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Consommation
Depuis hier, certains produits d’épicerie sont exemptés de la taxe de vente du Québec. Un geste grandiose, historique, presque biblique. La CAQ nous offre enfin un cadeau… après s’être offert une augmentation salariale de 30 % à la députation. On dirait un magicien qui, après avoir fait disparaître votre portefeuille, vous redonne un dix sous pour se faire applaudir.

Mais, attention : ce n’est pas n’importe quel cadeau. Non, non. C’est un cadeau stratégique. Un cadeau qui vous fera économiser 1 $ par semaine. Oui, un dollar. Le genre de somme qui change une vie. Le genre de somme qui vous permet de rêver à un avenir meilleur… si vous avez un avenir de hamster.
Et encore là, il faut acheter les bons produits. Pas question d’économiser sur n’importe quoi. L’économie, c’est comme le bonheur : faut suivre les instructions.
Les circulaires, elles, sont devenues dépassées. Ringardes. Déconnectées. La CAQ, elle, veut alléger la facture de l’épicerie. Une facture qui, rappelons-le, a pris l’habitude de grimper comme si elle avait été embauchée pour escalader l’Everest.
FAIRE FRUCTIFIER CE TRÉSOR
Devant une telle manne, je n’ai pas hésité : j’ai voulu investir. Ma banque a immédiatement compris l’ampleur de la situation. On m’a proposé un compte à haut rendement, probablement conçu pour les millionnaires… ou pour les gens qui économisent 1 $ par semaine.
Dans cent ans, j’aurai accumulé 5000 $, sans les intérêts, bien-sûr. Un héritage colossal. J’ai déjà ajouté tout ça à mon testament. Je ne veux pas toucher à cette fortune. Ce serait irresponsable.
UNE DÉRISION
Soyons sérieux deux secondes : cette abolition de la TVQ sur quelques produits, c’est une farce. Une plaisanterie annoncée en grande pompe, avec le même enthousiasme qu’on met à inaugurer un banc de parc.
Résultat : 50 $ par année. Cinquante. Le prix d’un plein d’essence… en 2004.
Moi, j’aurais été gêné d’annoncer ça. Très gêné. Mais visiblement, la gêne n’est plus une ressource renouvelable.
Dans la catégorie des jokes plates, c’est un chef-d’œuvre. Une pièce maîtresse. Un classique instantané.
Je vais continuer de faire confiance aux circulaires. Elles, au moins, ne prétendent pas sauver le monde avec un dollar.
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Cela revient à ce que je pense depuis longtemps. DEHORS LA CAQ
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