Et si la chance vous souriait…

Gagner à la loterie ! C’est le souhait de tout le monde. On a qu’à regarder la folie qui s’est emparée des Québécois pour mettre la main sur le gros lot du Lotto Max évalué à 70 millions $ ainsi que 25 maxmillions. Ça change une vie ! Une chance sur 33 millions ! Vous imaginez ? Surtout, et contrairement à d’autres endroits sur la planète, on sait qu’ici, les gagnants doivent consentir à ce que leur photo soit publiée et leur nom connu.

Certains se contenteraient d’une cagnotte moins importante, disons 200 000 $. La publicité l’a déjà dit : gagner à la loterie, « ça change pas le monde, sauf que… »

C’est justement sur ce « sauf que… » que s’est penchée Stéphanie Grammond, dans La Presse+ du 7 janvier dernier et que je partage avec vous aujourd’hui.

L’ENVERS DU GROS LOT

Il y a des hasards comme ça dans la vie… Alors qu’on s’apprête à tirer le plus gros lot de toute l’histoire du Canada, je suis tombée sur la comédienne Marie-Chantal Perron qui a porté sur les planches du Théâtre du Rideau Vert le roman La liste de mes envies que j’avais vu en 2016.

La pièce montre l’envers du gros lot. Elle met en lumière tout ce qu’on risque de perdre lorsqu’on a la chance de gagner une somme astronomique… comme le présent lot record de 70 millions du Lotto Max, qui est assorti d’au moins 25 Maxmillions.

LES GAINS LES PLUS IMPORTANTS AU LOTTO MAX AU QUÉBEC

65 millions : juin 2019

60 millions : 6 janvier, 10 février et 22 décembre 2017 et 8 juin 2018

55 millions : 17 juillet 2015, 21 avril et 2 juin 2017

Source : Loto-Québec

La pièce ne pourrait pas être plus d’actualité. « C’est une belle fable sur notre société qui prône que l’argent règle tout », explique Marie-Chantal Perron, qui est tombée amoureuse du personnage principal du roman de Grégoire Delacourt.

Comme elle, la Jocelyne du roman se passionne pour les textiles, les boutons, les vêtements uniques faits à la main. Jocelyne mène une petite vie heureuse dans sa boutique. Pour la première fois de sa vie, elle achète un billet de loterie, mais seulement pour faire plaisir à ses copines qui passent leur vie à gratter des billets en dressant la liste de tout ce qu’elles désirent.

Mais ce que Jocelyne désire ne s’achète pas. Elle voudrait redonner vie à sa mère dont elle s’ennuie tellement. Elle voudrait ramener la mémoire de son père qui est atteint d’Alzheimer. Elle voudrait se trouver belle.

Alors, quand elle remporte le gros lot de 18 millions d’euros, elle n’en parle à personne et cache son chèque sans l’encaisser. Oubliez ça chez nous. Loto-Québec diffuse systématiquement le nom et la photo des grands gagnants, par souci de transparence envers le grand public. Mais cette soudaine notoriété peut transformer les relations interpersonnelles. Certains amis s’éloignent par jalousie. D’autres s’attendent à des cadeaux.

Or, dans la pièce de théâtre, Jocelyne reste anonyme. Elle craint que la manne ne bouleverse son petit bonheur calme. Sa vie n’est pas grandiose, mais elle est authentique. Avec le prix, elle se demande : « Est-ce que les gens vont m’aimer pour moi ou pour ce que je peux leur apporter ? », demande Marie-Chantal Perron.

Et Jocelyne a raison de s’en faire. Sautez les prochaines lignes si vous souhaitez lire le roman, mais l’amoureux de Jocelyne finira par découvrir le chèque et s’enfuir avec la cagnotte.

Un vrai gâchis.

Vous croyez que c’est tiré par les cheveux ? Pas tant que ça. Parfois, la réalité dépasse la fiction.

Pensez seulement à la célèbre histoire des Lavigueur qui ont remporté plus de 7 millions en 1986.

