Vérités et vitalité

VÉRITÉS

En vieillissant, nous devenons plus sages, nous réalisons lentement que porter une montre de 300$ ou en regarder une de 30,00$; les deux disent la même heure.

Si nous portons un sac à mains de 300$ ou de 30$; la somme d’argent à l’intérieur est la même.

Si on boit une bouteille de vin de 300$ ou une de 10$; le boire reste le même.

Si la maison dans laquelle nous vivons est 300 ou 3 000 pi. ca.; la solitude est la même.

Vous vous rendrez compte que votre vrai bonheur intérieur ne vient pas des choses matérielles de ce monde.

Si vous volez en première ou en classe économique et que l’avion tombe; vous descendrez avec lui.

C’est pourquoi… J’espère que vous vous rendez compte que, quand vous avez des copains, des vieux amis, des frères et des sœurs, avec qui vous bavardez, avec qui vous riez, parlez, ou chantez des chansons… C’est le vrai bonheur!

VITALITÉ

N’éduquez pas vos enfants à être riches. Éduquez-les pour être heureux. Alors quand ils grandiront ils sauront la valeur des choses, pas le prix.

Manger vos aliments comme vos médicaments sinon, vous devrez manger vos médicaments comme votre nourriture.

Celui qui vous aime ne vous laissera jamais parce que, même s’il a 100 raisons pour vous abandonner, il ou elle va trouver une raison de s’accrocher à vous.

Il y a une grande différence entre un être humain et être humain. Seuls quelques-uns le comprennent vraiment.

Vous étiez aimé(e) quand vous êtes né(e). Soyez aimé(e) quand vous allez mourir.

Dans l’intervalle, il faut gérer le temps qui passe! Si vous voulez juste marcher vite, marchez seul(e)! Mais, si vous voulez marcher loin, marchez ensemble! N’oubliez pas dans la vie, il n’y a pas de hasard, mais seulement des rendez-vous!

Six médecines exemplaires dans le monde

1. La lumière du soleil;

2. Le repos;

3. L’exercice;

4. Le régime alimentaire;

5. La confiance en vous;

6. Les ami(e)s.

Maintenez-les à tous les stades de votre vie et profitez d’une vie saine. Profitez de la vie maintenant parce qu’elle a une date d’expiration.

Émotions

Le plaisir peut s’appuyer sur l’illusion, mais le bonheur repose sur la vérité.

Quand rien n’est certain, tout est possible.

Nos amis sont des anges qui nous soulèvent quand nos ailes n’arrivent plus à se rappeler comment voler.

Advienne que pourra, le temps et l’heure viennent à bout de la plus terrible des journées.

Le bonheur n’est pas un gros diamant, c’est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées.

Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme.

Suis ton cœur pour que ton visage rayonne durant le temps de ta vie.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon, nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.

Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort.

Quelqu’un s’assoit à l’ombre aujourd’hui parce que quelqu’un d’autre a planté un arbre il y a longtemps.

Celui qui observe trop le bonheur des autres risque de mourir de chagrin.

Quand je sais me définir, me différencier de toi… et oser te dire « non! » je commence à me respecter.

Celui qui a déplacé la montagne, c’est celui qui a commencé par enlever les petites pierres.

J’agis sur le futur en faisant en sorte que mon présent puisse devenir un passé agréable.

La pire décision de toutes est celle que l’on n’a pas prise.

Vous êtes responsable de votre bonheur. Vous seul et personne d’autre. Comment ce qui vient de l’extérieur pourrait-il nous affecter? Cela ne nous concerne pas.

Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est très difficile de le trouver en nous, il est impossible de le trouver ailleurs.

Nos blessures sont nos plus grandes richesses : elles maintiennent ouvert le chemin du cœur.

