Un pan de notre histoire : La courte vie du funiculaire du mont Royal

La Une

Le mont Royal, ce magnifique espace naturel agit, depuis la deuxième moitié du 19e siècle, comme véritable poumon pour la ville.

La population ouvrière de la ville n’habite évidemment pas sur la montagne, elle réside plutôt près des usines, à proximité du canal Lachine, du fleuve et des rails des chemins de fer. L’industrialisation suscite une explosion démographique.

Par exemple, entre 1750 et 1840, la population montréalaise passe de 4000 à 58 000 habitants. Cette situation amène des enjeux importants de santé publique. La pollution émise par les industries affecte les classes populaires et préoccupe très vite les administrateurs publics.

Montréal a la mine grise et les familles ouvrières survivent tant bien que mal dans une ville qui n’a pratiquement pas d’égouts, pas d’eau courante et encore moins de système efficace pour ramasser les ordures.

L’hygiène est déficiente et la ville demeure bien fragile face à la prolifération de maladies, voire d’épidémie. Dans ce contexte, les quelques espaces verts que conserve la ville deviennent extrêmement précieux.

Ainsi, vous pouvez facilement comprendre que des centaines de citoyens réagissent quand des propriétaires de terrains situés sur le flanc de la montagne abattent massivement des arbres pour en faire du bois de chauffage.

Les pressions populaires vont forcer la Ville de Montréal à acquérir une grande partie de la montagne en 1869 pour en faire un vaste parc public.

UN GRAND PARC

Après avoir procédé à quelques expropriations qui coûtent aux contribuables près d’un million de dollars, on confie la conception des plans du parc au talentueux Frederick Law Olmsted.

À cette époque, cet architecte paysagiste a déjà brillé en créant le célèbre Central Park à New York. Olmsted cherche par ses concepts de parcs urbains à contrebalancer les effets négatifs de l’industrialisation. Il redessine donc le mont Royal en conservant les éléments naturels du lieu, l’idée est de donner accès à une grande bouffée d’oxygène aux Montréalais.

Les travaux d’aménagement commencent en 1874. Deux ans plus tard. Le grand parc du Mont-Royal ouvre officiellement ses portes au public le 24 mai 1876. Bien que le plan initial d’Olmsted n’ait pas été suivi à la lettre, le parc demeure un endroit qui met en valeur la nature et qui invite à la détente.

ACCESSIBILITÉ

Le parc devient un lieu de rendez-vous pour les promeneurs et les sportifs 12 mois par année. Certains se questionnent sur une façon de mécaniser l’ascension jusqu’au sommet.

C’est là que l’idée de construire un train incliné attire l’attention. Ce funiculaire partirait de la rue Bleury (que nous appelons avenue du Parc aujourd’hui) et grimperait par le flanc est de la montagne jusqu’à la croix.

Après de multiples changements de plan et une facture qui coûtera plus de cinq fois ce qui était prévu au départ, soit environ 54 000 $, le projet prendra forme à la fin de 1885.

La Mount Royal Park Incline Railway Co, inaugure son nouveau funiculaire le 14 septembre. Il en coûte 5 cents pour monter au sommet et admirer la vue magnifique et 3 cents pour redescendre.

La montée, qui se fait en deux étapes, s’effectue en plus ou moins cinq minutes.

Le premier automne, le président de la compagnie, Maxime Xavier Lefebvre, se vante d’avoir transporté au sommet plus de 30 000 personnes. Les années suivantes, l’achalandage annuel (avril à octobre) est estimé à 90 000 passagers en moyenne. Un véritable succès. Le funiculaire devient même un outil pour transcender les classes sociales à Montréal.

« S’il y a des aristocrates qui répugnent à se voir enlever le privilège exclusif de fréquenter les parties supérieures du parc, nous espérons que le conseil de ville ne tiendra pas compte de leur mesquine opposition. Il faut que notre population ouvrière ait place en haut comme en bas. »

La popularité du funiculaire ne se dément pas, les gestionnaires vont même allonger ses heures d’ouverture jusqu’à 22 h, sans augmenter les tarifs.

L’entente entre la Mount Royal Park Incline Railway Co. et la Ville est établie jusqu’en 1900. Cependant, après 15 ans d’opération, les choses vont s’envenimer. Lors des négociations pour le renouvellement du bail, la compagnie demande une entente sur 25 ans pour rentabiliser des investissements nécessaires pour garder la structure en bonne santé, mais la Ville est réticente parce qu’elle envisage de gérer elle-même les installations.

DÉGRADATION DE L’INFRASTRUCTURE

Les gestionnaires du funiculaire font savoir à la Ville que leur situation financière est fragile. Ils ajoutent que, même si l’activité est lucrative, l’entretien des équipements coûte très cher, l’exploitation au quotidien exige beaucoup de frais. Il faut investir des milliers de dollars pour moderniser les bâtiments.

Ces investissements ne viendront jamais, même si les cabines du funiculaire sont bondées durant la belle saison.

Au tournant de la Première Guerre mondiale, la compagnie commence à perdre de l’argent, les dépenses deviennent plus importantes que les revenus. En 1918, plus rien ne fonctionne, on décide alors de cesser les activités du funiculaire. À la surprise générale, le matériel roulant et les structures sont vendus pour un peu plus de 50 000 $.

Montréal venait de perdre un véritable joyau du transport collectif. Encore aujourd’hui, on peut voir certains ancrages au sol d’une partie de la structure qui aura fait le bonheur de milliers de Montréalais pendant 33 ans.

Par la suite, le parc du Mont-Royal sera jugé difficile d’accès pour les classes populaires. Elles vont bien souvent préférer le parc Lafontaine, l’île Sainte-Hélène et les parcs d’attractions mieux desservis par les réseaux de tramways.

Un nouveau projet de funiculaire est envisagé en 1924, mais il n’aboutira jamais. Après plus de 100 ans, la fermeture annoncée de la voie Camillien-Houde aux voitures pourrait bien redonner l’idée à certains de faire revivre cette merveilleuse aventure du funiculaire.

Pourquoi pas !

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 28 octobre 2023, p70


314e jour de l’année

Pensée et citation du jour

Ce que nous faisons aujourd’hui, en ce moment, aura un effet cumulatif sur tous nos demains.

