Edmond Rostand


Ça s’est passé un 18 octobre…

(1954) La compagnie Texas Instruments fait la démonstration de la première radio transistor. Elle sera en vente à partir de novembre 1954 au coût de 49,95 $ ce qui équivaudrait à 360 $ en 2005. C’est ce qui explique que ce n’est que dans les années 60 avec la possibilité de la fabriquer à prix modique que cette petite radio est devenue populaire. L’avantage du transistor est que l’appareil peut être plus petit.

(1970) La crise d’octobre au Québec. La sympathie des gens envers le FLQ et l’opinion publique bascule soudainement dans la loi et l’ordre. Les réactions fusent de toutes parts. Pour Pierre Trudeau le FLQ est une « bande d’assassins », alors que pour le chef du Parti Québécois, René Lévesque, les meurtriers de Laporte sont « des êtres inhumains ».

(1990) Dans la série télévisée « Les filles de Caleb », Fernand Dansereau raconte la vie amoureuse d’une institutrice de rang, Émilie Bordeleau, avec Ovila Pronovost, un aventurier qui aime les grands espaces. En 1990-91, Radio-Canada présente les 20 épisodes de la série « Les filles de Caleb ». Ce téléroman réalisé par Jean Beaudin met notamment en vedette Marina Orsini et Roy Dupuis. Un des plus grands succès de l’histoire de la télévision québécoise, « Les filles de Caleb » obtiendra des cotes d’écoute spectaculaires de plus de trois millions de téléspectateurs.


Observations d’un chauffeur d’autobus

La Une

Je dirais que conduire un autobus, est une belle expérience et me permet d’observer les usagers de la route, avec leurs défauts, leur témérité et leur délinquance en regard du Code de sécurité routière. Une mention spéciale aussi pour les cyclistes et les piétons qui jouent avec leur vie sans conscience. Ce sont des évidences !

L’autobus, étant un véhicule lourd et encombrant, il est important d’être aux aguets et, comme pour une moto, oblige à redoubler de prudence. Il faut d’ailleurs se qualifier pour obtenir la classe requise sur le permis de conduire pour le conduire.

Autre point, étant dans l’obligation de respecter scrupuleusement les limites de vitesse, on a le temps d’observer les mauvais comportements des autres usagers de la route. Si une majorité de conducteurs s’en tire exemplairement, d’autres jouent carrément avec leur vie et celle des autres.

LES AUTOMOBILISTES

L’obligation de donner la priorité de reprendre sa trajectoire après avoir quitté un arrêt d’autobus, est malheureusement ignoré par beaucoup, même si le pictogramme est bien en évidence à l’arrière de l’autobus. On se fait couper par l’avant pour gagner quelques pieds.

Normalement, un autobus circule la majeure partie de son trajet dans la voie de droite, sauf s’il doit se diriger vers un terminus situé à gauche d’un boulevard urbain. On doit alors le laisser prendre sa voie pour s’y rendre.

Sans méchanceté aucune, je dois vous avouer que les conducteurs de voitures de luxe sont souvent ceux qui transgressent allègrement les articles du Code; vitesse excessive, dépassements risqués, changement de voie sans signaler, gestes d’impatience, manque de courtoisie et arrêts à la sauvette.

Le poste de pilotage des autobus étant plus haut que les automobiles, on peut voir les nombreux tricheurs se servir de leur cellulaire entre les deux jambes, et ce même en roulant. Une plaie !

LES CYCLISTES

Il n’y a rien de plus risqué que de circuler à vélo sans se soucier d’être vu et repéré par les conducteurs de véhicules, principalement à cause des angles morts. Si on tient pour acquis que les cyclistes circulent aussi l’hiver, le risque d’une perte de contrôle durant cette saison est accru.

Je vois des cyclistes circuler du mauvais côté, sans respecter les panneaux d’arrêt obligatoire et les feux de circulation, ou en dehors des pistes cyclables. Il y a aussi les chevronné et téméraires qui s’entraînent pour la compétition et qui circulent à haute vitesse dans les pistes cyclables. Ôtez vous de d’là, c’est moé qui passe, comme dans la chanson.

Les villes installent des poteaux de caoutchouc sur les rues pour baliser les pistes cyclables et croyez-moi, à quelques reprises, des jeunes cyclistes ont subitement quitté cette piste pour traverser la rue sans prévenir. Un peu comme un chevreuil qui sortirait d’un bois pour se jeter devant vous. Épeurant !

