Le panier de crabes

Panier de crabesAstérix Labaume et Obélix Coderre sont en mission pour forcer le gouvernement à revoir les régimes de retraite et légiférer pour faire perdre des acquis chèrement gagnés au fils des ans par les employés municipaux. Ils viennent d’ouvrir un panier de crabes et frappent définitivement sur le mauvais clou.

Depuis le début des années 80, les syndicats se sont appliqués à améliorer leurs régimes de retraites pour en jouir le moment venu, sans perdre leur pouvoir d’achat. Des économies substantielles, puisées à même leurs salaires durant toute une longue carrière, souvent de plus de trente ans. Des gains légitimes, négociés de bonne foi entre les parties patronales et syndicales. Et aujourd’hui, au nom des déficits dont il faudrait fouiller la cause, on veut réécrire l’histoire des travailleurs municipaux, aspirants de se retirer et de profiter d’une retraite chèrement gagnée.

Pourquoi faut-il toujours que le bas de la pyramide fasse les frais d’une administration déficiente. Astérix et Obélix ont beau se péter les bretelles devant les caméras, j’aimerais bien qu’on m’explique le fait que certaines administrations, en période d’abondance et d’opulence économique, se payaient des congés de cotisation à répétition, devant une caisse de retraite bourrée de dollars. Ça comblerait probablement le déficit qu’on veut bien nous annoncer aujourd’hui et même plus. Ce sont eux qui contrôlaient les caisses de retraite.

Pendant cette épreuve de force, les municipalités continuent de dilapider les fonds publics en offrant toujours de généreuses primes de départ, sans égard à la performance, pour des gestionnaires à qui on ne ferait même pas administrer une simple caisse scolaire comme au temps de la grande noirceur. Mises dans un RÉER, ça aide à entrevoir la retraite non ? La collusion et la corruption que la Commission Charbonneau continue d’étaler semaine après semaine, ont coûté combien de millions de dollars aux CONtribuables pris en otage, et feraient peut-être une différence positive dans le projet destructeur de nos deux gaulois. Mais ça, ils n’en parlent jamais, parce certains maires en sont les principaux acteurs.

Toute ma carrière de plus de 35 ans, s’est déroulée dans le monde municipal et je suis très fier de ce que j’ai accompli. Parallèlement, j’ai été un officier syndical pendant 14 ans, négociant des conventions collectives harmonieuses avec l’autre partie, sans demander la charité. Laissez-moi vous dire que je suis satisfait des conditions de travail qu’on a pu négocier pour nos employés municipaux, parce qu’elles ont été acquises au terme de négociations serrées, respectueuses et surtout, dans l’intérêt des deux parties. Je n’accepterai jamais que des «vedettes» viennent saboter tout ce travail sans d’abord se regarder le nombril et régler les vrais abus dans leur propre administration.

Les travailleurs municipaux ont peut-être le dos large, mais il y a une limite à détruire ce qu’ils ont mis des décennies à construire. Il faut se battre parce que l’évidence, lorsqu’on devient retraité, c’est qu’on tombe dans l’oubli. On nous met sur la track de l’improductivité et on n’a plus les moyens de se défendre.

Une réflexion au sujet de « Le panier de crabes »

  1. Très bien dit Normand, il faudrait diriger la chasse au sorcière vers aussi vers les fonds de retraites des élus fédéraux, provinciaux et bien sur ceux des municipalités, qui obtiennent des bénéfices faramineux, par rapport à tous les fonds de retraites des employés municipaux. Faut voir.

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