Questions de « snowbirds »

L’Association Canadienne des Snowbirds (CSA) vient de publier ses Nouvelles «CSA», d’automne 2017. Les premières pages sont consacrées aux interrogations des snowbirds… et certaines d’entre-elles vont sûrement piquer votre curiosité. J’en ai répertorié quelques-unes.

Q1 : Beaucoup de snowbirds doivent se poser des questions sur l’utilisation du cannabis thérapeutique. Pouvez-vous nous donner l’heure juste concernant Médipac et la réglementation frontalière américaine?

R1 : Question très pertinente. N’ESSAYEZ SURTOUT PAS d’apporter du cannabis aux États-Unis ni ailleurs. Beaucoup de pays prévoient de lourdes peines, dont la prison et des châtiments corporels, pour ceux qui se font prendre à « importer » de la drogue. J’ai demandé à Evan Rachkovsky, directeur de la recherche et des communications de l’ACS, d’examiner la situation en Floride, et voici son compte-rendu : « Même avec une ordonnance canadienne pour du cannabis thérapeutique, il serait illégal d’en apporter aux États-Unis.

La Floride a récemment légiféré pour élargir l’accès au cannabis thérapeutique (c’était un enjeu électoral – amendement 2). La loi élargit notamment l’accès pour les résidents saisonniers, qui sont définis comme suit : toute personne qui réside temporairement dans l’État pendant au moins 31 jours consécutifs chaque année civile, conserve une résidence temporaire dans l’État, retourne dans son État ou entité administrative de résidence au moins une fois chaque année civile, et est inscrite à la liste électorale ou paye de l’impôt sur le revenu dans un autre État ou une autre entité administrative.

Le site Web suivant pourrait vous intéresser, et si vous passez l’hiver dans un autre État, renseignez-vous sur la réglementation qui y prévaut.
https://www.usnews.com/news/best-states/florida/article/2017-06-09/highlights-of-florida-expanded-medical-marijuana-bill

Q2 : Que se passe-t-il si on dépasse la limite de 182 jours aux É.-U.? Si je comprends bien, l’IRS peut vous considérer comme imposable sur vos revenus de partout dans le monde, mais est-ce qu’il vous contacterait? Est-ce que c’est déjà arrivé à quelqu’un? Si vous dépassez la limite de quelques jours, est-ce que l’IRS essaierait quand même de vous mettre la main au collet?

R2 : Bien des snowbirds ont séjourné un peu plus longtemps sans que rien ne leur arrive; le mot se passe dans la communauté que le gouvernement ne sait pas et ne veut pas savoir. Je peux par contre vous assurer que le gouvernement VEUT savoir! De nos jours, ses systèmes de suivi sont de plus en plus sophistiqués et vous risquez de plus en plus de vous faire attraper. S’il vous attrape, il envoie normalement une lettre vous demandant de l’information (qu’il détient déjà, bien sûr). Vous faites alors l’objet d’une enquête, ce qui est très désagréable. Personnellement, j’ai entendu parler de quelques cas dans l’Ouest, avec pour résultats des centaines de milliers de dollars en impôt et en pénalités. Une interdiction de séjour à vie fait aussi partie des sanctions possibles.

Q3 : Je soumets le formulaire 8840 à l’IRS chaque année, mais je ne reçois jamais d’accusé de réception. Y a-t-il moyen de savoir si l’IRS a bien reçu mon formulaire?

R3 : L’IRS ne répond pas et ne veut pas – ou ne peut pas – accuser réception du formulaire 8840. J’ai déjà suggéré de l’envoyer par courrier recommandé, juste au cas, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Vous devriez par contre tenir un registre de vos envois au cas où l’IRS vous questionnerait.

Q4 : À propos de la règle d’absence de 30 jours, un snowbird m’a informé récemment qu’on lui a dit qu’il faut en fait retourner au Canada pour que ces jours ne soient pas comptés dans votre séjour aux É.-U., plutôt que de voyager par exemple au Mexique pendant 30 jours. Pouvez-vous m’éclairer?