Et les trottinettes alors… Pour les électriques, il faut porter un casque. Je m’excuse, mais je n’en voit pas beaucoup et je me demande toujours pourquoi il en est ainsi. Un coup sur la tête est si vite arrivé et les conséquences peuvent vous laisser invalides pour le reste de vos jours. C’est la loi, mais la répression n’est pas là !

LA NUIT

Le pire moment d’une journée c’est la nuit. Je n’en revient tout simplement pas de voir cyclistes et piétons, habillés en foncé, se promener sans lumière ou lampe de poche pour signaler leur présence. La pire ville de la Rive-Sud où les trajets d’autobus sont vulnérables à ce chapitre, c’est Candiac. Son slogan est « Ma ville sous les arbres » et croyez-moi, c’est la vérité. Des arbres tellement matures que dans certains quartiers, on entre comme dans un tunnel.

Il y a tellement d’arbres matures que, la nuit venue, ça prend des yeux tout le tour de la tête, pour prendre une expression populaire, pour les manœuvres de virages et pour éviter d’écraser des personnes. Impossible de bien les voir et certaines rues sont hasardeuses. Invisibles, c’est souvent à la dernière seconde qu’on les découvre. Imaginez le scénario un soir d’automne.

Pourquoi, de façon unanimes, ne pensent-ils pas à utiliser une lampe de poche ou toute source de lumière pour être bien vues. Tous les campeurs vous le diront parce que dans les camping, c’est une obligation… si on tient à la vie, évidemment.

Autre insouciance de quelques passagers lorsqu’ils descendent de l’autobus et qu’il traversent droit devant pour se rendre de l’autre côté. Imaginez si un véhicule décide de nous doubler. Et si, en plus, ces jeunes pour la plupart, portent des écouteurs avec le volume dans le tapis, alors là, c’est carrément dangereux.

Dernière observation; j’accueille les passagers avec un sourire et un bonjour ou bonsoir, de même lorsqu’ils quittent… quelquefois sans réponse en retour. Ils sont « plogués » comme le dit l’expression populaire. Heureusement que d’autres apprécient leur balade et me le disent.

Bref, c’est un survol du métier de chauffeur d’autobus au quotidien, que je voulais partager avec vous. Je suis toujours satisfait de l’expérience et ne regrette pas mon implication de faire ma part pour combler la pénurie de main d’œuvre. Quand on adore ce qu’on fait, c’est plus agréable et conduire ces gros véhicules, c’est un plaisir toujours renouvelé.


290e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ

LA JOURNÉE MONDIALE DU DON D’ORGANES ET DE LA GREFFE

LA CANONISATION DU FRÈRE ANDRÉ (2010)


En mémoire de…

JEAN-PIERRE HOULE 1947-2016 – Confrère de travail


Pensée et citation

Rien dans la vie n’est à craindre. Ce n’est qu’à être compris.

Marie Curie


Ça s’est passé un 17 octobre…

(1933) Le physicien allemand est contraint de quitter l’Allemagne nazie suite à la mise à sac de sa maison en début d’année. De confession juive, il s’est engagé dans la bataille contre la droite nationaliste dès l’année 1914 lorsqu’il refusa de signer le « traité des 93 ». En adhérant à cette charte, les intellectuels voulaient défendre les valeurs de la civilisation allemande. Avec l’avènement d’Hitler, Einstein décide de fuir vers les Etats-Unis et accepte le poste que lui offre l’Institut « for Advanced Study » de Princeton dans le New Jersey. Il prendra la nationalité américaine en 1940.

(1970) Dans le cadre de la crise d’octobre, le ministre du Travail Pierre Laporte est assassiné par des membres du FLQ. Suite à des appels anonymes reçus par la station CKAC, son cadavre sera retrouvé dans le coffre arrière d’une voiture abandonnée à Saint-Hubert.

(2010) Le frère André peut désormais être appelé saint André. Le pape Benoît XVI a procédé dimanche à la canonisation de l’humble religieux québécois, dont les dons de guérisseur avaient fait courir les foules au siècle dernier. Il s’agit du premier homme québécois, né en terre d’Amérique, à être déclaré saint. Marguerite d’Youville, fondatrice des Sœurs grises, avait ouvert la voie en 1990. La cérémonie religieuse s’est déroulée sur la place Saint-Pierre par une fraîche matinée de l’automne italien.


