Après les pistes cyclables, une compétition internationale de vélo de route s’amène à Montréal

Bonne nouvelle : Montréal se prépare pour le Championnat du monde de l’UCI. Mauvaise nouvelle : c’est vous qui allez payer pour ça. Et cher.

Aux chantiers interminables, aux détours absurdes et aux travaux qui durent plus longtemps qu’un mandat politique, on ajoute maintenant des fermetures de rues majeures. Résultat : des commerces qui jettent l’éponge et ferment durant l’événement, parce que le centre‑ville sera littéralement paralysé.

Déjà qu’en temps normal, se déplacer à Montréal relève du parcours du combattant… imaginez l’écœurantite aiguë des citoyens qui vivent dans ce chaos depuis des années.

Mais l’événement aura lieu, coûte que coûte. Qui a décidé ça ? Et surtout, qui profite de transformer la vie de milliers de travailleurs en casse‑tête quotidien ?

L’administration de la mairesse Soraya Martinez Ferrada nous prévient : ce sera pire encore. Comme si Montréal avait besoin d’un niveau supplémentaire dans son jeu vidéo « Circulation impossible ».

Et pendant qu’on bloque la ville, on ignore complètement le circuit Gilles‑Villeneuve : une piste parfaite, sans cônes orange, sans nids‑de‑poule, sans chaos. Un bitume impeccable, un tracé déjà utilisé pour des compétitions. En été, c’est le royaume des cyclistes. On aurait pu y tenir l’événement sans déranger personne.

Mais non. On préfère tout bloquer.

On aurait pu utiliser notre belle piste de course, éviter d’écœurer tout le monde, et laisser la ville — déjà laide et défigurée — continuer sa lente tentative de se refaire une beauté.

Ah oui : les cols bleus seront en grève. Magnifique timing. Une idée de génie.

Il y a des décisions qui défient la logique… et des citoyens qui méritent des réponses.

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