Le café… la boisson du matin

Dès la descente du lit, quelques pas vers la cuisine et on allume le percolateur, la cafetière ou autre machine, pour se préparer un bon café. Une routine qui se répète tous les matins, dans beaucoup de foyers.

Certains le préfèrent doux, d’autres corsés alors qu’un café aromatisé fera l’affaire pour bien débuter la journée. C’est une question de goût, tout simplement.

Mais comment choisir votre café selon vos goûts ?

L’exercice peut devenir un véritable casse-tête avec la grande variété de produits offert. Voici quelques éléments à considérer pour trouver le café qui s’accorde à votre palais !

COMMENT PRÉPAREZ-VOUS VOTRE CAFÉ ?
Si vous préparez votre café avec un système par extraction (machine espresso ou la cafetière italienne), optez pour un mélange espresso. Souvent composé de plusieurs types de grains, il offre une boisson aux saveurs équilibrées et une créma riche et onctueuse.

Si vous préférez préparer votre café avec un système d’infusion sans pression (cafetière filtre, porte-filtre, etc), misez sur l’aspect aromatique ainsi que le niveau d’intensité désiré des cafés filtres.

CORSÉ OU VELOUTÉ ?
Il est recommandé de choisir votre café en fonction du degré de torréfaction. Plus le café est torréfié, plus il est corsé et intense. Ainsi, un café blond ou brun sera plus fruité et doux, et aura beaucoup moins de corps qu’un café torréfié plus foncé.

AMERTUME ET ACIDITÉ – UNE QUESTION DE GOÛT !
Souvent, on confond le goût amer avec l’acidité. L’amertume donne de la longueur en bouche et rend le café plus corsé, plus robuste. À l’inverse de l’amertume, l’acidité fait saliver. Si vous aimez le café plus acidulé, sachez que celui provenant de l’Amérique centrale saura vous plaire.

QUEL PROFIL AROMATIQUE PRÉFÉREZ-VOUS ?
Vous aimez le café dont le goût rappelle le chocolat noir ? Vous adorerez las cafés provenant de l’Afrique ! Vous préférez un café plus terreux, délicat et floral ? Optez pour un café provenant de l’Océanie, et plus particulièrement de l’Indonésie. Si vous recherchez un goût fruité, un café de l’Amérique du Sud est un bon choix pour vous !

CAFÉ NOIR OU CAFÉ AU LAIT ?
Le niveau d’intensité et les arômes de votre café seront affectés selon la quantité de sucre et de lait que vous y ajoutez ! Le sucre et le gras du lait diminueront beaucoup le niveau d’acidité d’un café, une torréfaction mi-noire ou foncée sera alors idéale pour trouver l’équilibre parfait. Si vous préférez votre café noir, n’hésitez pas à parcourir toutes les origines et les différents types de torréfaction pour découvrir un monde de saveur !

Il ne vous reste plus qu’à trouver le café qui vous convient et qui saura accompagner à la perfection vos matins caféinés.

Source : Circulaire m-c’est moi, des marchés Métro.

Achats en ligne : la vigilance s’impose

Source: L’actualité

On le sait, les achats en ligne prennent de plus en plus de place dans le cœur des Québécois. Pas besoin de se déplacer et, de plus, c’est livré à domicile.

Une façon de magasiner dans le confort de son foyer et aussi de vérifier ce que l’industrie nous offre pour faire un choix éclairé. Cependant, il faut user de vigilance dans ce type de commerce en ligne.

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ATTENTION AUX PIÈGES DE L’ACHAT EN LIGNE

Cette année plus que jamais, les achats du temps des Fêtes se feront en grande partie en ligne.

Postes Canada recommande d’ailleurs de s’y prendre au plus tôt pour éviter des retards de livraison.

Attention toutefois à prendre les précautions nécessaires pour vous tenir loin des arnaques !

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LE COMMERÇANT

Les prix annoncés sur un site vous semblent trop beaux pour être vrais ? Vous n’avez jamais entendu parler de ce commerce auparavant ?

Pour vous assurer de ne pas être sur un site frauduleux, n’hésitez pas à demander à des personnes de votre entourage si elles ont déjà utilisé ce site.

Vous pouvez également vous rendre sur le site de l’Office de la protection du consommateur et utiliser l’outil « Se renseigner sur un commerçant ».

Vous y découvrirez notamment si le commerçant a déjà fait l’objet de poursuites liées à la protection du consommateur, ou s’il a reçu des mises en demeure.

Si le commerçant est québécois, vous pouvez vérifier s’il est inscrit au Registraire des entreprises du Québec. Rendez-vous sur registreentreprises.gouv.qc.ca.

ASSUREZ-VOUS QUE LE SITE EST SÉCURISÉ

Avant de faire un paiement en ligne, vous devez vérifier que le site que vous utilisez est bien sécurisé :

– L’adresse du site commence par « https » : le « s » signifie que le site est sécurisé.

– Il y a un cadenas fermé ou une clé qui apparait à gauche de l’adresse du site.

Au moment de payer, assurez-vous finalement de ne donner que les renseignements nécessaires : votre nom, vos coordonnées et les informations de votre carte de crédit notamment.

Attention : redoublez de prudence si vous faites affaire avec un commerçant étranger, car la Loi sur la protection du consommateur pourrait ne pas s’appliquer en cas de fraude !

Source : Éducaloi, Journal de Montréal du 6 novembre 2020, p32

La dégustation du vin

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Nul besoin d’avoir suivi un cours en sommellerie pour déguster un vin dans les règles de l’art. La vue, l’odorat et le goût sont de précieux alliés quand il s’agit de le découvrir. La sommelière Jessica Harnois nous explique la marche à suivre pour tirer le meilleur parti de ce que l’on boit.

ON DÉGUSTE AVEC…

Les yeux

On observe la robe du vin, c’est-à-dire sa couleur, en tenant le verre à 45 degrés devant une surface blanche. « On regarde deux choses : son âge et sa puissance. Plus il est puissant en couleur, plus il devrait être puissant en bouche », révèle Jessica, qui suggère de jeter un œil au rebord du verre, là où le vin s’arrête.