Mieux conserver les aliments et réduire la facture à l’épicerie

La Une

Madame Chasse-Taches nous propose ses trucs et astuces pour mieux conserver nos aliments tout en évitant le gaspillage.

***

La conservation joue un grand rôle dans le gaspillage des aliments tant dans le frigo que dans le garde-manger.

DANS LE FRIGO

Profitez des rabais fréquents sur les douzaines d’œufs pour en faire une bonne provision. Il est préférable de les conserver dans leur emballage d’origine loin des odeurs environnantes de poisson, de fromage et aussi des artichauds, qui pourraient liquéfier le blanc de l’œuf.

Le bac de rangement dans le réfrigérateur est souvent logé dans la porte, ce qui n’offre pas une température constante pour une bonne conservation des œufs.

La mention « garder réfrigéré après ouverture » apparaît sur plusieurs produits. On pense bien sûr à la mayonnaise et aux marinades. Mais il ne faudrait pas oublier aussi plusieurs variétés de confitures, le ketchup aux tomates, certains sirops fruités et le sirop d’érable provenant d’une conserve ouverte.

Si un fromage de chèvre oublié est devenu sec, vous pouvez l’humecter d’huile d’olive et le placer dans un récipient hermétique.

Le fromage cottage reste frais plus longtemps si vous rangez le contenant à l’envers dans le réfrigérateur.

DANS LE GARDE-MANGER

Le bicarbonate de soude et la fécule de maïs que vous utilisez pour vos recettes doivent être conservés dans un placard, au sec, éloigné de la chaleur de la cuisinière.

Si des petits pains ont perdu leur fraîcheur, vous pouvez les tremper rapidement dans un bol de lait et les réchauffer ensuite quelques minutes au four. L’intérieur restera moelleux et la croûte deviendra croustillante.

Les haricots secs, les lentilles et les légumineuses seront consommables même après leur date de péremption si vous les rangez dans des contenants hermétiques.

Les fruits secs, les raisins et les canneberges séchés perdront de la saveur après un an. Rangez-les au congélateur et non dans le garde-manger. Vous prolongerez ainsi la durée de conservation de six mois.

Les huiles de cuisson et l’huile d’olive se conserveront plus longtemps dans une armoire sombre. Déposées près de la cuisinière, leur durée de vie sera rapidement abrégée.

Évitez de conserver vos épices près de la cuisinière. La chaleur et la lumière altèrent leur saveur. Rangez-les par ordre alphabétique dans le garde-manger. Il sera plus facile de les retrouver.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, 7 octobre 2023, cahier CASA, p25


289e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOIURNÉE MONDIALE DES MISSIONS

LA JOURNÉE MONDALE DE L’ALIMENTATION


Une année de plus sur le chemin de la vie…

Gérard LangloisThérèse Lessard

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Notre vie est ce qu’en font nos pensées.

Marcus Aurelius

Ça s’est passé un 16 octobre…

(1902) Alphonse Bertillon, chef du service photographique de la préfecture de police de Paris, réalise que les empreintes digitales sont propres et uniques à chaque personne et qu’elles peuvent ainsi servir à trouver le coupable. Première utilisation de la comparaison des empreintes digitales pour identifier un criminel par Alphonse Bertillon, d’où le mot bertillonnage.

(1946) À la fin de la guerre le monde découvre officiellement et avec effroi la réalité : six millions de Juifs, du seul fait de leur naissance, ont péri dans les chambres à gaz, de même que des tziganes et des homosexuels. L’Europe et le monde sont atterrés. La nature humaine est-elle donc capable de telles atrocités ? Qui sont les responsables ? Par le procès de Nuremberg on veut juger et châtier les principaux dirigeants du IIIe Reich responsables de ces crimes de guerre. Le verdict est rendu : 12 sont condamnés à mort par pendaison, trois à la prison à vie, quatre à des peines de 10 à 20 ans; Trois sont acquittés.

(1963) Déclenchement d’une grève des infirmières à l’hôpital Sainte-Justine. Il s’agit d’un des premiers arrêts de travail dans le milieu hospitalier au Québec. Fait particulier à l’époque, les grévistes sont exclusivement des femmes (235 infirmières) qui réclament un rôle accru dans l’organisation des soins de santé. Cette grève « illégale », qui durera 30 jours, aura un impact considérable sur l’organisation du mouvement syndical dans le réseau de la santé.


