C’est encore bon ou non???

Presque tous les produits sont frappés d’une date de péremption ou, si vous préférez, une date d’expiration. Est-ce qu’il faut s’y fier? Certains produits sensibles peut-être. Pour d’autres, on se demande encore la raison d’être de cette date. La fraîcheur pourrait être une plus juste raison mais encore là, c’est discutable.

Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, les brasseurs apposaient une date, qui dépassait rarement 6 mois, sur leurs cannettes et bouteilles de bière… Loin d’être concluante, l’initiative est vite disparue et a duré le temps des roses.

Quoi qu’il en soit, le tableau qui suit n’est pas exhaustif mais donne une idée de certains produits qu’on pourrait qualifier d’indestructibles… enfin, vous voyez ce que je veux dire. Souvent la texture, l’odeur et le goût sont de meilleurs indicateurs.

Être patient, et savoir bricoler au minimum

Deux qualités qu’il faut posséder lorsqu’on décide de magasiner et d’acheter des meubles de nos jours. Ma conjointe et moi, venons de vivre l’expérience en emménageant dans notre nouvel appartement. L’exercice nous a semblé bien différent d’une époque qui me semble déjà lointaine. Nouvelles tendances…

D’abord, la publicité est là, invitante; étalement sur plusieurs versements, des prix imbattables, du choix, et j’en passe. C’est ici qu’intervient le bricoleur… Le magasinage est agréable jusqu’au moment où on jette un coup d’œil sur la facture ; presque tout « doit être assemblé par le client ». Ça veut dire sort tes outils mon ami, parce qu’à la livraison, tu vas devoir assembler tout ça; déchiffrer le plan d’assemblage qui n’est pas toujours ce qu’il y a de plus clair, et t’exécuter! Il me semble que cette procédure est récente, non? Ils ont tous pogné la IKEAmanie ou quoi?

Aucun avantage pour le CONsommateur mais beaucoup pour le manufacturier et les livreurs. Fini la responsabilité de l’assemblage! Ils peuvent stocker beaucoup plus, dans un même espace. Même les tables de cuisines ne sont pas assemblées. Il faut y installer les pattes, bien cordées dans une boîte de carton qui pèse une tonne et auquel on n’a pas la même prise que la table déjà assemblée. Est-ce une pratique généralisée? Je ne sais pas parce que je ne les ai pas tous visités. Mais chez ceux que j’ai fréquenté, c’est le cas, et la pratique est même répandue ailleurs, comme la grippe, et pas seulement dans l’ameublement.

Aller voir les meubles de jardins qui attirent le monde par les temps qui courent. Même phénomène… tu sors tes outils! Est-ce qu’un barbecue Napoléon à 5 000$ et plus, est vendu déjà assemblé? Pourquoi pas? À ce prix, c’est pour les gens riches et célèbres qui bénéficient peut-être de cet extra, cette délicate attention, allez voir…

Ce qui m’amène à vous parler de la patience… Le seul exemplaire d’un meuble disponible dans ces grands magasins est celui sur le plancher. Vous avez fait votre choix? Il faut commander! Vous l’aurez dans trois semaines ou un mois. Ça dépend d’une foule de facteurs indépendant de votre volonté. Dans notre cas, nous avions demandé la livraison 6 mois après la date d’achat. Après leur réception à l’appartement, la date de fabrication imprimé sous le meuble indiquait à peine dix jours avant la date livrée. C’est donc dire que la production s’effectue une fois vendu, et presqu’à la date de livraison. « Rien ne se perd, tout se crée une fois vendu et payé », semble être la phrase à la mode.

Juste pour vous donner une idée de la patience qu’il faut, dans un autre magasin spécialisé, sans être haut de gamme, nous avons arrêté notre choix sur une lampe sur pied et une toile, pour habiller un mur dans l’appartement. Quelle fut notre surprise de se faire dire qu’il faudrait deux mois avant de recevoir nos objets de convoitise… pas deux semaines, deux mois! Il y a des coups de pieds qui se perdent à quelque part. Comme ma conjointe voulait absolument cette toile, on a décidé d’aiguiser notre patience, tout en annulant la lampe sur pied… qu’on a facilement trouvé ailleurs et qu’on recevra tout de même dans… deux semaines.

Il faut se rendre à l’évidence qu’aujourd’hui, si tu veux tes meubles déjà assemblés, déménage au lieu d’emménager. C’est toute la différence. Pour en revenir à nos vendeurs, ils ont tous un point en commun; une fois la commande passée, c’est suivant, next!

Est-ce qu’on peut m’expliquer?

À la page 6 du Journal de Montréal d’hier, dans un tout petit coin, le texte suivant a attiré mon attention. Il expliquait une action discutable prise, sans vraiment évoquer des raisons autres que la tempête de neige du siècle, qui semble avoir le dos très large;

« 700 000 litres de lait jetés à cause de la tempête

AGENCE QMI | La fermeture des axes routiers liant le Bas-Saint-Laurent à l’ouest de la province, mercredi, a entraîné la perte de centaines de milliers de litres de lait.