R4 : Précisons d’abord qu’un garde-frontière américain a énormément de pouvoir et peut pratiquement faire ce qu’il veut. Il peut vous interdire l’entrée au É.-U., limiter votre séjour à 10 ou 60 jours, ou faire ce que bon lui semble cette journée-là. D’après nos renseignements, toute absence de plus de 30 jours N’EST PAS comptés comme un séjour aux É.-U., peu importe dans quel pays vous vous rendez. Aucun problème pour le Mexique.

Q5 : Si nous passons cinq mois en Arizona chaque année civile (disons du 1er novembre au 31 mars) et soumettons un 8840 chaque année, serons-nous imposables aux É.-U. sur notre revenu mondial? Notre fiscaliste pour les É.-U. (basé au Canada) pense que c’est très possible et nous recommande de ne pas passer plus de 120 jours aux É.-U. par année.

R5 : Non, absolument pas! Si vous gagnez un revenu aux É.-U., vous devez produire une déclaration de revenus aux É.-U., cependant. Bien des gens confondent les 120 jours indiqués sur le formulaire 8840 et les six mois de séjour permis aux É.-U. Vous devriez soumettre le 8840 si vous passez plus de 120 jours aux É.-U., et personnellement, je le soumettrais si vous dépassez 90 jours. Le 8840 dûment rempli informe le gouvernement que vous n’êtes pas résident américain, mais plutôt canadien. C’est à peu près tout. Il n’y a aucun risque à le soumettre, bien que certains vous diront le contraire. Vous avez le droit de séjourner six mois (182 jours) aux É.-U. dans toute période de 12 mois. Prenez note qu’il ne s’agit pas d’une année civile, mais de toute période de 12 mois consécutifs. Vos vacances de cinq mois sont très bien et tout à fait acceptables.

Source : Le Jaseur, Nouvelles «CSA», Automne 2017

De vrais enfants

Ainsi donc, l’ami Donald, premier homme des États-Unis, aimerait que tous ceux qui mettent un genou par terre lors de l’interprétation de l’hymne national américain, soient congédiés. On parle bien sûr des joueurs de football de la NFL. Au basketball, avec la NBA, c’est la même chose. Quelques joueurs seulement posaient le geste pour protester contre le racisme, mais voilà que dimanche dernier, tous les joueurs de la NFL ont emboîté le pas en guise de protestation contre les propos de Donald Trump.

On n’en est pas à un étonnement près de Trump. Peut-être voulait-il, par ce geste, détourner l’attention des Américains sur quelque chose de plus grave. L’avenir nous le dira!

Toujours est-il que, de part et d’autre, ça demeure de l’enfantillage. Des comportements enfantins de personnes riches, célèbres et adulés du public, qui n’ont pas à se ridiculiser pour des chicanes d’enfants devenus adultes trop rapidement. Que le président préside et que les joueurs jouent. Il me semble qu’il y a sujet plus important à débattre sur la place publique, notamment la menaces de guerre atomique avec un autre débile en Corée du Nord.

Mais pour revenir au sport professionnel, je me suis toujours demandé la raison pour laquelle il faut obligatoirement interpréter les hymnes nationaux avant un match. Pour les compétitions internationales qui regroupent plusieurs pays, comme les Jeux olympiques, je veux bien. Mais à ce que je sache La NFL, la NBA et même la LNH, puisque nous sommes près de l’ouverture de la saison, ce sont exclusivement des compétitions nationales qui se déroulent aux États-Unis et au Canada, rien en rapport avec l’international.

Certains prétendent que c’est pour user d’un décorum avant le début de la compétition, que ça introduit le match, la partie. Foutaise! On pourrait facilement s’en passer. Une tradition qui a fait son temps et qui provoque aujourd’hui les débordements et la mascarade qu’on connaît.