Un pan de notre histoire : Des Canadiens ont déjà demandé à Napoléon de reconquérir le Canada

La Une

En septembre 1805, un certain Jean-Baptiste Noreau, de Saint-Constant, débarque dans le port de Bordeaux. Il vient de traverser l’Atlantique à bord d’un navire américain en provenance de New York. Noreau représente un groupe de Canadiens de la rive sud de Montréal et il est porteur d’une missive pour nul autre que Napoléon ! Retour sur cet épisode méconnu de notre histoire.

Débat sur les langues 1793

En 1805, cela fait 42 ans que la Nouvelle-France a été cédé à l’Angleterre à la suite de la Conquête. Depuis 1791, les Canadiens, descendants des Français, vivent sous l’Acte constitutionnel au sein du Bas-Canada, où ils sont fortement majoritaires.

Malgré cela, la minorité britannique de la colonie détient le pouvoir et des querelles commencent à émerger entre cette minorité et les députés canadiens de l’Assemblée. Ces querelles mèneront progressivement aux soulèvements de 1837-1838.

En France, bien de changements sont survenus depuis le traité de Parie de 1763. La Révolution française de 1789 a bouleversé le pays pendant une dizaine d’années avant qu’un homme s’impose pour rétablir l’ordre, tout en conservant l’essentiel des acquis révolutionnaires : Napoléon Bonaparte ! Après la brève période du Consulat, ce dernier a instauré l’Empire et est alors à la conquête de l’Europe.

C’est dans ce contexte général que Jean-Baptiste Noreau et 11 acolytes adressent une lettre et une pétition à l’empereur des Français. Ces documents constituent l’un des rares témoignages qui démontrent clairement l’attachement et l’affection qu’éprouvent certains habitants canadiens envers l’ancienne mère-patrie au début du XIXe siècle,

Napoléon

« SECOUER LE JOUG DES ANGLAIS »

Dans cette lettre, conservée dans les archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de France et mise à jour il y a quelques années per le chercheur Sylvain Pagé, les signataires demandent à l’empereur que la France reconquiert le Canada pour que les Canadiens puissent « porter de nouveau le nom glorieux de Français ».

Selon eux, le peuple canadien serait disposé à un retour dans le giron de la France et il ne manquerait qu’« un bon général français » pour mettre les Anglais en échec et les bouter hors du Canada.

Signe de leur détermination, les 12 signataires se disent même prêts « à subvenir aux frais que cette entreprise exigera ». Ils terminent leur lettre à Bonaparte en disant qu’ils sont « prêts à tout entreprendre, à la première vue des Français que nous regardons toujours comme nos frères ».

Nous ne savons pas si cette lettre et cette pétition se sont rendues aux mains de l’empereur. À son arrivée à Bordeaux, Jean-Baptiste Noreau, pris d’un malaise, a dû séjourner dans un hospice d’où on perd sa trace.

UNE TENTATIVE VAINE

Toutefois, même s’il l’avait lue, il est très peu probable que Napoléon ait répondu positivement à la demande de Noreau et de ses comparses. Du moins dans l’immédiat. Si des projets de reconstituer l’empire colonial français en Amérique du Nord ont été échafaudés durant la période du Consulat, la chose est différente en 1805.

Napoléon vient alors tout juste de vendre la Louisiane aux États-Unis et est trop occupé en Europe pour songer au Canada.

La bataille de Trafalgar, en octobre 1805, se conclut par une défaite de la flotte franco-espagnole, ce qui conduit l’empereur à se concentrer sur le continent européen, où il s’apprête d’ailleurs à gagner la bataille d’Austerlitz en décembre, atteignant bientôt l’apogée de son règne.

Néanmoins, une lettre de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères, adressée à l’ambassadeur de France à Londres, en 1802, montre que la France napoléonienne se tient informée de la situation coloniale des Canadiens et de leur opinion vis-à-vis de la France.

Ceci laisse penser que la reconquête du Canada aurait pu intéresser l’empereur dans une conjoncture géopolitique favorable, mais cette conjoncture ne viendra jamais.