L’affaire a marqué la culture populaire parce que le billet non signé qui avait été perdu par le père lui a été rapporté par un étranger.

Puis, une de ses filles qui n’avait pas participé à l’achat du billet gagnant, contrairement à son habitude, l’a poursuivi pour obtenir sa part du gâteau. Elle est finalement morte à 22 ans d’insuffisance cardiaque. D’autres membres de la famille sont aussi décédés, dont un qui s’est pendu.

Bref, l’exemple parfait d’un gros lot qui vire au cauchemar.

Et que dire du Dr Joseph Roncaioli qui a été condamné à sept ans de prison en 2008 pour avoir empoisonné sa femme ? La dame avait gagné 5 millions de dollars en 1991. Mais il ne restait presque plus rien au couple qui menait la grande vie dans une maison avec piscine intérieure. Il faut dire que la femme qui tenait les cordons de la bourse avait secrètement donné 2 millions à un enfant d’un premier mariage, au grand dam de ses deux autres enfants.

Ce drame quasi shakespearien a de quoi vous décourager des jeux de hasard qui sont ni plus ni moins qu’une forme de taxe volontaire. Il me semble qu’on paie déjà assez d’impôts au Québec. Pas besoin d’en ajouter !

Si vous avez quelques dollars à perdre à la loterie chaque semaine, il vaudrait mieux utiliser cet argent pour de l’épargne systématique. Voilà une façon de s’enrichir à coup sûr. Par exemple, si vous investissez 20 $ par semaine, vous accumulerez plus de 130 000 $ après 40 ans, avec un rendement annuel de 5 %. Qui dit mieux ?

Bien sûr, ça ne fait pas rêver autant. Mais vos chances de gagner 70 millions sont presque aussi minces que celles de vous faire croquer le gros orteil par un requin en prenant votre bain.

Et si vous gagnez à la loterie, la vie ne sera pas nécessairement plus simple. Il n’est pas aisé de gérer une grosse somme d’argent qui tombe du ciel. Le nouveau millionnaire n’a pas eu l’occasion de bâtir, petit à petit, une relation de confiance avec un conseiller financier. Il n’a pas pu faire ses armes en commençant par de petites sommes.

La richesse lui tombe dessus sans avertissement. Les gros chiffres peuvent être étourdissants. Mais l’argent s’évapore plus vite qu’on pense.

En 2020, il n’y a pas de quoi crier « Bye Bye Boss » quand on remporte 1 million de dollars. Une telle somme vous permettra de rembourser vos dettes, de vous payer quelques douceurs et d’arrêter de vous soucier de votre retraite. Pour vous donner une idée, une somme de 1 million permettrait à un homme de 65 ans de recevoir une rente d’environ 58 000 $ par année jusqu’à la fin de ses jours.

Si vous ne gagnez pas le million, commencez tout de suite à économiser.

Capsules de détergent : un mythe persistant

Des rumeurs courent à l’effet que les capsules de détergent qu’on retrouve au supermarché, pourraient endommager les électroménagers pour lesquelles elles sont désignées.

J’ajouterai que dans certaines résidences ou tours d’habitation, la rumeur persiste et figure même sur les directives aux locataires. Qu’en est-il exactement ?

La revue Protégez-vous a fait la lumière sur le sujet, dans son numéro de novembre dernier et c’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui.

DES BRIS CAUSÉS DANS LES ÉLECTROMÉNAGERS ? Frédéric Perron

Selon certaines rumeurs qui circulent, la pellicule qui recouvre les capsules de détergent pour la vaisselle et les vêtements, comme les Cascade Platinium et Tide Pods, ne serait pas totalement soluble et pourrait bloquer la sortie d’eau des électroménagers., voire la plomberie. Ces capsules seraient aussi dommageables pour l’environnement.