Donald Trump, c’est Donald Trump et on ne pourra jamais changer le personnage, Comme le dit la chanson; « Tu l’as voulu-u-u-u, tu l’as eu », et les Amerloques sont pris avec pour encore trois grosses années. Peut-être seront-ils plus objectifs et mieux informés lors du prochain scrutin et ils ne devraient pas faire la même erreur deux fois. Trump, à l’instar des enfants, devrait passer rapidement à autre chose. Il devrait mettre ses énergies à régler les vrais problèmes et surtout, user de démocratie. Un mot qu’il ne connaît sûrement pas.

Questions de l’esprit

Voici, pour vous, quelques questions simples avec des réponses songées. Avec un café et sa pause, vous en découvrirez les subtilités. À vous d’en juger.

Q1 : Quelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine?

R1 : La pioche (l’outil) a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche.

Q2 : Quelle est la différence entre un internaute et son épouse dépensière?

R2 : Pendant qu’il clique, elle claque.

Q3 : Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses?

R2 : Les oiseaux font leurs nids et les banquiers suisses nient leurs fonds.

Q4 : Quelle est la différence entre le temps et l’éternité?

R4 : Si je prenais le temps de te l’expliquer, il faudrait une éternité pour que tu la comprennes.

Q5 : Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie?

R5 : Paris est métropole, l’ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul…

Q6 : Quelle est la différence entre une girouette et un horloger?

R6 : La girouette montre les vents et l’horloger vend les montres.

Q7 : Quelle est la différence entre un enfant qui fait des bêtises et un sapin de Noël?

R7 : Aucune! Les deux se font enguirlander.

Q8 : Quelle est la différence entre un homme et une calculatrice?

R8 : On peut toujours compter sur une calculatrice.

Q9 : Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?

R9 : Une poule, cha’pond ; un chapon, cha’pond pas…

Q10 : Quelle est la différence entre la lettre A et le clocher de l’église?

R10 : La lettre A, c’est la voyelle et le clocher, c’est là qu’on sonne.

Q11 : Quelle est la différence entre un cendrier et une théière?

R11 :  Le cendrier c’est pour des cendres, la théière c’est pour mon thé…

Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites!

La philosophie du sport amateur

Voici un texte que m’a fait parvenir mon fils et qui représente une très belle philosophie dans l’encouragement de la pratique d’un sport pour nos enfants. Bien au-delà de l’activité sportive comme telle, elle est une préparation à l’école de la vie, celle qui leur fera vivre des expériences qui seront utiles tout au long de leur cheminement personnel.

Le coordonnateur du développement en sport-étude baseball de l’école De Mortagne, Marc Griffin, a fait une découverte; un texte qui met en lumière les vraies raisons pour lesquelles des parents mettent autant d’énergie et d’heures dans ce sport. Les bénéfices pour nos jeunes vont bien au-delà des aptitudes sportives. Il me fait plaisir de le partager avec vous.

Un de mes amis m’a demandé :

– Pourquoi dépenses-tu autant d’argent et passes-tu autant de temps à courir partout pour que ton fils fasse du sport?

– Eh bien, j’ai une confession à faire. Je ne paye pas pour le sport de mon fils, ou pour son équipement, ou pour la location de terrain, ou pour ses cliniques et ses camps, ou pour les services de son entraîneur. Alors, si je ne paye pas pour qu’il fasse du sport, pour quoi est-ce que je paye?

J’investis pour ces moments où mon fils est tellement fatigué qu’il voudrait tout abandonner mais continue d’avancer. J’investis pour les opportunités que mon fils a de créer des liens d’amitié qui resteront toute sa vie. J’investis pour la chance qu’il aura d’avoir des entraîneurs qui lui apprendront que dans le sport on retrouve de belles leçons de vie.

J’investis pour qu’il apprenne la discipline. J’investis pour qu’il apprenne à prendre soin de lui et à adopter de saines habitudes de vie. J’investis pour qu’il apprenne à travailler avec les autres et à être un coéquipier fier, respectueux, gentil et toujours prêt à offrir son support.