Source : Martin Lavallée, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 30 septembre 2023, p74


288e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA CANNE BLANCHE

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME RURALE

LA JOURNÉE MONDIALE DU LAVAGE DE MAINS


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Michelle Courval

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de caractère et qui cherche à faire bonne impression.

Serge Mirjean


Ça s’est passé un 15 octobre…

(1878) Thomas Edison commence la production d’ampoules électriques. Il commencera un réseau de distribution en 1882. Cette compagnie sera fusionnée à la « General Electric » en 1892.

(1940) Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ghettos servent à regrouper des Juifs, rendant ainsi la situation plus facile à contrôler. Les nazis enferment les Juifs de Pologne, de Biélorussie, de Galicie dans la partie occidentale de l’Ukraine (Ghetto de Lvov) dans des quartiers à part qu’ils clôturent et surveillent, coupés de tout contact avec l’extérieur, transformés en vastes prisons souvent surpeuplées, mal approvisionnées avant d’appliquer la déportation systématique vers les camps d’extermination.

(1986) L’ex-premier ministre du Québec, René Lévesque, publie ses mémoires intitulés « Attendez que je me rappelle… » chez Québec-Amérique. Dès la parution du livre, 80 000 exemplaires sont vendus. En tout, près de 250 000 exemplaires de « Attendez que je me rappelle » trouveront preneurs, un remarquable succès d’édition pour le Québec. Dans ce livre, Lévesque retrace les grandes étapes de sa carrière, de son travail comme correspondant de guerre en Europe à son accession au pouvoir avec le Parti québécois, en passant par son entrée en politique avec les Libéraux de Jean Lesage. Lévesque décédera l’année suivante.


Questions de « snowbirds »

La Une

À la veille de l’exode des snowbirds vers le sud voici quelques questions-réponses pertinentes.

Q1- Mon mari et moi passons nos hivers en Floride depuis plusieurs années. Nous passons généralement moins de 182 jours aux États-Unis. Mais l’année dernière, nous avons séjourné environ 20 jours de plus et avons rempli un formulaire 8840 pour la première fois. Cette année, si nous voyageons quand nous le voulons, nous dépasserons encore la limite d’environ 25 jours. Si nous remplissons le formulaire 8840, pouvons-nous rester aux États-Unis pendant les 25 jours supplémentaires ou devrions-nous écourter notre voyage ?

R1- Le fait de remplir un formulaire 8840 ne vous autorise pas à rester aux États-Unis plus de 182 jours ou six mois. Le formulaire 8840 de l’IRS n’a absolument rien à voir avec les douanes et l’immigration; il s’agit d’un formulaire fiscal. Si vous avez l’intention de rester aux États-Unis plus de 182 jours, vous avez l’intention de violer les conditions de votre visa de visiteur B2, ce qui pourrait vous voir interdire d’entrée aux États-Unis à l’avenir. Beaucoup de personnes se sont vu interdire d’entrée aux États-Unis pendant deux ans, cinq ans ou même à vie.


Q2- Je suis propriétaire d’une maison aux États-Unis et j’y habite pendant les mois d’hiver. J’ai acheté un véhicule et je l’ai fait immatriculer et assurer dabs l’État où je suis propriétaire. J’utilise ce véhicule pour me déplacer quotidiennement l’hiver lorsque je suis aux États-Unis. J’aimerais le ramener au Canada pour les mois d’été, l’utiliser comme véhicule de tous les jours et le ramener aux États-Unis pour les mois d’hiver. Est-ce autorisé ?

R2- Non, malheureusement, vous ne pouvez pas faire entrer temporairement votre véhicule américain au Canada. Si vous souhaitez ramener au Canada votre véhicule immatriculé aux États-U nis, vous devrez l’exporter des États-Unis et l’importer au Canada, payer les droits et taxes applicables et immatriculer le véhicule dans votre province de résidence.


Q3- Nous vendons notre résidence hivernale en Arizona après 20 ans. Pouvons-nous rapporter au Canada certains de nos biens achetés aux États-Unis il y a longtemps ? Nous n’avons pas de factures et nous ne savons pas exactement quand ils ont été achetés au cours de ces 20 années. Devrons-nous payer des droits de douane ? Y a-t-il des formulaires spéciaux à remplir pour passer la frontière avec des effets personnels ? J’ai essayé d’appeler les douanes mais je n’ai pas obtenu de réponse satisfaisante.

