Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Si l’arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui fournirait pas le manche. Proverbe africain.
Si tu cognes ta tête contre une cruche et que ça sonne creux, n’en déduis pas forcément que c’est la cruche qui est vide.
Si on s’était arrêté à l’apparence des huîtres, on n’aurait jamais découvert les perles.
La mauvaise parole adressée à l’endroit de quelqu’un est comme une lance que l’on plante dans un tronc d’arbre. On a beau prendre le temps de soigneusement la retirer, elle laisse une plaie qui prend beaucoup de temps à se refermer.
Tout seul on va vite, à deux on va loin.
Mon grand-père disait qu’une langue, c’est comme une amoureuse, il faut s’en occuper affectueusement sinon elle pourrait filer à l’anglais et frencher une langue étrangère.
Le mensonge a beau faire deux semaines de route, la vérité le rattrape en une journée; et la vérité, comme du piment, elle pique les yeux mais, ne les crève pas.
On est maître de sa parole avant de la prononcer mais, on peut en devenir esclave une fois qu’elle a quitté notre bouche.
Si ta barbe blanchit plus vite que ta tête, c’est que, probablement, tu as passé ta vie à travailler plus de ta bouche que du cerveau. On appelle ça le syndrome des politiciens en fin de carrière.
Dans ma jeunesse, quand j’avais un problème, j’allais voir mon grand-père parce que, dans mon pays on dit qu’un vieillard assis voit plus loin qu’un jeune homme debout. Et là, grand papa se mettait debout pour nous parler parce que, dans mon pays on dit aussi qu’un vieillard debout voit plus loin qu’un vieillard assis. Et celle-là, si vous ne l’avez pas vue venir c’est que vous êtes bien assis.
Boucar Diouf