« Avec l’âge, les blancs deviennent plus orangés sur le rebord, tandis que les rouges pâlissent. Si le vin ne décolore pas sur les bords, c’est qu’il est encore jeune. »

En observant la robe, on pense à des fruits qui sont de la même couleur, ce qui nous aidera à identifier les arômes. Poire, pomme verte, agrumes, mangue ou abricot pour les blancs; cerises, fruits rouges, mûre, cassis ou prune pour les rouges.

Le nez

Le moment est venu de mettre son nez dans le verre pour respirer les arômes du vin. « Plus un vin a d’arômes, plus on va les sentir, indique Jessica. Si ça sent le fruit et qu’il n’y a pas d’odeur boisée, on dira que le vin
a des arômes fruités, minéraux, herbacés ou floraux. » Le bois, pour sa part, confère des notes de cannelle et de clou de girofle au vin. « Si on sent le fruit, mais aussi d’autres sortes d’arômes, c’est qu’il y a eu du bois. Quand ça sent le grillé, on parle d’arômes boisés ou épicés. »

Ces vins aux odeurs plus marquées sont ceux qui portent les pastilles « Aromatique et rond », « Aromatique et charnu » et « Aromatique et souple » à la SAQ.

La bouche

À surveiller dès votre première gorgée : le sucre, l’acidité, l’amertume et les tanins. « On peut goûter l’amertume, comme quand on mange du chocolat noir. Si on a la bouche en cul-de-poule, c’est que le vin est sucré, et quand on grimace sur le côté des joues, c’est l’acidité », explique la sommelière.

Quant aux tanins, ils se révèlent par une certaine astringence. « Est-ce que la texture du vin en bouche est ronde et riche ou très asséchante ? La bouche permet de voir l’activité du vin. » On a encore le goût du vin en bouche cinq secondes après avoir pris une gorgée ? On dira alors qu’il a une finale persistante.

La température idéale

Notre spécialiste l’affirme d’emblée : le mousseux se déguste frais, c’est-à-dire entre 8°C et 10°C. « On le dépose ensuite dans un seau à champagne avec de la glace, de l’eau froide et du sel. » Quand elle sert des rouges et des blancs à ses convives, Jessica Harnois a recours à la règle du 20-20. « Je sors les blancs du frigo 20 minutes avant de les servir parce que je ne les veux pas trop froids, sans quoi ils ne goûteront rien. Quant aux rouges, je les mets 20 minutes au frais avant de les servir. »

On carafe ou on décante ?

Tout d’abord, il est utile de savoir que carafer un vin n’est pas la même chose que décanter. « On passe un vin en carafe
dans le but de l’aérer », mentionne Jessica. Inutile de carafer des vins fruités, qui ne se bonifieront pas au contact de l’air. « On carafe les vins qui ont une mention aromatique. Au contact de l’air, ils vont s’oxyder légèrement. L’idée, c’est d’assouplir la matière tanique. Le fait d’être au contact de l’air rend les tanins moins agressifs. »

Quant à la décantation, une opération délicate qui consiste à séparer le liquide des dépôts accumulés dans la bouteille, elle est réservée aux grands vins.

Reconnaître un vin bouchonné

C’est une molécule nommée TCA qui provoque cette odeur de bouchon si caractéristique. « Ça pique le vin et ça donne des arômes de moisi, de vieux fond de cave », affirme la sommelière, qui conseille de porter attention au bouchon pour déceler le problème. « Soit il est mouillé et se désagrège, soit il est complètement sec et s’égrène. Ce sont des avertissements visuels. »

Jessica conseille ensuite de sentir le bouchon pour en avoir le cœur net. « Si ça sent bon, que ça sent le vin, il n’y a pas de problème. Quand ça sent le vieux fond de cave moisi, le vin est souvent bouchonné. On le laisse alors dans la bouteille et on le retourne en magasin. »

LE BON VERRE

Les consommateurs ont l’embarras du choix en matière de verres à vin, mais seuls quatre modèles sont indispensables aux yeux de Jessica :

La flûte : Indissociable du mousseux, elle peut être remplacée par un verre à vin universel. « La flûte, c’est pour voir la présence des bulles. Le verre à vin, de son côté, maximise les arômes du nez. »

Le verre universel : « Tous les vins ayant une pastille fruitée peuvent être servis dans ce type de verre, parce qu’ils ne développeront pas d’autres arômes. Ce sont des vins en jeunesse : on veut les déguster comme ils sont. »

Le gros ballon : On y sert des vins aromatiques, mais dont l’intensité n’égale pas celle d’un cabernet sauvignon ou d’un shiraz. « C’est parfait pour les vins aromatiques, mais légers, comme un pinot noir qui aurait du boisé ou un bourgogne. »

Les verres à long cou : Ces grands verres sont conçus pour mettre en valeur les vins de la pastille « Aromatique et charnu ». « Le verre permet d’aérer le vin, mais les molécules restent dans le long cou. On peut donc servir le vin plus longtemps. »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il est inutile de mettre au cellier des vins fruités, dont les arômes n’évoluent pas avec les années. « Seuls les vins aromatiques peuvent vieillir et se bonifier, rappelle Jessica Harnois. Ils passent des arômes primaires de fruits aux arômes tertiaires de cuir et de sous-bois. Pour les autres, ça ne donne rien. »

L’épicurienne derrière la gamme de vins Bù réserve de belles surprises aux nombreux fans de ses bouteilles : trois nouveaux élixirs seront offerts en épicerie au cours de l’automne. Pour en savoir plus, on visite le site jessicaharnois.com.

Source : Marie-Josée Roy, cahier CASA, Journal de Montréal, 17 octobre 2020.