J’investis pour qu’il apprenne à gérer les déceptions quand il n’obtient pas les moyennes qu’il souhaite, ou échappe un ballon pour lequel il a pratiqué des dizaines de fois. J’investis pour qu’il apprenne à se relever avec la détermination de toujours faire de son mieux. J’investis pour que mon fils apprenne à se fixer des objectifs et à les atteindre.

J’investis pour que mon fils apprenne qu’il faut des heures et des heures de travail et de pratique pour devenir un champion, et que le succès ne s’obtient pas du jour au lendemain. J’investis pour que mon fils soit sur un terrain au lieu d’être devant un écran.

Je pourrais continuer, mais en gros je ne paye pas pour le sport. J’investis pour les opportunités que le sport offre à mon fils de développer des valeurs et des qualités qui lui serviront tout au long de sa vie. Et selon ce que je peux constater depuis plusieurs années, il s’agit d’un très bon investissement!

Ça sent les élections…

YGRECK

Et dire qu’on en a pour une grosse année à écouter toutes sortes de sornettes, des promesses et des paroles en l’air, avant les prochaines élections provinciales au Québec. Ce qui n’était pas possible hier le devient et ce n’est que la pointe de l’iceberg. La première promesse est venue de Gaétan Barrette, notre super ministre de la Santé qui trouvait, il n’y a pas si longtemps, qu’un bain par semaine pour nos aînés en CHSLD était amplement suffisant et voilà qu’il en promet deux… une fois élu.

Hier, Denise Bombardier en a fait un article très intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal et je m’en voudrais de ne pas le partager avec vous… au cas où vous l’auriez manqué. J’Y est même ajouté la caricature de YGRECK, toute aussi pertinente.

Deux bains pour les vieux

Victoire! Voilà pourquoi les Québécois sont si fiers de leur gouvernement et d’eux-mêmes par extension. Ce coup de maître, ce dernier étant bien sûr le ministre de la Santé, le docteur Gaétan Barrette, est la métaphore la plus révélatrice du Québec post-moderne.

Elle nous en dit long sur notre traitement des vieux, ces bons à rien dans le contexte actuel où l’efficacité et l’utilité sont des valeurs primordiales. Barrette, du haut de son titre de docteur, n’avait-il pas déclaré qu’un bain par semaine était suffisant et que, de toute façon, les vieux refusaient ce service? L’argument était de taille puisque le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est remplacé par le droit de la personne à disposer d’elle-même.

INCURIE

Les vieux qui peuvent voter retrouvent donc une utilité à un an des élections. Mais cela n’empêche pas que dans les polémiques, le vieux est défavorisé. J’en ai fait moi-même l’expérience cette semaine en dénonçant l’incurie scandaleuse des responsables de l’éducation, qui dure depuis des décennies, et quel que soit le parti qui détenait le pouvoir. Le résultat est affligeant : la moitié des futurs enseignants échouent à leur examen obligatoire de français écrit à la fin de leur cycle d’études à l’université.

Mes détracteurs m’ont accusée d’attaquer le Québec, donc d’être une mauvaise Québécoise, et surtout d’être déconnectée (c’est-à-dire vieille) de la réalité d’aujourd’hui, à savoir d’un monde où l’apprentissage de la langue est secondaire par rapport à la capacité de se servir de la quincaillerie technologique, le nouvel eldorado qui transforme l’être humain en robot instrumentalisé par les nouveaux dictateurs du pouvoir de l’intelligence artificielle.

Avec l’âge, je me vois accuser de nostalgie. Car toute tentative de retourner dans le passé pour comprendre le présent, seule façon d’imaginer l’avenir, est décriée. Et c’est bien pourquoi le Québec du «Je me souviens» est moribond sur la scène du mondialisme culturel et financier puisqu’il devient impossible de transmettre l’héritage collectif dont la langue fut un des piliers jusqu’à aujourd’hui.