Alexandra Stoddard


Ça s’est passé un 10 novembre…

(1951) Le maire Leslie Downing (assis) d’Englewood, New Jersey est la première personne à pouvoir atteindre son interlocuteur sans passer par le service des opérateurs. Il communique avec le maire Frank Osborn d’Alameda Californie. C’est avec ce service qu’est apparu le code régional. Pour rendre ce service possible, l’utilisateur doit composer trois chiffres, pour l’interurbain avant de signaler les sept chiffres correspondant au numéro de l’abonné.

(1970) Le grand mur de la Chine est maintenant accessible aux touristes. Le grand mur fut ainsi édifié en une dizaine d’années par une armée de 300 000 soldats commandée par le Général Meng Tian auxquels s’ajoutaient quelque 500 000 forçats et paysans réquisitionnés dans toutes les provinces de l’Empire.

Au XVII ème siècle , la muraille s’étendait sur près de 6 400 km d’est en ouest, du fleuve Yalu à Jiayuguan dans le désert de Godi. D’une hauteur moyenne de 8m, pour une largeur de 7m à sa base et de 5.50m à son sommet, cet ouvrage colossal était percé de centaines de portes et de passes, et ponctué de milliers de tours de guet et de bastions.

(1983) Une amende de 25 millions $ imposée à la société « Amway ». Cette compagnie est accusée d’avoir escroqué 28 millions $ au gouvernement fédéral en droits d’entrée. Plus grosse amende donnée au Canada.


Comme facebook

La Une

Étant donné que je n’ai pas facebook, j’essaie de me faire des amis en dehors du vrai Facebook mais en appliquant les mêmes principes :

Tous les jours je descends dans la rue et j’explique aux gens ce que j’ai mangé, comment je me sens, ce que j’ai fait la veille, ce que je suis en train de faire et ce que je vais faire demain.

Aussi, je leur donne des photos de ma femme. Du chien, de mes enfants, de moi en train de laver ma voiture et de ma femme en train de coudre.

J’écoute aussi leurs conversations et je leur dis « j’aime ».

Et ça marche !

Il y a déjà 4 personnes qui me suivent : 2 policiers, 1 psychiatre et un psychologue !


313e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

France CormierAnnie Bouchard

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le vrai bonheur est dans le calme de l’esprit et du cœur.

Charles Nodier


Ça s’est passé un 9 novembre…

(1908) Le premier Forum est inauguré à l’angle des rues Atwater et Ste-Catherine à Montréal. Des dizaines de milliers de personnes participent à la journée d’ouverture du Forum de Montréal, un énorme bâtiment récréatif aménagé sur la rue Sainte-Catherine entre les rues Closse et Atwater. La première soirée est consacrée à une séance de patinage à laquelle participent quelque 3000 personnes. Qualifié par le journaliste de « La Presse » de « véritable palais », le Forum est un édifice spacieux de 300 pieds de long par 120 pieds de large.

(1957) Inauguration de l’hôpital Sainte-Justine à Montréal. En 1907, Justine Lacoste-Beaubien fonde, dans une maison de la rue Saint-Denis, un dispensaire pour les enfants: l’Hôpital Sainte-Justine est né. En 1914, signature du contrat d’affiliation avec l’Université Laval de Montréal et emménagement dans le premier « véritable hôpital », au 1879 de la rue Saint-Denis, angle Bellechasse.

(1965) Black-out à New York. Tout l’est des Etats-Unis est plongé dans le noir total durant 12 heures. Un relais défectueux au poste de Queenston, en Ontario, déclenche une panne dans tout l’est du continent. La plus grande de l’histoire des États-Unis (13 heures) plonge dans le noir quelque 30 millions de personnes résidant dans sept États du Nord-Est américain. 800 000 personnes restent bloquées dans le métro new-yorkais. La panne d’une durée de douze heures sera à l’origine du baby boom qui sera constaté neuf mois plus tard, particulièrement dans la région de New York.


D’accord à 110 %

La Une

Pourquoi modifier son équipe en sacrifiant un maître hors-pair ? Voici un texte de Stéphane Laporte, publié récemment sur facebook et que j’endosse complètement. Il faut garder Sean Monahan pour que nos jeunes joueurs apprennent de la bonne façon.

ÉQUIPE MONAHAN !!!

Sean Monahan connait un début de saison du tonnerre. Il est le meilleur compteur des Canadiens. Il pivote pourtant le troisième trio de l’équipe. Le trio des p’tits vieux avec Pearson et Gallagher, dont on se moquait, avant qu’il nous ferme le clapet. Le 30 octobre dernier, il a remporté 85% de ses mises-au-jeu.

De très avisés experts soutiennent qu’il faut échanger Monahan (qui deviendra agent libre, en juillet prochain) contre un choix au repêchage. Ils veulent profiter de sa valeur à la hausse. Euh… Non ! Pour une fois qu’on a un joueur dominant, est-ce qu’on pourrait le garder ? Rien ne garantit que le premier choix qu’on obtiendrait pour Monahan se développerait pour devenir la moitié du leader qu’est le numéro 91.

Je sais bien que le CH est en reconstruction, mais pour reconstruire, ça prend pas juste des apprentis, ça prend aussi des travailleurs qui ont leurs cartes. Monahan est le catalyseur du tricolore. L’an dernier, sa blessure a sonné le glas de la saison de l’équipe. Tant va Monahan, tant va le CH.

Les jeunes ont grandement besoin d’un vétéran comme lui pour les guider. En passant, Monahan n’a que 29 ans, donc plusieurs bonnes années devant lui, s’il n’est pas blessé, bien sûr. Sa fragilité est son principal défaut.

Échanger Monahan serait une grave erreur. On ne reconstruit pas, en démolissant ce qu’on vient de solidifier. Si le CH performe bien, en ce moment, c’est beaucoup grâce à lui. Pourquoi s’empirer ? Il n’y a pas de Bedard à repêcher, l’été prochain.

De plus si on veut que le premier trio des Canadiens s’enflamme, c’est Monahan qu’il faut ajouter à Suzuki et Caufield.

Bref… Il faut sauver le soldat Monahan !


312e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LE 16E ANNIVERSAIRE DE CE BLOGUE – RICHE DE PLUS DE 4500 ARTICLES, SPÉCIALEMENT POUR VOUS. MERCI !