Ne pas perdre au change

Vous est -il arrivé de vouloir changer votre voiture alors qu’elle n’est pas totalement remboursée ? C’est une pratique assez répandue. Et qui paie l’arnaque illégale dans cette transaction… ? le consommateur bien évidemment, et par un tour de passe-passe assez étonnant, quand on y regarde de plus près.

Dans son numéro d’octobre 2020, la revue Protégez-vous, sous la plume de Marie-Ève Shaffer, a décortiqué cette transaction qui se fait subtilement et surtout illégalement, dans l’euphorie d’acheter la voiture convoitée. Un dossier intéressant que je veux partager avec vous.

DÉGONFLER LA « BALLOUNE »

Vous n’avez pas fini de payer votre voiture, mais le concessionnaire vous convie à une vente privée pour l’échanger contre une plus récente. Une bonne idée ?

Dès que vous mettez les pieds dans la salle d’exposition, le concessionnaire vous sort le grand jeu : « Ça ne vous coûtera rien de plus ! », vous assure-t-il. À ce compte-là, vous vous permettez de lorgner le modèle dernier cri. L’ambiance festive de l’événement vous pousse à accepter l’offre.

Dans les faits, vous partirez de l’endroit plus endetté qu’avant votre visite,

DES PRIX GONFLÉS

C’est que votre prêt-auto comprend désormais ce qu’on appelle, en langage courant, une « balloune ». Celle-ci représente la différence entre le solde du prêt-auto et la valeur résiduelle de l’ancien véhicule. Par exemple, s’il vous reste 12 000 $ à payer pour une voiture évaluée à 7 000 $, la « balloune » s’élève à 5 000 $.

Ce capital négatif s’ajoute au prix de votre nouvelle voiture et à la valeur d’échange de l’ancien véhicule. En clair : sur le contrat, la nouvelle auto annoncée à 30 000 $ coûte maintenant 35 000 $ (plus de 40 000 $ avec les taxes). La valeur d’échange de votre véhicule actuel passe quant à elle de 7 000 $ à 12 000 $. « Le concessionnaire veut ainsi donner l’impression qu’il a effacé votre dette antérieure », explique le directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), George Iny.

Votre prêt finance désormais l’acquisition de deux véhicules pour lesquels il reste 28 000 $ (40 000 $ moins 12 000 $) à rembourser. Votre endettement a plus que doublé en l’espace d’une soirée, alors que le véhicule que vous possédiez déjà convenait probablement encore.

« Vos paiements mensuels demeurent les mêmes, mais au lieu d’être échelonnés sur 24 mois, ils le sont sur 48 mois, et même plus », dénonce Paul Cérat, chargé de communication à l’Union des consommateurs.

Or, la Loi sur la protection des consommateurs (LPC) interdit de financer une dette dans un prêt-auto et stipule qu’un marchand ne peut pas demander un prix supérieur à celui qui a été initialement annoncé.

Une demande de recours collectif a d’ailleurs été déposé au mois de mars contre FCA Canada (Chrysler Canada) et Kia Canada, sans oublier la Banque Scotia et la Banque de Montréal, qui auraient ainsi contrevenu à la LPC.

UNE APPROCHE DE PLUS EN PLUS RÉPANDUE

La firme américaine J.D. Power, qui collecte les données sur le comportement des consommateurs, a constaté que de 2010 à 2015, le nombre de Canadiens ayant échangé un véhicule en reportant un capital négatif – lequel se chiffre en moyenne à 6 700 $ – a bondi de 50 %. Près du tiers des prêts-autos absorbaient ainsi une dette

Entre avril 2018 et mars 2020, l’Office de la protection du consommateur (OPC) a pour sa part remis 25 avis d’infraction et engagé cinq poursuites pénales contre des concessionnaires ou des marchands de véhicules usagés qui avaient inclus un capital négatif dans un prêt-auto ou avaient majoré des prix de vente. Il a aussi transmis 148 avis pour rappeler à l’ordre des commerçants qui ne respectaient pas la loi pour ces mêmes raisons, bref parce qu’ils tentaient de jeter de la poudre aux yeux des consommateurs.

Économiser sans trop se priver

Qu’on ait à composer avec un budget plus serré ou qu’on souhaite mettre de l’argent de côté pour nos projets, il n’y a pas de secret : il faut tailler dans les dépenses. Mais il n’est pas nécessaire de renoncer à tous nos petits plaisirs pour autant. Deux pros de l’épargne au quotidien nous guident en vue de dépenser plus intelligemment.

LA NÉGOCIATION

« J’ai économisé beaucoup d’argent en revoyant, un à un, mes contrats de télécommunications, mes forfaits bancaires et d’assurances », dit Béatrice Bernard-Poulin, conférencière, auteure, blogueuse et vulgarisatrice financière. Il faut prendre le temps de faire nos recherches, puis d’appeler plusieurs services à la clientèle et négocier.

La démarche peut paraître fastidieuse, mais elle en vaut vraiment la peine, selon la spécialiste. « De cette manière, on peut économiser plusieurs centaines de dollars par année, en plus d’avoir des forfaits qui conviennent mieux à nos besoins. » Et on n’hésite pas à renouveler l’exercice tous les deux à trois ans.

LA PLANIFICATION

Béatrice Bernard-Poulin fait une liste chaque fois qu’elle sort magasiner. « Comme je suis de type dépensière, je fais une liste même quand je vais au centre commercial, par exemple. Cela m’empêche
de faire des dépenses non planifiées et superflues. »

LA RÉFLEXION

La première question à se poser avant d’acheter quoi que ce soit, selon Tiffany Aliche – alias The Budgetnista, éducatrice financière américaine reconnue qui a déjà aidé près de 800 000 femmes à mettre de l’ordre dans leurs finances –, c’est tout simplement : en ai-je besoin ? « C’est simple, mais la réponse à cette question est souvent… non ! On a besoin de peu, quand on prend le temps d’y penser. »

Et on ne se questionne pas juste quand on est sur le point de craquer pour cette jolie robe hors de prix aperçue dans notre fil Instagram, mais aussi à l’épicerie et à la pharmacie. Bref, toutes les fois que l’argent sort.