La pellicule en question est un polymère (plastique) appelé alcool polyvinylique. « Ce produit est entièrement soluble dans l’eau et ne présente pas de danger, affirme Abdellah Ajji, professeur au Département de génie chimique de Polytechnique Montréal. Comme les concentrations de ce produit dans les détergents devraient être généralement assez ou très faibles, je ne pense pas qu’il puisse bloquer ou endommager quoi que ce soit. »

L’utilisation d’alcool polyvinylique dans les détergents est d’ailleurs acceptée par l’organisme de certification indépendant ÉcoLogo, dont le logo apparaît notamment sur les pastilles Écodoses lave-vaisselle du fabricant québécois Attitude.

Selon Hojjat Mahi, spécialiste des polymères au Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), il est en principe possible qu’un fabricant mélange l’alcool polyvinylique à un autre produit, ce qui pourrait en affecter la solubilité. Il faudrait toutefois mener des tests en laboratoire pour le confirmer. Une température ou une quantité d’eau insuffisante dans l’électroménager pourrait aussi affecter la dissolution des capsules de détergent.

PAS DE CONTRE-INDICATION

Nous avons contacté quelques réparateurs et plombiers pour les questionner à ce sujet. Aucun d’entre eux n’a affirmé avoir rencontré le problème soulevé par nos lecteurs. Par ailleurs, aucun des manuels d’utilisation de lave-vaisselle que nous avons consultés ne déconseille l’utilisation de capsules.

UNE VIEILLE LÉGENDE URBAINE

La rumeur selon laquelle les pastilles de détergents pourraient endommager les électroménagers ne date pas d’hier. Selon le site de vérification des faits Snopes, cette information circule sur les réseaux sociaux depuis au moins 2014. Malgré ses recherches, le site n’a pas réussi à prouver l’existence du phénomène des blocages causés par de telles capsules.

La fluctuation du prix à la pompe; un désagréable irritant

Vivement la voiture électrique et ce, principalement au Québec qui sommes riches en énergie propre. Récemment, Stéphane Desjardins, spécialiste en consommation y allait de son analyse sur la hausse des prix de l’essence à la pompe dans les pages du Journal de Montréal. À la suite des récents événements terroristes en Arabie saoudite sur les installations pétrolières, nous assisterons probablement à une hausse importante du prix du pétrole dans les jours, semaines et mois à venir. Et l’hiver qui approche…

On ne contrôle pas le pétrole, mais l’électricité…? Ça oui ! Pensez-y sérieusement à l’achat de votre prochain véhicule. Quoi qu’il en soit, son constat est intéressant et c’est ce papier que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES HAUSSES DU PRIX DE L’ESSENCE PLOMBENT LE PORTEFEUILLE Stéphane Desjardins

Outre la forte hausse d’hier à la pompe, l’essence gruge depuis des mois les finances des consommateurs.

Depuis Janvier, la hausse moyenne du prix de l’essence à Montréal et à Québec éclipse l’inflation. On parle de centaines de dollars de moins dans les poches des consommateurs.

Pour vérifier, j’ai calculé cette part bien avant l’attaque récente en Arabie saoudite, qui a fait exploser le prix du brut sur les marchés.

Selon Georges Iny, directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), et d’autres experts que j’ai consultés, l’automobiliste québécois consomme 40 litres d’essence en moyenne par semaine (50 litres pour un VUS).

Ainsi, entre le 1er janvier et le 17 septembre, un automobiliste a dépensé en moyenne 1912,30 $ pour une berline et 2390,40 $ pour un VUS dans la région de Montréal, et 1819,40 pour une voiture et 2274,30 pour une VUS dans la région de Québec.

Je me suis basé sur les prix moyens à la pompe colligés par la Régie de l’énergie du Québec pour chaque mois depuis janvier, et j’ai tenu compte de la fluctuation mensuelle (les prix grimpent au printemps et à l’été, et ils baissent en août).