En mémoire de…

MARCEL GEOFFRION 1949-2009 – Famille

SUZANNE BISSONNETTE 1952-2019 – Connaissance


On jase là…

Assez chiant que les universités anglophones, McGill et Concordia, veulent instaurer chez eux, des cours de français, LANGUE SECONDE, dans un délai de trois ans. Le français langue seconde au Québec ? Si ce n’est pas nous rire en pleine face, je me demande bien ce que c’est. Le pire dans tout ça est qu’on se fait écœurer par ces universités qu’on subventionne à tour de bras. Qu’est-ce qu’on attend pour arrêter de leur donner du fric au détriment de notre éducation publique en décrépitude ?


Pensée et citation du jour

Dans beaucoup de prudence, il y a toujours un peu de lâcheté.

Charles Lamesle


Ça s’est passé un 8 novembre…

(1895) Le physicien allemand, Wilhelm Conrad Röntgen, découvre des rayons invisibles de nature inconnue, qu’il appelle rayons X. La découverte, qui permet au savant de réaliser les premières radiographies des os à l’intérieur d’un être vivant, ouvre la voie à la radiologie, en plus d’avoir une très grande importance quant au développement ultérieur de toute la physique. À l’époque, les radiologues ne connaissaient pas les risques de la radiodermite et ne se protégeaient pas contre les rayons. Les patients devaient quant à eux garder la pose pendant plus de 20 minutes. Röntgen recevra en décembre 1901 le premier prix Nobel de physique.

(1942) À son 3e match dans l’uniforme du Canadien de Montréal, Maurice Richard marque le premier des 544 buts qu’il réussira au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH.des 544 buts qu’il réussira au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH.

(1968) L’assemblée législative adopte le projet de loi 77 instituant le mariage civil au Québec. Le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand fait adopter par l’Assemblée législative en troisième et dernière lecture le projet de loi 77 qui institue le mariage civil au Québec.La Loi relative au mariage civil permet aux couples non-croyants d’inscrire leur union dans les registres d’état civil. Entre 1969 et 1976, le Québec connaîtra une croissance importante du nombre de mariages civils qui passera de 1026 à 7035.


Signé Louis-José Houde…

La Une

Cette allocution de Louis-José Houde au dernier gala de l’ADISQ était sincère et bien placée envers les Québécois. À nous de la faire vivre. Elle ne doit jamais s’éteindre.

***

La plus belle chose qu’on possède : le français québécois !

Louis-José Houde

« À l’origine, quand ils m’ont demandé d’animer le Gala de l’ADISQ, la principale raison pour laquelle j’ai accepté ce n’est même pas mon amour de la musique, en fait, c’est mon amour de la langue française.

Je trouve ça beau le français québécois, je trouve ça riche, je trouve que c’est la plus belle chose qu’on possède. C’est mon outil de travail, c’est le vôtre aussi dans plusieurs cas, mais une langue ça peut mourir, c’est déjà arrivé ailleurs. Quand on a une langue comme outil de travail, on a la chance de la soutenir, de l’embellir, de la faire danser et de donner le goût aux jeunes de l’embrasser surtout.

Dans un documentaire sur la loi 101, Jim Corcoran disait que l’anglais s’est répandu partout dans le monde par la musique et qu’une langue qui n’est plus chantée est une langue morte. Une langue vivante est une langue qui est chantée. Donc, continuez de chanter chers amis, plus que jamais, continuez de chanter. »

Un des plus bel hommage que j’aie entendu de notre langue, par quelqu’un et sur une tribune qui devraient faire réfléchir la jeune génération. Nous avons quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs en Amérique. Ne le laissons pas dévorer par la culture numérique anglophone… par inconscience.

Source : facebook


311e jour de l’année

En souvenir de…

LEONARD COHEN 1934-2016 – Auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier et peintre canadien.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

David trépanier

Bon anniversaire !


On jase là…

Félicitations à l’équipe de J.E. qui a démasqué et étalé au grand jour les dépenses abusives et injustifiées des dirigeants de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Ils se sont servi dans le plat de bonbons à pleine main et la Ville de Montréal doit démanteler sans délais cette institution bidon qui ne fout absolument rien d’autre que de dilapider des fonds publics dans leurs intérêts personnels.


Pensée et citation du jour

La vie est une succession de moments. Essayez de vivre chacun d’eux !

Corita Kent


Ça s’est passé un 7 novembre…

(1950) La guerre de Corée éclata le 25 juin 1950, lorsque les forces militaires de la Corée du Nord traversèrent le 38e parallèle pour envahir la Corée du Sud. Seize états membres des Nations Unies, dont le Canada, mirent à contribution des troupes de combat placées sous le commandement des États-Unis pour défendre la Corée du Sud.

(2007) La hausse du prix du pétrole brut et la baisse de la valeur du dollar américain donnent des ailes au huard, qui s’éloigne de plus en plus de la devise américaine; le dollar canadien franchit un autre plateau symbolique, le huard s’est négocié à 1,10 U$ en matinée.

(2009) La réforme du système de santé américain, projet majeur de Barack Obama, est adoptée à la Chambre des représentants. Barack Obama a gagné son pari : par 219 voix contre 212, la Chambre des représentants a enfin approuvé la réforme de la santé aux États-Unis, sur laquelle le Président avait investi toute son énergie. Obama s’est félicité de sa ténacité : il n’a pas abandonné ce chantier malgré la crise et l’opposition de puissants lobbies. La plupart des Américains seront couverts, d’ici à quatre ans, contre la maladie. Par les clivages qu’il a créés, le débat, très difficile, marquera pour longtemps la vie politique américaine.


Une envolée entassée

La Une

Me revoilà, après une escapade rapide en Floride. Pour la première fois depuis 2015, je reprenais l’avion pour le retour… Et chanceux comme je suis, par Air Canada ou plutôt Michael Rousseau Airline.

Vite, un 6/49… Tout d’un coup !

Cette compagnie a très mauvaise réputation pour beaucoup de voyageurs dont votre humble serviteur qui s’entassait en classe économique.

D’ABORD LE SERVICE

Mon envolée s’est déroulée avec une escale à Toronto et en anglais, comme j’y suis allergique quand mon transporteur est canadien, ça commençait bien. Sur le trajet Fort Myers-Toronto, le débit des instructions et communications était tellement rapide et lu sur un téléphone cellulaire, que le français, adressé par une anglophone était carrément cacophonique et incompréhensible. Par contre, la liaison Toronto-Montréal fut mieux, à ce chapitre.