L’ANALYSE

Faire un suivi de ses dépenses pendant quelques semaines est peu engageant, mais Béatrice Bernard-Poulin affirme que c’est une étape obligatoire afin de mieux comprendre où va notre argent et ajuster notre budget en conséquence. « Le but n’est pas de se culpabiliser, bien au contraire ! On note nos dépenses sans jugement, ce qui nous permet d’avoir un portrait juste de nos habitudes. » Pour nous y aider, il existe de nombreux outils, comme l’application Portefeuille ou Budget en ligne. La conférencière propose également des outils Excel sur son blogue.

Tiffany Aliche, quant à elle, propose de classer nos achats dans deux catégories : ceux qu’on « aime » (love) et ceux qui nous « plaisent » (like). « Les achats qu’on aime sont ceux qui sont liés à notre bonheur à long terme et ils sont différents pour chaque personne. Par exemple, si on aime passer du temps à l’extérieur et travailler de nos mains, investir dans un jardin est un achat du type love, puisqu’il nous tiendra occupée tout en nous fournissant des produits frais, alors qu’une nouvelle paire de talons hauts, qui nous apportera plutôt un bonheur à court terme, est du type like.

Elle insiste sur le fait que, bien que dépenser
pour des choses qu’on aime est plus stratégique, on peut se permettre un petit « like » une fois de temps en temps.

LES CHOIX

Une fois que l’on a identifié nos habitudes de consommation, il faut choisir où l’on réduit les frais.

C’est le moment de faire des choix qui, ultimement, nous permettront de diminuer nos dépenses, et donc d’avoir plus d’argent à investir dans des choses qui nous comblent réellement. « Je me suis rendu compte que je dépensais l’équivalent d’un voyage à l’étranger par année… pour le câble ! Pourtant, écouter la télé ne me procure pas tant de bonheur. J’ai donc fait le choix d’annuler mon abonnement et d’utiliser cet argent autrement. Je ne le regrette pas du tout; le changement dans mes habitudes a été plus facile que prévu », avoue Béatrice Bernard-Poulin, qui conseille de se questionner sur ces dépenses habituelles bien ancrées, mais dont on pourrait aisément se passer.

« Si on a tendance à faire beaucoup d’achats impulsifs, mieux vaut se demander si on désire vraiment l’objet ou le service que l’on s’apprête à acheter avant de sortir notre carte de crédit.

Sert-il à combler un besoin qui pourrait l’être autrement ? » ajoute Tiffany Aliche. On peut par exemple se donner systématiquement un délai de réflexion de 24 heures avant de procéder à l’achat de l’objet convoité.

Source : Élisabeth Massicolli, Coup de Pouce, juillet-août 2020

Nouveauté; le vin en cannette

APÉRO POUR EMPORTER

Il y a quelques années seulement, personne n’y aurait pensé. Mettre le vin en canette : quelle drôle d’idée !

Depuis quelque temps, les consommateurs ont vu apparaître sur les étagères de la Société des alcools du Québec (SAQ) et des épiceries une multitude de vins, cidres et cocktails prémélangés vendus dans de petites canettes.

Ailleurs dans le monde, notamment aux États-Unis, c’est une mode qui a pris plus d’ampleur qu’ici, avec des ventes qui ont bondi de 70 % entre 2018 et 2019, selon les données recueillies par Nielsen. L’engouement est réel et va en croissant. Révolution technologique et graphique – pensons à ces emballages aux styles plus originaux les uns que les autres –, ce contenant métallique a même pu percer le marché ultraconservateur des Français.

Le vin en canette présente de nombreux avantages : moins lourd à transporter que celui vendu en bouteille de 750 ml, il prend en outre moins de place dans le frigo et refroidit plus rapidement que l’alcool embouteillé dans du verre. Cela fait des canettes un bon choix pour les apéros au bord de la piscine, ou encore pour les pique-niques et concerts dans le parc, où le verre est souvent interdit. De plus, si vous ne voulez pas ouvrir toute une bouteille, le format se révèle fort pratique.

Mais surtout, la canette n’altère aucunement le goût du vin. C’est que la doublure faite de plastique ou de résine d’époxy qui recouvre l’intérieur du contenant, empêche le liquide d’interagir avec l’aluminium.

Néanmoins, le vin vendu en canette est destiné à être bu jeune; vous remarquerez d’ailleurs que la plupart d’entre eux n’ont pas de millésime. N’essayer surtout pas de les laisser vieillir : ils resteront assez stables au moins six mois, voire une année, mais une attente plus longue risque de leur donner des arômes de réduction semblables à ceux d’œufs pourris.

Pour l’instant, au Québec, l’offre est surtout constituée de cocktails prémélangés, bien que quelques exemples de vins exclusivement américains offerts en canette soient aussi proposés. La majorité d’entre eux sont pâles et pétillants : blancs ou rosés; toujours très légers et souvent sucrés; des moscatos et des pinots grigio; des assemblages de rouges en vrac. Le genre de produits que vous trouverez en épicerie et dans les SAQ, oui, mais pas dans la section des vins de spécialité.

Bref, parlons plutôt d’une renaissance des vins panachés (communément appelés coolers) que de vins sérieux, aromatisés, branchés, dynamiques, frais et sans prise de tête. Normal : ce sont des vins produits en grands volumes, à partir de raisins
venant d’un peu partout, et souvent caractérisés par des niveaux d’alcool très bas. Peu de vins offerts sur le marché du vrac peuvent être considérés comme spéciaux ou bouleversants… ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas leur raison d’être.

Reste que les cidres et cocktails se sont, pour le moment, mieux adaptés à cette tendance que le vin. Leurs producteurs ont su saisir le marché et ont compris le côté aussi pratique qu’amusant de la canette. La qualité est au rendez-vous, et ces boissons se révèlent toujours simples et rafraîchissantes. Pour ce qui est des vins vendus dans ce même format, ils n’ont pas exactement la meilleure réputation qui soit dans le monde du vin et des spiritueux.