– Les camions étaient bloqués sur les routes et incapables de ramasser le lait chez les producteurs, la fédération a dû donner le signal aux producteurs de jeter leur lait, a confirmé le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile.

Au total, c’est 570 000 litres de lait qui ont été jetés au Bas-Saint-Laurent et 700 000 litres au Québec, représentant des pertes approximatives de 500 000$ ».

Je trouve abominable de jeter autant de lait à cause d’une tempête qui a paralysé le réseau routier pour tout au plus 30 à 40 heures. On n’est pas capable de conserver une telle quantité de lait durant une si courte période? Le lait est fragile à ce point? Il n’existait vraiment aucune solution pour empêcher cette triste perte qui me semble complètement inutile? On n’était pas en pleine canicule, mais en hiver où les températures sont froides.

Tous ces litres de lait, vous savez ce que ça peut représenter pour une population, pour des familles pauvres, pour les moins nantis? J’ai de la difficulté à croire qu’on ait pu faire autrement que de tout jeter aux ordures. Il me semble que les producteurs devraient disposer de bassins ou de réservoir, comme solution d’urgence lorsque doit composer avec la nature et les éléments. Un demi-million de dollars, c’est loin d’être une somme dérisoire. Et qui va payer?

Est-ce que la Fédération des producteurs de lait n’aurait pas appuyé sur le bouton panique trop rapidement? Toutes ces questions légitimes et sans réponses me préoccupent depuis la parution de cet article. Est-ce que quelqu’un peut m’en expliquer les raisons???

Toujours lire attentivement les tout-petit-petit caractères

loupe-de-lectureEst-ce que la publicité vous attire? Est-ce que les offres mirobolantes piquent votre curiosité? Vous êtes-vous déjà demandé comment ne pas passer à côté d’une telle offre? Si vous avez répondu dans l’affirmative à une de ces questions, cet article est pour vous.

Les spécialistes en publicité sont passés maîtres dans l’art de rendre indispensable ce qu’ils nous offrent ou nous proposent; des titres accrocheurs, des caractères judicieusement choisis pour nous impressionner. Ils savent attendre le bon moment pour nous courtiser, nous intéresser, nous vendre. Parce que le but ultime est de vendre leur produit.

Mais, les publicités accrocheuses et avec du punch cachent toujours des surprises et celles-ci se retrouvent dans les petits caractères. Que dis-je, les microscopiques caractères qui restreignent tellement les exigences, qu’on ne les regarde même pas. On les voit, mais sans les regarder, sans en attacher la moindre importance. Trop de caractères, trop petits au point de n’être lus qu’avec une loupe performante et de qualité. C’est le plus important de toute la publicité. C’est là qu’on découvre le pot aux roses.

Avez-vous déjà pris le temps pour scruter vos polices d’assurances? Vous devriez! Ça vous permettrait de poser les bonnes questions et de clarifier des termes que seuls des avocats et professionnels du genre peuvent interpréter au prix d’une longue analyse. Quand un courtier vous propose cette assurance, il serait sage et avisé de la lire au grand complet, sans sa présence et en y mettant le temps, pour en arriver à une décision éclairée. Sinon, la compagnie d’assurance se servira justement de ces petits caractères, pour éviter de vous indemniser en cas de sinistre. Il vous sera trop tard pour reculer. Dommage!

Autre exemple, la publicité télévisée sur les voitures. On vous fait miroiter l’aubaine du siècle et durant les trois dernières secondes du commercial, vous apercevez un paragraphe illisible de 5 ou 6 lignes qui énumèrent les exigences du rabais. Une fois, j’ai fait un arrêt vidéo sur l’image pour essayer de la lire… sans succès. Comme dirait l’autre, il y a souvent anguille sous roche.

Si je vous raconte tout ça c’est, qu’étant snowbird moi-même et passant six mois en Floride l’hiver, j’ai trouvé récemment dans mon journal, une offre alléchante de Vidéotron pour un forfait de téléphonie mobile Canada-États-Unis, pour une soixantaine de dollars mensuellement. Il incluait les messages textes et les interurbains illimités entre autres, et était facturé en dollars canadiens.

Intéressant me suis-je dis, et moins cher que ce que je paie déjà. Mais voilà que je me suis attardé aux microscopiques caractères qui m’apprenaient que je devais posséder une ligne terrestre (j’ai seulement un téléphone cellulaire) et le forfait ne pouvait dépasser un séjour de 90 jours aux États-Unis, dans une année de calendrier. En conclusion, je ne me qualifiais pas! Pourtant, elle avait piqué ma curiosité.

Soyez un consommateur averti et lisez toujours ces lilliputiens caractères, pour découvrir l’astuce.