LA FOUILLE, ARCHAÏQUE

S’Il est un moment plus que désagréable, c’est la fouille juste en franchissant l’espace juste avant les salles aux portes d’embarquements. Vous savez, l’endroit où nous sommes soupçonnés d’être des terroristes…

Tout y passe, sauf les vêtements (une chance parce qu’on aurait des surprises) mais il faut complètement vider nos poches, avant l’examen visuel et tactile. Il me semble qu’avec tous les numériseurs électroniques et la technologie d’aujourd’hui, un tel désagrément pourrait être modernisé.

L’ESPACE VITAL EN CLASSE ÉCONOMIQUE

Le premier vol était sur un Airbus 319, alors que le second était sur un Boeing 737.

Je vous dirais que les mensurations idéales pour être moindrement à l’aise en classe économique, est de mesurer 1,65 m et pas plus de 70 kg, pour être à l’aise durant le vol. Moi, à 1,80m et 90 kg, je ressemblais à une sardine.

Ma voisine et moi, on s’échangeait l’accoudoir et heureusement que j’étais côté hublot. Et attention en me levant, parce que le plafond est atteint rapidement. D’ailleurs, je me suis cogné la tête en me levant.

LES BAGAGES À MAIN

La consigne est qu’on ne peut en apporter un seul !

Avant l’embarquement pour Montréal, l’agent de bord annonce que l’avion est plein et que tous les bagages à main ne pourront prendre place dans les coffres au-dessus des sièges, mais plutôt dans la soute. Je me suis alors demandé pourquoi il en était ainsi. Il me semblait qu’un bagage à main par passager prendrait place dans tous les coffres prévus et disponibles…

Mais non ! Donc mon bagage à main s’est retrouvé 5 rangées plus loin, parce que plusieurs passagers avaient deux ou trois bagages à main. Vous voyez le bordel pour le récupérer ?

Pourquoi Air Canada et son personnel ne s’en tiennent pas à ce qu’ils demandent ? J’ai bien protesté auprès d’un employé mais bon. Je pense que je venais de le réveiller.

Finalement le seul avantage de l’avion c’est sa rapidité et là s’arrête le côté agréable du voyage si vous êtes capable d’endurer l’ankylosement. Pour le reste, c’est étouffant… toujours en classe économique !


310e jour de l’année

En souvenir de…

BERNARD LANDRY 1937-2018 – Avocat, professeur et homme politique québécois. Député et ministre du Parti québécois de 1976 à 1985, et de 1994 à 2005. Il a été premier ministre du Québec de 2001 à 2003.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Luc Raymond

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd’hui.

Montaigne


Ça s’est passé un 6 novembre…

(1837) Début de la révolte des Patriotes. Les Fils de la Liberté avaient prévu un rassemblement dans la grande cour de l’auberge de Joseph Bonacina, rue Notre-Dame. Les membres du Doric Club croyaient que l’heure d’agir était venue. Ils firent placarder dans tout Montréal une affiche disant qu’il fallait écraser la rébellion à sa naissance et invitaient tous les Loyalistes à une réunion, le jour même à la Place d’Armes.

Les Fils de la Liberté sont paisiblement réunis dans la cour de l’auberge Bonacina. Soudain, venant de la rue, une grande clameur se fait entendre et des pierres commencent à tomber dans la cour. Les deux tiers des Fils de la Liberté sont partis: il n’en reste que 200 ou 300.

Les membres du Doric Club essayent de séparer le bataillon des Fils de la Liberté. Les pierres tombent de tous côtés. Plusieurs coups de feu retentissent, mais personne n’est tué. Les Fils de la Liberté se réunissent pour la dernière fois en ce jour du 6 novembre 1837, car quelques jours plus tard, leurs chefs sont jetés en prison sous l’accusation de haute trahison. Les Canadiens prennent les armes pour s’opposer à l’exécution des mandats d’arrestation.

(1970) Le pont Pierre Laporte, qui devait porter le nom du pont Frontenac (personnalité historique canadienne), est inauguré en présence de la veuve de l’ex-ministre assassiné par le FLQ le mois précédent politique. Il relie les deux rives du Saint-Laurent à proximité du pont de Québec mais les six voies de circulation du nouvel ouvrage pourront recevoir quotidiennement 90 000 véhicules, soit cinq fois plus que le vieux pont.

(1990) La commission Bélanger-Campeau, connue sous le nom de commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, fut établie par l’Assemblée nationale du Québec à l’initiative du premier ministre Robert Bourassa, après le rejet de l’accord du lac Meech. Le rapport Bélanger-Campeau fut publié en 1991 et révisé en 2002. Il avait recommandé tenir une référendum sur la souveraineté-association en octobre 1992.


Ygreck, et ses perles d’octobre

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’octobre, publiées dans le Journal de Montréal.


309e jour de l’année

En mémoire de…

ROSAIRE DESAULNIERS 1940-2020 – Résident saisonnier à Pioneer Village.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Pascal NantelRichard Gingras

Bon anniversaire !


On jase là…

Avez-vous pensé ajuster montres et horloges à l’heure normale de l’est ? Une heure de plus pour dormir !


Pensée et citation du jour

Un esprit sain dans un corps sain est une description courte mais complète d’un état heureux dans ce monde.

John Locke


Ça s’est passé un 5 novembre…

(1935) Le monopoly fut inventé en 1933 par l’américain Charles Darrow (1889-1967) pendant la grande dépression qui a suivi la crise de 1929. Il a été mis en vente le 5 novembre 1935 par la compagnie Parker Brothers. Son succès a été quasi instantané. Le Monopoly est un des plus célèbres jeux de plateau, il en existe des dizaines de versions, de la régionaliste à la spatiale en passant par les petits mickeys de toutes sortes sachant que le principe est toujours le même, seuls les noms des lieux et le décorum changent.

(1970) Un incendie détruit le Foyer Sainte-Bernadette, une maison d’accueil pour personnes âgées située à Pointe-aux-Trembles. Dix-sept pensionnaires meurent asphyxiés. L’incendie se déclare après l’explosion d’une chaudière vers 4h du matin.

(1981) La nuit des longs couteaux. Les membres de la délégation québécoise dirigée par René Lévesque, réunis à Ottawa à l’occasion d’une conférence fédérale-provinciale, s’étaient fait réveiller brutalement. Ils venaient d’apprendre que le premier ministre Pierre Trudeau et son bras droit Jean Chrétien avaient profité de la nuit pour concocter une entente avec les autres premiers ministres provinciaux. Cet accord a conduit à l’exclusion du Québec du processus de rapatriement de la Constitution.