Or, ces dernières années, leur qualité s’est considérablement améliorée, au point qu’il existe désormais une multitude d’options qui sont réellement satisfaisantes. Dommage que celles-ci tardent à arriver au Québec.

Source : Joannie Métivier, sommelière, revue Protégez-Vous, juillet 2020

Se faire royalement fourrer

C’est connu; les multimillionnaires ont fait leur magot à fourrer du monde, à faire quelque chose d’illégal, à abuser des autres, à magouiller. Tu ne te mets pas riche par l’honnêteté.

Tout le monde connaît une arnaque. Ce genre d’escroquerie est fréquent et je vais vous en montrer deux, qui devrait vous inciter à regarder les étiquettes de plus près. Ça vous donne une bonne idée de ce que la mondialisation peut nous apporter. On ne paie pas cher, mais ça ne vaut pas cher. Il y a anguille sous roche.

Une vérité à se dire; quelque soit le prix de vente, son concepteur et/ou producteur fait déjà un profit. Combien de fois a-t-on vu de grosses multinationales produire à partir de pays où les travailleurs sont sous-payés. Les prix de détail élevés ne servent qu’à remplir abondamment les poches de ces compagnies. Une autre vérité; si c’est trop beau pour être vrai, ce n’est pas vrai.

Alors la première tromperie concerne le miel et je ne vous surprendrai pas en vous parlant du miel chinois. Jugez par vous-même :

La seconde escroquerie concerne les olives noires. Vous aimez les olives noires ? Moi je les adore, mais maintenant je fouille un peu plus. Édifiant :

Alors lorsqu’on vous dit d’être vigilant, c’est une vérité. Lorsqu’entre deux produits, l’écart du prix de vente est significatif, investiguez !

Les étiquettes qui révèlent plein de secrets

Avez-vous seulement pris la peine de regarder minutieusement la provenance des produits que vous achetez ? Non ? Il serait temps ! Pour acheter localement, il faut le faire. Prenez simplement le temps de refaire l’exercice et vous n’en reviendrez pas.

Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, encourager localement, c’est créer et surtout maintenir les emplois. Même si au bout du compte c’est un peu plus cher, socialement on y gagne. Jugez-en par vous même…

Une sauterelle sur une voie ferrée ne serait pas capable de ralentir un train mais un milliard d’entre elles le pourraient. Avec cette pensée en tête, lisez ce qui suit, évidemment écrit par un Canadien patriotique:

Magasinant chez Lowes l’autre jour, je cherchais un boyau d’arrosage pour le jardin, j’ai alors remarqué que ceux qu’ils offraient étaient tous fabriqués en Chine. Le lendemain, j’étais chez Home Depot et par plaisir j’ai vérifié leurs boyaux d’arrosage, ils ont tous été fabriqués au Canada !

Commencez à chercher.

Dans notre situation économique actuelle, chaque petite chose que nous faisons ou achetons affecte quelqu’un d’autre – même leur emploi.

Une citation émanant d’un consommateur: « … mon petit-fils aime les bonbons Hershey. » J’ai remarqué, cependant, qu’ils sont marqués « fabriqués au Mexique » maintenant, au lieu de Smiths Falls, en Ontario.

Mon dentifrice préféré, Colgate, est fabriqué au Mexique maintenant. Je suis passé à Crest, qui est fabriqué au Canada.

Ce week-end dernier j’étais chez Wal-Mart. J’avais besoin d’ampoules 60W. J’étais dans l’allée des ampoules, et juste à côté de la marque GE que j’ai l’habitude d’acheter se trouvait une marque étiquetée, « Valeur Quotidienne ». J’ai ramassé les deux types d’ampoules et comparé les descriptifs. Elles étaient les mêmes, sauf pour le prix. Les ampoules GE étaient plus chères que la marque Valeur Quotidienne, mais la chose qui m’a surpris le plus a été le fait que GE est fabriqué au Mexique et la marque « Valeur Quotidienne » était manufacturé par une entreprise de l’Ontario.

Les produits Equate sont aussi fabriqués au Canada et ils sont très bons.
Juste pour en ajouter à mon expérience sur l’achat de « Fait au Canada », je voulais des champignons en conserve qui viennent du Canada et je n’en ai pas trouvé, alors je les achète frais. Mais récemment, j’ai trouvé des champignons Ravine – fabriqués au Canada avec une feuille d’érable rouge sur la boîte. Un peu plus cher, mais quand j’ai ouvert la boîte j’ai vu que les champignons ont vraiment l’air de vrais champignons et non pas de champignons qui semblent avoir été nettoyés dans l’eau de Javel.

Deux marques que je n’achète plus sont Del Monte et Dole pour les fruits en conserve. Del Monte est emballé au Taiwan et Dole est maintenant produit en Chine. Pourquoi devrions-nous payer pour leurs fruits lorsque nos producteurs se retrouvent avec des fruits qui pourrissent sur les arbres ? E.D. Smith est toujours fabriqué au Canada… Alors, achetez-les ! Au moins vous saurez ce qui en est et vous aurez un certain contrôle de la qualité.

Donc rejetez le mythe selon lequel vous ne pouvez pas trouver les produits d’usage courant fabriqués ici même.

Mon défi est vous commenciez à lire les étiquettes lorsque vous magasinez et vous inciter à acheter ce qui est fabriqué au Québec et au Canada. Le travail que vous accomplirez pourrait sauver votre propre emploi ou celui de votre voisin, vos enfants et petits-enfants, aussi.

Cessez d’acheter des compagnies d’outre-mer ou USA !

Aidons ainsi nos concitoyens à conserver leur emploi et à créer plus d’emplois ici au Canada.

Si le président Trump insiste sur « Fabriqué en Amérique » comme politique, ce qui est louable de sa part, pour soutenir les travailleurs américains, nous devrions faire de même : achetez les produits du Québec et du Canada !

Lisez les étiquettes. Soutenez les emplois québécois et canadiens !

