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Opinion
Hier, Paul St-Pierre Plamondon a tenu sa première séance d’assermentation des membres de son Conseil des ministres. Une cérémonie solennelle menée avec les allures d’un chef d’État, comme dans un pays souverain.
En regardant se dérouler l’événement, je revoyais René Lévesque en 1976, alors que tous les espoirs semblaient permis. Enfin, on pouvait croire à un avenir prometteur pour tous les Québécois et Québécoises.
C’est cette même impression que j’ai retrouvée chez Paul St-Pierre Plamondon. Un véritable chef qui, depuis son arrivée en politique, n’a jamais dérogé à son objectif de faire du Québec un pays. Au fil des ans, certains anciens chefs de cette formation politique ont mis de côté l’option souverainiste, attendant les fameuses « conditions gagnantes ». Une perte de temps !

À l’inverse, PSPP est demeuré fidèle à un seul objectif : faire du Québec un pays. Malgré les critiques répétées et les prédictions d’échec, il n’a jamais abandonné cette ambition. À chacune de ses interventions publiques, il ramenait toujours cet objectif avec ténacité et conviction.
L’ASSERMENTATION
J’ai beaucoup apprécié cette cérémonie, par moments même émouvante. On constate que Paul St-Pierre Plamondon accorde de l’importance aux détails. C’est un homme de cœur et de conviction, structuré et déterminé. Tour à tour, chaque nouveau ministre a reçu ses directives, son mandat et des objectifs bien précis.
Je crois que les Québécois apprendront à mieux le connaître et à l’apprécier.
Avec un Conseil des ministres restreint, plusieurs ministres auront la responsabilité de plusieurs portefeuilles, une situation que l’on n’a pas souvent vue. Leur rémunération étant gelée jusqu’au retour à l’équilibre budgétaire, cela constitue un exemple concret de contrôle des dépenses, conformément aux engagements pris.
L’AVENIR C’EST MAINTENANT
Comme récompense, Paul St-Pierre Plamondon annonçait, lors de la première réunion du Conseil des ministres qui a suivi, qu’à la suite d’un recomptage judiciaire, le Parti Québécois venait de remporter le comté de Vachon, obtenant ainsi un 60e député.
Et si quelques députés d’autres partis en venaient à imiter certains transfuges comme il s’est produit au fédéral ? On pourrait alors commencer à parler d’une majorité. Qui sait ?
Bonne chance à ce nouveau gouvernement, qui affiche une ouverture d’esprit et tend la main aux autres formations politiques.
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