Lingerie fine et dentelle resplendissantes

La Une

Madame Chasse-Taches est de retour avec son vaste bagage de trucs et astuces, même pour la lingerie fine… Pourquoi pas, et spécialement pour vous mesdames.

Plus les petits dessous sont jolis, plus ils sont fragiles. Idéalement, on devrait laver à la main les soutiens-gorge dans une eau tiède avec un savon pour tissus délicats. Cinq minutes de trempage suffisent à bien nettoyer cette lingerie sans endommager les armatures et coquilles.

Au besoin, frottez les taches et le dessous des aisselles avec un pain de savon à base de glycérine ou un savon à haut taux de gras, comme le savon de Marseille ou le savon de pays. Rincez la lingerie, essorez-la dans une serviette éponge avant de la suspendre.

Si l’étiquette mentionne que ce linge délicat se lave en machine, protégez-le en le déposant dans un sac en filet. Agrafez les soutiens-gorge afin que les agrafes n’endommagent pas la dentelle des autres sous-vêtements.

Évitez une eau trop chaude et programmez la machine à laver pour un cycle délicat. Évitez la chaleur de la sécheuse, qui pourrait endommager le satin, la soie, l’élasthanne et les dentelles.

À BANNIR

  • Les détergents trop forts;
  • L’eau javellisée;
  • Jumeler la lavage des soutiens-gorge colorés et des soutiens-gorge blancs;
  • Tordre la lingerie après le lavage au risque de la déformer.

TROIS SOLUTIONS POUR DES SOUTIENS-GORGE BIEN BLANCS

La lingerie en dentelle retrouvera sa blancheur après avoir trempé une trentaine de minutes dans une solution d’eau tiède et de bicarbonate de soude. Rincer, suspendre pendant une heure ou deux le vêtement pour le séchage, idéalement sous les rayons du soleil.

Un trempage pendant une heure dans une eau tiède savonneuse additionnée d’une demi-tasse de peroxyde ou de jus de citron éliminera le grisonnement des sous-vêtements.

Si la lingerie présente un jaunissement, faites-la tremper dans un bol de lait légèrement réchauffée pendant une trentaine de minutes. Lavez bien ensuite les sous-vêtements dans une eau tiède savonneuse et rincez.

DERNIER RECOURS

Vous pourrez donner un air vieillot à un soutien-gorge jauni ou défraîchi en le faisant tremper dans un bain d’eau chaude additionnée d’un ou deux sachets de thé noir. Cette eau colorée apportera une teinte plus ou moins foncée au sous-vêtement qui amorcera une seconde vie.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 21 octobre 2023, p17


302e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL

LA JOURNÉE MONDIALE DU PSORIASIS


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Thomas Luis

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour.

André Gide


Ça s’est passé un 29 octobre…

(1929) Alors que la bourse de New York s’effondre, la Bourse de Montréal connaît, elle aussi, une journée difficile. Les produits canadiens qui souffrent le plus lors de cette journée sont le blé et le papier journal. Ils comptent parmi les titres les plus échangés, perdant parfois jusqu’à 40 points. En effet, le Canada fournit 40 % des réserves mondiales de blé et 65 % du papier journal. Les effets de la crise se font ressentir rapidement dans presque tous les secteurs de l’économie. Ceux qui avaient acheté des parts « sur marge », soit à crédit, sont ruinés du jour au lendemain.

(1967) Fermeture de l’exposition universelle « Expo’67 » de Montréal, après avoir accueilli plus de 50 millions de visiteurs. Que de beaux souvenirs pour ceux et celles qui l’on vécue.

(1969) La naissance de l’internet. À 22h30, Charley Kline, étudiant de UCLA, essaye d’envoyer « login » au travers d’ARPANET. Le système a transmis « l » ; puis « o » ; puis a planté. C’est le premier message de l’histoire d’Internet a être envoyé, mais aussi son tout premier plantage. Ils ont ensuite recommencé : eh oui, les trois premières lettres à jamais avoir naviguées sur internet sont lol.


Samedi, de rigoler…

La Une

Une gentille vieille dame va voir son docteur :

– Docteur, j’ai un petit problème avec mes gaz. Je dois pourtant dire que ça ne me dérange pas tant que ça. Ils ne sentent jamais et ils sont toujours silencieux. Rien que pour dire, j’ai pété au moins dix fois depuis que je suis dans votre bureau et je suis certaine que vous ne vous en êtes jamais aperçu parce qu’ils sont silencieux et qu’ils ne sentent pas.

– Je vois. Prenez ces pilules et revenez me voir la semaine prochaine.

La semaine suivante, la vieille revient :

– Je ne sais pas trop ce que vous m’avez donné, mes gaz restent silencieux, mais ils puent terriblement.

– Très bien, dit le docteur. Maintenant qu’on a réussi à dégager vos sinus, on va s’occuper de vos oreilles !


Une blonde rentre dans un casino. Elle achète des jetons pour 10 000 $ et se dirige vers la table de la roulette. Là, elle met tout sur la table et dit en regardant les deux croupiers :

– Ça ne vous dérange pas si j’enlève mes sous-vêtements pour jouer ? J’ai toujours plus de chance quand je joue toute nue.

– Heuuu, non, non bien sûr.

La femme se déshabille complètement et un croupier lance la roulette. Au même moment la blonde hurle :

– GAGNE ! GAGNE ! OUI ! OUI ! MAMAN A BESOIN DE NOUVEAUX VÊTEMENTS !

Et au moment où la roulette s’arrête, elle bondit très haut sur place, toujours en hurlant :

– OUIIIIIIIIII !!! J’AI GAGNÉ ! j’AI GAGNÉÉÉÉ !!! YOUHOUUUU !!!

Et là, elle se penche sur la table, rafle tout l’argent et les jetons et elle disparaît à toute vitesse.

En revenant à ses esprits, le premier croupier dit au second :

– Dis, t’as regardé sur quoi elle a joué ?

– Euh, non, je croyais que… Que tu avais regardé !

– Oups…

LA MORALE DE CETTE HISTOIRE :

Toutes les blondes ne sont pas connes mais… Tous les hommes sont des hommes !


Un couple utilise un code quand ils veulent faire l’amour sans que les enfant le sachent. Le code est « machine à écrire ».

Un jour, le père envoie sa fille dire à sa mère qu’il a besoin de la machina à écrire.

La mère répond :

– Va dire à ton père que la machine n’est pas disponible. Il y a encore plein d’encre rouge sur le ruban.