Acheter majoritairement local, une question de survie

Acheter de l’étranger doit devenir l’exception, si on veut prospérer et sauver notre économie nationale. Depuis trop longtemps, la mondialisation a changé le portrait et fait profiter les grandes puissances dont la Chine qui, après la seconde guerre mondiale, quémandait nos sous pour sauver les pauvres petits Chinois.

Il faut être de moins en moins dépendants de ces grandes puissances et faire en sorte de faire prospérer notre environnement immédiat, plus sensibilisé à nos besoins et nos valeurs.

Le prix ne doit plus être notre premier critère d’achat. Notre économie ne s’en relèvera que mieux après cette pandémie. La mondialisation, très peu pour moi !

Claude Villeneuve a écrit un article intéressant sur le sujet, dans l’édition du Journal de Montréal du 25 avril dernier. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui. Pensez-y, pour des lendemains profitables pour nous.

L’INTÉRÊT DE LA CHINE ET LE NÔTRE

Quiconque a des parents baby-boomers a déjà entendu la blague. « Quand on était jeunes à l’école, les sœurs nous faisaient acheter des p’tits Chinois. Astheure, c’est eux autres qui nous achètent ! »

L’image, pour caricaturale qu’elle soit, illustre néanmoins l’immense retournement de notre perception de la Chine au cours des 50 dernières années. Aux bandes dessinées nous présentant les Chinois comme des petits êtres courtois aux drôles de chapeaux a succédé l’image, plus réaliste, d’hommes en habit noir rusés qui se promènent avec des valises pleines d’argent.

SI GROS, SI LOIN

La géopolitique, la diplomatie et les relations internationales, ça peut paraître très abstrait et lointain pour les gens du commun que nous sommes. À l’ère Trump plus que jamais, on suit ça presque comme un téléroman. Quand Loïc Tassé nous parle dans notre section spéciale publiée aujourd’hui des nouvelles routes de la soie, de l’alliance circonstancielle de la Chine avec la Russie ou de ses rapports méfiants avec l’Europe, c’est passionnant, mais on se sent un peu comme une fourmi qui regarde des bulldozers se rentrer dedans. C’est si gros que ça a l’air loin.

Sauf qu’en temps de crise, quand on se fait raconter qu’on espère se faire livrer des masques N95 et qu’on a peur de mourir en détresse respiratoire parce qu’on manque de propofol pour faire des sédations, ça devient très concret, la domination économique de la Chine. On lui a sous-traité notre production manufacturière, elle produit 25 % de tous les biens de la planète, dont 40 % des médicaments, et on se surprend ensuite qu’elle soit devenue la première économie au monde et qu’elle émette autant de GES.

Le résultat, néanmoins, c’est que la Chine nous tient par là où c’est sensible. Alors qu’elle nous a contaminés par un virus qu’elle a par ailleurs tenté de nous cacher, elle se promène en sauveuse en distribuant du matériel médical en Italie et on doit la supplier pour qu’elle ne nous oublie pas.

Mais oui, la Chine, c’est gros, c’est loin, et entre la faiblesse de Justin et la folie de Trump, on se demande bien, comme citoyens, qui nous protégera et quelle sorte d’emprise on peut avoir sur tout ça.

LE VRAI COÛT

Pourtant, on en a une, une prise. Et c’en est une méchante grosse, à part de ça.

Ça se passe chaque fois qu’on va sur Wayfair s’acheter des gréements et des cossins, chaque fois qu’on magasine, que ce soit à l’épicerie ou en ligne ces temps-ci et qu’on cherche le meilleur prix.

On pense que notre intérêt, comme consommateur, c’est de trouver le produit dont le nombre précédant le signe de piastre est le plus petit. Moins on paye cher, plus on pense que c’est avantageux.

Pourtant, en 2020, le coût d’un produit, on ne devrait pas le mesurer seulement à son prix de vente. Dans le coût, il faudrait aussi évaluer ce que ça va générer comme pollution de le produire à l’étranger et de le transporter jusqu’ici. Il faudrait aussi tenir compte de ce que le voisin qui produit le même bien et qui vend plus cher ne viendra plus dépenser ensuite dans nos propres commerces. On devrait calculer ce que ça coûte de nous nuire à nous-mêmes.

L’argent qu’on dépense chez nous, il circule et il nous revient. L’argent qu’on dépense en Chine, il s’en va là-bas et ne revient jamais.

ACHETER CHEZ NOUS

Nous ne pourrons pas, humbles citoyens, influencer le volontarisme de la Chine à implanter ses nouvelles routes de la soie et les sautes d’humeur de Trump à son égard. On peut toutefois ne pas opter pour un téléphone cellulaire Huawei pour éviter d’être surveillé et préférer l’ail du Québec à celui de Chine, qui est moins cher, mais qui fait davantage roter, selon Fabien Cloutier.

À la fin, la Chine a ses intérêts. Qui n’en a pas ? Il faut juste prendre conscience que ce n’est pas le même que le nôtre, ni comme citoyen, ni comme consommateur, ni comme Québécois, ni comme Nord-Américain.

Notre intérêt, à nous, c’est d’acheter chez nous, comme nous le suggère l’initiative du Panier Bleu. De rebâtir nos chaînes d’approvisionnement autour de biens manufacturés localement. De recommencer à produire nous-mêmes notre matériel médical, nos médicaments et tout ce qui est nécessaire en contexte d’urgence.

De faire travailler notre monde. De contrôler nous-mêmes l’empreinte environnementale de notre industrie.

La Chine fera ce qu’elle veut, selon son intérêt. Nous, faisons ce que nous avons à faire, selon le nôtre.

L’expérience d’épicerie en ligne

Confinement oblige, l’idée était intéressante d’essayer l’expérience de faire l’épicerie en ligne. Depuis le temps que la publicité l’indiquait, l’occasion était belle. Donc, mercredi dernier, je m’installais devant mon ordinateur pour vivre l’expérience Metro en ligne.