FORTES HAUSSES

L’augmentation du prix de l’essence se situe à 12,5 % pour la région de Montréal et à 11 % pour la région de Québec. Pour une consommation de 40 litres, on parle de 197,60 $ de plus pour une voiture et de 247 $ pour une VUS à Montréal, puis 182,40 $ pour une berline et 228 $ pour un VUS à Québec. Et 2019 n’est pas terminée…

J’ai calculé la différence en tenant compte de la consommation moyenne sur 38 semaines, comme si les prix moyens à la pompe n’avaient Pas changé depuis janvier, à 112,7 cents dans la région de Montréal et à 107,1 cents dans la région de Québec. Mardi, le prix à la pompe moyen dans la région de Montréal se situait à 116,9 cents, lundi et à 113,8 cents dans la région de Québec, avant la hausse liée aux attaques en Arabie saoudite.

Après le logement (30 %), le transport est la dépense la plus importante des ménages canadiens (20 % de leur budget). L’alimentation suit (13,4 %). Les dépenses moyennes annuelles totales pour le transport privé des Canadiens (achat/location et utilisation/entretien de leur véhicule) totalisaient 11 433 $ par ménage en 2017, selon Statistique Canada. Le Québec a importé 5,4 milliards de dollars de pétrole brut en 2018, selon l’Institut de la statistique du Québec.

CONSEILS POUR ÉCONOMISER

Roulez en douceur (accélérations et freinages brusques augmentent la consommation de 39 %), à 100 km/h sur l’autoroute et à vitesse constante.

Faites appel aux chauffe-sièges au lieu de la chaufferette. Utilisez la climatisation sur l’autoroute, mais roulez avec les fenêtres baissées en ville.

Privilégiez les cartes de fidélité offrant des rabais sur l’essence.

Enlevez tout objet inutile. Utilisez un chauffe-moteur. Choisissez l’essence ordinaire.

Partez 30 à 45 minutes plus tôt pour éviter les bouchons.

Optez pour un modèle économique, hybride ou 100 % électrique, quitte à louer un véhicule pour vos voyages.

Si possible, covoiturez, pédalez, marchez ou prenez le transport en commun pour aller travailler.

Restreindre les accès

Avec les mauvaises nouvelles que nos données personnelles et confidentielles, que nous donnons à ces grandes, voire énormes, entreprises et gouvernements, sont excessivement fragiles, il faudrait trouver un moyen d’en restreindre les accès. On parle d’entreprises qui emploient des milliers d’employés parmi lesquels il est difficile de trouver les pommes pourries.

On l’a vu, dès que l’annonce est diffusée sur les réseaux sociaux et bulletins de nouvelles télévisés, c’est la panique. Tout le monde se précipite pour savoir s’ils sont victimes… et c’est le bordel. Quoi faire ? Rien ! Arrêtez de vous étendre partout et soyez vigilants. Ce n’est pas tout le monde qui va voir les problèmes survenir. La responsabilité revient en entier à ces grandes entreprises qui laissent leur monde fouiller dans vos données. Il suffit d’une personne malhonnête pour tout piller.

Vos données doivent être disponibles qu’à un groupe très fermé d’employés. Des protocoles sophistiqués doivent être imposés. Des barrières informatiques doivent rapidement filtrer une personne avec des idées criminelles. En bout de ligne, c’est à nous de se protéger en ne fournissant que le minimum de renseignements nous concernant. N’hésitez pas à poser des questions sur la pertinence de dévoiler vos données personnelles sensibles. Ne soyez pas vulnérables et principalement sur les réseaux sociaux.

Parlons-en des Facebook et autres du genre. Ils font des affaires d’or en vendant NOS données personnelles, qu’on sème tout azimut.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article dans l’édition du 1er août du Journal de Montréal. Une opinion que j’endosse entièrement et que je partage avec vous aujourd’hui.

UN PACTE AVEC LE DIABLE Richard Martineau

Il y a trois certitudes dans ce monde.

Un : nous allons tous mourir.

Deux : le crime organisé va toujours exister, car il y aura toujours des gens qui vont vouloir acheter des produits ou s’offrir des services interdits par la loi.

Et trois : Rien n’est gratuit.

Rien.

On finit toujours par payer.

DONNANT DONNANT

Prenez les médias sociaux – les Twitter, Instagram et Facebook de ce monde.

Sans oublier Google.