R3- Des droits et des taxes devront être acquittés sur ces articles au-delà de votre exemption personnelle. Il n’y a pas de formulaire spécifique à remplir si vous arrivez à la frontière avec ces objets. Il est recommandé de dresser une liste détaillée de tout ce que vous rapportez au Canada. L’Agence des services frontaliers évaluera les droits et taxes applicables à ces articles en fonction de leur valeur dépréciée.


Q4- Le profit réalisé sur la vente d’une voiture n’est pas imposée comme un « gain en capital », alors pourquoi imposer une maison qui est enregistrée comme un véhicule, puisque le Département de la sécurité routière de la Floride m’oblige à acheter une vignette d’immatriculation et à l’apposer sur une vitre à l’avant ? Quel est le pays qui me demande de payer cet impôt ? Le Canada ou les États-Unis ?

R4- Le code fiscal américain exige la déclaration de la vente du bien et le paiement de l’impôt sur les gains en capital, s’il y a lieu. De même, vous devrez signaler ce gain en capital dans votre déclaration de revenus canadienne, mais vous pourriez peut-être utiliser ces crédits d’impôt étrangers pour compenser ou minimiser l’impôt dû au Canada.


Q5- Peut-on laisser un VR aux États-Unis toute l’année ? Ou faut-il le rapporter au Canada après six mois ? Nous sommes membres du Port Susan Camping Club, dans l’État de Washington, que nous visitons à longueur d’année – sans jamais dépasser 120 jours –, mais nous y laissons la roulotte toute l’année. Devons-nous le rapporter tous les six mois ?

R5- Si vous laissez votre véhicule (ou votre roulotte) aux États-Unis pendant plus de 12 mois, le gouvernement américain considère que vous l’avez importé. Vous devriez également avoir une discussion franche avec l’assureur de votre VR et lire votre police pour voir quelles sont les restrictions stipulées concernant le temps passé hors du Canada.

Source : Revue Nouvelles CSA, Automne 2023, p4


287e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE POUR LA NORMALISATION


Pensée et citation du jour

La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout.

Coluche


Ça s’est passé un 14 octobre…

(1937) L’abbé Charles-Émile Gadbois fonde LA BONNE CHANSON dans le but de diffuser la chanson française et de contrer l’invasion massive de la chanson américaine. Dès janvier 1938, l’abbé Gadbois a fait connaître LA BONNE CHANSON en la diffusant parmi toutes les populations francophones de l’Amérique du Nord. L’abbé Gadbois s’est rendu en France à plusieurs reprises pour rencontrer la plupart des éditeurs de chansons. Qui ne s’en souvient pas…

(1966) Après un peu plus de quatre ans de grands travaux, la Ville remet le métro à la Commission de transport de Montréal qui verra à son exploitation. Cette même journée, le métro est enfin ouvert au public. Et en ce jour d’ouverture, c’est gratuit mais même s’il y a beaucoup de monde, les gens sont patients et prennent le temps d’admirer les stations. L’événement est avec raison somptueusement souligné. Montréal devient la 8e ville en Amérique du Nord et la 26e au monde à posséder son système de transport souterrain.

(2014) Tempête mortelle au Népal. Les chutes de neige ont tué 17 randonneurs et guides dans l’Himalaya – neuf étrangers dont trois Québécois et huit Népalais.


L’enlèvement de James Cross et le déclenchement de la crise d’Octobre

La Une

À 8h20, le 5 octobre 1970, le diplomate britannique James Richard Cross est enlevé à sa résidence située au 1297, rue Redpath-Crescent.

Ce matin-là, on apprend à la radio que des hommes déguisés en livreur se sont présentés à la maison du diplomate et l’ont enlevé à la pointe d’une mitraillette avant de disparaître dans les rues de Montréal.

La police est en état d’alerte. C’est le début de la crise d’Octobre.

UNE PÉRIODE TROUBLE DE L’HISTOIRE POLITIQUE CANADIENNE

Au cours des années 1960, le Québec est secoué par l’apparition de groupes terroristes, comme le Front de libération du Québec (FLQ).

Ses membres croient que l’unique avenir possible pour la seule province canadienne majoritairement francophone au pays est l’indépendance. Entre 1963 et 1970, les leaders du FLQ mettent en place tout un réseau clandestin qui a la capacité de poser des gestes d’impact.