Après avoir pris connaissance des questions sur ce magasinage particulier, j’étais prêt ! Bien sûr, je m’attendais à ce que le site soit surchargé et ce fut le cas. Plusieurs fois, j’étais déconnecté du site et ça devenait agaçant, mais je comprenais le problème. En une heure, j’avais fait ma commande. Comme proposé, jusqu’à la veille de ma livraison, je pouvais à ma guise, modifier mon panier d’épicerie; enlever des articles, en rajouter. Enfin, j’avais atteint les 40 articles au total, soit le maximum permis.

Au moment de choisir la période disponible pour la livraison, petite surprise; pas de plage libre avant 8 jours, soit hier entre 12h00 et 14h00. Faut pas être en manque et il faut s’armer de patience. Maudite COVID-19 !

Les jours passent et voilà que la commande est livrée, dans la plage de temps choisie. Le paiement avait déjà été enregistré sur ma carte de crédit, et il faut mentionner que le total de la facture joue du yoyo, puisqu’il varie selon les promotions en vigueur, entre le moment de passer la commande et la veille de la livraison. Tout semblait parfait !

En examinant le courriel qui m’avisait en matinée, de la livraison de ma commande, on m’informait que huit articles étaient manquants, sans mentionner de raison. Maudite COVID-19. La facture était ajustée en conséquence.

La livraison s’est bien déroulée. Tout est dans des sacs de plastique, probablement recyclables, un peu comme lorsqu’on fait l’épicerie en personne. Coronavirus oblige toujours, on nettoie tout avec une eau savonneuse, comme les médias nous le suggèrent.

Seconde surprise, il manque deux produits qui ont cependant été facturés. J’essaie de les rejoindre par téléphone… 90 minutes d’attente sans aucune réponse. Maudite COVID-19. Je perds patience et je trouve un formulaire à remplir, sur leur site, dans un tel cas. Au moment d’écrire ces lignes, il est 22h30, et toujours pas de réponse par courriel, sauf un sondage pour connaitre mon évaluation de ma commande en ligne, sitôt livrée. Maudite COVID-19. Le sondage attendra !

Contrairement à certaines chaînes d’alimentation, Metro demande des frais de livraison de 8 $. Je ne lui en tiens pas rigueur, puisque c’est un service qui me sert bien dans ces circonstances de quarantaine.

Je comprends que la situation soit exceptionnelle (COVID-19) et je veux bien ne pas trop critiquer cette forme de magasinage que j’utilise en temps de crise. C’est clair qu’ils ne peuvent suffire à la demande et c’est parfaitement normal. Mais hormis ce détail, ce n’est pas une pratique que j’entends répéter. J’aime bien avoir le choix des substitutions quand un produit préféré est en rupture de stock et privilégie, de loin, faire mon épicerie en personne.

Mais bon ! Je n’avais pas le choix. Maudite COVID-19 ! Une fois la crise passée et le retour à une vie normale, je me réserve une seconde chance de magasiner en ligne. On verra bien si c’était cette satanée COVID-19 qui m’a déçu, ou c’est cette sorte de magasinage qui n’est pas pour moi, du moins pour l’épicerie.

On s’en reparle.

Ah ces Chinois !

Ils te vendent un produit directement de leur pays et lorsque tu le reçois, toutes les instructions sont en chinois. Pas une simple traduction en anglais ou une feuille incluse dans le paquet… non ! En chinois ! Je vous explique…

J’ai un problème de fendillement sur une surface depuis un moment. Alors que je furetais sur Facebook, je tombe sur un court vidéo d’un produit qui peut régler mon problème. Il semble miraculeux; facile d’application, lissage rapide et aisé, sans bavure, bref, je décide d’en commander un tube, puisque le prix est avantageux; 17 U$. Je passe ma commande via Facebook le 19 décembre.

Le lendemain, je reçois un courriel de confirmation de mon achat, avec un lien pour suivre mon colis. C’est en cliquant sur ce lien que je découvre l’origine de cet achat; en Chine.

Les journées passent, les Fêtes passent et c’est toujours en transit en Chine. En m’informant au bureau de poste local, le commis me dit que les produits commandés en Chine mettent beaucoup de temps à atteindre leur destination, souvent en termes de mois. Alors, je prends mon mal en patience.

J’ai finalement reçu mon tube le 20 janvier. Un mois à attendre et voilà qu’on gèle en Floride. J’attendrai donc un mercure plus clément pour procéder à mes réparations. Et voilà où je veux en venir.

En ouvrant mon paquet, quelle ne fût pas ma surprise de constater que sur le tube, tout est écrit en chinois; mise en garde s’il y a lieu, instructions, durée du produit, précautions, tout est écrit en chinois, comme vous pouvez le constater sur les images de cet article. Quelle marque de délicatesse quand on vise une clientèle internationale.

Encore une chance que j’ai vu le vidéo, sans quoi… J’aurais pu prendre le produit pour une pâte dentifrice. Pas fort ces Chinois. Des instructions minimales en anglais auraient été appréciées et principalement pour des raisons de marché d’exportation.

Finalement, est-ce que ce produit est une arnaque ? Lorsque je l’aurai essayé, si c’est le cas, je vous en soufflerai mot. Promis !

Et si la chance vous souriait…

Gagner à la loterie ! C’est le souhait de tout le monde. On a qu’à regarder la folie qui s’est emparée des Québécois pour mettre la main sur le gros lot du Lotto Max évalué à 70 millions $ ainsi que 25 maxmillions. Ça change une vie ! Une chance sur 33 millions ! Vous imaginez ? Surtout, et contrairement à d’autres endroits sur la planète, on sait qu’ici, les gagnants doivent consentir à ce que leur photo soit publiée et leur nom connu.

Certains se contenteraient d’une cagnotte moins importante, disons 200 000 $. La publicité l’a déjà dit : gagner à la loterie, « ça change pas le monde, sauf que… »

C’est justement sur ce « sauf que… » que s’est penchée Stéphanie Grammond, dans La Presse+ du 7 janvier dernier et que je partage avec vous aujourd’hui.