Un autre jour, la mère dit à sa fille :

– Va dire à ton père que la machine est disponible.

Le père répond :

– Tu diras à ta mère que ce n’est plus la peine, j’ai tapé mon courrier à la main !


Une couple court dans la froidure du matin. Il fait très froid. Passant devant un petit bois, la femme dit :

  • On s’arrête là et je te fais une petite gâterie ?

Le mari répond :

– Brrr, non, pas ce matin.

Elle lui dit :

– Ha ! Tu as peur d’avoir une petite quéquette avec ce froid ?

Le mari répond :

– Non, j’ai peur que tu claques des dents !


Si mon corps était une voiture, le temps serait venu où je commencerais à songer à l’échanger pour un modèle plus récent.

Ma finition commence à avoir des bosses, des bosselures et des égratignures, et ma peinture devient plutôt matte… Mais ce n’est pas le pire.

Mes lumières ont perdu leur focus et il devient de plus en plus difficile de voir les choses de près.

Ma traction n’est plus aussi gracieuse qu’auparavant.

Je glisse et dérape de travers et me cogne sur des choses même lorsque la température est idéale.

Mes beaux pneus blancs sont tachés de vilaines varices.

Ça me prend plusieurs heures pour atteindre ma vitesse maximum.

Mon taux de consommation de carburant est inefficace.

Mais voici le pire de toutes… Chaque fois que je me mouche, tousse ou rit, mon radiateur coule, mon muffler pète. Malgré tout ça, vive la vie !!!


301e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU CRÉOLE


En ménoire de…

JERRY LEE LEWIS 1935-2022 – Chanteur-pianiste américain de Rock ‘n Roll, rockabilly, gospel, honky tonk, blues et de country


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Bruno LalondeMarc RiendeauPierre Destrempes

Bon anniversaire !

Pensée et citation du jour

Lorsque tu poursuivras ton bonheur, des portes s’ouvriront où tu ne pensais pas en trouver, et où il n’y aurait pas de porte pour un autre.

Joseph Campbell


Ça s’est passé un 28 octobre…

(1886) La Liberté éclairant le monde est inaugurée à l’entrée du port de New York le 28 octobre 1886. Ce cadeau de la France aux Etats-Unis célèbre l’amitié franco-américaine. C’est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l’oeuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi. Né à Colmar en 1834, Auguste Bartholdi s’est fait connaître en sculptant le Lion de Belfort.

Pour figurer La Liberté éclairant le monde, le sculpteur a choisi comme modèle sa propre femme, Jeanne-Emilie de Puissieux, une ancienne couturière. La statue a été exécutée avec des plaques de cuivre et d’abord montée à Paris. Une armature intérieure en fer conçue par l’ingénieur Gustave Eiffel l’a rendue apte à résister aux plus violentes tempêtes. Elle fut transportée aux Etats-Unis en 350 morceaux et remontée sur son piédestal de granit en quatre mois.

(1919) Le Volstead Act, établi le 28 octobre 1919, élargit l’interdiction de production, de distribution et de vente (elle concerne moins la consommation) d’alcool (de plus de 0,5°) aux restaurants et aux bars. Il est de ce fait considéré comme l’acte de naissance d’une période trouble, qui vit de véritables empires mafieux se constituer autour de la contrebande d’alcool. Ce texte chargé de moraliser la société américaine fut donc à l’origine de la réussite de gangsters tels que Al Capone, pour lesquels la prohibition fut une chance providentielle.

(1919) Le Volstead Act, établi le 28 octobre 1919, élargit l’interdiction de production, de distribution et de vente (elle concerne moins la consommation) d’alcool (de plus de 0,5°) aux restaurants et aux bars. Il est de ce fait considéré comme l’acte de naissance d’une période trouble, qui vit de véritables empires mafieux se constituer autour de la contrebande d’alcool. Ce texte chargé de moraliser la société américaine fut donc à l’origine de la réussite de gangsters tels que Al Capone, pour lesquels la prohibition fut une chance providentielle.

(1962) Réélection de Jean Drapeau pour un second mandat consécutif, face à Sarto Fournier. Drapeau remporte 130 207 voix contre 13 629 pour Fournier.


Un pan de notre histoire : Les tout premiers livres de recettes québécois

La Une

Depuis quelques années, l’univers culinaire est omniprésent dans notre univers médiatique. Cahiers spéciaux de recettes thématiques dans les journaux et les magazines, émissions de télévision, chaînes spécialisées et vidéos sur les réseaux sociaux, nous n’avons jamais autant eu accès à une si grande diversité de recettes de partout dans le monde.

Malgré tous ces moyens d’apprendre à cuisiner des repas de base ou des mets plus exotiques, le bon vieux livre de recettes reste néanmoins un incontournable et il est encore un succès de librairie ! Mais quand avons-nous commencé à avoir accès à des livres de recettes au Québec ?

DE L’EMPIRE ROMAIN AUX TABLES QUÉBÉCOISES

L’histoire des livres de recettes remonte au début de l’écriture. Nous avons en effet des recettes sumériennes ou babyloniennes écrites sur des tablettes d’argile il y a plus de 4000 ans, des recettes sur des papyrus de l’Égypte ancienne et un premier livre de gastronomie datant de l’époque romaine.

Cet amoureux de la nourriture s’appelait Apicius et il aurait vécu autour du début du premier siècle de notre ère. Ses recettes préférées ont fini par être assemblées en un livre qui est encore publié de nos jours et les éditions actuelles ont été adaptées au vocabulaire culinaire et aux ingrédients d’aujourd’hui !

Lorsque les colons canadiens-français ont commencé à s’établir en Nouvelle-France, ils ont apporté leurs traditions culinaires française, qu’ils ont dû adapter à la réalité de leur nouveau territoire.

Au fil du temps, et au gré de l’arrivé d’immigrants anglais, écossais, acadiens, irlandais ou chinois, la cuisine s’est graduellement métissée et a influencé les recettes qui ont commencé à circuler à l’écrit

Il faut dire que lorsque les colons se sont mis à développer la colonie, l’imprimerie avait commencé à favoriser la circulation de livres de recettes, alors qu’avant, elles étaient davantage transmises de génération en génération au sein d’une même famille. Certains de nos ancêtres connaissaient peut-être Le viandier de Guillaume Tirel, dit Taillevent, qui circulait depuis le 14e siècle.