Vous croyez que c’est gratuit ?

Non : tous les jours, nous payons pour utiliser ces gadgets.

Mais nous ne payons pas en argent sonnant. Nous payons avec notre vie privée.

C’est ça le deal : tu me donnes accès à certains aspects de ta vie privée, et je te permets d’utiliser le gizmo que j’ai développé à fort coût.

Comment pensez-vous que les gens derrière Facebook et compagnie font autant d’argent ? En vendant vos données à des entreprises qui veulent vous vendre des cossins ou des idées.

C’est aussi simple que ça.

Quand tu ouvres Google tu donnes la permission à ses propriétaires de fouiller non pas dans ton portefeuille, mais dans ta vie, dans ton intimité.

Tu leur dis : « Prenez mes photos et mes données personnelles, et vendez-les au plus offrant, ça ne me dérange pas, pourvu que vous me permettiez de publier des vidéos de mon chat en train de flusher ma toilette… »

AUCUNE SÉCURITÉ GARANTIE

Chaque fois que je vois des gens s’offusquer du fait que leurs données personnelles ont été vendues, j’ai envie de les prendre par les épaules et de leur dire : « Réveille, mon pit !

Tu ne le savais pas ?

Tu pensais vraiment que Google, Twitter, Facebook et Instagram étaient gratuits ? Coudonc, tu vis où, toi ? Au pays des licornes avec Justin ? Rien n’est gratuit ! Rien !

Comment penses-tu que ces gens font des gonzilliards de dollars ? Tu as vu la valeur de leurs entreprises ?

Ces entreprises ne fabriquent pas des objets. Elles vendent des données personnelles. TES données personnelles. C’est ça leur nature. C’est pour ça qu’elles ont été conçues. Gadoua fait du pain. Molson fait de la bière. Facebook vend des données personnelles. Allume ! »

Et lâchez-moi avec la protection des données personnelles ! Il n’y en a pas.

Tu as beau ériger le « mur » le plus sécuritaire, il y a toujours un hacker qui va réussir à le contourner.

C’est même la quatrième certitude dans ce bas monde.

Pendant que tu es en train de créer le système de sécurité le plus hot au monde, un hacker assis dans son 2½ avec un sac de Doritos entre les cuisses est en train de créer un logiciel qui va rendre ton système obsolète.

Et tu devras tout recommencer.

LA QUESTION QUIZ

Donc, la question est simple.

La protection de ta vie privée est la chose qui t’importe le plus au monde ? Si oui, débranche-toi.

Cache ton fric sous ton matelas ou dans tes bobettes et va vivre dans le bois.

Parce que chaque fois que tu cliques, tu ouvres toutes grandes les portes de ton intimité.

Bienvenue au XXIe siècle.

Résultats d’un sondage pancanadien sur l’endettement

L’ENDETTEMENT, UN PROBLÈME MOINS AIGU AU QUÉBEC QU’AILLEURS AU PAYS

TORONTO | (Agence QMI) Il n’est pas toujours facile de joindre les deux bouts en cette ère de consommation effrénée, alors que les dépenses du tiers (33%) des Canadiens augmentent plus rapidement que leurs revenus. Mais les Québécois semblent mieux placés que le restant des Canadiens pour gérer leur endettement.

C’est ce qu’indique un sondage sur l’endettement commandé par la Banque Manuvie.

Ce coup de sonde révèle toutefois de bonnes nouvelles pour les Québécois, qui sont ceux (32%) étant les moins susceptibles d’avoir d’autres dettes qu’une hypothèque comparativement à leurs homologues du reste du Canada (51%).

Les trois principales dettes des Québécois sont l’hypothèque (57%), les cartes de crédit (46%) et le prêt automobile (41%).

Les priorités financières des citoyens de la Belle Province, selon le sondage, ont trait à l’épargne en vue des vacances (35%), l’épargne pour la retraite (33%) ainsi que la provision de sous pour ne pas être pris au dépourvu en cas d’urgence (30%).