Le FLQ attaque principalement des symboles anglo-saxons. Le groupe revendique plus de 200 attentats à la bombe et commet de nombreux vols.

Il fait aussi exploser une partie de la résidence du maire de Montréal, Jean Drapeau. Ces actes qui tueront plusieurs citoyens, sont d’une violence alors inconnue au Québec. En 1970, les prisons québécoises se remplissent de plus en plus de membres du FLQ.

LA CELLULE LIBÉRATION

À l’automne 1969, le mouvement felquiste de Montréal se scinde en deux gangs distincts.

Un premier groupe, dirigé par Paul Rose, prend le nom de cellule Chénier tandis qu’un deuxième, dirigé par Jacques Lanctôt, prend le nom de cellule Libération. Dans cette cellule, on retrouve également les sœurs de Jacques Lanctôt, Jacinthe et Louise, Jacques Cossette-Trudel, Marc Carbonneau, Yves Langlois (alias Pierre Séguin) et Nigel Hamer.

Évidemment, quand la cellule Libération passe à l’action et enlève l’attaché commercial du Royaume-Uni à Montréal, James Richard Cross, les revendications du FLQ trouveront des échos partout au pays, mais aussi à l’international.

C’est le premier enlèvement politique de l’histoire de l’Amérique du Nord. En échange de la libération du diplomate, la cellule Libération formule sept exigences dont la libération de 23 prisonniers politiques du FLQ, la diffusion et la publication du manifeste du FLQ, une somme de 500 000 $ et un sauf-conduit vers Cuba ou l’Algérie pour ses membres.

LA PRESSION EST À SON COMBLE

Le gouvernement du Québec dispose de 24 heures seulement pour répondre aux demandes. Il rejette rapidement l’ultimatum, mais se dit ouvert à négocier avec les ravisseurs.

Montréal est en état d’alerte, tous les policiers de la ville cherchent à retrouver la trace de la cellule Libération,

Une bonne trentaine de personnes sont arrêtées pendant que la télévision de Radio-Canada et de nombreux journaux francophones divulguent le manifeste du FLQ. Le chef du Parti québécois, René Lévesque, publie un article suppliant le FLQ de ne pas infliger de sévices au diplomate britannique.

Les ravisseurs jettent du leste, ils prouvent que Cross est toujours vivant et reporte l’échéance au 10 octobre à 18h.

Le 10 octobre, juste avant l’échéance, le ministre de la Justice, Jérôme Choquette, déclare officiellement que si Cross est libéré, les ravisseurs se verront accorder leur exil en sécurité hors du Canada.

Peu après l’échéance, deux membres de l’autre groupe, la cellule Chénier, enlève le vice-premier ministre du Québec, Pierre Laporte, devant sa résidence de la Rive-Sud de Montréal.

Aucune des autres demandes des ravisseurs ne sera satisfaite.

PIERRE ELLIOT TRUDEAU ENTRE EN SCÈNE

Le 12 octobre, le premier ministre Trudeau demande à l’armée canadienne de déployer des soldats dans la capitale fédérale. Pour répondre aux critiques, Trudeau dira :

Pendant qu’un haut fonctionnaire entame des négociations avec l’avocat du FLQ, Me Robert Lemieux, le gouvernement du Québec demande officiellement l’aide de l’armée. En moins d’une heure, 1000 soldats sont déployés à Montréal.

« Il y a beaucoup d’âmes sensibles qui n’aiment pas voir des gens avec des casques et des fusils. Tout ce que je peux leur dire, c’est : allez-y, continuez à larmoyer. Il est plus important de maintenir l’ordre public dans la société que de se préoccuper des faibles. » « Eh bien, just watch me. »

Robert Bourassa et le maire de Montréal, Jean Drapeau, réclame tout de même un aide fédérale supplémentaire.

Dans les rues de Montréal, plus de 3000 étudiants se rassemblent pour appuyer le FLQ et demandent aux décideurs publics d’accepter les exigences des terroristes.

La pression est si forte que le gouvernement québécois annonce son intention de remettre cinq prisonniers du FLQ en liberté conditionnelle et de garantir aux deux cellules du FLQ une escorte sûre hors du pays en échange des otages.

