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Ça me fait bien rigoler qu’on m’étale des chiffres à faire peur pour se sentir coupable. Quand on parle de chiffre, il faut toujours faire la part des choses. En prendre et en laisser, en quelque sorte. Dans son édition du 4 juillet dernier en pages 14 et 15, le journaliste Stephan Dussault du Journal de Montréal, répertoriait les dix repas les plus riches en calories à travers une gamme de restaurants. Inutile de vous dire qu’il arrivait à un total de calories faramineux.
Comme exemple, Boston Pizza remportait la palme avec un repas à 3263 calories; un repas de cochon comme on dit en québécois. On avait tout mis; un 7up à 213 calories, un spaghetti aux boulettes de viande Smoky Mountain à 1760 calories, pour terminer avec une pizza choco pour dessert à 1290 calories, de là, les 3263 calories. Il ne manquait que le total des calories de l’air ambiant…
Je regardais l’assiette et même moi, qui est une bonne fourchette, je n’aurais pu m’empiffrer d’un tel festin gargantuesque. Je veux bien croire à toutes ces calories mais lorsque je prends une boisson gazeuse avec un repas, elle est diète donc, pas mal moins de calories. Ensuite, après un spaghetti, je refuse le dessert car, de toute façon, ça ne rentre plus. Encore des calories en moins. Mine de rien, le total des calories de mon repas descend 1760 calories. Tout de même acceptable.
J’élabore là-dessus, c’est pour démontrer qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. On gonfle les assiettes avec tout ce qu’il y a de plus gras, de plus sucré et forcément de plus calorique. Avouez que c’est loin d’être la normalité. Et le palmarès défile sur toute la page et le moins calorique plafonne à 2313 calories. Jamais on ne fait mention d’un breuvage diète ou simplement d’un verre d’eau. L’exercice d’arriver à ces conclusions est assez facile à réaliser. Au lieu de me faire peur, l’article m’a plutôt fait sourire. Le journaliste s’est donné un mal fou à colliger toutes ces informations.
Pour ma part, le nombre de calories m’importe peu et je suis d’avis que tout est dans l’équilibre alimentaire. La personne qui ingurgite autant d’énergie brute dans chacun de ses repas, se réveillera à court terme avec des problèmes de santé importants. Je n’ai pas besoin de me faire dire que tel aliment est trop gras, trop salé ou trop sucré. J’ai des yeux pour voir et une langue pour goûter. Mais à l’occasion, une grosse cochonnerie peut faire l’affaire. Après-tout, on peut bien se récompenser par un copieux plaisir. Non?
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