VIVRE SELON SES MOYENS

Pour contrôler leurs dettes, les Québécois réduisent d’abord les dépenses pour le superflu – bijoux, jeux vidéo, spa, etc. – (52%), réduisent les dépenses de divertissement – cinéma, restos, concerts – (44%), analysent les dépenses familiales et consolident les dettes à haut taux d’intérêt pour un prêt à un taux moindre (29%), et consultent un conseiller pour les aider (7%).

Pour parvenir à freiner leur endettement ou même à l’enrayer, les Québécois affirment, toujours selon le sondage, vivre selon leurs moyens disponibles (49%), se faire à manger au lieu de recourir aux restaurants (47%) et payer le montant total de la carte de crédit à temps (43%).

Le sondage a été réalisé en ligne, du 17 au 22 avril 2019, par Ipsos, pour le compte de Banque Manuvie. Quelques 2003 Canadiens âgés de 20 à 69 ans ont été interrogés. Ceux-ci provenaient de toutes les provinces et leur ménage avait un revenu supérieur à 40 000$.

Qui paie pour les tatouages ratés ?

On le sait et on le voit, les tatouages sont à la mode depuis bon nombre d’années. Tout aussi différent les uns des autres, ça demeure du travail d’artiste qu’on aime bien exposer.

Mais, qui paie, si un tatouage est raté, mal fait ou inachevé ? Quels sont les droits des consommateurs à cet égard ? Voici quelques éclaircissements d’ÉDUCALOI.

Ces dernières années, l’industrie du tatouage s’est largement démocratisée. Bien sûr, cela a aussi contribué à augmenter les conflits entre tatoueurs et clients insatisfaits. Mais comment la loi encadre-t-elle cette industrie ? Quels sont vos recours ?

Aucune loi spécifique n’encadre les services de tatouage. Mais ça ne veut pas dire que les tatoueurs peuvent faire n’importe quoi ! Ils doivent suivre les règles établies par le Code civil du Québec et la Loi sur la protection du consommateur.

Un tatoueur doit notamment respecter les règles de l’art dans la confection du tatouage, c’est-à-dire les méthodes de travail reconnues par les tatoueurs.

Si les règles de l’art ne sont pas respectées et que des dommages en découlent, vous pourriez vous tourner vers les tribunaux pour tenter d’être indemnisé.

UN VÉRITABLE CONTRAT

Même si vous considérez le tatoueur comme un artiste, son œuvre doit correspondre à ce qui a été convenu avec vous.

Il doit donc exécuter son travail conformément au contrat.

Une entente verbale est un contrat, mais un document écrit pourra prévoir de manière plus claire le travail qui doit être accompli par le tatoueur. Il sera aussi plus facile de prouver ce qui avait été convenu, si ça tourne mal et que vous devez vous adresser aux tribunaux pour être dédommagé.

Plusieurs affaires ont en effet donné lieu à des indemnisations pour des clients insatisfaits. En voici un exemple : en 2016, un client s’est entendu avec un tatoueur pour un tatouage sur le bras au coût de 800$. Alors qu’il s’est d’abord trompé sur les dimensions du tatouage, le tatoueur ne s’est finalement pas rendu disponible pour le terminer. Le client l’a donc poursuivi et le tribunal a condamné le professionnel à lui payer 2 400$ pour faire corriger et terminer le tatouage.

Attention ! Votre tatoueur vous a fait signer une clause indiquant qu’il n’est pas responsable en cas de blessure ? Ce genre de clause n’est pas valide au Québec. S’il vous blesse en effectuant le tatouage, vous pourrez donc quand même engager des poursuites.

Source : Journal de Montréal, 10 juillet 2019, p-26

L’amour du café

Les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de café au monde, peu importe le prix, dirait-on.

Le café, cette denrée unique en soi, se révèle indispensable pour bon nombre de Canadiens. Populaire et désiré, il nous fait commencer la journée du bon pied, et ce, jour après jour.

Selon un récent rapport de l’Association canadienne du café, 72 % des Canadiens boivent au moins une tasse de café par jour, comparativement à 64 % pour les Américains.

