Je suis très déçu du PQ

pqEn fin de semaine dernière, les jeunes du Parti québécois réunis en congrès à Victoriaville, ont refusé d’imposer la loi 101 dans les cégeps. Cette loi, charcutée depuis sa création, a toujours été la priorité de ce parti ainsi que l’indépendance du Québec, et voilà que la langue française continue de se perdre. Ses vaillants fondateurs doivent se retourner dans leurs tombes.

Les jeunes représentent la relève et à la lumière de leurs décisions, aussi bien dire qu’ils vont saborder le navire et joindre les libéraux. Cette formation politique se ramollie et elle perd son identité. Depuis la fondation de ce parti, j’ai toujours voté pour eux avec l’espoir du Québec souverain, protectionniste de sa langue et sa culture. Je suis très déçu de cette relève et dans la direction qu’elle veut prendre, je me pose de sérieuses question d’en demeurer membre.

denise-bombardierAujourd’hui, Denise Bombardier a publié un article très pertinent sur le sujet dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Elle exprime ma pensée et pour votre bénéfice, permettez-moi de partager ce texte avec vous…

Péquistes, les jeunes du PQ?

Le congrès du Comité national des jeunes du PQ qui s’est tenu à Victoriaville annonce le Québec de demain. Tout péquistes que soient ces jeunes, ils sont représentatifs de leur génération. Ils sont las des débats sur l’identité et la ferveur des péquistes d’hier dans leur défense du français est plus qu’atténuée chez eux.

La proposition d’appliquer la loi 101 au niveau collégial, qui obligerait les immigrants à y étudier en français alors que beaucoup choisissent actuellement l’anglais à la fin du secondaire, a suscité le seul vrai débat. Par manque de temps – quel hasard! –, la proposition a été rejetée. Jean-François Lisée a abandonné cette idée défendue lorsque Pauline Marois était au pouvoir.

NATIONALISME HISTORIQUE

Il semble clair, mais aussi inquiétant pour plusieurs, que la combativité de la jeunesse péquiste à défendre ce qui constitue les mamelles du nationalisme historique, à savoir la langue et l’identité, souffre désormais d’essoufflement, de lassitude.

Le PQ version jeune semble atteint du syndrome Couillard. En effet, ces jeunes militants croient majoritairement que les Québécois ne veulent plus de ces sempiternels débats qui nous divisent. Ils sont inclusifs, assurent-ils, ce qui explique sans doute qu’une jeune militante anglophone se soit adressée à l’Assemblée en anglais. « Les anglophones sont parmi vous, sont parmi nous et sont membres du PQ. » Elle a été ovationnée, d’où il faut peut-être conclure qu’une minorité d’anglophones au sein du PQ transformera le parti à moyen terme afin que, peut-être, la définition même du nationalisme soit revisitée.

Si les péquistes se mettent à croire que les Québécois « sont pu capables » d’entendre parler d’identité et qu’ils veulent plutôt se pencher sur les vraies affaires si chères au premier ministre, ils n’ont plus qu’à fusionner avec le PLQ. Ce sera là l’assurance absolue d’être au pouvoir de façon permanente. Un bon deal, quoi!

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