Une salle d’attente d’urgence virtuelle : une vraie solution ?

Santé et bien-être

Récemment, je suis tombé sur un article intéressant de Valérie Lessard dans mon journal local, Le Reflet, portant sur un projet de salle d’attente d’urgence virtuelle à l’hôpital Anna-Laberge, actuellement à l’étude par un groupe de gens d’affaires.

Évidemment, il n’est pas question ici de patients dont l’état est critique ou met leur vie en danger, mais plutôt de personnes qui, après avoir été évaluées au triage (je déteste ce mot), ne nécessitent pas de soins urgents et doivent attendre pendant des heures interminables.

Quand on sait à quel point l’attente peut être longue dans une salle d’urgence, pourquoi ne pas patienter à la maison plutôt qu’à l’hôpital, se disent les promoteurs du projet ? La question mérite réflexion, en attendant une meilleure solution.

L’idée de la salle d’attente virtuelle consiste à permettre au patient d’attendre chez lui tout en ayant une meilleure idée du temps qu’il lui reste avant de voir un professionnel de la santé, grâce à une application ou à un message transmis sur son téléphone.

Évidemment, le patient devra d’abord passer par le triage afin d’être évalué avant d’être intégré au système.

EST-CE VRAIMENT LA SOLUTION ?

Sincèrement, je ne le crois pas.

Ce dont le système a besoin, c’est de personnel soignant aux bons endroits. Une réforme en profondeur s’impose.

Le véritable problème des salles d’urgence, c’est l’attente interminable que subissent les patients présentant des problèmes mineurs ou souhaitant simplement consulter un médecin afin d’être rassurés. Que l’on attende à l’hôpital ou à la maison, le résultat demeure essentiellement le même : l’attente et le stress.

Le patient veut savoir ce qu’il a, et il veut le savoir rapidement.

Pourquoi tout le monde finit-il par se rendre à l’hôpital? Parce que les cliniques sont généralement ouvertes seulement de jour.

DANS UN MONDE IDÉAL

La véritable solution passerait par une meilleure accessibilité aux cliniques médicales d’urgence. Celles-ci devraient être ouvertes 24 heures sur 24, sept jours sur sept et en nombre suffisant.

Avec des médecins et des infirmières praticiennes spécialisées, ces cliniques deviendraient la véritable porte d’entrée du système de santé pour l’évaluation des patients. Elles auraient non seulement le mandat d’évaluer leur état, mais également celui de les traiter sur place lorsque possible ou de les diriger directement vers l’urgence d’un hôpital lorsque leur condition l’exige.

IA

Les cas lourds ou critiques continueraient évidemment d’être pris en charge directement par les hôpitaux.

Par ailleurs, les urgences hospitalières devraient compter en tout temps un nombre suffisant de médecins urgentologues afin de répondre efficacement à la demande.

Je demeure convaincu qu’une telle approche permettrait de réduire considérablement les temps d’attente.

À moins, bien sûr, que vous ayez une meilleure idée.

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