Quelle bonne idée

perimeÀ l’épicerie Chez Daniel, de Mont-Carmel dans le Bas-St-Laurent, on donne à la clientèle ses fruits, légumes flétris et conserves dont la date d’expiration est périmée. De plus, quotidiennement, ils mettent à la disposition de leur clientèle, des boîtes d’autres denrées sur lesquelles la date «meilleur avant» est dépassée.

Selon une des propriétaires, l’initiative est couronnée d’un franc succès, tout en n’affectant aucunement leur chiffre d’affaire. Et le plus beau dans tout ça, est que c’est parfaitement légal aux yeux du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Les spécialistes s’entendent pour affirmer que les dates de péremption, exception faite des viandes, ne sont qu’un indicatif de fraîcheur et que cette date peut être prolongée de plusieurs jours voire plusieurs semaines sans danger pour la santé.

Mais le simple fait d’avoir donné court à cette décision est un privilège pour une clientèle moins bien nantie et qui peut en profiter économiquement tout en évitant le gaspillage.

Définitivement, cette pratique devrait être imitée à l’échelle du Québec. La population ne s’en porterait que mieux. C’est aussi très écologique. Bravo aux initiateurs.

Est-ce qu’il y a erreur?

Biscuits LeclercJe suis un amoureux des biscuits. D’aussi loin que je puisse me rappeler, je les ai toujours aimés et depuis quelques années, mes préférés sont ceux des Biscuits Leclerc, parce qu’ils sont de chez-nous et aussi parce que j’ai eu l’opportunité de visiter l’usine de Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, il y a quelques années, lors d’une sortie avec la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning et j’en suis ressorti impressionné.

Ma deuxième fixation est sur les contenants de produits et leurs étiquettes nutritionnelles. En épicerie, je les consulte tout le temps; la teneur en glucides, les calories, les gras saturés et trans ainsi que la portion suggérée ou de référence. Étant diabétique, ça me permet de respecter ma dose de sucre lors des collations.

Toujours est-il que cette semaine, j’ai acheté des biscuits gaufrettes à la vanille Célébration, de cette compagnie. Arrivé à la maison et au moment de les placer dans le garde-manger, mon regard s’est posé sur le format du produit; Biscuits Leclerc1240g. Comme la portion indiquait 25g pour deux biscuits, j’ai voulu pousser ma recherche plus à fond.

J’ai d’abord vérifié la quantité de biscuits dans la boîte qui était de 20. Donc, si deux biscuits totalisent 25g, le total est donc de 250g. Alors d’où vient l’écart de 10g entre l’emballage et le produit? Y a-t-il erreur? Peut-être! En tout cas, j’ose espérer.

Quoi qu’il en soit, je vais faire parvenir ce texte à la compagnie pour tenter d’obtenir une réponse à cette énigme et je vous reviens pour la suite. C’est fou ce que peuvent nous révéler tous ces chiffres. Ça me semble simple, mais attendons.

Il faut toujours se méfier…

CondamnationMieux que ça encore, il faut être vigilant et se poser les bonnes questions, surtout quand c’est trop beau pour être vrai. Je me suis toujours demandé pourquoi certains commerçants y vont de rabais alléchants jusqu’à 80%, pour liquider leur marchandise. Ma conclusion était que leur prix de revient versus le prix courant de vente était sûrement gonflé ou exagéré. Je n’en n’avais pas la preuve mais un doute subsistait toujours, et raison de plus lorsque l’entreprise annonce à grand renfort dans les journaux, magazines, radio et télé. Gonfler les prix est illégal en vertu de la Loi sur la protection du consommateur, parce qu’il représente un faux rabais. Une arnaque !

Les magasins Trévi de Boucherville, Laval, Dorval de même que l’entrepôt TréviDirect.com l’ont appris à leur dépend, puisqu’ils ont plaidé coupable et ont été condamnés à payer des amendes de plus de 82 000$. Les infractions reprochées se sont déroulées entre avril et août 2012. J’espère qu’ils vont revenir à des pratiques conformes à la loi.

Heureusement que l’Office veille au grain et on n’a qu’à s’abonner à la revue Protégez-vous pour mettre la main sur toutes les condamnations visant des pratiques illégales sur tout le territoire du Québec. Nous sommes chanceux au Québec d’avoir cette instance pour assainir et éradiquer les magouilles des hommes d’affaires véreux qui passent leur soif de profits avant toute conscience professionnelle. Imaginez ailleurs et partout où ils ne peuvent bénéficier d’un tel chien de garde. Les malhonnêtes s’en mettent plein les poches au profit des consommateurs bernés et sans recours.

Tant qu’à y être, une autre pratique me chatouille beaucoup ; celle des commerçants qui opèrent au Canada et qui se font payer en dollars américains. Est-ce légal ? On en voit de plus en plus à la télévision en fin de soirée. Et ils ne se gênent pas pour mentionner que les produits viennent du Canada. Pour répéter une maxime trafiquée ; il y a sûrement une anguille en-dessous de la roche.