L’ENVERS DU GROS LOT

Il y a des hasards comme ça dans la vie… Alors qu’on s’apprête à tirer le plus gros lot de toute l’histoire du Canada, je suis tombée sur la comédienne Marie-Chantal Perron qui a porté sur les planches du Théâtre du Rideau Vert le roman La liste de mes envies que j’avais vu en 2016.

La pièce montre l’envers du gros lot. Elle met en lumière tout ce qu’on risque de perdre lorsqu’on a la chance de gagner une somme astronomique… comme le présent lot record de 70 millions du Lotto Max, qui est assorti d’au moins 25 Maxmillions.

LES GAINS LES PLUS IMPORTANTS AU LOTTO MAX AU QUÉBEC

65 millions : juin 2019

60 millions : 6 janvier, 10 février et 22 décembre 2017 et 8 juin 2018

55 millions : 17 juillet 2015, 21 avril et 2 juin 2017

Source : Loto-Québec

La pièce ne pourrait pas être plus d’actualité. « C’est une belle fable sur notre société qui prône que l’argent règle tout », explique Marie-Chantal Perron, qui est tombée amoureuse du personnage principal du roman de Grégoire Delacourt.

Comme elle, la Jocelyne du roman se passionne pour les textiles, les boutons, les vêtements uniques faits à la main. Jocelyne mène une petite vie heureuse dans sa boutique. Pour la première fois de sa vie, elle achète un billet de loterie, mais seulement pour faire plaisir à ses copines qui passent leur vie à gratter des billets en dressant la liste de tout ce qu’elles désirent.

Mais ce que Jocelyne désire ne s’achète pas. Elle voudrait redonner vie à sa mère dont elle s’ennuie tellement. Elle voudrait ramener la mémoire de son père qui est atteint d’Alzheimer. Elle voudrait se trouver belle.

Alors, quand elle remporte le gros lot de 18 millions d’euros, elle n’en parle à personne et cache son chèque sans l’encaisser. Oubliez ça chez nous. Loto-Québec diffuse systématiquement le nom et la photo des grands gagnants, par souci de transparence envers le grand public. Mais cette soudaine notoriété peut transformer les relations interpersonnelles. Certains amis s’éloignent par jalousie. D’autres s’attendent à des cadeaux.

Or, dans la pièce de théâtre, Jocelyne reste anonyme. Elle craint que la manne ne bouleverse son petit bonheur calme. Sa vie n’est pas grandiose, mais elle est authentique. Avec le prix, elle se demande : « Est-ce que les gens vont m’aimer pour moi ou pour ce que je peux leur apporter ? », demande Marie-Chantal Perron.

Et Jocelyne a raison de s’en faire. Sautez les prochaines lignes si vous souhaitez lire le roman, mais l’amoureux de Jocelyne finira par découvrir le chèque et s’enfuir avec la cagnotte.

Un vrai gâchis.

Vous croyez que c’est tiré par les cheveux ? Pas tant que ça. Parfois, la réalité dépasse la fiction.

Pensez seulement à la célèbre histoire des Lavigueur qui ont remporté plus de 7 millions en 1986.

L’affaire a marqué la culture populaire parce que le billet non signé qui avait été perdu par le père lui a été rapporté par un étranger.

Puis, une de ses filles qui n’avait pas participé à l’achat du billet gagnant, contrairement à son habitude, l’a poursuivi pour obtenir sa part du gâteau. Elle est finalement morte à 22 ans d’insuffisance cardiaque. D’autres membres de la famille sont aussi décédés, dont un qui s’est pendu.

Bref, l’exemple parfait d’un gros lot qui vire au cauchemar.

Et que dire du Dr Joseph Roncaioli qui a été condamné à sept ans de prison en 2008 pour avoir empoisonné sa femme ? La dame avait gagné 5 millions de dollars en 1991. Mais il ne restait presque plus rien au couple qui menait la grande vie dans une maison avec piscine intérieure. Il faut dire que la femme qui tenait les cordons de la bourse avait secrètement donné 2 millions à un enfant d’un premier mariage, au grand dam de ses deux autres enfants.

Ce drame quasi shakespearien a de quoi vous décourager des jeux de hasard qui sont ni plus ni moins qu’une forme de taxe volontaire. Il me semble qu’on paie déjà assez d’impôts au Québec. Pas besoin d’en ajouter !

Si vous avez quelques dollars à perdre à la loterie chaque semaine, il vaudrait mieux utiliser cet argent pour de l’épargne systématique. Voilà une façon de s’enrichir à coup sûr. Par exemple, si vous investissez 20 $ par semaine, vous accumulerez plus de 130 000 $ après 40 ans, avec un rendement annuel de 5 %. Qui dit mieux ?

Bien sûr, ça ne fait pas rêver autant. Mais vos chances de gagner 70 millions sont presque aussi minces que celles de vous faire croquer le gros orteil par un requin en prenant votre bain.

Et si vous gagnez à la loterie, la vie ne sera pas nécessairement plus simple. Il n’est pas aisé de gérer une grosse somme d’argent qui tombe du ciel. Le nouveau millionnaire n’a pas eu l’occasion de bâtir, petit à petit, une relation de confiance avec un conseiller financier. Il n’a pas pu faire ses armes en commençant par de petites sommes.

La richesse lui tombe dessus sans avertissement. Les gros chiffres peuvent être étourdissants. Mais l’argent s’évapore plus vite qu’on pense.

En 2020, il n’y a pas de quoi crier « Bye Bye Boss » quand on remporte 1 million de dollars. Une telle somme vous permettra de rembourser vos dettes, de vous payer quelques douceurs et d’arrêter de vous soucier de votre retraite. Pour vous donner une idée, une somme de 1 million permettrait à un homme de 65 ans de recevoir une rente d’environ 58 000 $ par année jusqu’à la fin de ses jours.

Si vous ne gagnez pas le million, commencez tout de suite à économiser.