LA PLUS IMPORTANTE INTERVENTION MILITAIRE EN TEMPS DE PAIX AU CANADA

Le 16 0ctobre, à la demande du premier ministre du Québec, du gouvernement municipal de Montréal et du service de police de Montréal, le premier ministre fédéral Pierre Elliot Trudeau prend une grave décision. Il met en place la Loi sur les mesures de guerre.

Le FLQ est déclaré hors-la-loi, les libertés civiles normales des citoyens sont suspendues. Dès lors, on autorise les arrestations et les détentions sans inculpation. Quelques 48 heures après la promulgation de la loi, plus de 250 personnes so nt arrêtées.

Le lendemain en fin de soirée, Pierre Laporte est trouvé mort, non loin de l’aéroport de Saint-Hubert, dans le coffre d’une voiture. Selon le rapporte du légiste, il serait décédé par asphyxie, probablement étranglé avec la chaîne qu’il portait au cou.

Les médias québécois communiquent la triste nouvelle, une certaine confusion règne dans les salles de presse.

La radio va plus loin et annonce faussement la mort de James Cross. L’information sera rapidement démentie.

LE DÉNOUEMENT DE LA CRISE

Le diplomate britannique James Richard Cross sera finalement relâché sain et sauf après avoir passé 59 jours dans une chambre d’un appartement de Montréal-Nord.

Il sera libéré en échange d’une évacuation sans entraves de tous les membres de la cellule Libération (y compris la fille en bas âge de Louise Lanctôt) vers l’île de Cuba dans les Caraïbes.

Quant aux ravisseurs et assassins de Pierre Laporte, ils seront arrêtés plus tard après plusieurs semaines en cavale.

Épisode controversé de la vie politique canadienne, la crise d’Octobre marque pratiquement la fin des actions terroristes au Québec. L’invocation de la loi sur les mesures de guerre est sévèrement critiquée par les leaders nationalistes au Québec et par les défenseurs des libertés civiles dans tout le pays.

En 1988, la Loi sur les mesures de guerre est remplacée par la Loi sur les mesures d’urgence.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 7 octobre 2023, p74


286e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DES CATASTROPHES


En mémoire de…

ALEXINA DAIGNEAULT 1912-1981 – Famille


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Richard DécariePauline PotvinDenis Pineau

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les champignons poussent dans les endroits humides. C’est pourquoi ils ont la forme d’un parapluie.

Alphonse Allais


Ça s’est passé un 13 octobre…

(1914) Sur le champ de bataille, toujours à Ypres deux ans plus tôt, (1915) les Allemands utilisent pour la première fois des gaz toxiques. Le seul moyen que possédaient les soldats de se protéger de ces gaz consistait à respirer dans un mouchoir ou un autre morceau de tissu imbibé d’urine.

Face à cette situation d’urgence, le docteur Cluny Macpherson, médecin de guerre de St. John’s, à Terre-Neuve, a eu l’idée de fabriquer un masque à gaz en tissu et en métal. Il s’est servi du casque d’un soldat allemand fait prisonnier, auquel il a ajouté une cagoule de toile comprenant une lunette et un tube pour respirer. Il a enduit le casque de produits chimiques destinés à absorber le chlore utilisé lors des attaques au gaz. Il venait d’inventer le masque à gaz. Après avoir reçu quelques améliorations, le casque créé par Cluny Macpherson est devenu le premier masque à gaz employé par l’armée britannique.

(1985) Le tout premier Tour de l’île a donc lieu le 13 octobre 1985. « C’était effrayant comme temps. Il a plu à torrents. Il ventait et il faisait froid », résume Suzanne Lareau aujourd’hui PDG de Vélo-Québec après y avoir travaillé toute sa vie… Seulement 3500 des 7000 personnes inscrites se présentent. Les piles des cellulaires des organisateurs – transportés à l’époque dans des valises – sont déchargées avant même le signal de départ. Devant la foule parsemée, les policiers veulent même interrompre le Tour avant la fin. Mais Guy Tardif dit non.

(1997) La pire tragédie routière à s’être jamais produite au Québec et même au Canada cause la mort de 44 personnes (30 femmes et 14 hommes), lorsqu’un autobus transportant des membres d’un club de l’âge d’or de Saint-Bernard de Beauce plonge dans un ravin longeant la Côte des Éboulements, dans Charlevoix; quatre personnes survivent à ce terrible accident.