LES PREMIERS LIVRES DE RECETTES AU QUÉBEC

Au-delà de la transmission familiale. Ce sont au départ des communautés religieuses qui ont porté à l’écrit et ainsi conservé une partie de nos savoirs culinaires, sans nécessairement publier de livres au départ.

Le premier livre de recettes publié au Québec n’est arrivé sur les tablettes qu’en 1825. Il s’intitulait La cuisinière bourgeoise et il s’agissait en réalité d’une édition remaniée d’un livre français paru à l’origine en 1739.

Le tout premier ouvrage de cuisine écrit et publié au Québec a été publié quant à lui en 1840. Il portait le nom de La cuisinière canadienne et était un livre d’enseignement de toutes les bases de la cuisine, des entrées au dessert !

L’engouement pour les livres de recettes commence dès lors et, à la fin du 19e siècle, les congrégations religieuses comme les Ursulines et les sœurs de la congrégation de Notre-Dame commencent elles aussi à produire des livres qui contiennent autant de recettes que les techniques culinaires pour les réussir.

Le succès du Manuel de cuisine raisonnée des sœurs de la congrégation de Notre-Dame ne se dément d’ailleurs pas depuis sa première édition… en 1919 !

VERS LE PATRIMOINE GOURMAND

De nos jours, bien que les recettes ne manquent pas, il y a aussi un engouement pour les recettes anciennes et traditionnelles, celles qui rappellent le goût de notre enfance. Les centres d’archives ont ainsi diverses banques de données d’archives culinaires et d’anciennes éditions de livres de recettes.

C’est notamment le cas de BAnQ, mais aussi le Centre d’archives régional de Portneuf, qui cherche constamment de nouvelles archives de recettes traditionnelles de la région. Vous y trouverez entre autres des recettes venant du livre manuscrit de Marie-Anna Trottier, qui a été aide-ménagère au presbytère de Deschambault dans les années 1940-1950.

Parmi ses recettes, celle du « Chop-Souris », qui, vous vous en doutez bien, en est une de… chop suey !

Vous pouvez consulter la banque de recettes ici : archivesportneuf.org/recette-gourmande

Source : Évelyne Ferron, historienne, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 14 octobre 2023, p72


300e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE SAINT-VINCENT-ET-LES-GRENADINES

LA JOURNÉE MONDIALE DU PATRIMOINE AUDIOVISUEL


En mémoire de…

RÉGIS LÉVESQUE 1935-2020 – Boxeur et promoteur de boxe québécois.


Pensée et citation du jour

Qui a la même vision du monde à cinquante ans qu’à vingt ans, a perdu trente ans de sa vie.

Mohammed Ali


Ça s’est passé un 27 octobre…

(1938) La firme Du Pont de Nemours donne le nom de « nylon » à la fibre synthétique élaborée dans les années 30 par l’équipe de recherche dirigée par le chimiste Wallace Carothers. Ce sera la première fibre synthétique commercialisée à grande échelle. Le nylon fera ses preuves dans la confection des parachutes des GI puis il révolutionnera l’industrie du textile après guerre. La jambe de la femme ne sera plus jamais la même.

(1955) Un incendie détruit l’immense chantier maritime Davie Shipbuilding Co. à Lauzon, au sud du Québec. C’était le plus grand chantier naval au Québec. Sa disparition signifie une lourde perte pour l’industrie navale québécoise. Plus de 1 000 employés de la Davie Shipbuilding Co. seront privés d’ouvrage par cette catastrophe. Une vingtaine de maisons résidentielles sont également détruites. Il faut plusieurs heures d’efforts acharnés aux pompiers de Lauzon pour finalement maîtriser les flammes.

(1979) Inauguration de la centrale hydro-électrique LG2. Le premier ministre René Lévesque inaugure officiellement la première phase de la centrale hydraulique de la Baie de James. Robert Bourassa, l’ancien premier ministre instigateur du projet, fera une visite discrète mais remarquée par les journalistes. Cette centrale deviendra d’ailleurs La centrale Robert-Bourassa puis l’ensemble des développements électriques de la Baie de James portera son nom.


Les bienfaits de l’aloès

La une

Réduction de la plaque dentaire, gestion de la glycémie, prévention des rides… il semble que rien n’est à l’épreuve de l’aloès.

De son nom latin Aloès barbadensis, cette plante a des feuilles vertes dodues aux vertus antioxydantes, antivirales et antibactériennes. Elle est utilisée le plus souvent pour traiter les plaies et les brûlures, y compris les coups de soleil.

Elle est très efficace : comparativement aux médicaments conventionnels, l’aloès peut réduire de neuf jours la durée de guérison des brûlures.

Vous souffrez de constipation ? Le résidu collant de couleur jaune que l’on retrouve sous les feuilles d’aloès a des propriété laxatives bien connues. Par ailleurs, boire du jus d’aloès peut atténuer les symptômes du côlon irritable.

Côté buccal, des rince-bouche à base d’aloès semblent réduire la plaque dentaire aussi efficacement que la chlorhexidine. Le gel d’aloès peut aussi favoriser l’élasticité de la peau et réduire l’apparition de rides,

Comme si tout cela n’était pas suffisant, selon des études préliminaires, l’aloès aiderait les personnes atteintes de prédiabète ou de diabète de type 2 à gérer leur glycémie.

Les industries cosmétique, pharmaceutique et alimentaire utilisent l’aloès à profusion. On peut se le procurer dans les magasins d’aliments naturels ou en ligne sous forme de supplément, de gel, d’huile, de poudre ou de jus.

Qu’elle réponde ou non aux attentes, il y a très peu d’inconvénients è essayer cette plante : l’aloès est en effet très salubre et on lui connait peu d’effets secondaires. Comme le veut l’adage, vous n’avez rien à perdre.

Source : Revue « Nouvelles CSA », automne 2023, p9


299e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE L’AUTRICHE

LA JOURNÉE MONDIALE DES PÂTES


En souvenir de…

JACQUES GODIN 1930-2020 – Comédien et acteur québécois. Les plus vieux se rappelleront son rôle de Radisson dans la série télévisée du même nom, entre 1957 et 1959 à Radio-Canada.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvie Forand

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons.

Henry David Thoreau


Ça s’est passé un 26 octobre…

(1958) Le Boeing 707-120 (premier type de 707 exploité) effectua alors son premier vol commercial sous les couleurs de la Pan Am le 26 octobre 1958 entre New York et Paris.