FAILLE

Comment peut-on justifier cette faille profonde qu’est l’incapacité de générations à écrire correctement en prétendant que le français serait la cause de cet échec? Ce serait une langue trop complexe, trop nuancée – Réjean Parent, mon confrère en chronique, la dit opaque, qualificatif surprenant – trop académique, trop sublime à vrai dire dans son génie. Que des Québécois, dont Réjean Parent, ex-dirigeant du syndicat des enseignants, apportent pareil argument donne envie d’aller se jeter dans le majestueux fleuve Saint-Laurent pour se ressaisir.

Deux bains pour les vieux, un comité sur le racisme systémique, des cours d’initiation sexuelle à l’école – en lieu et place des dictées? – une candidate libérale dans Louis-Hébert qui défend la burqa, voilà la gouvernance au quotidien d’un PLQ à la fois clientéliste et arrogant.

L’année qui vient sera celle des promesses, des arrière-pensées, de la démagogie emballée dans un discours rationnel. Et nombre de Québécois jeunes et vieux seront encore et toujours les dindons d’une farce électorale.

La force de la nature

Les ouragans qui frappent les Caraïbes depuis le début de septembre, sont terrifiantes. On a pu constater les dégâts majeurs à St-Martin, Cuba et autres îles avoisinantes, sans oublier la Floride et plus particulièrement les Keys, Naples et Fort Myers.

Si on veut évaluer les vents, on doit se rabattre sur les reportages aux bulletins de nouvelles télévisés qui se limitent aux dommages, à la destruction et à la dévastation que la nature laisse sur son passage. Quand on est en mesure de voir la puissance phénoménale des éléments, on ne peut qu’en conclure qu’il n’existe pas de force naturelle plus intense que tout ce qu’on peut imaginer.

On voit les édifices, voitures et solides constructions se désintégrer et s’effondrer comme de vulgaires jeux de cartes. Quelqu’un m’a fait parvenir une vidéo qui donne une horrifiante idée de ce que les éléments peuvent provoquer comme désolation. Bon visionnement ici.

Lettre d’amour d’un homme Alzheimer

En cette journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, ayons une pensée toute spéciale pour les gens atteint de cette terrible maladie. Voici la lettre d’amour d’un homme, Alzheimer, adressée à sa tendre moitié…

Chère Julie,

Je t’écris maintenant, alors que tu dors, au cas où demain ce n’est plus moi qui se réveille à tes côtés. Dans ces voyages d’aller-retour, je passe de plus en plus de temps de l’autre côté et un de ces jours, qui sait? Je crains qu’il n’y ait pas de retour.

Au cas où demain, je ne suis plus capable de comprendre ce qui m’arrive. Au cas où demain, je ne peux plus écrire à quel point j’admire et j’estime ton intégrité et ta volonté d’être à mes côtés, essayant de me rendre heureux malgré tout ce qui m’arrive, comme toujours.

Au cas où demain, je ne suis plus conscient de ce que tu fais pour moi. Quand tu mets des petits papiers sur chaque porte pour que je ne confonde pas la cuisine avec la salle de bain; quand tu réussis à nous faire rire lorsque je mets mes chaussures sans chaussettes; quand tu t’acharnes à maintenir la conversation vivante alors que je me perds à chaque phrase; quand tu t’approches doucement et que tu me susurres à l’oreille le nom de l’un de nos petits-enfants; quand tu réponds avec tendresse à ces excès de colère qui m’assaillent, comme si quelque chose en moi glissait sur ce destin qui me rattrape. Pour tout cela et pour tant d’autres choses.

Au cas où demain je ne me souviens plus de ton nom, ou du mien. Au cas où demain je ne peux plus te remercier. Au cas ou demain, Julie, je ne suis plus capable de te dire, même une dernière fois, que je t’aime. Je suis à toi pour toujours.

Paul-André