Plus de 87 % de la population canadienne se considère comme buveuse de café.

Les plus grands adeptes au Canada se retrouvent au Québec, puis en Colombie-Britannique, toujours selon ce même rapport. Le buveur de café moyen consommera 2,3 tasses par jour, comparativement à 1,7 en 2011. Le café a donc de plus en plus la cote.

La demande pour les produits expressos a augmenté, passant de 14 % en 2014 à 24 % en 2018. Même si ce sont les boomers qui en consomment le plus, les jeunes apprécient ses diverses déclinaisons. Cette catégorie comprend les cappuccinos, cafés au lait, expressos, cafés Mocha, cafés americano et macchiato.

Quant aux groupes ethniques, ils semblent prendre goût à la caféine. Les Canadiens d’origine asiatique, amateurs invétérés de thé, apprivoisent le café en arrivant au Canada. Au total, 67 % des Canadiens d’origine asiatique consomment du café quotidiennement. Le pouvoir d’attraction du café est notable, puisque plusieurs individus n’ayant jamais eu accès au produit dans leur pays d’origine se laissent séduire par les arômes veloutés de la caféine.

LAIT OU SUCRE ?

Le rapport dresse aussi un portrait de ce que les consommateurs ajoutent dans leur café. Le lait semble l’ingrédient le plus populaire à 68 %, suivi du sucre à 44 %. Cependant, 5 % des consommateurs qui sucraient leur café en 2014 ne le font plus. Environ 4 % ajoutent chaque fois du miel et un petit 2 % optera pour le sirop d’érable.

La façon de préparer notre café à la maison n’a pas trop changé au fil des dernières années. Pendant que 41 % des Canadiens préparent encore un café filtre ordinaire, 28 % possèdent une machine à capsules de café pour des tasses individuelles et près de 11 % utilisent une machine à expresso. Fait intéressant, plus de 26 % des Canadiens achètent du café en grains non moulu, comparativement à 16 % en 2014. Plus d’ouvrage à la maison, mais plus populaire.

Bref, le Canada demeure l’un des pays comptant le plus grand nombre de buveurs de café au monde, et cette popularité se consolide avec les nouvelles générations et les immigrants. De plus, le Canada règne de manière incontestée sur la consommation de café hors ménage, en restauration. La plupart des consommateurs remarquent pourtant qu’ingurgiter un café en dehors de chez eux devient constamment plus coûteux.

Peu importe les fluctuations du prix du grain de café, le coût de notre petite dose matinale augmente sans cesse. Sur les marchés internationaux, le café a atteint son prix plancher depuis 13 ans, mais la tasse de café à notre bistro favori coûte toujours plus cher. La plupart d’entre nous l’acceptent volontiers et comprennent à quel point la demande pour un café chaud le matin est élastique. Changements climatiques, salaire minimum, les excuses pour augmenter le prix du café se succèdent, mais peu importe son prix, nous en buvons toujours.

Le coût du café représente à peine 10 % du prix total d’une tasse au restaurant. Donc une hausse du café sur les marchés mondiaux ne changera pas grand-chose.

Ce qui change depuis quelques années, c’est la façon de payer le café au détail. Étant donné que presque personne ne paie son café avec de l’argent comptant, le constat du coût de la tasse ne se fait pas nécessairement d’emblée comme avant. Un franchisé peut augmenter de 0,05 $ le prix d’une tasse sans que personne s’en aperçoive vraiment. Cette dynamique s’applique pour plusieurs produits que l’on achète, mais le café quotidien se prête facilement au jeu de l’illusion que rien ne change.

Notre amour pour le café ne cessera pas demain matin, même si cela nous coûte un peu plus cher. Pour ceux qui digèrent mal ces augmentations, il y a toujours le thé, dont le prix demeure relativement stable depuis quelques années.

Sylvain Charlebois, La Presse +
Directeur scientifique, laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie. Également professeur de distribution et politiques agroalimentaires aux facultés d’agriculture et de management de à la même université.