(1990) Wayne Gretzky devient le premier joueur de l’histoire de la Ligue nationale de hockey à atteindre le plateau des 2000 points en carrière, alors qu’il récolte une passe sur un but des Kings de Los Angeles lors d’un match disputé à Winnipeg. À sa 12e saison dans le circuit majeur, il a amassé 684 buts et 1316 passes en 857 rencontres régulières, soit une moyenne de 2,33 points par match, de loin la meilleure parmi les premiers pointeurs de la ligue.

(1997) Jacques Villeneuve est le premier Canadien à remporter le championnat du monde des pilotes de Formule 1, terminant 3e au Grand prix de Jerez, en Espagne pour devancer Michael Schumacher par trois points au classement final.


On aura tout vu !

La Une

L’article de Richard Martineau d’hier dans le Journal de Montréal m’a fait sursauter parce que ce qu’il dévoile me jette par terre. La terre d’accueil qu’est le Québec n’est pas encore assez pour les immigrants. Ce n’est plus de l’immigration, mais bien de l’imposition. Jugez-en par vous-même.

***

VITE, UNE TÉLÉ « POUR LES IMMIGRANTS » !

« L’erreur depuis des décennies, c’est qu’on fait des chansons pour les enfants, d’autres pour les jeunes, les vieux, et maintenant les immigrés. Alors que la chanson doit unir les générations », disait le chanteur Guy Béart.

Cette citation m’est revenue en tête la semaine dernière quand j’ai lu un texte sur les immigrants et la télé québécoise publié dans Le Devoir.

UNE TÉLÉ « POUR LA MAJORITÉ »

Selon un sondage effectué l’an dernier par l’Observateur des technologies médias, une division de CBC/Radio-Canada, les immigrants regardent peu la télé québécoise.

Dans le mois précédent le sondage, seuls 22 % des immigrants arrivés au Québec au cours des cinq dernières années avaient syntonisé au moins une fois TVA. Pour Radio-Canada, le pourcentage était encore plus bas : 16 %. Et 6 % pour Noovo.

Alors que pendant la même période, 70 % des Québécois nés au pays avaient syntonisé TVA, 64 % Radio-Canada et 50 % Noovo.

Bref, les immigrants ne regardent pas notre télé.

Pourtant, il est loin, le temps où l’on ne voyait que des Blancs « de souche » à la télé québécoise ! Au cours des dernières années, nos diffuseurs ont fait des efforts pour se diversifier.

On le voit dans les séries et même dans les publicités (où parfois, on ne voit même pas de Blancs).

Alors, comment expliquer ces résultats ?

Pour Jean-Yves Roux, directeur général de Natyf TV, une chaîne qui vise spécialement les communautés culturelles « afrodescendantes » (ce qu’on appelait auparavant « des Noirs ») oui, des efforts ont été faits à la télé québécoise pour mieux représenter la diversité. Mais ce sont des changements cosmétiques.

« Tant qu’on ne fera pas d’émissions spécialement conçues pour les nouveaux arrivants, la télé québécoise ne les rejoindra pas. Pour le moment, les grands réseaux préfèrent se concentrer sur la majorité… »

« EUX » et « NOUS »

Vous avez bien lu.

Ce n’est pas suffisant d’avoir plus de comédiens, d’animateurs et de journalistes issus des communautés culturelles.

Il faudrait produire des émissions qui s’adressent à eux ».

Je suis peut-être niaiseux, ou trop vieux, mais il fut un temps où l’on blâmait les Québécois de souche de ne pas intégrer les immigrants au « Grand Nous collectif ».

Les gens qui proviennent d’autres pays font autant partie du Québec que ceux qui sont nés ici, nous disait-on.

Et avec raison.

Mais aujourd’hui, on nous dit qu’il faut produire des émissions pour « Eux »!

S’adresser à « Eux » !

Si on veut qu’« Eux » nous écoutent et s’intéressent à « Nous » !

Euh…

Suis-je tout seul à être mêlé ?

Les immigrants font partie de la gang, ou ils forment une gang à part ?

Faudrait nous expliquer, parce que là, on ne comprend plus rien…

Ça va être quoi, la prochaine étape ?

Ce ne sera plus suffisant de montrer plus d’immigrants à la télé ni de diffuser plus d’émissions pour les immigrants, mais il va falloir le faire dans « LEUR » langue ?

Coudonc, voyageons-nous à bord du même navire ou sommes-nous chacun dans notre petite barque ?

C’est ça, votre vivre ensemble ?

Des émissions pour les Québécois « de souche » et d’autres pour les immigrants ?

Qui parlent de choses qui intéressent les immigrants dans les langues parlées par les immigrants ?


298e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE LA GRENADE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Denis Boivin

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La bonté dans la parole amène la confiance, la bonté en pensée amène la profondeur, la bonté par le don amène l’Amour.

Lao-tseu


Ça s’est passé un 25 octobre…

(1964) Les Rolling Stones font une apparition dans le « Ed Sullivan show », à New York. Une émeute éclata dans le studio et Sullivan déclara (en Anglais dans le texte) « I promise you they’ll never be back on our show again ». Sullivan promet que le groupe ne se représentera plus jamais à son émission, pourtant il y sera de retour l’année suivante.

(1995) Suite au retour au pouvoir du Parti québécois, son chef Jacques Parizeau entreprend la tenue d’un référendum (le deuxième tenu par la Parti québécois), concernant la souveraineté du Québec. La date est fixée pour octobre 1995. C’est dans le cadre de la campagne référendaire que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, fais son appel à la population québécoise pour qu’elle rejette le projet nationaliste proposé par le Parti québécois.

(2005) Dans une lettre qu’il a fait parvenir à des quotidiens montréalais, Raymond Lévesque fait savoir qu’il refuse le prix du Gouverneur général qui devait lui être remis. L’auteur de Bozo les culottes reproche à Michaëlle Jean d’avoir renié dans son discours inaugural le principe des deux nations au Canada, et de s’être présentée aux Québécois comme la commandante en chef de l’armée canadienne.

L’auteur et compositeur affirme également que le référendum de 1995 a été volé, que le gouvernement du Canada a violé les lois du Québec et le droit du peuple québécois à disposer de lui-même. Raymond Lévesque n’aura qu’à se féliciter de sa décision; au lieu des 15 000 dollars qui auraient accompagné le prix, il aura plutôt droit à plus de 33 000 dollars recueillis lors d’une collecte de solidarité organisée par une députée bloquiste et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.